Speaker #0Franchement, on parle souvent de la vingtaine comme si c'était la plus belle période de notre vie. J'entends dire mes parents tout le temps ça. Les années de folie, la liberté, ton premier appartement. Je pense que s'ils voulaient revenir en arrière, ils reviendraient à cette période-là. Sauf que personne ne nous parle des points négatifs. Et le fait, par exemple, que tu quittes des gens que tu aimes, avec qui tu as grandi, ta famille, ton premier appartement, ton premier job étudiant, éventuellement tes premières, entre guillemets, agressions. Enfin, pas entre guillemets, mais vous avez compris. Là où tu commences à mettre un pied, en fait, dans le monde des adultes, alors que, ok, t'as 18 ans, t'as le permis, tu peux voter, mais en fait, pour moi, j'appelle pas ça le monde des adultes. Je trouve que c'est pas le monde des adultes à 100% parce que, ok, on doit gérer notre appartement, nos courses, nos factures, plein de choses, et en partie financièrement pour la plupart des étudiants. Sauf qu'en fait, bah, on te demande aussi de gérer toutes tes études, d'être bon à l'école, d'être présent, de passer du temps à réviser, sauf que parfois, en fait, c'est tout simplement pas possible. Et pour moi, ça a été les périodes les plus difficiles de toute ma vie. Enfin, je suis encore à l'école. Mais là, je vous reparle d'une période où je venais vraiment de quitter le lycée. Il y avait le Covid à cette époque-là et ça a été très compliqué, mon emménagement. J'ai quitté la campagne pour venir à Lyon, emménager. Et en plus de ça, j'ai commencé une alternance où j'ai découvert, en fait, au bout d'un an, enfin, j'ai réalisé au bout d'un an que je me faisais harceler. Et c'était vraiment pas la joie. Plus mon appartement, ça n'allait pas. C'est Madame Chipi, Aka, Balki qui vous parlent, je suis trop heureuse de participer à cette quatrième édition de Podcaston. Cette semaine, franchement, il y a des milliers de podcasters qui vont mettre en lumière des associations caritatives qui leur tiennent à cœur, donc avec des histoires et tout ça, voire des interviews. Moi, je n'ai pas fait d'interview. Je pense que c'est surtout important que je vous parle aussi de mon histoire, d'être un peu plus franche, parce que oui, je montre toujours le côté positif des choses. Vous pouvez me croiser dans la rue, j'aurai tout le temps le sourire, alors que je suis quelqu'un qui suit. très très angoissée, j'ai des doutes, et ça c'est tout à fait ok, normal, surtout quand on est encore étudiant dans la vingtaine, et qu'on essaye encore de se trouver. Et du coup j'ai choisi Nightline France, c'est une ligne d'écoute gratuite pour les étudiants, qui est là tous les soirs, donc de 21h à 2h30 du matin, et en fait, bah, enfin, non non je vais pas vous dire tout de suite, on va en parler au fur et à mesure. Je vais vous expliquer deux choses qui me sont arrivées, qui sont un peu graves, je... En fait, là, je vous dis un peu grave, ma psy, elle serait là à dire « Non mais Balki, il faut arrêter de dire que tes émotions, enfin, tu les minimises non-stop. » Et ces deux situations où Nightline, je pense que je les aurais appelées ou je leur aurais écrit des messages parce que tu peux faire les deux. J'ai emménagé à Lyon pour faire mon BTS, Commerce International, en alternance, en 2021. Et c'était la période un peu particulière du Covid. Et en fait, j'ai emménagé à Lyon. C'était un projet un peu de cou... couple et tout ça et c'était aussi pour mon avenir parce qu'on allait faire nos études là donc déjà je reménage à Lyon je me sépare juste avant de d'emménager donc ça a été un peu compliqué et surtout que c'était la période du Covid donc on portait encore les masques donc moi il faut savoir que j'ai grandi à la campagne ah oui et du coup nous on prend la voiture, on a pas mal d'indépendance alors que là du coup tu vois plein de gens tout le temps avec des masques, des distances de sécurité et tout ça alors qu'à la campagne il n'y a pas vraiment ça parce que en fait il n'y a pas vraiment de gens Merci. Et donc, on part comme ça à Lyon. Donc, je pars comme ça toute seule. Et j'arrive dans une entreprise qui est vraiment très, très bien. Et en fait, il faut savoir qu'au fur et à mesure, avec une personne dans l'entreprise, c'est devenu un peu plus toxique. C'est-à-dire que, je ne sais pas, ça me donnait des surnoms, genre cocotte, bichette, des petites mains sur les épaules. Ah mais, enfin, t'es une poupée, genre t'es toujours bien habillée, tes regards un peu incessants, tu vois. Je ne sais pas comment dire, mais en fait ça, ça s'est vraiment mis progressivement. Et il faut savoir que moi je suis quelqu'un, je peux m'habiller en robe, en jupe, je suis toujours à l'aise. Et je ne sais pas comment dire, mais c'était très particulier. Jusqu'à, je pense que j'ai mis peut-être 6 mois à m'en rendre compte que finalement, quand il était présent dans l'entreprise, parce qu'il y avait beaucoup de télétravail, je finissais par mettre uniquement des pantalons et plus des robes. Je ne m'apprêtais plus du tout. Et surtout, j'avais tout le temps la boule au ventre. Ça veut dire que pour tout, j'avais la boule au ventre. Demander mes congés, quand je revenais en alternance, j'avais la boule au ventre. Je ne sais pas comment dire, mais c'était trop compliqué. Pourtant, j'avais des très bons résultats parce que j'avais des chiffres. Et tout était bizarre. J'avais une minute de retard, je recevais des messages. Par exemple, si tu as deux minutes de retard, tu dois rattraper tes deux minutes. Si par exemple, je partais en pause café. En sachant que je fumais pas et... enfin je fume pas, je fume toujours pas et bah... Il comptait mes minutes là-bas alors que lui, il prenait des minutes. Enfin bref, tout était un peu dérisoire comme ça. Jusqu'au jour où il me dit, « Ah mais Balki, tu fais toujours trop bien à manger, je vais venir plus souvent dans tel quartier. » Je ne vais pas vous dire mon quartier parce que sinon, vous allez savoir où j'habite. Et ça m'a choquée parce qu'il faut savoir qu'il critique tout le temps ce quartier parce que lui, c'est plutôt un mec soit de Croix-Rousse, soit du 7e. Il me dit que je préfère être... dans un milieu inclusif et tout ça, alors que je m'appelle Balki, je suis métisse, enfin en fait t'as rien à prouver auprès de moi, je m'en fiche, je peux emporter tout et je te jugerai pas, mais bon, et en fait quand il m'a dit mais je vais venir chez toi pour prendre à manger, je me suis dit mais en fait j'ai eu une montée d'angoisse, j'ai cru que j'allais vomir au travail, je suis rentrée chez moi, ensanglantée, je voulais plus manger, donc il faut savoir que moi je suis quelqu'un, je loupe très facilement des repas, je sais pas si c'est parce que j'avais pas faim, C'est surtout parce que je n'avais pas énormément les moyens de manger à cette époque-là. En fait, il faut savoir que mon début d'alternance, je gagnais genre 600 euros par mois. J'ai toujours mangé, j'ai toujours essayé de manger deux repas par jour. En fait, je faisais tout le temps sauter le petit déjeuner. Chose que j'ai vite arrêtée parce qu'en fait, je me suis mise à fond dans le sport. Je suis allée à la salle, mais une fois par jour, dès que je pouvais. Soit le matin avant d'aller au travail ou à l'école, soit après. Et ça a été un peu mon échappatoire, mais à la fois, ça a été un peu une addiction. Et je vous dis ça, et ça, ça a été mon état pendant deux ans. Voilà, je vous place ça. Mais en fait, ma première crise d'angoisse, elle a été faite, je pense, au bout de huit mois dans cette entreprise. Ça veut dire qu'un matin, je me lève, je perds toute notion de l'espace et tout ça. Et je sors, je me prépare vite parce que j'étais tout le temps angoissée d'être en retard. Du coup, j'arrivais tout le temps 15 minutes en avance au travail. Et j'appelle ma mère tous les matins. J'appelle ma mère et je me mets à pleurer. Il faut savoir que ma famille, en fait, je leur disais tout le temps que ça allait bien. Parce que je réalisais pas que ça allait pas. Parce qu'en soi, j'avais des bons chiffres. J'étais bien entourée. Tout allait bien. Et là, je me mets à pleurer et je lui sors tout. Je lui dis j'en peux plus. J'en peux plus de lui. J'en peux plus de tout ça. Je comprends pas. Je comprends pas. Pourtant, je suis bien habillée. Je suis pas vulgaire et tout ça. J'ai limite les larmes durant. Et en fait, ma mère, elle est démunie parce qu'elle est des centaines de kilomètres. Elle ne sait pas quoi faire. Moi, je suis en ville. Elle est à la campagne. Elle ne comprend pas, en fait. Elle ne comprend pas ce qui se passe et tout ça. Et en plus de ça, mon appartement, ça n'allait pas. Mais ça, je vous raconterai juste après. Et au final, je suis quand même allée au travail. J'ai pleuré dans les transports en commun. Sachez qu'un jour, si vous voyez quelqu'un qui pleure dans les transports en commun, ne le regardez pas. Ou juste... Tendez-lui un mouchoir et dites-lui ça va aller parce que franchement j'aurais juste aimé qu'on me fasse ça. Et j'ai commencé à chercher une autre alternance. Et en fait il l'a appris parce qu'il l'a appris et là ça a été la descente aux enfers. Et en fait j'ai un de mes collègues de travail qui s'est interposé, qui lui a dit maintenant il faut arrêter. Mon école a fini par intervenir. Enfin bref, plein de choses. Et je pense que ok ça peut être la mauvaise interprétation de ma part mais il faut savoir que moi je suis quelqu'un. J'ai quand même besoin de distance physique et sociale, surtout au travail, je mets beaucoup de distance. Et du coup, c'est quelque chose qui m'a tout de suite angoissée, submergée et tout ça. Et en fait, je pense que si j'avais pu parler à Nightline, ça ne se serait pas reproduit, ça ne se serait pas reproduit autant. J'aurais peut-être pu avoir les mots de quelqu'un en face qui me dise, là, ça ne va pas, tu peux consulter un psy, tu sais que tu as le droit à 12 séances psy gratuites par an puisque tu es étudiante. Parce que oui, je ne savais pas tout ça. Et du coup, bah... Si déjà je loupe le petit déjeuner, bien sûr que je n'allais pas aller chez le psy à 50 euros la séance. Non merci quoi. Et donc il y a plein de choses que je ne savais pas. Et ça j'ai appris en grandissant aussi à pouvoir poser des limites. À dire là ça me déplaît ce que tu fais et tout ça. Et je pense que c'est des situations qui ne se reproduiront pas. Parce que maintenant j'ai 24 ans, j'ai plus de 18-19 ans. Ça a commencé à aller mieux cette période-là quand j'ai pu déménager. Parce qu'en fait il faut savoir que dans mon premier appartement, Je vivais juste au-dessus d'un restaurant et il y avait des sortes de blattes. Et je suis quelqu'un, j'ai la phobie de tout ce qui remploie. J'ai une phobie très particulière, genre les asticots, ça m'angoisse. Et du coup, à mon appartement, ça n'allait pas. Au travail, ça n'allait pas. Où est-ce que j'étais ? En boîte de nuit ou à la salle de sport. Voilà, c'était ça mes journées, mes soirées. Et surtout, dès que je pouvais, je rentrais chez mes parents. Donc en fait, je rentrais tous les week-ends, il n'y a aucun moment. Et en fait, j'étais épuisée. jusqu'à ce que je change d'appartement. Et là, les week-ends, je trouve un job étudiant et je me mets à travailler. Et tout a pu recommencer à aller bien, on va dire, dans ma vie privée, enfin dans ma vie off alternance. Et surtout, je me dis, ce qui est bien avec Nightlight, c'est que t'es pas obligé de les appeler. Moi, c'est des périodes où je pouvais pas parler. C'était impossible. Et tu peux très bien leur écrire des messages. Par exemple, le soir, quand tu penses trop à plein de choses, à des situations, je sais pas si t'as bien agi. Comment ça va se passer ? Fin. Sur plein d'aspects, à réorganiser ta vie, avoir un point de vue extérieur. Et aussi, en fait, juste à voir que tes émotions, elles sont OK. Que t'es pas tout seul. Parce qu'en fait, on est plein. On vit plein de situations compliquées. On se rappelle quand même que j'ai failli pas faire ma rentrée de Master 1. Qui était du coup l'année dernière. Parce que j'étais en pleine crise d'angoisse. Et donc, ma maman m'a accompagnée quand même. Parce qu'elle était en déplacement pro à Lyon. Mais j'ai quand même failli ne pas la faire. Et quand j'en ai parlé sur l'épisode de podcast, j'ai eu plein de retours qui m'ont dit mais moi aussi en fait je stresse pour la rentrée, je fais ci, je fais ça, et en fait je me sens tellement moins seule. Mais moi j'ai la possibilité d'avoir un podcast, et c'est pas possible pour tout le monde d'avoir un podcast, d'arriver aussi à comprendre ce qui se passe. Parce que du coup ça fait 4 ans, non 5 ans, oh là là, ma plus longue relation, dans 5 ans que je vis avec de l'anxiété, et j'arrive de mieux en mieux à l'allégérer. D'ailleurs je peux vous reconseiller, il y a un livre qui s'appelle Bonjour... Bonjour l'anxiété, à la base c'est un compte Instagram et ils ont sorti un livre que j'ai lu et j'ai d'ailleurs offert ça à une de mes meilleures amies pareil qui a de l'anxiété et franchement l'anxiété ça touche tout type de personnes, étudiants, adultes parce que moi du coup je me considère comme étudiante et pas adulte alors que j'ai le droit de vote, j'ai le permis, je peux être à l'aise financièrement, prendre des décisions de merde mais accepter tout ça et c'est un livre qui a permis aussi de pouvoir Moi, me reconcentrer sur mes émotions et voir tous les types de mal-être au niveau santé mentale que tu peux avoir. Par exemple, l'oversink que je fais. Et du coup, je suis obligée d'avoir un carnet tout le temps avec moi où j'écris toutes les choses auxquelles je pense. Parce que je suis capable de ne pas dormir jusqu'à 3h du matin parce que je pense à trop de trucs. Et au final, je suis capable de pleurer. Ça peut être une catastrophe parce que toute la journée, j'ai dû être concentrée sur certaines tâches. me mettre des mini-objectifs, alors que pour moi, il y a des choses qui sont plus importantes. Par exemple, là, actuellement, on va me demander des choses en alternant, ça va être... Enfin, c'est compliqué pour moi, cette période-là. Et en fait, ma chose la plus importante, là, à mes yeux, pour moi, c'est avancer sur mon mémoire. Et surtout, l'école, c'est pas toujours simple, c'est pas toujours facile. On voit tous les gens qui ont réussi, mais en fait, ceux qui ont réussi, peut-être qu'ils ont échoué cinq fois avant et qu'ils vont pas le dire. C'est bien aussi de parler de ses échecs et pas uniquement de ses points positifs. Par exemple, Léna de Situation, des fois, elle dit qu'elle boit un café, non, un coca. Et MyJu, c'est un café, mais à la place d'un repas. Mais en fait, il faut savoir que ça, c'est des habitudes d'étudiants. Et par exemple, moi, je bois facilement un coca aussi parce que soit je n'ai pas le temps, soit je n'ai pas faim. Ou peut-être que je me perçois que je n'ai pas faim. Il y a près de la moitié des étudiants qui sautent un repas soit par manque de temps, soit par perte d'argent ou qui préfèrent dégrader la qualité de leur repas et la quantité. Et ça, c'est réellement pour tout le monde. Et je pense que ça finit par être des habitudes alimentaires parce que là, quand j'ai pris ces deux exemples-là, le font encore alors qu'elles ne sont plus étudiantes. Surtout, ce qui me choque, c'est que déjà, on est en précarité alimentaire. Alors, au niveau de la santé, c'est forcément ça qui en pâtit. Et il faut savoir que les étudiants, on a tous séance de psy gratuite. Je regarde sur internet mon soutien psy et il y a des psy dans l'ensemble de la France. Il faut savoir que 16% de la population française, elle est affectée par un état dépressif. Moi, je ne me conserve pas comme dépressif, mais vraiment avec un trouble anxieux. Soit je fais partie des 23%, très chanceux. Et ça, c'est des statistiques selon Santé publique France. Et si on passe à la deuxième histoire. deuxième story time c'est je fais de l'anxiété ça vous le savez très bien vous l'avez très bien compris au bout de 10 minutes et du coup ça fait que pour moi dès que quelqu'un par exemple est de mauvaise humeur ou n'a pas trop envie de parler, ne rigole pas, ne vient pas vers moi je pense que j'ai fait quelque chose et du coup je m'enlève de cette communication là et je me retrouve à sans le vouloir peut-être que les gens ils se disent bah qui elle me ghost bah qui elle me calcule plus ou elle fait plus rien mais en fait parce que J'ai l'impression que j'ai fait un truc de mal et que tu m'en veux, que tu ne m'aimes plus. Et du coup, je m'enlève de là. Sans faire d'histoire, bien sûr. Mais du coup, je me suis retrouvée à des moments, simplement toute seule en cours. Par exemple, à manger toute seule alors qu'à la base, j'avais des copines. Et au final, là, on en a reparlé récemment avec une de mes copines, justement du BTS. Elle m'a dit, mais je ne sais pas, je n'ai pas compris. Je lui ai dit, mais en fait, je pensais que j'avais fait un truc de mal. Je ne sais pas, elle m'a dit, mais pas du tout. et au final bah... Tu t'es éloigné, je me suis éloignée, on en est arrivé là. Et en fait, au final, maintenant, tout va très bien. Mais juste, pour moi, c'est très compliqué de revenir vers les gens, de remettre des mots là-dessus. Et bah, c'est compliqué d'en parler. Et surtout, tu sais, t'as la honte un peu. Genre, moi qui suis très sociable, qui ai toujours été présidente des élèves, déléguée, blablabla, et tout ça. Parler. Du fait de se sentir rejetée, je trouve ça très violent. Enfin, rien que de vous le dire, je trouve ça violent. Et dans ces moments-là, je ne peux pas en parler à ma famille. Et je me dis qu'il faudrait peut-être que j'apprenne à suivre les accords de Toltec. Je crois que c'est ça. C'est quoi ? Ne pas surinterpréter ce qui a été dit et ce qui n'est pas dit. N'est pas dit. Par exemple, si je ne t'ai pas dit quoi que ce soit, il n'y a rien. Mais bon, ce n'est pas mon cas et promis, je travaillerai là-dessus. Franchement, si t'as vécu déjà des choses similaires à moi, je peux vous en raconter plein parce que les années de la vingtaine, les études et tout ça, il y a toujours plein de story time. En tout cas, c'est un podcast que j'ai vraiment travaillé parce que c'est quelque chose qui me tient à cœur et c'est un podcast qui s'inscrit du coup sur le podcaston et ça je suis très contente. En sachant que Madame Chibie a été créée seulement récemment, je le prends un peu comme un journal intime mais surtout un journal intime qui aide à montrer comme quoi la vingtaine c'est pas... Moi je suis en école de commerce donc... avoir un sac Zadig, des loups boutons au pied ou de l'Europiana, sortir à la maison pour les lyonnais à la maison tous les week-ends, avoir la plus grosse table ou la meilleure alternance et tout ça, c'est pas ça en fait, oui ça l'est, mais c'est pas uniquement ça et il faut aussi qu'on se soutienne tous parce que ça peut être très violent, en vrai on a quand même grandi avec le Covid, c'est pas rien, on se dit tout le temps que tout peut s'arrêter à tout moment, alors moi le Covid j'ai très bien vécu parce que j'ai été à la campagne dans une maison et voilà, mais en fait le après Covid C'est la même chose, c'est tout le temps de l'angoisse, tomber malade, puis la pression sociale quand on a étudiants, mais j'ai jamais vu ça, vécu ça. Et en fait tu passes de tes coucounets quand t'es au lycée à bon bah quand est-ce que tu travailles, alors que non, laisse-moi finir mes études. Et Nightline c'est une ligne d'écoute gratuite anonyme tenue par des étudiants bénévoles, c'est-à-dire que toi comme tu m'écoutes, peut-être que moi je vais devenir bénévole, je suis en train d'essayer de faire les démarches pour ça. Parce qu'au quotidien, je suis entre Lyon et Paris et je me dis que ce que j'ai vécu, d'autres peuvent le vivre. Et si j'ai du temps pour des fois une soirée, deux soirées, trois soirées, venir en aide simplement à répondre à des messages, à des appels, être un soutien. Je peux le faire parce qu'en fait, je suis jeune. Vous êtes jeunes, on est jeunes et c'est comme ça qu'on va faire notre force tous les soirs. Donc c'est tous les soirs de 21h à 2h30 du matin. Et franchement, c'est exactement le genre de choses. que j'aurais aimé connaître avant d'ailleurs vous savez comment je l'ai connue ? Mais je vais vous faire la story time j'ai décidé de les mettre en lumière un peu plus que ça parce que je les ai découvert cette année à mon école, ils ont fait une sorte de stand bénévole et où il y avait des bénévoles qui venaient nous parler et c'est à un moment donné où ils étaient obligés de nous capter parce que généralement on les voit pas comme ça dans les grosses universités, grosses écoles et j'ai trouvé le principe très très bien et du coup j'ai pris leur carte et je les ai gardées en mémoire et au final bah Six mois plus tard, je suis là et à parler d'eux et je trouve ça tellement bien. Par contre, il faut savoir que Nightlight, ça ne remplace pas du tout un professionnel. Ça laisse toujours la place au psychologue. C'est juste une main tendue pour se sentir moins seul, un peu comme ce podcast finalement. C'est pour ça que j'ai choisi cette association. C'est une association d'ailleurs qui a été créée en 2016 par un étudiant irlandais qui est arrivé en France, en Erasmus, et qui a été extrêmement surpris, choqué, je ne sais pas comment on peut le dire. qu'il n'existait rien en fait pour les étudiants, pour le soutien psychologique et tout ça. Et depuis en fait ils ont ouvert plein de lignes. Donc il y en a à Paris, à Lyon, à Lille, à Toulouse, à Reims, en Normandie, dans les pays de la Loire. Et je crois qu'il y en a bientôt ailleurs, genre Marseille et tout ça. Et l'année dernière ils ont reçu près de 18 000 contacts, ce qui est énorme. Franchement dites-vous que c'est genre 18 000 soirs où quelqu'un a pris son téléphone et a appelé. d'autres jeunes qui ont bien sûr été formés par des psychologues et tout ça. C'est une formation qui est assez longue, c'est deux fois deux week-ends en entier et on parle de santé mentale, on a une formation et tout ça. Si t'as envie de savoir un peu plus de choses sur Nightline, t'as soit à aller dans ma description pour avoir leur contact, soit tu tapes dans ta barre de recherche nightline.fr et là tu les trouveras forcément. Ils ont des très grosses sponsorisations par l'état et tout ça, ils ont beaucoup de certifications donc c'est quelque chose qui est... installés dans le temps et en qualité. Et pour découvrir toutes les autres associations qui ont été soutenues par Podcaston et mis en lumière pour cette semaine, t'as juste à taper podcaston.org et tu vas tout de suite les trouver. Madame Chibi, c'est un podcast qui revient toutes les deux semaines. En ce moment, ça va un peu évoluer parce qu'on va parler de la vingtaine, cette fois-ci avec un guest qui va être connu. Je vais vous prouver comme quoi les gens qu'on peut idéaliser à la télévision, sur TikTok, sur YouTube... où est-ce que vous voulez et vous pouvez les voir Ils ont vécu la même chose que nous et ils peuvent aussi passer par les mêmes épreuves que nous, parfois plus ou moins fortes, avec plus ou moins d'histoires différentes. Mais tout ça, j'ai créé un jeu et ça va être sur Youtube, donc tu peux très bien t'abonner à Balki et ma chaîne.