- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse aux mamans solos par soi. Oui, vous avez bien entendu, c'est un réel désir de devenir maman solo qui nous pousse à choisir ce nouveau mode de vie. Depuis la loi en 2021 sur la PMA qui autorise les femmes seules et homosexuelles à devenir mère, nous sommes alors de plus en plus nombreuses à opter pour avoir un enfant sans homme. Cela ne veut pas dire que nous sommes contre les hommes, loin de là. Juste que la vie nous a menés à des histoires de vie différentes et réfléchies. C'est à partir de là que je m'intéresse à ce véritable choix, ce qui incite les femmes d'aujourd'hui à faire un bébé toute seule. Pour me présenter, je suis Émilie Aveline, ancienne infirmière depuis plus de 15 ans, praticienne en hypnose depuis 10 ans, et j'accompagne régulièrement des femmes lors de leur parcours de parentalité. Ici, j'interview des mamans, mais aussi des professionnels, afin d'étayer cette réflexion et d'apprendre des aléas de la parentalité, avec tous les questionnements et bouleversements de ces langues. Bienvenue sur l'Holitude, bonne écoute Dans cet épisode, je reçois Claire, une maman de 42 ans, originaire d'un petit village du nord-est de la France. Après avoir passé quelques années en région parisienne, elle décide de revenir à ses racines, à la recherche d'un environnement plus favorable, après le Covid notamment, pour élever sa fille, Cléor, qui a presque 3 ans aujourd'hui. Elle reprend des études vers l'âge de 30 ans et reçoit un choc lors d'un rendez-vous avec sa gynéco. Elle fera le lien avec son désir d'enfant et décidera alors de se lancer dans un parcours PMA. Elle évoque ses relations amoureuses, le manque d'engagement de ses partenaires et son désir profond d'élever un enfant, pas avec n'importe qui, comme elle le dira. Son expérience en PMA l'amène tout d'abord en Belgique, qui est proche de chez elle à ce moment-là, puis elle partira en Espagne où elle trouve une clinique qui sera beaucoup plus accueillante. Elle partage... Les montagnes russes émotionnelles qu'elle vivra lors de son parcours, y compris justement une fausse couche qu'elle choisira de vivre seule. Claire sait faire la part des choses pour son équilibre entre son enfant, sa maison, ses proches, sa solitude, choisie et non subie. Cet épisode est une exploration sincère des complexités du parcours et des choix qui l'ont amené à embrasser son rôle de mère célibataire. Cette émission se découpera en deux épisodes. Vous retrouverez la suite de l'histoire de Claire mercredi prochain. Let's go Bonjour Claire, merci d'être avec moi aujourd'hui. Je vais te laisser te présenter, nous raconter ton histoire et comment tu es devenue maman solo, etc. Alors, déjà tu viens d'où Tu as quel âge Peux-tu te présenter
- Speaker #1
D'accord. Bonjour Émilie, moi je m'appelle Claire. J'ai bientôt 42 ans dans une semaine. Je viens du nord-est de la France, dans un petit village où j'ai grandi. Et puis, je suis maman d'une petite fille qui aura bientôt 3 ans aussi au mois d'avril. Et qui s'appelle Cléor.
- Speaker #0
Cléor, waouh, c'est joli. Comment tu l'écris
- Speaker #1
C-L-E-O-R-E. Comme ça se prononce.
- Speaker #0
Ok, d'accord. tout simplement alors peux-tu nous raconter ton cheminement par rapport à cet enfant,
- Speaker #1
comment ça s'est déroulé écoute déjà j'ai vécu on va dire une première partie de ma vie je te dis dans un petit village dans l'est jusqu'à mes 18 ans ensuite j'ai souhaité quitter pour Travailler à Paris, c'était un peu mon rêve. De mes 18 ans à mes 38 ans, j'ai vécu en région parisienne. Suite au Covid et au confinement, et aussi avec ce désir d'enfant, d'avoir un peu plus d'espace, puisque je me rendais bien compte que c'était compliqué d'avoir un enfant en région parisienne en étant sans famille, maman solo sans famille, et d'avoir des plans B pour la garde. C'était quand même un peu compliqué. Donc, j'ai souhaité, disons que le Covid a été vraiment un tremplin pour sauter le pas et revenir habiter dans l'Est. Et puis, le télétravail aussi a fait beaucoup puisque j'en bénéficiais. Donc, voilà, d'un point de vue pratique. Donc, il y a vraiment plusieurs parties dans ma vie. Là, j'attaque la troisième partie. Mais voilà. Il y en aurait d'autres.
- Speaker #0
D'accord. Oui, oui, c'est la troisième, puis il y aura 4, 5, 6. Donc, tu vivais sur Paris, il y avait ce désir d'enfant. Tu t'es éduquée, tu as eu l'environnement et la situation d'un quotidien tout seul.
- Speaker #1
Non, le désir d'enfant est arrivé quand j'ai eu 35 ans. Avant, je sais que j'ai toujours voulu avoir des enfants, mais l'occasion, ce n'était pas forcément... En plus, j'ai évolué professionnellement. À 30 ans, j'ai repris un cursus universitaire. J'ai repassé Nissan, j'ai eu deux masters à la suite. J'étais un peu prise dans ce cycle-là pour pouvoir évoluer professionnellement. À ce moment-là, je ne pensais pas vraiment avoir... Je me souviens que mes 30 ans, c'était faire la fête, sortir. Je n'avais pas du tout des aventures. Bon, rien. En fait, je n'ai jamais non plus rencontré la personne avec qui je… Voilà, il se passerait quelque chose. Donc, voilà, je ne suis pas pionnée, on va dire, pour en profiter. Mais voilà, je n'étais pas dans un optique de me dire, à 25 ans, j'aurai ça ou ça. Voilà, je n'étais pas dans cette optique-là. Moi, c'était plutôt des objectifs professionnels qui m'animaient.
- Speaker #0
À 30 ans, oui, c'était ça, à ce moment-là.
- Speaker #1
C'était ça, j'ai pu pouvoir évoluer professionnellement.
- Speaker #0
Ok, et tu fais quoi comme travail
- Speaker #1
Je suis responsable marketing et communication.
- Speaker #0
D'accord, ok, très bien. Et donc ce désir d'enfant était là depuis longtemps
- Speaker #1
J'ai changé de travail depuis que je suis revenue dans l'Est aussi. Il y a eu tout un changement de vie en 5 ans, 2020-2025. Tout a changé. Mais je suis assez radicale.
- Speaker #0
On va y revenir.
- Speaker #1
C'est toujours rien.
- Speaker #0
Un changement là. Donc, c'est-à-dire d'enfants avaient toujours été là, c'est ça Est-ce que tu avais projeté un âge limite
- Speaker #1
Non. Tu t'es dit là,
- Speaker #0
à ce moment-là Non. Non.
- Speaker #1
Alors, le choc, je l'ai eu, je pense, quand j'ai été chez la gynéco. Je me souviens, au mois d'août. Au mois d'août. C'était, il me semble, l'année de mes 35 ans. Elle m'a dit, c'est maintenant. Et c'est ça, en fait, qui m'a fait... C'est elle, en fait, qui m'a fait un peu un choc. Parce qu'il me semble que je prenais la pilule et je fumais en même temps. Et elle m'avait dit, là, il faut arrêter. Parce que la pilule plus le tabac, ça ne va pas le faire. Et d'ailleurs, je crois qu'elle ne voulait même plus me donner la pilule. Il y a eu un truc qui a fait... Il fallait faire un choix. Toujours dans cette radicalité, je pense que j'ai arrêté la pilule, j'ai arrêté de fumer, j'ai tout fait en même temps. Mais là, je me suis commencé vraiment à me poser des questions. Donc, j'ai fait un peu le tour.
- Speaker #0
Je reprends parce que... Oui. D'accord. Je reprends parce que là, quand la gynéco te dit tabac plus pilule, ça ne fait pas bon ménage, c'est plus par rapport à un risque de faire un caillot de sang, une flébite. C'est plus un risque, ce qu'on appelle thromboembolique. Donc, ce n'est pas par rapport à la grossesse. Qu'est-ce qui fait que toi, dans ta tête, tu t'es dit, j'arrête tout et je vais projeter un enfant Parce que ce n'était pas la même chose.
- Speaker #1
Oui, je savais qu'après 40 ans, c'était quand même plus compliqué. Donc, l'objectif, c'était quand même d'avoir un enfant avant 40 ans.
- Speaker #0
Ok, donc en fait ce rendez-vous-là à toi a déclenché en fait par rapport à ta santé et par rapport à l'enfant. Qu'est-ce qui s'est passé à ce moment-là dans ta tête Qu'est-ce que tu t'es dit
- Speaker #1
Je me souviens que j'étais au bureau et je me suis dit comment... Pourquoi je ne ferais pas un enfant toute seule finalement Professionnellement, ça allait, je ne gagnais pas trop mal ma vie. Il me semble qu'à cette époque, je n'avais pas encore acheté. Je crois que j'avais acheté un appartement aussi. Je m'étais toujours débrouillée seule, on va dire. Toujours tout assumer seule, toutes les démarches administratives. Comme tu fais tourner un couple, tu te fais... T'en es ta vie aussi. Ah voilà, partir en voyage seule, qu'est-ce que je fais Finalement, j'ai...
- Speaker #0
La vie seule,
- Speaker #1
enfin tout géré. Tout géré, seule. Je me suis dit, tiens, finalement, je pense que ça va être possible. Puis on commençait quand même à en parler, de la PMA solo à l'étranger. Je trouve que ça devait être en 2017. Et on commençait... Il commençait à y avoir des témoignages, des choses comme ça. on commençait à en parler.
- Speaker #0
Oui, et puis il y a des pays qui sont plus avancés qu'en France aussi. Et à ce moment-là, dans tes relations amoureuses, ce n'était pas quelque chose qui pouvait te projeter
- Speaker #1
Je te dis, j'ai fait un peu le tour. J'étais avec quelqu'un, mais il avait aussi déjà des enfants. Donc moi, être belle-mère, c'est hors de question. C'est vraiment le truc, pour moi, c'est... Je sais, déjà, c'est un gros engagement parce que si tu t'engages avec la personne, tu t'engages avec ses enfants. Moi, je sais que j'aime les enfants, donc je me serais plus attachée aux enfants, on va dire, qu'à un conjoint. Et puis voilà, je sais que j'ai des amis qui ont divorcé, les relations avec les ex, c'est un truc à gérer qui est assez compliqué, complexe. Voilà, moi, je n'étais pas du tout prête pour ça. Donc voilà, cette personne-là, on nous en est parlé avec lui. Il n'était pas pour, pas forcément. Il était contre l'allaitement. Voilà, on n'était pas du tout sur les mêmes... Je sais que si j'avais un enfant tout seul, c'est moi qui prendrais les décisions seule. Je ferais ce que je veux. Si j'avais envie de l'allaiter, je l'allaitais. Et puis, pour avoir déjà... J'ai eu plein de cousins, cousines. J'avais l'habitude avec les bébés. Donc, voilà, ce n'était pas une surprise de... Fonger un enfant, s'en occuper. Je me souviens avoir passé des semaines complètes avec des bébés à garder. Les parents me faisaient confiance. Donc là-dessus, moi, j'étais assez sereine sur le fait d'avoir un bébé seul. Enfin, d'avoir un bébé, ce n'était pas quelque chose qui me faisait peur. Ce n'était pas l'un contre l'autre,
- Speaker #0
on va dire. Donc 35 ans, le choc comme tu dis de la phase de cette gynéco, toi tu chemines, les choses s'assemblent bout à bout. Oh pas de chien, si je faisais un bébé toute seule,
- Speaker #1
il l'éliminait. Oui c'est ça, c'est ça. Écoute, ma soeur s'est mariée en 2018, donc j'avais attendu le mariage. Je m'étais remis un peu sur les applis, j'avais retrouvé une ancienne connaissance. le travail, je m'en souviens. Mais bon, ça n'avait pas duré non plus. Lui, il avait déjà une fille. Il a bien vu que moi, c'était ça dont j'avais envie. Je pense qu'il n'avait pas envie d'avoir un autre enfant. Voilà. Donc, ça s'était vite terminé. Donc, j'ai commencé les démarches. Alors, quand on cherche, en 2018, il n'y a pas moyen en France. Donc, il y a deux pays principalement qui sont identifiables, qui sont la Belgique et l'Espagne. Donc, moi, en premier temps, je me suis orientée vers la Belgique parce que c'était dans l'Est. Donc, pour moi, c'était un peu plus, on va dire, pratique. Plus proche. Oui, plus proche,
- Speaker #0
plus pratique.
- Speaker #1
Et puis, l'Espagne, c'était vraiment hyper… Pour moi, j'avais vraiment l'image du commercial. C'était vraiment commercial. C'est bien dit. La bébé. Bon, tu sauras par la suite que ça s'est fini en Espagne quand même. Mais voilà, je n'avais pas forcément envie d'aller en Espagne. Donc, imaginez quoi en France m'a donné. Tu sais, tu peux quand même faire un bilan de fertilité en France pour savoir où tu en es. Voilà, donc tout ça, j'ai… J'ai fait les examens en France.
- Speaker #0
Le bilan de fertilité, pour ceux qui vont écouter, c'est faire un petit check-up médical, différents examens pour voir où en est la fertilité et savoir où on en est par rapport à son âge de femme, mais aussi dans son corps pour pouvoir avoir un bébé avec ses propres ovocytes.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Alors, moi, je prenais quand même la pilule depuis 20 ans. Et je n'avais jamais eu d'accident, si tu veux. Je me suis sûrement oubliée, mais je ne suis jamais tombée enceinte par hasard. Donc, dans ma tête, je m'étais déjà dit, bon, c'est quand même, tu vois, même sans... Bon, je prenais ma pilule régulièrement, mais des fois, ça peut arriver, quand même, un accident. Et moi, ça m'était... Oui, voilà.
- Speaker #0
Ah oui, d'avoir un oubli de pilule et de tomber enceinte.
- Speaker #1
Oui, et puis de tomber enceinte, comme ça. Ça ne m'était jamais arrivé. Dans ma tête, j'avais déjà que ça ne serait pas forcément simple. Voilà. Donc, j'ai réalisé l'ensemble des examens et il s'est avéré qu'effectivement, j'avais une AMH qui n'était vraiment pas élevée. Alors,
- Speaker #0
l'AMH, c'est un des examens, c'est l'hormone anti-humérienne. Je me suis dit, mais comment on l'appelle Et donc, quand elle est très basse,
- Speaker #1
c'est déjà bas.
- Speaker #0
Et dans les chaussettes, c'est plus complexe. Elle était à combien ton AMH
- Speaker #1
Je ne sais plus, mais c'était à quelque chose. c'était bon vraiment très peu et puis j'ai fait un examen aussi hystérosalpinographie je crois gographie c'est mal passé ça fait pas mal mais ça s'est mal passé il s'est avéré que j'ai un utérus bicorne donc en fait il y a une cloison en fait dans l'utérus je trouve que c'est bien de faire tous ces examens là mais finalement ça détecte des problèmes que tu n'aurais pas détectés si tu étais tombée enceinte naturellement donc finalement ça te rajoute en fait je suis tombée un peu dénue quand j'ai reçu les résultats de l'examen puis d'ailleurs, bon ça cet examen là tu le fais et tu le vois à l'écran aussi et je savais à quoi ça ressemblait un utérus et quand je l'ai vu, je me dis tiens c'est bizarre Ce n'est pas pareil que sur les images, parce que ça fait vraiment deux cornes de chaque côté. Tu as une cloison au milieu de l'utérus qui fait que ça engage aussi des causes de prématurité. Puisque l'embryon ne peut se développer que dans une corne et il a moins de place que s'il se développe dans tout l'utérus.
- Speaker #0
Oui, parce que c'est fermé.
- Speaker #1
C'est fermé. Alors, re-examen. Avec une caméra pour voir si cette cloison est vraiment problématique ou pas. Donc, tu as un seuil en millimètres. Bon, il s'avère que ce n'était pas finalement aussi problématique que ça. Voilà. C'est tout. Démarrage des premiers... Donc, en Belgique, tu rencontres une psychologue. Ça, c'était obligatoire. Donc, là-dessus, je n'ai pas eu de problème. J'ai bien exposé mon cas. Donc, ils étaient OK. Et tu démarres par des inséminations. obligatoirement c'est insémination j'avais peut-être déjà 30, tu vois le temps passe donc 37 non peut-être 36-37 donc voilà première insémination bon voilà deuxième insémination oui donc c'est C'est quand même pas évident, parce que tu dois faire des échographies en France avant de partir en Belgique, pour savoir à quelle date tu pars.
- Speaker #0
Pour vérifier que l'endomètre…
- Speaker #1
Voilà, que ce soit optimum.
- Speaker #0
Et vérifier l'endomètre, son épaisseur, etc.
- Speaker #1
Et let the disc go. Le problème, c'est qu'en Belgique, au secrétariat pour les jaunes, c'était toujours la galère. Moi, je travaille en même temps. Fallait prendre des billets de train, mais il fallait les changer. Je me souviens d'être arrivée à Gare du Nord, il y avait des grèves. Ouh là, ça devient compliqué. Tu te fais la piqûre de vitrelle, ça déclenche l'opération. Dans le train, bref, c'est quand même pas plus... C'est plus serein, c'est sûr. Oui, tu arrives là-bas. Bon, l'insémination en soi, c'est rien. Ça dure 30 secondes, la voiture part, voilà, t'attends, rien. Je me souviens une fois, je suis revenue en voiture, je sentais que j'avais eu un éclair dans le ventre, et après plus rien. Je me suis dit, pour moi, dans mon corps, je sentais que ça prenait, et puis après plus rien en fait.
- Speaker #0
Et ça prenait plus.
- Speaker #1
Je savais que les inséminations, c'était, je ne sais pas, je dis en faire... Il y a le Covid qui est arrivé en cette période-là, fin 2019. Il me semble qu'en 2019, novembre, j'en ai fait une encore. Puis, tu as tes règles plus tard parce que tu prends de la progestérone, donc ça décale un peu. Donc, tu as toujours espoir que ça marche. Mais non, ça, voilà. Le Covid arrive, donc tu ne peux plus voyager.
- Speaker #0
Tout s'arrête.
- Speaker #1
Oui, tout s'arrête. Donc, ça, ça s'arrête aussi. Qu'est-ce qui se passe Je me revois à un repas avec des amis qui me disent Fais des fives Oui, c'est vrai. Pourquoi je ne ferais pas des fives finalement
- Speaker #0
On ne t'avait pas proposé Non, mais en Belgique,
- Speaker #1
ça n'a pas été super suivi. J'avais eu un autre rendez-vous avec un... Ouais, donc non, en Belgique, c'est toi qui un peu prends en main les choses. Donc, c'est toi qui cales les rendez-vous.
- Speaker #0
Ah, c'est toi qui manèges.
- Speaker #1
Ouais, c'est pas super. Ils étaient débordés. Enfin, voilà. T'as pas un accompagnement qui est vraiment personnalisé comme tu peux avoir. Enfin, pas pour moi dans la clinique où j'étais.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Voilà. Donc, bon. Pourquoi tu fais pas des fives Bah, oui. Bon, les filles, c'est pas le même prix non plus. On est sur un autre niveau de budget. Et puis, ouais, OK. Donc, je me renseigne. Donc, en Belgique, j'avais identifié une autre clinique à Bruxelles avec un professeur qui était passé dans la maison des maternelles. Donc, j'avais pris un rendez-vous avec lui. Et j'ai fait aussi mon petit benchmark des cliniques espagnoles parce que finalement, à un moment, je me suis dit... Il faut aussi... Les Espagnols, ils sont forts dans ce domaine-là, c'est tout. La France est forte dans d'autres domaines qui sont le traitement des cancers, des choses comme ça. Et puis l'Espagne, ils sont forts dans la préparation médicalement assistée. Chaque pays a ses domaines de compétences. Et c'est vrai que l'Espagne, après, quelle clinique Je te dis, j'ai fait un petit benchmark de ce qu'ils proposaient.
- Speaker #0
C'est compliqué, mais oui.
- Speaker #1
À quel niveau praticité Bon, il faut savoir que ma sœur habite à côté de Barcelone. Bon, ça aide quand même. Je savais que j'avais un point de chute pour loger et tout ça. Donc, déjà le logement. Et puis, j'ai eu rendez-vous en visio avec la clinique belge. Et le gars me dit, oh là là, on a plein de monde en ce moment. Nous, on vous donne des pilules pour décaler les règles, parce que sinon, on ne peut pas prendre tout le monde. J'ai dit, non, moi, je ne veux pas ça. Je veux que ce soit quand je veux aussi. Oui, oui. Puis il me dit, de toute façon, là, vous notez tout. Vous êtes hyper stressé. Ben oui, mais en fait, il faut tout noter. Donc, je suis désolée. Il ne faut pas prendre ça. Je le dis pour les gens.
- Speaker #0
Elle a les jambes. Oui,
- Speaker #1
c'est un protocole. Tu as un traitement. Tu as des piqûres à faire en temps, en heure. Il faut que tu cales avec tes règles, avec tes vacances, avec ton travail. Moi, j'avais des agendas.
- Speaker #0
Mais les horaires réguliers. Mais oui. Ah oui, oui,
- Speaker #1
oui. Les horaires réguliers. Il faut que tu prennes les rendez-vous le matin avant d'aller au travail. Pour pas que ça se voit, pour pas que ça se sèche. Enfin, c'est quand même à régler.
- Speaker #0
Parce que c'est ta vie privée. Oui. Non, non,
- Speaker #1
c'est rien, quoi. C'est complexe. Donc, en Espagne, disons que tu es… J'ai eu rendez-vous une fois avec, et je crois que j'avais même sollicité une première fois, et puis c'est tout. Et puis à un moment, je recontacte une clinique, et c'est vrai que j'avais déjà eu contact avec eux, et bref, je leur reçois un message, Bonjour Madame Dupont, comment ça va Où vous en êtes Et tout ça, je dis Oh, ben dis donc, ils sont… Voilà quoi, c'est bien. Rien à voir. Est-ce qu'on peut vous aider Vous en êtes toutes dans votre projet Est-ce que vous voulez qu'on recale et qu'on livre avec le docteur Et puis voilà, je me suis... Rien à voir. Ces cliniques-là. J'avais une autre collègue aussi qui avait eu recours à un double don dans une autre clinique qui était... Bon voilà, moi j'avais choisi celle-là. Je trouvais que le courant était bien passé. Je vais te dire après, tu tombes bien. Comment dire Je sais que ma soeur m'avait aussi donné le nom d'une clinique, mais je m'étais engagée avec celle-là.
- Speaker #0
Et l'accompagnement, on n'a rien à voir. C'est très surprenant au tout départ. On se dit, je suis vraiment prise en considération. On m'appelle, on me rappelle, on me demande comment je vais, où j'en suis. Mais ça n'existe pas ailleurs. Et c'est ça aussi la vraie différence et leur expérience.
- Speaker #1
oui oui bah ils sont forts là dedans ils sont donc me voilà parti pour la première fille donc moi ce que j'avais pris c'est que je prenais quinze jours en fait de vacances et je partais en espagne comme ça je commençais le début du traitement en france et après il me faisait tous les suivis là bas en plus du coup c'était c'est grave c'est compris dans le prix Donc, tu sais, tous les deux jours, quand tu fais les suivis pour savoir où tu en es, comme là, tu prends un traitement quand même qui est assez fort. Donc, j'aime bien. Ah oui, à l'aéroport, tu vois toutes les filles avec les petites pochettes isothermes qui partent avec leur traitement. Je n'étais pas la seule. Et bien oui, avant 2021 c'était comme ça. Quand elle est hors lit, on était plusieurs, on avait des petites pochettes isothermes avec les médicaments.
- Speaker #0
Et il y a encore.
- Speaker #1
Oui, et bien oui. Donc voilà, je me souviens d'être dans l'avion. Donc voilà, moi jusqu'au 10-12ème jour, j'allais faire déjà les premiers examens là-bas, comme ça j'étais suivie là-bas et je croyais que c'était mieux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. Donc, nous voilà le jour de la ponction. D'ailleurs, j'avais pris le vitrelle avec ce que tenait tout un protocole. Et tu vois, dans le stress, j'avais fait une heure avant. Donc, ils ont ouvert la clinique le matin à 7h au lieu de 8h pour pouvoir me recevoir parce que j'avais décalé à l'heure du traitement. Donc, tu vois le…
- Speaker #0
Incroyable.
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Là-dessus, il n'y a pas… et puis même quand t'as un médecin qui se fie n'est pas là t'as une autre médecin, quand t'appelles t'as toujours une réponse, que ce soit par mail ou par téléphone enfin voilà ils sont staffés c'est quand même agréable et dans la salle d'attente tu vois tous les couples français qui attendent aussi pour le choix du donneur donc oui aussi moi je voulais un donneur complètement anonyme et
- Speaker #0
en Espagne c'est anonyme ouais c'est anonyme
- Speaker #1
oui en Espagne c'est anonyme oui non je voulais pas avoir parce que je trouve que quand tu donnes une petite bride de réprincile là j'ai quand même un stéréotype on va dire couleur des cheveux couleur des yeux taille voilà qui correspond je pense qu'ils ont trouvé quelqu'un qui correspondait voilà un peu à mon type
- Speaker #0
Alors, oui, pour préciser, c'est par rapport à ton type, à toi. En fait, ils vont aller chercher le donneur. Et s'il y a une donneuse, bon là, c'était une fille, c'était avec des ovocytes, mais ils ont le donneur qui va le plus le ressembler, le but que l'enfant puisse ressembler au maximum à la maman.
- Speaker #1
Ah oui, là, il n'y a pas de doute, ma fille, ça me ressemble beaucoup. Donc, même le caractère, tu vois.
- Speaker #0
Même le détail de pied. Jusqu'au moindre détail. Pourquoi ce choix d'un donneur anonyme Parce que tu aurais pu aller dans un autre pays aussi.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
Mais je ne voulais pas.
- Speaker #1
En fait, la démarche, c'est moi. Enfin, comment dire Je ne voulais pas que ça fasse référence à quelqu'un. Voilà, pour avoir une photo. Oui, après, bon, je ne sais pas comment ça va se passer dans les années qui vont venir, mais avoir une photo, finalement, après... Puis tu veux en savoir plus, et puis tu veux encore en savoir plus. Tu vois, ça entraîne tout un tas de questions. Dans l'escalade, la réponse, c'est non, c'est non. Enfin, voilà, il n'y a pas d'autre choix possible dans le... Dans le questionnement, on va dire. Après, je pense qu'avec l'ADN, tout ça, elle arrivera à avoir... Dans quelques années, ça va un peu plus se démocratiser. On va voir les origines. Bon, de toute façon, ils font appel à des banques de sperme européennes. Il ne faut pas se leurrer, ce n'est pas espagnol. C'est dans les pays du Nord. Enfin, j'imagine. Mais je pense que...
- Speaker #0
Il y a aussi les Espagnols aussi. Il y a les deux.
- Speaker #1
Oui, il y a les deux. Après, c'est un choix. Je ne suis pas celui qui a envie que l'enfant sache.
- Speaker #0
Oui, c'est un vrai choix. Mais toi, tu as l'impression que tu ne veux pas en savoir plus sur une personne que je ne connais pas. Non,
- Speaker #1
parce que je suis un petit peu utile. En fait, tu n'as pas de réponse non plus. De toute façon, ce ne sera jamais le père.
- Speaker #0
donc là tu te retrouves dans cette salle d'attente voilà donc je fais ma
- Speaker #1
France donc la ponction bon la ponction c'est rapide et t'endorme après t'as pas le droit de manger c'est une anesthésie générale ouais c'est une anesthésie générale donc ça dure vraiment pas longtemps
- Speaker #0
Donc ça, c'est bien. Donc voilà. Quelques ovocytes, il me semble, mais pas énormes. Et puis, ils t'appellent tous les jours. Ou tu as un mail. Il n'en reste plus que 5. Il n'en reste plus que 3. Il n'en reste plus que... Ils vont jusqu'à J5. Ils poussent à J5. Oui. Donc, il m'en reste 2.
- Speaker #1
Des embryons. Voilà.
- Speaker #0
2 à J5.
- Speaker #1
Ce n'est pas beaucoup.
- Speaker #0
Non. Et cette même année, j'ai acheté ma maison dans l'Est pour revenir habiter dans l'Est. Donc, j'avais encore mon appartement, mais j'allais déménager dans les mois qui arrivaient. Oui, oui, oui. Donc, écoute, un transfert, voilà. dans un embryon frais et retour en France. Tu attends 15 jours et je suis enceinte. Donc voilà, je suis enceinte. Eh bien, écoute, ouais, très bien. La suite est moins bien, mais je suis enceinte. Voilà, effectivement, ça, quand tu as une PMA, tu ne peux pas trop le cacher. Donc tout le monde est rapidement au courant. voilà ma soeur elle est enceinte tout le monde est au courant de ma mère qui a mon anniversaire c'était encore en avril m'achète des petites tenues ma soeur pourquoi tu dis pas que t'es enceinte dis que t'es enceinte j'étais un peu moi encore sur la réserve je fais une première échographie dans ce cas là tu fais quand même des échographies on entend pas le coeur, bon c'était peut-être un peu tôt, revenez dans une semaine une semaine après je vois un autre gynéco c'est pas je sais plus, il y a eu 2-3 échographies et puis la troisième non mais il n'y a rien, ça ne se développe pas ah oui je suis tombée sur un gynéco qui était pas très sympathique et les prises de sang évoluaient les prises de sang ça évoluait donc ça doit être les prises de sang, je me souviens que la dernière, il venait de m'annoncer que c'était, que la grossesse s'était arrêtée et la prise de sang, les taux avaient encore évolué. Donc, tu vois, il y a un temps quand même de différence, voilà. Donc, il me dit, bon, il n'y a pas de coeur, ça s'arrête. Prenez ça, deux cachets, vous les insérez dans le...
- Speaker #1
Oh là là
- Speaker #0
Merci. Moi,
- Speaker #1
je repars comme ça. C'était en France.
- Speaker #0
Donc, si tu veux, je repars chez moi, je regarde les cachets. Et le soir même, je partais en déplacement à Bordeaux. Et puis j'avais senti, moi, je sentais qu'il n'y avait plus rien. Je ne sais pas comment dire, les deux premières semaines, j'étais un peu, tu vois, pas bien. Et puis après, du jour au lendemain, un jour, je me suis réveillée et je sentais que je n'étais plus du tout dans le même état. J'étais redevenue comme avant. Donc, je savais qu'il y avait... Comme avant. Oui, je savais que... J'avais senti en fait cet état où il s'était passé quelque chose. Donc, je regarde les cachets périmés depuis deux ans. Bon, j'avais quand même une note. Oui, oui,
- Speaker #1
oui. Comment ça, ils étaient périmés depuis deux ans Oui, ils étaient périmés.
- Speaker #0
Ils étaient périmés. Merci.
- Speaker #1
C'est lui qui t'avait donné des...
- Speaker #0
Ouais, il m'avait donné des... Donc, en plus, je partais, je te dis, déplacement à Bordeaux. J'étais avec le ventre gonflé, j'étais pas bien. Oh là là, j'avais... Il venait visiter, en plus, le matin même, mon appartement pour le vent. Ah, j'étais...
- Speaker #1
Et le déménagement.
- Speaker #0
Non, pas le déménagement encore, la visite de l'appartement que je mettais en avant.
- Speaker #1
Oui, oui, oui, mais tu étais en plein vent.
- Speaker #0
Tout le monde était là. Oh là là, j'en avais rien de bon. Bon, bref. Je pars et je crois que quand je reviens, j'appelle un autre centre gynécologique dans le 16e où j'avais déjà été. Et elle me dit, allez dans ta clinique, je ne sais même plus où c'était, dans le 92 aussi. Et là, il m'accueille. Vous êtes enceinte ou pas Comment te dire, a priori oui mais non. Et moi, je voulais un cure-tage parce que je voulais être endormie. Je ne voulais pas faire d'IMG. La fille me prend un bar, elle me refait une écho. Elle me dit que c'est fini. Et là, elle me donne les médicaments. C'est comme une interruption médicale de grossesse. Tu en prends une et tu en prends une autre quatre heures après. donc un vendredi après-midi je crois que j'ai pris mon courage à deux mains pour faire ça j'ai été à la pharmacie, il y avait ma petite pharmacienne que je connaissais qui m'a donné les protections parce que tu perds énormément de sang les médicaments à l'opium, la maligne et compagnie voilà et puis là elle commence 6 heures de...
- Speaker #1
franchement je ne fais pas personne je trouve ça terrible cette loi est passée elle est à pourquoi pour que les femmes puissent évacuer. En fait, le but, c'est d'évacuer le fœtus toute seule à la maison. C'est comme un avortement, mais par médicament. Et là, en fait, on doit expulser toute seule à la maison. C'est terriblement traumatisant pour les femmes.
- Speaker #0
Franchement, j'ai eu super mal. Je te dis que je me suis retrouvée dans des positions sur le lit, à quatre pattes.
- Speaker #1
Et toute seule.
- Speaker #0
Oui, tu es toute seule. Mais bon, de toute façon, t'es avec quelqu'un qui peut te frotter le dos, tu vois. Bon, encore une fois, c'est une époque que je n'ai pas voulu partager avec quelqu'un.
- Speaker #1
Ok, c'était vraiment... T'as pas eu ce besoin-là tous les jours Non, non, non.
- Speaker #0
Faut que le téléphone... Ouais, ouais. Ok. Et puis, t'as pas d'arrêt non plus de travailler. Non. Peut-être qu'aujourd'hui, ça a changé, je crois. Mais moi, j'ai eu deux jours, je crois, après.
- Speaker #1
Il me semble...
- Speaker #0
Je crois que j'avais demandé quand même d'avoir un peu d'arrêt. Bref, une après-midi très sympathique. Jusqu'à... Tu perds encore du sang un bout de temps. Il me semble que jusqu'au lundi, j'avais encore perdu du sang.
- Speaker #1
Et c'est hyper inquiétant. On se pose plein de questions à ce moment-là. Oui,
- Speaker #0
oui, oui. Mais surtout quand tu vois quand même, même en quelques semaines, ça s'était quand même développé. Donc, moi, je n'ai pas regardé. Mais bon, il y avait quand même quelque chose. Ben oui,
- Speaker #1
ben oui.
- Speaker #0
Donc, première épreuve. Et surtout, tout le monde le savait. Donc, maintenant, tout le monde n'est plus enceinte. Ça réfroidit quand même pas mal de monde. Parce que dans ma famille, il n'y en a pas vraiment eu. Des filles tombent enceintes assez facilement et des grossesses qui se passaient bien. Oui,
- Speaker #1
donc elles n'ont pas imaginé non plus que ça pouvait se passer.
- Speaker #0
Oui, voilà. Personne n'avait pas imaginé. Après, c'était parti. Donc, j'attends quelques semaines. Je me retrouve encore. refaire une échographie de contrôle pour voir si tout est parti parce que des fois tout ne peut pas être parti donc voilà et puis en mai je recommence un protocole pour faire le transfert du deuxième embryon congé donc je fais ce protocole je prends un autre il donne un autre médicament J'ai fait une mauvaise réaction à ce médicament-là. Ça m'a fait une espèce de kyste ovarien. J'étais à 15 jours de déménager. J'ai dit qu'on laissait tomber pour cette fois-là. Ce médicament-là, Provamesc, ça m'a fait des kystes. Elle ne savait pas si j'avais déjà oublié. Je lui ai dit qu'on laissait tomber ce mois-là. Et on verra ça après le déménagement. Donc, je déménage. Après, mais... Et puis, comme je ne voulais plus prendre ce médicament-là, c'était une mauvaise décision de ma part, mais je refais un protocole de FIV. Je repars dans un deuxième protocole complet. Pas juste le transfert de l'ampoule secondaire. Parce que je ne voulais pas... Pourquoi Je ne voulais pas reprendre ce médicament-là qui m'avait fait…
- Speaker #1
Tu n'avais pas le choix que de le reprendre pour pouvoir avoir ce transfert de cet embryon Après,
- Speaker #0
je n'ai peut-être pas assez discuté avec la gynéco. Mais je m'étais dit, c'est tout. Comme il n'y a plus qu'un embryon, ça me laisse aussi des chances d'avoir d'autres embryons, de refaire encore un protocole de FIV. Donc,
- Speaker #1
je repars sur un protocole.
- Speaker #0
Waouh C'était de l'air Protocole de FIV Je trouvais que sur cycle naturel, du coup, ça avait marché.
- Speaker #1
Pour écouter la suite de l'épisode de Claire et son départ en Espagne, je vous donne rendez-vous mercredi prochain. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère qu'il vous a plu. Vous pouvez m'aider en vous abonnant, en appuyant sur le petit cœur, liker et aider les autres parents qui en ont besoin en partageant ce podcast autour de vous. Vous pouvez retrouver toutes les émissions sur le site internet de SoloLiquid. Sur la page Facebook et Instagram, au nom de Sololitude et de Emily.Aveline Donc, Emilie, c'est E-M-I-L-I-E.Aveline, A-V-E-L-I-N-E. À bientôt pour un prochain épisode de ce Longuitude.