Speaker #0Bonjour à tous et bienvenue dans le nouvel épisode des Plumes de l'Aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout, regarde toutes les inspirations qu'un auteur peut avoir pour écrire son histoire, que ce soit des films, des séries, des livres, des émissions télé, même des peintures, des podcasts, des gravures. Donc vraiment, un champ de vision, un périmètre le plus large possible afin d'englober le plus de cas possibles. Si vous avez toujours voulu écrire un roman mais que vous n'avez jamais osé vous lancer parce que vous pensez ne pas être légitime, que vous avez le syndrome de l'imposteur, si vous avez déjà écrit des textes, des nouvelles, des poésies, des débuts de romans, mais que vous n'êtes jamais satisfait, que vous n'allez jamais jusqu'au bout, que vous considérez que ce que vous écrivez n'est jamais aussi bon que ce que vous trouvez en librairie, et bien écoutez, vous êtes au bon endroit. Si également vous avez déjà écrit des romans et que vous vous interrogez sur le monde de l'édition, que vous ne savez pas... Comment ça fonctionne, que vous ne savez pas s'il faut choisir édition ou auto-édition, que vous ne comprenez pas la différence entre une maison d'édition à compte d'éditeur et à compte d'auteur. Vous êtes également au bon endroit, et également, si simplement, vous aimez les grandes sagas, que vous aimeriez comprendre comment on écrit une saga, quel est le processus d'écriture, comment on va penser une grande saga, comment on arrive à s'organiser quand on a un métier, parfois une vie de famille, et qu'également, en parallèle, on avance dans l'écriture d'un roman, vous êtes également au bon endroit. Moi, c'est Essene et sa plume, je suis l'auteur d'Aube Mortelle. Aube Mortelle, c'est une saga dystopique de science-fiction, et également avec quelques touches de romance et de fantasy, qui se passe en 2449. Elle commence en 2449. On suit le destin de deux présentateurs de télévision, Clarice Duroy et Olly Franz, qui s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année, lorsque tout d'un coup, une bombe explose. Paris, capitale de la réplique de Sérédé, qui est l'héritière de l'Union Européenne. est plongé dans une violente guerre et chaque personnage va devoir mettre tout en oeuvre pour sur-oeuvre que ce soit les deux présentateurs de télévision mais également le chancelier de la république Eiffen Hensen, un chancelier qui est un ministre et également les soldats de la république de Sérédé et les guerriers du groupe loyaliste, les Loyistes, qui est un groupe terroriste qui s'oppose à la république de Sérédé, qui est prête à tout pour obtenir sa chute en parallèle on suit le destin de la maison Hensen qui dirige le royaume de Haydenis et qui dispose de compétences et de qualités surhumaines. Cette maison Ensene apprend les événements de Paris et apprend le possible retour d'Ethan Ensene, l'un des leaders du mouvement loyaliste, jusqu'à sa terre natale, donc jusqu'au royaume de Haydenis. Et elle se déchire à ce propos, parce qu'une partie de cette maison n'est pas du tout prête à voir le retour de ce prince déchu, car elle craint que ce retour ne plonge le pays dans la guerre et ne révèle de lourds secrets qui étaient jusque-là sous silence. Et je vous en dis pas plus. Aujourd'hui, je voulais aborder un épisode un peu particulier. C'est un épisode où, qu'à l'origine, j'avais pas forcément eu l'idée. J'ai eu l'idée il y a quelques jours. Et en fait, je trouvais que ça pouvait être super intéressant. Parce que, pour ceux qui ne connaissent pas, qui n'écrivent pas, ou qui ne connaissent pas de personnes qui écrivent, ou qui ne connaissent pas vraiment le domaine, en fait, lorsqu'on est un auteur ou lorsqu'on est une autrice, en général, lorsqu'on commence à écrire, on a des tas d'idées qui nous traversent la tête. A chaque fois, on va commencer une histoire, après on va l'arrêter, on va en commencer une autre. En fait, on se rend compte qu'en plusieurs années, parfois, on a écrit 2, 3, 5, 10, 15 histoires, mais qu'on n'a jamais réussi à dépasser les premiers chapitres ou parfois qu'on a écrit 3, 4 pages parce qu'en fait, le début, ça nous semble génial. Donc, comment c'est écrit, on est trop intéressés. Et la fin nous semble géniale aussi, mais après, on n'est pas forcément très motivés pour écrire tout ce qu'il y a entre le début génial et la fin géniale. Et vraiment, c'est ce milieu-là qui ne nous plaît pas et qui nous force à arrêter pour passer à un autre sujet. à une autre histoire, parce qu'on va dire que cette histoire est encore mieux, et on va se lancer. C'est un peu comme si c'est de la dopamine, en fait. Lorsqu'on a une idée d'histoire, on a énormément un shot de dopamine qui monte dans notre corps. On va commencer à l'écrire, après la dopamine descend, parce que forcément, on se familiarise avec les personnages, avec l'intrigue, et elle n'est plus... Cette histoire n'est plus forcément aussi fantastique qu'elle nous le semblait, donc on passe à autre chose, et ainsi de suite, et forcément, avec le temps... on se rend compte qu'on n'a pas du tout avancé et qu'on a stagné depuis parfois plusieurs années pour certains auteurs ou certaines autrices. Donc je voulais aborder ce sujet-là. Plus particulièrement, je voulais aborder ce sujet-là à travers mon histoire, mon vécu, parce que moi aussi j'ai été confronté, lorsque j'ai commencé à écrire, à ce phénomène qui touche, je pense, tous les auteurs. Moi, comme je l'ai dit, je suis l'auteur de la saga Mortel, mais à l'origine, lorsque j'ai commencé à écrire... Quelques mois après avoir commencé à écrire, j'ai eu une autre idée. Une idée d'une autre saga. Une autre saga qui aurait également été massive. La saga était vraiment géniale. Elle était assez différente sur certains aspects, mais sur d'autres, elle avait beaucoup de points communs avec Aude Mortel. Et cette saga était géniale, mais... En fait, je l'ai annulé. J'ai renoncé à écrire cette saga. Et c'est à travers ce périmètre-là, c'est à travers ce scope-là que je vais parler du fait de tous les auteurs qui parfois abandonnent des projets qui leur tiennent à cœur parce qu'ils se rendent compte que ce n'est pas forcément pour eux, que même si ce projet, ils l'adorent, ce n'est pas forcément pour eux. Au contraire, ils se rendent compte qu'ils ne sont peut-être pas assez matures pour l'écrire à un bon moment T. Donc, ça va être le sujet de cet épisode. Si vous êtes à la salle de sport et que vous m'écoutez, profitez bien. Si vous êtes dans les transports, profitez également bien, j'espère que les gens à côté de vous sont gentils. Si vous êtes chez vous, dans votre lit, sur votre canapé, que vous vous reposez, j'espère que vous vous reposez bien. Profitez bien de cet épisode, on commence maintenant. Je ne sais pas si vous avez déjà fait la remarque, mais à chaque fois qu'on écoute un auteur ou qu'on écoute une autrice sur un plateau de télévision, ou qu'on lit un journal, un article, ou au contraire qu'on va être sur YouTube ou qu'on va écouter un podcast, On va avoir des auteurs ou des autrices qui nous parlent uniquement des projets qui sont aboutis. Ils vont nous dire « Ah bah j'ai commencé, j'ai eu telle idée, c'était génial, j'ai tout de suite su que ça allait marcher et j'ai continué, j'ai terminé le processus d'abord de création de l'univers, puis après j'ai planifié la saga où j'ai commencé directement à écrire, le premier jet, la relecture, puis après j'ai envoyé à mes bêta-lecteurs, j'ai fait les modifications, et après j'ai publié, j'ai été publié. » Et en fait, on n'a jamais, avant, tous les projets qui n'ont jamais abouti. Et je trouve ça dommage, en fait, parce que je pense que pour beaucoup d'auteurs et d'autrices, c'est ces projets, justement, qui n'ont pas abouti, qui nous forment, qui nous forgent, et qui nous permettent de savoir véritablement ce qui est fait pour nous dans l'écriture, parce que l'écriture comprend énormément de genres. Lorsqu'on va aller dans une librairie, qu'on va à la FNA, à Cultura, ou dans une librairie de quartier, il va y avoir une partie de la librairie... ou une partie de la FNAC qui va être réservée aux romans policiers, une autre partie aux romans à suspense, aux thrillers, aux romans philosophiques, à la science-fiction, à la fantaisie, à la dystopie, à la romance, au genre de la romance, la dark romance, la romance académia, etc. Et en fait, beaucoup d'auteurs et d'autrices, quand ils commencent à écrire, ils sont assez jeunes. Ils se disent « Ah bah franchement, en ce moment, ce qui est hyper populaire, ça va être la romance, donc je vais commencer avec de la romance. » Et finalement, je vais me rendre compte, au bout de plusieurs années et de plusieurs manuscrits qui n'ont jamais abouti, que la romance, ce n'est pas fait pour moi. Ce n'est pas finalement ce que je veux écrire et que moi, je préfère peut-être écrire de la dystopie ou écrire du policier. Au contraire, il y en a d'autres qui sont nés, qui ont été adolescents dans les années 2010-2015 et qui étaient fans de New York Games, du Labyrinthe, de The Android, et qui se sont dit « Tiens, je vais écrire de la dystopie » . Et en fait, ils se rendent compte que la dystopie, ce n'est pas ce qui leur fait vibrer, et qu'eux, ils adoreraient écrire des romans à suspense, par exemple. Et donc, ça, pour moi, vraiment, une importance qui est très élevée. Tous ces manuscrits qui n'ont pas abouti parce qu'ils nous permettent d'affiner notre choix, d'affiner notre style, d'affiner notre genre. Et c'est ça qui est intéressant, notamment, dans cet épisode. Mais quand je dis que j'ai renoncé à écrire une saga, je parle de quelle saga ? Comme je vous l'ai dit, moi, je suis l'auteur de Aube Mortelle, saga dystopique et fantastique. Mais en même temps qu'Aube Mortelle, j'ai eu, quelques mois après l'idée d'Aube Mortelle, j'ai eu l'idée d'une autre saga. Cette saga, on va l'appeler la saga étoile. Cette saga étoile, en fait, c'est une saga dont j'ai eu l'idée un peu par hasard. J'étais fan de films, de séries Marvel, j'étais également fan de la mythologie grecque, de la mythologie égyptienne, de la mythologie nordique, j'étais fan du Seigneur des Anneaux, j'étais fan de tas d'histoires, de mythologies, de romans, de films et de séries. Et en fait, à un moment donné, j'ai voulu mixer toutes ces idées pour en faire une histoire qui soit unique. et qui soit vraiment mon histoire. Et en travaillant dessus, je me suis vraiment tombé amoureux de cette histoire. Je la trouvais vraiment géniale. Je trouvais que le personnage était vraiment tellement bon. Cette histoire, en fait, ça se passe dans notre monde, dans un monde, dans notre monde, mais où il y a des forces fantastiques. D'une part, il peut y avoir des dieux, il peut y avoir des loups-garous, il peut y avoir des vampires, et il peut y avoir des satyres. Et en fait, tous ces personnes-là cohabitent dans notre monde en secret. Et on va suivre le destin de Dieu au moment où la Terre bascule dans une guerre, dans un conflit terrible qui va profondément transformer les hommes et qui va faire basculer notre monde dans un monde dystopique. L'idée de la saga Étoiles, c'était ça. Et cette idée, je la trouvais vraiment géniale. Je trouvais qu'elle était aboutie, qu'elle aurait fait une histoire géniale, qu'elle aurait pu être un best-seller. Et pourtant, je ne l'ai pas écrite. Pourquoi ? En fait, si je devais vous dire pourquoi, Je pense que je serais incapable de donner une vraie explication, parce qu'en fait, en termes d'énergie créative, pour les deux sagas, c'était une énergie créative qui était vraiment ultra agréable, c'était vraiment de la goût vibes, même si c'est vrai qu'Aug Mortel, c'est une série qui a pu être, une saga qui a pu être assez noire, pareil pour la saga Etoile. certains aspects, mais vraiment c'était de la good vibe, j'adorais écrire, c'était vraiment une passion qui était débordante pour les deux sagas, et pourtant j'ai choisi Hope Mortel, donc c'est pas une question simplement de me rendre compte que Hope Mortel était mieux ou était moins bien. Et surtout, comme ces sagas sont nés un peu au même moment dans ma tête, en fait, je pourrais pas me dire que c'est forcément, j'ai eu l'idée d'une des sagas... peut-être à un moment de ma vie où j'étais pas très bien et que forcément comme ça m'a sauvé, je suis particulièrement attaché à cette histoire et plus attaché à cette histoire qu'à l'autre, surtout à l'époque où c'était pas du tout le cas et où comme j'avais pas autant avancé dans le mortel, je connaissais pas forcément très bien le mortel et forcément du coup il n'y avait pas cet attachement que j'ai maintenant et qui est forcément supérieur parce que je vis avec depuis maintenant plus de 8 ans. Donc c'est pas une question d'énergie créative, c'est pas une question de good vibe. Mais qu'est-ce que ça peut être d'autre alors ? Est-ce qu'il y avait peut-être des signes avant-coureurs, des blocages qui ont fait que j'ai abandonné la saga étoile ? Alors en termes de signes avant-coureurs, par exemple, est-ce que j'avais des blocages, des doutes ? En fait, j'avais pas non plus de doutes, j'avais pas non plus de blocages. Le seul blocage que j'ai pu avoir, c'est vrai que Home Mortal, je pense que c'est une saga qui est moins développée. C'est, je veux dire, ailleurs, il y a moins de personnes qui ont eu la même idée que moi, je pense. Je pense qu'il y a personne d'ailleurs qui a eu la même idée que moi. Tandis que la saga étoile, C'est une saga qui a peut-être connu certaines variances, certains éléments de l'histoire. C'est des éléments qui ont pu être présents dans d'autres histoires. Et c'est peut-être ça qui a fait que j'ai choisi de renoncer à la saga étoile. Et je pense aussi qu'il y a eu le déclic de me dire que je suis comme tous les auteurs, la plupart des auteurs et des autrices, comme je l'ai dit au début, quand ils commencent à écrire, ils ont des tas d'histoires à chaque fois qu'ils écrivent. chaque histoire qu'ils ont en tête, ils commencent, après ils changent, ils vont changer d'histoire encore et encore, et ils ont besoin parfois d'années pour réussir à trouver la saga qui les fait vibrer. Et peut-être que moi je me suis rendu compte qu'en fait, Ode Mortel, c'est une saga que j'avais envie d'approfondir, que j'avais envie de travailler avec plus de détails, et que c'est ça qui m'a fait me replonger dans Ode Mortel, me replonger dans cet univers. Mais le choix d'abandonner, mais le choix de me dire j'arrête d'écrire la saga étoile et je me plonge à 100% dans une saga dont j'avais écrit peut-être 30 pages, ce qui est très peu, vient avec des peurs. Il y a énormément de craintes, de peurs qui naissent lorsqu'on décide d'abandonner un projet, les peurs, et si je regrettais, et si c'était une erreur, et si je passais à côté du roman de ma vie. Et c'est une peur que j'ai eue, et en fait, je pense que je l'ai eue encore plus, parce que lorsqu'on est un jeune auteur, et moi c'était mon cas, j'étais pas sur les réseaux sociaux, j'ai jamais, que ce soit en tant qu'influenceur livre, entre guillemets, avec une petite communauté, Je n'étais pas du tout dans ce domaine-là, jamais de la vie. Et je n'étais pas non plus sur les réseaux sociaux en tant que consommateur sur BookTok ou sur Bookstar. Donc en fait, j'étais vraiment dans ma bulle. Je ne connaissais personne qui avait la même passion que moi. Donc je pensais être un peu le seul à avoir cette idée-là. Bon, spoiler alert, pas du tout. On est tous confrontés à ce problème-là. Et donc, ce qui est très important que vous reteniez, vous... Si un jour vous êtes confronté à ça, ou si vous êtes confronté actuellement à ce problème de dire « J'ai deux histoires que j'adore, mais je ne sais pas laquelle choisir et j'ai peur de faire le mauvais choix » , il faut vraiment que vous vous dites que si vous vous trompez, ce n'est pas grave, que c'est ok parfois de devoir arrêter quelques temps d'écrire une histoire pour tenter d'écrire une autre histoire, parce qu'on ne sait pas avant d'avoir commencé d'écrire un nouveau genre. que si ce genre va nous plaire ou pas, parce que dans notre tête, ce qui est important de savoir, c'est que dans notre tête, on imagine des scènes de fous, on imagine des batailles de fous, parfois des scènes intimes qui sont incroyables, parfois des discussions entre amis qui sont passionnantes, et lorsqu'on se retrouve devant notre feuille, on a le syndrome de la page blanche, on se demande si on a vraiment du talent, on se demande si on a parfois vraiment simplement dû écrire. Donc en fait, c'est important de se dire que c'est pas grave, qu'il vaut mieux tenter ce projet, Parce que peut-être que le projet que vous avez eu en tête et qui va vous forcer à abandonner l'histoire que vous êtes en train d'écrire ou laquelle vous avez peut-être écrit 20, 30, 50 pages, peut-être que c'est l'histoire qui va vous faire vibrer, c'est l'histoire qui va vous motiver à écrire jour et nuit pendant des années et qui va vous permettre d'être vraiment fier de vous. Donc, il vaut mieux tenter, quitte à se rendre compte qu'on s'était trompé et que ce n'était pas la bonne histoire. Parce que si on ne tente pas, on ne peut pas savoir si ça nous plaît, on ne peut pas savoir si ça nous aurait... plus que l'histoire qu'on est en train d'écrire. Donc, moi, si je devais vous donner un conseil, c'est vraiment ça, c'est de tenter de ne pas regretter. Et vous voyez, moi, avec cette saga étoile que j'ai commencé à penser, je n'ai jamais écrit, mais je l'ai pensé, je n'ai pas de regrets d'avoir abandonné Aube Mortelle pendant plusieurs mois parce que ça m'a renforcé, je me suis attaché à d'autres personnages que je ne travaille pas vraiment parce que je sais que je n'ai pas le temps et qu'il faut d'abord que je travaille sur Aube Mortelle. mais c'est des personnages auxquels je tiens, c'est des personnages que je retrouverai un jour dans ma vie, et quand j'aurai terminé Haute Mortelle, je me poserai, et je fermerai les yeux, et j'aurai l'impression de les avoir en face de moi, et je leur reparlerai, je leur dirai... Le moi de quand j'avais 15 ans, quand j'avais 16 ans, il a commencé à penser à vous, il vous a imaginé, et maintenant c'est le moi qui a 30 ans, qui a 35 ans, qui a plus ou moins, qui se retrouve de nouveau face à vous, avec vous, qui va vous accompagner pour vous faire devenir la meilleure version de vous-même, la meilleure version de vous-même en bien ou en mal, qui va vous faire traverser des tas d'épreuves qui ne vont pas être faciles, mais c'est ces épreuves que vous traversez, vous, personnage de ma saga étoile, qui va faire en sorte que le lecteur va adorer. Et je pense que c'est ça qu'il faut dire, parce que la vie est longue quand même, sauf si on n'a pas de chance et qu'on est confronté à un accident de la route ou à une maladie incurable, fulgurante, ou qu'on est quelqu'un qui a 90 ans. Mais sinon, la vie est quand même longue. Et si on arrête maintenant, c'est pas grave, parce qu'on arrête notre saga, on va travailler sur autre chose, et peut-être que c'est cette autre chose qui va nous plaire, qui va nous faire vibrer, et qui même parfois nous permettra de revenir quelques jours, quelques mois. ou quelques années après sur cette histoire, sur cette saga qu'on a abandonnée, et on se redira « Ouais, franchement, j'ai fait vraiment un bon taf, et ce taf que j'ai fait pendant des années, ça m'a permis de donner, d'acquérir la maturité, que ce soit la maturité dans la vie que j'ai vécue au quotidien, mais également dans l'écriture, dans mes qualités d'écrivain, pour devenir l'auteur qui va permettre de refléter au mieux l'histoire que j'ai dans ma tête. Donc retenez que c'est très important de s'écouter et surtout d'écouter son instinct créatif. Il faut vraiment savoir, apprendre à distinguer, est-ce qu'on va abandonner une histoire par habitude, par lassitude pardon, ou est-ce qu'on va abandonner pour pouvoir mieux recentrer son potentiel d'écrivain ou d'écrivaine et pouvoir produire un contenu qui soit encore mieux. Et je pense que c'est vraiment en arrivant à identifier est-ce que c'est un abandon par lassitude ou est-ce que c'est un abandon pour mieux se recentrer. qu'on va vraiment savoir quelle décision est la meilleure. En sachant, comme je l'ai dit, que si on se rend compte quelques mois plus tard qu'on n'a pas pris la bonne décision, écoutez, ce n'est pas grave, on va changer, on va reprendre l'histoire qu'on a abandonnée et on va réussir à lui redonner le jus qu'on voulait, on va réussir à lui redonner toutes les qualités qu'on avait pensées pour elle et on va réussir à faire de cette histoire quelque chose de top. Et je suis sûr que vous verrez que Quand vous vous rendez compte que vous faites ce processus-là dans votre esprit, de dire « Bon, ce n'est pas grave, j'ai fait une erreur, mais ce n'est pas grave, c'est OK, je vais revenir et je vais retrouver ce manuscrit que j'ai abandonné. » Ou au contraire, que vous vous rendez compte que tous les choix, tous les abandons que vous avez faits, même si vous adorez toutes ces histoires que vous avez abandonnées, que vous dites que ça aurait fait des romans top, vous vous rendrez compte que ces choix-là, ça vous a permis de devenir plus mature, ça vous a permis d'évoluer en bien, et que c'est cette maturité finalement qui se reflète dans vos livres, et c'est cette maturité qui fait que vos lecteurs vont adorer vos ouvrages, ou que vos lecteurs adorent actuellement vos ouvrages. Donc retenez qu'il n'y a pas de temps perdu, qu'il n'y a pas de manuscrits qu'on a commencé à écrire et qu'on a arrêté qui sont perdus, parce qu'archiver un manuscrit, ou utiliser une intrigue qu'on a eue, une... dont on a eu l'idée pour une histoire spécifique dans une autre histoire, c'est pas forcément abandonner, c'est pas forcément perdre cette histoire-là. Et vraiment, abandonner une histoire, c'est pas forcément perdre cette histoire-là, parce que de un, elle sera toujours dans notre cœur, et de deux, on pourra toujours la reprendre dans le plus-art ou adapter cette histoire pour une autre histoire. Et il faut se dire que lorsqu'on est un auteur ou qu'on est une autrice, à chaque fois, on va faire traverser des... tas de péripéties à nos personnages, on va se dire, ils sont vraiment trop courageux par rapport à nous, et donc c'est un peu ça nos péripéties à nous en tant qu'auteurs, c'est de se rendre compte que parfois, la vie est faite de choix, et que la vie d'auteur est faite de choix de se dire que on aime de tout notre cœur telle histoire et les personnages qui la composent, mais que il faut parfois savoir arrêter parce qu'on se rend compte qu'on n'est pas assez mature pour cette histoire-là, ou qu'au contraire il faut faire des choix entre deux histoires deux sagas qui sont passionnantes que Raph fait, tous deux ont les capacités, ont le potentiel pour devenir un best-seller mais que c'est comme ça c'est ok, il n'y a pas de problème parce que ça nous permet de grandir et ça nous permet de devenir la meilleure version de vous-même et je pense que si je devais en conclusion dire quelque chose je dirais ça, je dirais que abandonner un projet c'est parfois la seule façon d'en sauver un autre et donc de se sauver soi-même en tant qu'artiste parce qu'il ne faut pas entrer non plus dans la routine lorsque l'on est auteur d'une saga, on est dans cette saga pour des années. Moi, c'est mon cas, ça fait plus de 8 ans et je sais que je n'aurai pas terminé demain. Et on a vraiment le risque de ne plus plaire à notre passion, de se dégoûter, de se rendre compte que de se dire, quelques années après, qu'en fait l'écriture, c'est plus fait pour nous. mais ce qui n'est plus clair pour nous c'est peut-être cette histoire là pour laquelle pourtant on a mis autant de coeur dedans et il faut savoir parfois mettre de côté cette histoire là sans forcément l'abandonner pour pouvoir se concentrer sur un autre projet et peut-être qu'un jour on reviendra sur ce projet et on sera trop content d'avoir permis à ce projet, d'avoir mis ce projet de côté parce qu'on va lui permettre, on va lui donner un second souffle, une nouvelle vie et c'est cette nouvelle vie qui rendra ce projet qu'on aime autant aussi magique Merci. Merci à toutes et à tous de m'avoir écouté pour ce nouvel épisode des Plumes de l'Aube. Vraiment, votre soutien me fait très chaud au cœur, ça me fait très plaisir. C'est vrai qu'à chaque fois que je tourne un podcast, c'est vraiment un petit moment magique dans ma journée parce que je trouve ça passionnant de pouvoir raconter vraiment ce qui me passionne en fait et de savoir qu'il y a des personnes qui m'écoutent et qui vont eux aussi adorer ce que je raconte. Vraiment, je trouve ça génial et je le dis à chaque épisode, mais loin des premiers... des premiers podcasts de France. Moi, je suis un petit podcast, j'ai ma petite communauté, mais à chaque fois que je vois que j'ai eu une écoute sur mon podcast, j'imagine quelqu'un dans une pièce, dans la pièce en face de moi, et j'imagine me dire qu'en fait, il a apprécié ça, il a apprécié le début, la fin, le milieu. J'imagine me dire aussi que forcément, il y a telle partie du podcast qui était peut-être un peu moins intéressante, et je me dis que c'est vraiment... 10 écoutes c'est 10 personnes en face de moi 100 écoutes c'est 100 personnes en face de moi et c'est ce que je me dis ça motive à travailler deux fois plus ça motive à donner le meilleur de moi même pour que vous ayez le podcast le plus qualitatif possible et pour que ce podcast puisse devenir toujours grandir puisse avoir de plus en plus d'auditeurs et puisse traiter de sujets toujours plus intéressants donc vraiment merci à toutes et à tous pour votre soutien n'hésitez pas à me dire en commentaire ou à mettre en story en taguant mon compte Instagram ou TikTok, et ça n'est sa plume. Est-ce que vous aussi, vous avez déjà abandonné un projet créatif ? Et qu'est-ce que vous en avez appris, surtout ? Parce que ce qui est intéressant quand on traverse des épreuves, et abandonner un roman, c'est jamais facile. C'est une épreuve, parce que forcément, on s'attache à cette histoire-là. Donc n'hésitez pas à me dire ce que vous avez ressenti, et ce que vous en avez déduit, et ce qui vous a permis, dans cet abandon, de devenir plus grand. n'hésitez pas à me le dire en commentaire ou sur Instagram ou TikTok. Également, si vous avez apprécié ce podcast, n'hésitez pas à liker le podcast, à vous abonner au podcast. Vous pouvez également vous abonner à la newsletter du podcast qui est disponible sur mon site internet Les Plumes de l'Aube. Et enfin, si vous appréciez mon univers, n'hésitez pas à vous abonner à mes comptes Instagram, TikTok et thread sur le compte SN et sa plume. Et enfin, comme je vous l'ai dit, j'organise des interviews dans le cadre de ce podcast-là. Donc si vous êtes un auteur ou une autrice, que vous avez un univers qui est passionnant, que vraiment vous êtes passionné par ce que vous écrivez, par ce que vous faites, n'hésitez pas à me contacter sur mon adresse mail et scène.et.ca.plume.gmail.com ou à me contacter par MP sur Instagram ou TikTok. Et également, si vous travaillez dans le milieu de l'édition, que vous êtes artiste, peu importe le domaine, n'hésitez pas à me contacter si vous souhaitez également intervenir. Ça pourrait être super intéressant d'organiser. Merci encore à toutes et à tous. Écrivez bien. À très bientôt. Et portez-vous bien.