- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur le podcast Ma Santé en Mouvement de l'association Assurance Prévention. Pour ce nouvel épisode, je suis avec David Thivel, qui est le co-directeur de la chaire Santé en Mouvement de la Fondation Université Clermont-Vernes, qui est soutenu par Assurance Prévention et qui est partenaire de cette initiative Ma Santé en Mouvement. Bonjour David. Bonjour à tous. On a déjà fait pas mal d'épisodes de webinaire ensemble. Et à chaque fois, il y a une question centrale qui revient, qui est celle de la nutrition. Et ça tombe bien parce que vous, ça fait partie de vos expertises et aussi du champ de recherche au sein de la Chaire Santé en Mouvement. Quand on parle de nutrition, on parle de quoi exactement ? On parle d'alimentation, on parle d'intégration des différents éléments, des glucides. On parle de beaucoup de choses quand on parle de nutrition, effectivement, et c'est absolument large,
- Speaker #1
comme vous venez de le dire. Néanmoins, nous, dans le cadre de la Chaire Santé en Mouvement, on s'intéresse de prime abord à l'activité physique et à la sédentarité. alors Alors pourquoi est-ce qu'on parle de nutrition aussi ? C'est parce que maintenant on sait clairement qu'on ne peut plus distinguer les deux versants de cette balance énergétique, que sont la dépense d'énergie d'un côté et les apports nutritionnels de l'autre, et que chaque fois qu'on va avoir une action sur notre activité physique ou notre sédentarité, ça va aussi se répercuter sur nos choix alimentaires, notre régulation alimentaire, et donc in fine la nutrition qu'on va adopter au quotidien. C'est pour ça qu'aujourd'hui on a une approche un peu intégrative de cette nutrition, et on va essayer, on étudie, on essaye de comprendre en tout cas. En quoi activité physique, sédentarité peuvent aussi être des éléments clés dans notre régulation nutritionnelle ?
- Speaker #0
On va rappeler d'ailleurs ce que c'est la sédentarité, qui est un fléau, on va dire c'est un fléau moderne. Donc nous sommes en lutte, on peut le dire, on est presque en guerre contre la sédentarité.
- Speaker #1
Oui, alors la sédentarité, souvent on confond ça avec l'inactivité physique. Et on l'a dit à plusieurs reprises ensemble dans d'autres interventions, l'inactivité physique, c'est le fait de ne pas atteindre les recommandations en activité physique. Néanmoins, la sédentarité, c'est de passer un temps conséquent j'aime pas trop donner de chiffres, mais plusieurs heures par jour, un temps conséquent dans des positions assises et ou allongées, et ou devant un écran. Donc c'est en gros le temps de trajet dans le bus ou le métro si on a une place assise, c'est quand on est au travail, le temps passé à table, etc., le temps le soir devant sa télé. C'est tout ce temps-là, la sédentarité, et donc on voit bien qu'aujourd'hui c'est très prégnant au quotidien et dans le quotidien de tout le monde.
- Speaker #0
Hors sommeil, hein ? C'est-à-dire que là, on parle bien du temps d'éveil, pas pendant qu'on est en train de dormir, parce que pour le coup, le fait de dormir allongé pendant la nuit et donc de favoriser son sommeil, ça par contre, ça a des effets bénéfiques.
- Speaker #1
Oui, alors pour bien faire le distinguo, on pourrait se rappeler que finalement, quand je dors, mon métabolisme n'est pas sédentaire et inactif. Lui, il est très actif et il est justement en train de capitaliser sur tout ce que j'ai fait de bien pendant la journée pour préparer au mieux la journée du lendemain, que ce soit d'un point de vue fonctionnel, mémoire. pour nous mettre dans de bonnes dispositions pour attaquer une nouvelle journée.
- Speaker #0
On vous parle de la sédentarité, on vous parle de la nutrition, parce que pendant ces temps de sédentarité, vous l'avez dit David, quand on est assis, quand on est peut-être derrière un écran, d'ailleurs on a fait un précédent épisode sur le travail sur écran, notamment pour les métiers du secteur tertiaire, donc on est derrière un ordinateur, on travaille, on n'a pas de choix, on est derrière un écran, alors on avait dit... Il y a peut-être les bureaux assis debout, mettre un pédalier sous un bureau, ça permet de créer des temps d'activité physique pendant son travail, pendant qu'on est derrière un écran. Mais il se trouve qu'on mange également pendant ces temps-là. Et là aussi, c'est une question d'équilibre. C'est de réussir à avoir les bons apports nutritionnels, mais pas non plus être dans l'excès.
- Speaker #1
C'est très important de comprendre que lorsque je suis dans un comportement ou une activité sédentaire, je vais avoir une dérégulation nutritionnelle sous plusieurs aspects. Le premier, il est... comportementale et de disponibilité alimentaire. C'est-à-dire que quand je suis en train de travailler devant un écran, si j'ai de la nourriture à disposition, j'ai tout loisir de l'attraper, de la consommer. Et donc ça va être très contextuel finalement en fonction de cette activité sédentaire qui me donne la possibilité matérielle, fonctionnelle de consommer. Et puis ce qu'il faut savoir et ce qu'on oublie la plupart du temps, c'est que le fait d'être en activité sédentaire physiologiquement et le fait d'être peut-être aussi devant un écran en même temps va rajouter encore physiologiquement des boucles de contrôle alimentaire et va nous mèner dans une zone de dérégulation alimentaire. C'est-à-dire que non seulement je vais dépenser très peu d'énergie, mais en plus le fait d'être sédentaire et devant un écran va favoriser une régulation qui va tendre à ce que je consomme des aliments plus ou moins salés, sucrés, en tout cas à ce que je consomme plus que ce que je ne devrais.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça veut dire ça David ? Ça veut dire que quand on est derrière un écran et qu'on a une sensation de faim qui arrive, on a faim, on a envie de manger quelque chose, en fait c'est une dérégulation. On ne devrait pas avoir faim, c'est ça ?
- Speaker #1
Je ne dis pas qu'on ne devrait pas avoir faim, je ne sais pas ce qu'on a fait avant d'être sédentaire, si on a eu un repas ou pas. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'adopter des comportements sédentaires où lorsque l'on passe beaucoup de temps assis, on va avoir l'impression d'avoir faim. Et il faut toujours, nous, le conseil qu'on peut donner, c'est attendez un peu. Essayez vraiment d'identifier si vous avez vraiment faim ou si vous êtes en train d'identifier une sensation qui est plutôt une attractivité alimentaire. On a envie d'un aliment plus que l'on en a besoin. Et souvent, on a cette sensation de faim qui est déconnectée avec notre besoin alimentaire quand on est devant un écran ou quand on a été assis depuis longtemps. Et on le voit très bien quand on va au cinéma à n'importe quelle heure de la journée, qu'on ait pris un repas ou pas avant, contextuellement, on va potentiellement avoir un snack, un enka pendant le film. alors que est-ce qu'on en a réellement besoin ? Ça dépend du moment de la journée, on n'en est pas sûr, mais néanmoins, on a l'impression d'en avoir besoin. Donc les activités sédentaires vont flouer un peu nos messages. Et de par plein de raisons, qu'elles soient hormonales, on appelle ça nous le dialogue entre la périphérie et le centre. C'est-à-dire quand mon estomac dialogue avec mon cerveau avec des petites hormones et lui dit tu as besoin de manger ça, il faudrait que tu manges ça. Et c'est là où on a cette sensation de faim qui arrive. Ça, c'est tout à fait homéostatique, comme nous on dit. C'est-à-dire normal, c'est une régulation saine. Mais aussi, on a la régulation au niveau du cerveau, une régulation plus hédonique, plus neurocognitive. Et quand on passe beaucoup de temps assis devant un écran, on va un petit peu dérégler ces messagers-là. Et donc, on va avoir l'impression d'avoir des besoins et une sensation de faim, alors que ce n'est peut-être pas cohérent avec nos réels besoins.
- Speaker #0
Notre corps, il est fait pour être en mouvement, j'ai envie de dire, quasiment perpétuel. On est fait pour courir, pour marcher, pour sauter. Et le fait d'avoir des quotidiens où on est statique, Quelque part, notre corps boue d'être dans cette inactivité. Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Dans la chair, on a l'habitude de dire qu'on a créé une société pour laquelle on n'est pas fait aujourd'hui, au moins d'un point de vue physiologique, bien entendu. Et effectivement, on est encore programmé, si je peux utiliser ce terme, pour normalement marcher ou courir à peu près 20 km par jour. Je pense que ce n'est pas le cas de tout le monde. Et en ne faisant pas cette activité physique pour laquelle nous sommes programmés, on envoie un signal à notre cerveau qui régule tout. en lui disant finalement regarde, tu n'en as pas besoin et si tu ne le fais pas, tu n'es pas en péril. Et bien on va avoir la même conséquence de l'autre côté d'un point de vue nutritionnel. Il va se dire finalement, si j'ai une alimentation bien au-delà de mes besoins, je ne vais pas non plus me mettre en péril et donc on rentre dans cette dérégulation de notre balance énergétique et malheureusement notre corps s'adapte très bien à ça, mais pas pour le bien-être et pour la santé.
- Speaker #0
Et notre corps aussi, il aime bien faire des réserves. Parce que justement... Il veut nous protéger contre des risques à venir. Donc en fait, il dit je fais ces risques, je fais ces réserves là au cas où. Mais bon, au cas où, ça peut être beaucoup de choses.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Alors on est toujours dans le au cas où. Alors il y a beaucoup, beaucoup d'explications à tout ça. Mais moi, j'utilise ce que j'appelle la théorie de l'ours. Je prends souvent l'exemple des athlètes de haut niveau qui font leurs épreuves maximales. Ils vont à l'hôpital et c'est des épreuves où ils finissent oxy, ils sont assis, ils peuvent plus marcher, etc. On fait le pari que si je fais rentrer un ours dans la pièce, ils ressortiront quand même en courant. donc c'est un peu Mon cerveau qui fait tout pour essayer de garder une marge de manœuvre pour quand même pouvoir se mouvoir, se défendre en cas de danger. Et puis là, on prend un exemple qui nous fait sourire, mais au long cours, c'est aussi de dire je veux avoir des réserves au cas où il y ait demain une autre crise sanitaire ou peut-être où il y ait des problèmes d'approvisionnement en alimentation. Il va falloir que je puisse résister à ça. Donc forcément, il va avoir tendance à faire des réserves et c'est pour ça qu'on a cette dérégulation entre... Une alimentation toujours plus riche, abondante et accessible. Et puis un quotidien qui nous dit, vous n'avez pas beaucoup besoin de bouger aujourd'hui pour réaliser vos activités de la vie quotidienne. Donc on est en dérégulation énergétique.
- Speaker #0
C'est toute la complexité de vos études, parce qu'on est toujours dans une zone, j'ai envie de dire, une zone grise entre le conscient et l'inconscient. Il y a ce pourquoi, vous avez dit de se faire programmer, mais j'aime bien ce mot, parce que c'est ce pourquoi notre corps et notre espèce est programmé. Et puis ce sur quoi on peut agir. mais ça nécessite d'en prendre conscience.
- Speaker #1
Oui, je pense que le mot-clé, alors nous, on a beau utiliser, enfin en tout cas étudier beaucoup les aspects physiologiques, homéostatiques, donc tous ces mots un peu compliqués, finalement, à la sortie, on se rend compte que ce qui dirige nos choix, c'est la prise de conscience. Et ce n'est pas si facile que ça. C'est pour ça que, grâce à l'assurance-prévention, on peut aussi conduire des études qui nous permettent de dépasser un petit peu simplement la description. Alors, je dis simplement, ce n'est pas si simple que ça, mais en tout cas, la description physiologique de notre régulation et d'aller comprendre Pourquoi ou tenter de comprendre pourquoi parfois on arrive à très bien faire bouger une hormone ? On voulait la faire bouger, on a réussi, et on n'a pas le comportement associé derrière. Je vais prendre l'exemple d'une petite hormone qu'on appelle l'hormone de la faim. Parfois, avec certains types d'activités physiques, on arrive à diminuer cette hormone-là. Donc on se dit, c'est super, on va avoir des régulations nutritionnelles bien plus adaptées derrière, et on ne les observe pas. Et donc, grâce à la chaire et à l'assurance-prévention, on peut essayer d'aller comprendre pourquoi est-ce que ça ne fonctionne pas aussi facilement. Et comme vous l'avez très bien dit, c'est la prise de conscience, c'est la prise de décision, et c'est là où il y a une régulation qui est vraiment cognitive. édonique et où la société joue un énorme rôle dans nos choix. Tous nos choix, en tout cas nutritionnels, ne sont pas adaptés à nos besoins énergétiques. Aujourd'hui, c'est une certitude.
- Speaker #0
Et c'est en se basant sur vos recherches approfondies, souvent en long cours, parce que ça prend du temps quand même de faire de la recherche et de trouver ses résultats, de les consolider. Ça permet d'avoir une influence sur les politiques publiques. Je pense notamment à l'obésité.
- Speaker #1
Oui, alors on essaye, ça prend énormément de temps et parfois on a même un peu l'impression qu'au moment où on fait des recommandations, c'est presque trop tard parce qu'elles ne sont plus adaptées, parce que la société a encore évolué. Mais en tout cas, il ne faut pas baisser les bras et l'objectif, c'est effectivement d'aller essayer de trouver quelles sont les meilleures stratégies comportementales par l'activité physique, la nutrition, la réduction de la sédentarité, etc. Les meilleures stratégies aussi éducatives. pour à la fois faire prendre conscience aux gens de la nécessité de changer leur comportement, mais aussi pour donner les bonnes infos et les bonnes pratiques à la population, parce que tout n'est pas évident. C'est pour ça qu'il y a tout un développement de ce qu'on appelle la littératie, la manière dont on parle aux gens de santé. Et donc oui, c'est aussi une des conséquences de nos travaux, même si nous il se passe beaucoup en laboratoire, avec plein de mesures un peu objectives et un peu pointues, l'objectif c'est d'arriver à apporter quelque chose sur le terrain pour la population.
- Speaker #0
Ça commence dès le plus jeune âge ? Parce que ça aussi, vous le dites souvent au sein de la Chaire Santé en Mouvement, les enfants, et je dis avant l'adolescence, jusqu'à 10 ans, on n'a pas besoin de leur demander de faire de l'activité physique. Parce que c'est assez naturel pour eux d'en faire, de courir, de sauter, de marcher. C'est une découverte aussi de leur corps et de la vie en général. Et une nutrition adaptée à leurs besoins à ce moment-là, ça met en place, on va dire, les fondamentaux pour la suite.
- Speaker #1
Oui, je ne sais pas si on n'a pas besoin de leur demander de faire de l'activité physique, parce que malheureusement, la société impacte aussi les comportements des plus jeunes aujourd'hui. On le voit simplement avec le temps d'écran de plus en plus tôt. Néanmoins, effectivement, les enfants ont un profil d'activité physique spontané. Ils ne sont plus sur des activités intenses, répétées, soudaines, sur le principe du jeu. Et ce qui va très bien avec les recommandations pour leur âge, qui sont d'au moins trois heures avant. 6 ans par jour de mobilisation et puis après 1h par jour d'activité modérée intense et ils l'ont à travers le jeu si on les laisse faire. Après, il est évident que ce comportement d'activité physique spontanée doit être entretenu, encouragé, que nos modes de vie actuels ne le font pas forcément. Regardez, quand vous mettez un enfant de 6-7 ans à l'école assis toute la journée, c'est hyper compliqué et c'est pas du tout la faute des instituteurs ou c'est le système qui est fait comme ça. Néanmoins, il faut quand même arriver aussi à leur avoir en face une réponse adaptée nutritionnellement. Et là aussi, c'est pour ça que ça va vraiment de pair. Il y a un vrai enjeu de société sur la nature et la qualité des aliments qu'on peut proposer à nos enfants pour répondre justement à ces comportements spontanés d'activité physique.
- Speaker #0
Oui, vous l'avez dit tout à l'heure, on a créé et on continue à créer une société pour laquelle on n'est pas vraiment fait. On apprend dès le plus jeune âge à être sédentaire, on apprend dès le plus jeune âge à être assis, comme ensuite on apprend à être derrière l'ordinateur. à faire son travail, il faut réussir à trouver à côté de ces moments de sédentarité, des moments d'activité physique. Et on ne parle pas de sport. Quels sont les effets bénéfiques de cette activité physique sur le corps et peut-être aussi sur notre esprit ? On parle de santé physique, de santé mentale.
- Speaker #1
Oui, alors il y a une chose importante dans ce que vous venez de dire, c'est que je suis d'accord sur le principe de trouver en dehors de ces temps de sédentarité, des temps d'activité physique qui ne sont pas du sport. C'est la marche, les déplacements. tout ce qui peut nous faire bouger. Par contre, il est aujourd'hui nécessaire de rompre ces temps de sédentarité. C'est-à-dire qu'il y a beaucoup d'études, et notamment des études conduites par la chaire et le professeur Martine Duclos, le docteur Lormès, qui ont très bien montré qu'on peut mettre en place, en entreprise, des stratégies de rupture de ces temps de sédentarité qui améliorent significativement la santé physiologique, mentale, sans altérer la tâche réalisée dans le cadre de notre travail. Et ça, c'est relativement important. Oui. à la promotion de l'activité physique, mais oui aussi à la rupture de sédentarité qui doit être notre premier objectif aujourd'hui. Et après, pour répondre à votre question, effectivement, on va avoir des bienfaits sur la santé mentale, le bien-être, le bien-être social, on va avoir des effets aussi très bénéfiques sur ce qu'on appelle, nous, notre capacité réflexive cognitive, c'est-à-dire qu'on va être beaucoup plus alerte aux informations, beaucoup plus sensible aux messages de santé. ou autres aux interactions sociales, et ça c'est quand même important. Mais j'aime à rappeler que la santé, d'après l'OMS, est un état de bien-être physique. sociale et mentale, pas uniquement physique et mentale. C'était l'année évidemment de la santé mentale, mais il ne faut pas oublier que les interactions sociales sont cruciales là-dedans et que l'activité physique joue un rôle absolument important. Donc je pense qu'aujourd'hui, il n'est plus nécessaire d'aller détailler les bienfaits de l'activité physique. On le sait, Aristote, moins 340 avant Jésus-Christ, le disait déjà. On est en 2026, peut-être qu'il est temps de passer à l'étape du dessus et à généraliser un peu ses comportements.
- Speaker #0
Pour celles et ceux qui nous écoutent, qui peut-être découvriraient cette initiative d'assurance prévention, Ma Santé en Mouvement, qu'est-ce qu'on peut leur dire de manière très simple et très pratique ? Comment commencer ?
- Speaker #1
Le début, c'est la prise de conscience. Je ne parle même pas de faire le premier pas. Je parle de prendre conscience que nous aussi, on a besoin de faire un pas supplémentaire. Qui que ce soit, les sportifs de haut niveau ont besoin de rompre leur sédentarité parce qu'ils sont extrêmement sédentaires en dehors de leurs entraînements et de leurs matchs. Donc ça concerne vraiment absolument tout le monde. Donc première étape, prise de conscience. Et deuxième étape, et j'aime à le dire régulièrement, c'est de faire un pas de plus qu'hier.
- Speaker #0
Un pas de plus qu'hier et puis deux pas de plus qu'avant-hier ?
- Speaker #1
Par définition, ça devrait donner ça. Oui, je suis assez d'accord. Mais globalement, l'objectif, c'est vraiment de comprendre que dans notre quotidien, on a un nombre infini d'opportunités pour se mettre en mouvement ou pour rompre sa sédentarité. C'est à nous de les identifier et d'accompagner la population pour ça, évidemment, et de saisir ces opportunités.
- Speaker #0
Merci beaucoup, David, pour ces nouvelles explications. On vous retrouvera, ainsi que les membres de la chaire santé en mouvement, dans le cadre de cette initiative « Ma santé en mouvement d'assurance-prévention » . Vous pouvez trouver tous nos conseils et les informations utiles sur le site d'assurance-prévention, assurance-prévention.fr, également sur les réseaux sociaux d'assurance-prévention, sur... Instagram, sur Facebook, sur LinkedIn. Et puis, ce podcast, vous pouvez le retrouver sur toutes les plateformes Apple, Spotify, Deezer, celle de votre choix, ainsi que sur YouTube. Merci, à bientôt avec Assurance Prévention.