Description
Mathieu Mucherie Chef Economiste chez BNP Paribas Cardif : La conquête de l’espace se fait désormais avec de nouveaux acteurs qui n’ont aucun complexe et qui voient les choses en grand, ça s’appelle le New Space. Il va décrypter pour nous ce secteur du New Space que l’on croit connaître mais qui, vraiment, est en plein boom, avec une actualité brulante puisqu’on parlera tout à l’heure également de cette fameuse sonde InSight qui vient d’atterrir sur mars. Nous sommes là pour fournir un certain niveau de sécurité, un certain niveau de socialisation du risque à nous assurer dans les domaines comme l'auto, qui vont être révolutionnés par la voiture autonome. Ce n'est pas un hasard si Tesla est un acteur majeur de la voiture électrique et la voiture autonome, et que Tesla est dirigé par la même personne que la personne qui a lancé SpaceX.
C’est très intéressant dans notre perspective parce qu’on veut en savoir plus sur cette planète qui à tout d’un plan B, comme le dit Elon Musk. Vous imaginez, InSight ne coûte que 900 millions de dollars, si vous prenez le lancement, plus le robot en question, 900 millions de dollars, pour comprendre mieux notre planète jumelle, pour comprendre mieux une planète qui était « habitable » il y a trois milliards et demi d’années. Et pour comprendre au mieux, une planète qui est une mine à ciel ouvert, pour l’innovation, pour les ressources. On peut imaginer ça pour les prochains robots.
Mars ne sera vraiment une terre de colonisation que le jour où on sera passé au tout réutilisable et on pourra réutiliser 10 fois, 50 fois évidemment et en toute sécurité les fusées. Pour le moment, on en est encore un peu loin parce que les missions martiennes n’ont eu que 60 % de réussites jusqu’ici. On ne peut pas encore envoyer massivement des êtres humains avec seulement 80 % de chance de ne pas mourir dans la mission. Les gens sont intéressés par InSight de même qu’ils ont été intéressés par Curiosity.
Vous avez un robot qui est conçu pour durer 90 jours et qui fonctionne pendant 14 ans comme Curiosity, ça vaut d’avoir mis deux milliards de dollars dedans. C’est compliqué d’assister à un lancement parce qu’il peut être reporté plusieurs fois. Parfois ils ont fait 500 ou 1 000 kilomètres pour voir ce lancement. Le New Space, on a bien compris, va avoir des impacts, a déjà des impacts assez conséquents.
Pour le moment, il faut vraiment avoir les ordres de grandeur en tête. Vous imaginez les gains en l’espace de 30 ou 40 ans en terme de bien-être, d’avoir investi dans la recherche médicale. Le public, mais aussi et surtout le privé, parce que si on veut bouger l’industrie spatiale, on l’a vu ces dernières années, c’est parti de la Silicon Valley. C’est parti d’Elon Musk.
C’est parti de gens qui sont vraiment des entrepreneurs. C’est eux qui vont permettre vraiment, de bouger les mastodontes publics, et d’entretenir la flamme auprès du grand public et de faire des choses vraiment innovantes. Déjà, je dirais qu'il ne faut pas les décourager, il ne faut pas avoir une vision peut-être trop risque managérial de la chose, peut-être qu'on peut avoir quelques incitations. Moi, je suis particulièrement déçu qu'au moment du Plan Juncker, par exemple qu'on n'ait pratiquement pas pensé au spatial.
Quand on voit ce que la BCE dépense, elle a balancé €3 000 milliards d'extension de son bilan. Il faut avoir les ordres de grandeur en tête. On peut investir beaucoup plus, on peut investir beaucoup mieux. La bonne nouvelle c'est que le marché est un accélérateur.
Là, maintenant le marché est derrière. J'espère que Ariane va se réinventer, parce qu'ils commencent un petit peu, leurs nouveaux propulseurs ont été conçus avec des imprimantes 3D pour permettre une baisse de 50 % du budget, c'est quand même assez intéressant.
C’est très intéressant dans notre perspective parce qu’on veut en savoir plus sur cette planète qui à tout d’un plan B, comme le dit Elon Musk. Vous imaginez, InSight ne coûte que 900 millions de dollars, si vous prenez le lancement, plus le robot en question, 900 millions de dollars, pour comprendre mieux notre planète jumelle, pour comprendre mieux une planète qui était « habitable » il y a trois milliards et demi d’années. Et pour comprendre au mieux, une planète qui est une mine à ciel ouvert, pour l’innovation, pour les ressources. On peut imaginer ça pour les prochains robots.
Mars ne sera vraiment une terre de colonisation que le jour où on sera passé au tout réutilisable et on pourra réutiliser 10 fois, 50 fois évidemment et en toute sécurité les fusées. Pour le moment, on en est encore un peu loin parce que les missions martiennes n’ont eu que 60 % de réussites jusqu’ici. On ne peut pas encore envoyer massivement des êtres humains avec seulement 80 % de chance de ne pas mourir dans la mission. Les gens sont intéressés par InSight de même qu’ils ont été intéressés par Curiosity.
Vous avez un robot qui est conçu pour durer 90 jours et qui fonctionne pendant 14 ans comme Curiosity, ça vaut d’avoir mis deux milliards de dollars dedans. C’est compliqué d’assister à un lancement parce qu’il peut être reporté plusieurs fois. Parfois ils ont fait 500 ou 1 000 kilomètres pour voir ce lancement. Le New Space, on a bien compris, va avoir des impacts, a déjà des impacts assez conséquents.
Pour le moment, il faut vraiment avoir les ordres de grandeur en tête. Vous imaginez les gains en l’espace de 30 ou 40 ans en terme de bien-être, d’avoir investi dans la recherche médicale. Le public, mais aussi et surtout le privé, parce que si on veut bouger l’industrie spatiale, on l’a vu ces dernières années, c’est parti de la Silicon Valley. C’est parti d’Elon Musk.
C’est parti de gens qui sont vraiment des entrepreneurs. C’est eux qui vont permettre vraiment, de bouger les mastodontes publics, et d’entretenir la flamme auprès du grand public et de faire des choses vraiment innovantes. Déjà, je dirais qu'il ne faut pas les décourager, il ne faut pas avoir une vision peut-être trop risque managérial de la chose, peut-être qu'on peut avoir quelques incitations. Moi, je suis particulièrement déçu qu'au moment du Plan Juncker, par exemple qu'on n'ait pratiquement pas pensé au spatial.
Quand on voit ce que la BCE dépense, elle a balancé €3 000 milliards d'extension de son bilan. Il faut avoir les ordres de grandeur en tête. On peut investir beaucoup plus, on peut investir beaucoup mieux. La bonne nouvelle c'est que le marché est un accélérateur.
Là, maintenant le marché est derrière. J'espère que Ariane va se réinventer, parce qu'ils commencent un petit peu, leurs nouveaux propulseurs ont été conçus avec des imprimantes 3D pour permettre une baisse de 50 % du budget, c'est quand même assez intéressant.

