Speaker #0Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans le nouvel épisode d'une plume avant l'aube, le podcast qui parle d'écriture, de lifestyle d'auteur, du monde de l'édition et plus largement du monde de l'art. Surtout regarde toutes les inspirations qu'un auteur ou qu'une autrice peut utiliser pour écrire son histoire, que ce soit des films, des livres, des séries, des émissions télé, des gravures, des peintures. L'idée du podcast c'est d'avoir le champ de vision, le périmètre le plus large possible afin que chaque auteur et que chaque autrice puisse se sentir concerné par les différents sujets qui sont traités. dans le cadre des différents épisodes de ce podcast. Par conséquent, si vous êtes un auteur ou une autrice et que vous avez toujours rêvé d'écrire une histoire mais que vous n'avez jamais osé sauter le pas parce que vous ne vous sentez pas légitime, parce que vous pensez que vous écriviez mal, vous êtes au bon endroit. Également, vous êtes au bon endroit si vous avez déjà écrit des histoires plus ou moins longues mais que vous n'avez jamais réussi à aller jusqu'au bout et que vous vous demandez pourquoi on n'a finalement jamais réussi à aller jusqu'au bout. Également, si vous avez déjà écrit des histoires mais que... vous n'avez jamais forcément eu de très bons retours, ou que, en tout cas, vous avez l'impression que ce que vous écrivez, ce n'est pas très bon, que ce n'est jamais autant abouti que ce que vous allez trouver en librairie ou à la bibliothèque. Enfin, vous êtes au bon endroit si vous n'êtes pas un artiste, vous n'êtes pas un auteur, mais vous êtes curieux de savoir comment un écrivain ou une écrivaine fait pour concevoir son histoire. Quel est le processus de la première idée, du concept, finalement ? jusqu'à toute l'évolution, la construction de l'univers, puis l'écriture du premier jet, la relecture et enfin tout ce qui va être communication, recherche d'une maison d'édition ou recherche finalement de comment on s'y prend pour publier son livre en auto-édition. Donc vraiment ce podcast traite de toutes les différentes parties de la vie d'un écrivain et d'une écrivaine. Donc si tout ça vous intéresse, vous êtes au bon endroit. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans ce podcast. Moi c'est SNSA Plume et c'est un plaisir de vous parler aujourd'hui. Pour ceux qui ne me connaîtraient pas, si je devais me présenter dans cet épisode, je vous dirais trois choses. Tout d'abord, je suis un auteur. Je suis l'auteur de la saga Aube Mortelle. Aube Mortelle, c'est une saga, un mélange entre de la dystopie, de la science-fiction et de la romance avec quelques touches de fantasy. Aube Mortelle, c'est une saga en sept tomes, dont le premier tome, Les Princes déchus, se passe en 2449. Deux présentateurs de télévision, Clarisse Duroy et Oli Frans, s'avancent sur une scène de spectacle pour la soirée de l'année lorsque tout d'un coup... une bombe explose. Paris, qui est la capitale de la République de Séridé, la plus puissante des républiques et l'héritière de l'Union Européenne, est plongée dans une violente guerre et chaque personnage va devoir mettre tout en œuvre pour survivre, que ce soit nos deux présentateurs, mais également les soldats de la République, les civils, le chancelier de la République, FN Hensen, qui est un jeune chancelier machiavélique assez mystérieux. Et en parallèle, on suit le destin de la maison Hensen. la maison à une scène c'est un peu reine sur le royaume de Haydenis qui est situé entre l'Asie et l'Océanie. Et elle apprend cette maison Ensene, le potentiel retour d'Ethan Ensene, un jeune prince qui est à la tête du groupe loyaliste qui cherche à faire tomber la République et qui prend d'assaut Paris. Et lorsqu'elle apprend la prise de Paris par les loyalistes, cette maison Ensene s'inquiète du potentiel retour de ce prince Ethan Ensene jusqu'au royaume de Haydenis avec ses soldats. Et elle s'inquiète de la mesure où... Elle ne sait pas comment il va réagir, elle ne sait pas s'il vient pour tenter de recoller les morceaux avec une famille avec laquelle il ne s'est jamais vraiment entendu, avec laquelle il a toujours entretenu des relations qui ont été toujours très compliquées, très tendues. Et enfin, cette maison Ensene est prête à tout pour conserver le pouvoir, quitte à faire la guerre à ce prince déchu. Et je ne vous en dis pas plus pour garder tout le suspense là-dedans. juste ce que j'ajouterais pour que vous puissiez avoir une vision vraiment complète de mon livre sans que je vous en dise trop c'est lorsque je vous fais ce petit pitch on se dit enfin lorsqu'on n'a jamais lu au mortel on pourrait dire pourquoi c'est de la romance en sachant que j'ai pas vu une seule touche de romance dedans c'est normal parce que ça c'est tout le suspense de cet univers là qui donne une place assez importante à la romance même si c'est pas le coeur de l'intrigue mais vous allez avoir de la romance à chaque tome et c'est vraiment une part assez importante du roman sans que ce soit non plus une part trop importante donc vraiment c'est un juste milieu que j'ai trouvé et je pense que ça plaira à tous ceux qui sont fans de romance parce que vous allez vraiment y trouver votre compte et ça plaira à celles et ceux qui sont potentiellement moins fans mais qui pourront trouver un peu de plaisir finalement dans ces différentes histoires d'amour qui concernent des relations qui soit hétérosexuel ou homosexuel. Donc, c'est assez varié. Il y en a vraiment pour tous les goûts. Donc, je n'en dis pas plus à propos de mon livre parce que c'était la première casquette. La deuxième casquette que je devrais me donner, c'est la casquette de créateur de contenu. Et je vais englober la troisième, pardon, qui est celle de podcasteur littéraire. Alors, moi, je me définis également comme un créateur de contenu littéraire et un podcasteur littéraire. J'ai commencé ça il y a quelques mois. Et c'est quelque chose que je trouve génial parce que, d'une part, on peut parler de ce qui nous plaît. notamment en podcast. Et sur Instagram, on peut également présenter un peu notre lifestyle. Alors bon, parfois les réels marchent plus ou moins, mais après c'est le jeu de l'algorithme d'Instagram. Parfois, ce n'est pas de notre faute si ça ne marche pas, c'est simplement qu'on n'a peut-être pas posté aux bonnes horaires et c'est le jeu, c'est comme ça, et il faut assumer, on va dire. Mais c'est quelque chose que je trouve quand même super intéressant parce que ça permet de parler de cette passion-là et ça permet de sortir finalement... de cette solitude littéraire, je dirais, qui n'est pas forcément négative. Il y a des avantages, il y a du positif et du négatif dans cette solitude littéraire qui est le fait qu'un auteur ou une autrice, quand il écrit son livre, la plupart du temps, il écrit seul. Il y a beaucoup d'auteurs et d'autrices connues qui parlent de bêta-lecteurs, qui disent « moi j'ai plein de bêta-lecteurs, à chaque fois que j'écris un chapitre, je l'envoie à mes bêta-lecteurs ou à mes bêta-lectrices » . Je pense qu'une majorité d'auteurs ou d'autrices n'a pas cette chance-là. Et moi, c'est mon cas, je n'ai pas cette chance-là d'avoir des bêta-lecteurs ou des bêta-lectrices qui ont lu très tôt mes ouvrages pour me donner des retours. Et c'est le sujet, d'ailleurs, je voulais vous parler de ça. Pas des bêta-lecteurs en tant que tel, mais je voulais vous parler de la solitude littéraire. Moi, comme j'ai dit, ce que je définis par la solitude littéraire, c'est le fait que personne ou très peu de gens ont lu mon livre. Et qu'est-ce que finalement j'en déduis ? Parce qu'écrire un livre, en fait, c'est un peu comme lancer une bouteille à la mer. Parfois, il y a des tas de gens qui attrapent cette bouteille. Le livre a énormément de succès, comme des livres Georges Martin avec Le Trône de Fer, Le Seigneur des Anneaux de Tolkien, etc., La Roue du Temps, et d'autres livres qui sont géniaux. Et parfois, il n'y a personne qui attrape cette bouteille ou personne qui attrape cette bouteille pour le moment. Et on pourrait se dire que c'est un échec, qu'au contraire, que ça nous donne plus de liberté. Et vraiment, je voulais traiter de ce sujet-là parce que je pense que je ne suis pas le seul en tant qu'auteur ou en tant qu'autrice, à être concerné par ça. Et je ne suis pas le seul à être impatient de vouloir que le livre marche, que le livre soit connu au public pour vraiment avoir des retours et pour se rendre compte de qu'est-ce que ça vaut finalement. Donc, on va parler de ça, du fait que mon livre n'a jamais été lu. Et qu'est-ce que je peux en déduire ? Tout d'abord, on va explorer le côté plutôt négatif qui est que finalement, ça pourrait être considéré comme étant un échec apparent. mais dans une... Autre partie, ensuite on va aborder plutôt le positif et se dire que même si c'est décevant de se dire que pour l'instant, après X années à avoir écrit une saga hyper complète, dont deux tomes sont écrits, le troisième est bientôt terminé, personne ne l'a lu, mais il faut se dire qu'il y a quand même du positif dedans, donc ça va être le sujet de la deuxième partie. Et après on fera un petit résumé, un petit sum-up de tout ce qu'on a dit. Donc on commence directement avec le côté positif. de l'écrit de du fait que personne n'a pour l'instant le ma saga petite pause au voilà c'est bon j'ai vu on peut prendre maintenant la partie une alors le côté négatif du fait que personne mais lui serait qu'il y en a beaucoup de côté de d'arguments négatifs il ya beaucoup de négatif dans le fait que personne n'a jamais lu le premier c'est le fait que c'est frustrant on a le sentiment d'être un peu invisibilisé on a le sentiment que finalement c'est un travail qui est solitaire, qui va rester solitaire et que toute notre vie on continuera d'écrire des ouvrages qui sont bons ou qui sont moins bons mais qui ne seront jamais vraiment lus et c'est quelque chose qui est hyper décevant. Et cette frustration de l'invisibilité, elle est perturbante parce qu'on n'a pas de feedback, donc on n'a pas de critique, pas de compliment, que les critiques soient positives ou négatives, finalement il n'y a pas de dialogue avec les lecteurs, on n'a pas de personnes qui vont vous dire « je suis un fan » . on n'a pas de personnes qui nous disent « j'ai eu un gros coup de cœur » , et c'est quelque chose qui est très décevant. Et si je compare avec d'autres auteurs, qu'ils soient publiés en maison d'édition ou en indépendant, ces auteurs-là qui sont publiés en maison d'édition ou des auteurs indépendants ont un écho même minime de personnes qui vont leur dire « ça j'ai adoré, mais j'ai moins aimé ce côté-là finalement de ton ouvrage » . Et c'est quelque chose qui est toujours positif, même si on publie que sur Amazon ou sur la Fnac et qu'on a 30 personnes qui nous lient. Et on a trois commentaires sur Amazon, c'est déjà trois commentaires et ça fait quand même super plaisir. Et lorsqu'on est un auteur comme moi qui, pour l'instant, où il n'y a jamais personne qui a terminé le livre, parce que moi c'est le cas, il n'y a pas tout ça. Et c'est quelque chose qui est quand même assez frustrant. Et c'est pour ça que d'ailleurs, petite parenthèse, mais c'est pour ça que j'aime autant le podcast et que j'aime autant les réseaux sociaux, Instagram et TikTok, que vous me retrouvez d'ailleurs sur le compte SNSA Plume. et également sur Spread, au comté scène et sa plume. Mais c'est pour ça que c'est autant frustrant, parce qu'en fait, enfin c'est pour ça que c'est autant plaisant, pardon, les réseaux sociaux et le podcast, parce qu'on peut parler de ce qu'on aime. Et c'est vraiment génial, et c'est le fait de pouvoir présenter un univers, même s'il n'est pas encore très connu, même s'il n'est pas encore connu du tout d'ailleurs. Ça permet de parler, et lorsque j'entends des personnes qui me disent « j'ai adoré ce podcast-là, parce que finalement je trouve que t'es vraiment passionné, ça fait plaisir d'écouter quelqu'un de passionné, l'univers c'est quelque chose qui me plaît » , ça fait quand même plaisir même si la personne n'a jamais pu découvrir notre plume, elle n'a jamais pu découvrir la moindre page de l'univers. également l'autre côté négatif finalement l'autre critère négatif du fait que personne n'a jamais lu mon livre c'est le doute artistique c'est à dire si personne ne lit mon livre est-ce qu'il mérite d'exister ? est-ce qu'il faut remettre en question le style, le thème, la pertinence potentiellement du sujet ? et ce côté finalement de vide artistique, de solitude littéraire comme je le mentionne ça rejoint au fait que Merci. lorsqu'on envoie des maisons d'édition à notre ouvrage, la plupart du temps, ça met des mots à répondre pour des réponses qui sont essentiellement négatives, et ça peut renforcer cette solitude littéraire, ça peut renforcer ce doute artistique qui nous considère, qui va nous pousser à penser que notre livre n'est pas abouti. Donc, c'est un problème qui potentiellement va après aller encore plus loin et on va avoir le syndrome de l'imposteur, on va dire est-ce que vraiment je suis vraiment un écrivain accompli ? Est-ce que je suis vraiment doué pour ce que je fais ? Et on va avoir des doutes qui s'accumulent dans notre tête jusqu'à finalement un peu exploser. Et certaines personnes peuvent faire une forme de burn-out littéraire, peuvent en avoir marre et dire j'arrête d'écrire. J'ai déjà discuté avec des auteurs ou des autrices qui me disaient moi je n'ai pas écrit pendant tant d'années parce que je n'avais plus de plaisir, parce que je trouvais que j'avais plus goût à l'écriture, parce que je trouvais que ce que je faisais ce n'était pas bon. Et ça c'est dû à cette solitude littéraire finalement. Cette solitude littéraire, ces doutes artistiques qui conduit à une forme d'échec social dans le sens où, moi je vous invite pour toutes les personnes qui sont sur les réseaux sociaux, qui sont sur BookTok ou Booksta du coup, qui ont un compte Instagram ou un compte TikTok dédié au livre, ou en tout cas qui suivent ce genre de compte, regardez dans toutes les personnes que vous suivez sur BookTok et Booksta, le nombre de personnes qui parlent de, ah oui il y a tant de personnes qui m'ont unfollow, je ne comprends pas, j'ai 500 ou j'ai 1000 abonnés, mais je n'ai que 10 personnes qui ont liké. Donc, Il y a vraiment cette pression sociale sur les réseaux sociaux, il y a cette pression sociale de la famille, des amis, qui vont parfois nous pousser à vouloir avoir le plus de personnes possible qui vont acheter notre livre s'il est déjà accessible, ou à avoir le plus de followers possible sur Instagram, sur TikTok, ou sur d'autres réseaux sociaux, à avoir le plus d'écoute possible sur le podcast. Et c'est vrai que ça reste un vrai problème finalement, mais je pense que ce qu'il faut se dire, c'est que le fait que personne ne nous élu pour l'instant, ce n'est pas forcément un échec, parce que le succès, il ne se mesure pas forcément qu'en like, il ne se mesure pas forcément qu'en vente, et on a pu voir énormément d'artistes, et je ne parle pas seulement d'auteurs, qui, au début de leur carrière, ne vendaient pas de livres, ou qui parfois sont morts en pensant qu'ils n'avaient aucun talent, c'est le cas, j'ai un trou, je ne sais plus, mais il s'appelle l'auteur allemand très très très très très connu, si vous vous souvenez de son nom, dites-le en commentaire, mais c'est vraiment Franz Kafka, voilà, c'est lui, cet auteur allemand très très connu, Et moi, je crois, en n'ayant quasiment rien publié, il avait demandé à un de ses amis de brûler tous ses ouvrages. Son ami a trouvé que ses ouvrages étaient tellement intéressants qu'il ne fallait pas les brûler et qu'ils valaient la peine d'être publiés. Il a réussi à trouver des éditeurs et aujourd'hui, c'est considéré comme étant l'un des plus grands auteurs allemands, ou en tout cas l'un des plus grands auteurs en langue allemande de l'histoire. Donc vraiment, il faut se dire que parfois, ce n'est pas parce qu'on ne vend pas de livres à un moment T, qu'on a, par exemple, 40 ans, on a écrit des livres depuis 15 ans. parfois certains publiés en maison d'édition, certains publiés en auto-édition, certains qui n'ont tout simplement jamais été publiés, ça ne veut pas dire qu'on n'est pas talentueux, ça ne veut pas dire qu'un jour, on ne va pas avoir certains de nos livres qui vont être des bangers, qui vont être lus par des centaines, des milliers de personnes, et que finalement, on va être invité sur tous les plateaux de télé de France, de Navarre, de Belgique, de Suisse, et même du monde entier, en nous disant, vous êtes l'auteur de tel livre, c'est vraiment une dinguerie, et comment vous avez fait pour l'écrire, etc. Et vraiment, il ne faut pas oublier ce rêve-là, Finalement, le succès ne se mesure pas au nombre de likes et au nombre de ventes que vous avez eu à inventer. Et ça, c'est quelque chose qui est super important à intégrer, qui est super important à comprendre. Parce que cette invisibilité finalement de notre qualité d'auteur, ça peut aussi être un réel avantage finalement. Ça peut être une force dans la mesure où le fait de ne pas avoir de lecteur, le fait de ne pas avoir tout simplement de personne pour une autre ouvrage, ça nous permet de créer sans contrainte. Il y a beaucoup d'auteurs qui sont connus qui ont cette pression. Tu as un livre qui a déjà été publié, qui a pu être un gros succès, qui a pu être un best-seller parfois. Et parfois même ta trilogie, ta saga en entier, ça a été vraiment une dinguerie. Il y a eu des milliers ou des dizaines de milliers de ventes. Et tu as cette pression de te dire, maintenant je vais en écrire un autre, il a son éditeur, mais est-ce que je vais trouver mon public ? Est-ce que je vais réussir à continuer de vivre de ça ? Est-ce que je vais devoir reprendre un travail alors que vraiment, c'est le travail que je fais maintenant, c'est ce que je veux faire ? Donc vraiment, lorsqu'on est un auteur et qui n'a jamais été lu, et par conséquent qui n'a jamais été publié ou autopublié, il n'y a pas ces contraintes-là. Il n'y a pas la pression du marché, des éditeurs, des attentes des lecteurs. On écrit ce qu'on veut, quand on veut. On peut aborder des thèmes audacieux, on peut aborder un style qui est plutôt expérimental, avec des fins ouvertes, des fins plutôt fermées, avec des personnages qui vont être très sombres. Et parfois, on se dit, ce personnage est tellement sombre, ou cette scène est tellement sanglante, que je ne pourrais pas la diffuser. Mais nous, si on écrit sans avoir été lu, on peut le faire. Et après, à nous de juger si ça vaut la peine de maintenir la scène, ou de maintenir le personnage, ou de maintenir l'histoire en telle qu'elle, ou est-ce qu'il faut la faire évoluer, finalement, pour ne pas heurter un tel public. C'est notre liberté artistique, mais notre liberté artistique lorsqu'on n'a jamais été lu est absolue. Et je trouve que pour écrire un livre qui soit vraiment bon, que ce soit une saga, une poésie, ce qu'on veut, il ne faut pas avoir toutes ces contraintes-là. Il faut vraiment penser que tout simplement, on écrit ce qu'on veut, et en écoutant notre instinct de 1, on ne sera jamais déçu même si ça ne marche pas, parce qu'on n'aura pas voulu faire, écrire finalement un roman à du genre qui marche en ce moment, parce que finalement on a fait ce qu'on aimait, on a continué à faire ce qu'on aimait, et ça a marché ou ça n'a pas marché, mais au moins on n'a pas de regrets, on a essayé. Et c'est le plus important. ensuite je trouve que l'autre avantage de ne pas avoir été lu c'est que notre rêve, notre écriture, notre passion c'est un peu notre espace intime c'est un peu notre safe place si vous voulez dans le sens où on peut avoir un livre qui ne va pas du tout être autobiographique ça ne va pas être un journal intime mais ça reste une forme d'objet personnel un peu secret où on va mettre dedans toute notre frustration toute notre colère, toute notre joie toute notre haine parfois parce qu'on peut avoir un autre auteur et avoir de la haine et le fait de lire un livre avec des personnages qui eux-mêmes vont éprouver de la haine à l'encontre d'une organisation, d'un pays, d'un peuple. Ça nous permet finalement de nous calmer, ça nous permet de nous relaxer. Et c'est quelque chose qui peut être assez incroyable, je trouve. Et cet espace intime également, il peut nous permettre de trouver finalement cet amour. cette amitié que l'on recherchait et que l'on rechercherait et que l'on n'a pas forcément. Ça peut nous permettre de découvrir finalement des amis qu'on n'a pas forcément pour certains et qui vont être nos personnages, des personnages qu'on aime, qu'on adore et qui finalement vont nous permettre pour nous, certains auteurs ou certaines autrices qui se sentent seules, de ne plus être seules. Et je trouve que c'est quelque chose qui est vraiment super bien. et l'art C'est une blessure qui peut se transformer en lumière, qui va se transformer en chef-d'œuvre. Cette citation, elle est inspirée d'une citation de Georges Braque. Et je trouve que c'est vrai, c'est-à-dire que l'art, parfois, ça naît d'une blessure, mais c'est cette blessure qui va nous pousser à écrire et qui va nous pousser à faire un chef-d'œuvre, à écrire un chef-d'œuvre. Et peut-être que dans dix ans, ce livre qu'on n'a jamais publié ou qu'on a publié et qui a eu 30 ventes, ça va devenir un best-seller et ça va devenir l'un des autres. l'un des livres de référence dans son genre. Et enfin, il faut se dire que si on considère malgré tout que le fait de ne jamais avoir été lu parce qu'on a un passion ou parce que tout simplement on a voulu publier le livre en maison d'édition ou en auto-édition mais que personne ne l'a voulu en maison d'édition et qu'en auto-édition il n'a pas encore eu de lecteur ou il n'a pas vraiment trouvé son lectorat, il faut se dire qu'on apprend de ses échecs. Ce qui est important, c'est vraiment de réaliser que personne n'apprend de ses succès. Les succès, ça fait juste ne plus avoir les pieds sur terre. Les échecs, ça nous permet d'apprendre, ça nous permet de se dire « Bon, on publie ce livre-là, il ne marche pas, mais ce n'est pas grave, on va en publier un après qui sera mieux. » Ou on écrit un poème, le poème n'est pas bon, donc on en écrit un deuxième. Le deuxième poème n'est pas bon, mais on en écrit un dixième, ou un quinzième, ou un vingtième, et c'est ce vingtième poème qui va être bon. Et c'est pareil pour les romans. On écrit un roman, il n'est pas bon, on en écrit un autre, il va être un peu mieux, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'on trouve vraiment l'idée, le banger, qui va être incroyable. Et si vous êtes comme moi, et que vous n'avez toujours écrit qu'une saga, et que vous êtes frustré en vous disant que vous n'avez pas le droit à l'erreur, il faut se dire, je fais le premier généreux de ma saga, je le relis, je le corrige, et je le corrigerai encore et encore, jusqu'à vraiment trouver la version qui me satisfait et qui trouvera son lectorat. Et c'est vraiment ce qu'il faut se dire, c'est que on apprend de ses échecs, on n'apprend pas de ses succès, et Merci. Parfois, on peut réussir à obtenir ce fameux sésame qui est d'être lu en essayant d'explorer d'autres formats. Peut-être qu'on peut par exemple avoir un podcast où chaque semaine on va lire un chapitre de notre ouvrage. Et finalement, si notre livre a 32 chapitres... et bah ça va, chaque semaine on va lire un épisode, on va lire un chapitre et à la fin de ces 32 semaines le lecteur il aura écouté tout notre ouvrage certes c'est à titre gratuit mais ça peut permettre de trouver notre futur lectorat et c'est quelque chose qui est pour moi super intéressant donc finalement comment on peut transformer cette expérience cette solitude littéraire en quelque chose de positif, en quelque chose de constructif, alors tout d'abord il faut accepter Merci. l'ambivalence de l'écriture, c'est-à-dire que finalement, cette solitude littéraire, c'est ni tout noir, ni tout rose. Il faut reconnaître que c'est à la fois décevant, parce que personne ne nous a encore lus, mais c'est à la fois des opportunités. C'est des opportunités de nous prouver, tout d'abord à nous-mêmes, qu'on a du talent, que notre histoire, elle vaut la peine d'être écrite, et c'est l'occasion de nous prouver qu'on est fiers de nous. Et je trouve que c'est le plus important et que ça n'a pas de prix. Enfin, Il y a cette idée aussi que la valeur d'une oeuvre, elle dépend pas de son audience, et que parfois vous avez des shadows qui sont, pour moi, des torchons, qui sont mal écrits. On comprend pas pourquoi ça a marché, et c'est juste que c'est sorti au bon moment, mais c'était pas vraiment très bon, l'histoire était pas folle-folle, c'était pas forcément très bien écrit. Moi ça me fait penser à une histoire, alors vraiment c'est une homme populaire opinion, à une grande saga que vous connaissez tous, qui en soi est bien, mais qui n'est pas folle. Et moi, j'ai bien aimé l'adaptation au cinéma. Elle est très, très connue, cette saga. Elle est inspirée d'un livre écrit par une autrice américaine. C'est un livre de dystopie, un film de dystopie par conséquent. Et en fait, j'ai bien aimé le premier. Le deuxième n'était pas ouf. Le troisième était vraiment nul comme film. Et j'ai voulu lire les livres. Et en fait, les livres, l'histoire est bien, mais c'est mal écrit. Tu as des hocks, tu as 15 hocks à chaque phrase. C'est vraiment, c'est mal écrit. Ce n'est pas agréable à lire. Et on s'y... pourquoi cette personne est devenue millionnaire avec ce livre c'est juste que parfois t'as la chance de réussir à devenir un best-seller alors que ce que t'as écrit c'est pas bon, c'est comme ça c'est triste mais c'est comme ça, parfois on écrit un best-seller alors que notre livre c'est de la merde et parfois notre banger il va être lu par 5 personnes ou par personne et enfin il faut pas être fataliste c'est à dire il faut pas se dire que c'est parce qu'on a pas encore été lu qu'on ne sera jamais lu et il faut se dire aussi que c'est pas parce que pour l'instant nos livres où nous-mêmes, on n'a pas le succès qu'on espérait, qu'on n'aura jamais le succès qu'on désire et qu'on ne va jamais réaliser tous les rêves qu'on a. Et je pense que c'est super important. Et il faut se dire que tous les auteurs et toutes les autrices qui, aujourd'hui, sont hyper connues, c'est des auteurs et des autrices qui, à un moment donné, ils étaient comme nous. Ils avaient envie de réussir. Ils avaient des rêves. Et un jour, ils se sont dit qu'ils allaient les réaliser. Ils ont travaillé pour et ils ont fini par les réaliser. Et ça, c'est quelque chose qui est vrai pour l'écriture, mais qui est vrai pour tout. Ça peut être vrai pour... quelqu'un qui veut être avocat, qui veut être médecin, qui veut être youtuber, qui veut être ce qu'on veut finalement. Et c'est vrai pour absolument tout, il faut se dire qu'il suffit juste d'être concentré, il suffit juste de travailler, d'être régulier, et ça finira par payer, et on finira par vraiment être satisfait de nous. Et c'est quelque chose qu'il faut vraiment se dire. D'autant que parfois, on n'est pas lu ou on n'est pas lu par beaucoup de monde, dans la mesure où on écrit quelque chose qui est très niche. Et de base, lorsqu'on est sur Instagram ou lorsqu'on est sur TikTok, Moi, je trouve que BookTok et BookStats, c'est assez niche. Et lorsque moi, je publie vraiment des conseils d'écriture ou que je parle de ma saga, ça marche. Mais ça ne marche jamais autant que lorsque je parle, par exemple, de foot test ou finalement de vidéos de motivation. C'est parfois ce qui marche le mieux. Mais c'est comme ça. Il faut rester régulier. Il faut tester de nouveaux formats pour pouvoir gagner une communauté sur les réseaux sociaux ou tester de nouveaux modes de communication, sites internet. un podcast, YouTube, etc. Et un jour, ça marchera. Et parfois, notre livre fonctionne, notre livre est lu, et on est déçu en disant « Finalement, ce n'est pas autant lu que ce que j'espérais. » Mais c'est juste qu'il faut qu'on puisse parfois redéfinir ses propres critères. Redéfinir finalement à partir de quand on a le droit d'être fier de nous. Et on a le droit d'être fier de nous d'avoir terminé un livre, même s'il n'est pas encore lu. Et il faut se dire que la plupart des gens dans leur vie n'écriront jamais le livre. Alors nous, quand t'as 25 ans, quand t'as 23 ans, quand t'as 35 ans et que t'as écrit un livre, c'est quand même bien. Franchement, tu peux te dire bravo, tu peux être fier de toi. C'est sur ces mots d'encouragement que je vais m'arrêter là. J'espère que cet épisode vous a plu. J'ai eu un peu l'idée de cet épisode sur un coup de tête, parce que j'ai pas eu une très bonne nouvelle qui est arrivée aujourd'hui au niveau de l'écriture, de l'édition, tout ça. Je vous en parlerai dans le prochain épisode de podcast, je pense, ou celui d'après. Et cette mauvaise nouvelle, ça m'a beaucoup déprimé. Et ça m'a beaucoup énervé aussi. Et je me suis dit que j'avais envie de parler de ce sujet-là pour pouvoir un peu démystifier le côté on doit absolument avoir des personnes qu'on lue, que ce soit des amis, que ce soit des amis. Parfois, on écrit des livres qui sont tellement gros que les gens n'ont pas le temps. Quand on est étudiant, qu'on est à l'université, qu'on est au lycée, qu'on passe son bac, finalement, tous nos amis n'ont pas forcément le temps de lire ce qu'on écrit. C'est triste, mais c'est comme ça. Et ce n'est pas pour autant que c'est des mauvais potes. C'est comme ça. Et il faut se dire que si on n'a pas de bêta-lecteur, on en aura plus tard. Si on n'a pas de lecteur, on en aura plus tard. Si on n'a pas le succès qu'on espère, on aura ce succès plus tard. Donc vraiment, dites-vous ça. Et dites-vous que si vous voulez avoir des bêta-lecteurs, avoir des lecteurs, avoir du succès, vous allez travailler sur les réseaux sociaux, sur YouTube, sur des plateformes de podcast, sur des plateformes de livres audio. Que sais-je ? et que un jour ou l'autre, vous allez réussir à atteindre tous les objectifs que vous vous êtes fixés, parce qu'un livre non lu, c'est comme une étoile morte finalement. Cette lumière, elle peut mettre des années à nous parvenir, et lorsqu'elle nous parviendra, elle sera d'autant plus brillante, ce livre sera d'autant plus un chef d'oeuvre finalement, parce qu'on se dira, l'auteur a galéré pendant 10 ans, il a réussi. Cette autrice-là, ça fait 15 ans qu'elle a écrit ce livre-là, ça fait 15 ans qu'elle déprimait parce qu'elle se disait... qu'il n'allait jamais avoir le succès escompté, et bien non, finalement, il a réussi à avoir le succès escompté. Il a mis plus de temps que prévu, mais le succès est arrivé. Et donc, ce sera le mot de la fin. J'espère que ça vous a plu. A très bientôt. Écrivez bien. Profitez bien de votre vie. Profitez bien de votre semaine. Profitez bien de votre futur week-end qui arrive. Bye bye !