- Speaker #0
Bonjour, je suis Marianne Touche, consultante en images de marque pour coach audacieuse et fondatrice de Neoya. Bienvenue dans Marques Incarnées, le podcast qui donne la parole aux coachs entrepreneurs du bien-être et du business. Ici, on parle d'images de marque comme d'un acte de pouvoir, celui d'oser incarner qui on devient avant même d'en avoir la preuve. A chaque épisode, une invitée nous raconte son parcours, ses doutes, et ce qui l'a menée à oser incarner qui elle est vraiment. Mon invité du jour est Audrey Peyreau, de Slowin, qui est coach en reconversion professionnelle. Aujourd'hui, on va parler de créer sa marque après une reconversion. Et pour ça, on va essayer de comprendre d'où elle vient, quel a été son parcours. par où elle est passée pour finalement créer et incarner cette marque. Bienvenue Audrey, est-ce que tu peux te présenter en une petite phrase ?
- Speaker #1
Alors une petite phrase, moi c'est Audrey, du coup je suis coach en reconversion depuis maintenant 2019, donc ça fait un petit moment. Je suis aussi maman, depuis peu parce qu'elle a trois ans et demi. Et voilà, je suis de Toulouse.
- Speaker #0
Très bien. Avant d'aller plus loin sur notre échange, je te propose de commencer ce podcast avec un petit rituel qui me tient à cœur. Avant d'enregistrer ce podcast, j'ai tiré une carte d'oracle pour toi. Et voici cette carte, c'est l'oracle des couleurs. Donc la couleur que j'ai tirée pour toi, c'est le vert en vol. C'est un vert assez flamboyant, tu vois, comme les plumes du perroquet, un petit peu. Et le mantra, c'est... Je propulse l'élan nécessaire pour démarrer un nouveau projet. Je trouve que c'est assez aligné. Qu'est-ce que ça t'évoque par rapport à ton parcours, tes choix, ou pourquoi pas tes actes de pouvoir passer ou à venir ?
- Speaker #1
Le côté en vol est pas mal, le côté flamboyant est pas mal, surtout avec ma grosse forme en ce moment. À moitié balade, ça me donne très envie d'avoir l'envol. Mais sinon, par rapport à la reconversion, l'envol, c'était une partie très importante de ma vie. où j'ai complètement lâché de la carrière que je faisais. Une période où il n'y a pas eu que des hauts et pas eu que des périodes en bas. Clairement, il faut le dire. Mais en attendant, ça a été vraiment une période hyper importante pour moi où j'ai lâché une grosse partie de ma vie, une grosse partie de ce que j'avais bâti, le temps que j'avais mis à bâtir, l'énergie, etc. pour faire totalement autre chose. Bon, à l'époque, je ne savais pas exactement quoi, mais j'avais envie de faire autre chose, en tout cas. Et du coup, c'est vraiment ça que j'ai ressenti en Up and Down. Ce n'était pas tout le temps ça, mais il y a eu vraiment des périodes où je me suis dit, mais feu, quoi. Vas-y, lance-toi, on n'a qu'une vie, tu vas regretter plus tard et tu verras plus tard la suite. Ça, c'était au moment où je ne savais pas ce que j'allais faire, mais où j'ai senti qu'il fallait que j'y aille. Et après, au moment où j'ai compris ce que je voulais faire et au moment où j'ai voulu le lancer, même chose. Même grosse période d'envol où on se sent capable de soulever des montagnes, de les déplacer, de les démonter, de les refaire. Enfin voilà, une grosse période avec beaucoup d'énergie et beaucoup de dynamisme.
- Speaker #0
Ok, chouette. Bon, très bien. Alors, je crois que cette carte te correspond bien.
- Speaker #1
Bon, et après, je fais un cadeau. Il y a tous mes clients aussi où forcément, il y a ce côté envol qu'on recherche. Quoi ? qu'on a quand même, puisque quand on démarre un coaching, forcément, à un moment donné, on a cet élan de vouloir faire autre chose, de vouloir changer, de vouloir avancer, de vouloir transformer, etc. Et ensuite, la même chose, la phase où ça y est, on commence à avoir une direction claire qui s'affine, etc. Et là où on le sent dans les yeux, dans le sourire, il y a quelque chose qui se passe, il y a quelque chose qui a bougé, et là, ça y est, l'élan revient, l'élan vole, démarre.
- Speaker #0
C'est ça, ok, trop chouette. Donc avant de parler de ta reconversion en tant que coach, raconte-moi qui tu étais justement il y a 7 ans dans ce fameux cabinet comptable. A quoi ressemblait ton quotidien ?
- Speaker #1
Alors qui j'étais ? Je le suis encore, mais j'en avais moins conscience. Mais j'étais vraiment la bonne petite élève. Celle qui fait tout bien, celle qui fait quoi qu'il faut, celle qui fait tout ce qu'on attend d'elle. Et qui a, en fond... et inconsciemment toujours cette impression que ça va se voir et que c'est à ce moment-là. que je me sentirais bien, que je me sentirais reconnue, que je me sentirais utile, etc. Donc il y avait vraiment ce rapport assez malsain, sans être malsain, mais voilà, un rapport assez inconscient au travail, où je faisais encore, comme j'avais appris quand j'étais petite, on fait les choses bien, on est raisonnable, on est sage, on est discrète, on rentre dans les cases, on ne déborde pas trop. Et à un moment donné, l'aval en général, on met le supérieur. le chef va voir ça, va apprécier ça et c'est ça qui va faire que je vais progresser dans ma vie pro. Enfin, inconsciemment encore une fois mais j'avais vraiment ce chien là. Donc j'étais la comptable, toujours là pour mes clients, à pouvoir bien faire, pas à me soucier du moindre centime mais il est vrai que presque. Donc il y avait ce côté là et en même temps là aujourd'hui je me rends compte que les chiffres c'est pas du tout mon truc alors c'est très très... Très, très bizarre. Je déteste le calcul, j'ai tout le temps la calculatrice, elle n'a même pas besoin de calculer. Dès que je vois des chiffres, je n'ai pas des frissons, mais j'ai presque ça. Tu as fait une allée. Je suis tombée dans l'autre côté. Et du coup, à l'époque, j'étais à fond sur les chiffres. Forcément, j'en voyais toute la journée. Ce que j'aimais par-dessus tout, c'était le côté humain. Des relations que j'entretenais avec des clients, certains que j'ai suivis pendant sept ans. Donc, cet bilan des TVA par-dessus la tête, on accompagne au quotidien le côté financier. Et en même temps, derrière, c'est des entrepreneurs, des gérants, des chefs d'entreprise. Et du coup, il y a tout le côté humain, forcément, qui vient jouer sur la vie et la quotidien d'une entreprise. Donc, voilà, une bonne élève, une personne très sage, qui faisait ses attendus, qui bossait pas mal. Et la particularité, du coup, c'est que je n'ai pas vraiment fini mes études parce qu'en fait, je suis allée jusqu'au master. Une fois le master validé, j'ai commencé à travailler. Et en fait, j'ai continué de passer les diplômes en candidat libre pour monter jusqu'au diplôme d'expertise comptable. Et c'est juste avant de passer le diplôme d'expertise comptable que j'ai tout arrêté.
- Speaker #0
Ah, d'accord.
- Speaker #1
Voilà. Donc en fait, la bonne élève et en même temps la bonne élève concrète. C'est-à-dire, j'étais encore élève, même si je travaillais depuis 7 ans, j'étais quand même repartie dans le stage d'expertise comptable avec le mémoire, avec l'oral, avec tout ce qui s'en suit.
- Speaker #0
Ok, déjà besoin de concret, quelque chose qui t'animait déjà, peut-être, à ce moment-là ? De concret, d'évoluer, de progresser, d'apprendre. Très important. Apprendre, oui.
- Speaker #1
Et de... Ouais, je... De pas stagner, je sentais que j'étais... Je ne voulais pas que rester collaboratrice. Je sentais que je me sentais un peu à l'étroit dans ce poste-là. Et j'avais envie d'avoir mon équipe, d'avoir des personnes avec qui je travaille, avec qui je me sens bien, d'échanger, etc. Et c'est vrai que ce côté-là, je ne le trouvais pas trop en étant collaboratrice. J'avais envie d'avoir des responsabilités. J'avais envie de faire bouger les choses, d'améliorer, de faire bouger les choses.
- Speaker #0
Ok. Et du coup, j'en viens à ce jour où tu as annoncé ton départ. J'imagine que ça a été un jour particulier, je vois, sur ton visage. Est-ce que tu peux nous raconter un petit peu ce jour-là ? Qu'est-ce qui s'est vaché dans ta tête ? Qu'est-ce qui s'est passé concrètement ?
- Speaker #1
Oui, jour très particulier. Je pense qu'on se rappelle toujours de ce jour-là. Je pense que ce jour est gravé par la force émotionnelle. par la décision derrière et tout ce qui s'ensuit, donc toutes les conséquences que je savais évidemment et celles que je ne savais pas mais qui sont venues plus tard. Et en même temps, on se rappelle beaucoup de ce jour-là, mais on ne se rappelle pas de tous les jours d'avant où on a mûri cette décision, où on a retourné dans tous les sens, où on s'est posé la question, est-ce que c'est vraiment la bonne décision ? Est-ce que c'est vraiment ça que tu veux ? Etc. Et ce jour-là, en tant que bonne élève, j'avais tout carteré. à quelle heure j'allais voir mon chef, ce que j'allais lui dire, la première phrase que j'allais lui dire, comment j'allais lui dire, tout ce que je voulais amener aussi dans la conversation, comment je me sentais, comment je vivais les choses, où j'en étais. C'était vraiment comme une mise à nu en fait. Moi, j'avais l'impression de l'avoir déjà dit et en même temps, ma distraite que je suis, ça ne s'est jamais trop vu. Autant dans mon travail où j'avais l'impression d'avoir baissé les bras que directement mon chef. Donc, ce n'était plus... Il n'est pas tombé des nues, parce que j'avais déjà eu des prémices, que j'avais déjà dit que je voulais partir, etc. Mais je ne pense pas qu'il s'attendait à ce que je le fasse vraiment. Et donc du coup, le moment précis, les jambes toutes flacadas, le ventre tout retourné, zéro envie d'y aller et en même temps très envie d'y aller et que ça se finisse. Donc ouais, plein d'émotions dans le corps, le corps complètement, complètement pas bien. Et au final, ça s'est passé, alors est-ce que je peux dire ça s'est passé comme je voulais ? Je pense pas parce que c'était pas vrai. Et en même temps, ça s'est passé comme je le... penser. Moi, j'allais en négociant ma rupture conventionnelle. Je ne voulais pas partir sans rien après sept ans. J'ai essayé un premier refus, mais vu qu'il n'était pas décisionnaire, c'est remonté au-dessus. Il y a eu une espèce de... Je l'ai annoncé il y a 20 ans. Il n'y a rien de concret. Pour replacer, c'était en avril que je l'ai annoncé. Les comptables savent, avril, fin de la période fiscale, presque. J'avais fini mes dossiers, j'avais passé la course, mais tu me disais maintenant ou jamais parce qu'après tu vas repartir dans un autre cycle et tu vas jamais y arriver. Et je suis partie en octobre.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc d'arrivée là en octobre, c'était particulier où il y avait ce côté, la direction on savait, mais autour de moi je ne pouvais pas en parler, je ne pouvais pas en parler à mes clients, je ne pouvais pas en parler à l'équipe avec qui je bossais. Parce qu'en fait, rien n'était acté, rien n'était sûr, il fallait qu'ils t'en fassent. quelqu'un pour me remplacer avant de me lâcher. Il fallait que je forme la personne. Enfin, voilà. C'était un jour très important et en même temps, derrière, je me suis sentie soulagée mais ce n'était pas fini, quoi. Mais ce n'était pas fini. Donc, ça a été long ensuite aussi.
- Speaker #0
Oui, ça a été une longue période qui a dû être aussi assez challengeante pour toi, un peu entre deux comme ça.
- Speaker #1
Oui. J'ai pas mal de clients qui vivent ça où il y a un côté... On sent que c'est une grosse étape. Il y a vraiment ce côté, ok, j'annonce, il y a une grosseté, il y a quelque chose qui sort et qui est dit aux autorités supérieures. Et en même temps, le quotidien continue, on ne peut pas vraiment l'annoncer des fois, et assez souvent d'ailleurs, j'ai l'impression. Et le travail doit se poursuivre, parce qu'on est quand même des brosses d'air, donc on s'applique et on est profiteurs. Et en même temps, il y a une part de nous qui est soulagée, et une part de nous qui se dit, et en même temps, et si ? Et si cette rupture, ceci n'est pas... Et si... C'est vraiment une période d'entre-deux assez particulière à vivre.
- Speaker #0
Oui, il y a tous ces doutes, du coup, quand même, qui restent là. Donc oui, c'est clair que ça devait être un moment particulier. Et justement, quand tu repenses à ces sept années, là, dans ce cabinet comptable, est-ce qu'il y a eu un moment, justement, un déclic, un moment charnière qui t'a le plus transformé ou qui t'a fait grandir ?
- Speaker #1
De manière générale, je crois. Est-ce qu'il y a eu un moment ? Je ne sais pas s'il y a eu un moment. C'est plein de petits moments, en fait. Il y a eu quand on a confié la formation sur un nouveau logiciel. Il y a toujours ce moment où on nous confie un nouveau client, ou ce qu'on appelait un gros client, où il y avait, par exemple, pas mal de salariés, où il y avait beaucoup de chiffres d'affaires, où il y avait une activité particulière. Enfin, voilà. Si on peut... Je comparais ça à des petits clients, c'est-à-dire des personnes comme nous, qui travaillent seules à leur compte, etc., que j'avais aussi. C'est plein de petits moments. Je ne pense pas qu'il y ait eu un gros moment. Je pense qu'en fait, la vie a suivi son cours. J'ai saisi des opportunités. Je ne me suis pas vraiment challengée. En tout cas, je ne me ressens pas comme telle. Et du coup, je n'ai pas ce côté « waouh » . Ben voilà. Quand je regarde 7 ans, je n'ai pas ce côté « waouh, là, il y a eu cette période-là où j'ai fait ci, cette période-là où j'ai fait ça » . Au contraire, même, c'est d'ailleurs avec ça qu'on a commencé. C'est quand j'ai dit « la reconversion, c'est la période sacrément importante dans ma vie » . Est-ce que c'est la plus importante ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, ça a été une période très, très forte parce que j'ai senti que là où il y avait un « waouh » , là où il y avait une évolution, c'est parce qu'en fait, j'ai choisi d'eux.
- Speaker #0
C'est ça. Donc, à contrario, le moment tournant, en gros, c'est quand tu as choisi de lâcher ton poste au cabinet comptable et que là, tu as pu t'ouvrir justement à quelque chose qui t'animait vraiment. Et du coup, depuis ce jour-là et jusqu'à maintenant, là, j'imagine que tu as eu des moments importants, des déclics, là, peut-être plus forts avec ta nouvelle activité.
- Speaker #1
Mais déjà... Alors, lorsque tu dis, du coup, je vais ajuster parce que ça se nuante, c'est-à-dire, je ne suis pas partie en disant, ça y est, je vais faire ce que je veux parce qu'en fait, je ne savais pas ce que je voulais.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Déjà.
- Speaker #0
Oui, tu partais, mais tu ne savais pas encore vers quoi ça allait aller.
- Speaker #1
D'accord. En fait, je partais parce que ce n'était plus ma place, parce que je ne me sentais plus bien. Et parce que je sentais que j'étais appelée par quelque chose, mais je ne savais pas quoi. D'accord. Et naïvement, dans ma tête, je me suis dit, ça va être facile. Tu vas remplir des questionnaires, des petits tests en ligne. J'avais acheté un livre exprès sur la reconversion. Enfin voilà, bon élève de toute façon. Je regarde toujours à ça. Donc très bon élève. Moi, j'avais tout acheté, j'avais tout calé. Je me suis dit, pas très compliqué. Tu vas sur Internet, tu cherches des fiches. Tu vas forcément trouver quelque chose qui t'appelle. Tu regardes comment ça marche, comment tu y accèdes. Et puis c'est parti. Bon, tu peux imaginer que ça ne s'est pas trop passé comme ça. Donc du coup, oui, je vais revenir à ta question, parce qu'à chaque fois, je pars un peu dans tous les sens. Mais il y a eu pas mal de déclics, et je pense qu'un des premiers, ça a été celui-là. Ça a été de me dire, OK, mais en fait, c'est plus compliqué que ce que tu avais prévu. J'ai même eu le truc de me dire, est-ce que tu ne vas pas devoir repartir en arrière ? Après tout, si je ne trouve pas, alors... difficilement avec la honte et tout ce qui va avec mais en même temps si tu trouves pas tu fais quoi en fait ? Maintenant que t'es partie que t'as dit à tout le monde je n'en peux plus elle va faire le doron et repart dans la compta parce qu'en fait t'as pas trouvé ce que tu voulais faire donc il y avait un sentiment d'échec donc il y a eu ce premier déclic il y a eu le déclic de ça y est je sais ce que je veux faire et ensuite le déclic de se dire ouais ça y est je vais me lancer à mon compte il y avait toujours dit je ne suis pas du tout commercial à l'heure. je sais pas, vendre, jamais je pourrais me mettre à mon compte bon ben si peut-être en fait et peut-être que c'est ça qui va me plaire donc il y a eu ces clics là après c'est plein de petites choses où quand j'ai lancé mon blog le fait de me mettre à nu en quelque sorte je parlais quand même déjà de moi aussi à l'époque et de ma reconversion parce que je trouvais que c'était important aussi de partager donc la première fois où on met sa photo sur internet la première fois où on Merci. publient sur les réseaux sociaux, toutes ces premières fois, en fait, où aujourd'hui, maintenant, avec le repris, je me dis que les réseaux sociaux, c'est normal, c'est un truc, c'est la communication, etc., mais il n'empêche que émotionnellement et personnellement, mais c'est aussi une éthère, en fait. Il y a eu la première fois où j'ai été invitée dans un podcast aussi, où on s'est dit « Waouh, la renommée ! » Voilà, après, c'est plein de petites choses comme ça, des rencontres. qu'on fait, des personnes avec qui on échange, des personnes que je voyais comme hyper installées quand je me suis lancée et au final, je me dis, là, je travaille avec elles. Enfin, voilà, plein de petites étapes hyper chouettes et hyper importantes. Voilà. Après, c'est des choses peut-être moins wow, mais par exemple, décider de tous les mois bosser une journée avec ma soeur, on appelle ça notre petit co-working. C'est pareil, c'est pas des... des choses, waouh, c'est pas des gros déclics, mais c'est des choses où quand on les vit, on se dit, ben en fait, c'est chouette. C'est chouette d'avoir réussi à créer ça et de profiter, là, aujourd'hui, de tout ce qu'on a réussi à mettre en place.
- Speaker #0
Oui, c'est une nouvelle liberté qui s'offre à toi, et en plus, si tu peux en profiter en famille, c'est vraiment chouette, ça, pour le coup. Et du coup, est-ce que tu dirais que, justement, comme ton parcours, t'as vécu toi-même la reconversion, t'as compris à quel point c'était compliqué ? C'est ça du coup qui t'a emmené vraiment à te dire en fait moi je veux aider les entrepreneurs à le faire comme moi je l'ai vécu.
- Speaker #1
En fait ouais c'était comme une évidence où je me suis dit mais c'est tellement important de s'autoriser en fait à quitter quelque chose qui ne nous convient plus. même si on ne sait pas encore ce qu'on veut faire, même si derrière, il y a beaucoup d'incertitudes, beaucoup de doutes, etc., mais rien de s'autoriser à se dire, en fait, moi aussi, je peux être bien au travail, moi aussi, je peux prendre du plaisir au travail, moi aussi, tout ce qui en découle derrière, je peux retrouver ma confiance, je peux retrouver le sourire. Ça se découle aussi dans la vie personnelle. Forcément, quand on est bien au travail et qu'on n'est pas en train de ruminer sur sa journée, on est bien dans sa vie perso aussi. Je veux dire, ça fait vraiment un effet boule de neige et je sais à quel point ça peut être difficile. Je n'ai pas vécu un bar en outre. Je m'ennuyais, en fait. Ça me paraît fou dans un cabinet comptable où on dit qu'il y a beaucoup de travail. Mais en fait, moi, je m'ennuyais. Je tournais un rond. Je voyais bien que ça ne me plaisait plus, en fait, que le métier évoluait dans un sens qui ne me plaisait pas. Avec beaucoup d'administratifs, beaucoup de procédures. On reste de place à l'humain, justement. maintenant il y a l'IA etc donc j'imagine même pas tout ce que ça peut changer dans ce métier là mais tout ce que j'aimais un petit peu faire on me l'a enlevé on a dit ok maintenant le métier évolue et du coup je pense que ça c'est hyper ça a été hyper précieux à mes yeux et je me suis rendu compte que quand j'en parlais autour de moi ça faisait aussi effet boule de neige où les gens disaient, en fait, elle y est arrivée. Elle n'a pas un truc plus fou que moi. Non, elle aussi, elle est discrète. Elle a son côté bonne élève, raisonnable. Et pour autant, en fait, elle a réussi à construire petit à petit une vie professionnelle qui lui ressemble le plus. Et du coup, pour moi, c'est vraiment ça. Il y a vraiment ce côté aider les personnes à s'autoriser, elle aussi, à changer des choses, à avancer. ce n'est peut-être pas un métier parfait. Mais en tout cas, c'est un métier qu'on a choisi et qu'on a décidé de faire. Moi, c'est vraiment mon truc. En tout cas, c'est ça.
- Speaker #0
J'avais lu, je crois, sur ton site, tu parlais d'une sorte de passage d'une identité à une autre. Un petit peu quelque chose comme ça qui s'est fait assez brusquement, pour le coup, pour toi, et avec beaucoup de doutes. Et en fait, moi, je trouve que... ce côté-là, il est vraiment passionnant. Parce que dans mon métier de l'image de marque, il y a aussi ce côté-là qui est important. En fait, c'est comme si on lâchait un peu une version de soi pour aller chercher la suivante. Et l'image, elle doit suivre le mouvement. Toi, du coup, avec ce parcours que tu as eu, où est-ce que tu en es aujourd'hui avec Slowin ? Qu'est-ce que ça signifie, ce nom pour toi, ce nom d'entreprise ?
- Speaker #1
Alors, Slowin, j'ai mis beaucoup de temps à le trouver. Oui, OK. Je sais que c'est un gros souci aussi quand on veut se mettre à son compte, on ne sait pas quel nom donner et c'est hyper difficile de trouver tout ce qu'on veut dire, tout ce qui est important dans nos yeux et le mettre dans un nom, c'est assez réducteur. Et à force de brainstormer, de brainstormer, je suis tombée sur ça et en fait c'est vrai que ça réunit les deux choses qui pour moi sont importantes. Il y a le côté ralentir, pour moi c'est hyper précieux et la reconversion c'est aussi l'occasion de ralentir. quand je dis ralentir, il y a un côté très ok, on se pose, on prend un papier, on commence à écrire des choses, on réfléchit tout ce qu'on n'a pas le temps de faire dans nos quotidiens un peu effarénaux. Il y a le côté vraiment s'arrêter et ralentir, mais il y a le côté aussi justement couper un peu la course de toujours plus, la course ce que je disais, moi à l'évolution j'étais lancée dans le ok, en fait je grimpe les échecs et je ne suis pas bien là aujourd'hui parce qu'en fait je n'ai pas assez grimper donc je vais passer le prochain diplôme je vais manager, donc je vais voilà Toujours grimper, grimper et évoluer. Sauf que l'évolution, ce n'est pas que ascendant. L'évolution, c'est tellement d'autres formes possibles. On en parlait tout à l'heure, le côté apprendre, etc. Ça peut être aussi une forme d'évolution, évoluer personnellement. Je trouve qu'on nous pousse, la société nous pousse beaucoup à ça. Alors toi aussi, tes mamans, tu le sais, les côtés, c'est-à-dire, ils sont surchargés qu'on n'en peut plus. Si au travail, on est poussé par évoluer, grimper, toujours travailler plus, etc. Et qu'à la maison, on veut être une bonne maman, une super maman, un parent parfait, on est poussé aussi. Et donc forcément, le quotidien fait que ça déborde de partout. Et à aucun moment, on n'a le temps de s'arrêter, de se dire, ok, en fait, est-ce que ça me correspond ? Est-ce que cette vie-là me va ? Ce rythme, ce quotidien, les activités qu'on fait, mon travail ? Pour moi, c'était ça, ralentir, c'était avoir, se créer, avoir ou se créer cet espace pour mettre sur pause et se dire, ok, là, je prends le temps de faire mon petit bilan, de voir où j'en suis, vers quoi je suis en train d'aller, sur quoi je mets mes efforts. Et est-ce que tout ça, c'est ok pour moi ? Est-ce que c'est toujours d'actualité ? Ça a pu l'être il y a un certain temps et peut-être que là, aujourd'hui, j'ai bougé, j'ai changé, des choses se sont affinées et ce n'est plus exactement vers ça que je veux aller. Sauf qu'en fait, si je ne prends pas le temps de ralentir et de m'arrêter et de me questionner, je poursuis, Et il y a cette quête un petit peu de toujours plus, de toujours mieux, de toujours plus grand, plus fort, etc. Qui m'ont horrifié un peu. Et du coup, derrière le slow de slow wind, c'est tout ça. C'est tout ce côté ralentir, tout ce côté se détacher un peu de ce qu'on pensait être soi. Tu parlais d'identité, mais c'est un petit peu ça. se détacher un peu de ce qu'on pensait être soi. Je pensais être une personne qui avait envie de grimper, qui avait envie d'évoluer, qui avait envie d'avoir un statut, une reconnaissance par rapport au statut social, etc. Et au final, force est de constater que pas vraiment. Ce n'est pas ça qui me nourrit, en tout cas. Et tous les efforts que je faisais pour ce travail n'étaient pas récompensés, en quelque sorte, par ça. Donc, en fait, à un moment donné, on se retrouve un peu entécalé.
- Speaker #0
Et du coup, justement, ton slogan, ta baseline, c'est « ralentir pour mieux réussir » . Donc oui, clairement, c'est vraiment ça. Prendre le temps de l'introspection, se connaître vraiment. J'imagine que c'est des étapes comme ça que tu prends le temps de faire avec tes clients, de les écouter pour mieux les guider. Enfin voilà, il y a vraiment tout ce côté-là qui est justement un peu le contre-pied de tout ce que tu as vécu dans la comptabilité, où là, c'était performance à fond. Comme tu dis, tu es dans un quotidien qui fonce et toi, tu n'as plus qu'à suivre le train qui remarche. Et là, tu as pris le contre-pied de ça avec cette nouvelle activité. Et du coup, c'est quelque chose maintenant dans lequel tu te sens bien. C'est confortable pour toi ?
- Speaker #1
Je ne dirais pas que c'est confortable. D'ailleurs, je pense qu'on peut demander à mes clients. Ce n'est vraiment pas confortable de s'arrêter et de se poser ces questions-là. Je pense que le confortable, il est après. On le cherche très tôt, mais le confortable, il vient après. Se remettre en question, se dire, en fait, j'ai fait tout ça pour ça. Il faut que j'arrête tout, il faut que je recommence tout. Non, c'est hyper déstabilisant et inconfortable. Oui, clairement, inconfortable. Le fait d'introspecter, alors la plupart de mes clients aiment ça. Ils aiment m'apprendre à se comprendre, mieux se connaître. Mais introspecter, c'est vraiment voir, voilà, en fait, comme... s'il se passe ça, moi je réagis comme ça et des fois c'est peut-être pas la réaction qu'on aimerait et pour autant c'est la réaction qu'on a, donc c'est ça qui est intéressant mais du psy sinon je pense qu'on serait tous chez des psy à essayer de mieux se comprendre parce que ça nous ferait tellement de bien sauf en fait il y a un côté qu'est-ce que je vais découvrir, ça fait peur ça fait peur, qu'est-ce que je vais découvrir qu'est-ce que je vais devoir changer une fois que j'aurai compris que C'est ça et puis ça qui est important pour moi. Qu'est-ce que je vais devoir bouger dans mon quotidien ? Et tout ça, c'est hyper inconfortable. Dans mon slogan, il y a vraiment le côté ralentir pour mieux réussir. Réussir dans le sens où, forcément, quelle est notre réussite à nous ? Vers quoi je veux aller ? Donc ça aussi, c'est remis en question. Alors, est-ce que c'est plus confortable pour moi ? Je ne sais pas. En tout cas, c'est que je suis alignée par rapport à moi et ma façon de voir les choses. Peut-être qu'à l'époque aussi, c'était confortable de ne pas se lever le matin avec toujours des questions, toujours cette remise en question, etc. Bien que j'en posais quand même.
- Speaker #0
Oui, sûrement.
- Speaker #1
Voilà. Bien que je m'en posais quand même, mais je faisais la même chose que les autres.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà. J'allais travailler, je me levais le matin, j'aime pas mon travail, on discutait ensemble, toi aussi t'aimes pas, ben voilà, moi ça me saoule, etc. Il y a un côté un peu communauté où on vit la même chose, on est bien, on est ensemble, etc. Et quand on commence à mettre un pas de côté et à dire, en fait, potentiellement, je vais tout arrêter et tout, c'est vrai que ça coupe un peu aussi les points ou les relations avec des personnes qui ne comprennent pas trop, en fait. Pourquoi tu casses tout ? Oui. Pourquoi tu casses tout ? Alors que franchement, de l'extérieur, ça allait très bien. Et par écho, ça vient. poser des questions aussi aux personnes autour de nous. Donc, c'est plus facile quand tout le monde rentre dans le rang et tout le monde suit et personne ne se pose de questions et on avance comme ça. Et de temps en temps, il y en a quelques-uns qui sortent de là et qui bougent un petit peu les choses et ce n'est pas hyper agréable pour tout le monde.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr que pour le coup, ça devait être inconfortable pour toi et du coup, potentiellement, un retour de miroir sur les autres, tes anciens collègues aussi qui ont dû se dire, ok, ils ont dû se poser aussi des questions. il n'y en a pas d'autres qui ont suivi derrière toi ?
- Speaker #1
il y en a toujours qui suivent c'est vrai ? il y en a toujours qui suivent et si je n'étais pas partie ils auraient peut-être fait de même est-ce que c'est juste ? mais oui c'est inconfortable c'est inconfortable pour toute la famille après aussi parce qu'on était rangé dans une case et que là on sort de cette case et on ne sait plus où nous ranger maintenant l'entourage aussi est un peu perdu et essaye de nous remettre dans une autre case Heure On n'aime pas trop, on n'aime pas trop le vide, on n'aime pas trop... Même à la question, tu fais quoi dans ta vie ? Quand je disais, je suis en reconversion. Ah, pour faire quoi ? Je ne sais pas. Je suis dans cette phase de je ne sais pas. Très délicat.
- Speaker #0
C'est ça. Et du coup, tu as pris le temps de ralentir, comme avec Slow Wing que tu fais maintenant avec tes clientes, de ralentir, d'introspecter sur toi pour comprendre et de savoir vers quoi tu voulais aller. Clairement, c'est vraiment une vision, une énergie que je comprends parce que c'est quelque chose que j'ai vécu moi-même en coaching. Et ça fait aussi partie de mon métier sur l'image de marque. Je questionne aussi beaucoup mes clients. D'ailleurs, souvent, ils sont un petit peu interloqués que je leur pose des questions aussi précises sur leur passé, leurs envies, leurs visions, leurs valeurs, etc. Mais du coup, c'est vrai que... C'est quelque chose qui est hyper important pour poser des bases, des bases solides, comme toi tu le fais dans ton métier. Et justement, je voulais te parler d'un autre sujet que je trouve vraiment très central, parce que moi j'aide aussi mes clientes à clarifier leur solution signature. Est-ce que toi, tu dirais que tu as une méthode ou une approche bien à toi, comme une signature un peu dans ta façon de coacher ? qui a aussi certainement mûri avec toi depuis tes 7 ans sur Slowin. Est-ce que tu as une solution signature à toi ?
- Speaker #1
Une solution signature à moi ? Oui et non. Mes clients disent que j'ai un côté très doux et ça, je ne peux pas me l'enlever. Et en même temps, je sais gratter là où il faut aller gratter. Et en général, je vais lâcher. pas. Et du coup, ils se diagnent pour le côté très doux et se rendent compte que, ouais, des fois, non, je lâche pas en fait, parce que ils partagent leurs envies et leurs objectifs et que derrière, je suis garante de ça, en fait. Si je peux donner un exemple, par exemple, c'est on part, on met des critères pour chercher un travail qui correspond à la personne. si elle me propose des idées métiers où moi je vois clairement que ça ne va pas du tout avec ces critères même si l'idée métier est enthousiasmante et c'est très difficile à annoncer c'est mon rôle je ne suis pas là pour être la bonne copine de tout le monde c'est mon rôle de rappeler dans le contrat c'est un lien dans le mot mais pour l'illustrer c'est un peu ça ce qu'on s'était dit c'était ça ce qui était important pour toi c'était ça et là aujourd'hui c'est ce métier là que tu mets en avant comment on fait en fait. Soit le critère a bougé, évolué, c'est OK. Et donc, on ouvre ce métier-là. Soit, en fait, non, ça ne correspond pas. Donc, oui, pour coacher, quand j'ai commencé, j'ai commencé très terre-à-terre, bon élève encore une fois. On nous apprend pour coacher, il ne faut pas donner son avis, etc. Aujourd'hui, je suis un peu moins d'accord avec ça. Je ne donne pas mon avis en mode... je te dirais trop faire ça encore une fois je ne suis pas la copine et je ne connais pas mieux les personnes qu'elles ne se connaissent par contre je suis là pour montrer ce que moi j'ai vu ce que moi j'ai compris quitte à ce que je fasse la surprise en mode il y a un truc bizarre je partage beaucoup plus et je me permets beaucoup plus de partager ce que je perçois, ce que je ressens même des fois on peut partager des émotions, chose que je ne faisais pas du tout au début. Et ça, je pense que ça ramène un côté humain à l'accompagnement qui est hyper important et hyper précieux de se sentir aussi compris dans ce qu'on vit et de voir à travers le regard de l'autre ce qui peut potentiellement être en train de se jouer aussi dans la séance, dans la séance ou dans les références.
- Speaker #0
Il peut y avoir peut-être une sorte de question sur son propre potentiel, tu vois, de dire est-ce que je suis capable de faire ça ? Est-ce que j'ai assez confiance en moi pour me lancer là-dedans ? J'imagine que c'est une question qui doit revenir souvent.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
De se freiner en fait, tu vois, de se dire ah non, ça c'est trop pour moi, ça va être trop… je ne suis pas assez ci, je ne suis pas assez ça.
- Speaker #1
Oui, on a tous un petit côté comme ça et la coach est là justement pour montrer en fait ce que moi je vois, ce qu'on s'est dit, le parcours. court que la personne a eu. Je pense que le coach, pour moi, c'est plus un miroir au-delà d'un guide qui nous amène à nos objectifs, etc. Mais il y a un côté miroir qui est hyper précieux, je trouve, et qui manque un peu dans notre quotidien où des fois, on aimerait bien être son propre miroir et se regarder au bout de l'introspection et le fait de ralentir pour voir vraiment, en fait, qu'est-ce que tu es en train de faire là. Ouais. Il y a un truc qui ne colle pas avec la personne que tu es.
- Speaker #0
Oui, c'est aussi ça qu'on vient chercher effectivement chez une coach. C'est nous guider, bien sûr, mais nous aider à nous recentrer si on dérive un petit peu ou si effectivement on se sous-estime. Il y a vraiment ce côté-là qui est important. Et toi, tu dirais que oui, c'est un juste milieu. Tu dis entre douceur et qu'est-ce que tu dirais d'autre ? Tu m'as dit un petit peu, tu as un petit peu deux mots. presque, c'est pas une dualité parce que c'est vraiment complémentaire au final.
- Speaker #1
La douceur, je pense qu'elle est très importante et parce que justement, ce qu'on disait, c'est une période qui est difficile. C'est une période qui est difficile où on vit beaucoup de doutes, beaucoup de difficultés, beaucoup de questions. Voilà. Donc je pense que la douceur est importante et je l'ai traversée, donc je sais à quel point ça peut être difficile. Mais je pense que si on reste dans la douceur, on ne bouge pas. Et quand on ne bouge pas, ce n'est pas là où on est le plus confort. Donc, à un moment donné, oui, c'est important de bouger. Ce n'est pas un côté rien lâcher parce que, bien évidemment, il y a des moments où la soumission s'est lâchée. En fait, on n'est pas là pour aller à des fourras et on avance coûte que coûte. Ce n'est pas du tout ma façon de voir les choses. Mais en tout cas, quand je vois qu'il y a quelque chose de très important... Je fais en sorte de ramener la personne à ce qui est important pour elle, à son objectif, à pourquoi elle est là, à pourquoi elle fait ça, à pourquoi elle a choisi ça. Ça peut être dans des recherches d'emploi où c'est difficile. On a envie de lâcher, on a envie d'arrêter, on a envie de prendre le premier truc qui passe et puis on verra plus tard. Et c'est là aussi où pareil, je ramène et je dis ok, en fait non, ces valeurs-là étaient très importantes pour toi en fait. On sait pourquoi. on a fait ce travail-là, on va continuer, ça va peut-être mettre un peu de temps, mais on va y arriver.
- Speaker #0
Peut-être une notion d'alignement, parce que, comme tu dis, ne pas lâcher, soutenir, guider, il y a vraiment toutes ces notions-là qui sont importantes pour toi, et que tes clients, d'ailleurs, te renvoient, puisque tu disais mes clients disent de moi que... C'est plus important, effectivement. cette douceur aussi qu'on ressent là, maintenant, et qui est rassurante aussi, certainement. Il doit y avoir ce côté-là qui est important. Quand on est coaché, évidemment, on a besoin de faire confiance à la personne avec qui on est. Est-ce que toi, par exemple, cette solution signature, donc tu en parles, même si tu ne la nommes pas solution signature, tu dirais plus que c'est ton approche à toi, ta façon de coacher. Est-ce que c'est quelque chose dont tu... parle, soit sur tes réseaux sociaux, sur ton site internet, ou est-ce que tu as déjà essayé de faire, de le mettre en valeur visuellement, par exemple, ou c'est plus quelque chose que tu dis, que tu exprimes, ou que tu écris, d'ailleurs, pour que tes clients puissent te connaître, tu vois vraiment dans ces deux parties-là de toi qui font partie de ton coaching ?
- Speaker #1
Je pense que c'est plus écrit que visuel.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Dans le visuel, j'ai un côté très doux, sur lequel je suis restée d'ailleurs depuis que j'ai démarré. Par contre, dans mes écrits, dans mon blog ou même sur Insta, j'essaie aussi de le mettre en avant. Mais c'est vrai que c'est délicat de parler de soi et de sa façon d'être et de faire. Je le sais puisque je le dis à mes clients. On a de recul. Puisque ce qu'on fait, c'est naturel, on le fait comme ça, donc pour nous, c'est normal. Donc on a du mal aussi à prendre ce recul nécessaire et à dire, en fait, potentiellement, ça peut intéresser et je peux le mettre un avant différemment. Donc je dirais, je me mets un avant plutôt par écrit.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Peut-être pas assez, mais en tout cas, c'est par écrit que je...
- Speaker #0
Oui, et après, de toute façon, peut-être aussi par les témoignages de tes clients. Ça peut être aussi quelque chose qui est ressenti, j'imagine, assez facilement. sur comment tu communiques. Et du coup, derrière cette notion de méthode, il y a aussi tout le concept d'identité visuelle. Et donc toi, ton image de marque actuelle, tu dirais qu'elle raconte encore la version de toi qui a démarré sa reconversion ou déjà plus la femme que tu es maintenant ou celle en train de devenir la future coach. Comment tu vois les choses par rapport à ton image, à toi, celle que tu vois ?
- Speaker #1
toi tu renvoies sur les réseaux sociaux ton site internet je ne l'ai pas tant bougé que ça vraiment depuis 7 ans j'ai affiné, j'ai rajouté la couleur kaki où j'étais un petit peu trop girly à mon goût à la base donc j'ai rajouté un peu de kaki j'essaye de faire évoluer au niveau des couleurs au niveau des images aussi mais bon internet évolue aussi donc on s'adapte qu'est-ce qu'on met dans l'image après les polices etc j'ai pu évoluer aussi non je pense que ça suit je pense qu'en fait c'est important pour moi que ça suive qui je suis et que je sois à l'aise et alignée avec ce que j'utilise sinon mon côté perfectionniste dit non et arrête de communiquer donc il y a besoin que ça me correspond est-ce que ça correspond exactement à la santé ? Je ne suis pas professionnelle comme toi de l'image, donc peut-être pas. Mais en tout cas, j'essaye d'avoir... C'est plutôt un ressenti. Enfin, je veux dire, c'est... Voilà, je fais plus au ressenti, à l'intuition, voilà, sur mon image.
- Speaker #0
Parce qu'en fait, si tu veux, quand on crée une image de marque, je me pose toujours la question, c'est vraiment une réflexion entre ce qu'on a été, ce qu'on est actuellement et ce qu'on veut devenir. Il y a un peu tout ça qui est important à prendre en compte pour pouvoir créer une image de marque alignée avec qui on a envie d'être, comme pour se projeter. Donc voilà, il y a vraiment ce côté-là que je trouve... important pour justement éviter d'avoir à changer de logo, d'identité visuelle tous les quatre matins. Donc voilà. Et justement, on parle de se projeter. Du coup, je voudrais qu'on parle un peu de ta vision à toi dans cinq ans, par exemple. Où est-ce que tu te vois ? Qu'est-ce que tu te vois faire ? Et est-ce qu'il y a quelque chose que tu as hâte de vivre dans les projets peut-être qui sont en cours ?
- Speaker #1
Alors, en fait, dans 5 ans, ma fille aura 8 ans. C'est comme ça que je le vois aujourd'hui. Avant de devenir vraiment, tu m'aurais posé la question, j'aurais fait différemment. Là, aujourd'hui, je dis, OK, en fait, on prend en compte tous les critères. Et elle fait très important, c'est Marie, du coup. Donc, ce que je me suis dit, c'est que de toute façon, et ce que je fais là aujourd'hui, je n'ai pas tant de projets que ça au niveau professionnel parce qu'en fait, mon côté personnel prend beaucoup de place. Et je ne veux pas finir en burnout. Donc, je sais très bien aussi faire attention à ça. Donc, aujourd'hui, Slowin avance tranquillement. Je n'ai pas prévu de choses de fou qui me prendraient beaucoup d'énergie. J'ai lancé les masterclass cette année et ça fonctionne très bien. Je trouve ça hyper chouette. Donc, je pense que je vais continuer sur cet angle-là. Après, idéalement, j'aimerais faire des études de psy. Mais ça, idéalement, il faut avoir du temps. Et de l'express mental disponible, donc ce n'est pas pour de suite, mais tu vois, à 5 ans, pourquoi pas ? Je m'étais dit à l'entrée de la maternelle, mais en fait, je me rends compte que non. Donc, ce sera sûrement un petit peu plus tard. Et ensuite, non, en fait, pour suivre mon activité comme je l'ai bien démarrée. Je ne pense pas être une entrepreneuse dans l'âme. Je pense que le coaching, oui, le coaching me parle beaucoup. Mais je ne suis pas cette entrepreneuse qui a multiples projets, etc. Je suis beaucoup plus tranquille et beaucoup plus posée que celles qui ont mis l'idée à la minute. J'aimerais tellement, vraiment, j'aimerais tellement avoir mis l'idée à la minute et de lancer dans tous les sens et tout, mais ce n'est pas du tout moi. J'ai essayé, ça m'a vraiment épuisée. Donc moi, j'aime construire les choses de manière stable et construire les choses pour du long terme. Donc voilà, j'avance doucement comme ça. Pour l'instant, ça a plutôt bien réussi, donc j'espère continuer comme ça.
- Speaker #0
Très bien. Tu me parles de formation peut-être dans la psychologie. Ça peut être évidemment pour nourrir, j'imagine, ton projet et encore mieux comprendre tes clients. C'est vraiment ça. C'est nourrir le projet Slow Win. Ce n'est pas partir sur d'autres choses.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas partir sur d'autres choses. Mais par exemple, un podcast, pourquoi pas ? Mais c'est toujours pareil. C'est toujours le ratio énergie et effort par rapport à ce que ça va m'apporter derrière. Et je sais qu'il y a des périodes pour. Et là, clairement, ce n'est pas une période pour. Vu que la question, c'est sur 50, pourquoi pas ?
- Speaker #0
Oui, ok. Parce que du coup, c'est vrai que quand on parle, comme tu dis, quand on est maman, on voit nos enfants et bien sûr, on a envie de les voir grandir, on a envie de profiter d'eux au maximum. Moi aussi, je suis comme toi. Pour le coup, mes enfants sont un peu plus grands. Mais je vois le côté vraiment très précieux de ça, d'avoir profité de leur enfance, de le profiter toujours d'eux, d'être avec eux, de les emmener à l'école tous les matins. Voilà, c'est des choses vraiment importantes. Et que, comme tu dis, les projets, les grands projets, c'est bien, mais on a besoin aussi de cet équilibre, en fait. Même si ce n'est pas toujours équilibré, mais on essaye en tout cas que ça le soit le plus équilibré possible. OK, je me reconnais bien aussi là-dedans.
- Speaker #1
C'est ça, c'est un équilibre. Et un équilibre en même temps, quand on voit des équilibristes, on voit bien que ce n'est pas stable du tout. Oui, c'est toujours un peu ça. Et oui, je pense que c'est important aussi d'en parler parce qu'on est beaucoup. chercher à avoir l'équilibre parfait, on se sent bien au travail, bien à la maison, bien machin, et rappeler juste qu'en fait, à un moment donné, on ne peut pas être sur tous les fronts. Et c'est épuisé que d'aller vers ça, donc se dire, ben oui, alors le travail, je pourrais faire plein de choses et franchement, ce serait hyper chouette. Et en même temps, je ne pourrais pas être avec ma petite le soir pour aller la chercher à 16h. C'est juste pas possible, donc à un moment donné, il faut accepter, et c'est pas évident de dire, en fait, professionnellement parlant, c'est pas des années où je vais être dans la création, où je vais être dans le développement, je vais garder ce que j'ai et je vais continuer de poursuivre ça. Par contre, elle me demande beaucoup d'énergie à l'école, etc. Et ça, par contre, c'est des moments que je ne veux pas louper et je ne veux pas passer à côté. Donc oui, je comprends qu'on partage ce point de vue-là en tant que maman.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. Une dernière chose, surtout avant de conclure. Si une femme a du mal à créer sa propre image de marque suite à sa reconversion, parce qu'elle ne sait pas vraiment où elle en est, parce qu'elle est en transition identitaire, un petit peu comme on disait tout à l'heure, Qu'est-ce que tu lui dirais ? Est-ce que tu aurais un conseil par rapport à elle, sa reconversion et l'image qu'elle peut renvoyer en fait ?
- Speaker #1
Du coup, c'est une femme qui se reconvertit à son compte ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est ça ? En général, moi j'aime partir de l'histoire et tu disais tout à l'heure qui on a été, qui on est et qui on a envie de venir. C'est un peu la même chose qu'on fait avec le coaching aussi, je suis égale. côté, j'ai eu cette carrière jusqu'à maintenant. Aujourd'hui, je me pose telle et telle question et j'ai envie de bouger. Et par la suite, qui sait que j'ai envie de venir ? Moi, je pense qu'il faut partir de son histoire, de ses racines, de qu'est-ce qui a fait qu'on en est là aujourd'hui. Même si ça ne nous correspond plus tout à fait, je trouve qu'il y a des choses qui ne s'en vont pas dans la personnalité, de toute façon. Il y a des choses qu'on veut faire évoluer, il y a des choses où on s'est un petit peu adapté, etc. Donc, on a besoin un petit peu de laisser partir. Mais là, les racines... notre histoire, notre bagage, le côté famille, etc. Tout ça, c'est des choses qui peuvent aider à venir nourrir l'image. Bon alors, outre d'aller voir une professionnelle pour se faire aider, bien sûr. Mais je pense que ça peut être chouette de partir de l'histoire. Je trouve que le côté vision, quand on se reconvertit, n'est pas évident parce qu'il y a un haut côté incertain qui peut faire. peur et qui peut être déstabilisant de se poser des questions sur qu'est-ce que j'ai envie de devenir, comment, etc. Je pense que c'est plus rassurant de partir sur ok, là aujourd'hui je suis là, à cet endroit-là, comment je suis arrivée là, c'est mon histoire qui a fait que, et de s'aider de ça, de mettre des mots sur ça. Je sais que moi j'ai vu par écrit beaucoup ce qui était important pour moi, il y a un bon tableau Pinterest qui nous parle, qui nous inspire, et de partir sur ça.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Mais ce n'est pas mon métier.
- Speaker #0
Oui, mais après, comme tu dis, en fait, nos métiers, au final, se complètent. Souvent, les personnes que moi, j'accompagne, ont souvent été coachées avant, ont pu mettre de la clarté sur plein de choses. Et du coup, ça aide énormément le travail d'image de marque à faire après. Lorsque la personne arrive et qu'elle n'a pas travaillé tout ça en amont, c'est souvent compliqué parce que, justement, c'est moi qui dois aller dans ces questions-là. Et c'est souvent délicat à faire en fonction d'où on en est. Bien sûr, on a chacun notre histoire, comme tu dis, notre parcours. Donc clairement, je trouve que c'est un bon conseil de pouvoir repartir des piliers de notre histoire qui sont là pour soutenir tout le reste. Au final, c'est un peu ça. J'aime bien les images.
- Speaker #1
C'est ça, les piliers, les racines de l'art.
- Speaker #0
C'est ça, ok. Et donc pour clore cet échange, j'ai une question que je vais poser à toutes mes invitées. Je parle de l'image de marque comme d'un acte de pouvoir. Alors si tu devais donner un mot pour exprimer le pouvoir que t'as apporté ton image à toi, ce serait quoi ?
- Speaker #1
Je dirais, il y a un côté puissance qui m'est venu, mais je ne pense pas que ce soit ça. Et je pense que c'est plutôt le côté rassurant parce que du coup, ça joue sur les deux tableaux. C'était déjà rassurant pour moi. Ou me dire, OK, cette étape-là est passée. OK, je mets ma tête sur un site Internet. Et en même temps, il y a le côté rassurer les autres avec ça. Donc, je trouve que rassurant, c'est un petit... Voilà, c'est pas le côté puissant que j'aimerais. Mais en tout cas, il y a un côté hyper rassurant de se dire, bon, en fait, voilà, cette étape-là, je l'ai faite, il s'est rien passé. Il s'est rien passé de fou, peut-être dans la tête des gens. Peut-être ils se sont dit, mais c'est quoi cette tête-là ? Mais il s'est rien passé, tout va bien pour moi. Et donc, je peux continuer. Et en même temps, c'est la porte aussi pour les autres. de le faire, de se dire, ok, en fait, elle l'a fait, donc moi aussi, je peux le faire. J'ai pas mal de personnes aussi qui sont, comme moi, de nature plutôt calme, introvertie, etc., et qui se reconnaissent beaucoup dans le fait de, ben, voilà, je peux être calme, je peux être introvertie, et en même temps, je peux avoir des choses à dire et les dire sur les réseaux, etc. Et le côté, ben, rassurer les personnes en montrant, ben, je suis comme vous, en fait. Je dis souvent, mais moi, je ne suis pas astrace et paillette. Je suis hyper simple, hyper naturelle. Et pour autant, j'ai une entreprise que j'ai mise en ligne. Et c'est ça mon travail maintenant. Donc ouais, un côté peut-être rassurant. D'un côté, ça me rassure. Et d'un côté, je sais que ça peut rassurer aussi les autres.
- Speaker #0
Ok. Très bien, c'est une bonne façon de conclure. Écoute, merci beaucoup pour cette interview Audrey.
- Speaker #1
Avec plaisir, à bientôt Marie-Anne.
- Speaker #0
A bientôt. Merci d'avoir écouté cet épisode de Marc Incarné. Pour ne rien manquer, abonne-toi dès maintenant sur ton application préférée. On se retrouve très bientôt pour un nouvel échange.