- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Mes Joly Lectures. Je m'appelle Alice, passe une nouvelle lecture depuis toujours, je suis votre hôte. Ici, on plonge ensemble dans l'univers des livres. Que vous cherchez des recommandations livresques, que vous souhaitez découvrir les coulisses du monde littéraire ou développer votre compte lecture sur les réseaux sociaux, vous êtes au bon endroit. Seul ou accompagné d'invités inspirants, je vous propose de parler littérature sous toutes ses formes. Que vous soyez un lecteur débutant ou un passionné aguerri, ce podcast est fait pour vous. Alors installez-vous confortablement, attrapez votre mec préféré et laissez-vous porter. C'est parti pour l'épisode du jour. Alors aujourd'hui, je suis avec Émily Blaine, autrice de Un écrin pour tout cœur, qui sort chez First Editions. Donc j'ai la chance d'être avec Émily aujourd'hui, on va lui poser quelques questions. Très bien. Je voulais te poser quelques questions du coup sur ton écriture, parce que ça fait quand même longtemps que t'écris. Ça fait combien de temps ?
- Speaker #1
Ça fait 13 ans maintenant que je suis publiée. Ah oui,
- Speaker #0
13 ans.
- Speaker #1
C'est pas de bonheur, non mais c'est pas de bonheur, à lire comme ça.
- Speaker #0
À quel moment tu as su que tu voulais écrire de la romance ? Est-ce que c'était tout de suite ou ça a eu une évidence ?
- Speaker #1
Je n'ai jamais écrit que ça en fait, à la base. Et je ne me vois pas écrire autre chose, j'adore ça. Sous toutes ses formes d'ailleurs, film, doc, série, enfin tout ce qu'on veut. Je suis assez bonne cliente là-dessus, et puis j'aime ça en fait, j'aime écrire ça. Et je l'assume alors, mais totalement. Totalement.
- Speaker #0
Ok, donc vraiment, tu t'es jamais dit, je ne sais pas, je vais écrire du contemporain, je vais changer. Non, vraiment, c'est ça qui te bat.
- Speaker #1
Ouais, j'aime bien le côté fantasme un peu du truc. J'aime bien l'idée de faire rêver les gens, de leur donner un peu de joie, un peu de rire, beaucoup d'amour évidemment. paradoxalement je suis une grande fan d'Agatha Christie j'adorerais faire du polar mais c'est trop tough donc je suis une grosse feignasse donc la romance ça me va bien,
- Speaker #0
non en fait j'aime trop ça et du coup sans revenir qu'est-ce qui te fascine dans les histoires d'amour ?
- Speaker #1
alors moi ce que j'aime c'est pas tant la fin où on sait, vu que c'est une romance à la fin que les deux protagonistes vont être ensemble, moi ce qui m'intéresse c'est le chemin en fait C'est le flirt, la séduction, l'échange de regards, et puis la relation, comment elle se construit, est-ce qu'ils se connaissent déjà, au contraire ils ne se connaissent pas du tout, est-ce qu'ils s'apprécient ou au contraire est-ce qu'ils ne s'apprécient pas du tout. Moi c'est ça qui me plaît, c'est un peu les personnalités et la confrontation parfois de points de vue différents. C'est ça qui me plaît vraiment le plus. Et c'est pour ça que souvent le roman fait 400 pages, il y a 350 pages de flirt. et puis à la fin pouf pouf ça s'emballe un peu mais finalement le reste m'intéresse beaucoup moins on aime bien le slogan en vrai c'est marrant parce que pendant longtemps on mettait pas des mots aussi précis explicite et comme je dis souvent moi j'ai commencé à écrire à l'époque qu'on ne savait pas ce que c'était on ne parlait pas en trope et c'est vrai que maintenant le fait d'avoir ce mot là effectivement ça Ça explicite un peu le projet.
- Speaker #0
Effectivement, on met des mots enfin sur la romance. C'est ça. Il y a un vocabulaire, un lexique qui n'existait pas avant.
- Speaker #1
Très spécifique.
- Speaker #0
Oui, tout à fait. C'est vrai, c'est vrai ça. Et du coup, j'aime bien poser aux auteurs à quoi ça ressemble une journée de type d'écriture avec Émilie Blais.
- Speaker #1
Ça ne ressemble à rien.
- Speaker #0
Est-ce qu'il y en a une déjà ?
- Speaker #1
Alors, il n'y en a pas vraiment. Donc là, actuellement, je vis à l'étranger et donc je ne travaille pas. plus, c'est-à-dire qu'avant j'avais déjà un vrai métier entre guillemets de RH là je le mets un peu entre parenthèses pour une expérience à l'étranger pour mon conjoint donc déjà la journée il y a la gestion des enfants évidemment la gestion de l'appart évidemment mais ça c'est pour tout le monde et après, alors généralement le matin j'écris un peu mais pas tant que ça je relis ce que j'ai fait ou je bouine Non. Je ne sais pas si ce mot est très connu, mais bouiner. Moi,
- Speaker #0
j'utilise beaucoup le mot bouiner. J'adore, je bouine.
- Speaker #1
Je bouine sur les réseaux sociaux. Pour les plus jeunes, ça veut dire glandé. Je bouine sur les réseaux sociaux. Je regarde des trucs à droite, à gauche. Je regarde des films, des séries. Enfin, voilà. Mais c'est rigolo parce que je fais ça et en même temps, je regarde une série. Donc, je ne suis pas vraiment à 100% sur un truc. Et en même temps, je n'arrive pas à faire sans. Je n'arrive pas à écrire en plein silence. Ça me... C'est très très bizarre, besoin d'une présence. Voilà, par contre là, l'après-midi, après, généralement, je m'y mets vraiment. Et assez bizarrement, alors que je m'étais dit, ah c'est cool, je vais arrêter de travailler, je vais arrêter d'écrire le soir, j'écris mieux. que le soir, le soir jusqu'à minuit, une heure, voilà.
- Speaker #0
En fait quand t'es au calme,
- Speaker #1
quand les enfants sont couchés ? Peut-être, je sais pas, je pense que c'est une forme d'habitude aussi, j'ai fait ça pendant des années, pendant 10 ans, j'ai travaillé que le soir et je pense que mon corps se dit bah c'est bien le soir en fait, donc voilà. Mais j'essaye quand même de faire moins parce que c'est bien d'avoir une vie à côté aussi. Oui bien sûr,
- Speaker #0
d'avoir d'autres passions. Oui.
- Speaker #1
et de ne pas vivre de son écriture et j'imagine aussi les personnages doivent te prendre aussi beaucoup d'énergie les personnages me hantent beaucoup beaucoup beaucoup sur qu'est-ce qu'ils doivent dire là qu'est-ce qu'ils doivent faire là, qu'est-ce qu'ils vont faire après est-ce que c'est cohérent et très souvent c'est la nuit une fois que je suis couchée je dis comme ça, je dis ah putain j'aurais pas dû faire ça et une fois sur dix j'oublie Et ça me revient le lendemain. Voilà. Donc, oui, ça me hante beaucoup, oui. Mais aussi bizarrement que ça puisse paraître, je fais un reset assez vite aussi. C'est-à-dire qu'une fois que le manuscrit est rendu...
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander. Est-ce qu'après, quand c'est sorti, est-ce qu'ils sont toujours là avec toi ou tu arrives un peu à les oublier et passer à autre chose ?
- Speaker #1
Ça dépend un peu. Quand c'est des one-shots, à partir du moment où le manuscrit est rendu, les corrections édito quasiment bouclées... Généralement, j'ai l'idée du prochain roman quand je finis le roman précédent. Donc assez vite, je fais reset. Comme je dis souvent, je dépose mon cerveau quelques jours et puis après, je repars sur autre chose. Par contre, quand on est sur des séries ou dans des univers avec plusieurs tomes, comme c'est le cas sur les romans de Noël assez souvent maintenant, oui, les personnages sont très présents quand j'écris. Ils ne disparaissent pas vraiment en fait, parce qu'on sait qu'on va y revenir et qu'on va revenir dans l'univers. et qu'on va devoir un peu les retrouver et leur redonner une personnalité, les remettre au cœur de l'événement, parce que souvent c'est les personnages secondaires qui prennent plus la lumière sur les tomes suivants, donc qui ne sont jamais très très loin, et en fait ils ne peuvent pas être très très loin parce que souvent les lectrices m'en parlent.
- Speaker #0
Et même des personnages d'il y a 12, 13 ans ?
- Speaker #1
Il y a très longtemps, oui. Il y a des personnages qui ont un peu marqué, des histoires qui ont marqué, et... et ça, tant mieux, c'est chouette ben oui,
- Speaker #0
je veux dire et j'imagine, je sais pas mais j'imagine que ton écriture, est-ce que tu fais des fiches de personnages encore ou c'est fini ça ? non,
- Speaker #1
mais j'en ai jamais fait en fait non, moi je fais partie des gens qui font rien je me lance là-dedans comme un cheval fou non je prépare rien, je fais pas de plan,
- Speaker #0
je fais pas de fiches du coup t'as une idée ?
- Speaker #1
Ouais, alors les jeunes diraient, je ne dis pas que je suis vieille, mais j'ai une vision. J'ai une idée de départ. J'ai grosso modo la structuration de qu'est-ce qu'ils vont se dire, quel est le problème entre eux. Parce que forcément, forcément, il y a quand même une petite problématique au départ, sinon ça ne fonctionne pas. Et j'ai une idée aussi de la scène de fin, généralement, de comment ça se doit se terminer. Et après, je... je brode un peu autour, ce qui explique que des fois, un roman, je dis, ah, ça va être assez court, finalement, on prend plus d'ampleur, parce que quand on ajoute des détails et des micro-axes, il faut quand même les boucler. Donc voilà, mais non, je ne fais pas de plan, et peut-être que je devrais.
- Speaker #0
Si ça arrive comme ça, il n'y a pas besoin de tout...
- Speaker #1
Ouais, mais en même temps, il y a un côté un peu... On ne peut rien prévoir, quoi. C'est-à-dire que quand l'éditeur m'écrit en disant, alors, t'en es où ? J'aimerais te dire que je suis à la moitié mais je suis pas sûre. Voilà donc quand les éditeurs sont open, quand on arrive à en discuter et quand il y a une confiance mutuelle, ça fonctionne quand même comme ça. Et puis après il y a quand même un mot qui existe qui s'appelle la deadline donc il faut quand même la respecter. Et après moi c'est mon job de faire rentrer... ma manière de travailler avec les obligations des uns et des autres pour que le livre sorte donc charge à moi.
- Speaker #0
Mais ça fonctionne.
- Speaker #1
Mais oui, moi ça me convient et en fait j'ai peur que faire un plan... Il y a des gens qui adorent ça, ça les rassure, ça les structure. Oui,
- Speaker #0
il y a des autres qui font des plans, qui structurent, qui font des fiches, qui font des timelines...
- Speaker #1
Mais je suis tellement admirative, mais vraiment parce que je dis déjà que ça doit prendre un temps fou, honnêtement ça peut prendre du temps. ça prend de l'énergie et ça demande une forme de rigueur et d'exactitude de plein de choses. Moi quand j'écris, j'ai... attends, ces yeux ils sont quelle couleur déjà ? Ah ouais, j'ai mis vert, ok. Vert. Voilà, donc c'est... malheureusement pour moi en fait, finalement ça me pénalise moi vachement, je perds du temps sur plein de choses, mais j'arrive pas à m'y faire. J'ai essayé une fois au bout de six chapitres, j'ai dit allez...
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
ce n'était plus possible, je n'y arrivais plus.
- Speaker #0
Je pense que ça dépend de la personnalité de l'auteur aussi.
- Speaker #1
Oui, et je pense, sans avoir fait de thérapie, je pense que c'est lié aussi à un mode de fonctionnement. C'est-à-dire que moi, ma vie en dehors de l'écriture, ma vie de femme, d'épouse, de mère, est extrêmement carrée. Malheureusement, quand on a des enfants, on arrive à certaines obligations. Et du coup, tout est tellement, en tout cas quand je travaillais encore plus, tout était tellement minimétré pour que tout rentre dans une journée, qu'en fait l'écriture c'était un peu le sas où il n'y avait plus ça. Il n'y avait plus tout ce contrôle, il n'y avait plus toute cette organisation. On peut lâcher prise, on peut se dire que ce n'est pas grave si on écrit deux lignes ou on en écrit quatre pages, voilà, on s'en fout. Au bout du compte, on arrivera quand même au résultat, parce que je fais partie de ces gens qui travaillent bien dans l'urgence, donc je m'énerve au bout de deux semaines. Donc voilà, et je pense que ça m'a fait sass, ça m'a évité je pense du burn-out, ça m'a évité d'exploser en plein vol. C'était ta thérapie en fait ? Ça a été ma thérapie, oui oui, je pense, ça l'est toujours.
- Speaker #0
La thérapie de l'écriture hein ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Ben oui.
- Speaker #1
C'est vraiment un sass, c'est vraiment un sass et mon mari le sait parce que, d'ailleurs quand j'ai écrit celui-là, je l'ai écrit sur un temps très court parce que les délais étaient assez resserrés. mon mari me disait mais là je te vois plus en fait et en fait quand je l'ai rendu il me fait ah t'en vois là c'est moi,
- Speaker #0
moi je vois ça retour à la vie normale c'est très très particulier et du coup où est-ce que tu pistes ton inspiration pour tes romans ? j'en ai aucune idée non je regarde des films,
- Speaker #1
des docs pas mal je lis un peu pas autant que je voudrais parce que je manque de temps mais je lis un peu et en fait généralement j'ai une idée qui me vient et je me dis aaaah
- Speaker #0
Je vais faire ça.
- Speaker #1
Une idée ne devient nulle part. Ah oui, il n'y a pas de...
- Speaker #0
Il n'y a pas un lieu, une personnalité, une rencontre, un événement.
- Speaker #1
Un lieu parfois, mais souvent c'est un truc que j'ai... Des thématiques aussi que j'ai envie d'explorer. J'avais parlé dans certains bouquins de maladies, de handicaps ou d'un sujet spécifique sur... Est-ce que le premier amour, c'est toujours celui qui a le plus compté ? Enfin voilà, c'est souvent là-dessus et après, je brode une histoire autour. Donc, je pense surtout à une thématique. Je me dis, je ne sais pas, peut-être que le prochain roman, je vais avoir envie de parler de, je ne sais pas, l'élevage des chèvres par exemple. Et je vais essayer d'écrire un truc là-dessus. Mais c'est totalement... ça sort de nulle part en fait. Mais je pense qu'à postériorité, ça sort de ce que je vois à la télé, des docs que je regarde, des reportages ou de films ou de séries que j'ai vus en me disant Ah ! Ils ont parlé de ça, mais ils ne l'ont pas assez exploité. Et moi, j'aimerais bien en faire un truc particulier.
- Speaker #0
Et du coup, je vais te poser une dernière question sur ton écriture, sur cette partie-là. Ça a été quoi, du coup, ton plus gros challenge depuis tes débuts, depuis 13 ans ?
- Speaker #1
Tenir.
- Speaker #0
Tenir pendant 13 ans.
- Speaker #1
Non, être là, c'est dur. Franchement, c'est dur. Le plus gros challenge... Alors, en termes d'écriture pure, je crois que c'est celui-ci.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Parce qu'il m'a demandé de la structuration et du blanc. Ce que je ne fais pas. Donc ça c'est en termes d'écriture et après de manière générale sur l'édition, ce monde merveilleux qu'est l'édition, c'est les changements en fait. Parce que moi quand j'ai commencé à être éditée il y a 13 ans du coup, en romancière française qui faisait de la romance on était je sais pas genre 5,
- Speaker #0
6,
- Speaker #1
10 quoi tout cassé. Et alors en 13 ans mais la table a été complètement renversée et il faut quand même... Je ne vais pas dire tenir le navire, mais c'est hyper spectaculaire à voir en fait. Et quand on regarde ça avec un peu de recul, sur tout ce qui s'est passé, sur le nombre de Françaises qui ont émergé, et c'est hyper chouette de voir qu'elles réussissent, de voir des séries, de voir des plateformes d'écriture qui fleurissent partout. Je trouve ça absolument génial. Donc j'aime bien regarder ça, mais parfois je me dis « waouh, quand même ! » très gentil, d'un point de vue long et très court.
- Speaker #0
Tu peux réussir aussi à te renouveler face à la concurrence.
- Speaker #1
Ouais, après moi je pense pas... Enfin, la concurrence... Concurrence c'est un grand mot,
- Speaker #0
ce que j'allais te dire, c'est sûrement d'assurer des copines, de la rencontre, de la vie.
- Speaker #1
Pas tant que ça. Si, j'en ai, j'en ai. J'en ai, je sais sur qui je peux compter et sur qui je ne peux pas compter. Ça je le sais, mais... On parle pas tant en termes de concurrence parce qu'en fait on est toutes... Déjà, on est sur le même créneau. Et puis c'est pas nous qui choisissons nos dates de sortie en fait. Donc c'est vrai que parfois on se retrouve en frontal avec des gens qu'on aime bien, qu'on apprécie. On se taquine un peu sur le sujet, mais ça va jamais plus loin. Enfin, on n'est pas là en train de mater ce que fait les uns les autres. Et puis après, on sait qu'il y a des créneaux. Typiquement, la romance de Noël, on sait qu'on est un milliard dessus. Bah ouais, on va forcément se trouver face à des copines. gens qu'on connaît bon voilà mais mais après moi j'ai du bol j'ai un public qui est hyper loyale hyper fidèle et qui a vieilli avec moi c'est un peu la différence que j'avais avec les autres autrices qui sont un peu plus jeunes et qui sont toujours là donc ça c'est génial
- Speaker #0
elles sont top à chaque fois elles sont au rendez-vous et tout c'est trop bien on va pouvoir parler du coup un écrin pour ton quart du coup qui sort chez first edition Et moi, question, pourquoi tu t'es lancée dans ce projet qui est quand même un peu fou ? Qu'est-ce qui t'a dit, allez, vas-y, j'y vais ?
- Speaker #1
Alors, en fait, c'est une idée que moi, j'avais eue depuis quelques temps, quelques années, en fait, par rapport à ce qu'on lisait quand on était gamin, quand on lisait des romans, quand on était le héros, qui étaient plutôt genre des cluedos, des choses comme ça. Je disais, en roman, ce serait chouette, parce qu'en roman, ce qui compte, c'est le chemin. La fin, oui, c'est sympa, mais c'est le chemin, surtout, qui est intéressant. Je me suis vite heurtée au fait que je suis hyper désorganisée dans l'écriture et que c'est Ce sont des romans qui demandent vachement d'organisation, de la structuration, du sens, que ce soit juste à chaque fois, qu'il n'y ait pas de fausses pistes. Et en fait, quand First via Cyrielle m'a contactée pour me parler du projet, je pense que j'ai réfléchi trois minutes avant de lui dire mais oui avec plaisir, parce que c'était un peu supervisé, un peu encadré, qu'il y avait des gens autour qui allaient m'aider et que je n'allais pas me retrouver. seule devant 350 post-it à me demander pourquoi je m'étais lancée là-dedans. Et puis, moi, j'aime bien les challenges en écriture, en fait. J'aime bien pousser un peu les trucs. Et puis, c'est nouveau, en fait.
- Speaker #0
Du coup, oui, là, c'est complètement nouveau. C'est complètement différent. Comme je dis, tu structures pas normalement. Donc là, comment t'as fait pour changer ta manière d'écrire ? Parce que c'est complètement différent. La narration, comment tu l'as construite ?
- Speaker #1
Quand on n'a pas le choix, on fait. C'est comme tout. Quand on n'a pas le choix, on fait. Et en fait, moi, j'avais pas mal échangé avec Cyrielle, qui est éditrice, où j'ai envoyé un synopsis en disant « Voilà, moi, j'aimerais bien qu'on fasse ça, ça et ça. Qu'est-ce que t'en penses ? » Elle était partante pour tout. C'est ça qui est cool. Et après, à un moment donné, il a fallu se poser sur comment on le fait, sur le plan, en fait, sur tel chapitre va sur tel chapitre ou sur un autre, etc. Et en fait, au départ, il y a des outils en ligne qui existent pour ça. Je me suis dit, je vais le faire en ligne. Je préparais mon plan, etc. Puisque ce que m'avait dit Cyrielle, c'est en fait, le plus long limite, c'est de faire le plan. Après, écrire, bon, on sait que ça ira. Et en fait, l'outil en ligne, ça ne me convenait pas. Donc, j'ai fini par ressortir papier et crayon. Et j'ai tout fait papier et crayon. Et j'y ai passé pas mal de soirées. Affaires, refaire, défaire, vérifier, revérifier, m'assurer, tout ça. tout est bon. Et effectivement, où elle avait raison, c'est qu'après, une fois que c'est fait, il n'y a plus qu'à. Donc en fait, c'est hyper rassurant parce qu'on dit, par exemple, l'héroïne met ses chaussures. Pof ! Choix A, choix B. Est-ce qu'elle met celle-ci ou est-ce qu'elle met celle-là ? Donc ça, c'est un choix qui est assez peu structurant, finalement. Et donc, en fait, on sait où on va. Donc c'est plutôt presque libérateur, en fait, pour le coup. Voilà. Mais c'est vrai que ça a été... Je me revois dans mon salon à refaire les ronds, les flèches et tout.
- Speaker #0
Parce que du fait que tu avais tous les choix, après, il fallait que tu écrives quand même l'histoire, la romance. Ce qui est compliqué,
- Speaker #1
c'est d'être cohérent quel que soit le chemin qui est pris. Et en fait, moi qui aime bien mettre parfois des micro-détails de genre, elle porte tel bijou. Il faut que je me souvienne que si elle le porte dans le chapitre 2. évidemment elle l'a aussi dans le chapitre 8 ou dans le chapitre 74 donc ça, ça a été un petit peu plus complexe l'avantage aussi c'est que vu que les chapitres sont assez restreints assez courts en fait c'est un roman qui est relativement court par rapport à ce que je fais habituellement ça force à être très efficace et aller droit au but en fait sur qu'est-ce qu'on veut dire dans ce chapitre là qu'est-ce qu'on veut faire sentir aux gens est-ce qu'on parle de la personnalité de l'héroïne est-ce qu'on parle de la personnalité du héros est-ce qu'on parle d'une ambiance donc ça force vraiment à être droit au but Merci. Et franchement, moi, quand on me l'a demandé, ce roman, on m'a dit, c'est 350 chapitres. Bah, je lui ai appelé sur la main, est-ce qu'on peut faire 400 ? 450. Elle a dit, ça ne va pas être possible. Mais honnêtement, on aurait pu en faire 600, ça aurait pu fonctionner. Parce qu'en fait, le chemin, il peut être aussi long qu'on veut, finalement.
- Speaker #0
Du coup, comment tu as construit ces différents choix sans perdre l'intensité de la romance ? Est-ce que c'était compliqué de... Bah, je ne sais pas.
- Speaker #1
Je ne sais pas. Oui, c'est compliqué. Parce qu'il faut que, quel que soit le chemin choisi, on ait quand même bien une idée de ce que sont les personnages, de ce que sont les scènes, entre guillemets, et notamment les rapprochements qui doivent avoir lieu. Donc, c'est compliqué. Et surtout, ce qui est compliqué, moi, j'y tenais beaucoup, c'est d'avoir... des chapitres différents à chaque fois. On pourrait tomber dans la facilité en disant le chapitre 4, il va être commun pour 5 ou 6 chapitres. En fait, moi je voulais qu'à chaque fois, l'héroïne ait une action spécifique quand on choisissait un chemin, ou le héros avait aussi une action spécifique. Donc en fait, c'est ça qui a été peut-être le plus compliqué, c'est de me dire, ok, donc là j'ai trois choix, il faut qu'il y ait trois actions qui soient différentes, mais qui en même temps amènent à la romance et participent à l'ambiance du roman. Donc ça, ça a été peut-être le plus... Le plus compliqué, mais là encore, selon l'éditrice, ça fonctionne.
- Speaker #0
Et on parlait des trappes tout à l'heure. Pourquoi avoir choisi le trappé Me Too Lovers ?
- Speaker #1
Parce que c'est le plus facile sur type de roman. C'est le plus facile parce que ça apporte de la péripétie, forcément. Il ne s'aime pas, donc il y a forcément des dialogues, il y a des scènes de confrontation, des scènes de refus, ou au contraire des scènes un peu de rapprochement. Donc c'est ce qu'il y a de plus simple. Après, je pense que ça peut marcher avec tout un tas de tropes. Prenez le fake dating, qui est un de mes préférés. Ça fonctionne très bien. Je pense que ça peut marcher avec plein de trucs. Mais le « Ennemi to lovers » instaure une tension et une envie d'aller plus loin qu'il n'y a pas forcément de manière aussi forte avec d'autres tropes. Et vu que là, on était quand même sur une collection qui se lance avec l'envie, évidemment que ça fonctionne, mais aussi l'envie que les gens... prennent goût à la romance, pour moi, c'est un des tropes les plus efficaces. D'ailleurs, quand vous regardez n'importe quelle série ou n'importe quel film, 90%, c'est ce trope-là qui fonctionne le mieux.
- Speaker #0
Et petite dernière question, pourquoi avoir voulu écrire le livre d'Un univers de la joaillerie ?
- Speaker #1
Alors moi je suis très univers du luxe J'ai une jurisprudence avec Diryu Et en même temps Je voulais un truc très parisien Peut-être parce que j'y habite plus en fait Je pense que je fantasme un peu la ville Mais là maintenant que j'y reviens J'ai compris, je me suis trompée L'ambiance n'est quand même pas celle que j'avais rêvé Mais je trouve qu'il y a un aspect aussi Dans le trope qui est Ennistoolover Qui se confronte à un univers Qui est extrêmement feutré Où on ne dit pas les choses Où tout est très aseptisé Oui. On prend des bijoux avec des gants, on parle aux gens de manière très posée, etc. Donc je voulais à un moment donné aussi que Salomé, qui est l'héroïne, oui, elle est dans ce monde-là, mais en fait, elle détonne un peu. Elle parle beaucoup, elle n'a pas assez l'angle dans sa poche, elle arrive à juger les gens en fonction de tels bijoux qu'ils portent ou qu'ils ne portent pas. et puis elle le dit frontalement parfois un peu trop d'ailleurs et moi j'aime bien ce petit côté cette nénette là qui est dans ce monde là mais en fait n'y est pas vraiment elle a envie de plus, elle a envie de mieux et en même temps elle aime ça donc c'est très paradoxal mais vraiment cet univers là de luxe qui est très lisse, il est propice à plein de choses en fait,
- Speaker #0
vraiment des petites dernières questions sur la romance est-ce que tu peux me dire Emine, tu baisses ton trappé préféré ? Hop !
- Speaker #1
Le fake ennemi stool over dating, ça marche ? Il faut les croiser, faire des mécanismes. Moi je ne sais pas faire. Non, le fake dating j'aime beaucoup. J'aime beaucoup, Pourquoi tu aimes beaucoup ? Je ne sais pas. Mais j'aime beaucoup. J'aime bien le côté ils voilent la face mais en fait ils sont dans juste le cou. Et j'aime bien le ennemi stool over pour la partie joute verbale. J'aime bien quand ils se prennent la tronche, quand ils se prennent le bec, quand ils s'envoient des choses pas très sympas. Voilà. Donc, les deux. Je n'ai pas fait les deux encore.
- Speaker #0
Ah, ben voilà.
- Speaker #1
Voilà. Tu l'oublieras ton inspiration. Et voilà.
- Speaker #0
Voilà, allez-y.
- Speaker #1
Le prochain milliband sera un Ennemi to lover fake dating Il y a un potentiel là-dedans Je rajoute H-GAPE J'aime bien H-GAPE Mais je sais que c'est très controversé Donc il faut toujours Le faire de manière Fine Parce que le H-GAPE Ce qui compte c'est l'équilibre de la relation C'est pas tant le fait qu'elle a 10 ans de moins ou 15 ans de plus Ou l'inverse d'ailleurs, pourquoi pas c'est l'équilibre de la relation et ça en fait c'est un roman c'est toujours ça le sujet le head game c'est juste un prétexte en fait mais peut avoir le même âge d'avoir une relation hyper toxique et bien sûr c'est à trois ans que voilà bon ben voilà prochain roman ce sera c'est bon là on a tout ça est ce que tu détestes que je déteste moi j'aime pas grossesse surprise je trouve ça chiant Ok, je sens qu'on n'est pas d'accord. Non,
- Speaker #0
je crois que j'ai jamais lu de livre de frappe grossesse surprise. En fait,
- Speaker #1
genre, ils couchent ensemble et pouf, elles tombent enceintes et bam, il faut gérer le truc.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
je trouve pas ça... C'est génial quoi, c'est justement, il y a des gens qui aiment et qui le font très bien et moi non. Quand c'est surpris, je n'aime pas trop, voilà, c'est assez limité. Après tout le reste, ça passe, seconde chance, ça passe. Après tout ce qui est triangle amoureux, c'est compliqué.
- Speaker #0
C'est pareil.
- Speaker #1
Parce que ce n'est jamais un triangle, déjà.
- Speaker #0
C'est pareil encore, il faut trouver l'équilibre. C'est ça.
- Speaker #1
c'est jamais un vrai triangle et puis c'est pas un trope qui est très apprécié par les lectrices parce que moi quand j'en avais parlé avec certaines ça leur rappelait un peu trop leur vraie vie et bon parfois certaines lectrices ont des vies un peu tumultueuses mais dans le sens où bah ouais avoir une maîtresse ou avoir un amant c'est malheureusement assez courant et je crois que ça les emporte pas du coup elles ont besoin d'un amour idéal idéalisé presque voilà donc j'aime pas faire du mal aux gens et en même temps il n'est pas très facile ce trope là non plus à écrire donc parce que finalement déjà il n'y a pas de triangle il y a deux love interest pour un prota et souvent on fait passer l'un pour une espèce de minable de service débile pas intéressant à moitié crétinos et l'autre qui est l'homme génial qui est tatoué musclé et transpirant voilà mais qui sent bon le sapin quand même donc bon il Il n'y a pas de... Il n'y a pas d'équilibre, donc c'est un peu compliqué.
- Speaker #0
Et le green flag chez un bookboy friend ? Ultime, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #1
Le consentement pour tout. Le consentement pour tout. Est-ce que je peux t'embrasser ? Est-ce que je peux t'inviter à dîner ? Est-ce que j'ai très envie de coucher avec toi ? Est-ce qu'on peut le faire ? Donc le consentement, ça c'est de manière un peu générale. Et après, moi, j'avoue que j'ai quand même un truc pour les mecs qui cuisinent. J'ai quand même un truc pour les mecs qui cuisinent. Je trouve qu'il y a un truc dans la relation assez sympa. Je cuisine, pas forcément pour toi, mais je cuisine et je t'en fais profiter, en fait.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Le partage,
- Speaker #0
je transforme toi.
- Speaker #1
Et il y a ça. Et surtout, surtout, ça va faire écho à une conversation qu'on a eue tout à l'heure. Le soutien. Oui ! On a une fan, mais oui ! Le fait que quand la prota... Souvent, c'est dans ce sens-là, d'ailleurs. Dans l'autre sens, on ne se pose pas la question. Imaginons que le mari a une promotion ou a une carrière exemplaire, la protagoniste suit. Il n'y a pas de... On ne se questionne pas, c'est une logique et c'est évident qu'elle va le suivre dans ses péripéties. Par contre, quand c'est l'inverse, quand la prota dit « j'ai une super opportunité de boulot, mais c'est au fin fond du Mexique » et que le prota fait « ah bah non, je ne vais pas te suivre » , je trouve ça hyper chiant. Et moi, j'ai du bol, je suis dans une relation où on soutient les choix des uns et des autres, on en parle, et donc ça me pose problème quand dans un roman... je vois ou dans une série ou dans un film, je vois que la protagoniste elle est pas du tout soutenue donc le soutien et le consentement et la bouffe on valide totalement bon voilà vous avez donc la structure de mon prochain film on a les sujets on a les green flags, on a les tropes c'est nickel j'aime bien les green flags les red flags c'est très compliqué parce que ça peut paraître sexy comme ça de loin
- Speaker #0
mais en fait de près quand on gratte un peu ça peut être vraiment gênant ça se prend la thérapie quand même c'est dur quand on décrit une flamme des hommes c'est pas possible d'écrire c'est tout le questionnement autour de leur romance actuellement qu'est-ce que les gens lisent qu'est-ce qu'ils aiment, qu'est-ce qu'ils apprécient d'ailleurs Rémi ça reste entre nous mais je voulais te poser la question sur la dark romance j'en pense pas grand chose bon déjà il y a de la place pour tout le monde Ouais.
- Speaker #1
Le genre existe. Je crois qu'on n'a pas à trancher de dire ce qui est lisible ou pas lisible. Et je crois qu'on n'a pas à juger les gens pour ce qu'ils lisent ou ce qu'ils lisent pas. En fait, tu vas me dire, t'es mignonne, mais tu réponds pas du tout à la question. C'est vrai. Moi, j'ai un problème plus sur l'âge que parfois on des lectrices. Parce que moi, très clairement, quand je suis en salon, Moi, je fais de la romance. Il y a des scènes explicites. Il n'y en a pas énormément. Il y a des scènes explicites.
- Speaker #0
Il y en a quand même.
- Speaker #1
Oui, mais de moins en moins.
- Speaker #0
Dans la salle de bain, là.
- Speaker #1
Ah oui. Mais il n'y en a pas tant que ça. Il n'y en a pas tant que ça. Mais c'est consenti.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Il y a tout un tas de... C'est beau, c'est joli.
- Speaker #0
C'est une très belle scène.
- Speaker #1
Il y en a quand même moins que dans certaines romances. Ça, je vais souligner. Oui, bien sûr. Il n'y en a quand même pas des caisses. Mais quand on me demande... Quand des parents, des grands-parents, des amis me disent « j'aimerais offrir votre lit, mais c'est pour quelqu'un qui a 14 ans » . Moi j'ai une 14 ans à la maison et j'ai un 17 ans. Je ne suis pas sûre. que ce soit à mettre entre ces mains là mais maintenant je ne suis pas le parent en fait donc c'est à vous en tant que parent de juger de la maturité de votre enfant mais en fait quand on écoute les parents ils sont persuadés que tous leurs enfants sont hyper mature et le problème c'est que j'ai l'impression que les parents disent ah bah ma ciali c'est bien c'est ouais c'est ça du coup on va pas voir ce qu'il ya dedans en fait c'est pas ma ciali c'est bien donc du coup c'est ça le problème pour certains romans je dis alors plutôt plutôt celui là qu'en allemand par exemple Ou, je vous préviens, dans celui-là, par exemple, chapitre 24, c'est que ça. Et moi, je n'ai pas l'air que mon dit, ok, j'enlèverai le chapitre 24. Oui. Donc, ils troncent le bouquin. Oui, ils troncent. Ils font les choix. Et donc, en dark romance, pour revenir au sujet principal, ce qui me pose question, ce n'est pas tant l'accumulation ou le nom d'ailleurs de scènes de sexe, parce qu'il n'y en a pas forcément énormément, c'est la manière dont on décrit la relation. On parlait tout à l'heure de soutien, de consentement. Et la manière dont on dit aux jeunes filles, parce que ce sont principalement des jeunes filles qui disent ça. voilà ce qui se passe dans ce roman-là, mais essaye de comprendre que ce n'est qu'un roman et que ça ne doit pas pervertir ton image des hommes et de relations amoureuses avant toi à l'avenir. Donc c'est plus ça qui me gêne. Après, qu'une adulte de 40 ans lise un roman, grand bien lui fasse. Mais c'est vraiment ce sujet et puis parfois, on est aux limites. Il y a de la bonne d'un roman, je ne mets pas en cause. moi j'en lis un tout petit peu mais vraiment du la très très légère parce que mon esprit ne supporterait pas plus et puis il y a de la dark romance très très très très dark, très très poussée où parfois je me demande si on n'est pas dans une forme de surenchère donc c'est aussi ça qui me questionne sur le sujet de la surenchère, on pourrait en parler pendant des heures on a eu le même sujet sur le young adult ou le new adult il y a quelques années où les protagonistes avaient une succession de traumas terribles et quand moi je lisais ça Je me disais, mais attends, moi, dans tous mes potes que j'ai autour de moi, moi, je n'en ai pas 70 millions, mais quand même, je suis désolée, mais la plupart des gens, ils n'ont pas de trauma aussi dur, aussi violent. On parlait de choses d'agression sexuelle, de vol, d'agression tout court. Mais après, je pense qu'en ce moment, il y a un petit flottement sur la dark parce que ça a été beaucoup remis en cause, un peu compliqué. Après, il y a des gros titres qui sortent, je pense au Sarah Evans qui sort. Mais tant mieux si ça fonctionne. Mais j'irais plus prudence des adultes envers les enfants. Après, il n'y a pas de bonne solution. Les interdire, ça ne servira à rien. Ça ne va que compliquer le truc. Au contraire,
- Speaker #0
exactement.
- Speaker #1
On nourrit le désir, donc ça ne sert à rien.
- Speaker #0
Après, c'est aussi au libraire. Ils ont aussi un rôle à jouer. Après, le libraire...
- Speaker #1
Alors, déjà, je pense, combien de livres sont commandés en ligne sans aucune entreprise de libraire ? Oui, c'est sûr. Bon, on ne va pas résoudre le truc. Ensuite vous enlevez les bouquins qui sont achetés au supermarché, pas la caissière qui va vous dire, madame, c'est pas son métier, il y a autre chose à faire la pauvre dame. Le libraire, il y en a peut-être qui sont concernés, mais je pense que c'est une toute petite minorité, et tant mieux s'ils existent. Maintenant si le libraire vous dit, madame, je pense que pour votre fille de 12 ans, ce livre n'est pas adapté, ok, il fait son devoir de conseil.
- Speaker #0
Après,
- Speaker #1
ce qui est décisionnaire, c'est quand même... le parent ou le proche ou le gamin parce qu'il y a plein de gamins qui vont en librairie avec leur argent de poche qui achètent des bouquins et les parents ne sont pas au courant à la FNAC on les voit les filles et puis elles se parlent entre elles et puis il y a TikTok qui aussi promeut ce type d'ouvrage on ne peut pas lutter contre le progrès, on ne peut pas lutter contre une vague comme ça, donc il faut l'accepter, essayer de travailler avec et essayer d'avoir une réflexion autour de Merci. ce qu'est le livre, le monde du livre.
- Speaker #0
L'info pour tous les goûts. L'info pour tous les goûts,
- Speaker #1
mais de la même façon, les gens font souvent le parallèle, et ils ont parfois un peu raison, parfois un peu tort, sur les livres policiers. ou sur des thrillers très très sombres. Quand vous lisez du Maxime Chatham, pardon, mais ça décolle le poil. Ah oui,
- Speaker #0
il y en a qui décollent le poil, oui.
- Speaker #1
Voilà. Quand vous lisez du Granger, c'est hyper chaud. Les rivières poux, moi je l'ai lu, j'avais 25 ans, et punaise, j'en ai un trauma. Et pourtant, c'est un super livre. Mais c'est d'une violence, c'est cru. Est-ce que c'est très différent ? Le problème, c'est la romantisation. du truc. C'est ça le problème. Maintenant, pas parce qu'on a tous lu du policier qu'on va finir Turance. Enfin, je crois pas. Turance, oui. Donc, c'est pas parce qu'on lit de la dark romance qu'on va mal finir. Il faut juste en parler avec l'ado.
- Speaker #0
Bah, merci, Emily
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
C'était trop chouette.
- Speaker #1
On pourrait en dire plein de choses sur la dark. Ouais, bah,
- Speaker #0
je sais, oui. Je te lance sur ce sujet, mais...
- Speaker #1
C'est très compliqué de trancher là-dessus.
- Speaker #0
Ouais. C'est un vrai sujet.
- Speaker #1
Parce que là, on est vite dans de la censure. Moi, je veux pas de la censure. C'est tout ce que je veux pas.
- Speaker #0
Bah oui. parce que tu me mouris le truc merci beaucoup mais de rien c'était trop chouette merci d'avoir partagé ce moment avec moi j'espère que cet épisode vous a plu vous pouvez me retrouver sur Instagram et TikTok sous le pseudo mes_joly_lectures et si vous ne voulez rien manquer n'hésitez pas à vous abonner à ma newsletter mensuelle la jolie lettre à très bientôt pour un nouvel épisode et d'ici là je vous souhaite de très belles lectures