Speaker #0Médecin à tout prix parce que certains sont prêts à tout pour y arriver. Ce podcast s'adresse à tous ceux et toutes celles qui veulent devenir médecin. Peu importe le parcours, peu importe la voie, peu importe d'où tu viens ou combien de fois tu as chuté. Je m'appelle Florent, j'ai 36 ans, deux enfants, et je vis cette aventure de l'intérieur depuis l'UMF de Iache, la faculté de médecine en Roumanie. Chaque semaine, je te raconte mes années d'études sans filtre à l'étranger, et je donne la parole à des étudiants qui étudient la médecine en Europe, à des internes qui font leur parcours hors de France, et à des médecins au parcours atypique qui ont choisi un autre chemin. Parce que devenir médecin, ça ne ressemble pas toujours à ce qu'on imagine, mais ça reste possible. Bienvenue dans Médecin à tout prix. Je te laisse avec l'épisode du jour. Bienvenue dans cet épisode, ce premier épisode du podcast, et j'ai tout quitté à 35 ans pour devenir médecin. C'est le titre du podcast. De quoi on va parler dans ce podcast ? On va parler des moments déclencheurs, permis de partir en Roumanie pour réaliser mon rêve de devenir médecin. Quels ont été les éléments principaux ? Les doutes et les obstacles par lesquels je suis passé. J'ai été traversé, pourquoi au final j'ai penché pour faire ce cursus. Et aujourd'hui, est-ce que je regrette 8-9 mois après mon inscription ? Alors pour commencer, je vais vous raconter, pas trop m'étendre, mais sur mon histoire. Alors mon histoire, elle est simple. Enfin, elle est simple, non, elle n'est pas simple. Je suis Florent, je suis étudiant en première année de médecine à Iache, en Roumanie. J'ai 36 ans, là, cette année. J'ai 36 ans. et vous expliquer mon parcours qu'ils m'ont amené ici. Alors moi j'ai grandi dans la Drôme, à côté de Montélimar, et j'ai fait mes études, j'ai attaqué après mon bac scientifique, des études de médecine, j'ai essayé en France, j'ai loupé, pour tout un tas de raisons, peut-être que je m'y attarderai dans un épisode spécial, mais pour le moment je n'ai pas envie de m'étaler là-dessus. J'ai loupé, ça a été vraiment très très dur. Et du coup, un peu par égo à l'époque, je n'ai pas voulu rester dans le monde médical, faire de l'ostéopathie ou aller dans le monde des infirmiers paramédical, etc. Et du coup, je suis allé en droit, j'ai fait mes études de droit, ça s'est bien passé. J'étais encore plus déçu car je voyais que j'avais des bonnes capacités, que j'étais un bon élément, que j'avais une bonne mémoire, etc. Donc des qualités et un bon raisonnement. Je me disais que c'était vraiment des qualités pour devenir un bon médecin, réussir des études de médecine. Mais malheureusement, ça ne s'est pas passé comme ça. Mais j'ai toujours eu des regrets durant mon parcours, depuis que j'ai loupé médecine. Ensuite, j'ai bossé dans le droit, dans les métiers de la gestion, notamment dans les assurances. Ce n'était pas l'éclate, mais on va dire que c'était alimentaire. J'ai bossé pendant plus de dix ans là-dedans. Et puis, il y a eu deux moments importants qui m'ont fait réfléchir, notamment. et qui ont fait pencher la balance du côté de reprendre mes études de médecine. Il y a eu un moment négatif, des moments négatifs et des moments heureux. Le moment déclencheur négatif, c'était la perte de ma belle-mère et de ma mère, d'un cancer du sein pour ma belle-mère et d'un cancer du rein pour ma mère en 2022. Pour ma femme et moi, ça a été véritablement une année noire. On a perdu nos mères d'un cancer, donc c'est des fins qui sont compliquées, qui sont dures et qui remettent... et qui vous font remettre, je trouve, beaucoup en question votre vie, ce que vous voulez faire, ce que vous voulez accomplir. Et voilà, vis-à-vis de ma mère, surtout, vous savez qu'elle n'est jamais allée au bout de ce qu'elle voulait faire, de son rêve, et voilà. Et je me suis dit, tiens, est-ce que j'ai envie de, sur mon lit de mort, est-ce que j'ai envie d'avoir ce regret-là, de ne pas avoir retenté le fait de faire médecine et de devenir médecin. Donc, de devenir médecin. Et donc, ça m'a bien remué. Puis ensuite, j'ai eu deux événements heureux, pour le coup. Ça, c'est vraiment la vie. J'ai eu deux enfants. Enfin, on a eu, ma femme et moi. Deux enfants. Du coup, mon premier, mon petit garçon, qui va avoir trois ans là, qui est né en 2023. Donc, peu après les décès de nos mères. Et ma fille qui est née l'année dernière. Et ma fille qui est née l'année dernière. et là pareil je me suis dit autant j'essaie de me détacher du regard des autres autant je me... Je suis un peu projeté, je me suis dit comment tu veux que tes enfants te perçoivent ? Et là j'ai une sorte de vision, je me suis dit je veux que mes enfants aient un papa qui soit épanoui, qui soit fier de lui et qu'ils sentent que je suis à ma place et que je ne suis pas déprimé et gris. Et donc pour moi c'était important de leur montrer en plus une belle leçon. Plus tard, de leur dire que leur papa, à 35 ans, il a repris des études de médecine. Il y est arrivé, par la force de son travail, et que quand on a un rêve, quand on est aligné, quand on a vraiment envie de réaliser quelque chose, on peut le faire. Je trouvais que c'était une belle leçon d'éducation par l'exemple. Voilà pour les moments déclencheurs. C'est souvent des moments comme ça dans les vies qui déclenchent des changements de parcours. En l'occurrence, moi j'avais toujours ce regret d'avoir loupé médecine. Donc c'est venu confirmer... une aspiration que j'avais au plus profond de moi. Ensuite, il y a eu quand même des doutes, des obstacles. On a beaucoup parlé avec ma femme. Ça coûte cher, c'est des études qui coûtent cher. La faculté de l'IH en Roumanie, pour mon année, c'est 8500 euros l'année. Ça dure 6 ans, donc c'est un sacré budget. Même si ça coûte moins cher qu'en France, la Roumanie, il y a quand même un coût, il faut se loger, il faut se nourrir avec l'inflation, etc. Donc voilà, ça coûte quand même cher. Et je ne viens pas d'une famille richissime. Donc voilà, ce n'est pas évident financièrement. De devoir partir neuf mois, quand je suis parti, ma fille avait deux mois et demi. Donc j'ai laissé ma femme seule gérer les deux enfants. Donc un grand merci à elle. Sans elle, clairement, mon année, j'aurais pas pu la faire. Et je sais que c'était très dur pour elle. Donc je la remercierai jamais assez. Et puis moi, l'éloignement, ça a été hyper compliqué, quoi. être éloigné de ses enfants et de sa femme, c'est très compliqué. Donc ça, ça a été aussi mis dans la balance. Surmettre aux études à 35 ans, même si on n'est pas élu à 35 ans, mais est-ce qu'on est capable de retourner sur les bancs de l'amphi, d'apprendre, de faire des QCM, etc. Enfin là, c'est aussi une remise en question. Ça dure 6 ans, c'est long, après il y a l'internat. Donc ça a été plein de questions. Comment s'intégrer dans une promo jeune ? Je savais que j'allais être avec beaucoup de gens jeunes qui ont 18 ans. Pour ceux qui ont 18 ans, j'ai deux fois leur âge. Ça commence à faire un bel écart, ce n'est pas vraiment les mêmes générations, mais pour le moment ça se passe très bien. Et la Roumanie aussi, qualité de l'enseignement, il y a toujours un petit doute. On entend toujours la petite musique en France, ils sont moins bien formés les Roumains, etc. Ce n'est clairement pas le cas. Ça je voulais dire pour les jeunes qui m'écoutent, dans les enseignements supérieurs, vous verrez à la faculté notamment, peut-être moins dans les écoles d'ingé et tout, mais en tout cas dans la faculté. En faculté, peu importe quel domaine vous choisissez, c'est vraiment en fonction de votre degré d'investissement que vous retirez quelque chose de... Vous allez avoir un bon niveau ou pas. C'est vraiment l'investissement que vous mettez. Vous pouvez passer ric-rac chaque année ou alors être brillant et puis être hyper curieux, apprendre plein de choses. Donc ça, ça dépend vraiment de votre... Ce n'est plus le lycée où on fait le minimum. Après, il faut se responsabiliser et se dire que si on vote un bon médecin, il faut beaucoup de connaissances. Des connaissances pratiques, des connaissances théoriques à maîtriser. Et voilà. Il faut se responsabiliser là-dessus, mais c'est important à savoir que la qualité de l'enseignement, certes, peut-être qu'à Oxford, j'imagine qu'il y a des profs qui sont plus passionnants, mais elle reste tout à fait correcte et pour l'instant, je ne suis pas déçu. Donc pourquoi j'ai dit oui ? Comme je l'ai dit, je n'étais pas du tout aligné quand je travaillais dans le domaine des assurances, etc. Je n'étais pas du tout aligné, je ne me sentais pas bien, j'avais la boule au ventre tous les matins. Je n'avais pas envie de rester sur un échec aussi. J'avais l'impression d'avoir loupé quelque chose et que, final, l'histoire ne devait pas en rester là. Aussi, le fait qu'on va devoir sûrement, si la santé nous le permet, travailler malheureusement jusqu'à 70 ans, je ne sais pas. Mais en tout cas, on n'aura pas la retraite à 60 ans comme nos aînés. Ça, c'est clair. Je ne sais même pas si on aura la retraite. Et du coup, c'est aussi une réflexion. Je me suis dit, attends, si tu dois bosser jusqu'à 70 ans, j'ai fait des stages avec notamment un médecin. Sur Lyon, qui avait plus de 80 ans, il était vraiment épanoui, encore passionné, il avait encore un œil presque d'enfant tellement il était encore curieux et désireux d'apprendre de nouvelles choses. Et je me suis dit, mais c'est ça, moi je veux vieillir comme ça, si ma santé me le permet, je veux faire un boulot. Tu ne bosses pas dans un assurant jusqu'à 80 ans. Après, il y a des gens qui sont passionnés, mais en tout cas... médecin c'est vraiment je trouve un boulot qui peut être exercé longtemps quoi si on est passionné donc c'est rentrer aussi dans la balance et voilà aussi pour que mes enfants soient fiers de moi que je leur montre par l'exemple que rien n'est impossible quand on travaille fait des choix qu'on sorte sa zone de conflit et les perspectives économiques aussi on est dans un monde compliqué où voilà quand on a des postes où on est un peu bloqué à 2000 2005 mine de rien pour quand on a une famille si on fait pas grand chose avec ça quoi pour aussi avoir une perspective économique plus sympa aujourd'hui est-ce que je regrette mon choix donc je ferai un épisode, le prochain épisode je ferai le bilan du premier semestre de médecine à IH en Roumanie, pas du tout ça a été très dur effectivement, l'éloignement avec mes enfants, ma femme, etc financièrement c'est compliqué aussi mais par contre au niveau des cours, je m'éclate même si c'est encore très théorique c'est un peu comme la première année en France Il y a des différences, j'expliquerai les différences d'ailleurs, mais ça reste, j'adore l'anatomie, la physiologie, la biochimie, c'est vraiment des matières que j'aime et je me sors à ma place. Donc pour le moment, aucun regret et je sais que tous ces sacrifices vont payer et qu'un jour je serai médecin. J'espère donner l'exemple aux jeunes générations, à tous ceux qui... Je fais ce podcast aussi pour donner espoir aux gens qui loupent médecine en France. Moi quand j'ai loupé médecine en France, je pensais que c'était définitif. Alors qu'en fait on est dans un monde où tout est mondialisé, et nous on a l'impression qu'on peut faire médecine qu'en France, que tous les autres pays forment des médecins. Si vous parlez bien anglais, il y a plein de pays anglo-saxons qui forment très bien également. Moi c'était pas ma grande force l'anglais, donc j'ai préféré faire une séance en français. Mais franchement, allez-y, tentez votre chance et ne restez pas sur un échec en tout cas. En tout cas, il y a des possibilités en Europe. Je ferai des épisodes dessus. J'interviewerai des étudiants aussi qui font leur cursus en Espagne, au Portugal, à Chypre, si je peux en avoir. Je n'ai pas encore de contact à Chypre, mais en tout cas, je sais qu'il y a des gens qui font médecine ou dentaire là-bas. Ce podcast, c'est pour tous les gens qui ont loupé ou qui veulent faire une... devenir médecin ou dentiste ou pharmacien ou kiné en fait ça s'applique à tout le monde ne restez pas cloisonné à la france je sais que c'est un coup je sais que c'est compliqué ça fait sortir de sa zone de confort mais honnêtement j'espère vous inspirez et à la voix pour dire que c'est possible quand on s'en donne les moyens et et voilà ne restez surtout pas bloqué en france pour les études de santé. donc voilà j'ai hâte de faire l'épisode 2 où je ferai le bilan, où je vous expliquerai comment ça s'est déroulé les inscriptions peut-être je ferai un petit volet administratif et puis après je vous parlerai des cours de comment ça s'est déroulé, les examens etc, ce que j'en pense et comparer aussi à la France, même si j'ai fait ma P1 il y a un moment maintenant mais pour comparer un peu le niveau, la charge de travail etc, je pourrais aussi comparer voilà je vous laisse avec la conclusion générale n'hésitez pas à me soutenir en mettant 5 étoiles sur la plateforme de podcast et puis je vous laisse avec la conclusion générale et je vous dis à bientôt dans un nouvel épisode merci d'avoir écouté ce nouvel épisode n'hésite pas si tu as aimé cet épisode à le partager à des amis ou à des gens à qui ça pourrait apporter de la valeur n'hésite pas non plus à noter 5 étoiles sur ta plateforme d'écoute préférée Et ça permet aux... podcast ou à l'épisode d'aide suggérée à d'autres personnes. 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