Speaker #0On a toutes et tous été marqués par la fin d'un roman, la fin d'une série, la fin d'un film, et plus particulièrement par le décès, la fin tragique d'un personnage qu'on adorait. Si je devais prendre un exemple, je pense que je parlerais d'Hunger Games, avec la fin de multiples personnages tout au long de la trilogie, qui m'ont littéralement bouleversé, que ce soit Roux au cours du premier tome d'Hunger Games, ou dans le dernier tome de Finnick, ou de la Sœur de Katniss. Ces décès m'ont profondément marqué et m'ont fait me poser une question. Pourquoi autant d'auteurs et d'autrices sont aussi réfractaires à l'idée de proposer des sad endings ou des fins tragiques pour certains de leurs personnages ? Et pourquoi certains lecteurs et certaines lectrices ont également autant de mal avec ces fins plutôt sombres ou en tout cas ces fins où tous les personnages ne finissent pas bien ? On va parler de ça aujourd'hui. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'Une Plume Avant l'Aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'ont les auteurs et les autrices pour écrire leurs histoires. Donc, si vous êtes un auteur ou une autrice et que vous avez toujours rêvé d'écrire un roman mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous pensez que ce n'est pas fait pour vous, que vous n'êtes pas capable de bien écrire ou au contraire que vous avez déjà écrit des romans, Que vous les ayez terminés ou non, et si c'est le cas, bravo, parce que c'est une belle victoire. Mais que vous vous posez quand même des tas de questions. Comment je peux augmenter le suspense dans mon histoire ? Comment je peux rendre les dialogues plus percutants ? Comment je peux rendre le passé d'un personnage encore plus poignant, encore plus marquant ? Comment je peux faire que mon lectorat va s'identifier à mon personnage ? Comment je peux découvrir quel est mon lectorat ? Toutes ces questions assez techniques. lorsqu'on a un auteur ou une autrice et qu'on a beaucoup de mal à répondre parce que souvent on est dans le flou, on ne connaît pas vraiment le monde de l'édition, on ne connaît pas ses critères, on ne sait pas comment ça fonctionne, vous êtes au bon endroit. Vous êtes également au bon endroit si vous n'êtes pas forcément un artiste, vous n'êtes pas un auteur du tout, mais que vous aimeriez quand même savoir comment les auteurs et les autrices créent des histoires. Comment ils passent de l'idéation d'une histoire jusqu'à son écriture, puis sa publication, sa communication. Comment les auteurs et les autrices font pour avoir autant d'idées, autant d'inspiration dans des domaines qui parfois sont très variés. Vous êtes au bon endroit. Bonjour à toutes et à tous, moi c'est SNSA Plume et c'est un vrai plaisir de vous parler aujourd'hui pour ce nouvel épisode, épisode que je vais prendre beaucoup de plaisir à tourner à plusieurs égards. Mais avant de commencer, j'aimerais vous rappeler que je suis l'auteur de la saga Aumortelle. Aumortelle, c'est une dystopie en 7 tomes avec des touches de fantasy, de romance et de science-fiction. Au mortel, le premier tome débute en 2449 quand deux présentateurs de télévision, Clarisse Duroy et Olly Franz, s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année lorsque tout à coup une bombe explose. Paris, la capitale de la République de Sérédé, l'héritière de l'Union Européenne, est plongée dans une violente guerre et tous les personnages doivent mettre tout en œuvre pour survivre. En parallèle, on suit le destin de la maison Hensen qui dirige le royaume de Haydenis et qui découvre le potentiel retour de l'un des leurs, Ethan Hensen, jeune prince. prodige de la guerre disparue il y a plus de plusieurs années. Et cette maison, Ensign Sankiet, doit-elle reprendre contact avec ce prince ou doit-elle le combattre car ce dernier possède de très lourds secrets sur cette maison capable de provoquer l'effondrement du régime. Et je vous en dis pas plus. Aujourd'hui, on va parler de la difficulté d'écrire et de lire des sad endings. Et si la fin heureuse était une facilité ? Et si le vrai défi pour un auteur... c'était de briser le cœur de ses lecteurs et le sien par la même occasion. Lorsque je pense à des ouvrages qui m'ont marqué la plupart du temps, je vais penser à des ouvrages d'une part dans leur globalité, c'est-à-dire que ce soit un seul tome, un one-shot ou alors une saga. Je vais penser aux sagas ou aux one-shots qui ont des fins que moi j'appelle et que je considère comme étant des fins réalistes, c'est-à-dire des fins où certains personnages ont une fin heureuse, parce que c'est normal, et certains personnages ont une fin difficile, parfois tragique. Parce que pour moi, la vie, elle est faite de petits moments de bonheur, de succès, mais elle est également faite de beaucoup d'échecs. Par exemple, lorsqu'on prend une guerre, il y a un vainqueur, et chez le vainqueur, il y a des survivants, des personnes qui parfois vont revenir et toute la famille a survécu à la guerre, mais il y a également, et malheureusement, et c'est très triste, beaucoup de perdants, beaucoup de personnes qui sont mortes dans cette guerre, beaucoup de personnes qui ont beaucoup souffert, et je trouve que ce processus-là permet... d'avoir les fins les plus crédibles. Et pour moi, c'est capital et c'est capital pour ne pas gâcher la fin parce que les lecteurs et les... Les personnes qui regardent des films ou des séries en général, lorsqu'ils vont vous dire ma série préférée c'est ça, mon film préféré c'est ça, ils vont souvent juger la fin. T'as beau adorer une saga, si tu trouves que la fin elle est catastrophique, ça va un peu tout défoncer en fait. Et par exemple, lorsqu'on prend l'exemple de Game of Thrones, beaucoup de personnes n'ont pas aimé la fin et du coup ça a tout gâché. Mais pour proposer une fin qui soit satisfaisante, il y a plusieurs critères et on va pas tous les citer parce que c'est pas le sujet de l'épisode. Mais je pourrais citer par exemple la crédibilité, la cohérence et pour la cohérence... Je vous renvoie au dernier épisode qui est sorti sur cette chaîne sur les incohérences dans une saga et comment les éviter. C'est un épisode en trois parties. Le premier traité des incohérences dans la post-logie de Star Wars pour redresser une analyse, un exemple d'histoires incohérentes. Le deuxième aborder les causes et les conséquences des incohérences dans une saga. Et le deuxième donner mes conseils pratiques pour les éviter. Et il y a notamment également le fait de proposer une fin crédible. Et comme je l'ai dit, on propose une fin crédible. En ayant à la fois des personnages qui finissent bien, des groupes sociaux de nos histoires, dans notre histoire qui finit bien, mais également des personnages, des camps qui finissent très mal, qui ont une fin tragique, qui meurent, qui souffrent, etc. Donc, c'est... C'est la raison pour laquelle j'ai voulu proposer ce sujet, parce que moi je me suis beaucoup interrogé sur ce sujet, notamment quand j'écrivais, et quand j'écris actuellement ma saga au mortel, je pense beaucoup au prochain. tomes, je les ai déjà tous planifiés au chapitre près et dans ma tête il y a beaucoup de choses qui se bousculent parce que d'un côté j'adore mes personnages mais d'un autre côté je sais que quand ça va se conclure tous ne vont pas avoir une fin heureuse et même tant mieux en fait parce que lorsque tout le monde n'a pas une fin heureuse on permet on va plus goûter au plaisir des survivants et de ceux qui ont réussi à avoir une fin heureuse justement et c'est ce que je veux, je veux que les lecteurs même s'ils vont avoir le coeur brisé, ils soient satisfaits d'une fin qui soit crédible et qui soit bonne Merci. Mais une fois que j'ai dit ça, il y a la question centrale qui se pose qui est... Pourquoi les happy endings dominent-ils finalement ? Lorsqu'on regarde les principales séries, les principaux films, les principaux romans qui sortent et qui sont très connus la plupart du temps, c'est des happy endings. Pourquoi ? Le premier, je pense que c'est l'attachement émotionnel de l'auteur ou du scénariste pour un film ou une série. Lorsqu'on est un auteur, on est le père ou la mère de nos personnages, de notre histoire. C'est pour ça d'ailleurs qu'en droit, En droit d'auteur, on parle de paternité de l'auteur sur son oeuvre, c'est-à-dire que l'auteur est considéré comme étant le père de son oeuvre ou la mère de son oeuvre. Et c'est pour moi quelque chose de très important, à la fois au niveau juridique, mais je ne vais pas parler du côté juridique, mais également au niveau des auteurs en fait. Parce que l'auteur est le père d'un personnage, donc il ne va pas avoir envie de faire souffrir ce personnage, c'est naturel. Personne n'a envie de faire souffrir son enfant. Et c'est la raison pour laquelle beaucoup d'auteurs et beaucoup d'autrices vont ne pas vouloir faire souffrir leur personnage. Par exemple, J.K. Rowling a plusieurs fois avoué qu'elle avait pleuré en écrivant la mort de certains personnages, et c'est la raison pour laquelle plusieurs années d'assilé, elle s'excusait à chaque fois, lorsque c'était l'anniversaire de la publication d'Au Mortel, je crois, ou de l'anniversaire d'Harry dans les livres, elle s'excusait de la mort d'un personnage, monsieur 1, que je crois dans les années 2017-2018, elle s'était excusée pour la mort de l'elfe Dobby à la fin, au cours du tome 7, et donc du dernier tome d'Harry Potter. Parce qu'il y a cette souffrance. France, il y a cette tristesse de faire mourir un personnage et parfois, du coup, on va rétro-pédaler, on va pas le faire mourir. La deuxième raison de pourquoi les happy endings dominent, je pense que c'est la pression du marché et les attentes. Les éditeurs et les studios privilégient souvent les fins satisfaisantes pour toucher un large public. En effet, comme je l'ai dit, lorsque une histoire finit mal, c'est-à-dire, pour moi, dans ce cadre-là, finit mal, c'est le fait que les fans vont être déçus de l'histoire ça va tout gâcher pour eux on a beau adorer Game of Thrones quasiment personne n'a apprécié la fin donc ça a gâché une bonne partie de l'aura de Game of Thrones et c'est pareil pour vos ouvrages quand ils sortiront si vous proposez une histoire géniale qui se vend à des milliers d'exemplaires mais que la fin est pourrie ça va tout gâcher ça va gâcher pour les gens qui ont déjà acheté et pour les gens qui auraient aimé acheter mais qui ne vont pas acheter en se disant de toute façon c'est pas bon donc je ne vais pas faire l'effort de lire pour être déçu à la fin et c'est quelque chose qui est finalement très compliqué et qui donc, par peur de décevoir et c'est la troisième raison de pourquoi les happy endings dominent on va décider nous en tant qu'auteur ou qu'autrice de faire en sorte que la feintrice, on va la balayer on va proposer des fins plus heureuses et on va se dire comme ça, les fans vont être satisfaits les personnes qui suivent notre histoire vont être contents parce que leur personnage préféré, il est toujours vivant il survit et c'est trop cool Et c'est vrai que c'est trop cool, mais comme je le dis et je le répète... Je répète depuis le début de l'épisode, il faut savoir, je pense, raison garder, et le fait d'être prudent en proposant pour certains une fin brutale, pour certains une fin heureuse, pour certains une fin mitigée, ça permet de rendre l'histoire encore plus crédible. Et comme on dit, il y a ce proverbe qui dit que la lumière ne peut briller qu'en présence de l'obscurité, et je pense que c'est très vrai. C'est-à-dire que pour qu'on apprécie la fin heureuse de certains personnages, au mariage, des enfants qui naissent, ils ont enfin leur maison, ils vont pouvoir enfin créer leur business après toutes les péripéties, etc. Et bien, il faut que certains personnages meurent brutalement ou soient très déçus de leur destin, en fait. Et c'est très important pour moi, c'est capital et c'est même l'une des choses les plus importantes lorsqu'on pense à terminer un ouvrage. Et une fois que j'ai cité les trois raisons de pourquoi les happy endings dominent dans les romans, les séries et les films, Ça m'amène au deuxième sujet du podcast qui concerne les sad endings, un choix narratif audacieux. Mais pour pouvoir entendre parler des sad endings et comment proposer un sad ending qui soit bon, qui soit cohérent et qui soit audacieux pour pouvoir marquer le lecteur, marquer le lecteur par les fins qui vont être absolument tragiques, qui vont être bourrés d'émotions, qui vont faire pleurer tout le monde, mais également pour faire pleurer de joie les lecteurs, qu'on va apprendre que l'un de nos personnages principaux ou secondaires survit. Et bien il va falloir attendre demain. Vous l'avez compris, la fin de la première partie signe la fin de l'épisode du jour. Vous retrouverez dès demain vendredi à 7h30 disponible la deuxième partie de l'épisode qui traitera des sad endings, un choix narratif audacieux. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à mettre un commentaire, n'hésitez pas également à vous abonner au podcast pour être au courant dès qu'un nouvel épisode sort. N'hésitez pas également à me dire ce que vous en pensez. On se retrouve demain pour la suite. de ce sujet. A très bientôt. Profitez bien de votre journée. J'espère que vous avez kiffé. A demain. Écrivez bien et lisez bien.