- Speaker #0
D'où proviennent les maladies graves, Florine ?
- Speaker #1
Très très bonne question. Et généralement, on pense que les maladies graves arrivent comment ? Avec l'alcool, la clope, les drogues, etc. Sauf que c'est bien plus profond que ça. Par exemple, on parle d'un cancer. Un cancer, si c'est le cancer du sang, si c'est le cancer des intestins ou quoi que ce soit d'autre, il arrive surtout de l'émotionnel.
- Speaker #0
Ok, tu veux dire que ce n'est pas forcément de ce qu'on aurait tendance à entendre, comme la clope, etc. Mais plutôt, peut-être de choses qu'on n'ose pas extérioriser, peut-être les choses que les personnes auraient tendance à minimiser.
- Speaker #1
Exactement. En fait, tout part de l'intérieur. En fait, par exemple, si on prend maladie, le mot maladie, c'est le mal à dire.
- Speaker #0
Ok, trop bien.
- Speaker #1
Donc en fait, c'est vraiment de l'intérieur. En fait, imagine, tu viens d'apprendre que tu as un cancer. Sauf que le cancer, il ne vient pas d'aujourd'hui. Le cancer, il est déjà là, présent, il y a dix ans.
- Speaker #0
Ok, ce que tu es en train de dire, c'est qu'il y aurait peut-être des signaux. qu'on aurait tendance à tolérer et qui pourrait potentiellement conduire à cette maladie derrière.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, le corps, il va te faire passer des petits messages. Ça peut être par des ballonnements. ça peut être par des boutons peu importe quoi et en fait plus tu ne vas pas écouter ton corps et les petits messages qui va te faire passer plus ton corps va devoir faire x10 x100 jusqu'à te dire ok bah là je vais te donner quelque chose de grave et on va voir ce que tu vas faire ok donc c'est une petite alerte
- Speaker #0
on prendrait un bouton qui finalement, on ne prend pas conscience qu'il est présent et on le met de côté en mode on le ressent, on l'observe, mais on se dit que ce n'est pas si grave que ça. Puis ce bouton-là, il va prendre de plus en plus d'ampleur jusqu'à finalement avoir une répercussion encore plus visible ou ressentie à l'extérieur. Typiquement un cancer, une maladie ou d'autres symptômes comme les boutons, comme tu pouvais dire.
- Speaker #1
Oui, là on parlait... des cancers, mais ça peut être les AVC, ça peut être plein de choses. Finalement, toutes ont la même source.
- Speaker #0
Et toi, tu le remarques souvent dans le quotidien avec les femmes que tu échanges aussi ?
- Speaker #1
Oui. Alors, beaucoup n'ont pas de cancer, de maladies graves comme ça, mais c'est vrai que là, si on prend une moyenne de 10 appels, les 10 derniers appels que j'ai pu avoir avec ces femmes, toutes Merci. ou du moins de 85% m'ont dit non mais c'est pas si grave, je suis en bonne santé, j'ai pas de cancer en fait pourquoi tu minimises tes ressentis et tes symptômes ? parce que plus tu vas les minimiser, plus ce cancer que tu me dis que tu l'as pas pas, il va arriver.
- Speaker #0
Ok, du coup, de base, ces femmes-là, elles viennent te voir dans quel contexte ? C'est-à-dire, c'est quoi les choses qu'ils auraient tendance à minimiser et que toi, tu perçois que c'est pas un truc à minimiser ? Ou qui va, du coup, s'amplifier avec le temps ?
- Speaker #1
Au niveau des symptômes, on est surtout sur la prise de... poids, les ballonnements, la fatigue, le brouillard mental. Et quand tu creuses un petit peu plus, il y a l'image de soi, l'estime et la confiance en soi qui sont très très impactées. Et en fait, elles ont beau avoir une énorme confiance en elles au travail, quand elles rentrent chez elles devant le miroir, il n'y a plus personne. Pourquoi ? Parce qu'on met un masque.
- Speaker #0
C'est la question que j'allais te poser. Pourquoi finalement ces femmes, qui savent qu'elles ne vont pas forcément bien, elles ne choisissent pas d'aller mieux ? C'est quoi qui les retient ces femmes-là ?
- Speaker #1
La peur.
- Speaker #0
La peur de quoi ?
- Speaker #1
La peur de... de changer.
- Speaker #0
Pour eux ou pour leur entourage, c'est par rapport à quoi qu'ils ont peur de changer ?
- Speaker #1
Un peu les deux. Peur.
- Speaker #0
Enfin,
- Speaker #1
changer, ça fait peur. Moi, je me souviens que la première fois que j'ai voulu faire quelque chose qui me sortait de ma zone de confort, j'ai eu peur. Sauf que je me suis lancée.
- Speaker #0
parce que je me suis dit si je vis comme ça alors que j'avais 21 ans à l'époque si je vis comme ça pendant encore 60 ans de ma vie je serais malheureuse parce que c'est quoi que tu ressentais toi de ton côté que t'aurais peut-être même minimisé à une étape de ta vie ce qui serait aussi 100% ok mais c'est quoi les petits signaux toi que t'as reçu de ton corps de ton esprit de tes émotions qui t'a fait te faire dire en fait Il faut que je le fasse quoi, il faut que je change les choses.
- Speaker #1
En fait je pense que j'ai souvent eu depuis très très longtemps un ressenti... Comme ça parce que déjà à l'époque quand j'étais enfant, il s'est passé plein de choses et on pourra en parler tout à l'heure mais pareil j'ai eu des personnes qui dans ma famille ont eu des maladies, qui ont eu des choses type de cancer voire aussi mort clinique. Et finalement, ça m'a obligée à grandir plus vite que la moyenne. Et du coup, si je prends l'exemple de l'école, en collège-lycée, je ne me suis jamais sentie à ma place.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
C'est quoi,
- Speaker #0
dans la cour de récré, t'étais mise de côté, on t'ignorait ?
- Speaker #1
Ouais. En fait, quand je suis passée de la primaire où j'avais tout mon groupe d'amis au collège, Bah, dès le premier jour de collège, j'avais plus d'amis.
- Speaker #0
Après, il y a beaucoup d'enfants aussi qui passent par là, qui n'ont pas forcément les mêmes repères en passant d'une classe à une autre. Pourquoi toi, t'as senti que c'était différent peut-être par rapport à la majorité des autres élèves ? C'est quoi le vrai contexte à toi ?
- Speaker #1
Le vrai contexte, il n'était pas en 6e, mais il est arrivé plutôt dans la 25e. Je suis passée en quatrième, ça date hein, ça passe. Je suis passée en quatrième, bah ouais. Et en quatrième, j'ai appris que ma mère avait un cancer.
- Speaker #0
Ok, un cancer, on peut dire quoi un cancer ?
- Speaker #1
Un cancer au niveau des intestins. Donc ça a été quand même très difficile à vivre.
- Speaker #0
C'est-à-dire, t'as quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #1
Je dois avoir 13 ou 14.
- Speaker #0
13, 14 ans ?
- Speaker #1
Non, quatrième quoi, j'avais pas encore redoublé à cette époque. Ouais, j'avais 13 ans. Quelque chose du genre ?
- Speaker #0
Quand tu l'as appris, c'était quoi ton ressenti ? Est-ce que tu comprends directement ce que ça veut dire ? Est-ce que tu arrives à mettre des mots dessus ? Parce que même personnes qui ont, il me semble, un cancer, ont parfois du mal à mettre des mots sur ce qui se passe en eux, peut-être au début.
- Speaker #1
Ouais, alors j'ai réussi à mettre des mots parce qu'en fait, dans la même période, peut-être un peu avant... Je ne sais pas comment dire comment il était pour moi, mais du coup, à l'époque, ma mère était en couple avec un homme. Et cet homme-là avait un meilleur ami avec qui il m'entendait super bien. Il est mort. Pareil qu'une maladie.
- Speaker #0
C'est quoi, un cancer ? C'est autre chose ?
- Speaker #1
C'est un cancer du sang. Et finalement, sachant que j'avais déjà vécu cette expérience, J'ai su mettre les mots sur ma mère.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et les larmes montent après toutes ces années.
- Speaker #0
Bref.
- Speaker #1
Vous avez vraiment le direct, pour le coup. Et, en fait, la première pensée qui est venue, c'était, et si elle partait ?
- Speaker #0
Par rapport à ta maman, tu veux dire ? Si elle partait de ta maman ? Ok. Donc, toi, t'avais une peur à cet âge-là de... de la... mort prématurée de ta maman vis-à-vis de son cancer.
- Speaker #1
Exactement. Voilà. Ça fait très longtemps et pourtant, tellement ça m'a marquée aujourd'hui, j'en pleure.
- Speaker #0
T'en pleures et t'en as fait ta mission aussi. Quelque part au travers de The Coed Body. d'accompagner ces femmes qui auraient tendance à minimiser aussi ce qu'elles peuvent ressentir, les signaux de leur corps, celles qui sont en mode survie avec un corps inflammé, qui ne se sentent pas bien, et qui parce que, en fait, ce n'est peut-être pas une grosse prise de poids de 30 kilos, mais auraient tendance...
- Speaker #1
à se dire ouais non mais c'est pas si grave que ça je me sens pas bien mais c'est pas si grave que ça c'est ça exactement et pour revenir du coup tout à l'heure tu m'as dit c'était quoi moi les symptômes que je pouvais ressentir ou au tout début j'avais ces ballonnements j'avais ce mal être qui était installé en moi depuis longtemps et J'avais pris du poids, alors j'étais sous pilule et cette pilule m'a fait vraiment prendre beaucoup de poids, j'avais environ 15 kilos de plus, avec beaucoup de rétention d'eau aussi. Je me suis dit, en fait, déjà, c'est le truc le plus cancérigène du monde, la pilule, donc j'allais l'arrêter, parce qu'en plus de ça, j'avais beaucoup d'effets secondaires avec elle. Donc je l'ai arrêtée. J'ai dû l'arrêter en fin de lycée, donc en terminale. Et en fait, au même moment, je suis partie.
- Speaker #0
T'es partie ?
- Speaker #1
Je suis partie. Je suis partie de ma ville natale, tu vois. Je suis partie de la France pour aller en tant qu'opère à Londres.
- Speaker #0
Ok, genre du jour au lendemain, tu t'es dit vas-y.
- Speaker #1
Du jour au lendemain, je me suis dit maman je m'inscris sur X site, tu vois. Elle m'a dit ok, si c'est ce que tu veux, t'es sûre ? Ouais, je suis sûre. En fait, j'avais besoin de fuir.
- Speaker #0
T'avais besoin de fuir quoi ?
- Speaker #1
Mon quotidien, ma ville, mes parents, j'avais besoin de fuir pour...
- Speaker #0
C'est intéressant du coup si on parle des signaux là, au moment de ta fuite, on pourrait revenir peut-être dans un autre épisode, mais qu'est-ce qui te fait dire qu'il faut que tu partes ? C'est quoi les signaux, qu'est-ce que tu ressens en ce moment ? Est-ce que c'est une pression interne ? Est-ce que c'est ton cercle social qui te le fait savoir ? Il y a quoi en fait qui joue ?
- Speaker #1
Il y a plusieurs de ces choses-là, je pense que je ne me suis jamais sentie à ma place. Un peu comme le mouton noir dans un troupeau de moutons blancs. En plus de ça, ma mère a guéri du cancer, mais finalement, émotionnellement, elle est toujours dans l'état dans lequel elle était avant son cancer. Elle n'a pas appris de ce cancer, ou du moins pas assez. Et je me suis dit en fait, si je n'ai pas envie de finir... Comme la majorité des gens de mon entourage.
- Speaker #0
Donc c'est-à-dire les gens qui auraient tendance à minimiser ce qu'ils ressentent, qui finalement vivent une vie qui n'est peut-être pas forcément la leur, avec une santé qui n'est pas celle que toi tu désirais à ce moment-là ?
- Speaker #1
C'est ça. Il faut que je m'en aille. Alors je suis partie deux mois et demi, parce que ça s'est mal passé finalement. Je ne me sentais pas de rester plus longtemps.
- Speaker #0
Tu as quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #1
J'ai 18 ans.
- Speaker #0
Deux mois et demi, quand t'as 18 ans, que t'as jamais bougé.
- Speaker #1
J'ai pris l'avion toute seule. C'est long déjà. J'ai tout fait toute seule, les démarches. Le pire de tout ça, c'est que j'avais pas peur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Et je me souviens de mes parents qui avaient très très peur pour moi. Et je me suis dit, mais en fait... Là, je vais vivre ma vie, je vais faire des expériences. Et en fait, à partir de ce moment-là, après je suis revenue malheureusement et j'ai commencé à travailler pendant quelques années, j'ai pleuré. Je suis arrivée à l'aéroport, ma mère était venue me chercher avec mon oncle. Et j'ai pleuré parce que je voulais pas revenir.
- Speaker #0
Tu voulais pas revenir chez toi ?
- Speaker #1
Je voulais pas revenir chez moi.
- Speaker #0
T'avais passé deux mois et demi dans un nouvel environnement.
- Speaker #1
Dans un nouvel environnement, j'apprenais l'anglais, j'avais des potes, tout, machin. et j'étais super bien dans cette vie c'est grâce à ça qu'aujourd'hui t'es trilingue d'ailleurs non non non pas trilingue mais c'est vrai que par rapport à l'anglais ça m'a permis vraiment de me booster d'un niveau à zéro clairement parce que j'avais que des zéros au collège et au lycée à un niveau B1 B2 intermédiaire et ça a été l'une des plus belles expériences de ma vie Et tout ça pour dire que j'ai pris énormément de confiance à ce moment-là. Mon essai de moi, il est remonté. Et quand je suis revenue, je me suis dit, le seul objectif que j'ai, c'est de repartir.
- Speaker #0
Donc ce départ, finalement, il a été créé suite à ce que tu as observé dans ton environnement. C'est-à-dire que tu ne voulais pas devenir ces personnes-là. Pas que ce soit des personnes méchantes, malveillantes ou quoi que ce soit. C'est juste que la vie qu'ils avaient, toi, tu as observé que ce n'était pas... pas forcément ce que tu voulais, t'as pris la décision de fuir, de quitter finalement le cocon, ce que t'avais tendance à connaître, pour voir les autres possibilités qui s'offraient à toi, à ce moment-là tu te dis, en fait c'est plutôt la vie que je veux, c'est pas celle qu'eux ils mènent, et comment eux ils le vivent, comment t'arrives à leur expliquer ça, parce que je sais que c'est pas toujours évident d'exprimer quelque choses. que l'on voit, que l'on observe et qu'on vit différemment d'une autre personne. Toi par exemple, je prends un exemple concret, tu te mets au sport, t'es la seule de ta famille qui fait du sport, et il n'y a personne qui comprend pourquoi tu fais du sport. Tu travailles toute la journée, tu vas faire ton sport le soir. Eux, ils ne comprennent pas cet intérêt.
- Speaker #1
Moi, il faut savoir que je suis l'aînée de la fratrie. Et en fait, on m'a très vite responsabilisée par rapport aux petits qui ont suivi. Et j'ai toujours eu un petit peu de mal à exprimer avec les... Bon mot, ce que je ressentais, j'allais très souvent m'énerver très rapidement finalement.
- Speaker #0
D'ailleurs, c'est pour ça que ce nouveau podcast existe, parce qu'au-delà de juste avoir des conversations sincères avec des êtres humains comme nous, l'objectif aussi, c'est une fois de plus de sortir. de notre zone de confort, de ta zone de confort. On parle d'apprendre à s'exprimer. Je pense que le meilleur moyen d'apprendre à s'exprimer, c'est d'ouvrir une caméra, c'est de lancer un podcast et de commencer à communiquer.
- Speaker #1
Exact. Et je ne sais plus ce que je disais juste avant.
- Speaker #0
Je ne sais plus non plus.
- Speaker #1
Oui, que je m'énervais pour rien et que je levais très rapidement la voix. En fait, je n'ai pas trop perdu de temps à leur expliquer. Juste, j'ai fait un peu dans mon coin ce qu'il fallait que je fasse. Ils l'ont vu. Ils se sont dit, en fait, on ne comprend pas trop ce que tu fais. Pareil, après, je me suis lancée dans un BPGEPS. Ils se sont dit, si c'est ce que tu veux faire, tant mieux.
- Speaker #0
Donc, BPGEPS qui est le diplôme de coach sportif en France.
- Speaker #1
Exactement. AF, double mention.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Et ils se sont toujours inquiétés pour moi, quoi que je fasse. Quand je me suis lancée dans le métier de coach, enfin du moins la formation, lorsque je suis partie à London, lorsque je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, je me souviens que c'était vraiment des sujets de tension, surtout entre moi et mon père. Ma mère, elle ne disait pas grand-chose. Pourtant, elle en pensait tout autant. Même ces zones de tension, ça m'a appris énormément à aller puiser au fond de moi, à prendre sur moi pour me dire « Ok Florian, tu sais ce que tu veux dans la vie, par contre apprends à communiquer parce que sinon tu n'arriveras à rien. » Donc j'ai appris à communiquer avec mes parents en leur disant « Ok, moi je veux ça, ça, ça, ça » , à poser mes limites de la bonne manière. Mais j'ai aussi appris finalement à communiquer avec tout le reste. Je me souviens, et tu pourras le confirmer, mais avant je n'arrivais pas à ouvrir ma bouche.
- Speaker #0
Je ne confirme rien du tout moi.
- Speaker #1
j'arrivais pas à ouvrir ma bouche à dire ce que je ressentais, que ce soit dans le positif ou dans le négatif. Et en faisant ce travail, je suis sortie d'une zone très sombre. où je n'avais aucune estime, aucune confiance, mon image de moi était horrible, elle était proche de zéro, à une personne qui aujourd'hui, son estime est boostée, sa confiance est boostée. Alors, ça ne sera jamais à 100% parce que sur plusieurs domaines de ta vie, tout le reste de ta vie, tu vas apprendre des choses, tu vas sortir de ta zone de confort et c'est comme ça que finalement tu vas évoluer. Et pareil, mon image de moi aujourd'hui, elle me plaît. Et un truc que j'aurais pu ne jamais dire de ma vie si j'étais restée finalement en 2018 à la flèche, c'est qu'aujourd'hui je m'aime.
- Speaker #0
Tu crois que c'est difficile pour la majorité des femmes de...
- Speaker #1
De ce que dire ?
- Speaker #0
De s'exprimer, de l'exprimer qu'elles aiment ? Bien sûr.
- Speaker #1
Elles n'arrivent pas à se regarder dans un miroir. Les photos, c'est inexistant. Elles s'habillent alors qu'elles voudraient se mettre en maillot de vente sur la plage ou même à la piscine avec leurs amis. Incapables. Aujourd'hui, si tu n'arrives pas à le faire, c'est que tu ne t'aimes pas et que ton image de toi est faussée. Donc ça n'a pas été juste une question de perdre du poids. C'est une question aussi d'améliorer son image de soi, de prendre confiance en soi. et de se faire confiance.
- Speaker #0
Ok, donc si on en revient au sujet principal qui est celui de minimiser finalement ce qu'on peut ressentir, les signaux, là en fait on est dans une dimension beaucoup plus large, c'est-à-dire qu'à partir du moment où on arrête de se minimiser, on pourrait même dire, je pense, s'effacer, se mettre de côté par rapport à d'autres sujets, on vient à mieux s'exprimer, à décupler sa confiance en soi, à à s'aimer une fois de plus. Et c'est ça qui fait qu'on vit une vie, de mon point de vue en tout cas, à notre plus haut potentiel. Et comme tu l'as dit, ça ne sera jamais parfait, parce que du coup, ça prend toute une vie. Mais ce chemin de l'amélioration continue, il te permet, en mon avis, d'ouvrir les yeux sur ce qu'il y a... à ne plus minimiser.
- Speaker #1
Exactement. Et il faut apprendre à prendre sa place. En fait, généralement, je prends l'exemple d'un couple. Un couple, c'est une femme, un homme, une femme qui vit dans ce mal-être, c'est pour ça qu'elle font appel à moi, avec les ballonnements, etc. Et un homme qui n'est même peut-être pas au courant de sa situation. Parce qu'elle ne lui en a jamais vraiment parlé.
- Speaker #0
Et peut-être que lui aussi ne s'est jamais trop intéressé à ce qui se passe dans la vie de sa partenaire.
- Speaker #1
Exactement. Mais du coup, cette femme, généralement, elle va minimiser tout. Elle va s'oublier. Elle va s'effacer pour laisser la place au couple. Et à son mec.
- Speaker #0
Et encore pire s'il y a des enfants derrière, etc.
- Speaker #1
Ah oui, les enfants, ils passent en premier plan, le mec passe en second plan, la famille en troisième plan, et elle, elle passe pas.
- Speaker #0
Y'a plus de place. Y'a plus de place. Parce que du coup, à côté de ça, y'a le boulot, y'a le train de vie, y'a tout ce qu'il y a à côté.
- Speaker #1
Mais si, on voyait les choses différemment maintenant.
- Speaker #0
Donne-nous ton contexte.
- Speaker #1
T'as toujours ce mari, ses enfants, ce travail, ses activités, etc.
- Speaker #0
T'as pas tout quitté, tu t'es pas dit je prends un billet pour Londres et je plaque tout. Y'en a qui font ça. Chacun son point de vue, chacun ses choix. On est pas là pour encourager... Une action en particulier, on essaye à chaque fois de donner plusieurs points de vue, de la nuance. Nous on veut nuancer au maximum pour faire comprendre qu'il n'y a pas un seul bon chemin, qu'il y a plein de choix qui sont possibles et que le tout c'est de faire des choix alignés à soi. qui nous permettent de grandir.
- Speaker #1
Donc imaginons, tu as toujours tout ça dans ta vie, toi tu es là.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
pas toi. La femme. Si on se mettait en priorité, nous en tant que femmes, parce qu'avant d'être une mère, avant d'être une épouse, on est un être humain, nous sommes des femmes. Priorité numéro une, toi. Numéro deux, tu choisis bien sûr entre tes activités, ton mari, tes enfants, etc. Toi tu mettrais quoi ?
- Speaker #0
Entre l'activité et tout ? Donc quelque chose qui est important pour moi, c'est l'activité, par exemple, sportive.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
C'est-à-dire activité ou métier ?
- Speaker #1
Non, des activités personnelles.
- Speaker #0
Ouais, faire du sport, c'est important pour moi.
- Speaker #1
Après, ça, c'est la priorité numéro 2. On peut dire que ça se... rejoindre avec la priorité numéro une toi toi c'est des activités c'est ton temps personnel c'est vraiment toi ok ensuite avant d'avoir des enfants avant d'avoir avant d'avoir ton mari avant d'avoir ta famille ben là tu dis ok c'est quoi le plus important pour moi tu choisis entre les trois Avant d'avoir tes enfants, t'as eu ton mari. Pour qu'une famille... Pour qu'une famille... soit unie... le mari... pour moi c'est la priorité numéro 2.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Ensuite les enfants. Parce que... si toi tu es épanoui... Ton mari le ressentira. Vous serez épanouis tous les deux ensemble. Si les enfants sentent que vous êtes épanouis, Tout seul. Donc toi, de ton côté, ton mari de son côté, et tous les deux enfants, les enfants seront épanouis.
- Speaker #0
Ça crée comme un démultiplicateur finalement.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
1 plus 1 égale 3.
- Speaker #1
Ouais. Sauf que si on fait l'inverse. Donc les enfants, le mari, ou le mari, les enfants, mais généralement c'est souvent les enfants, le mari, toi. Bah toi t'es malheureuse. On va faire dans un sens inverse. T'es malheureuse, ton mari le ressent, bah y'a des tensions. Les enfants sentent les tensions entre vous, bah les enfants sont pas contents. Et malgré que les enfants ne disent pas grand chose, les enfants ressentent tout. Et ça je peux le confirmer avec moi, mon vécu, et avec mes parents. Donc, en fait, il faudrait peut-être se dire Il est temps de changer la façon de penser et de voir les choses.
- Speaker #0
Je pense que ce n'est pas évident pour les femmes et les personnes qui nous écoutent. Parce que du coup, la majorité vont penser qu'on a des obligations.
- Speaker #1
Ouais, et c'est égoïste aussi.
- Speaker #0
Ouais, et puis aussi, au-delà de ça, entre les obligations familiales, la famille, etc., je me mets dans la peau de ces personnes-là, bien que j'y suis pas, tu vois. Il y a les obligations, mais il y a aussi ce que dit notre environnement sur ce qui devrait être normalement le standard. En fait, avoir ses enfants en termes de priorité, ça devrait être normal, avoir son mari... En termes de priorité, ça devrait être normal. Et après, je me passe au second plan. Mais si on prend l'exemple de cette tasse du coup pour aller au-delà de ça. Ici, toi, tu recommandes du coup que la femme soit en haut. Le vase est plein finalement. Ça ne peut pas fuir. Par contre, si du coup, elle passe sa famille, son conjoint, ses enfants avec elle, elle est là. Si je perce ici du coup vu qu'elle est là, la tasse va fuir beaucoup plus vite que si c'était percé en haut en fait. à la fin, il n'y a plus rien. Ce qui fait qu'elle, elle est le socle. Nous sommes le socle, finalement, de notre vie. Et c'est ce que nous, on prend beaucoup l'avion. Et dans l'avion, ils disent tout le temps, la priorité, c'est de mettre son masque à soi.
- Speaker #1
Oui. Le masque quand il tombe. Et c'est naturellement, c'est biologique. En fait, le main, il est fait pour se sauver lui. Si à un moment donné, je sais pas moi, on est à Phuket. Il y a un tsunami. Ok, il y a un tsunami. Bah tu vas pas aller chercher ton chien, ton chat, ton bidule, ton chouette. Tu vas aller monter là-haut.
- Speaker #0
Surtout si on dort. Moi je te réveille pas. Moi j'entends le truc, je me barre. Mais direct. Tu dors, toi tu dors, tu dors. Ciao quoi.
- Speaker #1
tout ça pour dire que l'humain il est égoïste de nature l'être humain il pense à soi, il va se sauver lui-même et c'est comme ça que ça fonctionne c'est comme tous les animaux
- Speaker #0
Et puis c'est pareil, ça ne veut pas dire que si tu fais de toi une priorité, que tu vas oublier tout le reste. Dire qu'après être au-delà de ça, et c'est là où en fait tu sais que tu es en mode survie ou pas, parce que si tu fais passer tout le reste, si tu te fais passer après tout le reste, il y a de grandes chances que tu sois en mode survie, et que si tu veux changer les choses, va falloir peut-être mieux t'organiser, et voir les choses d'un autre point de vue. C'est pour ça qu'on dit que quand les femmes, femmes s'intéressent à The Quiet Body, l'accompagnement pour démarrer, on leur dit tout le temps « Ok, mais est-ce qu'aujourd'hui, tu es prête à voir les choses sous un autre point de vue, sous un autre prisme ? » Parce que ce n'est pas parce que tu as appris plein de choses dans ta vie jusqu'à maintenant que c'est les meilleures choses et que tu dois continuer dans ce sens pour atteindre ton objectif sinon comme on dit tu serais déjà là où est-ce que tu veux tu aurais déjà le corps que tu veux, l'énergie que tu veux les relations que tu veux les finances que tu veux bref c'est un truc et tu vois par rapport à ces personnes là elles ont toujours testé beaucoup de choses coach, diététicienne etc donc c'est pas des personnes qui sont restées sans rien faire ouais elles ont déjà fait des choses
- Speaker #1
Mais en fait, elles ont testé aussi seulement la diététique, la nutrition et le sport. Sauf qu'on le sait que quand on est en mode survie, ça ne fonctionne pas. T'as beau faire beaucoup de sport et t'as bien beau manger à la perfection, ça ne fonctionne pas. T'auras pas de résultat. Parce que si, là-haut... Ça fonctionne mal ?
- Speaker #0
Parce que si c'était seulement une question de sport et de nutrition...
- Speaker #1
On aurait déjà tous les résultats qu'on voudrait avoir depuis bien belle lueurette. Et tout ce qui touche au système nerveux, ça n'existerait pas.
- Speaker #0
Et pourtant, il y a le corps et l'esprit.
- Speaker #1
Exactement. Et souvent, les deux sont déconnectés. Sauf que si tu veux avoir les résultats que tu veux, peu importe ce que tu veux dans la vie, les deux doivent être liés.
- Speaker #0
Il faut refaire cette reconnexion. Donc si on en revient au sujet principal qui est le fait de minimiser finalement ce qu'on peut ressentir. Peu importe qui on est, les palonnements,
- Speaker #1
la prise de poids,
- Speaker #0
les boutons, la fatigue, le brouillard mental aussi. C'est quoi la conclusion de tout ça ?
- Speaker #1
C'est que si vous voulez que ça...
- Speaker #0
disparaissent de votre vie, ou du moins que ça se décharge petit à petit, il va falloir voir les choses sous un prisme différent. Il va falloir vous remettre au centre de votre vie. Et ça, c'est compliqué. Mais c'est la seule manière de y arriver.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, je crois qu'on n'a pas peur de le dire, mais tout le monde ne va pas réussir.
- Speaker #0
Tout le monde ne va pas réussir ?
- Speaker #1
Parce que tout le monde n'en a pas franchement l'envie. Tout le monde ne veut pas casser son quotidien, casser ses habitudes, peut-être...
- Speaker #0
Par peur.
- Speaker #1
Par peur, ouais.
- Speaker #0
Peur de perdre ce qu'ils ont construit, peur de perdre leur conjoint, peur de perdre... tout.
- Speaker #1
Oui, parce que ça fait peur de quitter un environnement connu pour aller vers un environnement inconnu mais qui pourrait être beaucoup plus bénéfique pour nous, même pour notre cercle social, si on prend un concept très simple. Une relation de couple, on revient là-dessus, parce que mes parents ont été dans cette situation. Ils se sont séparés, ils n'étaient pas mariés ou quoi que ce soit. Mais en fait, quand tu es dans une relation de couple que ça ne va plus, tu as le choix de rester avec le ou la partenaire. Mais derrière, si tu restes avec alors que ça ne va pas, il y a des conflits, mais finalement, qui est-ce que tu sers ? Est-ce que tu te sers toi ? Est-ce que tu es là pour servir les autres ? En fait, tu es en train de rendre malheureux tout le monde juste pour rester dans un truc que tu connais, qui te rend confortable, que tu n'aimes pas, pas une victime, mais pour... Peut-être éviter de franchir ce cap, ce truc qui fait peur, mais qui te permet d'aller vers de l'inconnu, qui peut être potentiellement meilleur. Mais vu qu'il y a un risque... Ouais,
- Speaker #0
il faut sauter la barrière pour toi. C'est pas compliqué. Ou sinon, tu ouvres la porte.
- Speaker #1
Ouais, tu défonces le mur.
- Speaker #0
Tu défonces le mur à coup de marqueur.
- Speaker #1
Tu creuses un trou avec une pelle.
- Speaker #0
Ouais, il y a plein de solutions. Effectivement, ça fait peur. En fait, si je change, est-ce que je serai toujours avec cette personne-là ? Est-ce que si je change, je resterai avec cette personne-là ? La réponse, c'est qu'on ne sait pas. Parce que si tu changes et que la personne en face n'est pas réceptive... et qu'elle n'aime pas cette nouvelle version de toi, elle partira. Et au contraire, si tu changes et que cette personne en face, elle adore cette nouvelle version de toi parce qu'elle a l'impression de retrouver la toi d'il y a 10 ans quand vous vous êtes rencontrés. justement, votre couple va être encore plus beau. Et c'est ça qu'on a du mal à comprendre. Au début, les 3 à 6 mois, 1 an, tout est beau, etc. On met un petit masque quand même, se dire, ok, tout va bien dans ma vie. Et au fil du temps, avec les enfants, avec la routine, etc., on se sent de plus en plus étante. Et ça impacte tout le couple. Donc si tu changes, ne serait-ce qu'une seule petite habitude, la personne en face va le voir. Et si elle t'aime vraiment, elle restera.
- Speaker #1
Et si elle ne t'aime pas ?
- Speaker #0
Elle partira.
- Speaker #1
Et si elle ne veut pas partir ?
- Speaker #0
Tu la dégages en fait. Tu la dégages parce que... Même si elle part cette personne là, c'est pour te laisser meilleur après.
- Speaker #1
Donc c'est tout le temps une question de perception aussi, de comment on voit les choses, comment on veut les voir aussi, parce que c'est très facile de... Comment on veut garder un souvenir dans notre tête, parce qu'une fois de plus c'est une sortie de zone de confort. On retient une chose, c'est que minimiser les symptômes qu'on a ne permet pas de les régler.
- Speaker #0
Et surtout, ça amène à la perte.
- Speaker #1
Ça amène à la perte, au déclin. Si tu ne prends pas soin d'une plante qui a besoin d'être arrosée tous les jours, c'est une certitude que cette plante...
- Speaker #0
Elle meurt.
- Speaker #1
Un jour ou l'autre. Alors à toi de faire les bons choix à partir d'aujourd'hui. Ce podcast, le nom c'est... Le débrief ?
- Speaker #0
Ouais, le débrief, exact. Et nous on se retrouve finalement toutes les semaines pour discuter de plusieurs sujets à chaque fois des choses qu'on a peut-être vécues toi ou moi, ou peut-être même pas mais bon, généralement on part en connaissance de cause donc j'ai hâte d'avoir le prochain sujet, de pouvoir faire ce prochain podcast finalement et de pouvoir aider un maximum de personnes à ouvrir les yeux, ouvrir leur coeur et se dire en fait, on n'a qu'une vie parce que la vie passe vite et finalement un jour que tu te lèves de plus c'est un jour en moins dans ta vie donc essaye de faire le calcul pour te dire ok il me reste combien de temps si je vis jusqu'à 80 ans en moyenne et tu verras que la vie est très courte donc arrête de t'oublier et
- Speaker #1
pense à toi c'est le message et surtout si tu n'es pas encore abonné à ce nouveau podcast le débrief c'est le moment de le faire c'est le moment de partager cet épisode et surtout envoie nous de la force Merci. C'est le démarrage. Et comme tout démarrage, on a besoin de beaucoup de carburant. Nous, on kiffe faire ça. On va le faire sans problème. Mais pour propulser ce podcast au niveau supérieur, pour qu'il ait de l'impact dans la vie d'une femme, d'une personne, c'est aussi ton rôle que de faire le nécessaire à nos côtés. Donc on compte sur toi.
- Speaker #0
Abonne-toi. Tu peux laisser un j'aime. et tu peux surtout le partager à une personne.
- Speaker #1
dans ton entourage qui a besoin d'entendre ces vérités même si ça fait mal cette femme qui minimise ce qu'elle ressent parce que c'est juste des ballonnements, parce que c'est juste quelques 5, 10, 15, 20 kilos elle le mérite on se retrouve prochainement,
- Speaker #0
on se dit à bientôt bye bye ciao