- Speaker #0
Maman, j'ai foiré. Le seul podcast qui demande aux patrons, personnalités et anonymes, de se livrer uniquement sur leurs échecs. L'abus d'échecs n'est pas dangereux pour la santé.
- Speaker #1
Emile Lecomte, je suis multi-entrepreneur et je vais vous raconter tout ce que j'ai retiré de mes nombreux échecs.
- Speaker #0
Tu es un entrepreneur qui n'a pas peur de partager. Tu communiques beaucoup, déjà, de manière générale, mais tu communiques surtout et même tout ce qui foire. Et ça, on va garder ça évidemment pour la conversation. Mais je trouve ça sympa et je suis très heureux, moi, de te recevoir parce que ça fait un petit moment qu'on se connaît et tu as toujours été très aspirant pour moi. Depuis qu'on se connaît, j'ai toujours vu en toi quelqu'un de très aspirant. Donc, j'avais envie de te recevoir dans le podcast. C'est quoi le Émile depuis ses débuts jusqu'à maintenant ?
- Speaker #1
Je suis un fonceur qui a toujours eu besoin de briller, je dirais, si je peux être très court. Donc en effet, en parlant des échecs, quand on veut briller, il faut les transformer en quelque chose de différent. Tu te dis, si j'ai foiré, si je reste sur le fait que c'est un foirage, j'en retirerai rien. Par contre, si tu rebondis et que tu trouves une manière de te servir de ton échec pour faire autre chose ou quelque chose de bien, du coup, ça te permet de mieux briller, je trouve. C'est peut-être pour ça que je communique beaucoup sur mes échecs. Parce que plus tu te casses la gueule et tu arrives à rebondir après, Plus les gens se disent aussi, ah ouais le mec, tiens, il ne s'arrête pas à première difficulté. C'est ça. Et tu as plus de mérite je trouve aussi quand tu partages tout. Si les gens ne voient que la réussite en disant, ouais il a toujours tout réussi, ça te donne une image un peu du fait qu'influenceur Dubaï qui roule une grosse bagnole. Alors que s'ils voient que tu as aussi des galères comme tout le monde et que la vie n'est pas un long fleuve tranquille. Oui. Je trouve ça chouette et je trouve ça aussi chouette de montrer aux autres personnes qui peuvent être dans des situations délicates qu'ils ne sont pas tout seuls et on passe tous par des hauts et des bas.
- Speaker #0
D'accord. Ça vient d'où ? Ça t'a grandi dans une famille d'entrepreneurs ou pas du tout ?
- Speaker #1
Ma mère est entrepreneuse. Elle a repris une entreprise familiale en fait dans la construction, donc rien à voir. Donc une femme dans la construction, on l'a eu jusqu'à 50 personnes.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc voilà, elle était assez dure, elle savait comment gérer. gérer des équipes, mais j'ai jamais voulu reprendre l'entreprise familiale. Ce n'est pas un truc qui me faisait kiffer, la construction. Je suis très axé, la vie c'est un jeu, il faut bien se marrer. La construction, ça ne me faisait pas marrer, pas le chauffage sanitaire. Je me suis dit, j'ouvrirai un truc à moi un jour. Là, j'ai repris les locaux de l'entreprise familiale qui a été revendue et qui a déménagé. Là, je suis dans les locaux des enseignes de l'ancienne.
- Speaker #0
Donc on va dire que... Prendre l'échec, savoir l'utiliser, savoir l'accueillir, c'est quelque chose que tu as appris assez tôt, que tu as vu assez tôt dans le temps, étant petit déjà ou pas spécialement ?
- Speaker #1
Ouais, je sais pas si quand t'es petit tu te rends compte en disant tiens ça c'est un échec ou c'est plus quand t'es tout petit et que t'as pas encore la présence d'esprit de le définir comme échec.
- Speaker #0
Tu as des souvenirs d'un échec traversé par la famille, par ta maman, dans son entreprise ? Ou tu sais, un truc qui ne se passe pas comme prévu dans la boîte, quelque chose qui t'a marqué l'esprit ?
- Speaker #1
Non, franchement, je n'ai pas de souvenir qu'elle parle beaucoup de boulot étant petite. Maintenant, récemment, je sais que la revente et la remise de l'entreprise, ça a été très dur pour elle. Maintenant, je ne peux pas parler en son nom et je ne peux pas parler de la perception d'un échec. C'est défini à partir du moment où la personne qui le fait le définit en tant que tel. sinon tu peux le voir comme une épreuve mais je sais que ça a été très dur par contre dans un certain mindset c'est plus tiens j'ai pas réussi là où je voulais et ça depuis tout petit en disant tiens voilà où est le but, j'ai pas réussi de cette manière là donc je vais essayer d'une autre manière donc est-ce que ça peut être défini comme un échec d'avoir pas réussi la première fois et ça je pense que quand t'es petit tu peux avoir ce genre de pensée quoi d'accord,
- Speaker #0
il y a un échec comme ça personnel, le premier qui te vient à l'esprit à toi euh pas forcément dans l'entrepreneuriat, mais de manière générale, quelque chose que tu as foiré à l'école, d'un point de vue sentimental, le premier qui te vient à l'esprit comme ça, du tac au tac ?
- Speaker #1
Il y en a tellement, rien que dans les deux exemples, le sentimental ou à l'école, mais clairement quand tu veux avoir, je veux dire tout le monde, ce n'est pas spécifique à moi, quand tu aimerais rendre tes parents fiers et avoir un 10 et que tu ramènes un vieux 6 tout pourri à un examen, est-ce que tu le vis comme un échec ? Parce que l'échec, en tant que tel en scolaire, c'est en dessous de 5 sur 10. Sinon, t'es pas en échec, en vrai.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
C'est défini comme ça. Mais moi, je le perçois. En fait, chacun a son échec perceptible d'une façon différente. Ouais, exactement. Moi, si j'avais pas un 8, c'était un échec. Alors, mathématiquement, c'est... pas un échec et on te mettait pas en échec donc en dessous de 5 et moi j'étais pas fier parce que je voulais avoir des 10 je voulais encore une fois briller et donc il fallait des 10 des 9 il fallait être dans le top de la classe d'accord et briller d'un point de vue scolaire c'était aussi occuper l'espace ah ouais des oufs dans la place dans la place dans la classe t'étais du genre à être le bout en train le premier de fil il fallait être bon en l'école mais il fallait aussi faire le marrant et c'était chaud de combiner les deux souvent c'était soit bon soit tu fous le bazar là j'essayais en tout cas en primaire déjà de combiner les deux comme ça les profs t'aimaient bien quand même parce que t'étais pas un mauvais élève et
- Speaker #0
ils acceptaient un peu plus que du foot le souk en classe du coup c'est assez évident que tu sois devenu entrepreneur tu savais déjà comment capter l'attention et quand on est entrepreneur dans la création de contenu Et de manière générale, quand on évolue dans un monde digital, capter l'attention, c'est indispensable.
- Speaker #1
Oui, clairement, on le voit aujourd'hui. On parle de hook où tu as trois secondes pour capter l'attention, c'est clair. Mais pour le fait de devenir entrepreneur, j'ai une petite anecdote. Je me rappelle, en cinquième primaire, c'était M. Dejon, on faisait le tour de classe en disant qu'est-ce qu'on veut être plus tard. Moi, j'avais dit, moi, je veux être millionnaire. Et il m'avait répondu, ce n'est pas un métier. Et j'ai répondu, oui, mais c'est ce que je veux devenir. Et donc, tu vois, pour moi, il n'y a pas... C'est difficile de devenir riche ou brillant en faisant un 9-17. Donc, c'est peut-être évident de créer sa propre boîte pour arriver à des fins que ce soit financières ou de liberté. Mais c'est clair que c'est toujours un truc où je me suis dit, je ne saurais pas travailler pour quelqu'un.
- Speaker #0
Donc, le premier objectif, c'était gagner beaucoup d'argent finalement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et c'est ce qu'on voit aujourd'hui beaucoup. Malheureusement, on véhicule beaucoup. beaucoup cette image d'entrepreneur qui gagne beaucoup d'argent très très rapidement moi perso je le vois pas spécialement comme quelque chose de positif tu le perçois comment toi d'ailleurs ?
- Speaker #1
Alors il y a vraiment la façon de véhiculer le truc, pour moi l'argent c'est pas du tout un truc de m'as-tu vu bling bling et aller rouler en Ferrari à Dubaï mais c'est clairement la liberté, pour moi l'argent c'est pouvoir faire des activités dingues tu peux euh... Sans pognon, tu ne pourras pas sauter en parachute, faire du canyoning, tu ne pourras pas découvrir le monde, tu ne pourras même pas partir en Ardèche en tente ou dans les Dolomites que j'ai fait l'année dernière, faire du camping sauvage. Il faut de l'argent. Je veux dire, le monde actuel, ta liberté, elle s'achète. Et donc l'argent, ce n'est pas une fin pour dire moi j'ai du pognon. C'est pour moi clairement la liberté et te dire tiens, si vraiment j'ai du pognon, je peux faire ce dont j'ai envie quand j'en ai envie. Je ne suis pas obligé de bosser. Tu vois, si tiens, cette semaine, j'ai pas envie de fermer 40 heures, mais si t'es en rade et que t'es juste niveau financier, tu vas devoir bosser, tu vas devoir faire ton tarif horaire pour y arriver. Par contre, si vraiment t'as de l'argent un peu de côté, tu peux dire, ben tu sais quoi, cette semaine, j'ai vraiment besoin de souffler, je prends ma bagnole, je prends la route, et on va randonner, on va au Costa Rica se ressourcer, ça peut être aussi, tiens, je vais me prendre deux jours en Thalasso, ou ça peut être aussi... Aujourd'hui, je me prends une journée, je ne fais rien et je vais juste marcher à côté de chez moi, mais je suis hors du boulot. Pour moi, c'est vraiment un moyen de liberté, l'argent.
- Speaker #0
D'accord. Oui, un outil, finalement. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Beaucoup de mes invités ont parlé d'une école. On a parlé un petit peu de la définition, mais pour toi, c'est quoi ta définition de l'échec ? Si tu devais te donner la définition, selon Émile Lecomte, de l'échec.
- Speaker #1
Alors, l'échec, ce n'est pas arrivé… Il faudrait que je réfléchisse. Tu vois, vraiment, un échec, s'il doit rester un échec, c'est de rester dessus. Donc, c'est pour être ne pas avoir atteint un objectif ou un but et que l'histoire se termine là. Là, pour moi, c'est vraiment un échec. En tout cas, c'est comme ça que je le vivrai. Là où, si un échec reste un échec, c'est que tu décides de ne pas t'en servir comme d'un apprentissage et tu restes dans la situation échouée. Pour moi, c'est ça un échec.
- Speaker #0
Mais c'est finalement une définition très mature. Comment est-ce que tu en es arrivé à avoir ce mécanisme-là ? Ça paraît simple pour toi maintenant, mais est-ce que tu l'as vu quelque part ? Est-ce que tu l'as appris en écoutant un podcast, en regardant des vidéos, en lisant des livres ? D'où te vient cette définition qui fait qu'aujourd'hui, quand tu es face à un échec, tu sais avoir le process pour réagir et finalement l'utiliser positivement ?
- Speaker #1
C'est en le vivant. En le vivant une fois, deux fois, trois fois, j'ai foiré mes études. C'est-à-dire ? Je n'ai pas de diplôme. J'ai mon CVSS, point barre. J'ai arrêté HEC en troisième, puis j'ai arrêté l'ELMO en troisième. J'aurais pu me dire, tiens, c'est un échec. Je n'ai pas de diplôme.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et mes parents m'ont quand même payé 5 ans d'études. Si je n'avais pas derrière monté ma boîte, et c'est très subjectif encore une fois, mais réussi, ça aurait été un échec. Tu vois, si j'avais fini dans un petit boulot et que le fait d'avoir arrêté mes études ait eu un impact direct sur ma vie, alors ça aurait été un échec. Là, le fait que finalement je tire mon épingle du jeu et que l'échec dans ces études, ça m'a quand même appris plein de choses, les études, même si je n'ai pas eu le diplôme. Tu vois, je me suis dit, OK, il ne faut pas que j'en reste là. Le Covid, où on a clairement du licencié, le personnel fermé le bureau de Liège, quitté l'appartement, etc. soit tu le vois en échec, ok, je reste là et qu'est-ce que je fais ? Je cherche un boulot et je recommence ma vie. Ou alors tu dis, tiens, comment cette situation qui te met dans le rouge à mort, tu peux t'en servir. Et voilà, on a créé une boîte qui dépasse amplement celle qui était là avant le Covid. Donc c'est juste à force de continuer à vouloir aller de l'avant face à des situations, tu te rends compte qu'en fait, quand tu es ouvert, tu peux les transformer en opportunités.
- Speaker #0
Mais c'est super important ce que tu viens de dire parce que ce qui est finalement l'aboutissement pour certains, pour la pensée unique, pour la plupart des gens, pour toi c'était un échec. Donc ça montre bien aussi que suivre justement la société et devenir ce que la société souhaiterait de toi, pour toi c'est un échec alors que pour d'autres c'est l'accomplissement, c'est justement la réussite et le début de quelque chose. donc c'est un message hyper fort à... Toutes les personnes qui sont en frustration de continuer ces études en se disant « de toute façon, je vais aller au bout, mais pour faire plaisir à qui ? Pour faire plaisir à quoi ? » Mais certainement pas pour me faire plaisir à moi personnellement. Et je crois qu'il y a plein de gens finalement qui sont dans cette situation-là. Donc, c'est un message hyper positif de dire « mon truc à moi, si je ne voulais pas être en situation d'échec, c'est d'arrêter » . c'est de ne pas l'avoir ce diplôme et c'est comme ça que je considère que j'ai réussi à faire quelque chose donc ça c'est juste un message hyper important je pense à véhiculer et qu'on ne véhicule finalement pas et la société elle même ne va jamais te dire fais le comme ça c'est réussir dans les écoles de manière générale, ce n'est pas du tout ce type de schéma qu'on véhicule. Et je trouve ça dommage d'ailleurs qu'il n'y ait pas plus de modernité dans le dialogue. Qu'est-ce que tu penses justement de... Les parents sont... Enfin, en tout cas, les miens et beaucoup de parents sont très attachés à la réussite, à l'école, fait des études, etc. Qu'est-ce que tu penses, toi, du message véhiculé par les écoles ?
- Speaker #1
Il y a deux choses dont il faut se méfier. Donc moi, je trouve que justement, ça commence à se dire, ben tiens, l'échec scolaire, ce n'est pas une finalité. Un peu le mindset à l'américaine où on dit qu'il n'y a pas « without failure, there is no success » . Tu vois, vraiment, ça commence petit à petit, mais il faut se méfier parce qu'il y a des gens qui, du coup, se réfugient là derrière, tu vois, et qui disent, même si je forme mes études, de toute façon, Bill Gates, il a arrêté Harvard. Oui, c'est ça. Mais c'est Harvard qui l'a arrêté. Ce n'est pas le Collège Saint-Denis, tu vois. C'est ça qui est dangereux.
- Speaker #0
Oh l'or.
- Speaker #1
passe un coucou d'ailleurs tu vois il faut aussi assumer derrière c'est pas parce que t'arrêtes tes études que tu vas devenir un grand entrepreneur c'est pas parce que Bezos il a commencé dans son garage que si tu commences dans ton garage tu vas réussir donc pour moi il faut se méfier du discours de les études c'est pas nécessaire et je pense justement que les écoles elles essayent de mettre un cadre et je suis pas anti-scolaire mais j'ai les boules pour ma fille là enfin ma fille à naître parce que ni sa mère ni moi on a aimé l'école mais parce qu'on a un caractère derrière et qu'on savait qu'on allait faire quelque chose. Maintenant, il y a des gens qui sont en décrochage scolaire, qui arrêtent l'école et qui font rien, qui font vraiment rien, qui vivent en parasite et qui finalement apportent rien du tout à la société. Est-ce que le fait d'arrêter ses études, c'est l'élément commun à tous ceux qui ont réussi ? Je pense pas. Donc pour moi, c'est juste une corde de sécurité en disant, tiens, on va te pousser, on va te tester. Et si tu as assez de caractère, il y avait un mec qui disait ça, un Américain qui disait, si tu as un diplôme d'une grande université, c'est pas que tu es un bon entrepreneur, c'est juste que... t'as pas eu en gros les couilles pour... T'as pas eu suffisamment de couilles que pour quitter et créer quelque chose par toi-même.
- Speaker #0
Ouais, t'as pas de caractère quoi. Voilà,
- Speaker #1
c'est ça. Si t'avais eu le caractère suffisant, t'aurais arrêté les études.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Mais je trouve que l'éducation, on te met sur une autoroute, en gros tout le monde va dessus, et à un moment donné tu bifurques, tu prends la sortie que tu veux.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Si tu restes jusqu'au bout de l'autoroute, jusqu'à la destination, au moins t'arrives à destination. Si tu veux prendre un petit chemin et quitter cette autoroute, quitter l'enseignement, le truc c'est que t'as beaucoup de chances aussi de te perdre et de pas arriver à destination. Il y a des personnes qui prennent une sortie et qui se disent, c'est quoi, moi en faisant un petit azimut et en appuyant un peu sur l'accélérateur, j'arriverai avant les autres. Ça, c'était mon caractère et c'est le caractère, je pense, de beaucoup d'entrepreneurs où ils voient l'autoroute à quatre bandes et ils se disent, c'est gnangnang, moi j'ai envie de faire mon propre chemin. Mais il faut être sûr de prendre la bonne sortie, d'avoir la bonne bagnole pour arriver à destination.
- Speaker #0
Tu parlais de ta fille, c'est marrant parce que c'est un sujet et une conversation que j'ai souvent avec moi-même. C'est qu'est-ce que je vais lui dire quand on va avoir des sujets vis-à-vis ? vis-à-vis de l'école, est-ce que je dois lui mentir, est-ce que je dois lui dire justement ce que la société veut entendre, ce que la société veut... Tu te positionnes, ou est-ce que tu te poses déjà toi ces questions ?
- Speaker #1
Non mais même avant. C'est angoissant non ? Tu trouves pas ? C'est angoissant.
- Speaker #0
Est-ce que je vais lui mentir ou pas quoi tu vois ?
- Speaker #1
Moi je pense pas que je vais lui mentir et elle me dira j'aime pas l'école et je lui dirai bah écoute j'ai pas aimé non plus, ta mère non plus, mais le truc c'est qu'il faut au moins que tu vois ce que c'est. Et donc pour moi je vais la pousser à mort à... faire ce dont elle a envie en fait, ça peut être scolaire et si elle veut faire 3 masters tant mieux, si elle veut quitter l'école le truc c'est que je la mettrais en garde encore une fois en disant attention, on sera pas forcément derrière et faut pas qu'elle me dise qu'elle veut quitter l'école à 12 ans non plus, si je l'ai fait en ayant un caractère de merde, elle peut le faire aussi, je veux dire jusqu'à 20-21 ans, maintenant c'est clair que je vais pas lui dire que c'est une partie de plaisir et que l'école c'est chouette, je vais dire écoute j'ai pas aimé ça non plus, mais sans ça j'en serais peut-être pas là où j'en suis aujourd'hui quoi d'accord
- Speaker #0
Bon, on est en plat dans l'éducation et justement, pourquoi est-ce qu'on, dans notre éducation, on parle difficilement de ses échecs ? Je l'ai dit en intro et en off, toi tu communiques beaucoup, tu communiques sur tout ce que tu réussis, mais tu communiques aussi sur tout ce qui va moins bien d'un point de vue business. Mais pourquoi nous, on a cette culture à se confier difficilement sur ses échecs ? Si on prend les Etats-Unis, on a parlé encore une fois de la culture. Là-bas, limite, l'échec, c'est un diplôme.
- Speaker #1
Tu as une culture, oui. La culture est totalement différente. Et aux États-Unis, on va vraiment te dire qu'à chaque échec, les gens vont être fiers en disant « Il a dû bien en apprendre de ses échecs. » Et donc, il est beaucoup plus mature maintenant. S'il a foiré dix fois, ça veut dire qu'il a appris que sans bilan financier ou sans plan financier ou sans bilan correct, on ne fait pas une boîte. Tiens, on recrute en trop vite. Et donc, comme ça, aux États-Unis, il voit vraiment tout ce que tu as pu en apprendre. Ici, en Europe, c'est plus on te met à nu. et on se dit ah bah ce mec là je le savais je savais que ça allait pas marcher son petit truc comme si l'échec encore une fois était une finalité en Europe là où c'était une étape aux Etats-Unis d'accord et donc ton projet ici on va te dire ça marche ou ça marchera pas c'est noir ou blanc c'est binaire est-ce que tu crois que les gens attendent presque avec une certaine jouissance que tu échoues ah bah clairement surtout si ils peuvent dire je l'avais dit le petit je le savais ça ne pouvait pas marcher son truc évidemment Et donc, du coup, tu as envie de plus te protéger. Tu n'as pas envie trop d'en parler parce que tu sais que tu vas être jugé. Et que, encore une fois, si l'échec, c'est une finalité en Europe, là où c'est une étape aux États-Unis, si tu échoues aux États-Unis, tu es fier parce que tu as passé une étape.
- Speaker #0
Et l'entrepreneuriat belge n'a pas un rôle à jouer dans l'image de l'échec. Avoir peut-être une meilleure organisation, une plus grande voix, peut-être même, pourquoi pas, une voix politique, une vraie voix politique entrepreneuriale. pour justement essayer de contrebalancer cette image qui est véhiculée par l'éducation, qui est véhiculée par l'école, qui est véhiculée par ce que j'appelle moi personnellement la pensée unique. Ce ne serait pas une solution justement pour devenir peut-être une culture un peu plus américaine.
- Speaker #1
Je ne pense pas que ça doit venir des politiques, ça va venir petit à petit justement de la communication en général et avec mes petites communications, mes petites stories où j'explique ce qui se passe bien, ce qui ne se passe pas bien. Oui, très bien. ça pourrait venir de là, je suis pas certain qu'un politique pourrait faire ça mais ça pourrait encore mieux marcher si c'était des gens qui ont vraiment réussi comme le mec de Odoo, tu vois des success stories de chez nous parce que quand t'entends un Bill Gates, un Bezos ou Tim Cook ou un Steve Jobs qui te parlent des échecs c'est différent parce qu'ils le vivent à leur manière et c'est pas une culture pareille Et on ne vit pas aux Etats-Unis, donc tu t'identifies moins.
- Speaker #0
C'est sûr, c'est sûr.
- Speaker #1
Si tu voyais des grands entrepreneurs, par contre, auxquels tu pourrais t'identifier ou que tu idolâtres en disant, tiens, eux, quels sont leurs échecs ? Donc ta mission aussi, en fait, ce que tu es en train de faire.
- Speaker #0
Oui, tout à fait.
- Speaker #1
Je pense que ça fera plus bouger les mentalités qu'un parti politique qui encenserait les échecs. Ou alors si tu as des incitants financiers, je ne sais pas, en disant, tiens, tu as droit. Tu as trois vies pour monter ta boîte et on ne va pas directement… Je sais qu'il y a déjà des initiatives, les plans tremplins, etc. Potentiellement, tu pourrais échouer pendant ton accompagnement. Il y a eu le statut étudiant entrepreneur aussi, qui pour moi, c'est ça qui m'a lancé clairement, qui permet aussi de te casser la gueule sans avoir trop d'incidents ni d'incidents sur ta famille, parce que tu ne perds pas tes allocations familiales en tant que jeune tout en créant ta boîte. Pour moi, ils auraient plus… le rôle de créer un contexte favorable à ce que l'échec fasse moins mal, mettre à des petits matelas de sécurité en dessous des entrepreneurs ou des entrepreneurs, des entrepreneurs en devenir.
- Speaker #0
Il y a une tradition, c'est de faire un petit top 3, un petit top 3 de tes échecs. Mais j'aimerais vraiment un top 3 avec des échecs dans lesquels tu as beaucoup appris. où tu as vraiment utilisé l'échec comme un levier d'apprentissage, un levier pour avancer, un levier pour scaler. L'échec... Pour moi, c'est une école, mais c'est aussi un levier, tout simplement. Chez toi, un top 3, ça donne quoi ?
- Speaker #1
Ils viennent hyper facilement. Le plus gros échec, c'était le Covid, où on a dû se séparer du personnel, fermer notre bureau, revendre nos bagnoles. On venait d'emménager dans un appart dans le centre de Liège. Au bout de trois mois, on le remettait. Donc ça, niveau échec, on était bien, bien, bien bas et retourner habiter dans le sous-sol des bureaux qu'on a actuellement. Là, c'était un bon échec, ça.
- Speaker #0
OK. Et tu le vis comment, émotionnellement ?
- Speaker #1
Là, je suis hyper fier. Souvent, quand j'ai un gros échec, je me dis, le jour où j'écris un bouquin, ça fera un chouette chapitre à raconter.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Tout de suite, c'était le truc le plus dur à vivre. À l'époque, c'était dur. Franchement, c'était hyper dur. Je ne sais pas si on peut parler de dépression, parce que je n'ai jamais été suivi médicalement. Mais tu n'as pas envie de te lever, tu n'as pas envie de quitter ton lit, tu n'as pas envie de voir du monde. Tu te dis, le mec, il était à Cannes. Il recevait un prix en octobre 2019. Et en mars 2020, il vit dans son sous-sol. C'est chaud, en fait.
- Speaker #0
Tu as communiqué là-dessus ? Je n'ai pas un mot à perso. Je ne pense pas,
- Speaker #1
mais c'était Covid. Maintenant, je communique dessus. Mais c'était en plein Covid. Il y avait tellement d'autres trucs. On s'en fout de l'histoire d'un petit mec qui a perdu. Tout le monde a tout perdu. Plein de gens ont perdu des choses. Il n'y avait rien de...
- Speaker #0
Cette phase où tu n'arrives pas à te lever, où tu n'as plus goût, ça dure combien de temps ?
- Speaker #1
Pas très longtemps. J'ai une hyper mauvaise notion du temps. Donc si ma femme écoute le podcast Elle va me dire que je dis une connerie Moi j'ai envie de dire ça a duré 10 jours 10 jours de semaine et puis tu te réveilles En disant ça peut pas être la fin quoi T'étais si proche de Tu faisais la teuf à Akan avec des milliardaires Tu peux pas te retrouver dans le sous-sol Vraiment ça peut pas être ça la fin de l'histoire Et donc là tu te retrouves sur tes manches Et j'ai commencé par juste faire du parc et jardin J'ai commencé à J'ai creusé une terrasse à la appel, enfin tu vois vraiment, je me suis dit faut que je m'occupe quoi, et puis c'est là qu'on a lancé le food truck, du coup en se disant, ma compagne elle a aussi tout perdu, donc elle est coach d'athlète, de base elle avait écrit un bouquin sur le sport, et toutes les salles de sport étaient fermées, il n'y avait plus de compétition sportive non plus, donc on a tout perdu au même moment, et ça c'était une chance de ouf de se dire, tiens on est on redémarre d'une page blanche tous les deux au même moment et on n'a rien à perdre en fait, on a déjà tout perdu donc en fait quand t'as tout perdu, et que t'as plus un bal t'as plus rien à perdre, donc ça top 1
- Speaker #0
Je pense que c'est important de citer ta compagne, ton épouse Alison, parce que vous êtes amoureux, vous êtes complices, vous êtes potes et vous êtes mariés. Vous allez être aussi papa et maman. C'est une situation qui est juste incroyable. C'est important d'en parler maintenant parce que, est-ce que tu te confies beaucoup à Alison ?
- Speaker #1
Ça c'est hyper important pour moi la confiance. En fait, on partage tout. On partage tout, on vit 24h sur 24 ensemble, on travaille ensemble, on a les mêmes projets, on a les mêmes objectifs. Elle sait tout. Elle sait tout, oui. Et je sais tout. Je veux dire, c'est vraiment une relation de confiance et j'en serais pas là sans elle et je pense qu'elle en serait pas là sans moi. C'est vraiment... En fait, on fait un, on est un couple d'entrepreneurs et il n'y a pas Émile l'entrepreneur, Alison l'entrepreneuse ou l'entrepreneur, je ne sais jamais comment on dit, mais...
- Speaker #0
On comprend l'esprit. On comprend les deux.
- Speaker #1
Mais c'est le duo qui est fort et c'est le duo qui fonctionne bien et c'est le duo qui pousse. qui pousse vers l'eau. D'ailleurs, elle était aux entrepreneurs inspirants l'année dernière.
- Speaker #0
Que tu as remporté, non ? C'est toi qui l'as remporté cette année ? Pour
- Speaker #1
Luxembourg-Namur et encore la grande finale pour Wallonie-Bruxelles en octobre.
- Speaker #0
Tu l'as remporté aussi ?
- Speaker #1
Non, c'est en octobre. Mais quand, justement, j'ai remporté le prix, justement, je ne dis pas j'ai remporté le prix, c'est on a remporté le prix. Parce que je n'aurais jamais pu être là sans elle. Et elle, on a chacun nos forces et nos faiblesses. Elle a du mal à bien se vendre. Et donc, pour moi, J'étais triste du fait qu'elle ne l'ait pas remportée l'année dernière et j'ai juste raconté la même histoire avec Nomo et mon petit côté tchatchou commercial. Et là, ça a marché, mais on a la même histoire en soi. Donc, c'est elle qui a gagné aussi.
- Speaker #0
Donc, tu es le vendeur et elle, elle est plus dans...
- Speaker #1
L'organisation, la gestion, l'opérationnel. Clairement.
- Speaker #0
Vous faites un magnifique couple dans le privé et dans le business aussi. Est-ce qu'il y a d'autres personnes vers qui tu vas pour te confier ? C'est très dur, mais... Mouah ! Est-ce qu'il y a un petit clan comme ça de personnes autour de toi que tu as choisi, que tu as sélectionné pour te confier sur tes échecs, ce qui te fait mal ?
- Speaker #1
Alors ça, c'est hyper important. S'il y a des futurs entrepreneurs qui nous écoutent, ou entrepreneurs encore une fois, il faut absolument s'entourer. Parce qu'on a le nez dans le guidon et parfois on a des idées très arrêtées. Et justement, nous, on a un couple, mais on a souvent la même vision et les mêmes attentes. On se dit, tiens, ça va marcher. Oui, ça va marcher. Tu n'as personne pour te challenger. Et c'est important d'avoir des gens de l'extérieur qui te remettent parfois les pieds sur terre ou qui t'offrent une autre vision. Donc ça, c'est hyper, hyper important.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc ce cercle, il n'est certainement pas fermé et il est en évolution constante. D'accord. On a eu des personnes qui ne sont plus là. On a été accompagné par le réseau Wallonie Entreprendre. On a eu deux mentors pendant deux ans qui maintenant ont d'autres projets. On a des mentors qu'on a trouvés par nous-mêmes. Justement, des entrepreneurs qui nous... nous inspire et on a été... Ça, c'est Alice, sa spécialité. Elle y va au culot en disant on veut vous rencontrer et que vous nous aidiez. Et souvent, ça se fait. Et puis, il y a la famille aussi. Ça, c'est hyper important. Qu'ils aient un background en entrepreneuriat ou pas, c'est aussi important d'avoir... la vie de gens qui vous connaissent et qui vous connaissaient avant le fait d'être entrepreneur, qui vous ont vu évoluer dans différentes sphères, différents contextes. Et donc, ça, c'est évident, c'est hyper, hyper important.
- Speaker #0
La famille arrive à vous challenger, à vous relever quand vous êtes dans une situation d'échec. Beaucoup m'ont dit, beaucoup d'habitants m'ont dit, c'est pas forcément dans la famille qu'on a ce type de profil. Chez toi, c'est différent, visiblement.
- Speaker #1
Non, ils ne m'ont jamais dit qu'il faut travailler. Ce n'est pas vraiment le challenge, c'est plus l'aide. On est face à une difficulté, qu'est-ce que vous feriez ? C'est du conseil, c'est de l'expérience qu'on n'a pas en tant que plus jeune. Eux, ils ont déjà traversé des crises. Il y a eu la crise de 2008, moi j'étais encore un teenager. Tu as eu la crise des datacoms dans l'année 2000, la bulle internet. Donc eux ont déjà vécu des crises. Moi, la première crise que je vis, c'est une crise sanitaire, c'est le Covid. Tiens, comment est-ce que vous, vous avez fait ? Vous avez eu des boîtes ? Quels sont les premiers réflexes à avoir ? C'est plus dans le conseil.
- Speaker #0
Ils ont réagi comment dans ta famille ?
- Speaker #1
Ils ont eu l'expression de dire, il faut couper les robinets, on ne sait pas. Il faut que tu coupes les robinets pour avoir encore de l'eau. Tu ne sais pas combien de temps la sécheresse durera. En gros, c'était ça. Et donc, c'est ça, ça voulait dire, coupe tous tes frais fixes, tes frais variables. En fait, coupe tout. et... essaie de sauver le maximum de tes meubles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc, c'est pour ça qu'on a, à contre-cœur, on a adoré notre appart à Liège, mais qu'on l'a rendu. Moi, je trouvais ça stylé d'avoir deux bureaux, tu vois, Luxembourg, Liège, on la faisait. On l'a fermé. D'avoir du personnel, c'était trop chouette d'être un jeune patron licencié le personnel. Parce que tu aurais aussi pu dire, mais tu sais quoi, ça va être temporaire, la crise sanitaire. Donc, je peux garder le personnel pendant six mois. Je peux garder mon bureau, limite en négociant un tarif réduit aux recharges ou autre. et c'est suite à leurs conseils qu'on s'est dit on coupe tout.
- Speaker #0
Donc finalement un rôle plutôt visionnaire puisque certains se sont dit à ce moment là ça va durer 15 jours et puis tout va reprendre eux ont eu la présence d'esprit de dire ça va peut-être durer un petit peu plus long Je pense encore une fois tu vois l'expérience que nous on a pas et nous on se dit mais t'inquiète Pourtant le Covid c'était se faire attaquer par un virus comme ça je crois que c'est Merci.
- Speaker #1
Oui, mais chaque crise est spécifique parce que la crise immobilière, tu vois aussi, l'immobilier, il n'a pas du tout chuté pendant le Covid. Alors qu'en 2008, ça s'est cassé la gueule complètement. Chaque crise a ses spécificités. Et ça veut dire aussi que tout ce que tu construis en 2008, tout ce que tu avais construit et tu mettais ta famille à l'abri en une belle maison, ça ne valait plus rien ou beaucoup moins que ce que tu l'avais payé. tu aurais pu dire se faire attaquer dans mon seul truc que j'avais mis de côté que tu comptais léguer à tes enfants donc pour moi chaque truc a ses spécificités le Covid c'était ouais Être chez soi et en gros, le monde entier était à l'arrêt pendant quelques mois.
- Speaker #0
En deux ?
- Speaker #1
En deux, je dirais quand même les études. Voilà, je ne suis pas diplômé. D'accord. Ça, pour moi, c'est un échec aussi.
- Speaker #0
Idem, comment est-ce que tu le vis émotionnellement et comment est-ce que tu passes au-dessus de cette émotion pour la transformer finalement en émotion positive ?
- Speaker #1
Sur le moment, justement, moi, j'avais une autre porte. Donc, c'était avec les vidéos Wikidi à l'époque où ça m'a détourné de mes études où en fait, c'était évident pour moi. Il y avait un truc où j'étais assis en écoutant un vieux crouton me raconter la vie comme il le voyait. On les salue. Ce n'était pas tous des vieux croutons. J'en ai des très bien, mais il y en avait vraiment où ils radotaient le même discours depuis 25 ans. Tu voyais sur l'économie, ils ne parlaient même pas des réseaux sociaux ni d'Internet pour la gestion d'entreprise. C'était lunaire le truc. Et ils récitaient encore, ils avaient écrit un bouquin auquel ils se référençaient. Et à côté de ça, j'avais des propositions commerciales avec les vidéos qui en faisaient 1, 2, 3. Puis la plus vue a fait 15 millions de vues. 15 millions à l'époque,
- Speaker #0
c'est énorme.
- Speaker #1
C'était énorme, mais surtout qu'aujourd'hui, 15 millions, quand toi, TikTok, ça paraît, c'était en 2015-2017, donc ça fait déjà quasi 10 ans. 15 millions, c'était énorme.
- Speaker #0
Est-ce que cette vidéo à 15 millions, ça ne valide pas finalement ta pensée en disant « j'avais bien fait en fait » .
- Speaker #1
Mais non, parce qu'à l'époque, tu ne gagnais pas une thune.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc non, non, non, pas du tout. Oui,
- Speaker #0
il faut recontextualiser. Ah ouais, non, à l'époque, ça n'avait pas d'influenceur. C'est top, mais ça ne veut pas. pas forcément dire que c'est banco derrière. Non,
- Speaker #1
du tout. Il n'y avait que quelques personnes. À l'époque, il y avait Norman, Cyprien. Ici, en Belgique, c'était Guillaume. C'était le début de Guillaume. On était très peu à faire des vidéos et ce n'était pas rémunérateur. En fait, ce n'était pas du tout. Les jeunes, ils ne voulaient même pas devenir youtubeurs. D'ailleurs, on m'appelait youtubeur alors que je faisais mes vidéos sur Insta et sur Facebook. Mais il n'y avait pas de terme. Maintenant, on parle d'influenceurs.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais donc, non. Mais à côté de ça, ça t'amène des propositions commerciales. Et en disant, tiens, tu as fait le buzz, est-ce que tu ne veux pas m'aider pour ma boîte ? Et donc, en fait, là, du coup, c'est banco, parce que tu deviens un peu conseiller, consultant pour la communication de certaines entreprises.
- Speaker #0
C'était ta légitimité.
- Speaker #1
Et là, du coup... C'est ça qui m'a fait détourner de mes études en mode, ah j'ai deux choix. J'ai réfléchi rarement à moyen ou à long terme. Moi, comme je dis, la vie c'est un jeu, il faut que je m'éclate. Sur les bancs de l'Unif, c'était pas fun. Après journée, dans le carré, évidemment c'était fun. Mais le jour J, c'était pas fun. Et à côté de ça, on me disait, tiens, j'ai besoin de vidéos à Abu Dhabi. Tu veux pas venir faire ma com ? J'étais là, mais ouais, mais de ouf. Ouais, mais on n'a pas trop de budget. Je dis, non, mais moi, un hôtel, une bagnole et rince-moi et on se marrera bien. Donc ça, ça m'a fait marrer. Donc évidemment, c'est ça qui m'a fait...
- Speaker #0
Et ça, c'est réel, ça ?
- Speaker #1
Ah ouais, c'est réel, d'accord. Sur ma première vidéo, j'étais payé un panier de bière, mais le truc me faisait marrer, j'ai eu deux places pour un spectacle, mais je fonctionne encore toujours aujourd'hui comme ça. Si le budget n'est pas là, mais que le projet est fun, je sais que, moi surtout c'est le voyage, j'adore voyager, si on me dit écoute j'ai pas de budget mais tu vas tourner aux Etats-Unis, ben vas-y banco, il me faut juste une deuxième place pour ma femme, et il faut trois jours avant, trois jours après pour que je puisse prendre du temps pour moi. Mais donc ça, ça a aussi détourné le chemin des études, et donc sur le moment même, je le vois même pas l'échec. Je vois le mec qui s'ennuie avec 500 autres personnes qui sont sur le même banc, ou un truc où jamais personne n'a vécu ça, et on me fait des propositions de dingue, et où j'ai finalement la vie dont je rêve, entre guillemets. Donc à l'époque, je ne le vis pas encore une fois. L'échec, c'est une finalité si ça reste un échec. Pour moi, c'était OK.
- Speaker #0
On a parlé de Alison, on a parlé de l'entourage, mais est-ce qu'il y a des gens que tu appréciais, mais qui t'ont déçu ?
- Speaker #1
Non, parce qu'en plus, s'ils m'ont déçu, je vais revenir à la charge pour avoir ce que je veux. J'ai été recalé du Venture Lab au tout début. ils m'ont dit ton projet de youtubeur j'arriverai jamais à faire du pognon c'est pas une entreprise et ils m'ont vraiment humilié notamment mon Luc Pire qui a été par la suite mon coach donc certes ils m'ont déçu mais j'ai dit mais attends vous vous foutez de ma gueule ou quoi je vais revenir et en effet je suis revenu j'ai mieux défendu mon truc et finalement ils m'ont accepté et le mec qui m'a dit que c'était naze est devenu mon coach ce qui m'a déçu oui sur le moyen terme parce que j'ai peut-être pas réussi à pitcher mon truc comme j'aurais dû Mais tu n'as pas lâché l'affaire. Avec lui, oui, c'est ça. S'il m'avait déçu de manière répétitive, je ne sais pas, je ne me rappelle pas.
- Speaker #0
Et le troisième ?
- Speaker #1
Parce que c'est des gros échecs, tu vois.
- Speaker #0
Oui, un truc bien gros. Pas forcément dans le business. Ça peut être dans un autre domaine.
- Speaker #1
Non, tu sais quoi ? Parlons d'un échec récent encore une fois. On a lancé l'année dernière, ou il y a deux ans, une boîte de distributeurs de plats préparés. Tout le monde s'est lancé dans le même truc. Et nous, en fait, comme Avec les food trucks, pour recontextualiser, à la base, les food trucks, c'était du B2C. On allait dans les villes, dans les villages et on vendait aux consommateurs, tu vois, un plat à X euros. Et puis, on s'est vite rendu compte que c'était assez difficile parce qu'on ne travaillait qu'avec des produits frais. Et donc, si jamais un midi, il se met à pleuvoir, il n'y a personne qui vient. Nous, on a une pompe perte sèche. Là où quand tu fais frites burger, tu peux avoir des frites congelées ou des frites qui se gardent longtemps, tes steaks pareil. Nous, c'était beaucoup d'ingrédients et des trucs qui se gardaient 3-4 jours. En fait, c'était vraiment directement une perte financière. Donc, on a petit à petit migré vers l'événementiel pur, tout en sachant qu'on perdait quasi 50% du chiffre d'affaires pour le B2C. Et on avait l'impression d'abandonner notre clientèle fidèle. Donc, on s'est dit, mais quelle idée de génie. Là où avant, on avait des horaires spécifiques, les gens ne savaient pas si on était en événement ou dans telle ville. On devait mettre un budget méta de quasi 50 à 100 balles par semaine en disant, mais sans si, nous serons ici cette semaine. pour être sûr que les gens... nos voies et saches nos horaires, les menus etc, bingo les distributeurs de plats, 24 sur 24 7 jours sur 7, on est là s'il y a un problème, on modifie les plats etc, bingo, idée de génie sauf quand c'est vrai, tu te rends compte que c'est une belle connerie que tout le monde déjà en numéro 1 a eu la même idée au même moment nous, on est passé de 0 à 5 distributeurs en l'espace de 3 mois donc nous on voyait tout de suite de... On voulait tout de suite voir gros, donc on est ouvert dans 5 villes en simultané. Et on n'avait pas du tout anticipé non plus les pannes et le service après-vente du fournisseur de machines. C'était jamais de sa faute en fait, c'était de la faute. Mais le produit n'est pas parfaitement 50-50, donc normal que le poussoir se coince. Mais si tu fais un produit un minimum artisanal, tu ne répartis pas parfaitement le poids du plat. 50% à gauche, 50% à droite, donc c'était compliqué. Et puis un plat calé, donc nous on travaillait avec de l'ultra frais. On avait notamment... lancer les sushis avec un maître sushi donc DLC de 24 heures donc ça veut dire que j'avais 24 heures pour le placer dans la machine et puis l'enlever sauf que quand tu as un plat qui bloque ça bloque toute la machine et donc ton manque à gagner il est énorme on avait pour 200 balles de coups de revient pour nous des sushis mais donc tu perdais ton truc et donc au final mais souvent mes journées c'était une journée de boulot classique et puis après journée de minuit à 3 heures du mat c'était aller enlever les sushis qui avaient une DLC courte remettre les nouveaux Et régler les pannes, tu vois on m'appelait à 21h, ah mais je suis à Saint-Hubert et j'ai mon plaqué coincé. Alors j'ai deux options, je dis écoute c'est pas mon problème, je m'en fous, mais alors je sais que je ne vais plus rien vendre jusqu'à la... tourner de 3 heures du matin, donc je perds mon service du soir, soit j'y vais. Et donc j'y allais. Donc au final, tu vois, c'était pas du tout rémunérateur. C'était une idée à la con d'avoir des produits ultra frais. Parce que dès qu'il y avait un stud, tu perdais toute ta marchandise. Et puis il y avait aussi, je me rappelle, le fournisseur qui nous a dit, oui mais vous, vous vivez en province de Luxembourg, il n'y a pas beaucoup de réseaux. Et donc en fait, les transactions se faisaient par 4G. En effet, mais c'est évident qu'il n'y a pas beaucoup de réseaux en province de Luxembourg. Mais donc ça foirait tout le temps, les paiements ne passaient pas. Et donc, en fait, ça a défidélisé la clientèle qui était hyper contente de retrouver tes plats et d'être dispo 24 heures sur 24. Une fois, c'est une panne. La deuxième fois, le paiement ne passe pas. Mais ils ne viennent pas une troisième fois.
- Speaker #0
J'ai un peu suivi tes aventures. J'imagine que tu as vu des pannes. Oui, j'ai vu effectivement tes horaires nocturnes à devoir. Mais toujours avec le sourire. C'est ça, je me disais, mais Emile, c'est dingue, parce que, en plus, l'hiver chez vous, c'est encore plus rude.
- Speaker #1
On n'est pas au Pôle Nord non plus, mais ouais. Non,
- Speaker #0
mais j'ai vécu, moi, dans les Ardennes, donc je peux te dire que je me suis toujours dit, voilà, il le fait, mais il le fait avec le sourire, c'est génial, c'est ça le message. Là, sur le moment, tu captes comment c'est la mauvaise idée, à partir de quel moment ?
- Speaker #1
C'était une idée, en fait, c'était l'idée d'Ali, et ça lui tenait vraiment, vraiment à cœur. et moi j'ai pas convaincu toi ? pas du tout mais pas du tout convaincu c'était cher c'était un investissement en total j'ai en tête entre 80 et 100 000 euros quand même donc c'est costaud et puis j'aimais pas ce truc on le voyait à tous les salons j'étais pas convaincu et donc moi il me faut beaucoup de temps pour me convaincre mais une fois que je suis convaincu laisse tomber je suis convaincu donc j'ai réussi à me convaincre et donc j'étais là mais ok on y va à fond quoi donc c'est de là où on est passé moi je dis ok on le fait mais alors c'est 5 villes tu vois on va pas faire on va commencer par un puis deux puis trois c'est tout ou rien avec toi voilà c'est tout ou rien Merci. Et donc, vas-y, on fait un marketing de cochons, les brands, on fait un éclairage, on fait des associations avec des pâtissiers du coin. On le fait vraiment à stock. Et le problème, c'est qu'elle a vite vu que, tu vois, niveau chiffre, il y avait… En fait, si je comptais mes heures, c'était jamais rentable. Parce que le but, c'est quand même de déléguer à un moment donné. Je ne vais pas faire pendant 30 ans des horaires de 8h à 3h du matin. Et donc, elle m'a dit, Emile, pour le temps qu'on y passe… pas rentable. Et moi, je disais, t'inquiète, ça va marcher, ça va marcher. Et puis, c'est elle qui m'a dit à un moment donné, stop, écoute, on va arrêter là. C'est trop chronophage. On est en train de se tirer dans les pattes avec les autres concurrents. Donc, mettons fin au truc. Et ça, j'ai eu du mal à l'entendre parce que je t'ai dit, moi, une fois que tu es convaincu, je suis convaincu. Et j'aurais été prêt si on m'avait dit, écoute, plutôt que de finir à 3h du matin, il faut finir à 6h. Moi, j'étais chaud. Je pense qu'on l'a lancé en avril. On l'a revendu en janvier. Donc, tu vois, ça a été très rapide. Et on l'a revendu à notre plus gros concurrent. C'était aussi un move stratégique. On se disait en gros, soit on triplait, soit on passait de 5 à 15 villes. C'était ça la décision. Soit on arrêtait et notre concurrent a dit, moi c'est génial, c'est du pain béni. Je comptais de toute façon m'étendre. Là, j'ai vos machines, votre clientèle. Et en plus, je supprime mon plus gros concurrent parce qu'il était dans les 5 villes dans lesquelles on était aussi. Et donc, voilà, chouette move, on s'est libérés.
- Speaker #0
Ce qu'on capte finalement dans vos histoires, c'est que vous switchez assez rapidement. Quand ça ne va pas, ça ne traîne pas. Vous switchez, ça a été le cas pour le Covid. Vous avez très vite coupé les robinets, comme tu as dit, revendu. Ici, pareil. Finalement, c'est peut-être ça aussi quelque part qui permet à un entrepreneur, peut-être une solution dans ce que tu dis, de pouvoir absorber énormément d'échecs. C'est de pouvoir dire à un moment donné, stop, ok, on switch, on s'est planté, on reconnaît et on passe à autre chose. Mais encore une fois, c'est fait d'une manière positive. Tu dis ici, par exemple, que c'est beaucoup d'investissement, mais qu'au final, vous avez quand même réussi à revendre un business à votre concurrent. Donc, quelque part, c'est… C'est se sortir d'un échec d'une manière, une fois, d'une manière très positive. C'est vous qui lancez les contacts ? C'est eux qui… Ah non,
- Speaker #1
c'est nous, clairement. On s'assied autour d'une table et on leur dit, ben voilà, soit on joue au coude à coude et on va se battre pour la clientèle. D'accord, c'est évident. Soit ici, vous avez le package et vous supprimez votre concurrent. Vous avez des machines quasi neuves, vous avez nos emplacements. Enfin, on avait contacté tous les gens à qui on était en bail pour voir si c'était OK que ça change propriétaire. Et donc, on leur dit, vous avez clé sur porte le business, le branding, le truc, vous pouvez vraiment reprendre, quoi.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y a un message que tu veux faire ? passer à travers le podcast et à travers cette attitude que tu as aujourd'hui de venir dire regardez tout ce que j'ai foiré. Aujourd'hui, Emile, c'est combien de food trucks ?
- Speaker #1
Là, on en a 5 pour le moment. Mais on va grandir.
- Speaker #0
Donc ça veut dire le Covid, plus rien. Vous retournez habiter dans une cave. Tu fais des petits boulots. C'était en 2021. Là, c'est 5 food trucks cartonnés. Vous êtes partout. Tu as aussi une activité dans la vidéo. Ça cartonne. Je vois que vous signez des contrats. Je n'ai pas le temps d'étadrer et rallumer mon téléphone que tu gongues.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Donc, c'est quoi aujourd'hui ? Pourquoi tu acceptes ?
- Speaker #1
Parce que pour moi, si tu veux raconter une histoire, il faut raconter toute l'histoire. C'est mentir de raconter que les points positifs. Et j'ai l'impression que c'est... Je n'arriverai pas à me regarder dans la glace si tu m'y tonnes, en fait. Moi, j'ai tendance juste à embellir les choses. Tu vois, j'ai tendance à, si on me dit, tiens, ce sera quoi les chiffres ? de Bifou Truck en 2026, moi je vais te dire 3 millions si la comptable m'en dit 2, tu vois ?
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Moi je suis tendance à survendre un peu. Donc ça je sais que c'est mon défaut. Hors de question pour moi d'omettre des détails et d'omettre des vérités. Je pense que de 1, les gens finiront par l'apprendre. Et dans ton cercle proche, parce que pour moi c'est aussi ton cercle proche qui te pousse, peu importe la taille de l'entrepreneur, il faut que t'arrives à être cohérent avec ta famille, tes amis, etc. Si eux savent que t'as eu des galères et que t'as merdé plusieurs fois, et que tu le dis à personne, tu vois, ça fait aussi un peu... On pourrait t'attaquer là-dessus. C'est ça. Et on pourrait te dire, ouais, mais il raconte pas tout, ouais, mais tu sais pas ce qu'il y a eu là derrière. Moi, au moins, je me protège parce que je dis tout. Et donc, je pense que même c'est pas dans une démarche altruiste de partager mes échecs, c'est aussi en disant, ben, je lève le voile, vous pouvez tout voir. C'est ça. Et vous pourrez rien me reprocher, rien venir m'attaquer. Et au final,
- Speaker #0
la vie, c'est pas quelque chose de parfait.
- Speaker #1
Non, clairement.
- Speaker #0
La vie, c'est une histoire. En tout cas, tu la vis comme une histoire, tu la racontes aussi comme une histoire. Et tu as, je pense, tout à fait raison. de faire passer le message. Finalement, c'est très transparent ce que tu fais. Un excellent message que tu fais passer. Allez-y. Une petite séquence comme ça. J'aimerais que ce soit toi qui poses une question aux personnes qui nous suivent. Si tu avais une question à leur poser, ils auront évidemment la possibilité de te répondre en commentaire dans le podcast ou sur les réseaux sociaux. A toi de leur poser une question.
- Speaker #1
Est-ce que quand vous êtes face à un échec, est-ce que vous êtes vraiment sûr d'avoir tout essayé ? Est-ce que vous n'aurez jamais le regret de dire j'aurais dû si jamais c'est le cas que vous avez vraiment tout fait tout essayé et que vous n'aurez jamais de regrets et que jamais vous ne direz j'aurais dû alors c'est là le moment où il faut switcher j'ai switché plusieurs fois mais au moins on a tout essayé et il n'y avait pas d'autres sorties tant que vous avez encore des choses à faire il faut le faire donc posez-vous la question est-ce que j'ai vraiment tout essayé ?
- Speaker #0
Et toi, comment est-ce que tu ressens le fait que t'as tout essayé ? Parce que finalement chacun va avoir sa définition de qu'est-ce que je suis capable d'absorber jusqu'à où je suis capable de... d'aller.
- Speaker #1
Ça, c'est propre à chacun, mais au moins, il n'y a jamais le « j'aurais dû » . En fait, ça te rend service énormément parce que tu es serein face à ce switch et face à cet échec. Comme il n'y avait pas d'autre possibilité, que tu as vraiment tout essayé, tu as tout mis en œuvre pour éviter cet échec, de toute façon, ta conscience est tranquille parce qu'il n'y aura pas de « ah, j'aurais dû faire ça, j'aurais dû faire ci » . Non, pas du tout. En fait, tu as fait ton mieux et alors, tu as dû changer et c'était une évidence. C'était pas le moment ou c'était pas le projet. Donc vraiment se poser la question, est-ce que vous êtes vraiment sûr d'avoir tout fait ?
- Speaker #0
C'est la conclusion, c'est la fin. Déjà, merci. On te retrouve où sur les réseaux, que ce soit d'un point de vue business ou d'un point de vue personnel ?
- Speaker #1
Ça change tout le temps. Il y a quelques années, je t'aurais dit Facebook, Insta. Pour le moment, c'est plus LinkedIn, où j'essaye justement d'avoir un peu de légèreté dans un milieu où c'est trop codifié.
- Speaker #0
Donc Émile Lecomte, BeFoodTruck aussi sur LinkedIn. BeFoodTruck,
- Speaker #1
ça c'est sur tous les réseaux, évidemment. B, Food Truck, ça c'est Insta, TikTok, LinkedIn, Facebook, surtout, et BuzzLab, la boîte de production vidéo, du coup c'est aussi sur tous les réseaux.
- Speaker #0
Merci, encore une fois.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Pour encore plus d'histoires de patrons personnalités et anonymes qui se livrent uniquement sur leurs échecs, abonne-toi et active la petite cloche, tu recevras une alerte à chaque nouvel épisode. L'abus d'échec n'est pas dangereux pour la santé.