- Speaker #0
Bienvenue sur Sololitude, le podcast qui s'adresse à tous les parents qui vivent la sololitude, c'est-à-dire lorsqu'ils sont seuls dans l'éducation de leurs enfants ou qu'ils se sentent seuls pour les élever dans la gestion du quotidien d'achats à accomplir. Que l'on soit indépendant, salarié, au chômage ou en reconversion, on est confronté à des situations qui viennent nous chercher au plus profond de nous-mêmes. Alors comment kiffer, apprécier, vivre sa vie rêvée malgré les contraintes de la parentalité solo, même quand cela paraît impossible ? Je suis Émilie Aveline, je suis praticienne en hypnose depuis 10 ans et ancienne infirmière depuis plus de 15 ans. Depuis des années, j'accompagne les parents à se sentir moins seuls dans leur parentalité afin de s'épanouir dans leur vie personnelle. Merci pour votre indulgence concernant le son des interviews qui n'est pas toujours optimale. C'est parti sur Sololitude, bonne écoute ! Aujourd'hui, je reçois Ludivine, dite Lulu, maman solo de trois enfants, le premier à 16 ans et les jumeaux en 3 ans. Lulu gère d'une main de maître sa tribu et livre un message d'espoir quant à la gestion de cette grande famille et le temps qu'elle arrive à s'octroyer. Partons maintenant à la découverte de son histoire. Alors, bienvenue Ludivine, donc on va t'appeler Lulu, ce que tout le monde t'appelle Lulu. Bienvenue pour ce tout premier podcast, première émission. Donc on va parler de la parentalité solo. que c'est le fait d'être parent solo à 100%. Alors Lulu, tout d'abord, est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu qui tu es d'ordre un peu général ?
- Speaker #1
Je suis Lise et je suis maman de trois garçons. Et Dieu ? 16 ans, et Marceau et Luison, qui sont nées d'une PMA, en PMA solo en Belgique, qui vont avoir 3 ans. 21 ans, ma petite prélude toute seule. Toujours facile, mais bon, voilà. C'est comme tout le monde, dans toutes les familles, c'est toujours compliqué.
- Speaker #0
On va parler de ces difficultés qu'on peut rencontrer par moments, mais aussi des moments où c'est super chouette. Alors, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ton parcours avec ton premier garçon, comment ça s'est déroulé ?
- Speaker #1
J'ai eu Elliot, j'avais 25 ans quand je suis tombée enceinte. Avec son papa, on n'était pas... On n'était pas, comment dire, un couple assez solide, je pense, pour avoir tout fait d'un enfant. C'est arrivé. Mais il n'est pas resté. Malheureusement, il n'est pas resté. Et j'ai élevé Elliot toute seule.
- Speaker #0
À partir de quel âge ?
- Speaker #2
J'ai été enceinte de deux mois,
- Speaker #1
comme s'il est parti. Donc, j'ai fait ma grossesse. Et j'ai élevé Elliot toute seule. J'ai des liens avec mon papa, on va dire cordiaux. Enfin, il me montre quand même des nouvelles tous les deux ans. S'il a besoin de le voir, il peut le voir, mais il n'y a pas eu ce besoin ni d'un ni de l'autre.
- Speaker #0
D'accord. Tu as été toutes ces premières années avec Elliot, tous les deux ?
- Speaker #1
Oui, on a été 13 ans,
- Speaker #0
que tous les deux. 13 ans ?
- Speaker #1
Oui. Le désir d'avoir d'autres enfants, étant donné qu'Eliott n'a que moi. J'ai toujours voulu qu'il ait une famille, j'ai toujours voulu mon petit noyau, mes enfants, avoir une communauté forcément. Je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer la personne avec qui j'avais envie de fonder cette famille. Voilà, il y a des rencontres qui font qu'ils ont déjà eu leurs enfants et puis d'autres qui n'en veulent plus ou qui n'en ont pas envie. Et puis aussi moi qui ai pas. Je pense qu'en étant aussi fidèle avec Eliott, j'ai eu du mal à faire de la place aussi. Le temps passe et le temps, il prend du temps. Et donc, ça a été compliqué. Je me suis décidée et je me suis dit que s'il fallait que j'ai un enfant, c'était maintenant. Donc, j'avais 35 ans. Je me suis renseignée. En France, ce n'était pas passé la loi et je suis allée vers la Belgique.
- Speaker #0
Alors, juste pour rappeler que la loi est arrivée en 2021. S'il me semble bien, c'est ça. Oui, en 2021, la loi PMA qui autorisait l'accès à la PMA pour les femmes solos et les femmes lesbiennes.
- Speaker #1
Sauf que moi, quand je me suis lancée, c'était pas du tout... C'était un projet, mais pas un projet biologique. Donc, en fait, ça a été un peu plus... En temps de Covid, j'ai eu un accident assez grave. Et puis les échecs et la perte de fausses couches. Enfin, trois, on va dire. J'étais pas très solide et je n'y croyais plus trop. Donc j'ai fait sept inséminations. Une fille qui a été gagnante. Voilà.
- Speaker #0
Et donc à cette fille, tu as eu des jumeaux. C'était ton désir ?
- Speaker #1
Pas du tout.
- Speaker #0
Pas du tout.
- Speaker #1
Je ne sais pas pourquoi. Je m'étais toujours préparée. J'ai toujours pensé que c'était possible que j'en ai un, deux. Je ne sais pas pourquoi, je n'ai pas d'explication, mais je me suis souvent vue avec deux bébés, après Eliott. Mais quand on m'a mis les deux, je n'avais pas trop le choix parce que c'était ma dernière séance, parce que après, financièrement, je ne pouvais plus suivre. Et je n'ai fait que deux embryons. Donc soit on congelait un, mais ce n'était pas dix qui tiennent. Et celui qu'on allait me mettre, c'était pas dit qu'il tienne aussi. Donc, du coup, on m'a mis les deux. Il m'a conseillé. Et puis, je me suis dit que c'était plus prudent. Je pouvais utiliser mes fesses. Je me suis dit, voilà, c'est ça, toujours.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Non, mais je ne pensais pas du tout.
- Speaker #0
D'accord. Donc, c'est au bout de combien de temps ? C'est au bout du troisième mois ? Ou c'est à quel moment que tu t'es dit, ça y est, les deux tiennent ?
- Speaker #1
Le test était positif. Je connais mon gynéco qui m'a bien confirmé qu'il y avait un cercle, donc un bébé. Donc j'étais très contente. Donc, un, j'ai tenu. Ensuite, je suis saignée. Beaucoup saignée. Je suis allée à l'hôpital et on a vu un petit décollement de l'avant-placenta. C'était vraiment tout au début. Le placenta n'était pas encore mis en place. C'était l'avant-placenta. Il m'a dit une petite fissure. Ça fait le coup de l'embryon. Il part. C'est fini. Donc, bon. Je me suis dit que j'avais peu de chance que ça reste parce que je connaissais tous ces saignements et je signais pas mal. Donc, je me suis un peu préparée à ce que je perde la grossesse. Et peut-être une semaine après, j'ai eu des grosses douleurs dans l'utérus. Mais vraiment, j'ai éternué tellement mal. J'avais encore du sang et j'étais aux urgences en larmes. Et quand la gynéco est venue pour m'hospiter, elle m'a dit « mais je ne comprends pas, je vois deux sacs » . Oh ! Et là, je me suis levée, je me suis dit, oui, il y en a un, il n'a pas tenu. Et il m'a dit, ben moi, je vois deux cœurs. Il a tenu.
- Speaker #0
Wow !
- Speaker #1
Parce que ça faisait de la place. Et si j'avais mal quand j'ai éternué, c'est parce que l'utérus s'est élargi.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai vu les deux petits sacs, l'un à côté de l'autre. Avec les deux petits cœurs qui battaient. Donc après, repos, le temps que tout se résorbe aussi et que le patiente prenne sa place. Et puis après, c'était une grossesse un peu sous tension, mais ça s'est bien passé.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu as ressenti quand tu as compris qu'il y avait ces deux sacs et ces deux petits cœurs qui battaient ?
- Speaker #1
J'étais un peu perturbée. Je me suis dit, la première chose que je me suis dit, il faut que je prévienne tout le monde, il faut que je prévienne ma famille. Je me suis dit, je me sentais à la hauteur, mais à la fois, j'étais quand même un peu, de me dire, il y a deux bébés. Donc, j'étais contente que je ne recommence pas. Enfin, je ne sais pas que je recommence, mais contente que ça soit gagnant. Mais un peu, quand même, ça perturbe de se dire, deux bébés vont arriver à la maison. C'est-à-dire que là, ta vie, c'est jamais pareil. C'est pas un, déjà un, j'avais du monde autour de moi qui était inquiet parce que c'était un deuxième enfant seul. Et là, j'en ramenais deux d'un coup.
- Speaker #0
Waouh, et c'est plus du tout la même chose. Ah oui ?
- Speaker #1
Elle a fait aussi à l'époque.
- Speaker #0
Pour t'avoir ? Avec eux.
- Speaker #1
Non, pour avoir mes frères et sœurs avec mon beau-père. Et en fait, ils en ont mis 5.
- Speaker #0
5 à l'époque !
- Speaker #1
Et il y en a 4 qui ont tenu.
- Speaker #0
Oh là là, elle a eu 4 enfants ?
- Speaker #1
Ouais, des quadruplés.
- Speaker #0
Des quadruplés, waouh !
- Speaker #1
C'est un peu comme Elliot, j'étais fille unique. Et ils sont arrivés juste à... j'avais 9 ans au moins.
- Speaker #0
C'est rigolo comment toutes les deux, tu répètes la même histoire que ta maman quelque part. Et que vous ressentez très bien les choses, vous savez au fond de vous.
- Speaker #1
Ouais, et puis moi mon père c'était pas mon père, c'est mon beau-père qui m'a élevée, mon père était parti. Enfin mon père n'est pas parti, mon père n'est pas resté avec ma mère, c'était jeune. Et voilà, donc du coup c'est un peu répétitif comme histoire, je sais pas si c'est... Moi, je l'ai cherché un peu. J'avais voulu avoir des enfants avec les femmes.
- Speaker #0
Bien sûr, mais la vie, des fois, fait que ce qu'on a imaginé ne correspond pas toujours à la réalité. Il y a aussi ça entre le rêve qu'on a de petite fille, du couple idéal. Je vais faire la vie amoureuse,
- Speaker #1
parce que la vie amoureuse, t'as le temps, on a le temps. Elle peut arriver n'importe quand. C'est ce qui est pas... que mes enfants, il n'y aura pas de quoi faire. J'aurai des enfants. Bon ben voilà, j'en ai eu trois. Donc j'ai réussi ce que je voulais.
- Speaker #2
Voilà,
- Speaker #1
il fallait vite se préparer, de toute manière. J'avais du coup huit mois pour me préparer dans un petit appart, une petite voiture.
- Speaker #0
Et oui, il fallait tout changer à ce moment-là.
- Speaker #1
J'ai tout changé tout de suite. Parce que t'es toute seule, déjà le budget... Moi, je suis factrice, je ne gagne pas beaucoup ma vie, pas bien ma vie. J'ai quand même, comment dire, c'était un coût déjà financé de faire toutes ces tentatives.
- Speaker #0
Déjà, oui, d'IAD et de FIV.
- Speaker #1
C'est un vrai coût. Moi, ça m'a coûté très cher. Donc, du coup, quand je suis tombée enceinte, il fallait que je fasse la pension financièrement. Donc, ce n'était pas au programme de changer tout de suite de maison, de changer tout de suite de voiture. C'est arrivé petit à petit. Je crois que les jumeaux avaient un... Ben non, ils avaient deux ans quand j'ai changé la voiture. On a fait système D. Moi, au début, j'ai dormi avec les petits dans la chambre. Puis Eliott avait sa tante. Et après, j'ai viré au salon et j'ai laissé mes enfants dans la chambre. Puis maintenant, on est dans une maison, tout va bien. Voilà, c'est matériel. On s'adapte. On avait de la place quand même.
- Speaker #0
Oui, c'est assez important de rappeler aussi. Oui, les choses peuvent se mettre en place petit à petit.
- Speaker #1
C'est l'organisation qu'il faut. En fait, la place, ce n'était pas vraiment important, c'était l'organisation. C'était être opérée. Moi, j'ai fait les nuits toute seule. Toutes les nuits, toute seule.
- Speaker #0
Toutes les nuits, toute seule.
- Speaker #1
Les nuits, toute seule, j'ai tout fait. Et il y a juste cinq... Les petits avaient cinq mois et demi de grossesse. J'avais besoin d'évasion un petit peu, juste avant de reprendre le boulot. Je suis partie trois jours à Lisbonne avec ma sœur et mon frère. copine pendant trois jours. Deux nuits.
- Speaker #0
Et comment ça s'est passé pour toi, pour eux ?
- Speaker #1
Super bien. Je le fais tous les ans maintenant.
- Speaker #2
Super.
- Speaker #1
Oui, super. Je le fais tous les ans. Je pars un petit peu tout seul. Et voilà. Je reviens.
- Speaker #0
Et oui, c'est ça qui est important. Un week-end par an, tu pars, c'est ça ?
- Speaker #1
Non, je pars plus.
- Speaker #0
Tu pars plus.
- Speaker #1
Au début, j'étais partie trois jours à Lisbonne. Après, par exemple, au mois de septembre, je suis partie cinq jours à Cassis. Au mois d'avril, je suis partie cinq jours au Corse du Verdon.
- Speaker #0
Waouh ! Et comment tu fais alors pour les petits ? Tu les mets tous en garde, séparés tous les trois ? Ils sont tous les trois ensemble ? Comment tu fais ?
- Speaker #1
Il est chez sa vie. Il a 16 ans. Il est chez sa mamie. Moi, j'ai mes parents à côté. Mais c'est une copine qui n'a pas d'enfant, qui est souvent venue prendre ma place ici. Qui adore Bonnet et qui adore mes enfants. Donc, elle n'a pas eu de chance parce qu'elle a tenté la PMA solo qui n'a pas fonctionné pour elle. Donc, elle a fait, je crois au moins, je crois qu'elle a fait 6 ou 7 chiffres.
- Speaker #0
Oh mon Dieu. En France ?
- Speaker #1
C'est une nation. On est en Belgique, elle est belge. Et du coup, elle vient souvent s'occuper des petits.
- Speaker #0
Et comment ça se passe pour elle, pour toi ? De savoir que ton amie ne peut pas avoir d'enfant et elle s'occupe des tiens. Et comment toi, tu te sens ?
- Speaker #1
Après, ça a été dur pour elle. Moi, les tiens, je ne peux pas faire grand-chose. Ça a été dur plus pour elle. Elle a fait un burn-out, elle a fait une dépression. C'était compliqué, on a été tous présents pour elle. Je suis venue ici autant de fois qu'elle voulait recharger les batteries, comme elle dit, mais on ne peut rien faire. Et voilà, elle a avancé autrement. Aujourd'hui, elle est famille d'accueil, elle a un petit garçon.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #1
ça se passe bien,
- Speaker #0
il a 6 mois il est beau il est déjà venu avec d'accord j'entends que tu es très entourée donc il y a tes parents qui sont juste à côté il y a cette amie qui vient régulièrement tout de suite ils ont été d'un soutien avec toi ?
- Speaker #1
Ah oui, les copines, oui, oui. Les copines, elles sont déjà venues donner des biberons la journée, de temps en temps, ou alors si j'avais envie d'aller à la piscine ou au terme, sortir, oui, non, c'est... Après, c'est des courts moments. Si on vient un samedi pendant deux heures, c'est vite oublié toute la semaine. C'est des petites mains, mais c'est toujours ça. Mais même passer une soirée, c'est... Du coup, ma maison comme... C'est ouvert à tout le monde, on peut facilement les couper, ils sont faciles, ils vont avec tout le monde, ils dorment partout. Je ne sais pas si c'est parce que je suis toute seule avec, mais ça date à tout le monde.
- Speaker #0
Et tu les habites aussi très vite.
- Speaker #1
Parce qu'on voyage aussi beaucoup, tous les quatre, on fait beaucoup de choses. Enfin, voyage. On est quand même allés au Portugal cet été. Remarque, tous les trois. Tous les quatre. Oui, on fait pas mal de choses et ils ont l'habitude de croiser du monde. Après, voilà. En fait, je n'ai pas trop changé ma vie. J'ai essayé d'adapter ma vie.
- Speaker #0
C'est ça, oui, de l'adapter.
- Speaker #1
D'adapter mon style de vie. Il y a des choses que je fais un peu moins, c'est normal, mais j'essaye de faire toujours. Bon, c'est pas toujours simple. On est partis au Portugal les deux premiers jours, on en rêve plein, parce qu'il fait chaud, ils ont pas envie de marcher, ils sont fatigués. Il faut penser à tout, il faut penser aux gourdes, aux couches, aux lingettes, ça vomit, ça la virait, ça machin. Voilà, mais après, il faut tenir le coup et se dire que c'est rien. Il pleure, c'est pas grave. Laisse-le pleurer. Ça va passer. Écoute-le. Moi, j'ai pas trop de patience. Alors, des fois, je déborde, mais ça déborde dans le sens où je m'énerve. Pas contre eux, mais contre moi.
- Speaker #0
C'est la différence, oui. Tu t'énerves contre toi-même et pas contre eux. C'est ça qui te permet, en fait, de tenir aussi, de ce que je comprends. Oui, il y a des enfants qui sont cool, d'autres qui peuvent être plus difficiles. Et tu as cette capacité aussi d'être dans la juste distance et de savoir que c'est à toi que ça appartient. Quand t'es débordée, quand t'arrives plus à gérer l'émotion, tu te dis « Ah, j'en peux plus ! » Mais c'est pas de leur faute. Et c'est ça que t'arrives à te dire. C'est vieille pour rien. Et je l'accompagne et je l'écoute.
- Speaker #1
Moi, c'est les cris. Souvent quand ça crie. C'est ça qui m'énerve. Le cri de crier, on sait pas pourquoi, ça crie. Et on dit stop. Et ça continue. Des fois, ça tape sur le système quand t'es fatiguée. Je parle quand tu rentres du travail, que t'es en train de faire à manger, que t'as le côté chiquier. Faut tout gérer. T'as le repassage, t'as le linge, t'as à manger, t'as le grand à suivre un peu le lycée. Et ça crie, et ça crie, et ça crie. Et des fois, voilà, c'est ça qui tape sur le système. Alors moi, je m'énerve dans des moments comme ça. Mais j'ai de la chance que ça arrive. pas souvent non plus. Je pense qu'ils sont relativement faciles. Il y a des périodes. Par exemple, la rentrée à l'école maternelle, c'était très fatigant pour eux. Le soir, c'était beaucoup de pleurs,
- Speaker #0
beaucoup d'évers.
- Speaker #1
Mais ça commence à se calmer, ça commence à prendre le rythme. C'est des bébés qui dorment beaucoup. Là, on leur coupe la sèche du matin et d'après-midi, ils ont une petite sèche à l'école. C'est différent. Mais bon. Là, on a été au hand, par exemple, ils font du baby-hand. Ils sont capotes, ils sont la sieste, on les entend. Voilà, mais il faut... Et puis, moi, je me suis organisée de façon à pouvoir me reposer. Et ça, c'était important.
- Speaker #0
C'est une clé, mais fondamentale.
- Speaker #1
Je crois que c'est le cas avec des coussins. Vous avez trouvé des systèmes ? Je les tendais et je les couchais en même temps. Parce qu'il y en a, ils font un ou l'autre. Mais non, moi j'ai touché en même temps parce que comme ça, ils étaient complètement dans le même rythme.
- Speaker #0
Et je crois que tu pouvais te reposer aussi entre chaque biberon, chaque sieste. Tu pouvais aussi avoir ce temps-là pour toi, sans être décalée à chaque fois.
- Speaker #1
La nuit, c'est plutôt... Au fait, c'est nuit plutôt, mais disons, je ne sais pas. Je dormais bien et bien ça a mis plus de temps à ce que je l'ai... J'ai dormi à 6 mois et demi. Mais j'étais obligée de les réveiller parce que je ne savais pas si Marceau me réveille à 3h du matin et Louis-Anne il dort et il me réveille à 6h, tu fais quoi ? Le temps que tu le fasses manger à 3h, le temps de le faire manger, de le faire dormir, il est 4h30, 5h, et l'autre il revient une heure après, tu ne tiens pas.
- Speaker #0
Tu ne tiens pas.
- Speaker #1
J'avais le coussin d'allaitement, j'ai décalé dans le coussin d'allaitement, je leur mettais avec des coussins, les biberons et tout, je restais bien à côté pour voir que ça ne faisait pas de fausses routes ou quoi. Et ça s'est super bien passé. Et je sais que c'est Louison qui avait un petit peu plus de mal à me voir. Donc il y en a un qui était plus souvent dans mes bras. Et voilà, après je voulais dormir, je faisais le repas, le piop, le dodo quoi. Et après je me rendormais. Et c'est comme ça que j'ai pu tenir. Et la journée, pareil.
- Speaker #0
C'est comme tu disais tout à l'heure, toutes les nuits, tu les as toutes faites, toutes seules.
- Speaker #1
Oui. Trois nuits que je suis allée à Lisbonne. Et on s'est réunis, on s'est commencé à se faire nuire.
- Speaker #0
Ok. Le 16 mai
- Speaker #1
2022. J'ai en novembre 2021. Donc voilà, j'ai repris à 80%. Là, je reprends à 100%.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. Là, à 100%. À plein temps.
- Speaker #1
Je vais apprendre à faire des congés parentaux.
- Speaker #0
Ok, t'as pris un congé parental derrière. Oui. Ok. Et non, malheureusement. C'est que le temps à outroyer pour les enfants est quand même très limité dans notre société. C'est quand même bien dommage.
- Speaker #1
Oui, mais c'est déjà bien parce que j'avais une mercredi avec eux, là, pendant trois ans. J'étais contente, j'ai quand même profité un peu.
- Speaker #0
J'avais une autre question. Par rapport à ton premier, c'est Elliot.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Vous avez vécu 13 ans tous les deux. Dans une relation peut-être fusionnelle, en tout cas privilégiée, en tout cas tous les deux, comment lui, il a... et comment tu l'as préparé à cette nouvelle grossesse ? Puis après, il y a des jumeaux, tu vas avoir deux petits frères, petites sœurs. Et comment la relation avec eux s'est créée ? Comment lui, il la vit maintenant ? Comment ça se passe ? Comment ça s'est déroulé tout ça ?
- Speaker #1
Je ne l'ai pas préparé parce qu'en fait, il a été préparé à me suivre dans... ... je me suis battu pour avoir un bébé donc il m'a vu pleurer, il m'a vu parfois très mal et lui aussi un peu cassé quand on vit avec quelqu'un, moi je n'ai pas réussi à le protéger de ce côté là, il a vu que ça ne marchait pas, il m'a vu perdre des grossesses, c'était compliqué pour lui donc il n'était pas préparé il était plutôt préparé à un jour à ce que ça arrive donc vite parce qu'il avait envie, il était pressé d'être en train et en plus il aime bien les bébés Ce que je voulais savoir, c'était la relation avec ses frères. Il était tout content parce qu'il adore les bébés, mais c'est vrai que vite, il a compris que c'était quand même difficile. Et que ça n'allait pas être une partie de plaisir aussi, qu'il allait devoir aussi un peu faire plus de choses qu'il faisait, parce que je ne lui demandais pas grand-chose avant. On est une famille, donc tout le monde participe. Il y a des choses et des tas, et c'est comme ça. Donc je ne lui ai pas demandé de donner des biberons ou de changer d'écoute, mais si je devais l'appeler pour lui dire « surveille deux secondes le temps que je le sens » , voilà, c'est des bêtises. ou porte-moi les sacs le temps que je remonte, c'est cosy parce que j'habite au premier étage. Des bêtises, mais heureusement qu'il était là. On reste dans la voiture le temps que je rentre. Il ne pouvait pas porter, lui, une nacelle. C'était trop lourd. Il n'a pas changé de couche. Il a donné de temps en temps de biberon, comme un grand frère veut donner, veut tenir. Mais c'est l'heure du biberon, tu vas m'aider. Ce n'était pas possible. Il a fait sa place. Mais il a participé aux taffes. Il va descendre des poubelles, il sort le chien.
- Speaker #0
Toutes les autres taffes de la vie quotidienne. Oui. Et la surveillance aussi.
- Speaker #1
C'est sûr que pour lui, ça a été plus compliqué. Sa vie, elle a changé. Aujourd'hui aussi. Il y a de temps en temps où je lui dis, attends, là, je ne fais pas manger. Toi, tu restes au salon. Tu n'es pas que dans ta chambre. Tu restes au salon, tu jettes un coup d'œil. Je suis obligée. Oui. Avec des bébés dans les pattes qui me sollicitent, je lui dis, ça n'arrive pas tout le temps. Mais voilà, il se met à côté d'un à table, moi de l'autre.
- Speaker #0
C'est le responsabiliser aussi ? C'est... Quelque part, il le prend aussi. Il le fait naturellement, maintenant ? Ou est-ce qu'il faut que tu lui demandes ?
- Speaker #1
Non, non, non. Après, il est quand même assez libre. Il fait beaucoup de... Il aime bien sortir, il a le saut, il a... Donc, j'essaie de... Je suis quand même assez stricte et assez dure avec lui, au niveau scolaire. Donc, du coup... Donc, en fait, Elliot, il est quand même assez... assez cool. aussi, très très cool c'est un bon gamin comme beaucoup de gens autour de moi disent de lui, en fait il m'écoute donc il fera pas de lui même mais si je lui dis il va faire Il va débarrasser la table. C'est moi qui vais lui dire, il faut débarrasser toute la table. Il va laisser forcément trois verres. Mais comme tous les gosses. Voilà, mais moi je suis... Parce qu'on me dit souvent, c'est pas sa place, c'est pas sa place. Mais on est une famille, il faut aider tout le monde.
- Speaker #0
Et tu es toute seule. Et c'est pas du tout la même chose. Lorsqu'on est deux adultes, c'est pas du tout la même chose.
- Speaker #1
Je pense que si. Sautant, parce que c'est le rôle de la famille de ranger un peu le salon, de débarrasser. Je ne lui demande pas d'aller chercher ses frères à l'école, de les emmener jouer au parc. Ce n'est pas ça son rôle. Mais oui, les tâches normales, il ne les remplace pas. Non,
- Speaker #0
il ne les remplacera pas. Je disais ça dans le sens où quand on est deux adultes, on va gérer différemment. que lorsqu'on est maman solo, où on prend les choses avec plus de conscience et on demande les choses aussi à faire nos enfants avec peut-être plus de conscience.
- Speaker #1
Du coup, je n'ai pas... Je n'ai pas l'expérience, mais...
- Speaker #0
Est-ce que tu t'es questionnée sur la relation que tu avais avec Eliott ? Est-ce que ça allait changer avec lui ? Est-ce que tu avais des peurs particulières avec l'arrivée d'un autre enfant, et d'autant plus là, deux ?
- Speaker #1
Je me suis toujours dit, mais on était tellement... en relation très forte avec lui, lui et moi, très fort, je me suis dit, jamais j'arriverais à aimer un autre gamin aussi fort que j'aimais l'autre. Et puis, il me dit tout le temps, je pense qu'il avait aussi besoin de plus serein, il me dit, tu les aimeras quand même, mes frères. Il me dit, mais nous deux, c'est quand même ce qu'on fait aujourd'hui, c'est particulier. Il aime bien entendre que c'était particulier.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Je veux pas te dire que c'est particulier parce que c'est particulier avec Marceau, c'est particulier avec Loison, c'est particulier avec Eliott. Enfin, par contre, aujourd'hui, c'est vrai que je passerais plus de temps avec les jumeaux et au moins avec Eliott. C'est plus de choses avec lui. Mais il fait encore des choses avec son gamin de 16 ans, quoi.
- Speaker #0
Il a aussi un âge, oui.
- Speaker #1
Il a des choses. Disons que je suis allée à Disney, c'était qu'avec les jumeaux. Je lui ai dit « est-ce que tu veux venir ? » Il ne veut pas. Il ne veut plus, ça ne l'intéresse pas. Je ne sais pas, je vais aller au parc, je vais lui dire « tu viens avec nous ? » Ben non, il ne veut plus. C'est plus lui, il va aller jouer avec ses copains. C'est comme ça, il faut les laisser évoluer.
- Speaker #0
Donc, fréquemment,
- Speaker #2
moi,
- Speaker #1
je suis allée avec Marcel Luzon, on a été voir des animaux à la fin. Et bien, il n'a pas voulu venir, donc voilà, je profite avec eux. Mais par contre, là, dernièrement, c'était où qu'il est ? On a été dans un parc avec des boules, des trampolines, tout ça. Il a voulu venir et c'était bien. On a passé un bon moment tous les quatre. Mais il est de son côté. Et puis moi, je suis allée dans les jeux des petits. Je ne vais pas lui dire, reste avec les petits, il va aller dans les trucs de grand. Mais voilà, ça, c'est le grand écart. Mais après, il a 16 ans. Dans deux ans, il est majeur. Il n'a pas envie de m'avoir sur le dos. Il fait plein de choses. Mais oui, après, notre relation, elle est toujours... Je l'aime toujours autant, mais il grandit et il a moins besoin. Je ne peux pas dire, je lui fais des câlins et tout, il va me tuer. Non, mais ça arrive. Il rigole bien surtout parce qu'il a de l'humour. En plus, il me ressemble beaucoup, beaucoup. Niveau caractère, humour, il est un peu foufou.
- Speaker #0
Il est un peu foufou comme toi. Et plein de vie également. Et avoir croqué la vie et pouvoir continuer à faire des activités, à pouvoir prendre du temps pour toi. C'est ce que j'entends aussi, c'est super. Parce que beaucoup ne s'autorisent même plus à pouvoir faire une séance de sport, à pouvoir faire un petit spa, à pouvoir juste aller prendre une heure juste pour soi. C'est tellement nécessaire et sans culpabiliser. Est-ce que toi, tu as culpabilisé ? Est-ce que tu t'es dit, mais je ne devrais pas ? Ou est-ce que pas du tout, tu t'es dit, non, c'est nécessaire pour moi, point, je le fais. Et ça fera du bien à tout le monde.
- Speaker #1
Je ne vois pas pourquoi culpabiliser. Moi, je ne suis pas du genre, j'ai envie de faire un truc, je le fais.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu es très fonceuse et tu as envie de faire quelque chose, tu le fais. Et alors, ça marche. Juste.
- Speaker #1
Des jours, je pars la semaine prochaine sur une petite croisière, sur un petit fleuve à côté de chez moi. Mes enfants, ils ne sont pas perdus. Il y a papi, mamie. Je ne pars pas toutes les semaines non plus. Je ne pars pas tous les mois non plus. Mais ça fait du bien. C'est tout. Il faut...
- Speaker #0
Et tes enfants sont en sécurité et tout va bien.
- Speaker #1
Et voilà, ça leur fait du bien aussi de voir papi, mamie, de voir un peu du monde tout le temps. Il faut penser à soi, c'est sûr. Moi, je pense qu'en tant que maman seule, si tu relâches un petit peu, parce qu'il y a l'air que le quotidien, c'est vraiment boulot, enfants. Moi, je me lève, je lève mes enfants, je vais les emmener à l'école, je pars au travail, je reviens, je vais tout de suite les chercher. Et après, le soir, c'est la douche, je vais à manger, le linge, et je me pose, il est 11h.
- Speaker #0
Ça va vite. Et hop,
- Speaker #1
reboulot.
- Speaker #0
Et oui.
- Speaker #1
Donc ça, c'est toute la semaine. Donc il y a des jours où il faut se requinquer. Mais ce n'est pas que pour les mamans, c'est pour les mamans aussi. Parce que les papas en général ne sont pas toujours présents aussi. Il y en a qui sont présents, il y en a qui ne sont pas présents.
- Speaker #0
Et certains aussi qui sont solos, également, et j'en aurai aussi quelques-uns. C'est aussi une idée générale que toutes les mamans ont le droit aussi de s'autoriser, sans culpabiliser, à prendre du temps pour elles. Et tant que l'enfant est en sécurité avec une personne de confiance, il n'y a pas de problème.
- Speaker #1
Ben non, je ne me suis jamais trop posé la question, donc non.
- Speaker #0
J'adore, mais je trouve ça génial.
- Speaker #1
J'étais tout le temps avec lui parce que c'était toute ma vie et tout. Enfin, tout tournait autour de lui. Mais j'avais 26 ans. Aujourd'hui, j'en ai 42. J'ai mes enfants à 39. Donc, je vois les choses autrement. Et puis, je vois que ça fonctionne. Donc, tout le monde y trouve son bien-être.
- Speaker #0
Waouh, c'est super important. Bravo, hein ? Est-ce que... quand tu avais
- Speaker #1
20 ans 25 ans tu imaginais tout ça ouais je pense que je savais que j'aurais des enfants ça c'est sûr j'avais peur d'en avoir qu'un et tu te voyais aussi avec des jumeaux mais je voyais pas autrement après voilà je pense que c'était ma destinée Je le fais bien,
- Speaker #0
alors je suis contente. Et comment tu envisages la vie amoureuse et affective ? Dans le présent, dans le futur ?
- Speaker #1
Pour l'instant, il n'y a pas de place.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Je pense. qu'il n'y a pas de place. Ça peut se trouver, s'il y a un coup de cœur, s'il y a un... Voilà, ça peut se trouver de la place, mais c'est compliqué. Après, il faut savoir que je les ai voulues, donc je les assume moi et je ne veux pas imposer ça à quelqu'un. Donc,
- Speaker #0
c'est ça. Ce rythme, cette vie ?
- Speaker #1
Sachant qu'à notre âge, beaucoup ont plus de petits en bas âge, quoi. En général, mes copains, maintenant, leurs gamins, ils ont 14-15 ans. Ils sont plus grands. Donc, si je rencontre quelqu'un, il n'a pas des petits 2 ans. Après, voilà, pour l'instant, ma priorité, c'est mes enfants. les voir grandir sereinement, être bien, ne pas leur imposer des choses je ne peux pas dire demain je rencontre quelqu'un et hop il a sa place dans ma maison et mes enfants sont perturbés parce qu'ils ont pu je ne sais pas comment ça je n'y ai pas réfléchi tu n'es
- Speaker #0
pas fermée mais ce n'est pas une question qui est d'actualité ok commencer notre vie là je sais même pas ce que j'en ferai moi de vie et il y a des temps pour tout et là ça ne l'est pas en fait je te dis c'est des
- Speaker #1
choses elles se font naturellement aussi Pour l'instant j'ai voulu mes enfants, je veux qu'ils grandissent bien, je veux que... Là c'est un rythme qui va un petit peu se freiner, ça va être moins prenant quand même. Là je le vois, ils commencent à mettre leurs chaussures tout seuls, leurs blousons, ils commencent à ranger leurs affaires. Donc on n'est plus en train de donner des biberons, on changeait des couches toute la journée.
- Speaker #0
Que ce temps-là passe aussi et ils grandissent, ils évoluent, ils s'autonomisent, ils deviennent plus indépendants. Ça devient un peu plus facile au fur et à mesure du temps également. C'est aussi le message que j'ai envie de faire passer. C'est que souvent, c'est les premiers mois qui sont les plus difficiles avec tous ces biberons, les nuits, etc. Mais que les choses avancent et le temps avance et ils grandissent vite. Et tant mieux qu'ils grandissent vite !
- Speaker #1
On est content quand il n'y a plus de couches et quand il n'y a plus de... Voilà, tous les biberons, les machins à courir, les maladies.
- Speaker #0
Et les maladies.
- Speaker #1
Les deux. Donc, du coup, en général, je sortis les microbes et je les récupère aussi. Donc, la fatigue, tout ça... Ça va se sortir un petit peu et ça va aller mieux.
- Speaker #0
Quel est ton rapport, toi, à la solitude ?
- Speaker #1
Je déteste être seule.
- Speaker #0
Tu détestes être seule ?
- Speaker #1
Il y a toujours du monde chez moi. J'ai beaucoup d'amis. Mon fils, il est un peu comme moi. Il a plein de copains. Il a toujours des copains à la maison, qui dorment à la maison, à Eliott et tout. C'est toujours un peu la fête ici. Comme je te dis, il n'y a pas d'hommes chez moi. Les copines, elles aiment bien venir ici faire la fête avec moi. On couche les enfants parce qu'on va faire la fête. On boit un coup et on discute jusqu'à pas d'amour. Et voilà. Les enfants sont dans leur cocon, donc c'est plus pratique. Mais je ne suis jamais toute seule, en fait. C'est très rare. Là, on est samedi, c'est très rare déjà que je sois à la maison. Mais je suis toujours en train de vadrouiller. Et puis non, je n'ai pas la solitude. Dès que je suis toute seule, je ne viens pas tout le temps à la maison. Je ne suis pas d'homme, mais j'aime bien avoir du monde.
- Speaker #0
Ok. Donc, tu fuis un petit peu la solitude et tu retrouves face. À toi-même, toute seule ? Ça, c'est des moments que tu n'aimes pas ?
- Speaker #1
Pas trop.
- Speaker #0
Ok. D'accord. Oui. Oui, j'entends que tu es très active et que tu fais plein, plein de choses. Est-ce que tu aurais des conseils aux parents ? Des conseils, je ne sais pas, par rapport au premier enfant, le deuxième, ou lorsqu'il y a des jumeaux ? Quels conseils tu pourrais donner ? Des parents ? J'entends parents, maman solo, papa solo. Parce que j'entends vraiment qu'il y a aussi des papas solo.
- Speaker #1
Ou bien, en fait, on fait comme on le ressent. Il n'y a pas trop... Moi, je n'ai jamais trop écouté des conseils et tout. J'ai fait comme chaque personne est différente. Donc, chaque enfant aussi, chaque situation. De faire comme on le ressent, voilà, c'est tout. De justement ne pas écouter les conseils.
- Speaker #0
Et de se faire confiance.
- Speaker #1
Oui, de se faire confiance. Et puis de... Le seul truc, c'est de lâcher le bateau quelques fois pour pouvoir respirer un petit peu et revenir en forme. Après, il n'y a rien de non plus trop compliqué. C'est une vie à plusieurs. On avance.
- Speaker #0
En tout cas, je te remercie. Tu donnes un message d'espoir, de simplicité. Je peux prendre du temps pour moi. On se fait confiance. Et puis, roule bébé, j'ai envie de dire quelque part. La vie, elle roule. Et tu te laisses porter par la vague. Et je dis que... Et tu l'as dit. Oui,
- Speaker #1
tu dis mince.
- Speaker #0
Il faut... Des fois, oui, quand ça ne va pas,
- Speaker #1
ça ne va pas.
- Speaker #0
mais bon c'est tout le monde et c'est la vie et c'est normal, on peut pas être tout le temps bien au top c'est pas possible non plus et que l'enfant bien sûr ressent également les émotions que l'on vit mais on est pas des robots donc c'est normal aussi que des fois on est triste, des fois on est en colère des fois on est fatigué l'enfant c'est pareil, c'est comme nous on est des êtres humains et c'est pas grave ça passe c'est pas grave,
- Speaker #1
je l'ai dit souvent ça c'est mort
- Speaker #0
c'est pas grave exactement est-ce qu'il y a quelque chose que j'ai pas abordé que t'aimerais partager bon j'ai pas d'idée là mais non pas forcément ok bon en tout cas je te remercie beaucoup pour cette échange et ton expérience qui est très riche et très active avec ces trois enfants Merci à toi. Merci d'avoir écouté cet épisode. N'hésitez pas à liker et partager le podcast pour aider les autres parents qui en auraient besoin. Vous pouvez retrouver les replays du podcast sur mon site internet emilyavelline.com, liker la page Facebook et Instagram. À la semaine prochaine sur Sololitude pour une nouvelle histoire de parents solos.