- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude, c'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants ou qui se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien et des tâches à accomplir. Que l'on soit indépendant, salarié, au chômage ou en reconversion, on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Alors comment kiffer, apprécier, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo même quand cela paraît impossible. Je suis Émilie Aveline, je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. Depuis des années, j'accompagne les parents à apprivoiser leur solitude, à déculpabiliser, sortir des stigmates du couple idéalisé. N'hésitez pas à liker et partager le podcast pour aider les autres parents qui en auraient besoin. Vous pouvez retrouver les replays du podcast sur mon site internet émilieaveline.com, liker la page Facebook et Instagram. C'est parti sur ce Lolitude, bonne écoute Aujourd'hui je reçois Stéphanie, maman d'un petit garçon. Le père n'a pas souhaité poursuivre sa paternité, alors elle assume sa nouvelle vie toute seule. Elle décrit avec franchise les difficultés de la monoparentalité, en particulier pendant la période de la petite enfance, et les pressions sociales auxquelles elle fait face. Elle évoque aussi et surtout le fait qu'elle n'a pas osé demander de l'aide, et si c'était à refaire, elle ferait différemment. Elle nous explique comment elle aborde le sujet du papa avec son fils, l'amenant à consulter, à être à son écoute. En conclusion, Stéphanie donne de précieux conseils, encourageant les parents solos à chercher de l'aide et à ne pas hésiter à demander de soutien. Son histoire témoigne de la résilience et de la force des parents isolés et j'espère qu'elle trouvera écho chez vous. Let's go Bonjour Stéphanie
- Speaker #1
Bonjour Amélie
- Speaker #0
Merci d'être avec moi aujourd'hui. On va partager ce moment ensemble. Peux-tu me dire combien tu as d'enfants, quel âge ils ont
- Speaker #1
Alors j'ai un fils qui a 11 ans et demi.
- Speaker #0
Comment il s'appelle
- Speaker #1
Il s'appelle Maxence.
- Speaker #0
Maxence, ok. Peux-tu nous raconter son histoire, le tout début, ton désir de grossesse, comment il est arrivé dans ta vie
- Speaker #1
Oui, alors le désir d'enfant, il était là depuis quelques années. J'avais 35 ans quand je l'ai eu. Je me disais que s'il y a 40 ans, je n'avais pas d'enfant, on est là. Peut-être que j'irais par d'autres voies pour avoir un enfant. Et puis, il s'est trouvé que j'ai rencontré quelqu'un. Et on est resté quelques mois ensemble et je suis tombée enceinte. Et du coup, moi, j'ai décidé de garder cet enfant. pas d'accord et il est revenu. En fait, quand j'ai fait mon test de grossesse, il m'a dit qu'il ne voulait pas rester. Et puis finalement, il est revenu vers moi, il est resté jusqu'à ma première été. On a fait la première école ensemble et puis finalement, il a décidé de ne pas rester. Alors je pense que c'est au-delà de décider de ne pas rester. Il ne se sentait pas du tout d'être perse. ce n'était pas un souhait dans sa vie. Et voilà, c'était trop compliqué par rapport à son histoire personnelle. Il a fait ce choix-là de ne pas rester là.
- Speaker #0
D'accord. Vous en aviez parlé auparavant, du désir d'enfant, tous les deux Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Il savait que c'est protégé. Moi, je n'ai pas du tout, je ne l'ai pas en trop loupé, je n'ai pas du tout fait un enfant dans le dos. Il savait que si on… À un moment, on se protégeait pas suffisamment et que je tombais enceinte, moi j'avais le désir de garder cet enfant. Et lui m'avait dit dès le départ que lui ne désirait pas avoir d'enfant jamais dans sa vie. Donc c'était pas une surprise.
- Speaker #0
Ok, donc comment c'était, vous vous protégez
- Speaker #1
Oui, oui, on se protégeait et puis voilà, on s'est mal protégé un jour.
- Speaker #0
Des fois, il y a des dérapages et malheureusement, ça peut suffire. Une fois, ça peut suffire.
- Speaker #1
Une fois, ça peut suffire.
- Speaker #0
Une fois peut suffire, l'homme prend sa responsabilité à ce moment-là. Il sait très bien que ça peut arriver et que tu peux tomber enceinte.
- Speaker #1
C'est ça. Après, on a fait chacun un choix. Moi, ce n'est pas un choix. Finalement, ce n'est pas un choix. Garder cet enfant, ça n'a pas été un choix si facile que ça. En fait, j'avais ce désir d'enfant et on pourrait se dire que d'emblée, je me suis dit, oui, je vais le garder. Et en même temps, lui, il me demandait de ne pas garder cet enfant et d'essayer peut-être dans quelques mois d'en faire un. Et du coup, c'est une responsabilité aussi de se dire qu'on garde un enfant et que potentiellement, on va être tout seul pour l'élever. Et puis que lui, il ne connaîtra peut-être pas son père. Ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple de se dire que cet homme, quelque part dans sa vie, il saura toujours qu'il a un enfant quelque part. Et c'est quand même un peu une paternité forcée aussi. En fait, ce ne sont pas des choses qui sont plus faciles à faire que ça. Quand on décide de faire un bébé toute seule par un IPMA ou avec de la coparentalité, ce n'est pas du tout les mêmes enjeux. Après, moi, j'avais 35 ans. Et du coup,
- Speaker #0
la question de ça,
- Speaker #1
elle ne s'est pas posée de la même façon que si j'avais eu 25 ans.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Et pendant combien de temps tu as réfléchi et tu t'es dit, si, finalement,
- Speaker #1
je le garde Je n'ai pas réfléchi très longtemps. Le choix, il n'a pas été fait. si simplement que ça, j'ai beaucoup pleuré ça a été un petit peu difficile, surtout la première fois voilà, avant quand on s'est séparé après le le test de grossesse moi j'avais pas projeté enfin j'avais pas projeté d'être enceinte déjà et puis test de grossesse on dit toujours on fait le test de grossesse tout le monde est content et puis on va avoir un enfant ensemble et puis finalement faire un test de grossesse en pleurant bon, c'est pas trop ce qu'on projette mais je savais que ça se fait dire pour moi que de ne pas le garder plutôt que de le garder, de l'élever toute seule en fait je savais que les conséquences psychologiques pour moi elles n'auraient pas été du tout les mêmes donc mon choix n'était pas si simple mais il était fait d'emblée en fait avec vraiment la conscience des conséquences donc
- Speaker #0
tu as fait le choix en toutes conséquences Ok. Et c'est intéressant ce que tu dis, tu as fait le choix du pire aussi. Qu'est-ce qui se passe dans le pire des cas Je vais regretter et en fait, je ne vais pas bien vivre du tout.
- Speaker #1
Ah oui, je me disais, si j'aborde, en fait, je ne peux pas vivre avec ça. Mais parce que, encore une fois, j'avais 35 ans et je me disais, mais s'il y a 40 ans, après, je n'ai pas d'enfant, donc je ne peux plus en avoir parce que ça a eu des conséquences. Et puis même, psychologiquement. J'ai des amis autour de moi qui ont avorté quand elles avaient 20 ans. Et pour elles, déjà, ce n'était pas simple comme choix. Et du coup, parce qu'elles avaient 20 ans et pas de désir d'enfant. Moi, j'avais 35 ans, un désir d'enfant, un travail, un salaire, un logement. Aussi, les moyens financiers de pouvoir élever un enfant. Mais il y avait toujours ce truc de se dire, je vais élever un enfant potentiellement qu'on ne connaîtra pas son père. Et donc, pour lui aussi, ça aura... probablement des conséquences sur sa vie peut-être et puis et puis ben encore une fois quand même cet homme se retrouve quelque part alors oui il prend ses responsabilités mais malgré tout en fait c'est ce que je lui avais dit en fait les deux sont engagés parce qu'on a fait une bêtise tous les deux à la fin c'est moi qui porte le bébé donc en fait à la fin c'est moi qui décide quel est le choix le moins pire pour moi pour lui probablement ça a eu des conséquences, même s'il se dit je ne veux pas d'enfant, je m'en fiche et tout. Quelque part, dans un coin de sa tête, il saura toujours qu'il a un enfant qu'il n'a pas voulu accepter.
- Speaker #0
Exactement, oui. Vive la pilule pour les hommes du lendemain.
- Speaker #1
Dans un futur. La pilule du lendemain qui n'a pas fonctionné.
- Speaker #0
Ah, tu avais pris la pilule du lendemain qui n'avait pas fonctionné D'accord. Comme quoi, en fait, ce... Ce petit devait rester finalement quelque part.
- Speaker #1
Je suis contente. Et puis j'étais contente de le dire. En fait, il faut le temps de digérer un peu ce que tu n'as pas projeté.
- Speaker #0
Et oui, des fois, on peut avoir ce désir d'enfant profondément à l'intérieur de soi. Des fois, on peut programmer, mais des fois, ça ne se programme pas. Et bing, ça arrive d'un coup dans sa vie. On se dit, je suis prête. Mais en même temps, je ne suis pas vraiment prête à ce moment-là. Ok, la vie se chamboule tout d'un coup. Ok, je prends la décision et je fais un choix drastique pour toute ma vie.
- Speaker #1
C'est ça, c'est un engagement à long terme.
- Speaker #0
C'est un vrai engagement, c'est une vraie réflexion. Et ce temps de réflexion est méga important. Et là, tu as réfléchi vraiment sur, par rapport à la place du père, qu'il ne serait pas là, que l'enfant va être élevé sans papa, que toi... financièrement, certes, tu peux gérer, mais comment tu peux faire T'as réfléchi à tout ça et bravo Et donc, ensuite, comment se passent les premiers mois Donc, première écho. Oui.
- Speaker #1
Eh bien, la première écho avec lui. Et puis, le soir, il ne revient pas. Il m'annonce qu'en fait, il ne va pas pouvoir assumer cet enfant. Et puis, son meilleur pote a eu son fils qui est décédé le jour de ma première écho. Oh Ça a fait écho aussi. C'est le plaisir.
- Speaker #0
Oui, oui, clairement.
- Speaker #1
Et du coup, il m'a dit, je ne peux pas. Et puis, finalement, on s'est revus qu'un jour après, je saute juste l'étape-là. On s'est revu qu'un jour après, ça nous a permis de pouvoir remettre les choses à plat. Je ne voulais pas avoir de haine, je ne voulais pas avoir de colère. Je voulais pouvoir discuter avec lui calmement. Et du coup, de redisputer ensemble, de remettre un peu les choses à plat. Et puis de voir qu'en fait, ce n'était pas forcément moi le problème. C'était lui, quoi. C'est juste sa capacité à assumer un enfant. En fait, ce n'était pas possible pour lui. On voyait que c'était au-delà de sa capacité psychique, en fait. Et ça m'a permis aussi. de ne pas avoir de colère envers lui, chose que je voulais absolument pas.
- Speaker #0
Et du coup, tu as respecté ses attentes, ses difficultés à lui, là où il en était, lui, dans sa vie, pas de colère et puis vous avez pu mettre un terme à cette relation de manière vraiment apaisée.
- Speaker #1
Oui et puis après, par contre, plus jamais de nouvelles. une fois que il a dit au revoir il n'a jamais recherché à refaire du lien et voilà et du coup une fois finalement une fois qu'il avait dit vraiment qu'il partait et ben ça y est tu pleures un bon coup quelques temps mais pas non plus des mois j'ai pleuré deux jours je peux aller bosser et puis en fait après et bien de toute façon et je serai par fait que voilà quoi de toute façon faut assumer quoi et en fait j'ai été hyper bien entourée j'ai des super amis alors c'est là qu'on voit les entourages qu'on a et mes parents ils ont été super cool aussi et en fait j'ai été entourée toute ma grossesse bon mes potes ils viennent voir voilà je m'étais ni toute seule ni envahie en fait juste un bon juste milieu Et en fait, mon dernier mois, j'ai deux copines qui m'ont dit, en fait, on s'est passé le tour. Sache que si là, tu accouches, tu as des contractions, machin, on peut t'emmener à la maternité. On a prévenu nos chefs que si le lendemain, on n'est pas frais, c'est parce qu'on sera venu à la maternité. Et toi, potentiellement, tu ne viendras pas travailler. Donc, moi, je n'avais rien demandé. Mon lettre motive, toute cette période-là et bien après. Mon leitmotiv, c'était tu ne demandes rien, en fait. Tu assumes, tu assumes et tu ne demandes jamais rien. Alors, c'est un tort, aujourd'hui, avec le recul. Mais c'était comme ça que je le pensais. Et en fait, elles sont venues d'emblée. Mes parents sont venus la semaine d'avant mon accouchement pour que, pareil, je ne sois pas toute seule si il se passait un truc. Et ma meilleure amie, elle est dans le sud de la France. Elle est venue juste pour l'accouchement. Et du coup... Du coup, j'ai accouché. Elle était là. On m'a annoncé que j'allais accoucher en trois jours. J'ai accouché en deux heures. Et du coup, elle était là. Et puis, notre amie était là parce qu'en fait, elle se trouvait là parce que je n'avais pas eu à manger. Et en fait, j'ai accouché avec mes deux copines. Voilà, c'était super cool. C'était les filles de la fête. Excellent. il ne pouvait pas mieux se passer super pourquoi tu as été déclenchée parce que j'étais à J1 du terme J plus 1 du terme et qu'en fait ils voulaient me déclencher j'avais le plein syntha qui commençait à se scléroser un petit peu et qu'en fait ils disaient là vous êtes à J plus 1 du terme si ce n'est pas aujourd'hui ça sera dans 2 ou 3 jours le bébé n'était pas du tout descendu Moi, j'étais hyper bien enceinte. Donc, en fait, j'avais probablement pas très envie de me faire sortir. Même ce jour-là, on n'était pas prêtes à accoucher. On avait plein de projets pour la journée. Et du coup, ils ont dit, aujourd'hui, ça ne changera rien. Et c'était cool parce que du coup, ma meilleure amie, elle était là.
- Speaker #0
Excellent. Et tu as pu accoucher par voix basse. Et en deux heures, un bébé est arrivé, déclenché deux heures après. Wow, c'est… Ça donne de l'espoir, c'est génial.
- Speaker #1
J'ai été déclenchée à 13h30. Et à 18h30, 19h30, j'avais mal. À 20h30, j'ai été gâtée à neuf. La sage-femme, elle n'a pas voulu me croire quand je lui ai dit que j'avais mal à 18h30. Donc du coup, quand elle m'a hospitalisée à 20h, j'étais dilatée à 9h. Donc j'ai accouché vite et sans péridurale.
- Speaker #0
D'accord. Ok. Et donc ce petit garçon, bingo, il arrive.
- Speaker #1
Voilà. Eh bien, écoute, super aussi. Pas de soucis particuliers. Deux soucis pour l'allaitement, mais bon, voilà. Ça a été un petit peu difficile. Alors, ça n'a pas été difficile, l'accouchement. Ça n'a pas été difficile du tout, la maternité, parce qu'en fait, c'est pareil. Mes parents, ils venaient l'après-midi. Le matin, j'étais tranquille, peinard. L'après-midi, mes parents, mon frère, ils venaient. Et puis, j'avais toujours un pote ou deux qui venaient, mais très respectueux, en fait. Pas longtemps, pendant une heure ou deux, très calmement. Et du coup, je n'étais jamais toute seule, mais je n'étais pas non plus envahie. Vraiment comme pour ma grossesse, quoi. C'était vraiment le truc. Après, des petits soucis d'allaitement. Et là, pour le coup, probablement, si tu n'es pas tout seul, tu l'ignores. En fait, Maxence, il n'arrivait pas à têter. En fait, il avait la mâchoire qui était coincée. Mais sauf que ça, tu le sais quand tu vas à l'ostéo en sortant de maternité. et du coup il n'arrivait pas à téter et en maternité quand le bébé n'arrive pas à téter c'est vrai qu'ils sont très insistants, on les habille le bébé, on est dans toutes les positions possibles c'était un peu compliqué ça à gérer et à avoir l'impression alors comme toutes les mamans avoir l'impression que t'es pas une bonne mère, que t'es pas allaitée, que t'y arrives pas que t'es jugée et tout ça et ça c'est comme pour toutes les mamans en couple, pas en couple mais sauf que la tétine à le vivre. Donc, du coup, c'est pareil, même si tu le partages avec tes copines, avec ta famille, quand même, tu es tout seul à vivre. Mais bon, tu es un peu dans les hormones, tout ça. En fait, ce n'est pas trop facile, mais c'est plus avec le recul que je me dis, c'est pas qu'à deux, ça aurait été peut-être plus facile à léger. Mais une équipe hyper bienveillante.
- Speaker #0
Donc tu as pu continuer à l'allaiter ou pas du tout
- Speaker #1
Non, non, non, par contre je suis passée au biberon, ouais, non, un soir à 22h j'étais en larmes, il y a une tueur qui m'a dit vous voulez essayer le biberon et en fait ça a marché, je suis restée au biberon. Ce qui est quand même, là pour le coup quand t'es toute seule, le bib, bah après t'es là, pour le coup, tu voulais allaiter ou pas, je savais pas trop, je me suis mis la pression sur l'allaitement. Et aujourd'hui, même bien après, une fois que tu as commencé le biberon, finalement, c'est plus confortable quand tu es tout seul. Des fois, l'allaitement, ça peut être toutes les heures ou toutes les deux heures. Et du coup, ça peut générer de la fatigue et tu as moins de temps pour te reposer. C'est vrai qu'avec le biberon, tu y arrives plus facilement.
- Speaker #0
Ce n'est pas du tout la même façon d'alimenter son bébé. Ça dépend comment il le prend. et les envies de chacune. Il y a des avantages, des inconvénients dans les deux. Je ne veux pas être pro plus allaitement, plus pour, mais bon, c'est vraiment en fonction des cas.
- Speaker #1
C'est de se foutre la pression sur ça.
- Speaker #0
Voilà. De se ficher un peu la paix. Tu peux essayer, ça ne fonctionne pas, ce n'est pas grave.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Oui, on se met la pression, on n'est pas une mauvaise maman si on n'y arrive pas. C'est pas grave.
- Speaker #1
Voilà, c'est ce qu'il faut se dire.
- Speaker #0
Ok. Et au moment de la naissance, aucune nouvelle du géniteur Il ne revient pas du tout vers toi Il n'est jamais revenu vers toi Non, jamais.
- Speaker #1
Il y a un texto ce jour-là, et ça a été la dernière fois que je lui ai envoyé un message pour lui dire que c'était un petit garçon. Je n'ai pas donné le prénom, rien du tout, parce que j'étais très dans… Quand même, la protection de l'enfant, tu sais, tu peux… le père, même s'il ne reconnaît pas son enfant, il peut jusqu'à 3 ans reconnaître son enfant, parce qu'il connaît le prénom, la date de naissance et l'endroit de la naissance. Et du coup, je ne voulais pas que ça puisse se passer, même si j'avais peu de doutes sur le fait qu'il ait envie un jour de reconnaître son enfant, en tout cas sur cette période-là. Pour autant, Moi, il n'y a pas de souci. Si n'importe quel moment, même aujourd'hui, si vous voulez voir Maxence, il n'y a pas de problème. Mais par contre, il faut qu'on en parle avant et ça s'organise. Et j'avais lu pas mal de trucs, en fait, notamment sur des forums et de films qui disaient qu'elle a lu... comme ça, alors ça ne doit pas arriver tous les quatre matins, mais qu'il y avait le géniteur qui avait déclaré son enfant à la mairie sans qu'elle soit forcément d'accord. Et du coup, je ne voulais pas qu'il sache le prénom de l'enfant. J'avais lu qu'en fait, il ne fallait pas donner le prénom de l'enfant ou donner plusieurs prénoms. Et du coup, je lui ai juste dit, c'est un garçon. Et il va bien.
- Speaker #0
C'est super important ce que tu dis. Oui, D'accord. De manière à protéger ton enfant et toi tu gardais l'autorité parentale uniquement.
- Speaker #1
Oui, parce qu'après, il peut avoir envie de reconnaître son enfant, mais c'est des choses dont on discute. Et si on ne sait jamais, le géniteur se réveille un an après et qu'il décide de reconnaître ton enfant, tu n'es pas d'accord, tu n'as pas ton mot à dire. En tout cas, il faut que ton enfant ait déjà vu.
- Speaker #0
ça se prépare quoi en fait.
- Speaker #1
Je ne sais pas si on peut...
- Speaker #0
Ok, ok, ok. Donc tu protèges ton enfant, tu envoies le message, il te répond
- Speaker #1
Non, il ne me répond pas.
- Speaker #0
Ah, il ne te répond pas.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Comment tu le vis
- Speaker #1
Je ne le vis pas. Non. Non, en fait, c'est un non. Je lui envoie le message pour ma conscience à moi et pour pouvoir me dire, il est au courant. et avoir ma conscience tranquille par rapport à mon enfant et pas par rapport à lui. Donc en fait, il ne me répond pas et je m'en fiche. Ça ne veut pas dire que ça ne m'a pas turlupiné après pendant des… Enfin, tu vois, là, si on revient sur les plus dernières années, il y a eu des moments où j'aurais eu envie de me dire… En fait, parce qu'il y a le côté la femme, il y a le côté la maman et la coé… Enfin, tu t'es fait quand même… on t'a quitté alors que tu étais enceinte. C'est quand même le degré d'amour qu'on portait envers toi, il n'était pas non plus hyper profond. Et du coup, tu as quand même ce truc.
- Speaker #0
Et puis,
- Speaker #1
des fois, tu as dit, ton enfant, il y a des fois où tu as la sensation, en tout cas, qu'il aimerait connaître son géniteur. Je ne sais pas comment dire. Mais cette envie, des fois, de se dire, en fait, si il était venu frapper à la porte, en tout cas, je ne l'aurais pas fermé à la porte. Mais pas pour moi.
- Speaker #0
Oui, pour ton fils.
- Speaker #1
L'histoire d'amour à les filles, mais pour mon fils.
- Speaker #0
OK. Et comment se déroulent ensuite les premiers mois de ton fils, les premières années
- Speaker #1
Alors, les premiers mois, super. Franchement, mon plongée de ma terre, génial. J'allais au resto toutes les semaines. Je faisais ma vie. Il y avait un bébé super calme, en fait, qui dormait, comme tous les bébés, pas de problème particulier, qui dormait beaucoup, qui mangeait. Voilà.
- Speaker #0
Les bébés ne pleurent pas tout le temps. Non.
- Speaker #1
Non, c'est pour ça qu'il faut le dire. Un bébé, sinon on n'est pas trop stressé. Un bébé, il dort beaucoup, il mange. Et puis, voilà. À
- Speaker #0
3-4 mois, il gazouille un petit peu. Voilà. Il y a des échanges. Il y a plein de choses qui se passent. Et s'il pleure, c'est qu'il y a quelque chose qui le dérange. Et il y a un besoin en particulier auquel il faut répondre. Après, non, ça ne me pleure pas tout le temps. Non, non, non, non. Non, non,
- Speaker #1
non. Et vraiment, il faut vraiment se le dire ça. Parce que bébé, c'est souvent quand même assez cool. Vraiment, oui, s'il pleure, c'est qu'il a un peu de colique, un petit peu mal aux dents. Et voilà, il a fait ses nuits, il avait trois semaines. Donc, tu vois, super top. Il prenait même avant, il prenait le début de la minuit. Il faisait un petit peu à 4 heures et après, il faisait 8 heures. Avant, 7, 8 heures. Donc, j'étais assez cool, vite. Et puis voilà, mon petit look a marché assez vite. Alors, entre-temps, j'ai eu une place à la crèche. En fait, j'ai déménagé, j'étais en appartement. J'ai vendu mon appart. J'ai déménagé. place en crèche et j'ai repris le travail. Alors, pour le coup, avec des grosses journées, des grosses amplitudes horaires, je le déposais à la crèche à 8h et je le récupérais souvent à 18h15, 18h30. Donc, des grosses journées. Mais pareil, un bébé ou un enfant, ça survit, à 10h de crèche, il y a des gens qui peuvent dire que mon parent est indigne, parce que des fois, on l'entend, les enfants qui passent 10h. chez la nounou, mais en fait, à un moment, il faut qu'on mange,
- Speaker #0
il faut qu'on paye les couches. Eh bien oui, il y a un quotidien à gérer aussi à côté.
- Speaker #1
Donc, de toute façon, il faut bien bosser. On n'a pas le choix. Donc, voilà. Bon, le bébé qui n'avait pas l'air malheureux, d'être en crèche, ça se passait bien. Et puis, première année, première année, deuxième année, et puis deuxième année, vachement difficile, par contre. Tu sais, le terrible tout, là.
- Speaker #0
La femme parle.
- Speaker #1
Eh bien, moi, ça a été hyper difficile. Je pense que ça a été les plus dures années. jusqu'à maintenant il y a l'adolescence qui m'est arrivée ça a été très très chouette ça a été chouette et comment tu faisais je faisais comme je pouvais en fait en plus j'ai été alors ce que je disais tout à l'heure je demandais pas d'aide je l'avais H24 7 jours sur 7 mes parents prenaient un jeudi après-midi 2 heures et puis je l'avais tout le temps tout le temps tout le temps mais parce que Moi aussi, je demandais moins d'aide que mes copines qui étaient en couple avec leur grand-père. Et puis je lisais beaucoup de choses sur la parentalité positive, ce qui est super. Mais en vrai, moi, quand je rentrais du boulot, j'étais fatiguée. En plus, je faisais une formation universitaire en attendant le boulot. Et bien, ton enfant, il essaye de traiter. qui fait des collets. Voilà, c'était difficile. En fait, je pense que je suis passée pas loin du burn-out. Aujourd'hui, je pense que j'étais fatiguée, fatiguée. Mais tu fais...
- Speaker #0
Et avec le recul, qu'est-ce que tu ferais de différent avec le recul Eh bien,
- Speaker #1
avec le recul, aujourd'hui, je pense que je demanderais si t'as des ressources. Moi, mes parents, ils auraient pu prendre... Et puis même, si j'avais demandé à mes copines de prendre... Maxence une demi-journée je pense qu'il l'aurait fait quoi et mes parents c'est sûr qu'ils l'auraient fait même un week-end tu vois pour pouvoir souffler je crois qu'il faut pas hésiter faut pas se la jouer Wonder Woman quoi faut pas hésiter dans un niveau là parce que en plus et moi je l'ai découvert après parce que à trois ans bah après ils vont à l'école et du coup bah t'as les les vacances scolaires bah ils ont forcément plus de vacances que toi Peut-être vacances, pas forcément, mais moi c'était le cas.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas très logique, quelque part. Ce n'est pas très logique. Qui dit enfant dit parent.
- Speaker #1
Mais finalement, tu vois, il allait une semaine, toutes les vacances scolaires chez ma mère. Et finalement, c'était bien pour moi. Et encore aujourd'hui, du coup, ça me fait une semaine pour moi souffler, une semaine à moi. Et puis, lui, ça lui fait le plus grand bien. de ne pas voir sa mère pendant une semaine.
- Speaker #0
Oui, mais c'est vrai de pouvoir se séparer, comme en couple, de pouvoir aussi se séparer de temps en temps. Et mieux se retrouver après.
- Speaker #1
Et je crois que c'est vachement important, parce qu'en fait, en vrai, quand tu es à deux, quand tu es toute seule avec ton enfant, du coup, moi, je ne suis pas très fusionnelle. Mais tu vois, s'il veut aller... ou s'il voulait aller avec ses parents. Je veux dire, je n'ai jamais été hyper fusionnelle, mais pour autant, tu viens de tout temps. Forcément, tu n'as pas de tiers pour faire l'autorité autrefois. Et puis, tu n'as pas de tiers pour te reposer. C'est-à-dire que cette période du nom, en fait, ton enfant, toi, tu es tout le temps dans le nom. Et quand tu es en couple, pour le coup, il y en a un qui dit, quand toi, tu en as marre de dire non, l'autre, il peut prendre le relais. Ce n'est pas toujours le mauvais objet. Moi, j'avais toujours cette sensation à la fin d'être que le mauvais objet, d'être que le non et de ne plus avoir de moment de bien.
- Speaker #0
Ok. Oui, donc difficile à vivre sur une longue période.
- Speaker #1
Oui, c'est deux ans que ça dure. On a eu sept années et demie.
- Speaker #0
Et puis, tu parles même de burn-out à ce moment-là. Tu étais tellement fatiguée que tu étais à la limite du burn-out. Et tu n'as pas demandé d'aide.
- Speaker #1
Non, mais j'étais nerveusement, je pense que oui, j'étais au bout du rouleau, ça me saturait en fait, de dire tout le temps non, et puis je le mettais dans le siège auto, il me foutait des coups de pied dans le ventre et tout, enfin vraiment, dans des trucs, et puis je pense que du coup c'est un cercle vicieux, toi t'es plus serein, donc l'emploi il l'est pas non plus, et tu rentres dans des cercles vicieux quoi.
- Speaker #0
Et puis en même temps, tu avais toi ton travail et puis la formation universitaire en parallèle, de devoir aussi avoir le temps de travailler, de te concentrer. Et en même temps, le petit bonhomme qui fait des crises et qui est dans l'opposition, toute seule à gérer tout ça, ce n'est pas évident du tout, du tout.
- Speaker #1
Ben voilà, c'est pour ça. Si j'ai un conseil à donner, je vais lui demander de l'aide.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Et puis après,
- Speaker #0
ça a été reçu.
- Speaker #1
Avec un enfant qui est quand même un peu speed, maintenant moins, mais qui était speed, donc avec en moyenne section des remarques parce qu'il bougeait trop dans la classe. En grande section, on déménage, on change de commune. Moi, je fais construire une maison. On change de commune et puis il arrive dans une nouvelle école où finalement, c'est pas si facile que ça. Quand on a cinq ans d'arriver dans une nouvelle école, il se fait embêter par des grands. pendant deux mois, mais deux mois quand en fait il n'a jamais eu trop l'habitude de faire des relations puisqu'il est sorti de la crèche pour aller à la petite section avec déjà ses compagnes crèches. Et puis voilà, ça a déroulé tout de suite. Et là, il arrive dans une nouvelle école, dans un village où les enfants se connaissent depuis la maternelle. Et du coup, en plus, il s'est embêté par les grandes sections, par les SM2. Et ça a été hyper difficile. Je l'ai arrivé ici à l'intégration à l'école et finalement jusqu'à la fin de sa scolarité ça a été un peu difficile. Il s'est fait des copains et tout bien sûr, mais du coup dans sa relation aux autres ça a toujours été, je pense que ça a biaisé sa relation un petit peu aux autres. Et puis un enfant en CP, on me dit, il a l'impression qu'il faudrait faire une psychomote. On voit la psychomotricienne, puis après on voit une psychologue, parce qu'on ne sait pas trop pourquoi il est speed. En fait, il est juste speed parce que c'est son caractère, il fait du sport. Et puis finalement...
- Speaker #0
C'est un enfant, et un enfant, ça bouge.
- Speaker #1
Oui, mais c'est pareil. À cette époque-là, je me mettais vachement la pression sur... Il faut qu'il soit parfait. Et moi, il faut que je sois parfait. Cette espèce de...
- Speaker #0
Et qui reste. Et tu vois, c'est... Il y a 10 ans, mais ça reste toujours l'idée de il faut que le parent soit parfait, il faut être parfait. Une enfant parfaite qu'on imagine, ça n'existe pas.
- Speaker #1
Avec ce truc, tes mamans solo, et finalement, je trouve que les journaux, ils mettent toujours des mamans solo qui galèrent. Il y a des gamins qui vont saccager des choses, ou comme ça, aussitôt on va dire que c'est des familles monoparentales. que des fois c'est juste des gamins de 16 ans qui ont fait une connerie et puis c'est tout quoi. Et finalement on est quand même très stigmatisé dans, bah ton enfant en fait il fait des bêtises parce que t'es toute seule, il a été élevé que par une mère quoi. Comme si le père ou le fait d'être en couple, bah ça fait que ton enfant il est mieux élevé. Et du coup moi j'avais vraiment...
- Speaker #0
Oui ça n'a rien à voir.
- Speaker #1
Non, ça n'a rien à voir. Pour autant, c'est vrai que j'avais vraiment ce truc de... Moi, je suis arrivée dans le village, quand j'ai été inscrire Maxence à l'école, le directeur de l'école m'a dit, c'est la première fois que je mets un livret de famille, il n'y a pas de papa sur le livret de famille. Tu vois, malgré tout, quand même...
- Speaker #0
Et on te renvoie.
- Speaker #1
On m'a renvoyée à l'ostéo. Quand je suis allée à l'ostéo, j'étais enceinte, l'ostéo, il me dit, vous êtes mariée, non Vous êtes séparée, non Enfin, ou... marié et puis je ne sais plus ce qu'il me dit ou pas que c'est marié non pas que c'est non il me dit vous êtes quoi alors est-ce que vous êtes enceinte vous êtes fortement je dis bah non il m'a fait une séance d'ostéo pendant une heure à me dire je ne comprends pas comment les pères ils peuvent s'en aller donc quand même moi j'ai rencontré des fois des gens des hommes qui m'ont renvoyé Ausha bah quand même un enfant tout seul quoi et ça c'est encore super fréquent même 10 ans après c'est
- Speaker #0
toujours d'actualité. Il y a forcément un papa. Et je dis, mais non, il n'y a pas de papa. Ah, mais si, il y en a un. Eh bien, non, en fait, il n'y en a pas.
- Speaker #1
Mais non, il n'y en a pas. Et puis, en fait, ça ne les regarde pas. J'ai envie de dire... Du coup, c'est pour ça que...
- Speaker #0
Oui, on n'aurait pas besoin. Oui, c'est vrai. On n'aurait pas forcément besoin de justifier qu'il n'y a pas de papa. Et on peut remonter même plus loin. Je veux dire, mes grands-mères, il n'y avait pas de grand-père. Pas d'aujourd'hui, quelque part. Comme si c'était caché. C'est assez curieux. D'où l'idée du podcast. Il y a beaucoup de mamans solo et ce n'est pas d'aujourd'hui. Il n'y a pas à stigmatiser parce que si l'enfant rencontre une difficulté, c'est parce qu'on est maman solo. Non, ça n'a rien à voir.
- Speaker #1
C'est ça. Du coup, il faut aussi qu'on se dégage de ça. Et moi, j'ai eu la chance de rencontrer les parents solos, l'association, en 2020,
- Speaker #0
en 2019.
- Speaker #1
Tu peux expliquer l'association L'association des parents solos et solidaires du 35, c'est une association, en tout cas c'est au moins un groupe Facebook qui réunit des parents solos, des papas, des mamans. 100% solo mais pas que, et puis même des fois des parents de familles recomposées qui sont de nouveau en couple, parce que ça concerne les soucis de parentalité avec des enfants santé séparés. Notre président, il disait très bien, lui, il était de nouveau en couple, il disait, en fait, même en famille recomposée, ça reste les enfants ou les enfants de l'autre, et donc il y a des problématiques aussi de parentalité. Cette association, on faisait des cafés par an, on faisait des rencontres avec les parents, et puis on faisait des cafés par an avec une psychologue ou une accompagnante à la parentalité sur des thèmes divers. Et du coup, ça permet de rencontrer aussi d'autres parents ou 100% solo ou solo tout court. Et c'est vrai que moi, des fois, je disais la pression sociale. Et en fait, il y en a qui me disaient, je ne comprends pas ce que tu dis. C'est quoi que tu dis en parlant de la pression sociale C'est eux qui me disent, en fait, tu t'en fous des autres. Alors, je pense que je ne m'en fous toujours pas des autres. En tout cas, j'ai baissé cette pression sociale. Et ça, c'est valable. Les parents, en couple, tu apprends en même temps que ton enfant. Tu deviens parent en même temps que ton enfant, il grandit. Tu apprends des bêtises que tu as pu faire.
- Speaker #0
Mais oui, on grandit en même temps qu'eux. On gagne en maturité aussi. Il y a plein de choses qui changent, point vu. physiologique identitaire il ya plein plein de choses qui bouge pour nous et dans les accompagnements aussi que je fais auprès des parents c'est aussi de devoir assumer cette parentalité solo c'est pas une tare on peut l'assumer on peut en être fier et au contraire on peut en être fier parce qu'on tient tout seul tout ça mais
- Speaker #1
tu vois moi pendant un an en fait au boulot ma première année et bien personne ne savait que j'étais tout seul avec mon fils mes collègues personne ne savait que j'étais démonstrant tu ne le disais pas volontairement parce que ça ne regardait personne et puis parce que toujours ce truc j'assume et aujourd'hui aujourd'hui ils savent parce qu'aussi à un moment tu ne peux pas tout accepter au boulot quand tu es tout seul tu ne peux pas tout accepter quand tu es deux non plus et ça c'est vrai aussi des fois le conjoint a un boulot qui fait qu'il n'est pas là pendant une semaine finit tard. Alors nous, c'est encore pire. Du coup, moi, j'ai été obligée de le dire quand même des fois pour dire non, là, je ne le fais pas. Je n'irai pas à 21h parce que mon fils, il est tout seul à la maison. Et maintenant,
- Speaker #0
c'est plus facile pour toi de pouvoir l'assumer, de pouvoir le dire
- Speaker #1
Oui, parce que comme tu disais, à un moment, tu te dis, bon, ça va, tu vois. Maintenant, il a 12 ans, mes collègues autour, des fois, elles galèrent. Alors qu'à son 2, je me dis, ça va, je m'en suis. je ne suis pas trop mal sortie. Je suis peut-être un petit peu contente de moi, même si le pire n'est pas passé. On va attendre encore quelques années. Et puis, voilà, des fois, tu as des pognes. J'ai un enfant dyslexique, dyspraxique. Donc, tu vois, c'est tout un parcours aussi de la dyslexie avec la psychomote, les ergothéracutes, les orthophonistes, tout ça. Le coup que ça engendre aussi.
- Speaker #0
Oui, le coup que ça engendre, la disponibilité. également et de pouvoir aménager ton temps de travail pour assister aux rendez-vous et accompagner ton enfant
- Speaker #1
Moi, j'ai toujours réussi à avoir des rendez-vous. Du coup, soit tu as les moyens de pouvoir payer, dans ce cas-là, tu peux avoir des rendez-vous un peu plus tard que le soir. Je n'ai jamais rien lâché. Si on me disait que c'était 16h, je me disais que je ne pouvais pas. Quand tu dis ça, ils arrivent toujours à te trouver des rendez-vous un peu plus tard. Sinon, après, c'est des... les trucs sont trop pédagogiques et ça c'est chaud ça dépend de la situation de chacun aussi c'est ce que je me suis dit souvent si t'as pas les moyens je pense que c'est compliqué alors je dis pas je suis pas super riche j'ai juste un salaire convenable si t'es au SMIC ou si t'as pas de travail du coup t'es plus disponible pour aller sur ces rendez-vous de 16h mais si t'es Juste au SMIC, c'est compliqué. C'est un vrai parcours du combattant, de bagarre, de bagarre avec les instituteurs, même s'ils sont fous. Il faut se bagarrer pour que... les plans adaptés de scolarité soient respectés, il faut réussir à gérer les papiers, il faut de la disponibilité. Des fois, là, pour le coup, tu te sens tout seul dans ta parentalité. Moi, j'ai eu des coups de mou quand même. Après, ça repart tout le temps, mais il n'y a pas assez longtemps, Maxence, il s'était bagarré avec un copain. il a une sanction, ce qui est normal. Et en même temps, là pour le coup, je me sens toute seule dans ma parentalité. Et du coup, il y a encore le groupe des parents solos. Et vraiment, c'est bien de pouvoir avoir en tout cas des groupes sociaux, soit tes amis, mais des fois tes amis ne sont pas dispo, ou ils ne vivent pas la même chose que toi. Moi, mes amis, la plupart, ils sont en couple avec leurs enfants, du coup, ils ne vivent pas la même chose que moi. Moi, j'avais mis un message en me demandant si ça vous arrive des fois de vous sentir seule dans votre parentalité. Parce que moi, c'était vraiment ça, des fois, cette solitude dans la parentalité. Et tu as 10 réponses de gens qui sont là pour t'entendre ou qui te proposent des messages privés. Et en fait, ça fait vachement bien. Et puis, tu as créé du lien avec ces gens, des parents solos, même plus intimes. avec qui il y a des gens que je vois à l'extérieur maintenant de façon individuelle et du coup qui vont te renvoyer des messages plus privés, et du coup c'est chouette.
- Speaker #0
C'est une super idée d'avoir créé ce groupe et vraiment j'encourage à ce que ça puisse se mettre en place dans d'autres régions également, d'autres départements. C'est vraiment précieux.
- Speaker #1
Oui. C'est vraiment précieux, je trouve, de partager avec des gens qui peuvent vivre la même chose que toi. Parce que je trouve que des fois, c'est ce qui est le plus dur, en fait. Cette impression d'être tout seul dans ta parentalité.
- Speaker #0
Donc là, tu trouves de l'aide et du soutien avec le groupe
- Speaker #1
Oui. Et puis après, on a une psychologue avec qui on… Moi, je ne voulais pas dire qu'on n'y va pas. Mais si aujourd'hui, on n'y va plus. Mais si jamais on avait besoin, eh bien, voilà. Je sais qu'elle pourrait faire de l'aide à la parentalité, Julien. En tout cas, il ne faut pas hésiter à aller chercher de l'aide. Là, on peut en trouver.
- Speaker #0
Exactement. Et tu es toujours entourée par tes amis, par tes parents également
- Speaker #1
C'est dès la première année de Maxence. Il avait un an. Mais ma maman, elle est là. Et oui, bien sûr. Ma mère et mes amis, ils ont trouvé à plusieurs reprises qu'ils étaient là.
- Speaker #0
Et est-ce que Maxence t'a posé des questions par rapport à son géniteur Comment c'est arrivé Comment tu lui as répondu Où est-ce qu'il en est maintenant
- Speaker #1
Alors, il m'a posé... Alors, moi, j'avais des photos. J'avais trois ou quatre photos. Donc, en fait, ces photos, je les ai imprimées, en fait, pour les donner à Maxence. des tout petits en fait je vais donner en fait j'ai des amis qui ont adopté et du coup je me suis servi de leur expérience de l'adoption j'ai donné le troisième prénom de maxence et le prénom de ce géniteur parce que en fait pour avoir cette appartenance en fait alors après c'est parce que j'avais la chance d'avoir ces quelques photos quoi mais du coup je me suis ouais j'ai un peu calqué pour l'expérience de l'adoption voilà qu'il ait la photo pour qu'il puisse voir aussi si il y a qui ressembler en vrai ces photos il les a traînées avec je ne sais pas combien de temps il avait sa petite enveloppe avec ses photos et en fait il ne les sortait pas il avait juste l'enveloppe qui était toujours auprès de lui aujourd'hui je ne saurais même pas où allait cette enveloppe et puis quand il a pu me poser des questions du coup nous on dit son papa là moi je l'appelle souvent par son prénom en fait par le prénom. Si je dois parler de son géniteur, je lui parle par le prénom. C'est géniteur, je me dis.
- Speaker #0
Par le prénom, d'accord.
- Speaker #1
Et père, c'est pas ça. Un géniteur, ça veut pas dire grand-chose. Ben voilà, je l'appelle par son prénom, comme ça.
- Speaker #0
Ok, c'est plus simple. Ok, d'accord. Oui, oui.
- Speaker #1
Et du coup, je lui ai dit qu'il était parti pour des raisons qui lui appartenaient. et que ça ne nous concernait ni l'un ni l'autre. Et c'était comme ça. C'était un problème qui lui appartenait à lui et pas à nous. Et moi, en même temps, c'est le cas.
- Speaker #0
Mais c'est ça, oui, tu ne lui as pas menti. Et c'est pouvoir aussi faire comprendre à l'enfant qu'il n'y est pour rien là-dedans, que ce n'est pas contre lui du tout. Ça, c'est tellement important, tellement pour sa construction.
- Speaker #1
Après, il n'a jamais voulu en reparler. Et puis, il y a des fois où j'ai essayé, moi, d'en reparler, ou comme ça. Et puis, en fait, il m'a dit des fois, je ne veux pas en parler parce que ça me fait de la peine. Il dit que je n'ai pas envie d'en parler. Et puis récemment, là, on a été voir une... Il est très taiseux, en fait. Alors, en plus, on a beaucoup... La psychologue qu'on avait été voir, elle parlait beaucoup sur les émotions. Je pense qu'il est saturé de parler des émotions. Il n'en peut plus.
- Speaker #0
Stop
- Speaker #1
Une thérapeute, il n'y a pas très longtemps, et je ne sais pas, elle a demandé un peu l'histoire de la famille et tout. Et en fait, Maxence, en fait, avec le fait qu'il se soit fait agresser quand il avait 5 ans, En fait, aussitôt qu'il y a un enfant qui... Alors maintenant, il a travaillé dessus, donc ce n'est plus le cas. Mais s'il y a quelqu'un qui le bouscule ou qui lui envoie un ballon dans la tête, comme ça, elle a tendance à aller se défendre, en fait. Et du coup, l'hypnothérapeute, elle me dit... Alors pareil, le rapport de comptoir un peu... Oui, de toute façon, parce que l'hypnothérapeute n'est pas psychologue. Au départ, elle est chef d'entreprise, elle est devenue hypnothérapeute. Et elle me dit, non, ne cherchez pas. S'il est en colère des fois, c'est juste parce qu'il ne connaît pas son père, c'est pour ça qu'il est en colère. Donc voilà, ok, super.
- Speaker #0
Pas forcément.
- Speaker #1
J'ai parlé à cette provocation, mais en tout cas, elle a cherché à parler avec lui de ça. Et en fait, pareil, il a dit, je ne vais pas en parler, ça me rend triste. Mais en même temps, au quotidien, c'est un enfant qui est triste, c'est un enfant qui rigole, qui a un truc, tout ça. Avec par exemple... Des fois, j'ai peur que je sois un peu collée. Je vois que tu t'en ailles, maman.
- Speaker #0
Oui, il n'y a que toi.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Il n'y a que toi. Et puis, par rapport à cette tristesse, parce qu'il le dit, je ne veux pas en parler parce que ça me rend triste. Et que si un jour, il veut en parler, c'est possible. Et qu'il a le droit d'être triste par rapport à ça. C'est cette autorisation.
- Speaker #1
Parce qu'en plus, il dit à la psychologue, L'hypnothérapeute. L'hypnothérapeute, elle lui dit, mais du coup, tu connais ton histoire Et là, il lui dit, non, pas du tout. Je me dis, il n'est pas gonflé quand même. Du coup, on a redit l'histoire et je lui ai redit, mais si tu veux en savoir plus, parce que là, j'ai fait un peu vite chez l'hypnothérapeute, et je lui ai dit, si tu veux en savoir plus, il n'y a pas de souci, moi, je suis disponible, je n'ai pas de problème à parler de ça et on peut en parler. Ce n'est pas un problème, en fait. Ça fait partie de son histoire. Moi, je n'ai pas de colère.
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Et il faut respecter le temps de l'enfant en fonction de son âge, s'il a envie d'en parler ou pas. Je suis hypnothérapeute aussi. On ne force pas les choses.
- Speaker #1
C'est ce qu'elle a dit, la hypnothérapeute. C'était très cool, d'ailleurs. Par contre, elle a fait la séance et c'était super. Et maintenant, il appuie sur son pouce, là, du coup. Et c'est génial.
- Speaker #0
Il a son ancrage.
- Speaker #1
Du coup, oui, elle lui a dit, et je lui ai redit, je lui ai dit, mais en fait, parce que je pense qu'il retournera la voir, je crois que c'est beaucoup plus efficace que la psychologue, là, pour le coup, ça a été vraiment plus efficace.
- Speaker #0
Ce n'est pas du tout les mêmes objectifs de travail.
- Speaker #1
Après, c'était plus le truc qu'elle me dit, il est en colère parce qu'il ne connaît pas son père. Oui, bon, ça raccourcit un petit peu, c'était quand même un raccourci, un petit raccourci.
- Speaker #0
Oui, un gros raccourci. Lui, il exprime de la tristesse et pas de la colère. Ce n'est pas la même chose.
- Speaker #1
Et puis en plus, il n'est pas en colère tout le temps, en fait. Ce n'est pas son état de base. Il est colérique, coléreux. C'est juste, ben voilà, il est en colère. Mais pour moi, je suis quelqu'un qui est assez triste en plus. Donc c'est vrai qu'on est assez sulfureux. Alors que je suis une... Et bon, on ressent aussi vite. Donc après, c'est aussi un mode de fonctionnement. C'est comme ça qu'on fonctionne.
- Speaker #0
Puis des émotions qui sont normales également. Enfin, il faut remettre aussi des choses. Dans leur normalité également. Et lui, il exprime de la tristesse. Je ne veux pas en parler parce que ça me rend triste. Il exprime la tristesse à ce moment-là.
- Speaker #1
Non, on n'en parle pas. Et de temps en temps, j'ai pu saisir, je ne sais pas, des tournées de chansons où ça parlait du père, comme ça. Je veux dire, si tu veux, pas là, mais de temps en temps.
- Speaker #0
Oui, mais il le sait, il le sait. Est-ce qu'il y a un sujet que l'on n'a pas abordé, que tu aimerais aborder
- Speaker #1
Non, non. Je vais juste te dire qu'il faut demander de l'aide.
- Speaker #0
Oui, le petit message de fin aux autres. Demandez de l'aide, ne restez pas seul.
- Speaker #1
N'hésitez pas trop à se mettre la pression. On fait tous comme on peut et je crois qu'on fait tous au mieux.
- Speaker #0
Et ne pas attendre d'être vraiment au bout du bout pour demander de l'aide non plus. C'est vraiment demander de l'aide aussi régulièrement. C'est une hygiène de vie aussi à avoir pour pouvoir se préserver et pour pouvoir gérer son quotidien. de la meilleure manière possible. Si on attend d'être au bout du bout du bout, là, on explose.
- Speaker #1
C'est ça. Donc,
- Speaker #0
trouver un rythme de vie.
- Speaker #1
Oui, c'est ça, trouver un rythme de vie. Je crois que c'est, justement, quand on est deux à élever des enfants, on peut s'autoriser des fois à se faire une soirée entre copines ou aller à la piscine, je ne sais pas où, ou juste marcher pendant une demi-heure. Et rien que ça, ça peut faire du bien. Et nous, il ne faut pas oublier qu'on est tout seul, tout le temps avec nos enfants. On peut faire un week-end de temps en temps où on laisse, et même s'il y a des gens qui n'ont pas de réseau social ou familial, mais essayer de voir s'il n'y a pas des relais de parents, même s'il peut aller deux heures chez un copain des parents d'élèves, pour juste pouvoir souffler, ne serait-ce que ces deux heures-là et se retrouver. des fois quand ils ont deux ans comme là je lui tiens des fois juste regarder une série pendant deux heures moi quand je suis en vacances je suis contente d'aller voir mes copines et j'en profite vachement pour aller voir mes copines le soir mais
- Speaker #0
des fois juste faire un plateau télé et en fait manger devant la télé regarder sa série et puis pas être sous la surveillance et de checker tout le temps oui De libérer un peu son cerveau. Ah oui, complètement.
- Speaker #1
Et ça, c'est important pour mieux repartir.
- Speaker #0
Dernière question. Qu'est-ce qui t'a donné envie de répondre à cette demande de témoignage pour le podcast
- Speaker #1
Je me dis que ce qui m'a aidée, c'était vraiment les cafés par an, avec les accompagnantes, la parentalité, les psychologues pour faire du partage. Du coup, ça permet de se sentir moins seul, de savoir que d'autres ont vécu ou vivent la même chose que nous. Donc, si ça peut aider, ne serait-ce que la moitié d'une personne, ça serait déjà content.
- Speaker #0
Merci. C'est vraiment l'idée de partager. Exactement. Merci beaucoup Stéphanie pour ce moment passé avec toi.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Vous pouvez m'aider en vous abonnant. en appuyant sur le petit cœur, liker et aider les autres parents qui auraient besoin en partageant ce podcast autour de vous. Vous pouvez retrouver toutes les émissions sur le site internet de Solo l'étude, sur la page Facebook et Instagram au nom de Solo l'étude et de emily.aveline donc emily c'est E-M-I-L-I-E point Aveline A-V-E-L-I-M-E A bientôt pour un prochain épisode de Solo l'étude.