- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude, c'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants ou qui se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien et des tâches à accomplir. c'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants ou qu'ils se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien d'achats à accomplir. Que l'on soit indépendant, Que l'on soit indépendant, salarié, salarié, au chômage ou en reconversion, au chômage ou en reconversion, on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Alors comment kiffer, Alors comment kiffer, apprécier, apprécier, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo, même quand cela paraît impossible même quand cela paraît impossible Je suis Emilie Aveline, Je suis Emilie Aveline, je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. Depuis des années, Depuis des années, j'accompagne les parents à se sentir moins seuls dans leur parentalité afin de s'épanouir dans leur vie personnelle. j'accompagne les parents à se sentir moins seuls dans leur parentalité afin de s'épanouir dans leur vie personnelle. Merci pour votre indulgence concernant le son des interviews qui n'est pas toujours optimale. Merci pour votre indulgence concernant le son des interviews qui n'est pas toujours optimale. C'est parti sur Sololitude, C'est parti sur Sololitude, bonne écoute bonne écoute Bonjour, aujourd'hui je reçois Stéphanie Bourgeon qui est psychopédagogue et praticienne en réflexe primitif sur Dinard et Saint-Malo. Elle accompagne les jeunes, les ados, les adultes et les seniors pour les difficultés d'apprentissage ou en lien avec la scolarité, la confiance en soi, la régulation des émotions, la gestion du stress, la relation aux autres, la communication et bien d'autres objectifs de travail. Son accompagnement permet de mettre en lumière le potentiel de la personne. Je vous laisse découvrir cette toute première interview. Let's go Alors aujourd'hui je reçois Stéphanie Bourgeon qui est psychopédagogue et qui était enseignante auparavant. Donc Stéphanie, bonjour
- Speaker #1
Bonjour Émilie, je suis ravie que tu me reçoives aujourd'hui.
- Speaker #0
Merci, on va parler de ton cursus, de ton évolution, de ce que tu fais aujourd'hui dans ton cabinet, les gens que tu reçois, les motifs de consultation, en quoi c'est intéressant de consulter une psychopédagogue. On va parler de tout ça aujourd'hui, ça va être... hyper intéressant. J'ai vraiment hâte de découvrir ton nouveau métier.
- Speaker #1
Ben écoute, moi aussi je suis ravie de pouvoir partager ce métier qui n'est pas si connu que ça finalement aujourd'hui en France.
- Speaker #2
Moi aussi, je suis ravie de voir qu'il n'est pas si connu que ça. Il a un meilleur vieux en France. C'est un métier qui vient des pays du Canada,
- Speaker #1
C'est un métier qui vient des pays du Canada, des Belgiques,
- Speaker #2
des Belgiques,
- Speaker #1
des pays un peu plus précurseurs j'ai envie de dire en termes de pédagogie.
- Speaker #2
des pays un peu plus précurseurs, j'ai envie de dire, en termes de pédagogie.
- Speaker #1
Et la psychopédagogie est arrivée il n'y a pas si longtemps que ça en France,
- Speaker #2
Et la psychopédagogie est arrivée il n'y a pas si longtemps que ça en France,
- Speaker #1
mais ça se développe.
- Speaker #2
mais ça se développe. C'est vrai que maintenant,
- Speaker #1
C'est vrai que maintenant c'est quelque chose,
- Speaker #2
c'est quelque chose, c'est des personnes qu'on va retrouver de plus en plus dans les grandes villes,
- Speaker #1
c'est des personnes qu'on va retrouver de plus en plus. dans les grandes villes ou en fonction des secteurs.
- Speaker #2
en fonction des secteurs,
- Speaker #1
Et c'est super parce que c'est vraiment un métier passionnant et j'ai hâte de vous en parler.
- Speaker #2
et c'est super parce que c'est vraiment un métier passionnant et j'ai hâte de vous en parler.
- Speaker #0
Tu vas nous raconter tout ça. Alors, est-ce que de tout départ, tu peux nous raconter un petit peu d'où tu viens, ton métier d'enseignante Donc voilà, un petit peu tout ça. On t'écoute.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
Donc moi j'ai été 17 ans enseignante en école primaire.
- Speaker #1
moi j'ai été 17 ans enseignante en école primaire.
- Speaker #0
En école primaire,
- Speaker #1
Ça a été,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
voilà, en école primaire,
- Speaker #2
Ça a vraiment été ma formation initiale,
- Speaker #1
ça a vraiment été ma formation initiale.
- Speaker #2
c'était mon métier de cœur.
- Speaker #1
Mon métier de cœur,
- Speaker #2
J'ai toujours voulu faire ça,
- Speaker #1
j'ai toujours voulu faire ça.
- Speaker #2
c'est un métier vraiment de passion que j'ai fait,
- Speaker #1
C'est un métier vraiment passion que j'ai fait,
- Speaker #2
que j'ai pratiqué vraiment avec passion.
- Speaker #1
que j'ai pratiqué vraiment avec passion. Et alors,
- Speaker #0
Sur les différentes classes, du CP au CM2
- Speaker #2
J'ai moins fait de maternelle au tout départ.
- Speaker #1
j'ai moins fait de maternelle au tout départ.
- Speaker #2
Quand j'ai commencé,
- Speaker #1
Quand j'ai commencé, j'ai fait une année ou deux de maternelle.
- Speaker #2
j'ai fait une année ou deux de maternelle et ensuite j'ai beaucoup fait de CM1,
- Speaker #1
Et ensuite, j'ai beaucoup fait de CM1, CM2.
- Speaker #2
CM2. Et enfin...
- Speaker #1
Et en fait,
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
les dernières années,
- Speaker #2
les dernières années, j'étais en cycle 2,
- Speaker #1
j'étais en cycle 2. donc en CP ou CP C20.
- Speaker #2
donc en CP ou CP-CE1.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #2
Et durant toutes ces années,
- Speaker #1
Donc voilà. Et durant toutes ces années,
- Speaker #2
j'ai constaté vraiment la difficulté des jeunes dans le milieu scolaire au niveau de tout.
- Speaker #1
j'ai constaté vraiment la difficulté des jeunes dans le milieu scolaire au niveau de tout ce qui va être difficulté d'attention,
- Speaker #2
tout ce qui va être difficulté d'attention, de motivation,
- Speaker #1
de motivation,
- Speaker #2
de concentration,
- Speaker #1
de concentration,
- Speaker #2
même tout ce qui est en lien avec la méthodologie.
- Speaker #1
même... tout ce qui est en lien avec la méthodologie. Et puis,
- Speaker #2
Et puis,
- Speaker #1
moi,
- Speaker #2
moi,
- Speaker #1
quand j'étais jeune,
- Speaker #2
quand j'étais jeune, quand j'étais enfant,
- Speaker #1
quand j'étais enfant, on ne parlait pas forcément d'enfants dyslexiques ou dysorthographiques.
- Speaker #2
on ne parlait pas forcément d'enfants dyslexiques.
- Speaker #0
Non, ce n'était pas encore des mots qui étaient mis sur...
- Speaker #1
C'est vraiment... Voilà, exactement. Et puis, au fur et à mesure des années,
- Speaker #2
Au départ on se disait mais c'est pas possible il y en a de plus en plus et non en fait c'est pas qu'il y en avait de plus en plus de ces enfants là c'est qu'ils sont de plus en plus diagnostiqués mais il n'y a pas forcément que les enfants dyslexiques,
- Speaker #1
pendant ma pratique, j'ai constaté qu'au départ, on se disait mais ce n'est pas possible, il y en a de plus en plus Et non, en fait, ce n'est pas qu'il y en avait de plus en plus de ces enfants-là, c'est qu'ils sont de plus en plus... diagnostiqués mais il n'y a pas forcément que les enfants dyslexiques, dysorthographiques,
- Speaker #2
dysorthographiques,
- Speaker #1
dysgraphiques.
- Speaker #2
dysgraphiques,
- Speaker #0
dyscalculiques.
- Speaker #1
En fait il y a aussi tous les enfants qui ont des troubles neuro- développementaux ou des troubles de l'attention et de la concentration comme les
- Speaker #2
sur les concentrations comme les TDA,
- Speaker #1
TDA, les TDAH.
- Speaker #0
les DDH Alors là, on va juste reprendre parce que ça peut être un peu brouillon pour certaines personnes qui ne connaissent pas. En fait, ce que c'est les difficultés comme dysorthographie, c'est la difficulté à écrire, dyscalculique, difficulté à faire des calculs mentaux, voilà, c'est le pouvoir... dire ce que c'est un 10 maintenant les appels comme ça les 10 tys
- Speaker #1
Oui, voilà. Alors moi j'aime bien les appeler les atypiques parce que souvent ces enfants-là se sentent en marge et perdent confiance en eux.
- Speaker #2
Les atypiques parce que souvent ces enfants là se sentent En marge et perd confiance en eux mais pas forcément que ces enfants là ça peut être aussi des enfants à haut potentiel les HPI ou les enfants qui ont des troubles de la sphère autistique ces enfants là en fait ne se sentent pas
- Speaker #1
Mais pas forcément que ces enfants-là, ça peut être aussi des enfants à haut potentiel, les HPI ou les enfants qui ont des troubles de la sphère autistique. Ces enfants-là en fait ne se sentent pas forcément...
- Speaker #2
ne se sentent pas forcément adaptés au système.
- Speaker #1
adapté au système en fait souvent alors est-ce que c'est le système qui est pas qu'est pas adapté à eux voilà enfin bon on pourrait en polémiquer pendant pendant des heures mais en fait ces enfants là se sentent différents dans le système scolaire et ont un mal être et tout
- Speaker #2
Est-ce que c'est le système qui n'est pas adapté à eux Voilà, on pourrait un peu le niquer pendant des heures, mais en fait, ces enfants-là sont différents dans le système scolaire et ont un mal-être.
- Speaker #0
Et son mal-être sont en difficulté également face aux apprentissages du système scolaire qui est...
- Speaker #1
à fait oui
- Speaker #0
normalisé, entre guillemets, qui est fait pour tout le monde, pour tout type d'enfants. Mais malheureusement, Mais malheureusement, ces enfants qui ont des difficultés,
- Speaker #2
ces enfants qui ont des difficultés,
- Speaker #0
qui ont des traits spécifiques, qui ont des traits spécifiques,
- Speaker #1
ne peuvent pas apprendre comme les autres.
- Speaker #0
ne peuvent pas apprendre comme les autres.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et ça, en fait,
- Speaker #1
Ils ont des besoins spécifiques.
- Speaker #2
oui.
- Speaker #0
Et en fait,
- Speaker #2
c'est pas évident du tout,
- Speaker #1
Et en fait, en tant qu'enseignant, il faut quand même le dire, ce n'est pas évident du tout.
- Speaker #2
parce que dans une classe,
- Speaker #1
Parce que dans une classe, quand on a deux enfants dyslexiques,
- Speaker #2
quand on a des enfants...
- Speaker #1
un dyspraxique,
- Speaker #2
Deux enfants dyslexiques,
- Speaker #1
un enfant à haut potentiel,
- Speaker #2
un dyspraxique, un enfant à haut potentiel.
- Speaker #1
un enfant avec un...
- Speaker #0
Un dyslexique, difficulté à lire. Un dyspraxique, c'est difficulté dans la gestuelle,
- Speaker #1
c'est tout ce qui va être la représentation dans l'espace,
- Speaker #0
dans le prendre les choses.
- Speaker #1
etc.
- Speaker #2
Ce n'est pas simple.
- Speaker #1
En fait, pour les enseignants, ce n'est pas simple, en fait, pour adapter au cas par cas.
- Speaker #0
Alors, est-ce qu'il y a une formation, un module spécifique dans votre formation de base
- Speaker #1
Alors, moi, je dis à l'époque, parce que j'ai été quand même 17 enseignantes, je suis sortie, je ne sais plus en quelle année c'était, je crois que c'était 2000... 2003 ou 2004, on n'était pas formés.
- Speaker #2
Il n'y avait pas de modules ou de blocs dans notre formation de professeur à des écoles,
- Speaker #1
Il n'y avait pas de module ou de bloc dans notre formation de professeur à des écoles parce que,
- Speaker #2
parce que,
- Speaker #1
c'est ce qu'on a dit tout à l'heure,
- Speaker #2
c'est ce qu'on a dit tout à l'heure,
- Speaker #1
ces enfants-là n'étaient pas autant diagnostiqués à l'époque.
- Speaker #2
Ces enfants-là, en fait, n'étaient pas autant diagnostiqués à l'époque.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui,
- Speaker #2
Mais aujourd'hui,
- Speaker #1
je ne saurais pas te répondre,
- Speaker #2
je ne saurais pas te répondre,
- Speaker #1
te dire s'il y a un module spécifique.
- Speaker #2
te dire s'il y a un problème spécifique.
- Speaker #1
Mais après,
- Speaker #2
Mais après,
- Speaker #1
quand on était en poste dans notre classe,
- Speaker #2
quand on était en poste dans notre classe, on pouvait faire des formations en parallèle le mercredi ou sur temps scolaire,
- Speaker #1
On pouvait faire des formations en parallèle le mercredi ou sur temps scolaire,
- Speaker #2
sur temps des vacances,
- Speaker #1
sur temps des vacances, parce que sur le temps scolaire,
- Speaker #2
parce que sur temps scolaire,
- Speaker #1
on était devant nos élèves.
- Speaker #2
on était devant nos élèves.
- Speaker #1
Donc voilà,
- Speaker #0
D'accord, ok. Donc, c'était possible de venir se former spécifiquement Oui,
- Speaker #1
mais c'est vraiment...
- Speaker #2
c'est ça. C'est vraiment chaque enseignant choisit vers quoi il veut se former.
- Speaker #1
Chaque enseignant choisit vers quoi il veut se former ou en complément.
- Speaker #0
Oui, oui. Et donc, toi, c'est déjà ces enfants-là qui venaient te toucher quelque part
- Speaker #1
Alors oui,
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait que tu t'es dit,
- Speaker #1
alors moi...
- Speaker #0
ah ben, là, il y a vraiment quelque chose sur lequel j'ai envie de travailler, d'approfondir
- Speaker #1
En fait, moi j'ai deux enfants atypiques à la maison. Donc forcément,
- Speaker #0
Ok. C'est déjà pour mes enfants.
- Speaker #1
déjà pour mes enfants,
- Speaker #2
Je faisais des recherches,
- Speaker #1
je faisais des recherches, je voyais comment les accompagner au mieux,
- Speaker #2
je voyais comment les accompagner au mieux,
- Speaker #1
mais je ne les ai jamais eus dans ma classe mes enfants.
- Speaker #2
mais je ne les ai jamais eues dans ma classe.
- Speaker #1
Ça c'est vraiment quelque chose que je ne voulais pas. Et en fait,
- Speaker #2
Et en fait,
- Speaker #1
finalement,
- Speaker #2
finalement, c'est une image que je vais te donner,
- Speaker #1
c'est une image que je vais te donner Émilie,
- Speaker #2
Émilie, mais c'est comme si j'avais mis le doigt dans un engrenage et au fur et à mesure,
- Speaker #1
mais c'est comme si j'avais mis le doigt dans un engrenage. Et au fur et à mesure,
- Speaker #2
j'ai été embarquée,
- Speaker #1
j'ai été embarquée complètement jusqu'au jour où j'ai eu besoin complètement de faire autre chose,
- Speaker #2
embarquée complètement, jusqu'au jour où... où j'ai eu besoin complètement de faire autre chose, où je sentais que j'avais besoin d'aller plus loin,
- Speaker #1
où je sentais que j'avais besoin d'aller plus loin.
- Speaker #2
en fait.
- Speaker #1
Et le fait d'avoir 26 élèves et dont plusieurs souvent dans une même classe avec des besoins,
- Speaker #2
Et le fait d'avoir 26 élèves, et donc plusieurs... souvent dans une même classe avec des besoins,
- Speaker #1
je me sentais en souffrance au travail parce que je...
- Speaker #2
je me sentais en souffrance au travail parce que j'avais l'impression de ne pas pouvoir les aider complètement.
- Speaker #1
J'avais l'impression de ne pas pouvoir les aider complètement. Et ça,
- Speaker #2
Et ça,
- Speaker #1
ça a été vraiment une souffrance au travail pour moi.
- Speaker #2
ça a été vraiment une souffrance au travail pour moi.
- Speaker #1
Et c'est pour ça qu'à un moment donné,
- Speaker #2
Et c'est pour ça qu'à un moment donné, même si c'était un métier de cœur,
- Speaker #1
même si c'était un métier de cœur, un métier passion,
- Speaker #2
un métier de passion,
- Speaker #1
que je faisais vraiment...
- Speaker #2
je faisais vraiment...
- Speaker #1
Voilà,
- Speaker #2
Voilà,
- Speaker #1
je ne me posais pas de questions.
- Speaker #2
je ne me posais pas de questions.
- Speaker #1
Je pensais que j'allais faire ce métier-là toute ma vie,
- Speaker #2
Je pensais que j'allais faire ce métier-là toute ma vie.
- Speaker #1
en fait. Et jusqu'au jour où j'ai découvert la psychopédagogie.
- Speaker #2
Et jusqu'au jour où j'ai découvert la psychopédagogie.
- Speaker #0
Et là, quand tu en parles, ça te touche.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
Quand tu te remets dans cette mémoire dans ta classe,
- Speaker #1
c'est vraiment...
- Speaker #0
devant les 26, et que tu ne peux pas aider tout le monde, et que tu aimerais pouvoir faire plus d'individuels, et d'aider plus en profondeur chaque enfant, ça te prend au triple.
- Speaker #1
C'est un petit peu,
- Speaker #0
Ça n'a pas été simple,
- Speaker #1
Émilie, comme si j'avais ma flamme qui s'éteignait au fur et à mesure et je ne voulais pas...
- Speaker #2
même pour ma famille,
- Speaker #1
À un moment donné, ça n'a pas été simple, même pour ma famille de m'accompagner pendant cette période où j'étais dans le...
- Speaker #2
ma compagnie. Cette période où j'étais dans le...
- Speaker #1
dans le flou pour moi-même,
- Speaker #2
dans le flou pour moi-même,
- Speaker #1
en fait. C'est de se dire,
- Speaker #2
en fait. C'est de se dire,
- Speaker #1
là,
- Speaker #2
là,
- Speaker #1
aujourd'hui,
- Speaker #2
aujourd'hui,
- Speaker #1
qu'est-ce que je veux pour moi
- Speaker #2
qu'est-ce que je veux pour moi Ok,
- Speaker #0
donc tu as su, quelque part, t'écouter dans tes questionnements sans avoir de réponse tout de suite, sans aller au burn-out, c'est ça C'est ça.
- Speaker #1
C'est ça. Tu peux friser
- Speaker #0
Tu l'as frisé ou
- Speaker #1
Je pense que si je n'avais pas continué,
- Speaker #2
Je pense que si je n'avais pas continué,
- Speaker #1
j'aurais pu,
- Speaker #2
j'aurais pu, oui...
- Speaker #1
oui... C'est ça, les...
- Speaker #0
Si tu avais continué, plutôt.
- Speaker #2
Oui, si j'avais continué.
- Speaker #1
Si j'avais continué à enseigner,
- Speaker #2
Si j'avais continué en sécurité,
- Speaker #1
je pense que j'y serais venue parce que je finissais par penser que je ne faisais plus bien mon travail.
- Speaker #2
je finissais par penser que je ne faisais plus bien mon travail.
- Speaker #0
Ok. Et ça,
- Speaker #2
c'est une souffrance.
- Speaker #1
Et ça, c'est une souffrance.
- Speaker #0
Ça, c'est une vraie souffrance. Oui, oui, oui. Parce que je reçois tellement de patients, tu vois, ici au cabinet, qui sont en souffrance et qui sont en burn-out parce qu'ils ne donnent plus de sens à ce qu'ils font. Et moi,
- Speaker #1
Et moi, finalement,
- Speaker #2
finalement,
- Speaker #1
c'est mon corps qui m'a alertée.
- Speaker #2
c'est mes parents qui m'a alertée.
- Speaker #0
Bien souvent.
- Speaker #1
Voilà, c'est que les derniers temps...
- Speaker #2
Voilà. C'est que les derniers temps...
- Speaker #1
Quand je franchissais le seuil de la porte de ma classe,
- Speaker #2
Quand je franchissais le seuil de la porte de ma classe,
- Speaker #1
je devenais affaune.
- Speaker #2
je devenais affaude.
- Speaker #0
Tu n'avais plus de voix.
- Speaker #1
Je n'avais plus de voix en rentrant dans ma classe.
- Speaker #2
Je n'avais plus de voix.
- Speaker #1
Donc au départ,
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
je me suis dit, j'ai chopé un petit virus.
- Speaker #2
Voilà. J'étais assujettie aux angines.
- Speaker #1
J'étais assujettie aux angines, donc je me suis dit,
- Speaker #2
Donc, je suis...
- Speaker #1
j'ai chopé une angine. Donc je me suis mise en arrêt,
- Speaker #2
Je suis une...
- Speaker #1
le médecin m'a mise en arrêt. Et puis... Ensuite, 15 jours après,
- Speaker #2
Un jour, après,
- Speaker #1
ça allait mieux,
- Speaker #2
ça allait mieux,
- Speaker #1
je reprenais et hop,
- Speaker #2
je reprenais et hop,
- Speaker #1
ça revenait.
- Speaker #2
ça revenait.
- Speaker #1
Et ça,
- Speaker #2
Et ça, ça m'a fait ça trois fois,
- Speaker #1
ça m'a fait ça trois fois jusqu'au moment où je me suis dit,
- Speaker #2
jusqu'au moment où je me suis dit, en fait,
- Speaker #1
en fait, Stéphanie,
- Speaker #2
Stéphanie,
- Speaker #1
là,
- Speaker #2
là,
- Speaker #1
ça y est,
- Speaker #2
c'est fini,
- Speaker #1
c'est fini, tu es au bout de ton chemin,
- Speaker #2
c'est le bout de ton chemin,
- Speaker #1
il faut que tu avances,
- Speaker #2
il faut que tu fasses ça.
- Speaker #1
en fait, il faut que tu arrives à...
- Speaker #0
Waouh C'est une décision, C'est une grosse décision, c'est une grosse prise de conscience, c'est une grosse prise. c'est un deuil,
- Speaker #1
Et j'ai eu la chance,
- Speaker #0
c'est…
- Speaker #1
mon mari m'a suivie, en fait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mon mari m'a dit, oui,
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #1
vas-y.
- Speaker #2
vas-y,
- Speaker #1
Fonce,
- Speaker #2
fonce.
- Speaker #1
parce que j'avais déjà,
- Speaker #2
Parce qu'en fait, j'avais déjà,
- Speaker #1
pendant cette année,
- Speaker #2
pendant cette année,
- Speaker #1
je savais que ça allait être ma dernière année d'enseignement.
- Speaker #2
je savais que ça allait être ma dernière année d'enseignement.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'avais déjà ce projet,
- Speaker #2
J'avais déjà ce projet.
- Speaker #1
j'étais déjà en train de me former à la psychopédagogie.
- Speaker #0
D'accord, ok. Tu avais déjà lancé des choses,
- Speaker #1
J'avais déjà lancé des choses et je savais que ça allait être ma dernière année.
- Speaker #0
ok.
- Speaker #2
J'ai pas réussi.
- Speaker #1
Sauf qu'elle a été écourtée, je n'ai pas réussi à aller au bout. Et j'ai beaucoup culpabilisé.
- Speaker #0
Bien souvent, quand les choses s'enclenchent comme ça, ça va très vite.
- Speaker #1
J'ai beaucoup culpabilisé mais aujourd'hui je me rends compte qu'en fait il faut savoir sortir de sa zone de confort pour pouvoir avancer et pour pouvoir avoir du mieux derrière.
- Speaker #0
Oui. Je suis frappe.
- Speaker #1
Et je suis ravie aujourd'hui du chemin que j'ai parcouru.
- Speaker #0
De ce que tu fais. Et la culpabilité, de pouvoir la mettre de côté et faire le deuil aussi. Stop, là mon chemin, il est en train de partir sur une autre voie.
- Speaker #1
C'est ça. C'est complètement ça. J'ai beaucoup culpabilisé, surtout vis-à-vis de mes élèves, j'ai eu l'impression de les abandonner.
- Speaker #0
Et oui, et qu'on ne peut pas sauver tout le monde.
- Speaker #1
Non, exactement.
- Speaker #0
Et mon Dieu, ça c'est tellement difficile à vraiment intégrer.
- Speaker #1
Alors ça, je l'ai intégré, moi, j'ai envie de dire grâce au Covid, c'est un peu bizarre de dire ça, mais parce que quand on fait la classe en distanciel, moi je faisais des visios, j'avais des CP à l'époque, ou peut-être des CP CE1, mais en fait, du coup, on faisait de la lecture avec l'ardoise, etc., enfin, derrière l'écran, et que je me rendais compte qu'en fait, j'avais ma part de responsabilité. Les enfants avaient aussi leur... part de responsabilité, mais aussi les parents. Finalement,
- Speaker #2
finalement c'est quelque chose de tripartite ça
- Speaker #1
c'est quelque chose de tripartite. Et si il y a un des partis qui ne joue pas son rôle, ça ne peut pas fonctionner.
- Speaker #0
déséquilibre et ça ne fonctionne pas ok et donc alors on y vient justement tu te formes à la psychopédagogie
- Speaker #1
Et c'est exactement pareil aujourd'hui dans mon activité.
- Speaker #0
C'est ça
- Speaker #1
Voilà, donc c'était maintenant, j'ai commencé en 2021,
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
j'ai commencé vraiment à me former et je me suis lancée,
- Speaker #2
Et je me suis lancée, j'ai quitté l'enseignement le 31 août 2022,
- Speaker #1
j'ai quitté l'enseignement le 31 août 2022, puisque c'est en année scolaire dans l'enseignement,
- Speaker #0
puisque c'est...
- Speaker #1
et j'ai lancé mon activité le 15 septembre 2022,
- Speaker #2
Et j'ai lancé mon activité le 15 septembre 2022.
- Speaker #1
15 jours plus tard.
- Speaker #0
Waouh, ok, rapidement. Mais j'étais prête.
- Speaker #1
J'étais prête en fait.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
J'avais fini le gros de ma formation, j'ai continué après à me former sur des choses plus spécifiques. En fait, la psychopédagogie, quand on se forme à la psychopédagogie, alors en fait, moi je suis praticienne en psychopédagogie positive.
- Speaker #2
une praticienne en psychopédagogie positive.
- Speaker #1
Déjà, voilà, le terme exact de ma formation,
- Speaker #2
Le terme exact de ma formation,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #2
c'est ça. C'est un mélange entre la psychologie positive et la pédagogie positive.
- Speaker #1
Donc c'est un mélange entre la psychologie positive et la pédagogie positive.
- Speaker #0
D'accord. Et toi, tu pratiques, donc pour ça, praticienne, tu pratiques les deux méthodes,
- Speaker #1
Voilà, exactement.
- Speaker #0
c'est ça Ok. Donc,
- Speaker #1
Et donc la psychologie,
- Speaker #2
psychologie,
- Speaker #1
je suis pédagogue,
- Speaker #2
je suis pédagogue,
- Speaker #1
je ne suis pas psychologue,
- Speaker #0
je suis psychopédagogue.
- Speaker #1
je suis psychopédagogue, je suis pédagogue toujours, comme je l'ai toujours été de ma formation initiale. Et le psychopédagogue s'appuie sur la psychologie positive.
- Speaker #2
Et le psychopédagogue s'appuie sur la psychologie positive.
- Speaker #1
La psychologie positive,
- Speaker #2
La psychologie positive, c'est la pensée positive.
- Speaker #1
c'est la pensée positive qui consiste à changer notre mode de pensée pour adopter une attitude bienveillante vis-à-vis de nous-mêmes,
- Speaker #2
qui consiste à changer notre mode de pensée pour adopter une attitude bienveillante vis-à-vis de nous-mêmes, mais aussi vis-à-vis des autres.
- Speaker #1
mais aussi vis-à-vis des autres.
- Speaker #0
Ok, donc en fait,
- Speaker #1
C'est finalement permettre à l'autre de découvrir les ressources qu'il a déjà en lui pour pouvoir affronter un objectif,
- Speaker #0
c'est...
- Speaker #2
Allons découvrir les ressources qu'il a déjà en lui pour pouvoir affronter un objectif, pour pouvoir affronter une difficulté,
- Speaker #1
pour pouvoir affronter une difficulté, mais en lui apportant aussi des outils.
- Speaker #2
mais en lui apportant aussi des outils.
- Speaker #0
Ok, c'est-à-dire, en fait, c'est comme une question de mindset, de philosophie, c'est ça que j'entends. En fait, c'est de pouvoir se dire... Je suis capable, des choses vraiment plus positives, des phrases positives qui nous permettent...
- Speaker #1
Oui, c'est travailler l'optimisme,
- Speaker #0
Oui, c'est un peu l'optimisme.
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
C'est ça, ok. C'est vraiment dans ce sens-là. C'est ça.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
Et ça me correspond vraiment parce que,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
tu vois,
- Speaker #2
Moi,
- Speaker #1
si je devais me décrire en quelques mots,
- Speaker #2
si je devais m'inscrire en quelques mots,
- Speaker #1
moi je dirais que je suis quand même,
- Speaker #2
moi je dirais que je suis quand même,
- Speaker #1
je suis une nature curieuse,
- Speaker #2
je suis une nature curieuse,
- Speaker #1
souriante,
- Speaker #2
souriante,
- Speaker #1
spontanée,
- Speaker #2
spontanée et je suis très optimiste.
- Speaker #1
et je suis très optimiste. C'est-à-dire que même quand il m'arrive quelque chose de pas sympa,
- Speaker #2
C'est-à-dire que même quand... Quand il m'arrive quelque chose de pas sympa, je me dis toujours,
- Speaker #1
je me dis toujours, c'est parce que ça devait se produire comme ça pour pouvoir m'apporter quelque chose de mieux derrière.
- Speaker #2
c'est parce que ça devait se produire comme ça pour pouvoir m'apporter quelque chose de mieux derrière.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Donc ça, c'est déjà de base en toi.
- Speaker #1
Ça,
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #2
c'est déjà de base en toi.
- Speaker #0
Ok, donc là, cette formation faisait encore plus sens pour toi,
- Speaker #1
C'est ça. Ça a fait vraiment écho.
- Speaker #0
dans tes valeurs, et ça faisait écho. Ce métier-là,
- Speaker #1
J'ai en fait, ce métier-là,
- Speaker #2
en fait,
- Speaker #1
c'est une amie pédiatre qui me l'a fait découvrir,
- Speaker #2
c'est une amie. qui m'a fait découvrir,
- Speaker #1
qui savait que je n'étais pas complètement épanouie les dernières années dans mon travail parce que je ne pouvais pas accompagner tous mes élèves comme je le souhaitais.
- Speaker #2
qui savait que je n'étais pas complètement épanouie les dernières années dans mon travail parce que je ne pouvais pas accompagner tous mes élèves comme je le souhaitais. Et donc,
- Speaker #1
Et donc, j'en discutais beaucoup avec mon amie pédiatre puisque...
- Speaker #2
je discutais beaucoup avec mon amie pédiatre puisque la pédiatre,
- Speaker #1
En tant que pédiatre, elle voit des enfants.
- Speaker #2
elle voit des enfants.
- Speaker #1
Et un jour,
- Speaker #2
Et un jour,
- Speaker #1
elle m'appelle et me dit Écoute Stéphanie,
- Speaker #2
elle m'appelle et me dit Écoute Stéphanie,
- Speaker #1
elle est pédiatre sur Vannes.
- Speaker #2
elle est pédiatre sur vanne. Elle me dit que j'ai une personne qui est venue me présenter son travail aujourd'hui.
- Speaker #1
J'ai une personne qui est venue me présenter son travail aujourd'hui. Elle est psychopédagogue.
- Speaker #2
Elle est psychopédagogue.
- Speaker #1
Et quand elle m'a présenté son travail,
- Speaker #2
elle me dit et quand elle m'a présenté son travail j'ai vraiment eu l'impression qu'elle me parlait du travail donc toi tu me dis ce que c'est ok c'est grâce à elle que j'ai su que la psychopédagogie existait d'accord ok ça
- Speaker #1
j'ai vraiment eu l'impression qu'elle me parlait du travail dont toi tu me dis ce que tu aimerais faire. Et donc finalement, c'est grâce à elle que j'ai su que la psychopédagogie existait. Donc ça, je la remercie encore tous les jours.
- Speaker #2
merci encore tous les jours parce que voilà je
- Speaker #1
Parce que, voilà,
- Speaker #2
Aujourd'hui,
- Speaker #1
aujourd'hui je me sens alignée.
- Speaker #2
je me sens alignée.
- Speaker #1
Je sens que ma flamme s'est rallumée,
- Speaker #2
Je sens que ma flamme s'est rallumée. Je sens que j'ai ma place et que j'aime.
- Speaker #1
je sens que j'ai ma place et que j'aide. Aujourd'hui,
- Speaker #2
Aujourd'hui,
- Speaker #1
je n'accompagne pas uniquement des jeunes dans mon travail.
- Speaker #2
je n'accompagne pas uniquement des jeunes dans mon travail. J'accompagne aussi des adultes.
- Speaker #1
J'accompagne aussi des adultes, des seniors.
- Speaker #2
des seniors.
- Speaker #1
Je propose des ateliers mémoire toutes les semaines,
- Speaker #2
Je propose des ateliers mémoire toutes les semaines pendant deux heures pour des seniors.
- Speaker #1
pendant deux heures, pour des seniors. C'est passionnant en fait,
- Speaker #2
C'est passionnant en fait parce que ça m'ouvre aussi un autre public pour les jeunes.
- Speaker #1
parce que ça m'ouvre aussi un autre public que les jeunes. Et en fait,
- Speaker #0
Alors comment se passent ces ateliers mémoire
- Speaker #1
il y a une petite...
- Speaker #2
il y a une petite alors ça c'est sûrement mon côté enseignant ancienne enseignante c'est à dire que je pense que je serai toute ma vie j'aurai toujours une fibre enseignante quand même pédagogue en moi mais pendant ces deux heures souvent je leur fais un petit apport théorique on
- Speaker #1
Alors ça c'est sûrement mon côté enseignant, ancienne enseignante, c'est-à-dire que je pense que je serai toute ma vie, j'aurai toujours une fibre enseignante quand même, pédagogue en moi, mais en fait pendant ces deux heures, souvent je leur fais un petit apport théorique. Donc on va parler de la mémoire à courte.
- Speaker #2
va parler de la mémoire à côté de travail implicite,
- Speaker #1
terme, la mémoire de travail, la mémoire implicite, explicite,
- Speaker #2
explicite etc et les personnes qui sont là adorent me poser des questions en fait je m'adapte vraiment au travail
- Speaker #1
etc. Et les personnes qui sont là adorent, me posent des questions. En fait, je m'adapte vraiment en fonction de leurs besoins.
- Speaker #2
en fonction de leurs besoins. Et ensuite,
- Speaker #1
Et ensuite,
- Speaker #2
en fonction de la mémoire qu'on aura vue,
- Speaker #1
en fonction de la mémoire qu'on aura vue, on va dire de façon théorique,
- Speaker #2
on va dire de façon théorique,
- Speaker #1
en fait,
- Speaker #2
en fait,
- Speaker #1
je leur apporte des jeux.
- Speaker #2
je leur apporte des jeux.
- Speaker #1
Et ça peut être des petits jeux de société,
- Speaker #2
Et ça peut être des petits jeux de société,
- Speaker #1
ça va être des jeux de cartes,
- Speaker #2
ça va être des jeux de cartes,
- Speaker #1
ça va être...
- Speaker #2
ça va être des petits jeux de réflexion sur des feuilles.
- Speaker #1
des petits jeux de réflexion sur des feuilles, c'est vraiment très varié et ça leur permet de mettre en application ce qu'on a vu dans la partie théorique
- Speaker #2
C'est vraiment très varié. Et ça leur permet de mettre en application, finalement, ce qu'on a vu dans la partie théorique.
- Speaker #0
Et de faire travailler la mémoire.
- Speaker #1
Travailler la mémoire Et d'entretenir la mémoire,
- Speaker #2
Et d'entretenir.
- Speaker #0
D'entretenir.
- Speaker #2
Et voilà, entretenir la mémoire.
- Speaker #1
parce que c'est ce que je leur dis,
- Speaker #2
Parce que c'est ce que je leur dis,
- Speaker #1
la mémoire c'est un muscle la mémoire elle a besoin d'être stimulée et comment on peut le faire au quotidien
- Speaker #2
la mémoire c'est un muscle. La mémoire elle a besoin d'être stimulée. Et comment on peut le faire au quotidien.
- Speaker #1
Donc voilà,
- Speaker #2
Donc voilà, il y a des personnes qui vont me dire,
- Speaker #1
il y a des personnes qui vont me dire, moi je ne sais jamais où sont mes clés,
- Speaker #2
moi je ne sais jamais où sont mes clés,
- Speaker #1
je suis toujours à chercher mes clés,
- Speaker #2
je suis toujours à chercher mes clés.
- Speaker #1
dire ok,
- Speaker #2
Ok,
- Speaker #1
comment tu peux faire pour retrouver tes clés Il y a des personnes qui vont me dire,
- Speaker #2
comment tu peux faire pour retrouver tes clés Il y a des personnes qui vont me dire, moi en fait,
- Speaker #1
moi en fait,
- Speaker #2
même rentrer chez moi,
- Speaker #1
même rentrer chez moi,
- Speaker #2
ce n'est pas toujours évident,
- Speaker #1
ce n'est pas toujours évident,
- Speaker #2
je n'ai pas la notion de l'espace.
- Speaker #1
je n'ai pas la notion de l'espace,
- Speaker #2
J'ai du mal à me représenter dans l'espace,
- Speaker #1
j'ai du mal à me représenter dans l'espace, à me souvenir de par où il faut passer en fait,
- Speaker #2
à me souvenir de par où il faut passer.
- Speaker #1
alors que j'habite là depuis des années.
- Speaker #2
Alors que j'habite là depuis des années.
- Speaker #0
Ok, et comment toi tu accompagnes
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
j'essaye vraiment de leur faire découvrir leur vie mentale.
- Speaker #2
j'essaye vraiment de leur faire découvrir leur vie mentale.
- Speaker #1
Moi,
- Speaker #2
J'ai été formée,
- Speaker #1
j'ai été formée, je n'ai pas terminé la formation parce que c'est une formation très très longue,
- Speaker #2
je n'ai pas terminé la formation parce que c'est une formation très très longue,
- Speaker #1
mais j'ai commencé une formation en parallèle en gestion mentale.
- Speaker #2
mais j'ai commencé une formation en parallèle en gestion mentale.
- Speaker #1
Et la gestion mentale,
- Speaker #2
Et la gestion mentale,
- Speaker #1
c'est vraiment,
- Speaker #2
c'est vraiment,
- Speaker #1
je sens que c'est de la garanderie,
- Speaker #2
c'est la garanderie, et c'est vraiment de découvrir notre vie mentale.
- Speaker #1
et c'est vraiment de découvrir notre vie mentale.
- Speaker #0
Donc tu dis c'est de la galanderie.
- Speaker #1
Dans la garanderie,
- Speaker #0
Qu'est-ce que c'est Garanderie. Garanderie.
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
en fait, c'est la...
- Speaker #2
c'est la...
- Speaker #1
C'est... C'est la personne qui a commencé à parler de la gestion mentale.
- Speaker #2
c'est la personne en fait qui a commencé à parler de la gestion mentale.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
Delagare Andry,
- Speaker #2
Delagare André,
- Speaker #1
il avait une déficience auditive et donc il a dû s'adapter pendant toute sa scolarité pour pouvoir faire une scolarité
- Speaker #2
il avait une déficience auditive et donc il a dû s'adapter pendant toute sa scolarité pour pouvoir faire une scolarité.
- Speaker #0
Ok, donc c'est un monsieur qui s'appelait Delagare André et qui avait ces difficultés-là.
- Speaker #1
Antoine Delagare Andry.
- Speaker #0
Et c'est lui qui a créé ce...
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ce module spécifique sur la gestion mentale. C'est-à-dire, c'est comment notre cerveau fonctionne, comment il se repère dans l'espace, comment il se repère dans le temps,
- Speaker #1
mentale.
- Speaker #0
non Oui,
- Speaker #2
oui.
- Speaker #0
Ça m'a obligée de résumer,
- Speaker #1
Non, en fait, oui, en fait, on pourrait en parler pendant des heures, donc ça va être compliqué pour moi de résumer,
- Speaker #2
mais en fait,
- Speaker #1
mais en fait,
- Speaker #2
en gestion mentale,
- Speaker #1
en gestion mentale,
- Speaker #2
on parle de gestes mentaux.
- Speaker #1
on parle de gestes mentaux,
- Speaker #2
de gestes mentaux,
- Speaker #1
donc on va parler de l'attention,
- Speaker #2
donc on va parler de l'attention,
- Speaker #1
de la... du geste de l'attention,
- Speaker #2
du geste de l'attention,
- Speaker #1
du geste de la réflexion,
- Speaker #2
du geste de la réflexion,
- Speaker #1
du geste de la compréhension.
- Speaker #2
du geste de la compréhension,
- Speaker #1
Et en fait,
- Speaker #2
et en fait,
- Speaker #1
moi,
- Speaker #2
moi,
- Speaker #1
pour en revenir à mes ateliers mémoire,
- Speaker #2
pour en revenir à mes ateliers mémoire, c'est des seigneurs,
- Speaker #1
c'est des seigneurs, et pas forcément d'ailleurs,
- Speaker #2
et pas forcément d'ailleurs,
- Speaker #1
qui viennent.
- Speaker #2
qui viennent, parfois c'est des personnes de ton âge ou mon âge qui viennent.
- Speaker #1
Parfois, c'est des personnes de ton âge ou mon âge qui viennent pour entretenir leur mémoire. En fait, je leur fais découvrir leur vie mentale.
- Speaker #2
découvrir leur vie mentale. Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête quand tu imagines que tu rentres chez toi,
- Speaker #1
Qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête, là, quand tu... Quand tu imagines que tu rentres chez toi, tu es dans ta voiture,
- Speaker #2
tu es dans ta voiture,
- Speaker #1
est-ce que tu imagines rentrer sur la route,
- Speaker #2
est-ce que tu imagines rentrer sur la rue Est-ce que tu prends des repères
- Speaker #1
est-ce que tu te prends des repères, est-ce que tu te parles En fait,
- Speaker #2
Est-ce que tu te parles
- Speaker #0
En fait, c'est tout le cheminement inconscient que l'on fait en quelques secondes dans sa tête avant de répondre. c'est tout le sujet. Est-ce que c'est comme en hypnose En hypnose, Est-ce que c'est comme en hypnose En hypnose, on va travailler avec les différents canaux, on va travailler avec les différents canaux, c'est-à-dire, c'est-à-dire... Est-ce qu'on se souvient visuellement du trajet est-ce qu'on se souvient visuellement du trajet Est-ce que c'est des odeurs Est-ce que c'est des odeurs Est-ce que c'est ce qu'on appelle le kinesthésique C'est-à-dire,
- Speaker #1
C'est exactement ça.
- Speaker #0
je sens le fauteuil de ma voiture,
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
son aspect, si c'est du cuir, si c'est du tissu.
- Speaker #1
Parce que le geste d'attention en gestion mentale, on rentre dans ce geste d'attention grâce à nos sens.
- Speaker #0
À nos sens, voilà, à nos cinq sens et plus, parce qu'on n'en a pas que cinq.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Et c'est aussi l'auditif, donc est-ce que je me repère par rapport à des sons, ça peut être le claquement de la portière, lorsque je mets la clé dans le contact, le bruit de la voiture, le bruit de ma porte d'entrée.
- Speaker #1
Ça peut être les couleurs,
- Speaker #0
Voilà, en fait, oui,
- Speaker #1
ça peut être plein de choses, en fait.
- Speaker #0
ok,
- Speaker #1
Et c'est leur faire découvrir ça aussi.
- Speaker #0
ok. Mais savoir en fait, par ces sens-là, donc nos cinq sens de base, et il y en a d'autres également, ça je reviendrai aussi plus tard, mais ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui, mais c'est... de se référer, à se dire, par exemple, à ceux qui écoutent, lorsque je rentre chez moi, que je remémore le trajet, qu'est-ce que je retiens comme canal primordial, en fait Est-ce que c'est plus ma vue Est-ce que c'est plus mon auditif Bien souvent, c'est ça. Ou le kinesthésique, en fait, dans mes ressentis corporels.
- Speaker #1
C'est intéressant que tu dises bien souvent c'est l'auditif.
- Speaker #0
Alors, bien souvent,
- Speaker #2
Bien souvent c'est l'auditif.
- Speaker #0
c'est l'auditif. Le visuel également. Visuel également.
- Speaker #1
Parce que moi,
- Speaker #2
Parce que moi,
- Speaker #1
tu vois,
- Speaker #2
tu vois,
- Speaker #1
par exemple,
- Speaker #2
par exemple,
- Speaker #1
je suis plus visuel.
- Speaker #2
je suis plus visuelle.
- Speaker #1
Je dis que c'est plus visuel.
- Speaker #0
J'ai dit c'est plus l'auditif, pardon. Je voulais dire c'est plus visuel,
- Speaker #1
Non, je t'en prie. Non, non, mais parce que souvent,
- Speaker #0
ok. Mais ça dépend des gens,
- Speaker #1
souvent,
- Speaker #0
mais bien souvent c'est le côté visuel,
- Speaker #1
en fait, c'est intéressant.
- Speaker #0
oui. Pardon, j'ai dit auditif.
- Speaker #1
En fait, c'est intéressant parce qu'une personne qui est auditive...
- Speaker #0
Et oui, tu vois, là par exemple...
- Speaker #1
Là, par exemple... Exactement
- Speaker #0
Exact,
- Speaker #1
Tu vois, c'est pour ça que moi, là, par exemple, pour les personnes qui nous écoutent, aujourd'hui, donc, Émilie a rigolé quand je suis arrivée, parce que moi qui suis visuelle, ben voilà, je suis venue avec ma petite map,
- Speaker #2
des petits éléments importants que j'avais envie de...
- Speaker #1
des petits éléments importants que j'avais envie de mentionner.
- Speaker #0
Alors, une map, c'est une mind map écrite. Elle a son dessin avec les idées principales. Et ça fait des bulles, en fait. Exact.
- Speaker #1
Exactement
- Speaker #0
Voilà. Comment la pensée se structure.
- Speaker #1
Voilà Et parce que mon canal...
- Speaker #2
La pensée principale est le visuel.
- Speaker #1
principales est le visuel mais pas uniquement. Souvent, on se dit Ah, mais moi, je suis visuel, moi, je suis auditif, moi, je suis kinesthésique. Mais,
- Speaker #2
Et voilà.
- Speaker #1
en fait,
- Speaker #2
On dit,
- Speaker #1
c'est important de savoir qu'on n'est pas que l'un ou l'autre.
- Speaker #2
ah, mais moi, je suis visuel, moi, je suis objectif, moi, je suis kinesthésique. Mais en fait, c'est important de savoir qu'on n'est pas que l'un.
- Speaker #0
Ou que l'autre. Oui, aussi.
- Speaker #1
En fait,
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
on peut avoir une dominance, mais...
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Enfin, une dominante, pardon, mais les autres...
- Speaker #0
Les autres canaux jouent également dans l'apprentissage et dans la mémoire.
- Speaker #1
Exactement et c'est ça qui est important aussi c'est de se dire ben voilà de développer les autres canaux.
- Speaker #2
On va développer les autres canaux.
- Speaker #1
Par exemple pour la nouvelle année,
- Speaker #2
Par exemple, pour la nouvelle année,
- Speaker #1
donc je te donne un exemple rapide Émilie,
- Speaker #2
je donne un exemple rapide, Émilie.
- Speaker #1
j'ai voulu montrer pendant mes ateliers mémoire qu'on pouvait mémoriser un petit poème de bonne année en passant par le geste et c'est rigolo parce que donc
- Speaker #2
J'ai voulu montrer pendant mes ateliers mémoire qu'on pouvait mémoriser un petit poème de bonne année en passant par le geste. et c'est rigolo parce que on a un petit coup de WhatsApp et j'ai une des personnes qui est dans le groupe qui me dit moi quand je me réveille la nuit j'arrive à je pense à mon poème et j'arrive à me le réciter et une autre qui va me dire rien
- Speaker #1
on a un petit groupe whatsapp Et j'ai une des personnes qui est dans le groupe qui me dit, moi, quand je me réveille la nuit, j'arrive à... En fait, je repense à mon poème et j'arrive à me le réciter. Et une autre qui va me dire, moi, rien que de te voir faire les gestes,
- Speaker #0
que de te voir faire les gestes c'est la mémoire
- Speaker #1
Stéphanie, hop, j'ai la phrase qui me revient. Parce que du coup, voilà, c'est... Et j'ai des personnes qui vont me dire, moi,
- Speaker #2
Du coup,
- Speaker #1
du coup,
- Speaker #2
comme dans la poésie,
- Speaker #1
comme dans la poésie,
- Speaker #2
il y a des chants,
- Speaker #1
il y a des chants, etc.
- Speaker #2
etc., je les vois.
- Speaker #1
Je les vois,
- Speaker #2
Je me suis fait...
- Speaker #1
je me suis fait... Je suis toujours dans le même champ,
- Speaker #2
Je suis toujours dans le même champ,
- Speaker #1
je vois des fleurs.
- Speaker #2
je vois des fleurs.
- Speaker #1
Et ça,
- Speaker #2
Et ça, en fait,
- Speaker #1
en fait,
- Speaker #2
ça permet de finalement ramener...
- Speaker #1
ça permet de finalement, de ramener.
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
En fait, c'est comme si,
- Speaker #2
c'est comme si,
- Speaker #1
Émilie,
- Speaker #2
Émilie,
- Speaker #1
on avait une grande bibliothèque à l'intérieur de nous.
- Speaker #2
on avait une grande bibliothèque à l'intérieur de nous.
- Speaker #1
Et cette poésie que j'ai fait apprendre pendant mon atelier mémoire,
- Speaker #2
Et cette poésie, j'ai fait apprendre...
- Speaker #1
en fait,
- Speaker #2
En fait,
- Speaker #1
cette poésie,
- Speaker #2
cette poésie,
- Speaker #1
c'est comme s'ils l'avaient rangée dans leur bibliothèque,
- Speaker #2
c'est comme s'ils l'avaient rangée dans leur bibliothèque.
- Speaker #1
dans un livre de leur bibliothèque. Et c'est finalement l'idée,
- Speaker #2
Et c'est finalement l'idée, c'est aussi de savoir quel est le chemin pour y accéder.
- Speaker #1
c'est aussi de savoir quel est le chemin, en fait. pour y accéder.
- Speaker #0
Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Et en fait,
- Speaker #2
Et en fait,
- Speaker #1
il y a des personnes,
- Speaker #2
il y a des personnes,
- Speaker #1
ce chemin-là,
- Speaker #2
ce chemin-là, ça va être plus un chemin auditif,
- Speaker #1
il y a des personnes, ça va être plus un chemin auditif,
- Speaker #2
un chemin d'anesthésie,
- Speaker #1
un chemin kinesthésique, un chemin visuel.
- Speaker #0
un chemin sexuel. Voilà, et c'est de pouvoir se faire comme une espèce de, je ne sais pas, de bibliothèque, de BD à l'intérieur de soi. C'est sa propre représentation mentale qui permet de...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
mémoriser, de retenir et je pense par exemple une des peurs principales des gens aussi c'est la peur de l'oral, la peur de parler en public et donc par ce système là, cette méthode là, on peut apprendre à mémoriser son texte, son intervention qui peut durer une demi heure, une heure, deux heures, j'en sais rien peu importe et on l'intègre à l'intérieur de soi et ça permet d'aller la retrouver et paf paf paf et de l'ancrage aussi
- Speaker #1
Alors là,
- Speaker #0
Et c'est juste génial
- Speaker #1
ce que tu me dis, ça me fait penser un petit peu, je fais un parallèle sur un outil qu'on utilise en psychopédagogie, c'est la méthode des LOCI. L-O-C-I.
- Speaker #2
L-O-C-I
- Speaker #1
En fait, qui part du principe que c'est une méthode, par exemple, si j'ai un jeune qui vient me voir en séance pour lui donner des techniques de mémorisation,
- Speaker #2
Si j'ai un jeune qui vient me voir en séance pour lui donner des techniques de mémorisation,
- Speaker #1
Je vais peut-être utiliser la méthode des loci,
- Speaker #2
je vais peut-être utiliser la méthode des Locky,
- Speaker #1
c'est-à-dire qu'on utilise l'espace pour mémoriser.
- Speaker #2
c'est-à-dire qu'on utilise l'espace pour mémoriser.
- Speaker #0
C'est ça, oui. Donc là,
- Speaker #1
Donc là,
- Speaker #0
on a quand même pas mal parlé de mémorisation,
- Speaker #2
on a quand même pas...
- Speaker #0
de mémoire. Il y a aussi les émotions. Les émotions qui jouent aussi un rôle très important dans notre cerveau et dans notre processus de mémorisation et de souvenir. Est-ce que tu peux nous en dire deux mots
- Speaker #1
Alors en fait, avant de... Je vais me permettre de clarifier aussi au niveau de la psychopédagogie.
- Speaker #2
Clarifier aussi. psychopédagogie,
- Speaker #1
L'approche en psychopédagogie,
- Speaker #2
l'approche en psychopédagogie,
- Speaker #1
c'est une approche holistique. C'est-à-dire qu'on dit que c'est une approche tête-coeur-corps.
- Speaker #2
c'est une approche holistique.
- Speaker #0
Donc on dit que c'est une approche tête-cœur-corps.
- Speaker #1
Exactement
- Speaker #0
Ok, tête-cœur-corps. Mais oui, donc on a parlé de la tête, de ce qui se passait dedans, le corps, comment il mémorise aussi, et donc le cœur, oui,
- Speaker #1
Alors en fait,
- Speaker #0
les émotions.
- Speaker #2
La tête,
- Speaker #1
la tête c'est toute la partie cognitive,
- Speaker #2
c'est toute la partie cognitive,
- Speaker #1
comment j'apprends,
- Speaker #2
comment j'apprends,
- Speaker #1
comment je me concentre,
- Speaker #2
comment je me concentre.
- Speaker #1
quel objectif je me fixe,
- Speaker #2
quel objectif je me fixe,
- Speaker #1
qu'est-ce qui me motive,
- Speaker #2
qu'est-ce qui me motive,
- Speaker #1
ça va être tout ça parce que,
- Speaker #2
ça va être tout ça. Parce que,
- Speaker #1
en fait,
- Speaker #2
en fait,
- Speaker #1
là je t'ai donné des exemples variés parce que là on a beaucoup parlé des enfants par rapport à mon métier,
- Speaker #2
là je t'ai donné des exemples variés, parce que là on a beaucoup parlé des enfants par rapport à mon métier,
- Speaker #1
ma première vie on va dire.
- Speaker #2
ma première vie on va dire, mon métier de première vie,
- Speaker #1
mon métier de première vie, mais j'accompagne aussi les adultes.
- Speaker #2
mais j'accompagne aussi les adultes.
- Speaker #1
Et donc,
- Speaker #2
et donc quel objectif je me fixe,
- Speaker #1
quel objectif je me fixe, qu'est-ce qui me motive aujourd'hui au travail,
- Speaker #2
qu'est-ce qui me motive aujourd'hui au travail, etc.
- Speaker #1
etc. C'est des choses pour lesquelles on peut venir me voir,
- Speaker #2
C'est des choses pour lesquelles on peut venir me voir,
- Speaker #1
les adultes peuvent venir me voir.
- Speaker #2
les adultes peuvent venir me voir.
- Speaker #1
Parce qu'ils peuvent être en souffrance par rapport à ça,
- Speaker #2
Ils peuvent être en souffrance pour avoir à ça, ils n'ont plus de sens.
- Speaker #1
ils ne donnent plus de sens. Donc ça,
- Speaker #2
Donc ça c'est important.
- Speaker #1
c'est important. Le cœur,
- Speaker #2
Le cœur, c'est apprendre à accueillir et à réguler ses émotions.
- Speaker #1
c'est apprendre à accueillir et à réguler ses émotions.
- Speaker #0
On contrôle, enfin selon moi, on ne contrôle pas ces émotions, on les accueille, on les écoute et ensuite ça se régule en fait. Et voilà, quel besoin en fait, une émotion elle vient toujours nous voir pour nous exprimer un besoin. Et ça c'est indispensable, c'est, voilà, il faut répondre plus en... Plus à ta question, je vais y revenir après, mais le cœur, ça va être aussi tout ce qui va être les relations avec les autres, la communication, la communication bienveillante, l'assertivité, s'écouter pour apprendre à se connaître. Le cœur, c'est aussi se tourner vers soi. Ce n'est pas que les autres, en fait. C'est écouter les autres, mais aussi apprendre à s'écouter soi. C'est très important parce que mieux on va se connaître et plus on va être à même aussi. d'être tourné vers les autres. Et le corps, ça va être tout ce qui concerne l'hygiène de vie, ça va être l'alimentation, le sommeil, le sport, bouger, la respiration, et aussi les écrans, parce que j'ai beaucoup, beaucoup de parents, et même des adultes, c'est un sujet qui revient souvent, ça les écrans. On pourra en reparler si tu veux. Et pour répondre aux émotions, oui... En fait, la gestion des émotions, la régulation des émotions, c'est quelque chose que je travaille quasiment avec toutes les personnes qui viennent me voir. Dans le sens où, toi, Émilie, par exemple, si tu venais me voir pour une reconversion professionnelle, par exemple, en fait... Au premier rendez-vous, souvent je pose énormément de questions, on apprend à se connaître parce que c'est une rencontre. Pour se faire accompagner, il faut vraiment avoir le feeling avec la personne, ça c'est important. Et donc, peut-être qu'au fur et à mesure de nos discussions, je pourrais percevoir que peut-être pour toi, travailler et comprendre tes émotions, ça pourrait... t'aider à atteindre l'objectif que tu t'es fixé et pourquoi l'objectif du pourquoi tu es venu me voir en première intention
- Speaker #1
du corps les émotions qui sont liées au corps au automatisme quand il y a une émotion et bien souvent je fais le lien aussi avec mon métier de hypnose quand les gens viennent bien souvent on nous a pas appris on nous a pas appris à comment fonctionne dans le cerveau, donc là on parle de mémoire, de mindset, tout ça, c'est pas des choses qu'on nous apprend et qui sont pourtant tellement basiques qu'on devrait nous apprendre de base en fait,
- Speaker #2
c'est ça que je vous dis,
- Speaker #1
et les émotions. on ne nous en parle pas donc qu'est-ce qu'on fait La plupart des gens, j'ai une émotion, elle me traverse, j'ai envie de la mettre de côté, elle m'embête, je n'ai pas envie qu'elle soit là, je n'ai pas envie de me sentir vulnérable, faible, je mets des guillemets, face à l'autre. Or, ce n'est pas une faiblesse, des fois on peut être vulnérable dans d'autres circonstances aussi avec ou sans émotion. Mais l'émotion elle raconte quelque chose, elle raconte un besoin. Et lorsqu'on écoute... ce besoin là, on l'accueille et c'est ok d'être ce mot et l'émotion se sent là et écoutée et donc après elle peut très bien revenir mais sûrement beaucoup moins parce qu'elle sait qu'elle a ça parce qu'elle a le droit et bien souvent les gens explosent des fois pour
- Speaker #0
En fait, je fais souvent des métaphores, moi, Émilie, et là, la métaphore qui me vient, c'est quand on a une émotion agréable ou désagréable, souvent c'est quand c'est désagréable, il faut quand même être honnête avec nous-mêmes, quand on a une émotion désagréable... qui vient nous voir, en fait tu l'as très bien dit, souvent on l'ignore, on se dit non c'est bon on met un mouchoir dessus, voilà et en fait c'est comme si autour de nous on construisait un mur pour empêcher cette émotion de trop nous envahir. Donc on construit un mur et l'émotion du coup se dit, mince, la colère par exemple, elle ne m'entend pas, je ne suis pas entendue. Alors que la colère, elle vient bien nous délivrer un message, le message c'est j'ai besoin de justice, j'ai besoin de reconnaissance, j'ai besoin de sécurité, j'ai besoin de... Exactement, exactement. Et en fait, donc cette colère, en fait, qui n'a pas pu délivrer son message, c'est un petit peu, voilà, les émotions sont un peu comme des messagers. En fait, la fois d'après, quand, admettons, c'est un besoin de justice, voilà, la fois d'après, ça revient plus fort parce que l'émotion, elle sait qu'il y a ce fameux mur qui a été construit. Et au fur et à mesure, du coup, l'émotion revient de plus en plus forte. On a l'impression. qu'il faut du coup épaissir ce mur donc et au final en fait au bout d'un moment soit ça explose soit ça implose peu importe mais et c'est là que l'on dit ben la personne elle est dégoupillée elle a explosé enfin voilà mais c'est simplement que la personne elle a pas les outils c'est quelque chose mais Et à un moment ou à un autre, il y aura forcément une faille dans le mur. Exactement. En fait, en psychopédagogie, quand les personnes viennent me voir, souvent je leur dis, par exemple, une personne qui a 40 ans, je dis, ben voilà, ça fait 40 ans qu'à l'intérieur de vous, vous avez comme une boîte à outils. Dans cette boîte à outils, à travers vos expériences, les vacances, votre métier, vos formations, les rencontres, vos expériences de vie, vous accumulez des outils dans votre boîte à outils. Et moi, mon travail... Ça va être de faire réaliser aux personnes, en fonction de leur objectif, qu'ils ont aussi un fond caché dans leur boîte à outils. Donc, on va aller explorer ce fond caché ensemble. Et je vais aussi, en fonction des besoins, rajouter des outils. Et finalement, c'est un peu ça avec les émotions. En fait, c'est être outillé pour pouvoir accueillir les émotions désagréables ou agréables qui viennent nous voir.
- Speaker #1
C'est se connaître.
- Speaker #0
C'est exactement. C'est apprendre à se connaître. Et je me permets, Émilie, excuse-moi de terminer. En fait, aujourd'hui, on parle de compétences psychosociales. Et les compétences psychosociales, là, arrivent dans les écoles. Donc, ça veut dire qu'en fait, dès le plus jeune âge, les enfants apprendront à réguler leurs émotions, à communiquer. Oui, c'est ça. Ça ne sera certainement pas évalué. Mais en fait, après, ça aide dans la vie de tous les jours. En fait, on parle beaucoup aussi aujourd'hui des personnes de l'hypersensibilité.
- Speaker #1
L'exemple tout bête, c'est la coupe du monde, la France gagne, je me retrouve dans la rue avec plein de gens qui claquent sur YouWho, c'est la fête. Je suis submergée d'émotions positives. C'est l'humanité, c'est le partage, c'est tout ce que les gens vont traverser en même temps. Un cancer, c'est pareil, je vais être en pleurs. Ça, c'est de l'hypersensibilité avec une émotion positive. Alors, les femmes, elles disent, oh là là, c'est jeté l'herbe, rabat le lait. Ben non, en fait, je ne sais pas.
- Speaker #0
Mais non, en fait. Moi,
- Speaker #1
je dis, ok, je pleure, je pleure,
- Speaker #0
tant pis. En fait, moi, souvent, quand les personnes me disent, j'ai l'impression d'être trop sensible, je leur dis, en fait... Ce n'est pas que vous êtes trop sensible, on n'est jamais trop sensible, c'est simplement que vous n'avez pas les outils pour pouvoir utiliser votre super pouvoir. Parce que la sensibilité, l'hypersensibilité, c'est un super pouvoir. En fait, pour moi, ça n'a pas pris l'intelligence émotionnelle, c'est la capacité de voir que la personne en face de nous, elle n'est pas bien, c'est la capacité de se dire, bon, peut-être que là, je ne vais pas lui parler de... de ce sujet-là maintenant parce que je vois qu'elle est déjà submergée par une émotion. Voilà, c'est finalement être à l'écoute de l'autre sans que l'autre ait besoin toujours de nous parler. Et vraiment, pour moi, c'est un super pouvoir. Exactement.
- Speaker #2
C'est bon,
- Speaker #1
c'est bon, c' Oui. En fait...
- Speaker #0
Exactement. En fait, je te rejoins complètement, Émilie, parce que, par exemple, je prends l'exemple d'un enfant lambda, même s'il n'est pas avec un parent solo. Un enfant lambda qui arrive à l'école le matin et qui, par exemple, s'est disputé ou s'est fait gronder ou s'est disputé avec son frère ou sa sœur, s'est fait gronder. Ou s'il a vu ses parents se disputer aussi à la maison. Il va arriver avec une charge émotionnelle. Et aujourd'hui, il est clair qu'on ne peut plus imaginer de se dire, en fait, l'enfant, quand il vient à l'école, on ne s'occupe que du cognitif. Ce n'est pas possible, en fait. Parce que si, voilà. Non, mais complètement. C'est hyper important de se dire que, voilà, les enfants, ils arrivent le matin, peut-être aussi avec une charge émotionnelle. Peut-être que l'enfant, il était tellement content d'arriver à l'école, il a couru, il s'est pris les pieds, il est tombé, il s'est blessé. Donc là, on parle du corps. Et en fait, c'est important d'être bien dans sa tête, dans son cœur et dans son corps pour pouvoir être bien dans ses apprentissages. Et mon boulot, c'est ça en fait. C'est pour ça que quand je dis que c'est une approche holistique, c'est vraiment ça. C'est-à-dire, ah oui, tu dors mal. Moi, ça m'arrive souvent d'avoir des jeunes qui sont très... Je te parle de collégiens, d'IC1 ou même des enfants de primaire qui sont hyper angoissés. Ils sont hyper angoissés de ne pas arriver à avoir des bonnes notes. Ils sont hyper angoissés de ne pas trouver quelle orientation scolaire, où est-ce qu'ils vont aller après à la fac, ou en études supérieures, en école d'ingé, de commerce, peu importe. En fait, les jeunes d'aujourd'hui sont angoissés vraiment. Et en fait... ils peuvent avoir du coup des troubles de l'alimentation, des troubles du sommeil, des... Enfin voilà, et dans ces cas-là, moi mon travail c'est aussi, parce que je n'ai pas de cap de super-héros, je n'ai pas de baguette magique, c'est aussi de renvoyer vers le professionnel qui saura accompagner. Pour le sommeil, ça peut être l'hypnothérapeute, ça peut être le MDR, ça peut être l'éthiopathe, enfin peu importe, ça dépend aussi des personnes, parce que... Moi, je vais proposer plusieurs professionnels. Ça peut être le psychologue, ça peut être le médecin traitant. Mais voilà, ça peut être pour des... Moi, j'ai des jeunes qui, du coup, ne s'alimentent pas de la bonne manière. Eh bien, je vais envoyer, là encore, vers le médecin traitant ou vers une diététicienne nutritionniste. C'est hyper important.
- Speaker #1
et en passant par différents canaux mais oui c'est
- Speaker #0
en fait moi j'ai toujours travaillé en équipe, j'aime travailler en équipe et en fait c'est très important pour moi de C'est souvent, c'est ce que je dis aux parents, c'est un travail d'équipe, c'est-à-dire que c'est moi, c'est le jeune, c'est le parent, c'est les enseignants. C'est évident que ça aide le jeune quand j'arrive à avoir des échanges avec les enseignants aussi, avec les orthophonistes. Moi, je sais que je travaille beaucoup avec une orthophoniste sur Dinar parce qu'on sait qu'on a des accompagnements communs. Et complémentaire. Et donc, vraiment, ça n'a pas de prix, en fait. Ah non, mais c'est indispensable. Moi, je ne crois pas du tout en ça. C'est l'intelligence collective, c'est tout ça, exactement. Moi, en fait, en psychopédagogie, je vais travailler tout ce qui va être en lien avec les difficultés d'apprentissage, donc ça, on l'a dit. Voilà, c'est ça, en fait, donc ça va être toutes les difficultés d'apprentissage pour des jeunes avec des troubles neurodéveloppementaux, donc ça, on l'a dit, les 10, ça va être... Voilà, ça va être des troubles de l'attention et de la concentration, ça va être les enfants HPI, ça va être les intellectuels, ça va être les enfants TSA, les troubles de la sphère autistique, ça va être... et puis pour les enfants qui n'ont pas de troubles neurodéveloppementaux, ça va être tout ce qui va être en lien avec... les difficultés d'attention, de concentration, tout ce qui va être la compréhension. Voilà, mais oui, non, complètement. Il n'y a pas forcément... Il peut y avoir des enfants qui ont du mal à être attentifs ou concentrés, parce que ce n'est pas la même chose. Et sans avoir de diagnostic de posé, ça c'est tout à fait possible aussi. Donc moi je vais aller travailler tout ce qui va être la compréhension. la motivation, la mémorisation, évidemment la confiance et l'estime de soi, c'est primordial. Tout ce qui va être l'orientation scolaire, la préparation aux examens et aux concours, et après, parce que j'accompagne aussi des adultes, ça va être tout ce qui va être, pour les adultes aussi, confiance et estime de soi bien sûr, mais tout ce qui va être communication, relation aux autres. Tout ce qui va être lié aux difficultés de comportement, parfois un enfant qui n'arrive pas à respecter les règles, tout ce qui va être la gestion du stress, la régulation des émotions, on en a parlé. C'est vaste, plein de choses. Ça va être aussi tout ce qui va être l'organisation de travail, la gestion du temps, la procrastination, ça va être la reconversion professionnelle, ça va être finalement, c'est apprendre à se connaître, apprendre à se connaître. comment je fonctionne et de quoi j'ai besoin pour pouvoir atteindre mes objectifs. Ça va vraiment être ça. Oui, non, j'ai pas de baguette magique, c'est ce que je te disais tout à l'heure. En fait, moi j'ai deux cabinets. J'en ai un à Dinard et un à Saint-Malo. Mon cabinet principal est à Dinard. Donc les gens souvent viennent me voir au cabinet. Je fais aussi des visios. Pour les jeunes enfants, je... J'essaie d'éviter parce que c'est quand même... Le contact est important. Oui, je parle de la visio. Oui, oui. Oui,
- Speaker #3
j'aime autant parce que c'est la connexion.
- Speaker #0
Moi, je crois beaucoup en ça. Oui, exactement. C'est ça. Et moi, en fait, je suis vraiment... Je suis très empathique. Et d'avoir la personne en face de moi, ça m'aide, en fait. C'est un petit peu comme si j'arrivais à me connecter à la personne, en fait. C'est quelque chose que j'ai du mal à exprimer, mais c'est un peu ça.
- Speaker #3
Et j'ai perdu ta question,
- Speaker #0
Émilie, en fait. Je me suis égarée dans mes réponses. Oui, donc ça, je les ai. Non, voilà. Oui, je fais de la visio. Je préfère en présentiel, mais la visio, c'est possible. Par exemple, un étudiant qui va être sur Rennes, par exemple, ou qui va être sur Bordeaux ou même à l'étranger, il va rentrer de temps en temps chez ses parents. Quand il rentre chez ses parents, il vient me voir en physique et... à distance. En fait, on alterne. Oui, je te remercie. Oui, ça va être... En général, un accompagnement se fait sur 8 à 10 séances. Chaque séance dure une heure. C'est à raison d'une séance tous les 15 jours. Après, quand il y a besoin, Parfois il en faut plus, en toute sincérité parfois il en faut plus, mais dans ces cas-là, moi mon travail c'est de rendre la personne autonome. face à son objectif ou à sa difficulté de vie. Donc l'idée, à un moment donné, c'est d'arriver à aussi prendre que la personne utilise les outils que je lui donne pour pouvoir essayer d'avancer. Et donc quand il y a besoin, en fait je dis ben ok on va continuer mais peut-être on va se voir toutes les trois semaines ou tous les mois. Parce que effectivement... Voilà, mais au départ c'est important. En fait, c'est comme si, tu sais, pendant les séances, on semait des graines en fonction du besoin des personnes. Donc moi, j'accompagne la personne à semer des graines et la personne, entre chaque séance, pendant ces 15 jours entre les séances, la personne doit arroser les graines. Mais c'est aussi ce que j'explique aux personnes qui viennent me voir. On ne sait pas à quel moment ça va germer, ça va pousser. Et puis, il y a des choses qui mettent plus de temps à pousser. C'est vraiment ça. Tu vois, j'utilise encore une métaphore, mais il n'y a pas plus belle métaphore pour expliquer mon travail que celle-là, en fait.
- Speaker #1
C'est zoné.
- Speaker #0
Oui. Oui, exactement. Et en fait, moi dans mon approche, il y a deux éléments vraiment essentiels dans mon approche. C'est par exemple, quand un parent m'emmène son enfant, c'est important que l'enfant ait envie de venir me voir. Dans le sens où, ça c'est très important à souligner parce que souvent on se rend compte pour un premier rendez-vous, ce premier rendez-vous il n'engage à rien. C'est-à-dire que pendant ce premier rendez-vous, on va voir quels sont les objectifs pour l'enfant ou pour l'adulte, en fait, puisque j'accompagne exactement. Donc ça, c'est important parce que souvent, moi, je déroule, tu sais, je déroule la pelote où je prends ma pelle et je creuse. Je ne sais pas comment tu vois l'image que je pourrais te faire là, mais du coup, je pose des questions aux parents. L'enfant n'a pas le droit d'intervenir et c'est hyper intéressant parce que l'enfant, surtout à l'adolescence, voit... en fait comment lui, le parent, il voit les choses. Et à l'inverse, mais oui, complètement, mais exactement. Et ensuite, je pose aussi des questions à l'enfant, et là le parent en fait se rend compte que finalement, ils n'ont pas forcément la même vision des choses et le même objectif, et c'est ok. Et à la fin, et oui, et ça souvent, déjà ça. enclenche, là je sème déjà des graines en faisant ça tu vois et en fait souvent je demande même aux jeunes enfants vraiment même si l'enfant il est il a 7 ans je veux dire mais toi qu'est ce que tu en penses est ce que tu crois vraiment que tu as envie de de changer ça d'atteindre cet objectif est ce que tu as envie de venir me voir tous les quinze jours et il m'est déjà arrivé deux trois fois où le jeune me disait non et là je dis aux parents bah écoutez c'est trop tôt C'est pas la bonne saison, comme tu dirais, Émilie. Et je dis aux parents, rappelez-moi peut-être dans trois mois, dans six mois, dans un an. Et souvent, c'est ce qui se passe. Et là, ça marche mieux. Parce que sinon, je ne peux pas bien faire mon travail. Exactement. Mais bien sûr. Non, exactement. Et le deuxième élément essentiel, donc il y a cet engagement dont je te parlais, que ce soit pour un enfant ou un adulte, et le deuxième élément essentiel pour moi, c'est la relation de confiance. Donc c'est pour ça souvent que je, en fait, pendant le premier rendez-vous, c'est un rendez-vous qui est plus long que les autres, bien entendu, et en fait... C'est la connexion avec la personne. En fait, il faut que la personne, elle se connecte aussi. Elle a envie de se connecter avec moi parce qu'on ne peut pas être accompagnée par quelqu'un avec qui on n'a pas le feeling. Tu vois Ça, pour moi, c'est ça. C'est l'intuition, c'est tout ça. Exactement. Et ça, c'est OK. Dans le sens où il faut... Si la personne me dit ben non, je crois que ça peut pas être vous, c'est ok.
- Speaker #3
Et non,
- Speaker #0
exactement. Et là, dans ces cas-là, une fois encore, je... je renvoie une autre personne en fonction de... Et là,
- Speaker #1
c'est...
- Speaker #0
Oui, c'est ça. C'est bon. Et la personne qui me dit ça ne peut pas être vous, de toute manière, même si elle était venue me voir contre son gré, je n'aurais pas pu l'aider. Donc c'est contre-productif pour elle, mais aussi pour moi, parce que c'est important aujourd'hui pour moi. C'est pour ça que j'ai fait tous ces choix de vie. d'avoir l'impression de bien faire mon travail. Ça, c'est... Ah oui, vraiment Ah mais... C'est vraiment... Oui, vraiment, tu vois, je ne trouve pas les mots tellement... J'ai de l'émotion qui me vient quand on évoque ça, en fait. Oui, c'est chouette. Non, je crois que je... Oui, excuse-moi, elle infuse. En fait, en toute humilité, je suis assez fière de mon parcours. Je me dis que là, je suis vraiment à ma place. Voilà, en fait j'aurais encore plein de choses à partager, on aurait pu parler des outils que j'utilise, etc. Mais bon voilà, je sais qu'on ne peut pas parler de tout. Oui, voilà, parce que c'est vrai qu'il y a un point qu'on n'a pas évoqué, c'est que je suis également praticienne en réflexe primitif. Donc je serais ravie Émilie de venir rééchanger avec toi pour... Non mais voilà c'est...
- Speaker #3
oui.
- Speaker #0
Merci. Et tu me demandais si je devais délivrer une dernière chose aux parents, parents solo ou parents, voilà, ensemble. C'est n'hésitez pas à développer l'intelligence émotionnelle de votre enfant en discutant avec lui à table, en disant, tiens, moi, aujourd'hui, j'ai rencontré tel ami, j'ai éprouvé de la joie. Parce que les enfants, ils fonctionnent par mimétisme, par imitation. Donc dire, là, tu vois, lorsque tu balances ton jouet parce que toi, tu es en colère, moi, voilà ce que je ressens, en fait. De mettre des mots sur les émotions. Oui, ça, c'est indispensable. Oui. C'est ça, ça infuse dans toute la famille. Parce que souvent, en psychopédagogie, quand on voit une personne de la famille, que ce soit la maman, le papa, un des enfants, forcément, ça infuse sur toute la famille. Si je devais donner un seul conseil, ça serait celui-là. C'est soyez à l'écoute de vos émotions, de vos besoins et des émotions de votre enfant. Un enfant... Si d'un coup vous avez l'impression qu'il fait une comédie et quand je dis ça je mets des guillemets, c'est qu'il est en train d'essayer de vous passer un message ou de ressentir quelque chose ou qu'il a un besoin qui n'est pas respecté et il ne sait pas en fait, il ne sait pas toujours comment l'exprimer. Voilà, mais complètement, complètement Émilie. Donc voilà, c'est moi qui te remercie de m'avoir permis de... t'expliquer un petit peu mon travail et de pouvoir partager avec tes auditeurs. Avec plaisir. À bientôt, Émilie.
- Speaker #4
Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à liker et partager le podcast pour aider les autres parents qui en auraient besoin. Vous pouvez retrouver les replays du podcast sur mon site internet, emilieavelyne.com, liker la page Facebook et Instagram. À la semaine prochaine sur Sololitude pour une nouvelle histoire. Deux parents se louent.