Description
Jean-Jacques Rousseau écrivait que « le plus habile copiste est celui dont la musique s’exécute avec le plus de facilité sans que le musicien même devine pourquoi. » À croire que le développement de l’imprimerie a définitivement consacré la fidélité à l’original comme le critère principal et quasiment unique de qualité d’un copiste doit faire oublier qu’elle est une copie et transmettre les informations utiles aux musiciens avec une si grande facilité qu’elle doit être comme transparente. On en convient. Mais on ne fera pas une heure d’émission là-dessus. parce que copiste c’est un métier, du moins nombreux sont ceux qui en ont fait leur spécialité. Pour saisir à quel point, les micros de Metaclassique sont installés au Salon Marguerite Long de la Bibliothèque Lagrange-Fleuret où nous recevons deux musicologues, Pascal Denécheau et Laurent Guillo, qui, dans le cadre du projet AteCop, ont recensé et étudié le travail des premiers copistes français de 1650 (juste avant Lully), jusqu’à 1730 (juste avant Rameau). Ils s’appellent François-André Danican Philidor, Henri Foucault ou encore
Sébastien de Frossard. En plus de fournir les musiciens en partitions soignées et lisibles des compositeurs les plus en vue de leur époque, ils ont permis de perpétuer des répertoires de niche que les imprimeurs n’avaient pas vocation à publier.
Une émission préparée et présentée par David Christoffel.
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