- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude. C'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants, ou qu'ils se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien, les tâches à accomplir. Que l'on soit indépendant, salarié, au chômage ou en reconversion, on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Alors comment kiffer, apprécier, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo même quand cela paraît impossible. Je suis Émilie Aveline, je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. Depuis des années, j'accompagne les parents à apprivoiser leur solitude, à déculpabiliser, sortir des stigmates du couple idéalisé. C'est parti sur Sololitude, bonne écoute
- Speaker #1
Dans cet épisode, je reçois deux personnes, oui oui, il s'agit de Prissia qui a vécu tout un parcours PMA solo en France et elle est accompagnée de son fils qui a tout juste trois mois. Elle nous explique sa décision de devenir maman solo. Donc elle a commencé par passer des tests de fertilité à l'âge de 32 ans. Avec l'adoption récente de la loi sur la PMA, elle a exploré différentes options, dont Rios qui est une banque de sperme danoise. Elle s'est finalement tournée après vers le SECOS, qui est un centre de conservation de gamètes, et elle a fait son suivi en France. Elle a dû faire face à la perte déchirante de sa mère entre-temps pendant cette période, ce qui a rendu son expérience encore plus complexe. Malgré les revers, elle a persévéré et après de multiples tentatives, a finalement reçu des nouvelles positives qu'elle espérait tant. Tricia nous parle des différentes aides qui existent au niveau de la CAF et souligne l'importance du soutien, de la préparation à la vie post-natale et les montagnes russes émotionnelles qui accompagnent l'aventure de différentes tentatives de conception, le regard des gens et comment elle a vécu tout ça. Elle nous fait part également de ses projets d'avenir, le désir d'avoir un deuxième enfant tout en étant solo. Donc cet épisode témoigne de la force des femmes et de la diversité des chemins qui mènent à la maternité. L'histoire de Prissia est une source d'inspiration et souligne l'importance de poursuivre ce rêve.
- Speaker #0
Let's go Bonjour Prissia Ravi d'être avec toi aujourd'hui. Tu vas nous raconter un petit peu ton parcours. Donc toi, tu as un parcours un petit peu atypique. Est-ce que tu peux commencer à nous expliquer
- Speaker #2
Alors déjà, je vais commencer par me présenter. Donc moi, c'est Priscillia. J'ai 35 ans et j'habite à Rennes. Et je suis maman solo depuis bientôt trois mois d'un adorable petit garçon qui s'appelle Sohan. Tout récent Tout récent Qui dort juste à côté de moi, là, je le vois en train de dormir. Et qui est née d'une PMA solo en France.
- Speaker #0
D'accord. Ok, donc tu fais partie des premières femmes finalement à avoir pu accéder à la PMA solo depuis que la loi est passée en France.
- Speaker #2
Oui, il est né en août 2024. Je pense que les premières naissances, il me semble, c'était un mois avant. Mais oui,
- Speaker #0
on est dans les premières années. Et donc, comment est venu ce projet dans ta tête
- Speaker #2
Alors, moi, je suis auxerre de puériculture. Donc, je travaille dans la petite enfance. J'ai toujours su que je voulais être maman. Pour moi, être maman, ça a toujours été un rêve. C'est en moi, la maternité. Moi, je me voyais avec une grande famille, la belle maison, des enfants. Tout poli. J'en ai fait mon métier. Et en fait, arrivé 30 ans, toujours célibataire, un désir d'enfant qui commence quand même à être bien présent, l'envie vraiment de rencontrer quelqu'un, de marcher dans une relation. Et puis ça marche pas, je rencontre des hommes et puis ça marche pas. Donc des fois c'est des hommes très bien, ça vient pas forcément d'eux, mais juste on a pas le truc, ça accroche pas, pour aller plus loin dans la relation. Autour de mes 32 ans, je rencontre un homme qui est plutôt bien, on reste ensemble quelques mois et très vite lui il veut lancer des choses, il veut avoir 40 ans, il me dit moi j'ai pas le temps d'attendre, je suis pressée, je suis prête à avoir des enfants, je suis prête à m'installer. Et moi je me rends compte que moi j'ai le désir d'enfant, je suis prête à être maman, mais je suis pas prête à être maman à tout prix. au prix de rester avec un homme qui ne me convient pas. Je lui dis que là, j'ai pas l'envie avec lui aujourd'hui, et que la relation, elle est pas assez stable, que je le sens pas. Et du coup, on va arrêter cette relation. Voilà, donc c'est tentant des fois de rester avec un homme, parce que j'ai envie d'avoir un enfant, j'ai quelqu'un sous la main, on peut dire ce qui est, et finalement, je me dis non, c'est pas comme ça que je vais faire les choses. Et là, c'est un peu le déclic. Donc j'ai 32 ans, je me dis bon ok, j'ai 32 ans, moi j'ai envie d'avoir un enfant, je suis pas du jour à attendre pour faire les choses, quand je veux quelque chose, j'y vais. Je vais me renseigner. Ce que je vais commencer par faire, c'est que je vais faire un bilan de fertilité. Je dis, ok, on va voir ce qu'il en est. Déjà, voilà. Je fais un bilan de fertilité qui s'avère être mauvais. Et qui révèle...
- Speaker #0
Oui, juste le bilan de fertilité. Pour ceux qui ne connaissent pas.
- Speaker #2
Alors, donc...
- Speaker #0
Voilà, vas-y.
- Speaker #2
Je vais chez ma gynéco et je lui explique un peu que, voilà, que je commence à avoir un désir d'enfant. J'aimerais savoir où j'en suis dans ma fertilité. Elle va commencer par un prescrit, une prise de sang qui permet de voir le taux d'hormones, ce qu'on appelle une AMH, qui permet de voir le taux d'hormones dans les ovaires et qui permet un peu de classer la fertilité des femmes dans un tableau. On classe par exemple une fertilité... Moi, j'avais 32 ans, j'avais la fertilité d'une femme entre 40 et 45 ans.
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #2
ce n'est pas très positif sur le coup. Là, ça me met une claque. Et là, je me dis, la loi PMA est passée depuis quelques mois. Je crois qu'on est au mois d'octobre. la loi pma est passé depuis août et je commence à me renseigner je vais passer des nuits entières sur des forums sur des groupes de mamansolo à les voir comment elles ont fait alors comment elle gère la vie de mamansolo avec un enfant parce que c'est une gestion mais aussi comment elles ont fait pour tomber enceinte il ya plein de solutions il ya l'étranger il ya la france et je vais m'inscrire au sécos de rennes en décembre le centre qui permet d'avoir le sécos sur l'étude et de conservation des oeufs et du sperme. Donc, je m'inscris au SECOS pour un premier rendez-vous au mois de décembre. On me donne un premier rendez-vous en septembre. Là, je dis, ah oui, je sais qu'il y a de l'attente, c'est compliqué. Là, je sens que je ne peux pas attendre autant. Moi, je suis prête, c'est lancé. Je ne peux pas attendre maintenant, ce n'est pas possible. Ah non, c'est tout de suite. Pour un premier rendez-vous.
- Speaker #0
Je rappelle, c'est pour un premier rendez-vous.
- Speaker #2
Un premier rendez-vous. Après, il y a un an d'attente pour commencer le parcours. Donc, on parle d'attendre deux ans. Je vais me renseigner et en fait je vais découvrir qu'on peut faire quelque chose qui n'est pas très légal, qui s'appelle faire appel à Cryos, qui est une banque de sperme danoise, par laquelle en fait on choisit un donneur, connu ou inconnu, et on va payer. On fait livrer des gamètes chez un gynécologue qui accepte ça, en sachant que c'est pas légal, donc on a très peu, et en fait il fait l'intimidation, et il fait le suivi. Assez difficilement je vais trouver un gynéco qui va accepter de me suivre. il n'y en a pas sur elle, il y en a très peu donc il faut se déplacer, c'est assez compliqué je vois ce gynéco, on est au mois d'août donc il y a déjà plusieurs mois qui sont passés là, donc la réflexion elle a continué je suis à fond, là je trouve ça y est c'est décidé, je ne vis plus que pour ça ok,
- Speaker #0
t'es dans la recherche,
- Speaker #2
t'es à fond à fond, je connais tous les termes parce que c'est tout un vocabulaire à apprendre quand on rentre là-dedans, moi j'avais un petit lexique, j'avais marqué les mots CFA, AMH, il faut aussi oulala, j'ai ce premier rendez-vous au mois d'août ok Et il me dit, ok, c'est bon, on y va, on va faire une stimulation. Quand vous voulez, c'est parti. Et bien, on y va.
- Speaker #0
La stimulation, c'est on stimule les ovaires,
- Speaker #2
pour déclencher ces follicules. Alors moi, il faut savoir, j'ai des problèmes de santé. Moi, je n'ai plus d'hypophyse, parce que j'ai eu une tumeur au cerveau quand j'étais plus jeune, à l'âge de 13 ans. Du coup, je ne peux pas tomber enceinte naturellement. Donc, j'ai toujours su que je passerais par de l'APMA, parce que mes ovaires ne fonctionnent pas. Donc, s'il me dit, on va relancer la machine, ça peut prendre un peu de temps. Je choisis un donneur, c'est assez spécial parce qu'on choisit un donneur, on va pas se mentir, c'est un peu un catalogue sur internet. On peut avoir des photos, on peut entendre la voix, on peut voir l'écriture, on sait le métier. Voilà, on peut choisir, c'est assez difficile comme choix. Et je vais choisir un donneur et du coup, en octobre, je vais pour faire ce premier cycle d'essai, qui est assez long puisque je vais avoir un cycle qui va durer 35 jours de stimulation. Donc, des stimulations, c'est des injections qu'on se fait tous les soirs, à heure régulière. qui vont venir stimuler les follicules pour qu'ils grossissent, en sachant que le but, c'est d'avoir un follicule qui fera du coup un embryon avec un gamètre, un somatose oïte. Donc, je vais avoir ce premier cycle qui va durer 35 jours. Et puis, en fait, à un moment, c'est bon. Donc, c'est assez long, ce premier cycle, parce que je fais des échos quasiment. En général, en moyenne, une femme, c'est entre 10 et 15 jours quand même. Ça traîne, ça traîne. Au début, ça ne grossit pas du tout, les follicules. On va changer de traitement, on change d'injection. Ça prend du temps. Il me dit, non, non, il faut patienter. Il faut attendre, il faut y croire. Je suis un peu désespérée. Parce que je me dis, là, ça fait quasiment un mois que je suis sous stimulation. Et puis, d'un coup, ça se réveille. Et je crois que j'ai un follicule mature à cette première stimulation. Et je suis niadée début octobre.
- Speaker #0
Une insémination
- Speaker #2
Avec donneur, début octobre. J'y vais en me disant, celle-là, c'est un essai. C'est le premier essai. On ne sait pas si on sait marcher.
- Speaker #0
On tente.
- Speaker #2
On tente. Voilà, ça sera négatif. donc ça je le dis plutôt bien c'était le premier essai, allez on repart deuxième stimulation, on refait pareil un cycle encore assez long et je m'en souviens parce que c'était le 10 décembre 2022 10 décembre 2022, deuxième stimulation qui est assez ouf je crois que j'ai deux ou trois follicules donc un risque de grossesse gémellaire donc ils me demandent quand même si je suis d'accord moi ouais je suis d'accord, franchement on y va, je... voilà, je... 2 je suis prête 3 pas forcément mais j'ai tellement ce désir je me dis je crois que j'ai 2 follicules qui sont matures et ce jour là il va être assez exceptionnel parce que je vais rencontrer l'autre maman solo du groupe de maman solo Et en fait, elle est suivie par le même gynéco que moi pour des IAD aussi, avec cryos. Et il s'avère qu'on se parle un peu. Et j'envoie un message pour dire, je vais faire l'IAD aujourd'hui. Je prends le train, je m'arrête à Nantes. Et après, j'ai une autre correspondance. Elle me dit, moi, j'attends l'accord du gynéco. Peut-être qu'on va se croiser aujourd'hui. On va se retrouver le jour à faire l'IAD. Il s'avère que j'envoie un message. Mon train a du retard. Je vais rater ma correspondance. Donc, c'est la panique. J'ai peur que le gynéco me refuse. Puis, on est dans des états émotionnels qui sont vraiment extrêmes. Il faut... c'est tellement important je pense que quand on vit pas trop on a pas encore conscience à quel point c'est important et moi du coup je suis en train à du retard je lui envoie un message, je lui dis oh la la j'ai raté ma correspondance je suis coincée à Nantes, le gynéco va pas m'attendre et là elle m'envoie un message, attends le gynéco vient de me dire que je viens pour faire mon IAD j'habite à Nantes, je te prends, on y va ensemble on va ensemble faire notre IAD exceptionnel, on est devenus amis depuis ce jour là et on y croit fort c'est le même jour, toutes les deux et je suis mort On l'a fait à la suite, on est arrivés dans le cabinet ensemble et on a fait nos IAD à la suite, chacune de nos tours. Et on a fait connaissance ce jour-là et depuis on est devenus amies. Et on se dit Ah là, c'est pas possible, ça va marcher, c'est bon quoi Il y a trop de signes, il faisait un super soleil. On voit des signes partout quand c'est comme ça des fois. Et en plus, le 10 décembre, souvent on fait un test de grossesse 14 jours après. Le test de grossesse, 24 décembre.
- Speaker #0
Donc Noël,
- Speaker #2
c'est voilà, cadeau de Noël. Et puis finalement, ça ne marche pas, ni pour elle, ni pour moi. Donc là, c'est dur. La deuxième, c'est négatif, c'est dur. Bon, OK. Puis c'est un budget aussi, parce qu'on les paye à chaque fois, les IAD, l'arrivée des gamètes, on les paye. Et c'est beaucoup de gestion émotionnelle aussi, avec le travail, c'est de l'organisation. Parce que quand on a une échographie à 8h30, ça ne peut pas être décalé, il faut y être tout de suite.
- Speaker #0
Il y a des prises sans,
- Speaker #1
régulières,
- Speaker #0
vérifiées, on ne peut pas décaler.
- Speaker #2
C'est 48 heures et sans gestion à ce temps-là. Bon, ça ne marche pas, OK. Je dis, bon, là, financièrement, je crois que j'ai mis 3 000 euros. Je dis, bon, là, je vais attendre. J'ai rendez-vous avec le SECO au mois de septembre. Je crois que c'est septembre. Non, j'avais eu mon rendez-vous avec le SECO au mois de septembre et j'avais commencé les rendez-vous. Mais ça prend un an de rendez-vous. Donc, je suis dans le parcours avec le SECO. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. Parce que là, en fait, c'est deux choses différentes.
- Speaker #2
C'est deux choses différentes.
- Speaker #0
Voilà, tu avais eu accès à Kryos, donc la banque de données où tu peux choisir ton donneur. Tu as fait venir les gamètes. Donc, c'est ça que tu as payé. Ensuite, les consultations avec le gynécologue pour qu'il puisse faire les deux inséminations, finalement qui ne fonctionnent pas. Et en parallèle, tu avais pris ton rendez-vous au Sécos, le centre de recherche aussi de conservation des œufs, des gamètes, qui sont dans les hôpitaux en fait, dans les grands hôpitaux.
- Speaker #2
Donc le parcours avec le Sécos a commencé en parallèle. J'ai eu le premier rendez-vous, on m'expliquait les démarches. On voit un psychologue, on voit un giletticien, on voit un biologiste. On doit faire un comptage folliculaire qui permet de compter combien on a d'ovocytes dans chaque ovaire et de voir un peu la fertilité. Et on doit faire aussi ce qu'on appelle une hystérosalpingographie ou hyphosie qui permet de voir si les trompes sont perméables. Parce que si jamais les spermatozines ne peuvent pas passer, on ne peut pas tomber enceinte forcément. Donc, je fais tout ça, je commence ce parcours-là. Et là, je dis, bon, je suis dans le parcours du séquos, bon, ben, j'arrête avec le cryos. Par contre, avec le séquos, ils ont validé qu'effectivement, j'avais une insuffisance ovarienne précoce, et ils me proposent de faire une congélation d'ovocytes. Donc, je dis, on fonce. Je vais faire une première congélation en février, où je vais avoir quatre ovocytes. Ce n'est pas énorme, mais c'est tout le temps.
- Speaker #0
Mais c'est quand même bien.
- Speaker #2
Et je vais faire une deuxième congélation en avril, où je vais avoir encore quatre ovocytes.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Voilà. Là, je suis dans le parcours. On me dit que je pourrais commencer les essais vers juin-juillet. Donc, c'est lancé. Il faut savoir que chaque rendez-vous, c'est une pression énorme. Enfin, chaque rendez-vous est attendu vraiment...
- Speaker #0
Comme le Messie.
- Speaker #2
Comme le Messie. Moi, j'ai eu un rendez-vous à un moment qui a été annulé. On m'a reporté d'un mois. J'étais en pleurs parce que tellement c'est important. Ça prend beaucoup de place dans notre espace mental, vraiment. Donc, j'ai fait ces congélations. Le parcours continue. Donc je vais avoir un kyste qu'on va réussir à enlever. Donc ça, c'est une petite péripétie qui va faire que ça va retarder un peu. Et au mois de juin, on me dit, c'est bon, on peut commencer. Vous pouvez commencer la stimulation. On ne peut pas choisir le donneur. C'est un donneur anonyme puisqu'on est encore sous l'ancien régime. Maintenant, il y a des donneurs non anonymes puisque la nouvelle loi est passée, la politique. Mais moi, ça me va d'avoir un donneur anonyme dans ma réflexion. Pour moi, de toute façon, ce n'est pas un... parent pour mon enfant, c'est vraiment comme s'il donnait du sang, comme s'il donnait un organe, et je ne vois pas, moi, de mon point de vue, c'est très personnel, pourquoi mon enfant aurait besoin de connaître cette personne. Ce n'est pas un parent. Donc peut-être qu'avec le changement de loi, les anciens donneurs à l'élim vont devenir des donneurs connus. Mais en tout cas, ce n'était pas un point important pour moi.
- Speaker #0
Oui, mais ça reste, je rebondis sur ce que tu dis, c'est très juste, ce sont des donneurs. Il peut y avoir des donneuses,
- Speaker #2
mais ce ne sont pas des parents.
- Speaker #0
Ils ne sont pas là pour intervenir dans l'éducation de l'enfant. C'est vraiment la différence qui est importante de préciser.
- Speaker #2
Oui, oui. Et ce ne sont pas des pères. On m'a encore dit, j'ai eu de la famille ce week-end, et tu me dis, mais du coup... ou le père de Swan Non, ce n'est pas un père. Swan n'a pas de père, c'est un donneur. Il a donné quelque chose, il a donné des gamètes. Mais il n'y a aucune présence, aucun investissement dans la vie de mon enfant. Au mois de juillet, c'est parti. Ça y est, on commence les stimulations avec l'hôpital. C'est pareil, on reprend le même principe. Donc, des injections tous les soirs. À partir de 10 jours à peu près, une échographie pour voir si les follicules grossissent bien et une prise de sang. ça passe plutôt bien, ça grossit plutôt bien. Le 21 juillet, je fais donc ma troisième insémination. Donc voilà, troisième insémination, première insémination avec le séquence. C'est un jour un peu particulier, puisque le 21 juillet, c'est aussi le jour où on apprend que ma maman a un cancer foudroyant. Donc le matin, je fais mon insémination, et l'après-midi, j'appelle l'hôpital parce que ma maman est hospitalisée depuis quelques jours, quelques semaines. Et on m'apprend qu'en fait, elle a un cancer foudroyant du foie et qu'elle aura 2-3 ans de Noël. Ils vont s'avérer être à peine 15 jours. Je viens de faire mon IAD, je pars à Paris, rejoindre ma maman.
- Speaker #0
Parce qu'elle est à Paris, en plus, elle n'est pas à Paris.
- Speaker #2
Elle n'est pas à Paris. Et pendant les 15 jours d'attente, alors d'habitude, l'attente, c'est quelque chose qui est assez difficile à vivre. On se l'en dit, on n'en peut plus, on est à l'affût du moindre symptôme. En fait, pendant ces 15 jours d'attente, je ne vais pas être là maintenant parce que j'accompagne ma maman sur sa fin de vie. Parce que ce qu'on nous avait dit être 2-3 ans va devenir 2-3 mois et puis va devenir 2-3 semaines. Et puis au bout de 10 jours, ça passe à... Là, il n'y a plus de temps. On ne peut pas sur le niveau de maman. Le cancer est foudroyant, le cancer avance, on ne peut rien faire. Et voilà, c'est la fin. Ma maman était mon plus grand soutien en ce parcours. Vraiment, je l'ai appelée dès que je sortais d'une échographie, elle avait hâte d'être mamie. Donc elle continue d'être présente mentalement, mais là, la PMA est vraiment mise de côté à ce moment-là. On n'a plus le temps de penser à ça. Et d'ailleurs, le test de grossesse de cette troisième insémination, je vais le faire dans les toilettes de la chambre d'hôpital de ma maman. Pour montrer qu'elle est un chanteur petit.
- Speaker #0
La symbolique,
- Speaker #2
elle est forte. Et que là, je crois qu'on est la veille de son décès. Mais bon voilà, j'ai quand même envie de faire ce test, même si forcément on n'est plus dedans, parce que j'accompagne ma maman sur la faim, c'est des moments qui sont très très compliqués émotionnellement, je suis très très très proche d'elle, on est très fusionnels. Il va être négatif ce test de grossesse, mais là on n'a pas le temps de pleurer, clairement. Là j'ai ma maman qui est à peu près là. Oui, oui, ben c'est pas grave, ça me ramène des émotions aussi forcément. Là on n'a pas le temps de pleurer, j'ai pas le temps d'être triste en fait, ma tristesse elle est déjà tellement prise par... la situation par ma maman qui est à côté, qui est dans ses derniers jours. Bah ok. Je le mets à la poubelle et c'est tout. Et je retourne dans sa chambre à côté et on fait façade. De toute façon, elle est inconsciente. Elle est dans ses derniers jours. Je vais quand même lui dire parce que je sais qu'elle a hâte et elle sait que j'ai fait cette insémination. Bien sûr,
- Speaker #0
elle te suivait.
- Speaker #2
Elle est inconsciente mais je lui dis maman, ça n'a pas marché. Ce n'est pas pour cette fois. Deux jours avant, elle m'avait dit tu sais Pris, je vais me battre. Je vais me battre parce que je veux être là, je veux voir mon petit-fils, je veux devoir devenir maman, je veux être présente pour toi. J'ai envie de vivre vraiment. Je veux être là, je veux le voir. J'espère que je le verrai. J'espère que je le verrai. Et je suis un que je lui dis, je ne sais pas si tu le verras maman, mais j'espère que tu le croiseras. Parce qu'à ce moment-là, je crois qu'il est peut-être déjà dans mon ventre ce bébé. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Voilà. Et elle m'a décédée le lendemain de mon test de grossesse. Dans la nuit, on est appelé avec ma sœur pour aller à l'hôpital pour nous dire qu'en fait là, c'est la... et voilà, c'est les derniers instants donc voilà, pas le temps, la PMA là vraiment, voilà, là c'est le décès de ma maman, je suis très très très c'est très compliqué pour moi émotionnellement donc tout le mois d'août va être destiné au deuil et à la mise en place de son enterrement, tout ça je vais partir une semaine toute seule un peu me ressourcer en campagne et je reviens et il faut savoir qu'entre chaque essai au séco, il y a un mois de pause obligatoire voilà, donc on a, donc j'ai fait cet iadit en juillet. Normalement, au mois de septembre, je peux refaire une IAD. Voilà. Alors, la question, c'est... Est-ce que je continue Alors, c'est sûr que je continue. C'est sûr que je veux un bébé. Oui,
- Speaker #0
mais est-ce que c'est dans le moment Oui,
- Speaker #2
c'est ça. Est-ce que, émotionnellement, je suis capable de gérer ça Ou est-ce que, voilà... Et en fait, je me pose quand même la question et je dis, au contraire, il me faut quelque chose, là. Il faut que je me rattache et que je fasse la force dans quelque chose parce que, émotionnellement, c'est compliqué. J'ai plus mon pivier et il faut que je trouve des forces ailleurs. Donc, je dis, OK, on continue. Entre-temps, j'ai changé de travail et j'ai pris un mi-temps parce que vous savez que la PMA prend énormément de temps. les rendez-vous le matin, selon nos travails, c'est pas forcément compatible et du coup je travaille plus le matin, comme ça vraiment je suis dédiée à la PMA disponible pour la PMA et du coup en septembre, on y va quatrième essai, donc je continue, on me pose pas mal de questions en me disant, t'es sûre mentalement t'es peut-être pas prête, non non là il faut, au contraire il faut quatrième essai, qui va s'avérer être positif donc un positif, donc trop heureuse, premier positif quoi Première fois ce plus qu'on voit en fait. Oui, le tout premier,
- Speaker #0
enfin celui que tu espérais tant. Oui.
- Speaker #2
Parce qu'on fait tellement de tests de grossesse, moi des fois j'en fais quatre d'assut pour être sûre que c'est négatif. Et là, un soir, je rentre d'une soirée et j'en peux plus. Je crois que je suis à J10, donc J10 après l'insémination. Il faut faire le test en général entre J12 et J15. Et on est en pleine nuit et je dis allez je fais un test. Donc c'est bête parce que normalement on fait le test avec les urines du matin pour que ce soit concentré en hormones. Et je dis de toute façon, je sens que c'est pas bon, c'est raté, j'en ai marre, j'en peux plus, j'en peux plus. Voilà, je fais ce test et c'est positif. Donc là, incroyable quoi, j'y crois pas, je m'y attendais pas, je croyais que c'était pas possible. Et c'est positif, le lendemain je cours faire la prise de sang pour valider. C'est positif, je suis enceinte, le taux est bas, mais il est pile poil à 6 fois. Et en fait, je refais la deuxième prise de sang. le taux n'a pas évolué comme il faut. Troisième prise de sang, le taux n'a pas évolué du tout. Donc là, le séco se m'appelle et me dit, on a reçu vos résultats de prise de sang, c'est pas très bon. On peut faire une dans 48 heures qu'on revoit. On fait une dans 48 heures qu'on voit ce que ça donne. J'en refais une et en fait, ça va pas du tout. Un coup, ça monte, un coup, ça monte pas du tout. là psychologiquement honnêtement c'est très compliqué c'est des montagnes russes parce qu'en fait tout va bien un coup ça monte super c'est bon ça part et la fois d'après ça monte plus du tout à un moment je sens qu'on attend un peu la dernière prise de sang en mode voilà je suis au marché avec une amie et je reçois mes résultats avec elle en fait et là je fais bah non c'est pas bon là ça marche pas quoi ça va pas on sait pas trop pourquoi je suis bien enceinte mais les taux et évoluent très très faiblement On va me faire venir à l'hôpital une première fois pour faire une échographie parce qu'on suspecte une grossesse extra-éthérienne. Donc on fait une première écho. Ils sont assez prudents avec ça, vraiment. Oui, oui. Je fais une première écho, mais c'est trop tôt pour voir l'embryon. Ils me disent Ok, on continue les prises de sang. Et en fait, on continue et le taux stagne, on n'avance plus. Et ils me disent Bah là, en fait, c'est une grossesse extra-éthérienne. C'est une grossesse extra-éthérienne. Vous revenez, on va refaire une écho. On verra peut-être pas l'embryon. mais pour nous à 95% c'est une grossesse extra-létérine. Psychologiquement je suis... Alors je ne vais pas dire que je suis dévastée mais je ne comprends pas en fait le message. Parce que moi j'ai cette grossesse qui arrive juste après le décès de ma maman, je la vois comme un signe. C'est ma maman qui m'envoie ce bébé, c'est un signe. Et en fait je ne comprends pas le message, je me dis mais pourquoi on envoie un positif, une grossesse, d'ailleurs pour me reprendre ça, c'est cruel en fait. Et du coup on me fait revenir à l'hôpital. Ils refont une écho, ils me disent Bon bah de toute façon les résultats sont pas bons, si vous êtes prêtes il faut prendre une décision. Oh tiens Oh là là C'est quoi la décision Bah il faut arrêter la grossesse. La grossesse dans tous les cas ne se développe pas bien, c'est pas un embryon qui sera viable, elle ira pas à son bout. Là on voit bien que ça n'évolue plus, on veut pas attendre que vous preniez des risques inutiles parce qu'il y a des risques avec la grossesse extra-hétérine. Si vous êtes prêtes on arrête la grossesse. Oh tiens Et là je dis bah ok. Je vois bien que depuis 10 jours, on est dans des prises de sang et que ça ne marche pas, que ça n'évolue pas. C'est des montagnes russes émotionnelles, je n'en peux plus. OK, qu'est-ce qu'on fait Eh bien, vous venez demain à l'hôpital. Nous urgence, on vous ferait une injection de méthotrexate. C'est un produit qui va arrêter la grossesse et permettre d'évacuer l'embryon, en fait. Donc, c'est un coup dur. Je me rends à l'hôpital toute seule. On me fait cette injection. Et j'ai du mal parce que je me dis, j'ai l'impression de tuer mon bébé. C'est vraiment... C'est pas facile. En fait, quand on a à se dédire d'enfant, se dire je fais le choix d'arrêter cette grossesse je trouve ça très difficile. C'est pas un choix que je fais de mon choix. Je fais cette injection, on arrête la grossesse. Et après, tout va bien se passer. Je décide de partir. Je me souviens que je suis dans la salle d'attente pour l'injection. Je me dis là, il faut que je me ressource, il faut que je fasse quelque chose. Je me prends un petit voyage. Je décide de partir au Maroc quelques jours pour me ressourcer, pour me faire du bien. Parce que là, psychologiquement, j'enchaîne. Il y a eu ma mère quelques mois avant. Il y a 7 essais qui marchent et qui finalement ne marchent pas.
- Speaker #0
Tout ce parcours du combattant que tu traites.
- Speaker #2
On n'a pas conscience. Les gens n'ont pas conscience autour de nous. Des fois, on me dit, il y a de la maladresse. À un moment, je dis que je fais une grossesse extraite. Ce n'est pas grave, ce sera pour la prochaine. Comment dire Ça fait un an et demi que je suis dedans. Je vis pour ça. Je vis pour ça, clairement. Les gens n'ont pas conscience. Ou alors, ouais, mais il faut être patiente, ça sera, voilà, il faut être patiente, tu vas avoir des rendez-vous, tu vas refaire un prochain essai. On n'a plus envie d'être patient. Dans ce parcours-là, la patience, c'est compliqué, je trouve, parce que quand on décide qu'on est prêt à faire un bébé toute seule, on est prêt. C'est maintenant, je dis, moi, c'est ça. C'est tout de suite, le jour où j'ai décidé, j'aurais pu être enceinte le soir même, c'était bon. Donc voilà, donc la grossesse s'arrête. Et alors, le méthotrexate, c'est un produit, il y a plusieurs écoles, il y en a qui vont dire qu'il faut attendre avant de refaire un essai. Il y en a qui vont dire qu'on peut refaire un essai tout de suite après. Moi, je dis non, je recommence. Et au mois de décembre, donc le 10 décembre, on pile poil un an après cette deuxième IAD, qui n'avait pas marché, mais où j'avais rencontré mon ami Lisa, je fais la cinquième insémination. On pile poil un an après. Et on a encore le 10 décembre, donc résultat la veille de Noël quasiment.
- Speaker #0
Et pareil, tout pareil.
- Speaker #2
Tout pareil. Et j'y crois pas trop, parce que ce cycle a été long. Et je me dis, ah c'est bizarre, j'avais plus des cycles aussi longs, mon corps il s'était relancé. Je pense que le méthode Rexat ça l'a pas fait et que là ça a pas marché. Finalement, voilà, on fait l'IAD, je crois que j'ai un follicule mature. Et le 24 décembre, avant de me rendre dans ma famille pour fêter Noël, je fais un test de grossesse. Et c'est positif. C'est positif. Donc j'ai fêté Noël avec ma famille. Et en fait, ce positif-là, c'est le vrai positif, c'est le bon. C'est le bon. Je vais vivre une grossesse géniale, franchement, une super grossesse, où je suis fatiguée, mais je suis tellement heureuse. Les trois premiers mois, forcément, ils sont très stressants. J'ai arrêté une grossesse juste avant. J'ai tout le temps peur de perdre mon bébé. Je ne veux pas qu'on me félicite. J'ai des copines, elles sont tellement heureuses. Non, non, interdiction de me féliciter. On attend. On attend parce que je ne veux pas me réjouir pour rien. Et les trois premiers poids passent. Et tout se passe bien. Mon bébé s'accroche. Il va bien. Il grandit bien. Donc, il est prévu pour le 10 septembre. Je vais avoir du diabète gestationnel pendant ma grossesse. Mais ça va être le seul point négatif. Ça va être ça. Juste le diabète gestationnel.
- Speaker #0
Ça peut arriver, oui. Pendant la grossesse.
- Speaker #2
Ça va être une grossesse géniale. Je ne sais qu'à trois mois de grossesse, je pars à Rome. À cinq mois et demi de grossesse, je pars à Porto avec mes copines. Je dois me faire déclencher le mardi matin. Je veux dire, le mardi 27, je dois me faire déclencher. Le samedi d'avant, je vais en bar de nuit danser avec une amie. On va faire la... Elle me dit, qu'est-ce que tu veux faire Je suis en voie au restaurant et elle me dit, alors c'est mon amie que j'ai rencontrée lors de l'IAD.
- Speaker #0
C'est la même L'amie PMA.
- Speaker #2
L'amie PMA qui est venue me voir. En fait, on est devenus amies. On est partis en vacances ensemble et tout. Et elle vient me voir juste avant que j'accouche. Donc, je dois déclencher parce que moi, j'ai des problèmes de santé. Et en plus, j'ai un diabète gestationnel.
- Speaker #0
Donc, je déclenche avec toi. Ok.
- Speaker #2
et elle vient me voir le week-end avant que j'accouche, je l'envoie au restaurant, elle me dit J'aurais voulu que tu fasses quelque chose que tu ne pourras pas faire après, quand tu auras ton bébé, qu'est-ce que tu aurais pu faire Mais quelle bonne idée,
- Speaker #0
on va danser
- Speaker #2
Allez faire tes ongles, allez chez... Mais c'est quoi Mais non, j'aurais trop aimé aller danser Danser, je ne pourrais pas le faire tout de suite Ça te dirait, on va danser Elle me dit Mais si tu veux Et on est partis danser, mon gros bidon, j'ai fait sensation dans le bar de nuit, et super soirée. Et trois jours après, je suis à l'hôpital pour un déclenchement Alors, un déclenchement qui ne va pas très bien se passer, qui va durer trois jours, avec la première étape, le lait comprimé, le mardi matin, le mercredi matin, le perçage de la poche des os, le jeudi matin, ocytocine. Et en fait, le vendredi matin, je ne suis toujours qu'à 4 cm. On voit que ça n'avance pas. C'est ma sœur qui est avec moi à ce moment-là. Alors, j'ai pensé à prendre une doula. J'ai pensé à aller accoucher seule parce que ce parcours, en fait, moi c'était la place de ma maman. C'était ma maman qui était censée être là à l'accouchement, mais c'était difficile de la remplacer.
- Speaker #0
il y a une amie qui pouvait être présente. Il faut savoir aussi que pendant ma grossesse, je rencontre quelqu'un. Je me mets avec une ex-fréquentation. On va se mettre ensemble. Et il va être présent jusqu'à la fin de ma grossesse. Il va même venir me voir pendant l'accouchement. D'accord. Il est là pendant la pause du péridural. Il va venir après à la naissance. Mais je ne souhaite pas que ce soit lui qui soit là à la naissance de mon enfant. Parce que c'est une relation qui est débutante. Et je ne veux pas dire à mon enfant dans 15 ans c'est cet homme là que tu es allé à ta naissance c'est ma soeur qui va être là et du coup comme je dis le vendredi matin je suis péniblement à 5 cm après 3 jours de déclenchement après beaucoup de contractions qui m'ont bien mal et du coup là ils disent bon bah faut faire une césarienne et moi je dis ok faut faire une césarienne c'est bon là ça fait 3 jours j'ai tout essayé à un moment faut être lucide ça marche pas on y va et là quand on me dit quand ils viennent me chercher pour la césarienne et que je comprends je vais rencontrer mon enfant C'est parti, c'est les chutes du Niagara là. Je ne fais que pleurer, pleurer, pleurer. Ils ne comprennent pas, ils croient que je pleure parce que je suis inquiète. Non, je veux avoir mon bébé. Je pleure. Et du coup, ils me font la césarienne, qui se passe très très bien, je suis très bien accompagnée. Et le 30 août 2024, du coup, je rencontre l'amour de ma vie. Le petit Sohan. Mon fils. Ce n'est pas à la naissance que j'avais... Idéalisé on va dire parce que Swan il va pas très bien, il a une détresse respiratoire, il respire pas tout seul. Je peux pas le toucher, je vais le voir 10 secondes et en fait il part en néonatologie. Parce qu'il va pas très bien à la naissance, il a du mal à démarrer, il va faire une infection fétale et une grosse jeunesse. Donc les premiers jours ils sont difficiles, je suis séparée de lui. Et forcément c'est pas ce que j'avais imaginé. On imagine qu'on va à la maternité, qu'on est dans la chambre avec son bébé et que c'est génial. Voilà. Et il va rester 5 jours en néonates, qui vont pas être faciles. Et au bout de 5 jours, il part, il va en chambre avec moi. Et là, c'est déjà une première étape qui est géniale. J'ai mon bébé avec moi. Je deviens maman, vraiment. Et au bout de 10 jours, on rentre à la maison. Et là, comment dire, c'est le début du bonheur. Depuis ce dixième jour, on est rentré chez nous, ce n'est que du bonheur. Là, je deviens maman. À l'hôpital, on a un peu l'impression que notre bébé ne nous appartient pas, je trouve, des fois. On n'est pas libre de faire forcément ce qu'on veut avec. Non. Et là, je deviens maman. On fait connaissance tous les deux. C'est que du bonheur. J'ai un plaisir fou à m'occuper de lui, à me lever la nuit pour lui. Le premier soir, on rentre chez nous. Je me souviens que j'ai une amie qui vient nous voir. Et elle me retrouve en pleurs. Mais qu'est-ce qui se passe ? Je dis, en fait, ça y est, j'ai un bébé. Je suis maman.
- Speaker #1
Ça y est, c'est vrai.
- Speaker #0
C'est mon bébé, c'est vrai. Elle me dit, oui, ça y est, c'est lui. Ça y est, tu l'as fait. C'était maman. Ça y est, c'est quoi ? Voilà. Donc, Swan, il a trois mois. Et franchement, pour l'instant, ça se passe super bien. Moi, pour l'instant, je sais qu'il faut dire que ce n'est pas que du bonheur. Pour l'instant, nous, c'est que du bonheur. Après, j'ai beaucoup préparé mon postpartum parce que voilà, maman solo, il n'y a personne. Il n'y a pas de relais à côté. J'ai des amis, j'ai de la famille, mais ils ne sont pas là au quotidien avec moi. Donc, on ne sait pas quel bébé on va avoir. Moi, j'ai pris une accompagnante postnatale qui vient deux fois par semaine le matin. Je m'étais dit comme ça, si j'ai besoin de dormir, si je suis fatiguée, je peux me recoucher. Elle va me donner un petit coup de main, elle va pied du linge. J'avais congé des plats préparés. J'avais congé des plats que j'avais faits. Oui, ça c'est important. On peut avoir un bébé qui a des colis. Moi, j'ai un bébé qui est hyper calme. Moi, j'ai le temps de cuisiner, j'ai le temps de faire des gâteaux, j'ai le temps de faire ce que je veux. Mais des fois, on peut avoir un bébé qui pleure beaucoup et pas avoir le temps de manger. Donc, j'avais des plats au congélateur. Donc, j'ai bien préparé.
- Speaker #1
Oui, et cette accompagnante, donc c'est... On peut faire appel aussi à une assistante sociale pour savoir qui on a droit, combien d'heures par semaine, le cadre, etc.
- Speaker #0
J'ai aussi fait appel à une TESF parce que ce n'était pas prévu, j'ai une césarienne. Et comme j'ai une césarienne, c'est vrai que j'ai eu un petit coup de stress au début en me disant que je rentrais à la maison avec mon bébé, j'ai une césarienne, je ne peux pas me pencher, je ne peux pas m'accroupir, me lever, c'est encore difficile. Comment je vais gérer le bain ? Par exemple, un truc tout bête, deuxième nuit, je crois, à la maison, on a deux tétines parce que je ne savais pas s'il allait prendre la tétine. Je fais tomber une tétine sous le lit. Et je ne trouve plus la deuxième. J'ai une césarienne. Je suis toute seule. Me mettre à quatre pattes, c'est impossible. Et là, je me dis, j'ai plus de tétine. Ça paraît tout bête, hein. Mais quand on vient d'avoir une césarienne, il n'y a pas de papa à dire, viens, tu me récupères la tétine. Des petites expériences comme ça. Donc, avoir du temps, même pouvoir parler. Et du coup, j'ai fait appel à une TISF. Donc, c'est un droit qu'on a avec la CAF. On a droit, je crois, à 100 mètres. C'est financé selon votre quotient familial. C'est financé selon votre quotient familial. Et en fait, c'est quelqu'un qui peut venir pour soutenir dans la parentalité. pour garder le bébé le temps qu'on aille faire une petite sieste, pour faire un brin de ménage. Moi franchement elle vient depuis pas longtemps mais c'est un petit coup de main. Et c'est très accessible sincèrement. Je pense que ça aide aussi parce que moi je gère pas du tout le linge, je gère pas du tout ça. Et moi avec Swad on profite, on vit notre vie à 1000%, on se fait des petits ateliers de massage, on se fait des petits ateliers de musique. Et puis, on a aussi agrandi notre famille pendant ce parcours PMA. Parce que pendant le parcours, j'ai aussi renoué avec mon papa. Je ne connaissais pas. En fait, c'est au moment où... Bon, là, tu sais, t'es cousue, donc tu feras ce que tu veux. Tu couperas ou je sais pas.
- Speaker #1
Je garde comme ça.
- Speaker #0
Au moment de cette grossesse extra-hétérine, quelques semaines après, je reçois un message, un messenger d'une personne qui me dit bonjour. voilà je suis ta soeur je suis ta soeur je suis la fille de ton papa et tu ne me connais pas mais voilà je sais que tu existes et en fait je vais apprendre qu'à l'arrivée de moi cette personne donc ma demi soeur elle m'expliquera qu'à l'arrivée de moi et que dans son rêve je viens la voir j'ai pas de visage dans son rêve et je lui dis je suis ta soeur et j'ai besoin d'aide je ne vais pas bien faut savoir qu'à ce moment là j'ai perdu ma maman il y a trois quatre mois et je suis en train de perdre un bébé donc on va pas se mentir effectivement je vais pas bien C'est un peu fou cette histoire de rêve qu'elle a fait. J'avoue que je n'explique pas. Ce sont des connexions. C'est incroyable. Les synchronicités de la vie, elles sont incroyables. On va faire connaissance. Moi, je n'ai plus de lien avec mon papa depuis que j'ai 1 an et demi, 2 ans, parce que mes parents se sont séparés très tôt. Et en fait, par son biais, je vais aussi reprendre contact avec mon papa, parce qu'elle va me dire, moi, je suis en contact avec notre père. Il sait que je te parle. Il aimerait beaucoup, beaucoup te connaître aussi. Il a très envie. Il avait déjà fait quelques démarches pour me rencontrer, pour revenir vers moi, mais moi, je n'avais pas l'envie. Et je lui ai dit, OK, laisse-moi le temps. Laisse-moi le temps. Je vais le contacter. Donne-moi ses coordonnées, je vais le contacter. Et je le contacte. Et on va commencer à se parler. Et puis, au mois de février, je rencontre cette sœur. Quand je suis enceinte de 4 mois, je crois. Et puis, au mois d'avril, je rencontre mon papa. Quand je suis enceinte de 5-6 mois. Voilà, donc... Pendant tout ce parcours, il va se passer beaucoup de choses. On va agrandir aussi notre famille. J'ai agrandi ma famille avec Swan, mais j'ai aussi agrandi ma famille avec mon papa. On va bientôt voir en Nouvelle-Calédonie d'ailleurs.
- Speaker #1
Il est en Nouvelle-Calédonie ? D'accord.
- Speaker #0
Il est en Nouvelle-Calédonie et on part le 25 décembre le voir.
- Speaker #1
Génial. Et ta sœur, elle est où ? Elle est là-bas aussi ?
- Speaker #0
Ma sœur est en Guyane.
- Speaker #1
En Guyane ?
- Speaker #0
Ils sont tous les deux dans le militaire. Et du coup, le 25 décembre, je vais lui présenter Swan en fait. Je vais faire connaissance avec lui. Donc maintenant, on a une famille un peu plus... Un peu plus agrandie, on prend. On prend tout l'amour qu'on peut avoir, on le prend. Et puis bon, on profite. Cette année, je reste avec Sohan. Ça va pas. Cette année, je reste avec Sohan. Je vais profiter de lui. On va un peu voyager, du coup, tous les deux. On profite. J'ai envie d'aller à la BBJ, mec. J'ai envie d'aller au BBNager. J'ai envie de... J'ai envie de vivre à 100% ma parentalité. Et de profiter de l'eau à grandir. Parce que là, il va avoir 3 mois et il grandit déjà. tellement vite et je veux aussi lancer le deuxième c'est pas vrai oui bon ça surprend beaucoup quand je dis ça mais oui oui je m'inscris là je m'inscris au mois de décembre au secos pour le deuxième bébé j'aimerais bien que le deuxième arrive quand Swan sera entre 3 et 4 ans du coup et tu arrives plus vite tu sais
- Speaker #1
Là vu que tu avais fait plusieurs stimulations, mais en fait tu es dans le process.
- Speaker #0
Vu que j'ai fait beaucoup d'essais, je me dis que ça peut prendre du temps.
- Speaker #1
Ou pas, ça peut aller plus vite, méfie-toi.
- Speaker #0
Après j'ai mes ombrocytes qui sont congelés aussi, qui peuvent être une petite solution d'aide. Mais oui je m'inscris au SECOS et j'aimerais bien du coup, on va faire un petit frère ou une petite soeur pour Soane. Alors j'aurais aimé faire ce deuxième enfant avec un homme que j'aime. Mais voilà, je n'ai pas cet homme que j'aime. Je rencontre des gens, mais ce ne sont pas des bonnes personnes. Je préfère faire ma petite famille solo que ma famille avec la mauvaise personne. Donc, deuxième bébé en vue. Et on verra si c'est un bébé toujours aussi cool que Swan. Ça sera du bonheur. Si il n'est pas aussi cool que Swan, on avisera.
- Speaker #1
Tu feras avec aussi. Tu l'aimeras aussi de tout ton cœur.
- Speaker #0
Voilà, je ferai avec. Mais Swan, c'est un bébé qui est tellement calme, qui est tellement... agréable franchement c'est c'est mon fils a forcément mais c'est un dame aux voilà en tout cas je me disais en toute objectivité je le dis en toute objectivité Donc voilà ce que je peux dire sur mon parcours. Il y a des parcours qui sont beaucoup plus longs. Je sais qu'à un moment, j'avais rencontré quelqu'un qui me disait « ça va, ça a été assez rapide pour toi » . Alors ça, quand on est dedans,
- Speaker #1
pas du tout. Ça dépend de comment on le voit.
- Speaker #0
Quand on est dedans, c'est quand même compliqué. Je pense que quand on ne le vit pas, on peut l'imaginer, mais ce n'est pas facile à imaginer à quel point on a ce désir qui est présent. Maintenant, aujourd'hui, j'ai mon bébé. et c'est de l'amour et c'est de la joie et c'est des beaux moments de partage et non franchement je suis trop heureuse aujourd'hui quoi j'ai toujours rêvé d'être maman c'est un rêve qui se réalise après tout le monde n'a pas toujours eu ce rêve là d'être maman bien sûr mais là pour toi en tout cas c'est ce rêve qui se réalise ce concretisme que tu portes dans tes bras et savourer chaque instant c'est vraiment savourer même je me lève des fois je raconte à une copine je lui dis cette nuit il s'est levé à 3h30 puis c'est la nuit Et il perdait la tétine, il perd beaucoup la tétine. Elle me dit, oh là là, mais t'en as pas marre, moi je peux être réveillée. Je dis, mais en fait, j'ai rêvé de ces moments-là. Je les ai rêvés. De me lever la nuit, je les ai rêvés. Et je pense aussi aux mamans qui sont dans cet attentat, aux annies qui sont en PMA, qui attendent ça. On rêve de ça. On rêve de se lever pour remettre la tétine, pour aller voir nos bébés. Donc, pour l'instant, on prend tout au positif. Et voilà, que je peux dire.
- Speaker #1
Et lorsqu'il sera un peu plus grand, qu'il pourra attraper ce... pour retourner à chercher sa tétine, tu peux prendre des tétines fluorescentes.
- Speaker #0
Oui, j'ai déjà prévu le coup. J'ai déjà prévu le coup. Je sais, j'ai hâte qu'il puisse rattraper sa tétine tout seul. Parce qu'il était à la base dans son lit tout seul et maintenant, j'ai enlevé les barreaux du lit. Parce qu'au début, les premières nuits, on veut bien se lever 20 fois. Mais au bout de 3 jours, on n'a plus envie de se lever 20 fois pour remettre la tétine. Donc, je l'ai mis en lit qu'au dodo. Et des fois, je m'endors en tenant la tétine. Carrément.
- Speaker #1
Ah oui, c'est pas pratique là
- Speaker #0
Donc je sais que les tétines fluorescentes ça sera super, effectivement quand il pourra les remettre tout seul Mais sinon franchement il est cool, il fait déjà ses nuits depuis déjà 3 semaines Franchement il pleure très peu C'est un bébé qui est vraiment adorable Ce qui est marrant c'est que il est très métissé Alors moi je peux dire que j'ai des origines antillaises Mon papa est à la base martiniquais, ma maman est française J'avais peur qu'il soit très blanc parce que du coup ça fait ce qu'on appelle un bébé carteron avec un quart de métissage et en fait dès qu'il est né j'ai dit oh la la mais il est tout mat il est métissé et c'est vraiment le bébé métisse on a vu l'apédiote il y a pas longtemps c'est vraiment on dirait un métisse pur un 50-50 il a ce qu'on appelle les fesses un peu bleues des bébés métissés ça c'est les bébés métissés qui ont les fesses un peu bleues et il a le petit angiome des bébés plutôt blancs c'est vraiment le 50-50 et ça a posé beaucoup de questions à la naissance on m'a beaucoup demandé mais le donneur il est comment ? alors il y a eu bien sûr le père il est comment ? le donneur je sais pas comment il est moi j'ai juste pu choisir son groupe sanguin sa couleur de peau la couleur des cheveux la couleur des yeux et ça a fait un petit soin c'est très
- Speaker #1
chouette j'ai encore deux questions donc là tu prends une année toi et puis lui, d'aller voir la famille, etc., de profiter tous les deux. Puis mettre aussi à nouveau le parcours en place pour un autre enfant. Comment tu fais financièrement ? Parce que là, tu es en congé et maternité. Comment tu fais par rapport à ce nouveau travail ? Tu avais changé les horaires, tu étais à 50 % en tant qu'oxygène de cœur. Comment tu veux faire ?
- Speaker #0
Alors, en fait, j'ai de l'oxygène de cœur, mais j'étais nounou à domicile. Donc j'ai demandé à mes employeurs, donc mes employeurs, forcément j'ai arrêté quand j'étais en congé maternelité, donc ils ont pris quelqu'un d'autre, ils ont nous maintenant. Je leur ai demandé pour la congé parentale. Alors il faut savoir qu'il faut vraiment beaucoup se renseigner quand on est maman solo. Il ne faut pas forcément faire confiance à la CAF, à la CPM. Moi je suis allée à la CAF il n'y a pas très longtemps en leur disant, il me semble que j'ai été en maman solo. Si je prends un congé parental pendant trois mois, j'ai droit à ce qu'on appelle le RSA majoré. Le congé parental pour une femme, c'est 440 euros. Si on rajoute le RSA majoré, ça fait 1440 euros, plus les aides qu'on a à côté. J'ai été les voir et je leur ai dit, il me semble que j'ai droit à ça, je souhaite prendre un congé parental. Si je n'ai pas droit à ça, je ne vais pas prendre un congé parental, forcément. Je ne peux pas vivre avec moins de 1000 euros. Ils m'ont dit, non, non, vous n'avez pas droit. Si vous prenez un congé parental, vous n'avez pas d'autres aides, vous ne pouvez pas avoir le RSA. Je me suis dit, écoutez, je me suis renseignée quand même. J'ai vu des articles qui disent que... Il y a des exceptions et que si on est maman solo, on a droit à RSA majoré. Je lui dis écoutez, je vous envoie les articles que j'ai vus et vous me redites. Et le lendemain, il m'envoie un mail en me disant, ah, excusez-moi, effectivement, vous aviez raison. Il y a des exceptions et en étant maman solo, on peut cumuler. Pendant trois mois, c'est uniquement pendant trois mois, le RSA majoré plus le congé parental. Ça fait que là, pendant trois mois, j'ai ça. J'ai 1 400. Je peux parler de chiffres. Moi, il n'y a pas de tableau. Il y a 1 100 euros à peu près de RSA majoré. Il y a 400 euros de congé parental. Ça fait 1 500 euros. Il faut savoir qu'on a une aide qui s'appelle l'allocation de base, qui est d'un montant de 190 euros. Et qu'en plus, en étant maman solo, on a droit... à l'allocation de soutien familial qui est pour les mamans solo quand il n'y a pas de pension alimentaire qui est aussi de 140 euros donc c'est un peu délicatif mais oui c'est aussi comme quoi il n'y a pas de deuxième parent qui a reconnu l'enfant du coup ça fait que là pendant ces 3 mois là on arrive à 1800 euros moi oui, congé parental du coup là je prends alors j'aurais eu la mauvaise information comme quoi j'avais pas le droit de réagir à ça j'aurais pas pu prendre ce congé parental c'est pour ça qu'il faut vraiment se renseigner parce que si on est en course ... Trois mois avec son enfant, c'est pas rien. Et après, de toute façon, on va faire une rupture de contrat avec les employeurs parce qu'ils ont trouvé quelqu'un d'autre. Donc après, je serai au chômage. On va dire ce qu'il y a. Je serai au chômage. Donc on ne va pas forcément rouler sur l'or.
- Speaker #1
Mais c'est du temps précieux de disponibilité avec ton enfant. Et ça,
- Speaker #0
c'est très personnel. On aura moins d'argent. Je vais voir grandir mon fils. Je vais l'emmener au parc. Non, c'est trop important. Je dis souvent que c'est pas grave, je mangerai un peu plus de pâtes, mais au moins, je suis avec mon bébé. Donc, financièrement, ça va être comme ça. Et après, je vais reprendre le travail au mois de septembre. C'est sûr qu'il faut avoir le droit au chômage, il faut le pouvoir. Mais sinon, sachez qu'en tout cas, quand on est maman solo, on a ces trois mois de congé parental qui sont quand même plutôt bien financés grâce au RSA majoré. Après, chacun ses finances. Mais nous, 1800 euros pour vivre, c'est très bien, ces trois mois de congé. ont pas de prix. Là, Soane, il aurait dû commencer à être gardé là en fait cette semaine, je crois. Bah oui, parce que mon congé s'est terminé là fin novembre, mais il est tout petit. Moi, c'est un petit que je le laisse.
- Speaker #1
C'est trop petit.
- Speaker #0
Ah non ? Pour nous, en tant que maman,
- Speaker #1
pour eux, et puis pour nous, on n'est pas prêtes non plus. On n'est pas prêtes du tout. C'est pas physiologique du tout non plus.
- Speaker #0
C'est limite contre la nature, je trouve. C'est limite contre la nature. donc du coup il va quand même aller un petit peu à la crèche on a rendez-vous cette semaine pour qu'il aille à la crèche parce que le truc c'est que moi je suis maman solo Swan il a que moi on voit de la famille, on voit du monde tous les week-ends on a du monde, on a des amis mais au quotidien, tous les soins tous les biberons, le sommeil c'est moi et je veux quand même qu'il voit autre chose qu'il ait une petite vie à lui et qu'on soit pas trop trop fusionnels c'est vrai ce que c'est Du coup, il va aller à la crèche un jour par semaine, une petite journée par semaine, histoire qu'on se sépare déjà et qu'il s'adapte aussi avec d'autres personnes, qu'il fasse d'autres rencontres, qu'il se sociabilise. Ça, c'était une crainte que j'avais, c'était d'être trop fusionné avec mon enfant. Donc, c'est bien, ça va venir un peu tempérer, on va dire. Oui,
- Speaker #1
voilà, tu as cet objectif-là. Puis toi, ça te permet aussi de souffler, de faire autre chose, de mieux le retrouver après. Oui, oui, oui.
- Speaker #0
D'avoir du temps pour soi, c'est ça. Je pense que ça va être plutôt bien un jour par semaine. C'est un bon motif. Et puis, le reste du temps, on sera ensemble. Parce que moi, je me dis, en vrai, je n'ai pas envie de le laisser un jour par semaine. Il ne va pas le voir. Il ne va pas le voir.
- Speaker #1
Super. Et est-ce que tu aurais maintenant un message à faire passer aux parents qui nous écoutent ? Qu'est-ce que tu aurais envie de leur dire ?
- Speaker #0
Franchement, pour toutes les femmes qui hésitent à foncer dans le parcours de maman solo, mais qui ont ce désir d'enfant, franchement, je dirais juste de foncer. Si on a ce désir d'enfant en soi, Alors, c'est pas pour tout le monde. On peut ne pas avoir envie d'enfant, bien sûr. Mais je dirais, franchement, allez-y. Mais c'est un bonheur qui est inestimable. C'est indescriptible. Franchement, c'est indescriptible comme bonheur d'avoir son enfant à ses côtés. C'est un amour qui est tellement puissant. Et puis, tout passe aussi. Parce que je sais qu'il y a des moments pour qui ça peut être difficile. Tout passe. Les nuits difficiles, ça passe. Les pleurs, les coliques, ça passe. Tout passe, on est privilégié de voir grandir ses enfants, ils nous font confiance pour qu'on les accompagne. Et après, je dirais juste de s'écouter et de se faire confiance. Parce que quand on devient parent, ça c'est un conseil pas forcément pour les parents solos, c'est pour les parents en général, tout le monde a un avis à émettre, tout le monde a des conseils. Tu le portes trop, ah faudrait faire ci, ah faudrait faire ça, ah tu fais comme ça, ah oui mais non. Mais en fait, je suis la maman de Sohan. Si j'ai vraiment besoin de conseils, j'irai les chercher et vous les demanderai. Mais on est parent, on a une intuition, on peut s'écouter, on peut se faire confiance. En tout cas, je trouve que ça c'est vrai, dans d'autres cas en tout cas. Donc voilà ce que je dirais, je pense.
- Speaker #1
C'est marrant, ça rejoint vraiment les autres témoignages.
- Speaker #0
Ah oui ? Complètement. Bon, ben voilà. Ce n'était pas volontaire, mais on l'a vécu, les conseils, les tu le portes trop. Oui, oui,
- Speaker #1
les a priori.
- Speaker #0
Tu sors avec lui déjà ? Ah, vous allez déjà en rester ? Non, ce n'est pas bon, il faut qu'il reste à la maison. En fait, chacun fait ce qu'il veut, chacun sa parentalité. Tant que mon enfant va bien, qu'il est sécure, voilà.
- Speaker #1
Exactement. Écoute, on arrive déjà à la fin de notre échange.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Tu vois, c'est passé vite.
- Speaker #0
Ça passe vite, effectivement.
- Speaker #1
Je te remercie beaucoup pour ton témoignage et pour ton partage.
- Speaker #0
De rien, avec plaisir. J'espère que ça pourra permettre à d'autres mamans de voir un peu le parcours que c'est, de voir aussi... On est débuts dans la parentalité. Je sais que moi, j'ai écouté beaucoup de podcasts et je suis allée beaucoup sur des groupes Facebook. Beaucoup, beaucoup. C'est des milles d'informations. C'est des milles d'informations énormes. Il faut vraiment beaucoup chercher l'information. Il faut s'informer soi-même. Des fois, malheureusement, les professionnels sont très bien, mais ne savent pas tout et n'ont pas les meilleurs conseils à nous donner. Donc, il faut vraiment aller chercher l'information. Donc, voilà.
- Speaker #1
Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toi de nous avoir écoutés. de retranscrire notre expérience. Voilà. Plaisir. J'ai hâte d'écouter du coup.
- Speaker #1
Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Vous pouvez m'aider en vous abonnant, en appuyant sur le petit cœur, liker et aider les autres parents qui en auraient besoin en partageant ce podcast autour de vous. Vous pouvez retrouver toutes les émissions sur le site internet de Solo l'étude, sur la page Facebook et Instagram au nom de Solo l'étude et de... emily.avelyne donc emily c'est e-m-i-l-y-e .avelyne a-v-e-l-y-n-e à bientôt pour un prochain épisode de ce long d'étude