- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude, c'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants ou qu'ils se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien d'achats à complire. Que l'on soit indépendant, salarié, au chômage ou en reconversion, on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Alors comment kiffer, apprécier, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo, même quand cela paraît impossible Je suis Émilie Aveline, je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. Depuis des années, j'accompagne les parents à se sentir moins seuls dans leur parentalité afin de s'épanouir dans leur vie personnelle. Merci pour votre indulgence concernant le son des interviews qui n'est pas toujours au plus loin. C'est parti sur Sololitude, bonne écoute Aujourd'hui j'accueille une jeune maman, Samantha, maman de deux garçons rapprochés, de grossesse inattendue et même... inespérée pour cause d'endométriose. Elle décide de les garder et relève les défis que la vie lui dresse. Écoutons les messages qu'elle reçoit. Let's go Samantha qui veut nous partager son histoire. Bonjour Samantha
- Speaker #1
Bonjour
- Speaker #0
Alors, toi aussi tu es maman 100% solo. Oui. Tu vas nous raconter un petit peu. Tu as combien d'enfants là déjà
- Speaker #1
Alors du coup j'ai deux petits garçons. J'ai Marceau qui a 3 ans bientôt et du coup j'ai Gabin qui a 4 ans.
- Speaker #0
Oh, ils sont très rapprochés, on va désarriver.
- Speaker #1
Totalement, 18 mois.
- Speaker #0
18 mois. Waouh, alors là, tu vas me faire un petit déjeuner.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai une histoire un peu hors du commun.
- Speaker #0
Alors, vas-y, je suis toute ouïe,
- Speaker #1
je t'écoute. Alors, du coup, on peut commencer avec Gabin. Alors, Gabin, c'est l'enfant que j'ai 100% solo. Son géniteur est parti à mes trois mois de grossesse. Quand il a appris la grossesse, il m'a dit qu'il n'était pas prêt. Et il a pris la décision de partir. Je suis tombée enceinte en changement de contraception. J'étais à la pilule, ça ne m'allait pas et je devais passer au stérilet. Donc voilà pourquoi je suis tombée enceinte. J'avais de l'endométriose, j'ai toujours de l'endométriose. Et quand j'ai appris ma grossesse, pour moi c'était waouh, je peux avoir un enfant parce que depuis toute jeune, on m'a toujours dit que je n'allais jamais avoir d'enfant naturellement. Donc, pour moi, cet enfant, même si à l'instant T, il n'était pas dans mes plans, pour moi, c'était un message. Donc, voilà comment le gamin est arrivé. Tu es à quel âge aujourd'hui J'ai 27 ans. J'ai 27 ans et quand je suis tombée enceinte, j'avais 23 ans.
- Speaker #0
Toute jeune et pour toi Et ce n'était pas possible d'avoir une grossesse
- Speaker #1
C'est ça, les médecins m'ont toujours dit que ça allait être compliqué, pas impossible, mais compliqué. Donc moi, dans ma tête, après la grossesse, à ce moment-là, je n'y pensais pas du tout, ce n'était pas dans l'ordre du jour. Mais forcément, quand on entend ça plusieurs fois par un médecin, on se pose quand même des questions en disant, le futur, ça va être quoi Parce que j'aimerais bien être maman un jour. Je pense que Gabin m'a fait un message en disant, c'est le moment et je suis là.
- Speaker #0
D'accord. Je laisse poursuivre.
- Speaker #1
Et donc du coup, après ça, le géniteur de gamins a décidé de partir aux trois mois de grossesse. Et j'ai décidé d'entamer du coup cette grossesse solo, qui a été quand même tumultueuse émotionnellement, parce que rentrer dans la maternité toute seule, ça n'a pas été chose facile. Parce qu'on a un milliard de questions qui se posent. On a la peur de savoir si on va gérer, parce que quand il est parti, il a eu des mots quand même assez compliqués. à mon égard, à l'égard de cet enfant.
- Speaker #0
C'est-à-dire Qu'est-ce qui est passé
- Speaker #1
Alors du coup, au moment où j'ai pris la décision de déménager pour ne pas habiter dans le même village que lui, mais je suis quand même restée à proximité au cas où si un jour il décidait de revenir, je lui ai quand même demandé l'autorisation de déménager pour faire les choses correctement. Et en fait, quand il m'a vue, il me fait Oh, j'espérais que tu aies aborté. Du coup, je ne veux pas entendre parler de cet enfant ni de toi. Pour moi, vous n'existez plus. Et la phrase, je pense, qui m'a le plus marquée et qui m'émeut encore à l'heure d'aujourd'hui, c'est j'espère que cet enfant ne va pas aller en foyer, parce qu'être toute seule, c'est dur. Et ça, c'est hyper dur à entendre, mais je me dis, à l'heure actuelle, mon fils a 4 ans, il a un petit frère de 3 ans, je suis toujours toute seule avec les deux, et ils ont une vie incroyable. Et j'espère qu'ils sont heureux avec moi. J'essaye de leur donner mon possible, donc il n'a pas raison. Il n'a pas raison.
- Speaker #0
Tu peux bien m'en créer, il n'a pas raison.
- Speaker #1
Non, il a vraiment raison.
- Speaker #0
Tu sens ton émotion là Oui. Le truc qui fait… Non mais là.
- Speaker #1
Oui, parce que j'ai été en colère pendant longtemps contre lui à cause de cette phrase-là, parce que c'est des phrases au moment où le bébé est né, c'est compliqué, il se lève la nuit, la propreté, l'entrée à l'école avec le comportement qui change. En fait, il y a plein d'étapes qui sont compliquées à passer. Et déjà, quand je vois des amis qui sont à deux, c'est compliqué pour eux. Moi, toute seule, c'est le double émotion. Moi, j'ai mes propres émotions aussi. On a chacun notre traumatisme. du passé, donc ça c'est pareil, il faut les travailler en fait ça a fait un tout où à chaque fois cette phrase revenait dans ma tête et je me disais, il a raison et en fait après j'étais, non il a pas raison je fais tout toute seule depuis le départ, il a pas raison à l'heure d'aujourd'hui tout se passe très bien avec mon fils il est normalement constitué et voilà.
- Speaker #0
Et tu sens que là il n'y a plus de colère, c'est pas de la colère que tu ressens là c'est pas de la colère,
- Speaker #1
après vis-à-vis de moi c'est plus de la colère vis-à-vis de mon enfant, oui parce que quand je vois Gabin Je me dis, il est incroyable. Il est incroyable et son génitaire n'a même pas la chance de voir ça. Donc, tant pis pour lui, tu me diras. Mais je suis un peu triste qu'il n'a que moi dans sa vie quand même. Je me dis, il aurait quand même mérité. Il m'a mérité, oui et non, parce qu'en soi, ça aurait été un bon parent s'il ne l'aurait pas souhaité. Donc, tu es là. Je suis encore partagée sur le point. C'est ça.
- Speaker #0
Et point.
- Speaker #1
Oui, oui. C'est hyper important.
- Speaker #0
Vous êtes tous les deux. Vous vous êtes trouvés tous les deux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça.
- Speaker #0
Je pense dire, ça aurait pu être mieux si... Non, non, non. Juste à l'état de...
- Speaker #1
Mais lui, il est très carré avec ça, par contre, Gabin. Parce que des fois, moi, je ne veux pas lui cacher son histoire non plus. Donc, avec mes enfants, je suis très dans la communication et très transparente sur tout ce qui se passe. C'est-à-dire, même avec le papa du deuxième, quand il y a eu le jugement, etc., j'ai toujours été transparente avec eux, avec des mots d'enfant, bien évidemment, mais je n'ai jamais caché. Parce que des fois, en tant que maman, je pleure et je ne vais pas me cacher de pleurer. Parce que c'est une émotion normale et que tout le monde peut la ressentir, même en tant qu'adulte. Donc, je trouve ça normal aussi de communiquer là-dessus. Et Gabin est au courant de son histoire, etc. Et des fois, quand je l'entends parler avec d'autres enfants à l'école, il dit Mais il est où ton papa Les questions comme ça. Et Gabin, il a une réaction. Mais moi, je n'ai pas de papa, je n'en ai pas besoin. J'ai ma maman. Et en fait, il a une réaction et je me dis, waouh, j'ai réussi en fait à lui expliquer qu'il n'y a pas besoin forcément d'être deux parents, qu'un parent, ça suffit. Et je pense qu'il a super bien assimilé le fait de, je n'ai pas de papa et alors.
- Speaker #0
Et c'est pas grave, et je vais bien.
- Speaker #1
C'est ça, quoi. Et ça me surprend parce que je me dis, en tant qu'enfant, Avec les autres enfants, non. C'est ça, je me dis avec les autres enfants qui peuvent voir avec deux parents, parfois ça peut être compliqué. Lui, pas du tout. Lui, ma vie, elle me correspond. C'est ce qu'il dit, c'est OK. Et donc ensuite Et donc ensuite, du coup, j'ai continué ma grossesse après ça. Je lui ai quand même demandé au géniteur s'il voulait participer à la première échographie. Donc c'était trois mois après la rupture, je crois. J'ai quand même fait l'effort. Parce que vraiment, je voulais pas... J'avais besoin d'aller jusqu'au bout de l'essai, je pense. Je ne sais pas. Mais j'avais besoin de lui demander. Donc, j'ai fait ma première écho toute seule. Il a refusé. Et ensuite, j'ai déménagé à six mois de grossesse dans une maison, toute seule avec mon fils. Parce que je vivais dans un tout petit studio. Donc, pour moi, le déménagement, ça a été waouh. Il y a un jardin. Il y a une chambre pour lui. C'était vraiment waouh, quoi. Genre, ça y est, j'étais une adulte, j'allais devenir maman. C'était ouf. Oui, ça fait ça. Oui, exactement. Donc voilà, j'ai poursuivi ma grossesse. Entre-temps, j'ai eu des soucis avec moi, ma propre génitrice, ma maman, pour qui j'ai dû couper les ponts. Donc la grossesse a vraiment été solo, solo, solo. J'ai vraiment dû me retrouver toute seule avec moi-même pour entrer dans cette maternité la plus sereine possible. Donc du coup, voilà, on est arrivé à la coupe.
- Speaker #0
Juste avant d'arriver à l'accouchement, tu étais avec des sacrés handicaps, entre les mines quelque part. Le mien, il n'y a plus de lien.
- Speaker #1
En fait, ça a toujours été plus ou moins compliqué avec ma maman. Encore là, à l'heure d'aujourd'hui, j'ai décidé de couper les ponts avec elle début septembre. Donc, c'est tout récent et c'est tout frais encore pour moi. Mais on a des visions de la vie qui sont totalement différentes et je n'ai pas eu un passé facile. Donc, chose qu'elle, elle ne reconnaît pas, mais que moi, m'apporte énormément de blessures à l'heure actuelle. Et chose que moi, je suis obligée de travailler sur moi-même pour ne pas retransmettre ça à mes enfants. Et c'est hyper compliqué. Donc, à l'époque, j'ai préféré couper les ponts parce que mon enfant ne prenait plus de poids. Je pense qu'il ressentait toutes mes émotions. Donc, c'était nécessaire. Pour moi, comme pour le bébé que je portais, c'était...
- Speaker #0
C'était durant la grossesse. Oui, c'était durant la grossesse. Et tu ne prenais pas de poids.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est ça. En fait, le bébé... Moi, je prenais du poids. Moi, je prenais du poids, par contre. Le chocolat, ça y allait. Mais le bébé ne prenait pas de poids. Donc, je dirais, peu après le déménagement. En fait, le déménagement a été le déclenchement parce que j'ai déménagé toute seule à six mois de grossesse. Et ça, je l'ai énormément reproché à mes parents parce qu'on ne peut pas laisser son enfant comme ça, déménager avec un ventre énorme parce que j'ai vite... Mes deux grossesses ont été énormes au niveau du bidon. Donc du coup, voilà, j'ai mal pris. Et à partir de ce moment-là, c'est un peu parti en cacahuète, si je puis dire, au niveau de mes émotions, au niveau de la rancœur que j'avais. Et le bébé ressentait tout. Et en fait, une écho...
- Speaker #0
Et ton père aussi
- Speaker #1
Mon père, il n'est pas... Il n'exprime pas... Il n'est pas aussi expressif que ma maman.
- Speaker #0
Et donc, il a fallu gérer toutes ses émotions.
- Speaker #1
C'est ça. après j'ai été bien accompagnée quand même la PMI, merci la PMI la PMI a beaucoup été présente j'ai vu une psychologue à ce moment là une psychologue exprès dans la maternité dans l'hôpital où j'accouchais, enfin vraiment j'ai été super bien accompagnée je trouve qu'en tant que maman solo bon ça dépend peut-être les établissements ou les endroits mais moi j'habite en Bretagne et en Bretagne je n'ai pas à me plaindre la PMI parfois a encore des
- Speaker #0
stigmates dans la profession pour les grands, non, il y a un accompagnement vraiment des professionnels.
- Speaker #1
Mais c'est nos a priori, en fait. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
Parce que moi, je sais que par exemple, ma maman, elle a toujours dit il ne faut pas aller à la PMI, ils peuvent te retirer tes enfants, etc. Et j'ai toujours vécu, les premiers mois de grossesse ont été très compliqués pour moi parce que je me suis dit, je ne peux pas aller à la PMI parce que si je leur dis que je suis fatiguée, que je n'arrive pas à m'en occuper la nuit. ils vont me retirer mon enfant. Je vivais avec cette peur de me dire je ne vais pas bien, j'ai un mal mon postpartum, mais je ne peux pas l'ouvrir parce que si je l'ouvre, j'ai un risque de perdre mon enfant. Jusqu'au jour où j'ai fait non, il faut que je parle. Parce que je ne peux pas rester dans cette situation pour mon enfant. J'ai besoin d'extérioriser aussi mon rôle de maman solo. Et en fait, la PNI m'a accueilli les bras ouverts, il n'y a eu aucun jugement. Dès que j'avais besoin, ils arrivaient dans la journée pour que je puisse... puisse me libérer de ma parole enfin franchement mais incroyable il ya ces équipes formidable oui et tu arrives au moment de l'accouchement tu as accouché à terme alors j'ai accouché deux semaines avant ouais je crois que j'ai accouché donc Gabin a pu prendre a pu prendre du poids ouais ça a été un déclenchement au moment où j'ai arrêté de discuter avec ma maman et que j'ai coupé les ponts avec elle et ben en fait il est remonté dans les percentiles Il a repris du poids normal. Et en fait, la gynécologue a quand même continué un petit peu les rendez-vous pour voir si ça se stabilisait. Et au bout d'un moment, elle m'a dit, c'est bon, là, il est reparti dans ses percentiles. Il n'y a aucune inquiétude à se faire. Donc, est-ce que c'est lié ou pas Je ne sais pas. Mais moi, dans ma tête, je me dis qu'il y a quelque chose qui se joue. Je pense que c'est un message de mon corps qui voulait me montrer quelque chose.
- Speaker #0
Et donc, à ce moment-là, tu es toute seule Tu es avec tes amis autour de toi qui ont pu t'aider quand même
- Speaker #1
Alors, j'avais un couple d'amis. D'ailleurs, le papa est actuellement le parrain de Gabin. Ils ont été toujours présents. En fait, c'est la première qui a su ma grossesse. Parce que forcément, quand on apprend une grossesse et que ce n'est pas prévu, on est un peu dans le flip total. Mais d'un autre côté, je me suis dit, je ne peux pas en parler trop avec d'autres personnes parce que même si ce n'était pas prévu, je le voulais cet enfant. Moi, ma décision a été prise et c'était clair pour moi. Et c'était la seule qui me comprenait, qui discutait avec moi, qui me rassurait. Elle m'a aidée dans les achats. Non, parce que je n'ai pas acheté grand-chose. Elle m'a passé plein de choses de ses enfants. Elle m'a accompagnée. Avec elle, j'étais une petite princesse. Donc, j'ai beaucoup de chance d'avoir ces amis-là. Et ils sont encore présents dans ma vie actuellement. Et je pense que je ne les remercierai jamais assez de faire partie de ma vie. depuis ces années.
- Speaker #0
C'est cet ami-là qui t'a accompagnée pour l'accouchement Comment ça s'est passé J'ai pris la décision d'accoucher toute seule.
- Speaker #1
À ce moment-là, j'avais un copain, ça ne faisait pas très très longtemps. J'avais des amis et je m'entendais bien avec un garçon. Et ce soir-là, il était à la maison. Et il y a un moment, je lui ai dit, je me sens pas très très bien, je pense qu'il faudrait peut-être m'accompagner à l'hôpital. Et je fais, bon bah d'abord, je vais prendre une petite douche, je vais aller aux toilettes, enfin voilà. Et du coup, il appelle mes autres amis parce qu'on était un groupe d'amis. Donc il appelle ses autres amis et là, je sors des toilettes et j'ai fait, je perds du sang, faut partir aux urgences maintenant. Donc en fait, ça a été le déclenchement. En fait, je pense que... Il a dû se passer un truc, je ne sais pas, mais gros flip total. Donc, il m'a accompagnée aux urgences. Donc, il n'est bien évidemment pas resté parce que ce n'était pas un homme que je connaissais beaucoup. Il faisait partie de mon groupe d'amis. Donc, voilà, il m'a déposée, il est reparti. Et donc, du coup, je suis restée toute seule à l'hôpital. Et là, ça a été un peu le choc pour moi parce que je ne veux pas de péridurale. Je ne veux rien de tout ça. Je veux un accouchement naturel. Et là, on m'annonce que madame, vous êtes en train de faire une hémorragie. Donc, en fait, on est obligé de poser une péridurale. Et là, ça devient important pour votre santé à vous et celle de votre bébé. Donc pour moi, ça a été pleur sur pleur. Je me suis dit, je ne vais pas avoir l'accouchement que je veux. C'était hyper difficile pour moi à vivre. Mais bon, j'ai été bien accompagnée parce qu'il y avait plusieurs sèches-femmes qui étaient avec moi. En étant toute seule, on m'a mis du renfort. Je suis partie dans la salle d'accouchement. On m'a posé la péridurale. Et trois heures après, je dis, j'ai des sensations bizarres. En plus, j'ai hyper mal, je ne comprends pas. Normalement, la péridurale, on n'est censé rien sentir. Donc, je ne comprends pas, en fait, pourquoi je souffre autant. Et elle m'a dit, il faut appuyer sur le petit bouton, là, pour avoir la dose de péridurale. J'ai fait, ah, je n'avais pas de péridurale. Donc, du coup, forcément, j'allais accoucher.
- Speaker #0
Elle ne t'avait pas expliqué Non,
- Speaker #1
elle ne m'avait pas expliqué. En fait, moi, ils m'ont mis la dose et je me suis dit, bon, ben voilà, ça va durer tout le temps. Et moi, je pensais que le bouton, c'était pour appeler. Enfin, je ne sais pas, en fait. J'étais dans mon monde à ce moment-là.
- Speaker #0
C'est ça Oui, tu es dans ton monde et tu ne sais pas.
- Speaker #1
Complètement. Du coup, voilà, il y a un moment, je sens des sensations bizarres. Et là, je me sens pas très, très bien. J'ai l'impression que je vais accoucher, mais par les fesses. Il faudrait peut-être aller voir. Et en fait, j'avais des contractions dans le dos. Et quand il est arrivé, le monsieur qui s'occupait de moi, il est arrivé. Il m'a dit, la tête est là, madame. Comment ça se fait que j'ai aussi mal Je me posais un milliard de questions. Ils m'ont dit qu'on serait obligés de vous injecter. Je crois que c'était de l'oxytocine. Je ne suis pas certaine de ce que j'avance. On m'a injecté ça. Et là, le cœur du bébé s'est envalé. Il faut arrêter de faire ça. Ça a commencé à bouger dans tous les sens. Et moi, j'étais là au milieu en me disant qu'est-ce qui se passe Pourquoi il y a autant de monde Et en fait, on m'a dit que le bébé a la tête vers le haut. Donc là, on va essayer de le retourner en même temps que vous poussiez. En fait, on m'expliquait plein de trucs. Et moi... Moi, quand j'ai fait mes cours à l'accouchement, j'ai aimé expliquer tout ça. Donc moi, j'étais là, j'étais mais qu'est-ce qu'ils me racontent tous J'ai fait mais dans un océan.
- Speaker #0
Je ne comprends pas ce qui se passe. Pas du tout, non. Et ça bouge dans tous les sens. Ah oui,
- Speaker #1
oui, oui. Ah ouais. Non, franchement, ouais. C'était très compliqué. Et à un moment, j'entends le mot césarienne. Et là, j'ai fait ah non, pas de césarienne. Je fais déjà, j'ai dû mettre la péridurale. Je fais en plus, on ne va pas mettre la césarienne. Alors là, je me suis mis une pression de dingue. Je me suis dit, on va essayer de pousser. Vous allez m'aider. Et puis, on va y arriver. Bon, ils ont vu ma détermination et à quel point la césarienne, je ne pouvais pas la faire. Bon, après, si ça aurait été obligatoire, bien évidemment, je l'aurais fait pour le bien-être de mon enfant. Mais du coup, on a essayé. J'ai poussé très fort. Et je me rappelle, les sèches-femmes disaient tout le temps, mais madame, il faut respirer. J'étais, non, il faut sortir le bébé. Voilà, j'étais, non, il faut le sortir, le bébé. Il a besoin de moi. Donc là, ma respiration, on verra plus tard.
- Speaker #0
Et l'hémorragie pendant ce temps-là
- Speaker #1
Eh bien, l'hémorragie, je pense qu'en fait, c'est parce qu'ils ont fait quand même un test après. Je pense que c'est le placenta, qu'il y a eu un hématome ou je ne sais pas trop quoi. Mais ce n'était pas très important. Voilà, ce n'était pas très important. Après, ils m'ont rassurée, etc. Mais ils ont préféré le prendre en urgence. En urgence, dans tous les cas, le col était en train de s'ouvrir. J'ai perdu la poche des os peu à temps après arriver à l'hôpital. C'était le moment. Donc, en soi... Mais ils ont quand même pris plus de précautions qu'habituellement.
- Speaker #0
Donc, le gamin se pointe, mais le nez, il se pointe le nez vers le haut.
- Speaker #1
Mais ils ont réussi à tourner quand même le bébé. Donc, c'est bon, il est arrivé vers le bas.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Donc, voilà. Après, il est né et on m'a laissé toute seule avec lui. J'ai fait la première tétée. Et après, on s'est lancé dans un allaitement qui s'est terminé cet été. Donc, après quatre ans. C'est une... Ça a été, waouh, cet allaitement incroyable. Je ne m'en remettrai jamais, je pense. J'ai réussi à donner le sein déjà. Donc moi, dans ma famille, on ne connaissait pas tout ça. Je l'ai découvert justement avec cette amie. Quand elle allait allerter ses enfants, moi, j'étais vraiment ébahie, étonnée. Je trouvais ça incroyable de nourrir son enfant avec son corps. Ça me passionnait. Et du coup, je me suis dit, moi aussi, je vais essayer. Moi aussi, je veux le faire. Ça a été compliqué au début parce qu'il ne prenait pas correctement le sein. La position de bouche ne voulait pas se faire. Et puis forcément, c'était une première. Donc, on n'est pas forcément à l'aise non plus à l'idée de... de trouver la bonne position, etc. Enfin, voilà. Et au final, ça s'est fait tout seul. Et puis, nous voilà partis dans cette aventure de l'allaitement.
- Speaker #0
Et comment se passent les premiers jours, toutes seules
- Speaker #1
Eh bien, franchement, super bien. Je pensais que ça allait être compliqué. Et en fait, non. Pourtant, la psychologue est passée, etc. en pensant que ça pouvait être compliqué, étant donné la grossesse que j'ai eue. Et en fait, non. Quand j'ai vu mon fils, ma vie s'est consacrée à mon fils. Je n'ai vu que par lui. Vraiment, le voir, ça a été... J'ai encore plein d'émotions quand je parle, j'ai envie de pleurer, là. Mais ça a été vraiment... Ah oui. Ça a été une concrétisation dont... Donc, je suis reconnaissante de la vie, quoi. C'est incroyable. Mon cœur s'est arrêté pour moi et il a commencé à battre pour lui, quoi. J'ai passé le flambeau, on va dire. Il m'a un peu sauvée de tout le mal-être que j'ai pu ressentir, etc. Même si de base, ce n'était pas fait pour ça, un enfant. Moi, il m'a...
- Speaker #0
Il y a eu des personnes qui t'entouraient, qui n'étaient pas bonnes pour toi. Oui. Tu as fait un grand changement de vie.
- Speaker #1
C'est un changement radical, même au niveau des émotions, etc. Tout a changé. Ma vision de la vie a changé. Vraiment, Gabin, quand il est arrivé, il a chamboulé ma vie positivement parce que du coup, je suis devenue encore plus... plus mature que je l'étais, avec des décisions différentes. Ça a été émotionnellement, ça a été incroyable.
- Speaker #0
Et comment se déroule cette première année Chez toi, à la maison, avec le bébé
- Speaker #1
Moi, j'ai deux Ausha à la maison. Et du coup, quand on est arrivé à la maison, les Ausha ont eu super peur du bébé quand il a commencé à pleurer. Ils avaient les galas queues toutes gonflées. Ils se sont dit, mais qu'est-ce qu'elle me ramène, celle-là Et arrivé là, non, à l'heure d'aujourd'hui, ils sont très heureux d'avoir mes enfants dans leur vie, mes petits Ausha. Mais sinon, tout s'est bien passé quand on est arrivé. J'étais beaucoup plus à l'aise à la maison parce que le fait d'être maman solo et à l'hôpital, j'ai l'impression que du coup, ils prennent plus de précautions et on est beaucoup moins libre. Et ça, ça m'a un peu dérangée parce qu'on surveillait tous mes faits et gestes. Comment je mettais la couche Après, je ne sais pas en tant que, quand on est deux, comment ça se passe. Mais moi, toute seule, on surveillait tout. Et pour moi, je ne me sentais pas vraiment légitime d'être maman parce que j'avais l'impression que...
- Speaker #0
Alors, c'est pareil pour les autres mamans.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Il y a un accompagnement à chaque soin, les premiers chants, les premiers bains, etc. Pour voir si le parent est à l'aise, s'il a des questions, etc. C'est un accompagnement. Du coup, toi, tu t'es sentie plus surveillée que si c'était une maman.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Et deuxième, tu avais plus l'habitude.
- Speaker #1
C'est ça. Je pense que...
- Speaker #0
Observer comment les parents se débrouillent, entre guillemets, et s'il a besoin d'accompagnement ou moins. Quand t'as le deuxième, t'avais déjà la main,
- Speaker #1
donc c'était facilement.
- Speaker #0
T'avais peut-être besoin moins de surveillance, entre guillemets.
- Speaker #1
Je pense que j'aurais été plus à l'aise sans surveillance. Parce que là, j'avais trop peur de mal faire quelque chose. Au final, ils m'auraient expliqué, mais du coup, mes gestes n'étaient pas naturels. J'ai bien vu la différence à l'hôpital et à la maison. J'étais plus fluide avec mon bébé, même communiquer avec lui. J'ai l'impression que j'étais plus gaga en rentrant à la maison qu'à l'hôpital où j'étais moins…
- Speaker #0
Plus naturelle.
- Speaker #1
Oui, voilà. En rentrant à la maison, ça m'a permis de lâcher toutes les tensions, de me retrouver dans mon petit cocon à moi.
- Speaker #0
Et donc, ça se passe comment Bien Naturellement Oui,
- Speaker #1
super. Vraiment super. Je demande quand même à la PMI de passer pour le poids par rapport à l'allaitement. Moi, ça me rassurait parce que j'avais peur qu'il ne prenne pas de poids correctement. Et au final, ça allait. Au niveau des quatre mois, quand il a eu quatre mois, il a été hospitalisé parce qu'il ne prenait pas assez de poids. Et en fait, il ne comprenait pas pourquoi. À l'heure d'aujourd'hui, on ne sait toujours pas pourquoi. Et mon deuxième a eu le même problème. Donc, je pense qu'en fait, je fais juste des petits bébés qui n'ont pas énormément de poids. Donc, du coup, voilà. Et ensuite, la première année, elle s'est... profilé nickel. J'ai rencontré le papa du deuxième quand Gabin avait neuf mois. Et donc du coup, après, je suis trop bien enceinte quand Gabin avait neuf mois. En fait, j'ai récupéré, j'ai pas eu mes règles pendant neuf mois. Donc ça a été incroyable. Et aux neuf mois, j'ai récupéré mes règles et je suis trop bien enceinte le mois d'après.
- Speaker #0
Ah,
- Speaker #1
le retour de couche. Il m'a dit bonjour. Il m'a dit, tiens, je t'oublie pas.
- Speaker #0
Et tu venais juste de commencer cette nouvelle relation.
- Speaker #1
C'est ça, ouais. C'était, bah oui, ça faisait quelques semaines, même pas. Ça faisait quelques jours qu'on était ensemble.
- Speaker #0
Et les sages-femmes t'avaient pas prévenu de ce retour de couche Alors si,
- Speaker #1
si elles m'avaient prévenu. Bah, je pensais pas que d'une, ça allait être aussi rapide. Et en plus, bah, la relation sexuelle, elle n'a pas été jusqu'au bout. Donc, en fait, je suis tombée enceinte qu'avec le liquide préséminal. Je ne savais pas. Je ne savais pas que ça allait suffire avec un retour de couche, l'allaitement, etc. Je me suis dit, avec tout cumulé, normalement... Et puis, l'ovulation aussi, il faut tomber sur le jour d'ovulation. Je suis tombée sur le jour d'ovulation.
- Speaker #0
Et plus endométriose.
- Speaker #1
Oui, ben voilà, en fait, c'est ça. Moi, je me suis dit, avec tout cumulé, ça n'arrivera pas. Voilà, il y a peu de chance. Voilà quoi, puis je sors d'une grossesse, je me dis mon corps, voilà, il faut qu'il se remette. Enfin voilà, je n'étais pas dans l'optique de... Ben mon corps, il a fait non, Marc, moi j'adore ça
- Speaker #0
Allez, on recommence la partie.
- Speaker #1
Bon, ça ne m'a pas dérangée. Je me suis forcément posé la question de comment je vais faire, parce que le papa n'était pas d'accord non plus. Il n'était pas forcément d'accord, mais il est quand même resté présent quand j'ai appris la grossesse, etc. on est quand même resté ensemble un petit peu de temps, enfin voilà, il m'a quand même accompagnée dans les débuts de cette grossesse-là, et moi je me suis posé un milliard de questions parce qu'en fait, il y a forcément l'échec qui m'est revenu en plein visage en me disant, s'il part, comment je vais faire avec deux enfants en bas âge En fait, c'était ça, je me suis posé la question de comment je vais gérer, est-ce que j'en suis capable Il y avait les pour, les contre, à ce moment-là, il y avait ma sœur qui était présente à la maison, donc j'étais très accompagnée émotionnellement. Et en fait, pour moi, c'était encore une fois une évidence parce que je ne me suis même pas renseignée sur l'avortement, rien du tout. En fait, c'était plus, j'avais besoin de faire mes plans et me dire, au cas où si je suis toute seule, comment je peux gérer C'était ça, en fait, je faisais mes plans. Mais moi, avoir des bébés rapprochés, c'est toujours quelque chose que j'aurais aimé. Au final, ce n'était pas prévu, mais je pense que, encore une fois, je pense que... On m'a envoyé un message. Voilà, j'ai eu Marceau. Ça a été une grossesse très compliquée parce que son papa faisait des allées et venues dans nos vies. Donc, je n'avais pas une super relation stable avec lui. Beaucoup de disputes, de paroles qui n'étaient pas censées faire partie de ma vie et celles de mon fils. Il y a eu beaucoup d'épisodes où c'était très compliqué. Émotionnellement, encore une fois, ça n'a été pas du tout une grossesse sereine. jusqu'à l'accouchement, ça a été très compliqué parce qu'accoucher au mois de décembre, début novembre, donc un mois et demi avant d'accoucher, il m'envoie, oui, du coup, il me faudrait un test de paternité à un mois d'accoucher, alors qu'il m'a accompagnée quand même à quelques exercices de préparation à l'accouchement. Il a fait quand même des petites choses, mais je pense qu'il a fait ces petites choses pour son égo à lui et pas forcément pour m'aider moi. On ne peut pas avoir ce comportement-là quand on part dans la vie d'une femme et qu'on revient alors qu'elle a déjà un enfant, qu'elle est enceinte. Émotionnellement, c'est compliqué. Je me dis qu'on ne peut pas avoir ce comportement-là, mais il a été comme ça. Je pense que la situation, je ne veux pas le protéger de son comportement, mais je me dis que je suis arrivée dans sa vie avec un enfant, je tombe enceinte tout de suite. Lui, c'était encore un enfant. Il était comme lui, il me disait, j'étais encore ado, il profitait de la vie, il n'avait pas de copine stable, il n'y avait rien de stable dans sa vie. Forcément, pour lui, ça a été un peu un chamboulement.
- Speaker #0
Oui, ce n'était pas du tout son objectif.
- Speaker #1
Non, ce n'était pas du tout son objectif, mais il est quand même resté, malgré qu'il n'a pas eu un comportement comme moi, je l'espérais, parce qu'en soi, moi, j'aurais aimé que ça se passe comme ça. C'était mon envie à moi. Lui, il a agi comme ça. Forcément, ça ne m'a pas plu, mais ça ne reflète pas non plus la personne qu'il est actuellement. Donc, moi, ma perception des choses, je l'ai très mal vécue. Après, il a quand même été là malgré le comportement qu'il a eu. À l'accouchement, il n'a pas été présent. J'ai accouché toute seule. Je n'ai pas voulu qu'il soit présent avec le truc de test de paternité. Je me suis dit, non, ça ne passe pas. Je ne peux pas faire venir un homme qui n'est même pas sûr d'être le père, alors que... C'était en 18 mois, parce que les 9 mois de grossesse, je les ai passés toutes seules. Les 9 mois avec Gabin, je les ai passés toutes seules. Donc en 18 mois, c'était le seul homme, le premier homme que je rencontrais en 18 mois et avec qui se passait quelque chose. En fait, moi, je n'avais pas de doute ni de question là-dessus. C'était une évidence pour lui qu'elle n'était pas. Bon, soit. Et l'accouchement, incroyable. Du coup, j'ai pu accoucher sans péridurale, avoir l'accouchement de mes rêves, dans le bain, accompagnée de sèches-femmes. Ah ouais, c'était...
- Speaker #0
Incroyable, génial. Tu peux nous raconter. Tu t'es préparée
- Speaker #1
Alors oui, je m'étais préparée. Je m'étais inscrite exprès dans une filière justement où c'était les accouchements sans péril. Donc moi, c'était un souhait depuis le début, depuis de toute manière, depuis que j'avais appris la première fois que j'allais être maman, c'était un souhait de ma part. Donc là, ma grossesse-là a été surveillée de près par rapport à l'hémorragie que j'avais fait à la précédente. Et en fait, aucun problème. Marceau prenait du poids correctement les échos étaient parfaits, j'ai eu le droit qu'à 3 échos autant à l'autre tous les mois j'avais une échographie pour le surveiller lui je l'ai vu que 3 fois et pas beaucoup non ça me rendait triste mais d'un autre côté je me suis dit c'est qu'il est en bonne santé donc en fait trop bien c'est que ça va donc du coup voilà en fin de grossesse ça a été hyper compliqué parce que j'avais des otites à répétition et à chaque fois je disais à Marceau il est pas bien pas le temps, enfin, tu ne peux pas sortir maintenant parce que je suis encore malade. Il faut que tu sortes au moment où je n'ai plus d'otite. Mon papa est venu m'aider en plus entre temps. Et en fait, trois jours après avoir eu l'otite, je commence à... Alors, je n'avais plus d'otite, j'allais beaucoup mieux. Et là, on est installé dans le canapé avec mon papa et je lui dis, papa, je me sens bizarre. Je fais, comment ça se passe quand on a des contractions Parce que à l'autre, je ne connaissais pas les contractions. Je ne savais pas réellement ce que c'était. J'étais un peu modifiée avec... Alors, ma fille,
- Speaker #0
je t'explique.
- Speaker #1
Bah du coup il a eu 4 filles donc je me suis dit il va m'aider, il m'a regardé le film et ça, j'en sais rien moi, il me regarde, franchement cette scène là elle était comique et je fais mais papa, je me sens vraiment bizarre quand même et on continue de regarder la télé puis à un moment je le regarde et il me regarde et on se comprend, bon allez viens on va aller calculer tes contractions. Donc on était là à noter sur un papier les heures de contraction et tout, il était vraiment super investi et c'était génial, on a énormément rigolé à ce moment là. Et je fais, ah, c'est quand même rapproché. Il me fait, tu sais, moi, à ta place, j'appellerai quand même l'hôpital. Je fais, ah, je ne sais pas, je ne vais pas les déranger pour rien. Il me dit, vas-y quand même. Bon, ok. Donc, j'appelle l'hôpital. Et je fais, j'ai l'impression d'avoir des contractions, mais je ne suis pas trop certaine de moi. Je vous appelle parce que mon père m'a dit de vous appeler. Alors, si vous êtes aussi sereine que ça, ils me disent, c'est que c'est un faux travail. Donc, ne vous inquiétez pas. Allez prendre une douche. Allez vous détendre. Allez dormir. Ça ira mieux demain. Du coup, je vais prendre ma douche, je redescends. En plus, j'avais des contractions dans la douche. C'était vraiment très bizarre. Mais je les vivais tellement bien que je me suis dit, ça doit être un faux travail, je ne sais pas. Je redescends, je regarde mon père, il me regarde. Il me dit, alors, ça va mieux Je dis, non, je me sens toujours un peu bizarre. Je dis, écoute, je vais aller me coucher. Et je vois qu'il ne bouge pas du canapé. Je dis, tu fais quoi Il me dit, je ne vais pas me coucher. Tu vas coucher ce soir, c'est sûr. Je me dis non mais arrête, en plus le lendemain on était le 13 décembre et je ne voulais pas accoucher le 13 décembre. Je ne sais pas pourquoi, mais je voulais accoucher le 12 ou le 14, mais pas le 13. Je ne sais pas pourquoi, je ne le sentais pas le 13. Et donc je vais me coucher et j'essaye de mettre la musique pour essayer de me changer les idées par rapport aux contractions que je ressens, etc. Et là il commence à monter les escaliers et je fais non papa, descends pas, prépare mes affaires. Je fais là on va à l'hôpital, je sens qu'il y a un truc qui ne va pas, donc même si c'est un faux travail, bah tant pis, on va aller à l'hôpital. Donc il allait préparer mes affaires parce que... Avant d'aller à la maternité, j'avais fait une petite liste de dernières minutes où il faut rajouter mon doudou, où il faut rajouter une petite photo de Gabin et de mes filles. J'avais fait un petit truc. Lui, il était en train de courir à droite à gauche et moi, j'étais là sur mon ballon. Est-ce que tu as bientôt fini Parce que là, j'ai l'impression que ça se rapproche au niveau des contractions. Le pauvre papa Au final, il s'occupait du petit. Gabin, qui avait 18 mois à l'époque, il allait dans la voiture. Il a tout préparé. Il m'a aidée à monter dans la voiture. Et là, je regardais l'heure et il me parlait. Et moi, je ne pouvais pas parler parce que j'étais trop concentrée sur mes ressentis à moi. Et en fait, c'était trois minutes de liberté et contraction. Donc en fait, à chaque fois, j'avais la contraction. Je me concentrais. Puis après, pendant trois minutes, j'étais troquée. Je faisais, ça fait déjà trois minutes. Mais papa, tu ne peux pas accélérer. Et trois minutes, c'était super rapide en fait. Donc moi qui faisais du sport avant et qui faisais un peu plus. C'est long et tout. Non, non, ce n'est pas long.
- Speaker #0
Je passe vite. Et c'est le moment où on peut récupérer aussi entre les deux.
- Speaker #1
Oui, oui. Donc, c'est court, mais à la fois, c'est long parce qu'on peut reprendre nos esprits et souffler un bon coup sans avoir de douleur.
- Speaker #0
Et tu n'avais pas du tout les mêmes sensations que pour Gabin. Non,
- Speaker #1
parce que Gabin, c'est ça. Gabin, je suis partie à l'hôpital parce que j'avais une hémorragie, pas parce que je sentais qu'il allait arriver. Alors que là, Marceau, c'était vraiment de fortes contractions. Mais... Pas de perte de poche des os, il n'y a rien qui a indiqué que j'allais accoucher en fait.
- Speaker #0
Et c'était bizarre pour toi, mais ce n'était pas douloureux
- Speaker #1
Non, voilà, je le vivais très bien, j'étais sereine dans ce que je ressentais. Du coup, j'arrive à l'hôpital. Et à l'hôpital, la sage-femme qui m'accueille, elle me dit, mais vous n'êtes pas du tout en faux travail, la madame. Elle m'a dit, vous êtes en vrai, en faux travail, un vrai travail. Ah bon Moi, j'étais surprise. Je me suis dit, je ne sais pas, au téléphone. Elle m'a dit, je ne sais pas, au téléphone, vous m'avez l'air sereine. Je dis, non, je ne sais pas, je vous ai dit que je me sentais bizarre. Du coup, on a rigolé quand on s'est vus. Donc, elle m'installe dans la salle nature. En plus, j'étais toute seule. Donc, c'était le choix de la reine le soir-là. Donc, c'était soit chambre haute, soit chambre terre. J'ai choisi chambre haute, c'était bleu, tout beau. avec des petits poissons, j'étais très contente elle m'installe et elle me fait est-ce que je peux juste est-ce que vous m'autorisez à regarder en fait où ça en est histoire que je prévienne votre sage-femme qui vous a suivi tout le long de la grossesse et qu'on se retrouve toutes les deux pour vous, étant toute seule, donc mon père pendant ce temps-là il a fait mes papiers et il a pris l'enfant et il est re-rentré, elle est restée toute seule à la maternité et là elle me fait alors en fait vous êtes bien ouverte, donc je vais appeler tout de suite l'autre sage-femme parce que je pense qu'en fait il va pas tarder à arriver et je me suis dit waouh mais en fait j'ai des grossesses, enfin des accouchements hyper rapides, ça a jamais excédé 4 heures, voilà les deux ça a été 14 ans de travail et d'accouchement donc j'ai de la chance mais pour le coup aussi rapide comme ça c'est super étonné donc l'autre sage-femme arrive pendant ce temps là on m'a préparé un bain j'ai été dans le bain, on m'a fait des massages on m'a passé de l'eau sur le dos j'étais vraiment une petite princesse c'était vraiment incroyable et les sensations sont quand même, en plus il avait ok dans mon ventre donc je devais gérer et les contractions et le hoquet super désagréable du bébé qu'on sent vraiment j'étais dans le s'est pas posé mais là je me suis dit il sort quand même c'est lui qui sort et il est là il est en hoquet je me suis dit il est rigolo quand même cet enfant et jusqu'au moment où je fais je sens que ça pousse mais moi je poussais pas en fait c'était mon corps qui le faisait naturellement et là je me suis transformée un peu en lionne je n'étais plus du tout moi même Je me suis mise à crier et à avoir une force surnaturelle pour le sortir. J'ai eu une petite larme en me disant pourquoi je n'ai pas pris la péridurale. La petite larme, elle a duré même pas 0,01 seconde. Parce que je me suis dit ton bébé, il est à l'étroit entre tes jambes là, il faut le sortir. Donc, tu n'as pas le temps de penser à ça. Donc, les sages-femmes m'ont super bien accompagnée. Alors moi, je ne leur parlais pas parce qu'il fallait que je reste concentrée. Mais elles me parlaient beaucoup et puis elles se parlaient entre elles. Donc, ça me détendait aussi. Mais en fait, le bébé est sorti. Il ne manquait plus que les pieds. Là, elles m'ont dit, il faut faire une dernière poussée pour les pieds. Mais vous ne pouvez pas tirer. Non, non, madame. C'est votre choix. Vous avez dit qu'il fallait le sortir toute seule. OK. Donc, j'ai poussé une dernière fois. Le bébé est sorti. Et là, ils m'ont dit, bon, il est là. Et là, je me retourne. Je me dis, il est où Mais il est là, entre vos jambes. Du coup, il est dans l'eau. Vous êtes prêtes. Sur le coup, je me suis dit, il n'y en a pas. Ah oui, j'étais hyper surpris. Je me suis dit, non, je ne comprends pas. Et en fait, non, ils m'ont expliqué qu'ils le laissent dans l'eau et que c'est moi qui lui donnerai sa première respiration. Mais qu'en attendant, vu qu'il n'est pas sorti de l'eau, il ne connaît pas encore la respiration. Donc, je pouvais prendre le temps de me remettre de mes esprits, en fait, de souffler un bon coup et de me sentir prête à lui donner son premier souffle de vie. Et ça, c'était waouh J'ai repris mes esprits. La douleur est partie aussi vite qu'elle est venue. vraiment ça c'est pas du tout un mensonge genre j'ai vraiment oublié le moment où il est passé et que je souffrais 30 secondes avant c'est parti aux oubliettes et du coup j'ai baissé la tête, je l'ai regardé et là j'ai fait c'est le moment et là je l'ai sorti et voilà il a respiré et il a pleuré et j'ai fait waouh et là j'ai pleuré mais comme une madeleine pendant des minutes et des minutes donc ils ont fini j'ai fini par leur donner le bébé parce que j'étais tellement fière de ce que je venais d'accomplir qu'il fallait que j'exprime toutes mes émotions. Donc j'ai pleuré, puis ils étaient là avec le bébé à côté.
- Speaker #0
Expérience incroyable.
- Speaker #1
Ah oui, ouais, ouais. Ouais, ouais. C'est magique. Je suis fière de cet accouchement. L'avoir vécu tout seul, en plus, je suis doublement fière. On a fait du peau à peau. L'allaitement, ça a été tranquillou. La bouche est arrivée toute seule sur le même long. Il a têté, mais alors comme un roi. Il a vraiment ses suctions de bouche parfaites. Enfin, une autre expérience qu'avec Gabin. Mais bon, après, c'est pareil. Ça faisait déjà 18 mois que j'allaitais. Donc, j'avais déjà aussi la main dessus. Donc, voilà.
- Speaker #0
Tu as fait alors pour allaiter deux enfants en même temps.
- Speaker #1
Alors, comment j'ai fait Alors déjà, quand je suis rentrée à la maison, il y en a un qui était super heureux. Gabin. Parce que j'avais une montée de lait. Et lui, il s'est dit, trop bien. Pendant la grossesse, je n'ai pratiquement rien eu. Et puis là, bah, flot de lait. Donc, j'ai une photo. Après, la première fois de m'amonter les deux, j'ai une photo de Gabin avec la grosse perle de lait sur le bord de la bouche, genre Maman, je t'aime Et en fait, ça s'est fait tout naturellement. La première fois où j'ai allé teler les deux, c'était à la maternité. Je n'étais pas très à l'aise. Le gamin était debout. Marceau, je ne tenais pas très bien. L'allaitement s'est fait vite fait, mais c'était la première fois où ils ont pris le sein tous les deux. Ils se donnaient la main. Mon papa a pris une photo incroyable. La position n'est pas du tout bonne. Je pense que les sages-femmes seraient en PLS en me voyant dans cette situation. Franchement, la photo est tellement belle. Ils se donnent la main. Je suis épanouie. Elle reflète énormément d'amour, cette photo. Je l'aime beaucoup. Et après, du coup, on est rentrés. Et l'allaitement s'est fait naturellement. Vous, Gabin avait ce qu'il voulait, Marceau avait ce qu'il voulait. Ils étaient tous les deux à la demande. Et j'avais beaucoup plus de lait qu'à la première. Donc, je ne sais pas comment ça fonctionne à l'intérieur du corps, mais j'avais plus de lait. Donc, je n'ai pas eu besoin de dire à Gabin, là, tu vois, tu ne peux pas parce que ton frère a besoin de manger. Je n'ai jamais eu besoin de faire cette différence-là. Ils ont toujours eu ce qu'ils voulaient au niveau du lait. Parce que j'ai toujours été pleine de lait.
- Speaker #0
et ses premiers mois avec un petit de 18 mois oui mais il était super dégourdi,
- Speaker #1
c'était vraiment incroyable il chantait des chansons à son frère il lui faisait des papouilles et puis il comprenait que le soir je devais m'occuper de lui, enfin vraiment pour un petit de 18 mois il était super compréhensif mais j'essayais de faire en sorte que ça reste un enfant, parce que je voulais pas qu'il grandisse trop vite, donc t'as 18 mois reste à tes 18 mois on continue à chanter un siphon ponpon je continue à rester des heures à côté de toi parce que t'as besoin de dormir paisiblement enfin voilà j'ai pas du tout oublié mon rôle de première maman parce qu'il avait 18 mois et qu'il avait autant besoin de moi que son petit frère donc en fait je me suis partagée en deux et je vivais que pour eux ça a été mes enfants les premiers mois ça a été que eux j'ai été énormément aussi accompagnée autour encore de la PMI d'une psychologue Parce que le postpartum du premier a été très compliqué, étant donné que je ne voulais pas appeler la PMI. Là, je l'ai appelé dès le début et donc, du coup, j'ai été mieux accompagnée dès le début. Et j'ai vécu un postpartum incroyable. J'étais sereine, j'étais bien accompagnée aussi parce que mon père m'avait fait des petits plats. Ma famille est arrivée pour les fêtes. Donc, en fait, j'étais hyper accompagnée. J'ai des amis qui sont venus pour me faire le ménage. Pour cette deuxième grossesse, j'étais vraiment...
- Speaker #0
Très bien accompagné au poste. Ton papa était réapparu
- Speaker #1
Oui, du coup, il est venu me voir tous les jours à la maternité. C'est vraiment... C'est lui qui a tenu pour la première... J'ai accouché le matin à 4h du matin, voire à 16h, 17h quand il est venu me voir. Il tenait le bébé dans les bras.
- Speaker #0
Son papa à Marceau Son papa à Marceau.
- Speaker #1
Le soir même, j'ai accouché, comme je venais de dire, j'ai accouché à 4h du matin. Mon père est venu entre-temps. Et le soir même, à 22h, après un mois et demi sans nouvelles, oui, c'est pour savoir si tout va bien et si tu as accouché. Et là, je me suis dit, non mais le mec, il a, je ne sais pas, il a ressenti quelque chose, je ne sais pas. Et donc, du coup, là, ça a été compliqué pour moi parce que j'ai pas envie qu'il m'ennuie dans ma vie de maman. J'ai pas envie de vivre quelque chose de mal parce qu'en fait, il revient dans nos vies alors qu'il y a un mois et demi, il était super désagréable et qu'il m'avait fait vivre une grossesse qui était... compliqué émotionnellement. Donc, j'ai appelé la sage-femme et la sage-femme, elle a pris mon téléphone. Elle a dit non, vous ne lui parlez pas. Ce n'est pas le moment. Là, vous profitez de votre première nuit avec votre bébé. On verra ça demain. Donc, j'ai vu ça le lendemain. Je lui ai répondu le lendemain. Il a voulu rencontrer Marceau. Donc, nous, on a organisé une visite avec la maternité. Donc, il n'est pas venu dans ma chambre. On est partis dans une salle à côté parce qu'il ne voulait pas que je me retrouve avec lui. Donc, on était...
- Speaker #0
C'était en parler de la situation. Oui,
- Speaker #1
oui, oui. Après, il était au courant que je suivais aussi la psychologue. Oui, oui, oui. La psychologue avait même rencontré cette époque, donc...
- Speaker #0
Et la psychologue peut nous demander si elle peut informer le reste de l'équipe de la situation, on accepte ou pas également. Et lorsque il y a des situations... Comme dans ton cas par exemple, où on peut organiser des rencontres, mais pas forcément dans la chambre, ça peut être en train de faire un moment. C'est ce qui s'est passé.
- Speaker #1
Oui, c'était possible. Mais il a eu le droit qu'à une visite. Je pense que c'est important, malgré que ce soit le papa, etc. Il a eu le droit qu'à une visite. Moi, le papa c'était mon papa à moi. Lui, il avait le droit de venir tous les jours. Il a eu le droit qu'à une visite pour rencontrer son enfant parce que la psychologue a appuyé la demande. en disant que moi, j'étais d'accord et qu'il fallait qu'il rencontre son fils. C'était normal et c'était dans la logique des choses. Et qu'il est venu et quand il a vu le petit, il n'a même pas osé le toucler. En même temps, Marceau était tout petit. Voilà, il a à peine osé et là, il m'a fait un énorme câlin et il m'a dit merci. Merci pour ce cadeau. Il avait les larmes aux yeux. Il était ému, en fait. Donc, j'étais toute aussi émue. Mais je pense que moi, j'étais émue à cause des hormones. Je n'étais pas émue parce que j'étais heureuse qu'il était là. Parce que je pense que j'aurais aimé que les choses se passent autrement. Et que je savais que là, en fait, on allait rentrer dans une période où le papa de l'enfant est là et je vais devoir partager mon enfant. Donc, en fait, quand il est venu à la maternité, moi, c'était ça dans ma tête. C'était... Je vais devoir faire une garde.
- Speaker #0
Je vais devoir partager.
- Speaker #1
Ouais. Et être séparée de son enfant, c'est hyper dur. Et c'est quand,
- Speaker #0
maintenant
- Speaker #1
Alors là, à l'heure actuelle, il s'est passé beaucoup de choses parce qu'il l'a reconnue une semaine après. Donc du coup, il n'a pas son nom, il n'a rien du tout. Il a eu quand même l'autorité parentale. Et en fait, à partir de ce moment-là, quand il a vu que lui, il n'avait pas son nom et que Marceau avait mon nom, On est un peu parti dans des conflits, il n'était pas d'accord. Et puis moi, je voulais que mon nom soit en premier. Et lui, il a dit, bah non, normalement, c'est les hommes en premier. Il était très dans l'ancien temps où c'est l'homme qui. Et moi, je n'étais pas d'accord avec ça. Dans un premier temps, il venait à la maison le voir. Oui, il venait à la maison le voir et il passait quelques heures avec lui. Et sauf qu'en fait, la situation se dégradait parce que j'avais le droit à des réflexions. Il n'était pas forcément super agréable par message. C'était parti. Oui, c'est ça. Et par message, il était horrible avec moi. Et en fait, je commençais à lui dire, en fait, si tu viens et que tu es désagréable, ça ne sert à rien. Enfin, moi, je ne veux pas. Et ça, ça a duré un an et trois mois, cette situation. Et au final, il venait à mon domicile pour voir Marceau. Et moi, j'avais mon aide ménagère en même temps. Comme ça, je ne me retrouvais pas toute seule avec lui. Au jour où je me suis retrouvée toute seule avec lui parce que je n'avais pas l'aide ménagère et là, il ne voulait pas sortir de mon domicile. Il a commencé à me crier dessus, on a commencé à se crier dessus mutuellement alors qu'il y avait les enfants qui étaient là. Et là, j'ai fait sort, sinon j'appelle la gendarmerie. Et il n'a pas voulu sortir. Donc, j'ai dû appeler la gendarmerie. Je lui ai demandé juste de sortir pour qu'il arrête de me hurler dessus et qu'on arrête cette situation. Et il a refusé. La gendarmerie est venue pour apaiser les choses. Donc, il est sorti de mon domicile. Et là, je me rappelle que le gendarme a dit, oui, mais c'est bon, vous êtes déjà maman solo d'un enfant, il peut avoir la garde de l'autre. J'ai regardé le gendarme et j'ai fait, mais si Ah non, mais je l'ai regardé, j'ai fait, de quoi je me mêle Déjà, d'une, ce n'est pas vos histoires, et de deux, vous ne savez rien de ce qui se passe. Donc, vous ne pouvez pas vous permettre de juger. Donc, voilà, là, maintenant, je n'ai rien à dire. La seule chose que j'avais besoin, c'est que vous me sortiez, monsieur, de chez moi. Maintenant, c'est fait, vous pouvez également sortir de chez moi. Voilà, donc ils sont sortis, j'ai vu discuter pendant longtemps devant la porte de chez moi. J'ai fermé la porte à clé. On ne me regarde pas. Donc, voilà. Et là, à partir de ce moment-là, moi, je suis partie poser une main courante pour exprimer tout ce qui se passait parce que moi, ce n'était pas possible. Il fallait que je me protège aussi. Tu te protégeais Émotionnellement, ça devenait très compliqué pour moi. Donc, c'était impossible. Et de là, je suis passée en audition par rapport au comportement qu'il a pu avoir pendant la grossesse, etc. Donc, ça a été une matinée où il a fallu que je m'exprime, que je montre les messages.
- Speaker #0
Ah oui Les messages.
- Speaker #1
enregistrer les messages faire des captures d'écran avec l'heure, la date tout garder franchement j'ai vécu un postpartum qui était cool vis-à-vis de mon enfant mais alors vis-à-vis de ma situation de maman solo et de me battre entre guillemets pour avoir la garde de mon fils waouh ça a été un combat mais incroyable genre je souhaite à personne de vivre ça en postpartum les émotions tout tout oui C'était épuisant.
- Speaker #0
Je ne disais pas le moment. Je ne sais pas si c'est le meilleur moment. Mais là, c'est le moment où il y a toutes les hormones qui sont dans tous les sens. C'est hyper complexe.
- Speaker #1
C'est ça. Le jugement a été en ma faveur d'un week-end sur deux chez papa et la moitié des vacances scolaires, mais en progressive. C'est-à-dire qu'au départ, il avait le droit à un samedi sur deux, après un vendredi, un samedi sur deux, et puis après, bon ben voilà. Donc là, il l'a eu pour la part.
- Speaker #0
Il l'acceptait
- Speaker #1
Alors, il n'était pas d'accord, mais un jour, il m'a confié, il m'a dit, vu les frais d'avocat, en fait, je ne pouvais pas plus me battre parce qu'il a lâché plein d'argent dans l'avocat. Il m'a dit, je n'avais plus les moyens.
- Speaker #0
Mais lui, il était d'accord de prendre Marceau régulièrement, de s'en occuper
- Speaker #1
Il était d'accord. Alors, à chaque fois... quand il n'y avait pas de jugement, c'était moi qui n'étais pas d'accord parce que j'avais peur qu'il ne revienne pas avec lui. C'était ma plus grande peur, le fait qu'il me prenne Marceau et qu'il ne revienne pas plus tard avec lui. Alors ok, c'est notre enfant, mais il a besoin de sa maman, surtout que je l'allaite. C'est vraiment ma peur. Donc il n'avait jamais passé le temps tout seul avec lui avant d'avoir ce jugement. Je parais très sectaire, très droite, très trop carrée. Mais c'était le bien-être de mon enfant en premier. Et moi, le temps que je n'avais pas la décision de qui que ce soit, je me suis dit, s'il se passe quoi que ce soit avec Marceau, ça sera aussi de ma faute parce que je lui aurais donné notre enfant. Alors que là, c'est la juge qui a statué. S'il se passe quoi que ce soit, c'est le problème de la juge. Donc, j'espère pour la juge que tout se passera bien. Voilà, dans ma tête, c'était ça. Au moins, ce n'est pas de ma faute. Moi, je me suis battue pour le bien-être de mon fils et rien d'autre. On arrive à bien parler. Alors, lui a refait sa vie. depuis le jugement en fait, j'ai su qu'il était en couple depuis le jugement, parce qu'elle elle avait témoigné, donc à l'heure d'aujourd'hui il a refait sa vie Marceau le vit plutôt bien on s'entend bien, on essaye d'avoir une entente cordiale sinon après on n'est pas beaucoup plus proche que ça mais pour Marceau je trouve que c'est quand même super important d'avoir cette entente là moi j'ai préféré mettre énormément de distance parce que même après l'accouchement de Marceau Il est revenu vers moi. Il a essayé de retenter quelque chose, malgré qu'il avait sa copine, je pense. Je ne sais pas.
- Speaker #0
En vrai,
- Speaker #1
pas. On a eu un rapport. Donc, on a été très proches pendant un moment. Et finalement, il m'a dit que ce n'était pas possible. Bon, voilà. Il a recommencé mai-juin de cette année. Oui, il me semble que c'est ça. Il a recommencé mai-juin de cette année où il est venu chez moi et on s'est embrassés. Il a eu des gestes qui étaient déplacés. Et en fait, quand j'ai voulu en parler avec lui le week-end, il m'a dit encore une fois, non, ce n'est pas possible. Et là, je me suis dit, c'est bon, arrête de te foutre de moi. Là, c'est stop. Et là, j'ai fait un énorme travail sur moi-même parce que je n'arrivais pas à faire le deuil de cette relation. Et j'ai fait un énorme travail sur moi-même et je suis passée à autre chose. En fait, j'ai eu un déclic. Je pense que cette fois-là où il m'embrassait... Ça m'a déclenché un déclic, étant donné qu'en plus, il était en couple à côté et je me suis dit, en fait, je vais... cet homme ne mérite pas. Ce n'est pas possible. Je le respecte trop.
- Speaker #0
Je le respecte.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et puis moi, ce n'est pas du tout la vision que je donne à mes enfants non plus. Ça ne fait pas partie de l'éducation de leur donne.
- Speaker #0
Brièvement, est-ce que tu peux nous expliquer comment Gabin vit cette situation et Marceau Parce que Gabin, lui... On n'a pas son géniteur qui vient voir papa. Comment ils le vivent tous les deux Alors que Marceau, lui, il va partir en vacances. Comment réagit Gabin
- Speaker #1
Il s'est posé énormément de questions, Gabin. Alors, Marceau le vit très bien parce que lui, il a son papa, il a sa maman. Donc, il ne se pose pas énormément de questions. Après, Marceau, c'est très compliqué pour lui de partir chez papa. Il pleure à chaque fois qu'il y va. Il ne veut pas y aller. Il dit qu'il ne veut pas papa. Je ne comprends pas pourquoi, parce qu'une fois que j'en parle avec son papa, il me dit qu'à la maison, ça se passe très bien. Mais bon, moi, je ne sais pas ce qui se passe là-bas. Donc voilà, j'ai été inquiète plusieurs fois. On a fait une médiation et à chaque fois, lui, il me rassurait là-dessus en me disant que tout se passait bien et qu'une fois là-bas, il n'y avait aucun souci. Donc je laisse faire et je pense que c'est un marceau de s'habituer à quitter sa maman et à laisser un peu plus de place à son papa. Moi, à la maison, j'essaye de faire en sorte qu'il y ait une photo de son papa et de moi à la rentrée des classes de cette année qui est accrochée dans sa chambre. pour lui montrer que son papa fait quand même partie intégrante de nos vies, même s'il n'est pas à la maison. Et c'est vrai que Marceau, tu peux venir avec nous chez papa. Enfin voilà, me quitter, c'est compliqué, alors qu'aller à l'école et même quand je l'ai chez des amis pour qu'il aille jouer chez des copains, ce n'est pas compliqué. Mais partir chez son papa, c'est compliqué.
- Speaker #0
Gabin, comment il comprend tout ça
- Speaker #1
Gabin, comment il comprend tout ça Lui, il a une vision des hommes qui est un peu... Fauché, je pense. Vu qu'il n'a pas de papa, dès qu'il voit un homme, il est super proche de lui. Donc, il est super proche du papa de Marceau. Le mercredi, il va au sport. Il est super proche du prof de sport. Il est super proche de son parrain. Même à chaque fois, son parrain me dit Mon parrain, c'est mon papa. Non, parrain et papa, ce n'est pas la même chose, mon cœur. Le parrain, c'est un deuxième papa de cœur. Après, il y a le papa, il y a le parrain. Enfin voilà, j'essaye de lui expliquer. Ça a été compliqué au départ parce qu'il me disait pourquoi lui va chez son papa et puis moi, je reste avec toi. Enfin, il me posait des questions, mais j'ai toujours été transparente avec lui. Et là, à l'heure actuelle, à l'heure où je vous parle, encore hier, il disait mon géniteur. Voilà, c'est mon géniteur, le papa de Marceau. Il met les choses dans leur contexte, à leur place et il est OK avec ça. OK,
- Speaker #0
très bien. Tu travailles aussi à côté, comment tu fais
- Speaker #1
Alors j'avais repris mes études après la naissance de Marceau, je suis partie un an dans mes études et j'ai eu mon diplôme, donc tout a été validé, c'est parfait, j'étais très contente et en fait j'ai des soucis de santé au niveau de la cheville qui m'a fait avoir plusieurs opérations, donc en fait à l'heure actuelle je ne reprends pas le travail parce que les études que j'ai fait dedans ne correspondent pas à mon handicap de la cheville. Donc, il va falloir que je refasse une autre voie professionnelle. Et là, pour le moment, je me consacre à mes enfants parce que j'ai fait un an d'études et ça a été hyper dur de gérer les deux enfants et mes un an d'études. Donc, je ne me vois pas repartir là-dedans. Donc, je prends mon temps. Je prends mon temps, je profite de mes enfants. Ils sont petits qu'une seule fois, donc j'en profite, je prends mon temps dans ma vie et voilà.
- Speaker #0
Est-ce que tu aurais un dernier mot, un conseil à donner aux parents solos qui nous écoutent.
- Speaker #1
Alors, si j'ai un conseil à donner, c'est lâcher prise, même si ce n'est pas facile. On est tous des bons parents à notre échelle. On est tous le bon parent pour nos enfants. Il faut croire en soi. C'est super important. Il ne faut pas hésiter à demander de l'aide. Ce n'est pas parce qu'on demande de l'aide qu'on est faible. Au contraire, c'est en demandant de l'aide qu'on est quelqu'un de fort parce qu'on pense à ses enfants et à soi-même. C'est super important. Et que tout passe. Toute période de l'enfant passe. Donc, quand c'est dur, il faut pleurer pour évacuer les émotions. Moi, je pleure beaucoup, mais tout passe. Chaque phase de l'enfance passe. Les pleurs la nuit, ça passe. Le cododo, ça passe. L'allaitement, ça passe. Donc, c'est dur un moment, mais quand ça passe, ça nous manque.
- Speaker #0
Oh, c'est joli.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Merci beaucoup, Samantha.
- Speaker #1
De rien avec l'échange. Oui.
- Speaker #0
Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à liker et partager le podcast pour aider les autres parents qui en auraient besoin. Vous pouvez retrouver les replays du podcast sur notre site internet emilyavelyne.com, liker la page Facebook et Instagram. A la semaine prochaine sur Sololitude pour une nouvelle histoire de parents solo.