- Speaker #0
Bienvenue sur Matésens, le podcast des femmes qui réinventent leur carrière après la maternité. Je m'appelle Margot Saubry-Bobet et je suis coach professionnel certifié. Chaque semaine, je vous invite à découvrir des parcours inspirants de femmes qui ont osé transformer leur vie professionnelle. Au programme, des conseils concrets et des outils pratiques pour avancer avec confiance et ambition vers la carrière qui vous correspond et qui vous rend fière. Alors, si vous êtes prêts à écrire le prochain chapitre de votre vie professionnelle, je vous invite à vous abonner dès maintenant. Allez, c'est parti ! Bonjour à toutes, j'ai le plaisir de recevoir Clémence Brunot, fondatrice de Have You Met Simone, un cabinet de recrutement qui fait quelque chose de rare. Placer davantage de femmes à des postes clés en entreprise. Fondée il y a 5 ans, son cabinet est aujourd'hui reconnu parmi les meilleurs cabinets de recrutement, middle et top management. En proposant par exemple 50% de femmes dans chacune de ses shortlists et en challengeant directement les entreprises sur leur biais de recrutement, elle soutient la carrière des femmes en entreprise. Et je dois dire que ce sujet me tient vraiment particulièrement à cœur. Donc vous allez découvrir ce qui a poussé Clémence à s'engager, à fonder son propre cabinet. Elle dévoilera aussi qui sont ces entreprises qui, à ses côtés, font avancer la place des femmes. Et enfin, elle partagera avec vous ses conseils d'experte pour toutes celles qui sont en recherche d'emploi. Clémence, je suis vraiment ravie de t'accueillir ici.
- Speaker #1
Moi aussi, merci beaucoup Margot.
- Speaker #0
Trop bien. Alors, pour te présenter, écoute, j'ai l'habitude de poser cette question. Déjà, je te demandais d'où tu viens et qu'est-ce que tu rêvais de faire comme job quand tu étais enfant ?
- Speaker #1
Alors, quand j'étais enfant, j'avais l'envie d'aller vers un parcours beaucoup plus créatif. Je faisais du dessin, j'avais envie d'aller vers la photographie, vers la peinture. Et puis voilà, finalement, c'était une école de commerce. La réalité a rattrapé l'enfant que j'étais. Mais finalement, j'ai toujours été portée. Aussi par des sujets de femmes, de féminisme et de valeurs profondes. Vraiment depuis mes premiers souvenirs, d'une espèce de sororité. Et j'ai pu quand même orienter un peu mon parcours sur ce sujet qui me tenait à cœur.
- Speaker #0
Trop bien. Et d'où viens-tu exactement ?
- Speaker #1
Alors moi, géographiquement, tu veux dire ? J'ai grandi en Ile-de-France dans le 92. Je suis assez jeune partie en internat, j'avais un besoin d'autonomie et d'indépendance assez jeune finalement dès le lycée. Et puis après j'ai fait une prépa, tout ça en Ile-de-France, l'école de commerce à Reims. Je suis partie là il y a quelques années en Bourgogne où j'ai vécu pendant 5 ans et je viens de rentrer en Ile-de-France dans le 92, là il y a 2 mois.
- Speaker #0
Et quel a été le déclic pour que tu décides de fonder un cabinet de recrutement ? spécialisé qui permet de placer plus de femmes à des postes clés en entreprise, comme on l'a vu en introduction ?
- Speaker #1
Il y a eu un vrai déclic. Si je commence vraiment par là, en 2019, je pense, donc ça faisait déjà 6-7 ans que je travaillais en cabinet de recrutement, middle-up top management, donc chasse de tête classique. J'adressais des clients plutôt dans l'industrie, en B2B, donc des environnements assez masculins. Je me rendais bien compte que je n'arrivais pas à positionner de femmes en short-cut. Je n'y arrivais pas. même pas à recruter, simplement à en présenter. Et en fait, il s'est passé quelque chose. Je suis allée voir un client, un jour c'était une série en Normandie. Il voulait recruter sa nouvelle direction commerciale. J'arrive en comité de direction, 100% d'hommes. Début d'après-midi, j'étais avec mon boss. Bon, il me prête pour la secrétaire, mais bon, ça j'ai envie de dire classique. Et au-delà de ça, quand je leur demande ce qu'ils attendent en termes de personnalité pour la candidature, ils me disent tous... Mais ensemble, on ne veut pas de Noirs, on ne veut pas de femmes et on ne veut pas d'Arabes. Ils me disent ça. L'ensemble du comité de direction approuve.
- Speaker #0
Et à l'aise de te le dire ?
- Speaker #1
Tout à fait à l'aise, un peu en rigolant. Mais ça a été une énorme claque. Je suis rentrée, j'ai vraiment... Je n'ai jamais digéré. Alors évidemment, eux, je les ai un peu recadrés, mais j'étais dans un cabinet où je n'avais pas vraiment les mains libres pour communiquer comme j'en avais envie. Mais ce jour-là, j'ai décidé de plus jamais faire ce métier pour des clients comme ça. Donc quelques mois après, je suis partie. Je ne suis pas partie pour le projet Have You Met Simone. Je suis partie parce que j'étais passionnée de voyage et je voulais créer une agence de voyage collaborative avec des sujets sociétaux, associatifs, etc. Et puis, Covid, donc impossible d'y matriculer mon agence, c'est tombé à l'eau. Et donc, j'ai créé Have You Met Simone en me disant, c'est un métier que j'adore, mais je ne le fais pas de la bonne façon, en fait. Depuis des années, ce métier du recrutement, je ne le fais pas comme il faut. Et en sept ans, j'avais recruté une seule femme en comité de direction. En fait, je n'arrivais vraiment plus à me lever le matin pour faire mon métier de cette façon-là.
- Speaker #0
Il y avait une sorte de... C'est quoi ? Tu ressentais une colère de te dire qu'il y a un problème, un truc qui ne tourne pas rond ?
- Speaker #1
Énormément d'injustice, oui, de me dire que je suis moi-même une femme. Je vois moi-même en interne dans mes cabinets de recrutement que, même si moi, personnellement, j'ai une trajectoire chouette, etc., mais que les femmes n'ont pas tout à fait leur place au sein des comités de direction. Il y a toujours une espèce de boys club dans ces environnements très masculins. Et ça, j'avais de plus en plus de mal à le supporter. malgré mon affection pour mes directeurs. Tu vois, c'est juste du point de vue de justice sociale, de 50% de la population inexistante sur les postes de direction. Et auprès de mes clients, je n'arrivais effectivement plus à me mettre en colère de prendre un cahier des charges, de ne même pas questionner leurs attentes et de savoir que dès le début, c'est biaisé. Dès le lancement du poste, quand on te dit « Non mais nous Clément, ce qu'on veut, c'est un leader charismatique. » Bon, du coup, si là tu... visualise la personne, à quoi ce leader charismatique va ressembler, c'est un homme diplômé de tel truc, plutôt blanc, plutôt quadraquinca, et on est dans une logique de clonage que je n'arrivais plus à supporter, effectivement.
- Speaker #0
Oui, et je pense qu'on peut aussi soit ne pas en avoir tellement conscience, ou alors se dire je baisse les bras, de toute façon c'est comme ça et ça ne changera pas. Toi, tu t'es dit, je vais résoudre ce problème. Je voulais revenir sur une question parce que souvent, quand les personnes réfléchissent à leur projet professionnel, tu sais, j'accompagne beaucoup de femmes qui se posent des questions sur la suite. Dans ton cas, tu t'es dit je vais monter une boîte, je vais monter une boîte dans le domaine des voyages, j'imagine parce que ça te faisait hyper plaisir. Puis finalement, chose en autre, tu es revenu sur finalement ce que tu savais déjà faire, mais avec un autre angle. Est-ce que dans cette période, il y a eu des... des moments de questionnement ou peut-être des moments plus difficiles que d'autres à vivre ? Comment tu as fait pour percer en fait tous ces rebondissements ? Parce que là, dit comme ça en une phrase, ça a l'air facile.
- Speaker #1
Mais pas du tout.
- Speaker #0
À ce moment-là, comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Alors, ce qui est très facile pour moi, parce que c'est mon tempérament, c'est de me lancer sans me poser de questions. Donc, j'ai créé un matin vraiment ma boîte, mon site Internet. J'ai appelé mes premiers candidats, mes premiers clients, mes boss pour leur dire ne sois pas surpris, j'ai créé ma marque, mes anciens boss. Et en fait, les mois d'après ont été extrêmement compliqués pour moi parce que je me planquais. Et en fait, je me rends compte qu'il y a beaucoup d'entrepreneuses qui font ça, qui n'osent pas trop se mettre en visibilité. Par exemple, sur les réseaux, sur LinkedIn, qui est mon outil principal de travail, je pouvais relayer des articles, relayer des contenus d'autres personnes, les mettre en lumière, mais moi, je n'arrivais pas à créer du contenu parce que je ne me trouvais pas du tout les victimes. Et parce qu'aussi, si on se dit les choses... je me disais, non, n'en fais pas trop, fais pas trop de bruit, parce qu'il y a quand même de grandes chances pour que ça ne marche pas. Auquel cas, ce n'est pas grave. Je suis un peu passée sous les radars. Ce ne sera pas un échec assumé devant la Terre entière.
- Speaker #0
À la honte !
- Speaker #1
Voilà, exactement. Je n'aurais pas la honte intersidérale d'avoir essayé de m'être plantée, qui en réalité n'est pas du tout une honte. Et c'est un homme qui m'a dit, mais que je ne connaissais même pas. C'était en soirée avec des copains. Je discute avec quelqu'un, un pote de pote, et il me dit, mais c'est super ton truc. Pourquoi c'est marrant, on n'entend pas parler, etc. Je lui dis, oui, c'est normal, parce que je suis toute seule. Et je commence vraiment, donc je lui montre un peu ce que je fais et tout. Et il me dit, ah non, tu te planques, en fait. En fait, tu es une planquée. Tu fais en sous-marin parce que tu as peur de te planter. Là, vraiment, je me suis dit, et un clic. Ah ouais, ok, il a raison. Donc on va arrêter, on va se prendre par la main, être une grande personne courageuse. et assumer le positionnement de l'entreprise, etc.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant parce qu'aujourd'hui, on va forcément parler beaucoup de féminisme, je pense de sororité, de la place des femmes. Mais souvent, je vois des exemples où la diversité, c'est homme plus femme. Et parfois, on a aussi besoin des conseils mutuellement parce que les femmes, on donne beaucoup de conseils aux hommes. Mais aussi en tant que femme, parfois, on a besoin aussi d'avoir un regard extérieur. et de femmes et aussi d'hommes, pour voir les choses sous un autre angle. Souvent, on ne pense pas de la même manière. Donc, dans cet exemple, ça me touche parce que moi aussi, ça m'est arrivé qu'on me dise « Mais attends, tu penses de cette manière, mais tu ne penses pas du tout de la bonne façon et que ça t'aide à avancer. » Donc, je trouve ça super.
- Speaker #1
Et pour ma part, juste une parenthèse, au bout de quelques mois toute seule, il y a un ancien copain et collègue, Guillaume, qui m'a appelé pour me dire j'aime bien ton projet, j'aimerais bien qu'on s'associe. Alors moi je lui dis, alors vraiment pas, j'ai déjà pas besoin d'un mec pour m'expliquer les choses. Et puis je veux être toute seule, laisse-moi tranquille. Et puis après réflexion, je reviens vers lui en lui disant si c'est Guillaume, il faut qu'on en parle effectivement. Et en fait cet équilibre-là, être à deux certes, mais pas que. être un homme, une femme, quand on adresse le sujet de la parité, moi, ça m'a débloqué énormément de choses. Et ça m'a permis aussi de poser un positionnement beaucoup plus équilibré, sachant que moi, je suis féministe convaincue. Évidemment, depuis, comme je te le disais, je pense mes premiers souvenirs. Et en fait, ce côté militant personnel, évidemment, et tu parles avec le cœur quand tu parles à tes clients, Guillaume m'a permis d'avoir un vrai équilibre dans le discours et d'être plus audible aussi. auprès des clients et même des candidats et candidates.
- Speaker #0
Oui. C'est sûr que le changement viendrait des deux côtés. Tout à fait. Et d'où te vient ce féminisme depuis toujours, est-ce que tu sais ?
- Speaker #1
Déjà, j'ai été élevée par une maman un peu quand même solo, deux sœurs dans un environnement vraiment de filles, une famille de filles, et puis un environnement très militaire. Après, j'étais en lycée militaire. fait des sports plutôt masculins. J'ai ensuite été un peu dans l'industrie. J'ai toujours évolué dans des environnements où j'ai entendu des choses très sexistes, voire parfois mylogènes, et où moi, j'ai dû toujours me battre en tant que femme pour non seulement faire aussi bien, mais faire mieux que les hommes, même les jeunes hommes au lycée, qui m'entouraient. Donc en fait, ce sont... D'ailleurs, c'est marrant, pendant longtemps... Je me suis dit, je ne vois pas où est le problème. Les femmes, elles ont le cas. Voilà, on réussit quand on bosse, etc. Et ça m'a pris longtemps à réaliser qu'il ne suffit pas de se dire, allez, on est des filles, on y va, on se soutient, etc. De donner les outils. Mais qu'il y a aussi un côté très systémique de ça ne suffit pas. Il faut aussi expliquer à l'environnement que non, une femme n'a pas à faire deux fois plus de boulot pour avoir le même salaire, etc. C'est venu finalement assez tard. Merci. Ce côté-là, il est vraiment de mon enfance et de mon éducation. Oui,
- Speaker #0
c'est intéressant. Et c'est vrai que dans ce que tu décris, dans le système scolaire, si tu travailles beaucoup plus que les autres, normalement, tu as des bonnes notes ou des meilleures notes. Mais une fois arrivé dans l'entreprise, ça ne fonctionne pas du tout comme ça. Tu peux travailler plus ou mieux que ton collègue. Moi, je l'ai vécu. Et vivre vraiment une injustice profonde. Donc, comme tu le dis, ça a aussi un caractère systémique. Et il ne faut pas faire non plus reposer la culpabilité sur les femmes de devoir faire changer ça ou de penser qu'elles ont un problème. Donc, c'est important de le rappeler. Quels sont les résultats que tu as obtenus avec Have You Met Simone sur la parité dont tu es la plus fière ?
- Speaker #1
Alors, là où je suis particulièrement fière, c'est que l'année dernière, on a présenté 63% de femmes dans nos recrutements. Donc, on a un positionnement cadre intermédiaire et cadre dirigeant. Là, c'est déjà une grosse réussite et une vraie fierté parce qu'on veut être à 50%. Là, l'année dernière, il y en avait un tout petit peu plus. L'objectif n'est pas d'être à 100%. Ça doit rester équilibré, évidemment. Et en fait, 63% des candidats recrutés sont des femmes. C'est-à-dire qu'on en a présenté autant que ce qui a été recruté. Donc, en fait, c'est pour moi une preuve par le concept de dire... Quand on présente, quand nos clients rencontrent 50% de femmes, in fine, elles sont recrutées une fois sur deux. Donc la méthode Allumette Simone fonctionne. L'objectif n'est surtout pas de corneriser les clients en leur disant il n'y a pas de femmes dans ton équipe, tiens, je ne te pousse que des femmes, etc. Il faut que tu recrutes des femmes maintenant. C'est plutôt de leur dire, ok, on va arrêter de parler expérience, on va parler compétences, uniquement. Et donc nous, ça va nous permettre de présenter des hommes, des hommes habituels, mais aussi des femmes. Et nos clients, et on le voit de plus en plus, pas particulièrement convaincus des sujets de parité. Ce ne sont pas des gens qui sont là à se bagarrer pour la diversité, pas du tout. Mais très concrètement, quand ils rencontrent nos candidatures masculines, féminines, ils nous disent oui, tous sont très bons, mais elle, elle va nous apporter quelque chose de différent, quelque chose en plus. Ça, c'est une fierté énorme pour moi, c'est vraiment ma conviction. Et je vois qu'on arrive à ce résultat concrètement chez nous.
- Speaker #0
Oui, et ça pourrait... Du coup, ce que j'entends, c'est que pour la parité en entreprise, sur les postes sur lesquels vous vous recrutez, la parité passe aussi... Il y a une sorte de chaîne, des chaînons, et parmi ces étapes, proposer ces profils doit faire partie aussi des étapes clés pour proposer des profils féminins. Ça devrait être déployé comme vous êtes vraiment un case study hyper intéressant. Bravo en tout cas pour ce que vous menez. Aujourd'hui, Aviumed Simone est reconnue parmi les meilleurs cabinets de recrutement middle, up et top. Avant d'en arriver là, quelles ont été les épreuves ou les doutes que tu as traversés ? On en a déjà un petit peu parlé tout à l'heure. Et quelle est ta recette pour les surmonter ?
- Speaker #1
Je ne sais pas si j'ai une recette.
- Speaker #0
Ta façon de faire.
- Speaker #1
Oui, alors... Je crois que des doutes, j'en ai tous les ans. Tous les ans, au mois de décembre, je tape des cris d'angoisse. Vraiment, de me dire, on a fait une année extraordinaire, on est encore en croissance, l'équipe est géniale, ça cartonne. Mais comment j'ai fait ? Et surtout, je ne vais jamais réussir mon année prochaine. Ça ne va pas le faire, ça va s'écrouler. Mais Margot, chaque mois de décembre. Donc maintenant, Guillaume le sait. Ma sphère perso le sait aussi. C'est des moments où je suis chez le médecin parce que j'ai le cœur. Ils palpitent un peu trop. Mais ça, je soigne. Mais au-delà de ça, des moments, des gros moments de doute, on n'en a pas vraiment eu. Le premier moment un petit peu comme ça qu'on a, c'est cette année, parce que le marché est tendu. Donc, on avait un plan de développement, de croissance à recruter. Là, on est 6. On voulait être 8 fin 2026, puis 10 fin 2027. Pour la première fois, on a stoppé le plan de recrutement cette année. On se dit, on est six, notre objectif, c'est d'être toujours six à la fin de l'année et d'avoir des gens qui sont montés en compétence, autonomes, etc. Et surtout, de garder tout le monde à bord. Donc ça, Jacques, c'est le premier, ce n'est pas un coup dur. Il ne faut pas, dans un environnement, les cabinets de recrutement souffrent vraiment en ce moment. On a de la chance que ça se fasse comme ça. Mais c'est la première fois qu'on se dit, OK, là, on ralentit, on consolide. Et je dirais que la recette, c'est de toujours... Moi, je suis très rationnelle. Je m'appuie beaucoup sur le factuel. C'est-à-dire que quand j'ai des petites crises de la d'angoisse quand je te parle, je me dis, OK, concrètement, qu'est-ce que tu as fait cette année ? Tu as rencontré tant de candidats. Tu as ouvert tant de clients. Tu as tant de clients qui te font confiance. Ça a fonctionné très concrètement comme ça. Ça, c'est nos réussites. Et là, tu as foiré. Tu aurais pu être meilleure là-dessus et là-dessus, etc. Et juste se dire, ce n'est pas une question de chance. Enfin, c'est une question de travail. Je pense que dans notre entreprise, on est bon dans notre métier. Je ne sais pas si c'est du talent ou du travail. Il y a une vraie application rigueur à suivre la méthode à vue Madsimon et à ne pas dégrader le niveau de prestation. Et je crois que ça, il faut le garder à tout prix. Mais en fait, je crois que la seule recette, c'est rester aligné avec soi-même. et énormément de boulot de fond pour continuer à faire avancer la boîte, pour toujours se questionner, pour entendre quand on te dit « C'est cool, mais pourquoi vous ne faites pas ça comme ça ? » Parce que ce serait quand même plus intéressant si vous voyiez le marché comme ça. Tu vois, savoir te remettre en question et surtout rester alignée avec toi. Je pense qu'il y a un truc qui fonctionne chez nous, c'est qu'on ne laisse rien passer. Quand des clients tiennent des propos qui ne nous conviennent pas, ne sont pas dans nos valeurs de diversité, de parité, on ne laisse jamais passer. Et si ça ne nous convient pas, on dit non.
- Speaker #0
Vous avez vraiment un cadre ? Est-ce que c'est un cadre qui est établi dans une charte en interne ou c'est plutôt, voilà, vous en parlez entre vous ? Comment ça se matérialise pour vous, ce cadre, en fait, ces limites ?
- Speaker #1
Au début de l'année, on a fait un atelier d'équipe pour avoir une charte d'équipe. avec un mode de fonctionnement collectif, et ça en fait partie. Et après, nous, on fait très attention en interne à suivre les candidats, les clients, le discours qu'on a avec les uns, les autres. Et aussi, on a quand même un casting de personnes qui ont des valeurs fortes, qui portent une conviction. Tu sais, quand on travaille chez Have You Met Simone, il faut travailler deux à trois fois plus sur chaque émission que dans un cabinet classique, parce que pour arriver à 50% de femmes à la fin, il faut faire trois fois plus de sourcils. C'est un énorme travail. Donc, si tu ne portes pas les sujets de non-discrimination et de parité, de combat contre le sexisme, si tu ne portes pas ça dans tes tripes, tu ne peux pas bosser chez nous en réalité. C'est tellement dur. Donc, on a des gens qui fonctionnent comme ça. Et quand on voit... La limite est le jugement. C'est-à-dire qu'on a aussi des clients, des opérationnels, des managers qui sont dans, je ne sais pas, du sexisme ordinaire, qui sont... dans un côté bienveillant, mais en réalité, à côté de la plaque, qui vont discriminer, mais sans s'en rendre compte. Donc, la limite est le jugement. On n'est pas là pour les critiquer, les juger. On est là pour les éduquer sur le sujet et les conseiller. Donc, c'est vraiment cette balance. On laisse rien passer, mais on n'est pas là pour juger les personnes. Et ça, je pense qu'on ne l'a pas encore assez formalisé en interne, t'as raison, parce qu'on est encore à une petite taille, mais il faudra qu'on s'attaque à ça pour garantir ça en interne.
- Speaker #0
On rajoute des tout doux.
- Speaker #1
Je le note. Merci. Merci, Margot. Je savais pas quoi faire.
- Speaker #0
et je voulais revenir sur ce que tu disais tout à l'heure qui est très utile je pense pour les personnes qui nous écoutent, tu disais tu as cette méthode de revenir aux faits, aux choses concrètes et ça c'est quelque chose que je répète très souvent dans les accompagnements quand on est face à des émotions trop fortes des pensées qui ruminent c'est de revenir à ce qui est vraiment 100% factuel qui sort de nos pensées pour retrouver un peu une sorte de calme et donc je me demandais est-ce que Merci. Cette façon que tu as de fonctionner, de revenir aux faits, c'est quelque chose que toi, tu as appris dans ton éducation en grandissant ou c'est un conseil ou un outil qu'on t'a donné et que tu t'es approprié ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je suis quelqu'un de très émotif depuis toujours. Petite, ça m'a vraiment marquée, cette difficulté. J'ai l'impression de ressentir les émotions, quoi 10 000 par rapport à tout le monde autour de moi et du coup, d'être tout le temps désarçonnée. Et donc, je crois qu'à ces jeunes, j'ai appris toute seule à factualiser, à être extrêmement terre à terre. D'ailleurs, on me dit souvent ça, par exemple, je vais être quelqu'un qui décortique beaucoup, qui ne se laisse pas embarquer dans des conflits. Je factualise tout avec une approche toujours très pragmatique. Donc, dans les émotions positives comme négatives. C'est un vrai mode de fonctionnement personnel que j'ai mis en place.
- Speaker #0
C'est super intéressant. En fait, avec cette façon de faire, tu as pu, j'imagine, transformer ça en force. Parce que ça peut peut-être parfois, quand on est assez sensible, qu'on ressent très fort les émotions au quotidien, ça peut être bloquant aussi par moment. J'entends que là, au contraire, ça devient peut-être plus une force dans ta façon de travailler.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Et le côté émotif, je trouve hyper important dans notre métier. Parce qu'en fait, quand on considère comme moi que le recrutement, ce n'est pas uniquement cocher des cases de compétences, de compétences techniques, j'entends. Il y a tout un côté relationnel, écoute, compréhension du niveau d'intelligence émotionnelle de la personne qu'on a en face de nous, que ce soit un client ou une candidate, pour pouvoir le projeter avec la bonne personne. et en fait créer une vraie rencontre entre les deux personnes. Donc je crois que ce côté très émotif, c'est en fait un vrai moteur dans notre métier de relation humaine, de rencontre humaine, mais dans un cadre, en mettant un peu des gardes. Au début de mon métier, parfois j'avais des candidats qui me racontaient, ou des candidates qui me racontaient des trucs personnels. Je ne sais pas, des enfants handicapés, des maladies. Je pleurais, je me mettais à pleurer avec eux en entretien. C'était un truc de fou. Maintenant, j'ai appris à le maîtriser et à être dans le partage, dans l'empathie, dans le récit, mais beaucoup plus maîtrisé sans te laisser complètement déborder par tout ça.
- Speaker #0
Oui, et aussi parfois le risque, ça peut être, quand tu partages ce que tu dis, ces exemples, de te débrancher, de complètement te couper. Il y a vraiment un équilibre, c'est vraiment un apprentissage. Et tu as raison, quand on travaille dans l'humain, ce n'est souvent pas par hasard. Ça demande de maîtriser cet aspect-là. Alors, j'avais une question, une curiosité qui vraiment m'est venue. Mais qui sont ces entreprises ou quels sont les profils d'entreprises qui s'engagent vraiment pour féminiser leur poste clé ? En fait, qui fait appel à vous ? Est-ce qu'il y a des secteurs type ? Est-ce qu'il y a des noms d'entreprises que tu voudrais mettre en lumière ? Est-ce qu'il y a, au contraire, pas du tout de ligne directrice et c'est un peu du hasard ? Est-ce que tu pourrais me raconter ? Parce que vraiment, je pense, beaucoup de femmes cherchent ces entreprises.
- Speaker #1
Alors, on a deux types de clients. On a des clients de toutes tailles, mais plutôt sur des secteurs B2B, puisque ce sont ce qu'on appelle le blue ghetto, c'est-à-dire des entreprises qui rencontrent peu de femmes parce qu'elles n'attirent pas beaucoup des profils féminins. Et donc, au-delà d'en recruter, d'en avoir à encodir, etc., ils n'arrivent pas à en rencontrer. Donc, tous ces secteurs, c'est l'industrie, c'est le service, c'est plutôt le B2B. Est-ce que Pris...
- Speaker #0
moins d'images de marques qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #1
Exactement, c'est des environnements traditionnellement très masculins donc qui ont un peu une image de cambouis de technique donc les candidates féminines ne se positionnent pas forcément parce qu'elles se disent j'ai pas ma place à être un environnement vraiment de mecs je sais pas si je vais m'y sentir bien etc alors que ce sont des entreprises qui viennent nous voir en disant j'ai besoin en fait de diversité de rencontrer des femmes pour ces postes ok
- Speaker #0
C'est le premier type d'entreprise qui fait appel à vos services.
- Speaker #1
Oui, et après, on a quand même beaucoup d'entreprises PME, ETI. On a maintenant quelques groupes qui font appel à nous, mais en réalité, on a quand même plus des entreprises de taille moyenne, voire petite, avec des directions générales embarquées sur le sujet de la parité. Quand j'ai créé Agumet Simon, je me suis beaucoup connue aux gros groupes qui ne voyaient pas trop le problème. En plus, il n'y avait pas la loi Rixin à l'époque, donc il ne voyait pas trop le problème de la parité au sein des Codires. Donc, nous, on a fait le choix de ne pas forcément aller se bagarrer pour essayer d'embarquer des entreprises, mais plutôt de se consacrer à des entreprises qui ont déjà un début de réflexion au niveau des ressources humaines, de la direction, et idéalement aussi des managers opérationnels sur la parité. Voilà, plutôt des entreprises ETI. PME avec des dirigeants, dirigeantes, ce sont des femmes évidemment, elles nous en parlent directement. Là, je crois qu'il y a une place vraiment pour des femmes en instance dirigeante.
- Speaker #0
C'est extra. Ça me fait plaisir d'entendre ça en tout cas.
- Speaker #1
Moi, ce qui me fait mal au cœur, c'est au contraire du Blue Ghetto, ce qu'on appelle le Pink Ghetto, donc c'est des entreprises dans lesquelles il y a énormément de femmes, 50% de femmes à minima. En fait, elles sont toutes aux premiers échelons. On n'en a pas en comité de direction. Et là, honnêtement, on n'est pas entendu, on n'est pas du tout écouté, même au niveau des ressources humaines. Ce n'est pas un sujet d'inquiétude, ce n'est pas un sujet de combat particulier en interne. Là, je me dis, ça va peut-être encore prendre quelques années, mais ça, par exemple, ce ne sont pas nos clients du tout.
- Speaker #0
Les femmes ne s'y retrouvent pas, mais je pense les hommes non plus, dans ce type d'organisation.
- Speaker #1
Il y a un livre que j'ai adoré lire quand j'ai monté ma boîte. qui est de Céline Alix, merci mais non merci qui décrit un phénomène qui vient des Etats-Unis qui est aujourd'hui très présent en France qui est que les femmes se bagarrent pour rentrer en comité de direction, on se bat comme des lionnes on y va, on se bagarre on bosse trois fois plus que tout le monde etc. et une fois arrivée en comité de direction au bout de quelques mois on s'en va parce qu'on se dit ah ouais, tout ça pour ça en fait, et ces femmes elles deviennent entrepreneuses, donc il y a un mouvement comme ça de fond de... un peu de déception générale de se dire mais je me bagarre pour arriver un peu au sommet de la décision de l'entreprise et finalement ce que j'y vois en termes de processus de prise de décision de niveau de discussion stratégique de personnalité des uns et des autres ça
- Speaker #0
ne correspond pas du tout à ce que je pensais donc je m'en vais exactement je mettrais la référence de ce livre essentiel super bon bouquin Oui,
- Speaker #1
absolument. à lire.
- Speaker #0
Alors ce que je voulais aussi te demander, donc, tu as créé aussi une communauté de candidates, que vous appelez les Simones, si je ne me trompe pas. C'est une grande force aussi de votre cabinet de recrutement. Est-ce que tu pourrais nous en dire plus sur les profils que vous recherchez et comment ces femmes peuvent-elles rejoindre la communauté si elles s'y retrouvent ?
- Speaker #1
Alors effectivement, donc quand j'ai créé Allumettes Simones, il y avait deux raisons. Il y avait être vraiment une safe place pour les Simones, les candidates. donc cadre intermédiaire, cadre dirigeante plus les années passent, plus on va vers des profils plutôt de dirigeante et là l'objectif est de les accompagner totalement gratuitement en les conseillant, en les suivant, en partageant notre réseau, en poussant chez nos clients et puis on leur propose tout un tas d'événements d'ateliers, tout est gratuit du coworking dans nos locaux etc tout est gratuit et c'est important pour nous de garder cette gratuité cette disponibilité à 100% pour elles, l'autre raison c'était pour aider les clients à rencontrer des femmes. Comment on est Simone ? Notre réseau, effectivement, il compte à peu près 2000 Simones aujourd'hui. Réseau plutôt français.
- Speaker #0
Et 100% des semaines de notre réseau, on les rencontre en entretien. Ça, c'est important. C'est un réseau qui est qualifié. N'importe quel nana, cadre ou pas, etc., ne peut pas intégrer notre réseau. Il faut qu'on la connaisse parce qu'il y a un vrai suivi de notre part. Ce n'est pas un truc open bar. C'est un vrai suivi avec des événements, du conseil en recrutement, des ateliers encore une fois. Donc, il suffit de nous adresser à une candidature. par notre site ou directement par LinkedIn en nous disant, voilà, je m'intéresse à ce réseau, j'ai besoin de t'accompagner sur mon questionnement professionnel, je suis en poste ou pas, comment, voilà, est-ce qu'on peut se rencontrer ?
- Speaker #1
Donc il y a vraiment une démarche de mobilité de ces femmes et puis plutôt des postes, tu disais, vers middle et direction.
- Speaker #0
Absolument. On a, par la force des choses, on a beaucoup, beaucoup de profils. tu vois il y a des grands mouvements de marché en ce moment par exemple on a énormément de candidatures directrices marketing communication parce que ce sont des métiers qui souffrent aujourd'hui sur le marché donc elles nous écrivent beaucoup on en a beaucoup donc on essaye aussi de créer des sous-communautés pour qu'elles échangent entre elles qu'elles puissent se partager les offres d'emploi les unes les autres etc. On essaye de créer des moments d'échange pour dédier vraiment à des fonctions ou des sous-fonctions mais quelle que soit la non la nana, la candidate, femme, cadre intermédiaire, cadre dirigeante qui a envie d'être accompagnée, qui a besoin d'être accompagnée, ça peut être sur le sujet du CV, du réseau, comment je fais pour retrouver un job, comment j'adresse le marché du travail. Elle peut nous contacter directement. Vraiment, on a une ligne de direction qu'on arrive à garder, qui est qu'on parle, qu'on reçoit en entretien ou au moins on appelle 100% des personnes qui nous sollicitent. Maintenant, on est un peu noyé sous les demandes. Avant, on se disait dans les 24 heures. Hyper ambitieux, les gars. On y arrivait. Maintenant, on n'y arrive plus du tout. Ça peut prendre une semaine, mais on rappelle tout le monde.
- Speaker #1
C'est bon à savoir. Excellent. Pour finir cet échange que j'ai beaucoup apprécié, je voulais te demander quel est le conseil le plus précieux que tu donnerais à une femme qui est actuellement en recherche d'emploi ? et qui peut-être soit fait face à toutes les difficultés, ce parcours du combattant ?
- Speaker #0
Eh bien, je dirais oser. Non, ce n'est pas vrai, pas du tout. Je n'en peux plus entendre ça. J'en peux plus. Non, pas du tout. Ce que je dirais, c'est utiliser votre réseau. 100%. Mais quand je te dis 100%, je n'exagère pas. Des simones à qui on parle n'osent pas utiliser leur réseau. Encore tout à l'heure, une simone tellement brillante, mais un parcours. parcours incroyable, commencent tout juste à prendre des cafés avec un tel, une telle, etc. Non, stop. Vous prenez 100% des expériences dans lesquelles vous avez travaillé, vous contactez tous vos anciens N-1, père N-1, vous allez boire des cafés à droite à gauche avec tout le monde, vous prenez des infos au marché. On ne se positionne pas tout de suite en disant « tiens, au secours, j'ai besoin d'un job, voilà mon CV » , mais par contre, on prend de l'info au marché. Un job sur deux est pourvu par recommandation. Donc là, aujourd'hui en France, un cadre dirigeant sur deux trouve un job parce que le pote du pote, etc. a posé le CV sur le bureau du DRH. Donc on ne peut vraiment pas se couper de ça. C'est un accélérateur énorme. Et si elles ont des difficultés parce qu'elles n'osent pas, pour le coup, faire appel à leur réseau, nous on fait des webinaires tout le temps sur le sujet. On propose des tonnes de boîtes à outils très pratiques, etc. qu'elles s'adressent à nous. Conseil numéro un, mais vraiment top, Prio. qu'elles sollicitent l'ensemble de leur réseau. Et elles verront qu'en plus, tout le monde sera très content de les aider.
- Speaker #1
Oui, je pense qu'il faut aussi se projeter dans l'idée que c'est du plaisir de le faire. Peut-être aussi arracher le sparadrap quand on n'ose pas s'y mettre, mais qu'une fois que la machine est lancée, c'est vraiment hyper enrichissant de retrouver ces personnes-là, de recontacter, recréer du lien.
- Speaker #0
Voilà, et c'est ce qui fait la différence entre des femmes. Il faut savoir que la recherche pour les femmes... aujourd'hui elle est autour de 1 an et pour les femmes seniors de plus de 50 ans elles passent les 500 jours en moyenne donc il y a un accélérateur de mon point de vue sur ces stats,
- Speaker #1
c'est le réseau c'est ce qui fait la différence oui exactement et je viens de retrouver ma question c'est est-ce que tu peux donner une guideline de nombre de cafés par semaine parce qu'en fait c'est bien de s'y mettre mais parfois d'avoir ce cadre de programmer ça de se dire ok il faut que j'en sois à temps Merci.
- Speaker #0
Un par jour.
- Speaker #1
Un par jour, voilà. Un par jour pendant 12 mois, c'est la prescription.
- Speaker #0
Si elles font un café par jour, on prend notre désinfomarché. Et en fait, à chaque... On en parlera avec elles si besoin, mais... à chaque café, à chaque prise de contact, il faut qu'elle tire chaque pelote dans chaque fil en disant ok, est-ce que tu peux me donner toi aussi des personnes soit en interne, soit si c'est pas pertinent d'autres personnes et qu'elle crée comme ça leur réseau à partir des personnes qu'elle rencontre, ça peut aller très très vite
- Speaker #1
Merci Clémence parce qu'on est très factuel, c'est précis comme conseil c'est très concret je te remercie, j'étais vraiment très très heureuse d'échanger avec toi
- Speaker #0
Moi aussi, merci
- Speaker #1
Est-ce que tu veux rajouter quelque chose ?
- Speaker #0
Non mais notre raison d'être sur le marché du travail, c'est d'être là pour vous, pour tes auditrices, pour des femmes qui ont des vraies difficultés à se positionner, qui sont soit en questionnement, soit en transition, soit en recherche très active et parfois dans des situations très compliquées. Donc surtout qu'elles n'hésitent pas. il y a des acteurs comme nous, on n'est pas les seuls, il y a d'autres cabinets qui se mettent sur ce sujet-là. Nous, on partage notre carnet d'adresses pour les mettre en relation avec les bonnes personnes. Vraiment qu'elles n'hésitent pas à faire appel à des personnes comme nous, c'est notre métier de le faire pour elles gratuitement. Trop bien, merci Clémence pour ce mot de la fin.
- Speaker #1
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