Claire de FéligondeChère maman, bienvenue dans le podcast de Famille chrétienne Maman Prie, le podcast qui t'aide à prier même dans un quotidien surchargé. Je m'appelle Claire de Féligonde et deux fois par mois, je te donne mes meilleures astuces et celles que j'ai récoltées autour de moi pour mettre la prière au cœur de ta vie. A la clé, plus de joie, plus de lumière, plus de vie. Chère maman, aujourd'hui, je te propose une prière que je dis depuis quelques jours pour arrêter de juger. Ah, le jugement, un poison dans ma tête. Je me suis rendu compte qu'il prenait trop de place dans mon esprit il y a quelques semaines. J'écoutais un évangile, celui dans lequel Saint Luc raconte que Jésus est attablé chez un pharisien. Là, entre une femme qui se met à lui essuyer les pieds avec ses cheveux et à y répandre du parfum, le pharisien en face écoute. consterné. Il juge l'attitude de cette femme, qui est selon lui une pécheresse, et il juge aussi le fait que Jésus ne lui dise pas d'arrêter. Auparavant, je me disais que ce pharisien était rempli de jugement et de mépris et qu'il n'avait rien compris. Et puis, j'ai imaginé la scène. Je me suis imaginé moi-même dans cette pièce avec Jésus. Comment aurais-je réagi en voyant débarquer une femme apparemment de mauvaise vie, qui s'agenouille, essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux et qui y verse du parfum ? Est-ce que moi-même, je n'aurais pas trouvé cela scandaleux ? N'aurais-je pas moi aussi jugé cette femme et le silence de Jésus ? Aurais-je été capable de mettre de côté ma première réaction pour me laisser étonner par ce que je découvre ? Ah là là, me suis-je dit, moi aussi, je juge. Je juge si souvent. Cela a été une véritable prise de conscience. Après avoir écouté et médité cet évangile, j'ai fait attention à mes réactions de jugement et je me suis rendu compte que ma critique était plus rapide que... Les balles du revolver de Lucky Luke. Effrayant. Je te donne un exemple concret dont je ne suis pas fière. Même à la messe parfois, j'entends dans ma tête « Ah, mais pourquoi celui-là se tient comme ça ? Et pourquoi il communique comme ça ? Mais pourquoi il chante aussi fort ? Et pourquoi lui ne chante pas ? Ah là là, elle est habillée comme ci, comme ça. Oh. » Il m'arrive aussi régulièrement de juger intérieurement l'attitude de quelqu'un en milieu d'une conversation, jugement qui est tout à fait inutile. Je pourrais être un peu déstabilisé par une parole d'autrui sans entrer dans le jugement. Mais la critique semble arriver seule et à la vitesse de l'éclair. Zut ! Bien sûr, souvent, je tente de fuir ce jugement qui arrive, mais c'est presque trop tard. Ma tête est polluée. Je suis moi-même le pharisien qui juge plus vite que son ombre. J'ai essayé de me concentrer pour éviter le jugement, mais il faudrait parfois fermer les yeux et se boucher les oreilles de longues minutes. Suis-je une cause désespérée ? Chère maman, es-tu comme moi victime d'une maladie qu'on pourrait appeler « jugite ultra-rapidite » ? Un syndrome de la critique intérieure de toute attitude ou parole qui te déstabilise ? D'un comportement qui te serait étranger ? J'ai fait un petit sondage autour de moi et apparemment cette maladie est affreusement contagieuse. Je me suis donc remise à lire cet évangile, cherchant un remède à mes symptômes. Et j'ai regardé Jésus qui se laisse aimer. Jésus qui ne juge même pas le pharisien qui est plein de critiques, mais qui s'adresse à son disciple Simon en lui disant combien il est touché des marques d'amour de cette femme pour lui. Pour Dieu. Jésus ne dit pas que cette femme est parfaite. Mais il ne lui parle de ses nombreux péchés que pour lui pardonner. Alors voilà ma prière du jour que je tente de dire tous les matins. Écoute bien, elle est très simple. Jésus, toi qui es plein de miséricorde, rends mon cœur miséricordieux comme le tien. Je crois vraiment que seul Jésus peut renverser la tendance. La tendance à la critique rapide et facile. Je pense qu'il faut une action puissante. et répétées. Par mes propres moyens, je n'y arrive pas. Et pire, je me mets à me juger moi-même, ce qui n'est pas plus efficace. Alors, chère maman, on va prier ensemble pour avoir un cœur qui ressemble à celui de Jésus. Un cœur plein de miséricorde et plein de douceur. Un cœur bon. Je suis persuadée que Jésus ne sera ni insensible, ni inactif devant notre pauvre prière de pauvre pécheur. Il va travailler au fond de nos cœurs, nous qui lui en laisserons les clés. Jésus, toi qui es plein de miséricorde, rends nos cœurs miséricordieux comme le tien. Vierge Marie, nous te confions cette maladie que nous avons si souvent, de juger si rapidement. Viens purifier nos cœurs, viens nous aider à nous approcher de Jésus. Fais que nos cœurs ressemblent à celui miséricordieux de Dieu. Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen. Sois bénie, chère Maman. Merci de m'avoir écouté. Si ce podcast t'a plu, n'hésite pas à le partager autour de toi, à tes sœurs, tes cousines, tes amis, pour qu'elles puissent en bénéficier. Il est d'ailleurs présent sur le site osanna.org comme communauté de prière que tu peux rejoindre afin que l'on puisse prier ensemble et se soutenir. Tu peux aussi mettre une note de 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts et Spotify afin que le podcast soit connu par le plus de mamans possible. Que Dieu te bénisse et à dans 15 jours pour un nouvel épisode.