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Dans cette épisode, vous allez découvrir l'histoire de Perrine, devenue maman grâce au don 3x!
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Salut Périne, merci d'être avec nous pour ce deuxième podcast des Receveuses et de partager avec nous ton histoire. Est-ce que dans un premier temps tu peux justement te présenter s'il te plaît ?
Je m'appelle Périne, j'ai 42 ans, je suis mariée à Sébastien, on a trois enfants, Tom, Noah, Noé. On vit dans le département de la Manche, dans la Basse-Normandie.
D'accord. Alors, j'ai entendu que tu as trois enfants. À partir de quand tu as voulu être enfant ?
On a souhaité avoir des enfants. On s'est mis en couple très tard, donc à l'âge de 30 ans. 30 ans et mon mari était plus âgé que moi et donc il m'a fait le souhait d'avoir des enfants assez vite et donc on a commencé le parcours très tôt, donc à l'âge de 30 ans on a commencé le parcours
Alors donc je crois que toi tu savais déjà que tu aurais besoin d'avoir recours à la PMA et au dénonceur d'un temps ?
Oui tout à fait parce que j'ai appris mon infertilité à l'âge de 16 ans quand toutes les filles se développent Moi, je ne me développais pas du tout. Donc, on a été au médecin qui nous a orientés vers les professionnels de santé à l'hôpital sud de Rennes. J'ai eu des traitements qui m'ont fait grandir tout, un utérus, la poitrine. Et par contre, je n'avais pas les ovaires adaptés pour la procréation.
D'accord. Donc, dès l'âge de 16 ans, on t'avait parlé du don d'ovocytes ?
À 16 ans, on a fait tout grandir, entre guillemets. Et quand on a arrêté le traitement à 17 ans et demi, le professeur qui nous suivait avait dit à mes parents « Si un jour Périne va avoir des enfants, il faudra qu'elle ait recours aux dons de vos sites. »
D'accord, donc c'est une idée que tu as pu maturer pendant plusieurs journées.
J'ai toujours eu le souhait d'avoir des enfants. On ne va pas se cacher la face qu'à 18 ans, c'était des mots que je ne mettais pas sur quelque chose. Donc, je n'avais pas envisagé à 17 ans, je ne m'étais pas dit que je voudrais des enfants à l'âge de 20 ans. Donc, c'était vraiment rester de côté. Et puis, petit à petit, en grandissant, on vit sa petite vie de couple et tout, on se met en couple et tout, on en parle. Mais bon, ça restait des mots. Et puis, c'est surtout quand je me suis mis avec Sébastien que là, on est rentré dans le vif du sujet.
Et lui, ça ne lui a pas posé de soucis quand tu lui as parlé de ça ?
Alors, c'est mon mari. On se connaît depuis qu'on est petit. Mes parents sont agriculteurs. Ses parents étaient agriculteurs. Et il connaît le sujet parce qu'on a toujours vécu notre vie ensemble. On a toujours parlé de tout. Donc, il connaissait mon problème de santé avant qu'on se mette en coupe.
D'accord, ok. Et alors, où est-ce que tu as fait ta PMR ? Tu l'as fait en France, je crois ?
Oui, on l'a fait en France, au CHU de Caen, au centre, au CECOS à Caen.
D'accord. Est-ce que ça a fonctionné rapidement ? Déjà, est-ce que tu as eu le donneur rapidement ?
On a monté le dossier et quand on a eu l'acceptation à la date du dossier, un an, genre. Un an jour pour jour, on nous rappelait pour nous dire qu'on allait avoir un don. Et un mois et demi après, on recevait le don. J'ai vu le médecin entre deux avant pour mettre en place le traitement. Et 15 jours après avoir reçu le don, j'attendais mon premier bébé.
Ah ouais, donc le premier transfert a été positif alors ?
Le premier transfert, oui, a été positif. Et donc la donneuse, elle nous en a offert 8 vis-à-vis aussi le même jour. Et sur 8, quand on a implanté Tom, enfin quand on a implanté 8 hommes, parce que c'est Tom, il en restait 7. Il y en a un qui n'a pas tenu le... qui n'a pas tenu d'histoire.
Donc,
il en reste six qui ont été mis au congélateur. Et sur six, on a eu deux autres après et une fausse couche.
D'accord. OK. D'accord. Donc, ça a quand même plutôt, à part cette fausse couche, ça a quand même plutôt bien fonctionné assez rapidement chez toi.
Ça, c'est... Enfin, on avait toujours espéré d'avoir un enfant. Deux, ça serait magnifique. Et le troisième, ça a été la très, très grande surprise.
Oui, j'imagine, c'est merveilleux. Est-ce que tu avais des craintes pendant la grossesse par rapport au fait que l'enfant était issu d'un don ? Est-ce que ça te faisait peur ou pas du tout ?
Non, pas du tout, parce que je pense que... Moi, personnellement, déjà, tomber enceinte, c'était mon plus grand rêve. Et je... Je n'ai jamais eu de crainte. Il y a des gens qui m'ont dit « Je croyais que tu ne pouvais jamais tomber enceinte. » Ben si, pourquoi ? On a eu recours, c'est la médecine qui nous a aidés. J'attends un bébé, tout va bien, il grandit bien. Je n'avais pas de peur, j'avais juste peur qu'il sorte trop vite. Et puis c'est ce qui s'est passé à Tom. Il est né avec un mois d'avance. J'étais triste parce que c'était trop vite. Enfin, j'ai pas eu mes 9 mois de grossesse. Tu voulais profiter.
Ouais, tu voulais profiter.
J'ai pas profité à fond, mais tout compte fait, je m'en veux pas. Tout compte fait, je l'ai eu plus vite. J'ai eu des câlins plus vite, j'ai des papouilles plus vite, je suis devenue maman plus vite.
Exactement. Alors, est-ce que justement ton entourage était au courant ? Tu m'en as un peu partiellement répondu, j'imagine que oui.
depuis l'âge de 16 ans mes parents on en a toujours parlé entre nous et c'était pas un sujet tabou et puis de toute façon moi quand j'ai lancé la procédure parce qu'on s'est mis très vite on s'est mis en couple et on s'est marié très vite pour lancer la procédure et donc il y en a qui nous ont dit vous vous mariez vite bah oui mais pas pour... Pour les raisons aussi de fonder une famille, il fallait le livrer de famille. Donc on s'est engagé très vite, on le disait aux gens, mais de toute façon, vous savez, c'est pour aussi fonder notre famille, parce qu'on commence à être âgés, donc il ne fallait pas attendre.
Oui, donc vous en avez parlé ouvertement et vous n'avez pas eu de réaction de la part des gens.
De toute façon, on ne faisait pas ça pour eux, on faisait ça pour nous.
Oui, tout à fait, vous avez tout à fait raison, en effet. Et alors est-ce qu'aujourd'hui tu y penses encore, vous y pensez encore avec ton mari Odon quand vous êtes avec vos enfants ?
Alors nos enfants quand ils sont nés, moi j'avais beaucoup travaillé, j'avais regardé, j'ai écouté beaucoup de choses. Et du jour où j'ai su que j'avais un enfant dans le ventre, que j'attendais un enfant, je donnais mon ventre et je lui disais tu es issue d'un don. Tu as une petite fée, on l'appelle la fée. La fée, elle a donné ses petites graines pour te procréer. Maintenant, on va te donner tout l'amour qu'on peut te donner. Et donc, on y pense tous les jours. Quand on les voit, nos loulous, on se dit c'est grâce à notre fée. Et les loulous, aujourd'hui, Tom serait là, il vous dirait, moi de toute façon, j'ai été fabriquée dans une petite boîte en plastique, on m'a mise dans une paille, comme ça. Et puis, hop, On m'a jetée dans le ventre de ma mère. Donc, ils savent d'où ça vient. Ou ils savent d'où ils viennent. C'est pas... Moi, je suis pas une semaine sans passer que la fée, on n'y pense pas, elle. Elle est ancrée en nous. C'est notre histoire. Nos enfants, on les a eus à trois, non ? Compreusement.
Oui, tout à fait. Elle fait partie de notre histoire.
Ah oui, oui. Et puis, de toute façon, elle aurait pas été là aujourd'hui. Je serais pas en train de... On s'en racontait tout ça.
Effectivement, et aujourd'hui tu as une magnifique famille grâce à cette possibilité du don de vos sites. Et justement, qu'est-ce que tu voudrais dire aux femmes qui sont en début de parcours, qui se posent des questions, qui hésitent à cause de la génétique ou d'autres choses d'ailleurs ?
Yves, il ne faut pas se cacher. Je suis désolée, j'ai beaucoup d'émotions quand je parle de ça, parce qu'il y a beaucoup de gens, sachez que vous n'êtes pas toutes seules, il y a beaucoup de monde qui ont des difficultés d'avoir des enfants, il ne faut pas se cacher, ce n'est pas tabou, au contraire, si vous vous cachez, on ne pourra pas vous aider, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Quand on va dans les centres, c'est quand on va dans les centres qu'on se dit « on n'est pas seul » . et vous pouvez cliquer sur mon nom vous pouvez cliquer sur le nom de Vanessa on va pas se cacher on est prête à vous parler si vous avez besoin d'en parler sachez qu'on est là pour vous écouter et voilà faut pas se cacher je parle à mon nom mais sachez que les garçons c'est pas mieux Il ne faut pas se cacher non plus. Ce n'est pas une honte. C'est des problèmes de santé. C'est lié à des problèmes de santé. Ça ne sert à rien de se cacher. Ce n'est pas de votre faute si vous êtes comme ça.
Bien dit, effectivement. Alors justement, je me permettrais de mettre ta page Instagram s'il y a des personnes qui veulent te contacter ou te poser davantage de questions sur ton parcours. Et je crois que toi-même, tu aimerais mettre en place...
des réunions d'information autour du don près de chez toi ? Oui, j'avais mis un peu la page de côté, mais là je vais vraiment me lancer sur le choix de partager mon parcours, déjà parce que c'est un parcours, et puis de lancer des réunions sur le don de gamètes. Je vais faire le don d'ovocytes, mais je pense aussi aux hommes, et le don de spermatozoïdes aussi ? Je vais prendre contact avec l'agglomération de mon département pour me lancer.
Super, tu nous tiendras au courant et je partagerai bien sûr sur ma page ces événements.
Il n'y a pas de souci. Et par contre, sachez une chose, ce n'est pas parce que vos ovocytes sont en congélateur qu'ils dorment et qu'ils ne se réveilleront pas. Nous, nos deux autres enfants, ils ont été congelés 3 ans et 6 ans. Sachez que mon petit dernier qui a été congelé 6 ans, Il pète le feu, vous inquiétez pas.
Ça ne l'a pas affecté la congélation,
il n'y a pas eu de souci. C'est quelque chose de très bizarre. Moi, je n'y croyais pas. Quand je l'ai fait, je ne pensais pas avoir de troisième. Et tout compte fait, il est là, il est rempli d'amour et rempli de bonheur. Et il a une grande joie de vivre.
C'est super. Merci pour ce beau témoignage, Périne. Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.
et je te souhaite plein de bonheur en famille et je te dis à bientôt merci beaucoup à toi et les filles gardez le moral et cliquez sur le nom il n'y a aucun soucis
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Salut Périne, merci d'être avec nous pour ce deuxième podcast des Receveuses et de partager avec nous ton histoire. Est-ce que dans un premier temps tu peux justement te présenter s'il te plaît ?
Je m'appelle Périne, j'ai 42 ans, je suis mariée à Sébastien, on a trois enfants, Tom, Noah, Noé. On vit dans le département de la Manche, dans la Basse-Normandie.
D'accord. Alors, j'ai entendu que tu as trois enfants. À partir de quand tu as voulu être enfant ?
On a souhaité avoir des enfants. On s'est mis en couple très tard, donc à l'âge de 30 ans. 30 ans et mon mari était plus âgé que moi et donc il m'a fait le souhait d'avoir des enfants assez vite et donc on a commencé le parcours très tôt, donc à l'âge de 30 ans on a commencé le parcours
Alors donc je crois que toi tu savais déjà que tu aurais besoin d'avoir recours à la PMA et au dénonceur d'un temps ?
Oui tout à fait parce que j'ai appris mon infertilité à l'âge de 16 ans quand toutes les filles se développent Moi, je ne me développais pas du tout. Donc, on a été au médecin qui nous a orientés vers les professionnels de santé à l'hôpital sud de Rennes. J'ai eu des traitements qui m'ont fait grandir tout, un utérus, la poitrine. Et par contre, je n'avais pas les ovaires adaptés pour la procréation.
D'accord. Donc, dès l'âge de 16 ans, on t'avait parlé du don d'ovocytes ?
À 16 ans, on a fait tout grandir, entre guillemets. Et quand on a arrêté le traitement à 17 ans et demi, le professeur qui nous suivait avait dit à mes parents « Si un jour Périne va avoir des enfants, il faudra qu'elle ait recours aux dons de vos sites. »
D'accord, donc c'est une idée que tu as pu maturer pendant plusieurs journées.
J'ai toujours eu le souhait d'avoir des enfants. On ne va pas se cacher la face qu'à 18 ans, c'était des mots que je ne mettais pas sur quelque chose. Donc, je n'avais pas envisagé à 17 ans, je ne m'étais pas dit que je voudrais des enfants à l'âge de 20 ans. Donc, c'était vraiment rester de côté. Et puis, petit à petit, en grandissant, on vit sa petite vie de couple et tout, on se met en couple et tout, on en parle. Mais bon, ça restait des mots. Et puis, c'est surtout quand je me suis mis avec Sébastien que là, on est rentré dans le vif du sujet.
Et lui, ça ne lui a pas posé de soucis quand tu lui as parlé de ça ?
Alors, c'est mon mari. On se connaît depuis qu'on est petit. Mes parents sont agriculteurs. Ses parents étaient agriculteurs. Et il connaît le sujet parce qu'on a toujours vécu notre vie ensemble. On a toujours parlé de tout. Donc, il connaissait mon problème de santé avant qu'on se mette en coupe.
D'accord, ok. Et alors, où est-ce que tu as fait ta PMR ? Tu l'as fait en France, je crois ?
Oui, on l'a fait en France, au CHU de Caen, au centre, au CECOS à Caen.
D'accord. Est-ce que ça a fonctionné rapidement ? Déjà, est-ce que tu as eu le donneur rapidement ?
On a monté le dossier et quand on a eu l'acceptation à la date du dossier, un an, genre. Un an jour pour jour, on nous rappelait pour nous dire qu'on allait avoir un don. Et un mois et demi après, on recevait le don. J'ai vu le médecin entre deux avant pour mettre en place le traitement. Et 15 jours après avoir reçu le don, j'attendais mon premier bébé.
Ah ouais, donc le premier transfert a été positif alors ?
Le premier transfert, oui, a été positif. Et donc la donneuse, elle nous en a offert 8 vis-à-vis aussi le même jour. Et sur 8, quand on a implanté Tom, enfin quand on a implanté 8 hommes, parce que c'est Tom, il en restait 7. Il y en a un qui n'a pas tenu le... qui n'a pas tenu d'histoire.
Donc,
il en reste six qui ont été mis au congélateur. Et sur six, on a eu deux autres après et une fausse couche.
D'accord. OK. D'accord. Donc, ça a quand même plutôt, à part cette fausse couche, ça a quand même plutôt bien fonctionné assez rapidement chez toi.
Ça, c'est... Enfin, on avait toujours espéré d'avoir un enfant. Deux, ça serait magnifique. Et le troisième, ça a été la très, très grande surprise.
Oui, j'imagine, c'est merveilleux. Est-ce que tu avais des craintes pendant la grossesse par rapport au fait que l'enfant était issu d'un don ? Est-ce que ça te faisait peur ou pas du tout ?
Non, pas du tout, parce que je pense que... Moi, personnellement, déjà, tomber enceinte, c'était mon plus grand rêve. Et je... Je n'ai jamais eu de crainte. Il y a des gens qui m'ont dit « Je croyais que tu ne pouvais jamais tomber enceinte. » Ben si, pourquoi ? On a eu recours, c'est la médecine qui nous a aidés. J'attends un bébé, tout va bien, il grandit bien. Je n'avais pas de peur, j'avais juste peur qu'il sorte trop vite. Et puis c'est ce qui s'est passé à Tom. Il est né avec un mois d'avance. J'étais triste parce que c'était trop vite. Enfin, j'ai pas eu mes 9 mois de grossesse. Tu voulais profiter.
Ouais, tu voulais profiter.
J'ai pas profité à fond, mais tout compte fait, je m'en veux pas. Tout compte fait, je l'ai eu plus vite. J'ai eu des câlins plus vite, j'ai des papouilles plus vite, je suis devenue maman plus vite.
Exactement. Alors, est-ce que justement ton entourage était au courant ? Tu m'en as un peu partiellement répondu, j'imagine que oui.
depuis l'âge de 16 ans mes parents on en a toujours parlé entre nous et c'était pas un sujet tabou et puis de toute façon moi quand j'ai lancé la procédure parce qu'on s'est mis très vite on s'est mis en couple et on s'est marié très vite pour lancer la procédure et donc il y en a qui nous ont dit vous vous mariez vite bah oui mais pas pour... Pour les raisons aussi de fonder une famille, il fallait le livrer de famille. Donc on s'est engagé très vite, on le disait aux gens, mais de toute façon, vous savez, c'est pour aussi fonder notre famille, parce qu'on commence à être âgés, donc il ne fallait pas attendre.
Oui, donc vous en avez parlé ouvertement et vous n'avez pas eu de réaction de la part des gens.
De toute façon, on ne faisait pas ça pour eux, on faisait ça pour nous.
Oui, tout à fait, vous avez tout à fait raison, en effet. Et alors est-ce qu'aujourd'hui tu y penses encore, vous y pensez encore avec ton mari Odon quand vous êtes avec vos enfants ?
Alors nos enfants quand ils sont nés, moi j'avais beaucoup travaillé, j'avais regardé, j'ai écouté beaucoup de choses. Et du jour où j'ai su que j'avais un enfant dans le ventre, que j'attendais un enfant, je donnais mon ventre et je lui disais tu es issue d'un don. Tu as une petite fée, on l'appelle la fée. La fée, elle a donné ses petites graines pour te procréer. Maintenant, on va te donner tout l'amour qu'on peut te donner. Et donc, on y pense tous les jours. Quand on les voit, nos loulous, on se dit c'est grâce à notre fée. Et les loulous, aujourd'hui, Tom serait là, il vous dirait, moi de toute façon, j'ai été fabriquée dans une petite boîte en plastique, on m'a mise dans une paille, comme ça. Et puis, hop, On m'a jetée dans le ventre de ma mère. Donc, ils savent d'où ça vient. Ou ils savent d'où ils viennent. C'est pas... Moi, je suis pas une semaine sans passer que la fée, on n'y pense pas, elle. Elle est ancrée en nous. C'est notre histoire. Nos enfants, on les a eus à trois, non ? Compreusement.
Oui, tout à fait. Elle fait partie de notre histoire.
Ah oui, oui. Et puis, de toute façon, elle aurait pas été là aujourd'hui. Je serais pas en train de... On s'en racontait tout ça.
Effectivement, et aujourd'hui tu as une magnifique famille grâce à cette possibilité du don de vos sites. Et justement, qu'est-ce que tu voudrais dire aux femmes qui sont en début de parcours, qui se posent des questions, qui hésitent à cause de la génétique ou d'autres choses d'ailleurs ?
Yves, il ne faut pas se cacher. Je suis désolée, j'ai beaucoup d'émotions quand je parle de ça, parce qu'il y a beaucoup de gens, sachez que vous n'êtes pas toutes seules, il y a beaucoup de monde qui ont des difficultés d'avoir des enfants, il ne faut pas se cacher, ce n'est pas tabou, au contraire, si vous vous cachez, on ne pourra pas vous aider, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Quand on va dans les centres, c'est quand on va dans les centres qu'on se dit « on n'est pas seul » . et vous pouvez cliquer sur mon nom vous pouvez cliquer sur le nom de Vanessa on va pas se cacher on est prête à vous parler si vous avez besoin d'en parler sachez qu'on est là pour vous écouter et voilà faut pas se cacher je parle à mon nom mais sachez que les garçons c'est pas mieux Il ne faut pas se cacher non plus. Ce n'est pas une honte. C'est des problèmes de santé. C'est lié à des problèmes de santé. Ça ne sert à rien de se cacher. Ce n'est pas de votre faute si vous êtes comme ça.
Bien dit, effectivement. Alors justement, je me permettrais de mettre ta page Instagram s'il y a des personnes qui veulent te contacter ou te poser davantage de questions sur ton parcours. Et je crois que toi-même, tu aimerais mettre en place...
des réunions d'information autour du don près de chez toi ? Oui, j'avais mis un peu la page de côté, mais là je vais vraiment me lancer sur le choix de partager mon parcours, déjà parce que c'est un parcours, et puis de lancer des réunions sur le don de gamètes. Je vais faire le don d'ovocytes, mais je pense aussi aux hommes, et le don de spermatozoïdes aussi ? Je vais prendre contact avec l'agglomération de mon département pour me lancer.
Super, tu nous tiendras au courant et je partagerai bien sûr sur ma page ces événements.
Il n'y a pas de souci. Et par contre, sachez une chose, ce n'est pas parce que vos ovocytes sont en congélateur qu'ils dorment et qu'ils ne se réveilleront pas. Nous, nos deux autres enfants, ils ont été congelés 3 ans et 6 ans. Sachez que mon petit dernier qui a été congelé 6 ans, Il pète le feu, vous inquiétez pas.
Ça ne l'a pas affecté la congélation,
il n'y a pas eu de souci. C'est quelque chose de très bizarre. Moi, je n'y croyais pas. Quand je l'ai fait, je ne pensais pas avoir de troisième. Et tout compte fait, il est là, il est rempli d'amour et rempli de bonheur. Et il a une grande joie de vivre.
C'est super. Merci pour ce beau témoignage, Périne. Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.
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Je m'appelle Périne, j'ai 42 ans, je suis mariée à Sébastien, on a trois enfants, Tom, Noah, Noé. On vit dans le département de la Manche, dans la Basse-Normandie.
D'accord. Alors, j'ai entendu que tu as trois enfants. À partir de quand tu as voulu être enfant ?
On a souhaité avoir des enfants. On s'est mis en couple très tard, donc à l'âge de 30 ans. 30 ans et mon mari était plus âgé que moi et donc il m'a fait le souhait d'avoir des enfants assez vite et donc on a commencé le parcours très tôt, donc à l'âge de 30 ans on a commencé le parcours
Alors donc je crois que toi tu savais déjà que tu aurais besoin d'avoir recours à la PMA et au dénonceur d'un temps ?
Oui tout à fait parce que j'ai appris mon infertilité à l'âge de 16 ans quand toutes les filles se développent Moi, je ne me développais pas du tout. Donc, on a été au médecin qui nous a orientés vers les professionnels de santé à l'hôpital sud de Rennes. J'ai eu des traitements qui m'ont fait grandir tout, un utérus, la poitrine. Et par contre, je n'avais pas les ovaires adaptés pour la procréation.
D'accord. Donc, dès l'âge de 16 ans, on t'avait parlé du don d'ovocytes ?
À 16 ans, on a fait tout grandir, entre guillemets. Et quand on a arrêté le traitement à 17 ans et demi, le professeur qui nous suivait avait dit à mes parents « Si un jour Périne va avoir des enfants, il faudra qu'elle ait recours aux dons de vos sites. »
D'accord, donc c'est une idée que tu as pu maturer pendant plusieurs journées.
J'ai toujours eu le souhait d'avoir des enfants. On ne va pas se cacher la face qu'à 18 ans, c'était des mots que je ne mettais pas sur quelque chose. Donc, je n'avais pas envisagé à 17 ans, je ne m'étais pas dit que je voudrais des enfants à l'âge de 20 ans. Donc, c'était vraiment rester de côté. Et puis, petit à petit, en grandissant, on vit sa petite vie de couple et tout, on se met en couple et tout, on en parle. Mais bon, ça restait des mots. Et puis, c'est surtout quand je me suis mis avec Sébastien que là, on est rentré dans le vif du sujet.
Et lui, ça ne lui a pas posé de soucis quand tu lui as parlé de ça ?
Alors, c'est mon mari. On se connaît depuis qu'on est petit. Mes parents sont agriculteurs. Ses parents étaient agriculteurs. Et il connaît le sujet parce qu'on a toujours vécu notre vie ensemble. On a toujours parlé de tout. Donc, il connaissait mon problème de santé avant qu'on se mette en coupe.
D'accord, ok. Et alors, où est-ce que tu as fait ta PMR ? Tu l'as fait en France, je crois ?
Oui, on l'a fait en France, au CHU de Caen, au centre, au CECOS à Caen.
D'accord. Est-ce que ça a fonctionné rapidement ? Déjà, est-ce que tu as eu le donneur rapidement ?
On a monté le dossier et quand on a eu l'acceptation à la date du dossier, un an, genre. Un an jour pour jour, on nous rappelait pour nous dire qu'on allait avoir un don. Et un mois et demi après, on recevait le don. J'ai vu le médecin entre deux avant pour mettre en place le traitement. Et 15 jours après avoir reçu le don, j'attendais mon premier bébé.
Ah ouais, donc le premier transfert a été positif alors ?
Le premier transfert, oui, a été positif. Et donc la donneuse, elle nous en a offert 8 vis-à-vis aussi le même jour. Et sur 8, quand on a implanté Tom, enfin quand on a implanté 8 hommes, parce que c'est Tom, il en restait 7. Il y en a un qui n'a pas tenu le... qui n'a pas tenu d'histoire.
Donc,
il en reste six qui ont été mis au congélateur. Et sur six, on a eu deux autres après et une fausse couche.
D'accord. OK. D'accord. Donc, ça a quand même plutôt, à part cette fausse couche, ça a quand même plutôt bien fonctionné assez rapidement chez toi.
Ça, c'est... Enfin, on avait toujours espéré d'avoir un enfant. Deux, ça serait magnifique. Et le troisième, ça a été la très, très grande surprise.
Oui, j'imagine, c'est merveilleux. Est-ce que tu avais des craintes pendant la grossesse par rapport au fait que l'enfant était issu d'un don ? Est-ce que ça te faisait peur ou pas du tout ?
Non, pas du tout, parce que je pense que... Moi, personnellement, déjà, tomber enceinte, c'était mon plus grand rêve. Et je... Je n'ai jamais eu de crainte. Il y a des gens qui m'ont dit « Je croyais que tu ne pouvais jamais tomber enceinte. » Ben si, pourquoi ? On a eu recours, c'est la médecine qui nous a aidés. J'attends un bébé, tout va bien, il grandit bien. Je n'avais pas de peur, j'avais juste peur qu'il sorte trop vite. Et puis c'est ce qui s'est passé à Tom. Il est né avec un mois d'avance. J'étais triste parce que c'était trop vite. Enfin, j'ai pas eu mes 9 mois de grossesse. Tu voulais profiter.
Ouais, tu voulais profiter.
J'ai pas profité à fond, mais tout compte fait, je m'en veux pas. Tout compte fait, je l'ai eu plus vite. J'ai eu des câlins plus vite, j'ai des papouilles plus vite, je suis devenue maman plus vite.
Exactement. Alors, est-ce que justement ton entourage était au courant ? Tu m'en as un peu partiellement répondu, j'imagine que oui.
depuis l'âge de 16 ans mes parents on en a toujours parlé entre nous et c'était pas un sujet tabou et puis de toute façon moi quand j'ai lancé la procédure parce qu'on s'est mis très vite on s'est mis en couple et on s'est marié très vite pour lancer la procédure et donc il y en a qui nous ont dit vous vous mariez vite bah oui mais pas pour... Pour les raisons aussi de fonder une famille, il fallait le livrer de famille. Donc on s'est engagé très vite, on le disait aux gens, mais de toute façon, vous savez, c'est pour aussi fonder notre famille, parce qu'on commence à être âgés, donc il ne fallait pas attendre.
Oui, donc vous en avez parlé ouvertement et vous n'avez pas eu de réaction de la part des gens.
De toute façon, on ne faisait pas ça pour eux, on faisait ça pour nous.
Oui, tout à fait, vous avez tout à fait raison, en effet. Et alors est-ce qu'aujourd'hui tu y penses encore, vous y pensez encore avec ton mari Odon quand vous êtes avec vos enfants ?
Alors nos enfants quand ils sont nés, moi j'avais beaucoup travaillé, j'avais regardé, j'ai écouté beaucoup de choses. Et du jour où j'ai su que j'avais un enfant dans le ventre, que j'attendais un enfant, je donnais mon ventre et je lui disais tu es issue d'un don. Tu as une petite fée, on l'appelle la fée. La fée, elle a donné ses petites graines pour te procréer. Maintenant, on va te donner tout l'amour qu'on peut te donner. Et donc, on y pense tous les jours. Quand on les voit, nos loulous, on se dit c'est grâce à notre fée. Et les loulous, aujourd'hui, Tom serait là, il vous dirait, moi de toute façon, j'ai été fabriquée dans une petite boîte en plastique, on m'a mise dans une paille, comme ça. Et puis, hop, On m'a jetée dans le ventre de ma mère. Donc, ils savent d'où ça vient. Ou ils savent d'où ils viennent. C'est pas... Moi, je suis pas une semaine sans passer que la fée, on n'y pense pas, elle. Elle est ancrée en nous. C'est notre histoire. Nos enfants, on les a eus à trois, non ? Compreusement.
Oui, tout à fait. Elle fait partie de notre histoire.
Ah oui, oui. Et puis, de toute façon, elle aurait pas été là aujourd'hui. Je serais pas en train de... On s'en racontait tout ça.
Effectivement, et aujourd'hui tu as une magnifique famille grâce à cette possibilité du don de vos sites. Et justement, qu'est-ce que tu voudrais dire aux femmes qui sont en début de parcours, qui se posent des questions, qui hésitent à cause de la génétique ou d'autres choses d'ailleurs ?
Yves, il ne faut pas se cacher. Je suis désolée, j'ai beaucoup d'émotions quand je parle de ça, parce qu'il y a beaucoup de gens, sachez que vous n'êtes pas toutes seules, il y a beaucoup de monde qui ont des difficultés d'avoir des enfants, il ne faut pas se cacher, ce n'est pas tabou, au contraire, si vous vous cachez, on ne pourra pas vous aider, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Quand on va dans les centres, c'est quand on va dans les centres qu'on se dit « on n'est pas seul » . et vous pouvez cliquer sur mon nom vous pouvez cliquer sur le nom de Vanessa on va pas se cacher on est prête à vous parler si vous avez besoin d'en parler sachez qu'on est là pour vous écouter et voilà faut pas se cacher je parle à mon nom mais sachez que les garçons c'est pas mieux Il ne faut pas se cacher non plus. Ce n'est pas une honte. C'est des problèmes de santé. C'est lié à des problèmes de santé. Ça ne sert à rien de se cacher. Ce n'est pas de votre faute si vous êtes comme ça.
Bien dit, effectivement. Alors justement, je me permettrais de mettre ta page Instagram s'il y a des personnes qui veulent te contacter ou te poser davantage de questions sur ton parcours. Et je crois que toi-même, tu aimerais mettre en place...
des réunions d'information autour du don près de chez toi ? Oui, j'avais mis un peu la page de côté, mais là je vais vraiment me lancer sur le choix de partager mon parcours, déjà parce que c'est un parcours, et puis de lancer des réunions sur le don de gamètes. Je vais faire le don d'ovocytes, mais je pense aussi aux hommes, et le don de spermatozoïdes aussi ? Je vais prendre contact avec l'agglomération de mon département pour me lancer.
Super, tu nous tiendras au courant et je partagerai bien sûr sur ma page ces événements.
Il n'y a pas de souci. Et par contre, sachez une chose, ce n'est pas parce que vos ovocytes sont en congélateur qu'ils dorment et qu'ils ne se réveilleront pas. Nous, nos deux autres enfants, ils ont été congelés 3 ans et 6 ans. Sachez que mon petit dernier qui a été congelé 6 ans, Il pète le feu, vous inquiétez pas.
Ça ne l'a pas affecté la congélation,
il n'y a pas eu de souci. C'est quelque chose de très bizarre. Moi, je n'y croyais pas. Quand je l'ai fait, je ne pensais pas avoir de troisième. Et tout compte fait, il est là, il est rempli d'amour et rempli de bonheur. Et il a une grande joie de vivre.
C'est super. Merci pour ce beau témoignage, Périne. Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.
et je te souhaite plein de bonheur en famille et je te dis à bientôt merci beaucoup à toi et les filles gardez le moral et cliquez sur le nom il n'y a aucun soucis
Description
Dans cette épisode, vous allez découvrir l'histoire de Perrine, devenue maman grâce au don 3x!
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Salut Périne, merci d'être avec nous pour ce deuxième podcast des Receveuses et de partager avec nous ton histoire. Est-ce que dans un premier temps tu peux justement te présenter s'il te plaît ?
Je m'appelle Périne, j'ai 42 ans, je suis mariée à Sébastien, on a trois enfants, Tom, Noah, Noé. On vit dans le département de la Manche, dans la Basse-Normandie.
D'accord. Alors, j'ai entendu que tu as trois enfants. À partir de quand tu as voulu être enfant ?
On a souhaité avoir des enfants. On s'est mis en couple très tard, donc à l'âge de 30 ans. 30 ans et mon mari était plus âgé que moi et donc il m'a fait le souhait d'avoir des enfants assez vite et donc on a commencé le parcours très tôt, donc à l'âge de 30 ans on a commencé le parcours
Alors donc je crois que toi tu savais déjà que tu aurais besoin d'avoir recours à la PMA et au dénonceur d'un temps ?
Oui tout à fait parce que j'ai appris mon infertilité à l'âge de 16 ans quand toutes les filles se développent Moi, je ne me développais pas du tout. Donc, on a été au médecin qui nous a orientés vers les professionnels de santé à l'hôpital sud de Rennes. J'ai eu des traitements qui m'ont fait grandir tout, un utérus, la poitrine. Et par contre, je n'avais pas les ovaires adaptés pour la procréation.
D'accord. Donc, dès l'âge de 16 ans, on t'avait parlé du don d'ovocytes ?
À 16 ans, on a fait tout grandir, entre guillemets. Et quand on a arrêté le traitement à 17 ans et demi, le professeur qui nous suivait avait dit à mes parents « Si un jour Périne va avoir des enfants, il faudra qu'elle ait recours aux dons de vos sites. »
D'accord, donc c'est une idée que tu as pu maturer pendant plusieurs journées.
J'ai toujours eu le souhait d'avoir des enfants. On ne va pas se cacher la face qu'à 18 ans, c'était des mots que je ne mettais pas sur quelque chose. Donc, je n'avais pas envisagé à 17 ans, je ne m'étais pas dit que je voudrais des enfants à l'âge de 20 ans. Donc, c'était vraiment rester de côté. Et puis, petit à petit, en grandissant, on vit sa petite vie de couple et tout, on se met en couple et tout, on en parle. Mais bon, ça restait des mots. Et puis, c'est surtout quand je me suis mis avec Sébastien que là, on est rentré dans le vif du sujet.
Et lui, ça ne lui a pas posé de soucis quand tu lui as parlé de ça ?
Alors, c'est mon mari. On se connaît depuis qu'on est petit. Mes parents sont agriculteurs. Ses parents étaient agriculteurs. Et il connaît le sujet parce qu'on a toujours vécu notre vie ensemble. On a toujours parlé de tout. Donc, il connaissait mon problème de santé avant qu'on se mette en coupe.
D'accord, ok. Et alors, où est-ce que tu as fait ta PMR ? Tu l'as fait en France, je crois ?
Oui, on l'a fait en France, au CHU de Caen, au centre, au CECOS à Caen.
D'accord. Est-ce que ça a fonctionné rapidement ? Déjà, est-ce que tu as eu le donneur rapidement ?
On a monté le dossier et quand on a eu l'acceptation à la date du dossier, un an, genre. Un an jour pour jour, on nous rappelait pour nous dire qu'on allait avoir un don. Et un mois et demi après, on recevait le don. J'ai vu le médecin entre deux avant pour mettre en place le traitement. Et 15 jours après avoir reçu le don, j'attendais mon premier bébé.
Ah ouais, donc le premier transfert a été positif alors ?
Le premier transfert, oui, a été positif. Et donc la donneuse, elle nous en a offert 8 vis-à-vis aussi le même jour. Et sur 8, quand on a implanté Tom, enfin quand on a implanté 8 hommes, parce que c'est Tom, il en restait 7. Il y en a un qui n'a pas tenu le... qui n'a pas tenu d'histoire.
Donc,
il en reste six qui ont été mis au congélateur. Et sur six, on a eu deux autres après et une fausse couche.
D'accord. OK. D'accord. Donc, ça a quand même plutôt, à part cette fausse couche, ça a quand même plutôt bien fonctionné assez rapidement chez toi.
Ça, c'est... Enfin, on avait toujours espéré d'avoir un enfant. Deux, ça serait magnifique. Et le troisième, ça a été la très, très grande surprise.
Oui, j'imagine, c'est merveilleux. Est-ce que tu avais des craintes pendant la grossesse par rapport au fait que l'enfant était issu d'un don ? Est-ce que ça te faisait peur ou pas du tout ?
Non, pas du tout, parce que je pense que... Moi, personnellement, déjà, tomber enceinte, c'était mon plus grand rêve. Et je... Je n'ai jamais eu de crainte. Il y a des gens qui m'ont dit « Je croyais que tu ne pouvais jamais tomber enceinte. » Ben si, pourquoi ? On a eu recours, c'est la médecine qui nous a aidés. J'attends un bébé, tout va bien, il grandit bien. Je n'avais pas de peur, j'avais juste peur qu'il sorte trop vite. Et puis c'est ce qui s'est passé à Tom. Il est né avec un mois d'avance. J'étais triste parce que c'était trop vite. Enfin, j'ai pas eu mes 9 mois de grossesse. Tu voulais profiter.
Ouais, tu voulais profiter.
J'ai pas profité à fond, mais tout compte fait, je m'en veux pas. Tout compte fait, je l'ai eu plus vite. J'ai eu des câlins plus vite, j'ai des papouilles plus vite, je suis devenue maman plus vite.
Exactement. Alors, est-ce que justement ton entourage était au courant ? Tu m'en as un peu partiellement répondu, j'imagine que oui.
depuis l'âge de 16 ans mes parents on en a toujours parlé entre nous et c'était pas un sujet tabou et puis de toute façon moi quand j'ai lancé la procédure parce qu'on s'est mis très vite on s'est mis en couple et on s'est marié très vite pour lancer la procédure et donc il y en a qui nous ont dit vous vous mariez vite bah oui mais pas pour... Pour les raisons aussi de fonder une famille, il fallait le livrer de famille. Donc on s'est engagé très vite, on le disait aux gens, mais de toute façon, vous savez, c'est pour aussi fonder notre famille, parce qu'on commence à être âgés, donc il ne fallait pas attendre.
Oui, donc vous en avez parlé ouvertement et vous n'avez pas eu de réaction de la part des gens.
De toute façon, on ne faisait pas ça pour eux, on faisait ça pour nous.
Oui, tout à fait, vous avez tout à fait raison, en effet. Et alors est-ce qu'aujourd'hui tu y penses encore, vous y pensez encore avec ton mari Odon quand vous êtes avec vos enfants ?
Alors nos enfants quand ils sont nés, moi j'avais beaucoup travaillé, j'avais regardé, j'ai écouté beaucoup de choses. Et du jour où j'ai su que j'avais un enfant dans le ventre, que j'attendais un enfant, je donnais mon ventre et je lui disais tu es issue d'un don. Tu as une petite fée, on l'appelle la fée. La fée, elle a donné ses petites graines pour te procréer. Maintenant, on va te donner tout l'amour qu'on peut te donner. Et donc, on y pense tous les jours. Quand on les voit, nos loulous, on se dit c'est grâce à notre fée. Et les loulous, aujourd'hui, Tom serait là, il vous dirait, moi de toute façon, j'ai été fabriquée dans une petite boîte en plastique, on m'a mise dans une paille, comme ça. Et puis, hop, On m'a jetée dans le ventre de ma mère. Donc, ils savent d'où ça vient. Ou ils savent d'où ils viennent. C'est pas... Moi, je suis pas une semaine sans passer que la fée, on n'y pense pas, elle. Elle est ancrée en nous. C'est notre histoire. Nos enfants, on les a eus à trois, non ? Compreusement.
Oui, tout à fait. Elle fait partie de notre histoire.
Ah oui, oui. Et puis, de toute façon, elle aurait pas été là aujourd'hui. Je serais pas en train de... On s'en racontait tout ça.
Effectivement, et aujourd'hui tu as une magnifique famille grâce à cette possibilité du don de vos sites. Et justement, qu'est-ce que tu voudrais dire aux femmes qui sont en début de parcours, qui se posent des questions, qui hésitent à cause de la génétique ou d'autres choses d'ailleurs ?
Yves, il ne faut pas se cacher. Je suis désolée, j'ai beaucoup d'émotions quand je parle de ça, parce qu'il y a beaucoup de gens, sachez que vous n'êtes pas toutes seules, il y a beaucoup de monde qui ont des difficultés d'avoir des enfants, il ne faut pas se cacher, ce n'est pas tabou, au contraire, si vous vous cachez, on ne pourra pas vous aider, il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde. Quand on va dans les centres, c'est quand on va dans les centres qu'on se dit « on n'est pas seul » . et vous pouvez cliquer sur mon nom vous pouvez cliquer sur le nom de Vanessa on va pas se cacher on est prête à vous parler si vous avez besoin d'en parler sachez qu'on est là pour vous écouter et voilà faut pas se cacher je parle à mon nom mais sachez que les garçons c'est pas mieux Il ne faut pas se cacher non plus. Ce n'est pas une honte. C'est des problèmes de santé. C'est lié à des problèmes de santé. Ça ne sert à rien de se cacher. Ce n'est pas de votre faute si vous êtes comme ça.
Bien dit, effectivement. Alors justement, je me permettrais de mettre ta page Instagram s'il y a des personnes qui veulent te contacter ou te poser davantage de questions sur ton parcours. Et je crois que toi-même, tu aimerais mettre en place...
des réunions d'information autour du don près de chez toi ? Oui, j'avais mis un peu la page de côté, mais là je vais vraiment me lancer sur le choix de partager mon parcours, déjà parce que c'est un parcours, et puis de lancer des réunions sur le don de gamètes. Je vais faire le don d'ovocytes, mais je pense aussi aux hommes, et le don de spermatozoïdes aussi ? Je vais prendre contact avec l'agglomération de mon département pour me lancer.
Super, tu nous tiendras au courant et je partagerai bien sûr sur ma page ces événements.
Il n'y a pas de souci. Et par contre, sachez une chose, ce n'est pas parce que vos ovocytes sont en congélateur qu'ils dorment et qu'ils ne se réveilleront pas. Nous, nos deux autres enfants, ils ont été congelés 3 ans et 6 ans. Sachez que mon petit dernier qui a été congelé 6 ans, Il pète le feu, vous inquiétez pas.
Ça ne l'a pas affecté la congélation,
il n'y a pas eu de souci. C'est quelque chose de très bizarre. Moi, je n'y croyais pas. Quand je l'ai fait, je ne pensais pas avoir de troisième. Et tout compte fait, il est là, il est rempli d'amour et rempli de bonheur. Et il a une grande joie de vivre.
C'est super. Merci pour ce beau témoignage, Périne. Je te remercie d'avoir répondu à mes questions.
et je te souhaite plein de bonheur en famille et je te dis à bientôt merci beaucoup à toi et les filles gardez le moral et cliquez sur le nom il n'y a aucun soucis
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