- Speaker #0
Merci. Merci.
- Speaker #1
Ce soir,
- Speaker #2
le solide Eli. Bonsoir,
- Speaker #3
bonsoir, c'est toujours moi.
- Speaker #1
Et ce soir, je reçois Mathieu. Bonsoir Mathieu.
- Speaker #2
Bonsoir Baptiste, bonsoir Eli. Merci pour l'invitation.
- Speaker #1
Ça fait longtemps. Ça fait longtemps qu'on en parlait. Donc Mathieu, tu es le créateur de WessiKM, de Saccage, et un des co-créateurs de Return Trip.
- Speaker #2
C'est ça.
- Speaker #1
Donc un long historique de podcast d'ailleurs à toi.
- Speaker #2
Ouais, podcast, et puis à la base radio associative aussi, transposée dans l'univers du podcast par la suite.
- Speaker #1
Ça fait combien de temps que t'en fais déjà ? Ça a été dur, ça te fait 16 ans ?
- Speaker #2
Ouais, ça peut faire un truc comme ça, ouais. Ça fait un petit bout de temps maintenant, ouais.
- Speaker #1
Ok. Ce soir, on va aborder un sujet qui est sans doute l'un des sujets les plus personnels et les plus méta qu'on a fait dans l'émission. On va parler de journalisme musical. Alors que l'industrie se remet à peine de la crise du Covid, force est de constater que son aile éditoriale est en feu. Dans les médias en ligne comme dans les traditionnels, le constat est le même. Baisse d'audience, transformation du milieu, concurrence, il devient alors difficile de garder et à force d'aller se faire une place. La question devient alors épineuse, on en arrive au comment et surtout au pourquoi écrire et diffuser ses idées. Donc pour vous deux, est-ce que vous vous souvenez de la première fois où vous avez rencontré un article, une chronique, un podcast sur la musique et qui vous a donné envie d'en faire ?
- Speaker #2
Je vais attaquer ouais je crois que ça devait être une des approches, mais c'est pas une bonne expérience en vrai, mais j'ai quand même envie de la sortir c'est un vieux magazine de hard ça devait être au tout début pendant l'adolescence où je me suis dit allez on va mettre le nez dans le hard on avait vu passer des trucs pas toujours recommandables moi je viens de la scène néo-metal on va dire sur le début et j'achète un vieux hard avec le chanteur de Machine Head décoloré blond à l'époque avec des pics pour vous situer un petit peu le décor et j'achète ce magazine et je me dis putain c'est ça le hard il y a une vieille blague misogyne sur le CD qui te file gratuit là dessus et tu te dis allez faut mettre le nez dedans on va aller regarder et voilà première approche de magazine pas la meilleure après j'ai trouvé des choses beaucoup plus intéressantes et puis surtout toutes ces pages de chronique et tu te dis tu découvres un monde tu comprends rien forcément voilà Et là où c'est gagné, c'est quand tu tombes sur une chronique, sur un truc qui te fait découvrir quelque chose. À partir de là, t'as mis le doigt dans l'engrenage et c'est terminé.
- Speaker #1
C'est vrai qu'à ce niveau-là, la presse écrite a beaucoup évolué. Je pense qu'il y a encore certains magazines qui ont encore... L'espèce d'ancienne approche un peu plus bourrée, un peu plus beauf, mais qu'en fait la presse écrite maintenant, elle a beaucoup évolué, quand on voit ce qui existe encore maintenant. Même les vieux de la vieille qui, à l'époque, étaient comme ça, on se trouve quand même un petit peu calmés. Et je pense que ce qui marche mieux maintenant, c'est la presse un peu plus pointue. On parle de New Noise, par exemple, des choses un peu comme ça. Même si des vieux comme la Métalliane marchent encore bien. Comment c'était à Sucralie ?
- Speaker #2
On les sent sur la sellette quand même, Métalliane, régulièrement.
- Speaker #1
On en a un. De toute façon, on va en parler, mais ils sont tous un peu sur la sellette. C'est un peu le bilan actuel.
- Speaker #2
La New Noise aussi a lancé des appels.
- Speaker #1
Bien sûr, ça va carrément être un des sujets qu'on va parler après. Mais oui, il y a une évolution là-dessus. Et je pense que, heureusement, la beaufrie inhérente au métal... a peu à peu été quand même un peu remis en question. Ouais,
- Speaker #2
ou alors, allez. Il y a eu une translation de la beaufrie, tu vois, sur moins de magazines sur la thématique. Donc, tant mieux, on en voit un peu moins de beaufries là-dedans. Mais, ouais, petite translation sur les réseaux sociaux, où là, c'est toujours bien présent, si on veut. Vieux le GG Ardos avec ses blagues miso, Facebook est là pour ça, il n'y a pas de souci.
- Speaker #1
Ah oui, oui, effectivement, ce trend sur Facebook, tu vas regarder ce que je dis là-dessus,
- Speaker #3
c'est plutôt assez générationnel.
- Speaker #1
Aussi, ouais, bien sûr.
- Speaker #3
C'est juste plus amusé, c'est tout. Qui sont les fans du municipal West ?
- Speaker #2
Ils sont là. Les fans du municipal West. Ils ont bien changé. Le municipal West is gonna fuck you up.
- Speaker #3
Moi, à la base, j'avais aucun intérêt pour le journalisme. D'ailleurs, je ne suis pas un journaliste. Moi, je fais surtout de la technique. Et puis, je me rappelle avoir été pris par la main par un certain Mathieu que je ne citerai pas.
- Speaker #2
Je ne reviens pas à ce sujet.
- Speaker #3
En gros, pour ICKM, à l'époque, il fallait un mec pour la technique. Et ça tombe bien, je commençais dans le métier. Donc, ils sont venus me voir. Et puis, ça m'a beaucoup plu. Puis je suis encore là à en faire, et j'espère en faire encore longtemps. Même si j'ai jamais mis le doigt dans le hard, pour le coup...
- Speaker #1
Oui parce que pour le lore vous avez collaboré pendant... Combien de temps ?
- Speaker #3
6-7 ans ?
- Speaker #1
Ouais ouais ouais,
- Speaker #2
quelque chose comme ça quoi. J'ai du mal à remettre dans le contexte la période YCKM, parce que c'est quand même 10 ans sur la radio Prune, et il y a 5 ans derrière sur Métallurgie. Moi, je ne fais pas les deux dernières années. Mais effectivement, il y a eu tellement de monde qui sont passés là-dedans. Je ne sais plus, je crois que je tenais en compte à peu près une trentaine de personnes, je crois.
- Speaker #3
Facile, et puis à un moment, c'était une sorte de radio libre alcoolique sur Prune.
- Speaker #2
Il y a des gens qui étaient partis de l'équipe ou s'ils venaient juste boire des bières. Oui,
- Speaker #3
voilà, c'était 15 ans de studio.
- Speaker #1
C'était le bon temps. Je pense que ce qu'il faut retenir, c'est que ça a quand même lancé des vocations. Moi, si je suis là maintenant, c'est parce que Wessik M existait, que j'ai fait mes tout débuts dans Wessik M, moribond, mais toujours là. Et c'est ça qui m'a plu assez pour lancer mon propre projet après.
- Speaker #2
Ça, tu vois, c'est la meilleure des récompenses qu'on puisse avoir. Ce n'est pas la première fois que je l'entends, en fait. Ça me fait toujours autant plaisir. Mais c'est vrai qu'on a eu pas mal de retours comme ça, de personnes qui sont allées monter leur émission derrière. Et tu vois, ça coûte rien, ça me rapporte rien, mais ça fait chaud au cœur en fait quoi. Se dire que tu as réussi à partager ta passion et au-delà de ça, ça a donné envie à d'autres de faire la même chose. Je trouve ça génial. Ouais,
- Speaker #1
quand même. Et tu vois, au-delà de la situation de milieu, c'est de cette poussée là, dont j'aimerais qu'on parle ce soir, cette poussée à creuser et à partager autour des artistes qui nous touchent. Il faut noter que la scène d'Angland, elle a toujours été alimentée par des personnes qui ne comptent pas leurs heures de travail gratuits. Pour ça, je pense qu'il faut bien mettre un point dans l'orgue.
- Speaker #3
Heureusement, sinon on serait millionnaire ici. En plus,
- Speaker #1
oui. Et en fait, c'est pour ça que la problématique ce soir va être un très sobre. Pourquoi parler de musique ? On fait une première pause musicale et on va commencer avec un titre de ta sélection, Eli.
- Speaker #3
À moi ? Oui,
- Speaker #1
c'est le Lamb of God.
- Speaker #3
Lamb of God et ?
- Speaker #2
super catchy donc les deux mélangés ça marche trop trop bien t'as quand même la petite pointe d'originalité que c'est pas trop les mêmes scènes de faire de lance pas forcément la même époque mais voilà le trash allemand le côté un peu plus récent américain avec Lamb of God qui est pas forcément sur le trash qui est sur une scène un peu plus récente même si c'est bizarre j'ai
- Speaker #3
du mal à me casser il y a le côté trash il y a des vite fait dev les côtés néo c'est bizarre c'est l'Amérique c'est le côté métal qui a dû émerger dans les années 90 début 2000
- Speaker #2
quelque chose comme ça c'est vrai qu'à cette époque là on sait pas trop on sait pas trop c'est du métal voilà c'est du métal faut pas chercher plus loin clairement on se retrouve après la pause à tout de suite à tout de suite
- Speaker #4
et aussi pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #5
pour les gens qui ont des problèmes, et aussi pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #4
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #6
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #4
pour les gens qui ont des problèmes, pour les gens qui ont des problèmes, pour les gens qui ont des problèmes, pour les gens qui ont des problèmes, pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #5
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #6
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #4
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #6
pour les gens qui ont des problèmes,
- Speaker #5
Sous-titrage
- Speaker #6
ST'501
- Speaker #1
Vous êtes toujours à l'écoute de Metanoia, et à l'instant on écoutait un morceau de ta sélection Mathieu.
- Speaker #2
Ouais tout à fait, j'avais envie de vous proposer un titre de Wef Erreur, pas le dernier album qui vient de sortir, parce que je suis passé très rapidement là-dessus, et j'ai préféré l'album précédent, A Romance With Violence, qui était sorti en 2020, c'était leur quatrième album sur les cinq sorties à l'heure actuelle, et j'ai tout simplement flashé là sur ce titre The Iron Horde, entre parenthèses Gallows Frontier Act 2. Tout simplement.
- Speaker #1
Si je puis permettre, c'est The Iron Horse, je crois.
- Speaker #2
The Iron... Ah oui ! Complètement...
- Speaker #1
Il me semble que c'est un idiome pour parler du train. de tête qui est en fait représenté sur sur la pochette d'ailleurs la pochette qui a été beaucoup critiquée beaucoup de gens c'est très très moche parce qu'en fait la pochette je la trouve très sympa c'est donc une scène c'est très rouge j'ai l'impression que c'est un monopole il faut prendre le temps de regarder ce qu'il y a là-dessous on voit juste le train qui arrive en gare c'est très rouge avec du lettrage doré moi je le trouve bien je trouve que ça correspond vachement bien à l'ambiance et au final qu'est-ce qu'on peut attendre plus d'une pochette que d'être
- Speaker #2
on est en accord avec l'ambiance de l'album et un peu le mood que veut créer le groupe je suis pas sûr ouais en tout cas ce titre est très chouette c'est marrant parce que j'avais pas du tout vu ça comme le chemin de fer comme la loco et tout ça mais ça a tellement du sens tu sais j'étais en train de regarder avant l'enregistrement tu sais les textes les textes sont super bien écrits, super bien construits d'ailleurs. Et c'est vrai que ça parle concrètement de la conquête de l'Ouest qui est passée effectivement par les voies ferrées. Ça prend du sens, clairement.
- Speaker #1
C'est vrai que j'aime beaucoup l'orgueil.
- Speaker #2
Et tout le prix que ça a entendu.
- Speaker #1
C'est encore plus révélé sur l'album de 2020. Sur The World's Blood, l'album précédent de 2018, ils avaient déjà un petit peu à la fois la sonorité, les côtés rythmiques en calvalcade, le côté... le cavalier sur son cheval seul sur la pochette justement encore une fois qui était déjà là, le gimmick était présent mais là ils ont tellement passé la cinquième sur ce nouvel album et encore le nouveau New American Gothic de 2023 que là ils ont vraiment trouvé l'or le recette qui fonctionne et effectivement c'est très bien écrit et quand tu je sais pas si t'as déjà vu l'objet du vinyle donc avec la pochette avec le gatefold de l'album 2020 il est très très beau aussi avec beaucoup d'étrages dorés alors j'ai la version dj pack en cd j'ai pas vu la version vinyle mais elle a déjà une très belle édition en cd aussi c'est un très bel objet tu l'ouvres et là les membres du groupe un peu en mode tu sais les affiches Wanted, Dead or Alive, avec du lettrage, des parties des textes. Et effectivement, ils ont une belle plume. et je respecte énormément les groupes qui ont une belle plume parce que c'est pas évident et puis tu sens que c'est abouti,
- Speaker #2
t'as l'objet quand tu vois qu'il y a un groupe comme ça qui a envie d'aller au-delà et pas juste te proposer un truc le minimum vital tu sais que ça se ressent également sur la musique et Wayfarer, honnêtement ça va c'est bon. Moi je suis un newbie sur Wayfarer et je suis tombé par hasard sur cet album et le précédent la rencontre je me suis dit allez on va creuser la question depuis le temps que j'en parlais et je suis tombé dingue en fait de cet album et Et n'étant pas black à la base, j'ai du mal à le caractériser comme un album de black. Je trouve qu'il y a le côté folk qui est hyper accessible.
- Speaker #1
Et de plus en plus.
- Speaker #2
Ouais, et puis je trouve que ça tire largement sur le death aussi. Je pense que c'est difficile à définir, puisque je pense que ça ne sert à rien d'essayer de leur foutre une étiquette sur le dos. Ils prendront bien soin de s'en débarrasser au plus vite.
- Speaker #1
Du cowboy metal. Ouais. S'ils étaient plus fromagés sur leur approche de...
- Speaker #3
C'est moi le cowboy metal en plus. C'est quoi ? C'est moi le cowboy metal en plus.
- Speaker #1
C'est pas pour le prochain morceau qui est aussi lié au western.
- Speaker #2
C'est pas bon pour la com'
- Speaker #1
C'est un heureux hasard On aurait dit
- Speaker #3
Parce que moi c'était Spirit World avec Def Western avec une pochette qui est pas rouge mais orangée Il n'y a pas de dorure, désolé Baptiste C'est un groupe de Las Vegas, Spirit World et c'est Adrien qui m'avait fait découvrir ça et c'est incroyable, c'est une dinguerie Et encore une fois, à classer, c'est du métal. Comme on disait avec Mathieu, il y a un côté headbreed, un côté slayer, un côté trash, un côté def, un côté hardcore, c'est bizarre.
- Speaker #2
T'as envie de mettre ça dans le hardcore, mais le hardcore, un peu dans la lignée de headbreed ou les gros trucs de pourrin avec des gros spots, des gros sons qui tirent sur le trash et tout ça.
- Speaker #3
C'est riff sur riff sur riff, il y a des mecs qui gueulent tout le temps.
- Speaker #2
Il faut que t'envoies. Ils me pètent un coup,
- Speaker #3
quoi. Non, c'était très très bien. Mais vous pouvez continuer à parler de Wayfair, il n'y a pas de problème, c'était vachement bien.
- Speaker #1
Je pense qu'on s'est déjà assez penchés en plus.
- Speaker #2
C'était tout ça pour dire un petit coup de cœur. Depuis le temps que j'entends ce nom, depuis le temps que je le vois partout, le nombre de fois que j'ai essayé de m'y mettre, ça y est, j'ai enfin réussi à rentrer dans cet album-là et c'est que du bonheur. Des fois, c'est compliqué de se trouver un point. Quand on est rentré dans une discographie ou dans un groupe où tout le monde te dit c'est bien, c'est ce titre-là que je vous ai proposé.
- Speaker #1
The Iron Horse c'est mon point d'entrée pour Wefairer et je le conseille aussi c'est un très bon point d'entrée de toute façon je pense que l'album 2020 tu peux commencer par là c'est la meilleure option ouais alors je voulais commencer par parler un petit peu de tes projets à la fois radio à la fois podcast et commencer un petit peu sur un billet d'intention qu'est-ce qui t'a donné envie à la base de faire de la radio du podcast
- Speaker #2
Ce qui m'a donné envie, c'est le partage surtout. J'avais envie de partager et j'avais envie d'aller un peu plus loin. Si tu veux, ma première approche avec la radio, je n'étais pas devant un micro. C'était sur la radio Prune, j'étais étudiant à l'époque, et en fait c'était plus le côté événementiel qui m'intéressait. Tu vois, moi j'étais parti pour faire des études là-dedans, c'était ce qui me bottait, et puis je sais pas trop pourquoi, au hasard des rencontres en fait, j'ai intégré la radio Prune pour organiser un événement, je sais plus, il y avait un anniversaire ou peu importe, et c'est comme ça que j'ai intégré la radio pendant un an, pour faire de l'événementiel, et puis j'ai organisé quelques événements, c'était comme ça. Le hasard a voulu que je fasse mes études ailleurs, je suis parti. Quand je suis revenu sur Nantes, je me suis dit, une idée à la con comme ça, c'est qu'il germe, t'es avec deux potes dans une bagnole, on allait voir un collègue qui était en stage au Hellfest, un truc comme ça, on était dans la bagnole, et je regarde les deux, je leur fais, allez, on se compte une émission de radio. J'avais ce souvenir de la radio, je me suis dit, allez, on y va, quoi. Parce qu'à la base, je me sentais pas légitime. Et c'est souvent le complexe de la légitimité, c'est quelque chose que beaucoup de personnes me disent, en fait, quand tu leur parles de projet, on leur dit non, je ne suis pas légitime, je n'ai pas une assez bonne culture musicale, pas une assez bonne culture. Moi, je vais te dire, on s'en carre, on s'en carre royal.
- Speaker #3
On a entendu souvent autour, dans la WessiKM ou autre, je ne me sens pas légitime. Alors qu'en fait, on s'en fout. Est-ce que... Diffoul sur
- Speaker #1
Skid Rock il est légitime ne rentrons pas dans les expériences on met Rondifoul en 5 minutes c'est incroyable c'est le point godouine de la radio tu parles,
- Speaker #2
tu t'amuses c'est de l'entertainment j'ai toujours jugé c'est quelqu'un qui a encore une très bonne culture et qui resterait assis sur ses acquis, je trouve ça nul je trouve pas ça intéressant quelqu'un qui débute, qui a pas une énorme culture mais qui est dans la démarche de chercher Quelqu'un qui est passionné et qui va prendre le temps de creuser, d'aller dénicher des choses, peut-être des fois se planter ou quoi que ce soit. cette personne-là, elle a tout compris, et puis si elle arrive à te faire partager ses coups de cœur et sa démarche, c'est juste parfait.
- Speaker #1
Dans l'épisode 2, avec Nathan, on a une grosse question sur la légitimité qui était vachement intéressante parce que lui, il est beaucoup confronté à ça aussi parce qu'il organise des concerts, il est musicien, et il parle souvent du fait que les gens ne sont pas légitimes de monter sur scène. de monter un projet, de créer des concerts.
- Speaker #2
Parce que ça fait l'impression que les gens sont jugés. Parce que tu te dis,
- Speaker #1
j'ai beaucoup de pression sur moi, on va attendre de moi que je sois performant, que je connaisse le milieu, que je sois... Il y a énormément de choses qui vont être sur soi en tant qu'attente. C'est pareil, de mes amis, je ne suis pas du tout la personne qui s'y connaît le plus en musique. Je n'ai pas la culture la plus large, la plus horizontale qui soit. Mais en commençant ce projet, je me suis dit... c'est à la fois une bonne occasion de pouvoir en parler, parce que j'ai envie d'en parler, et à la fois de pouvoir en fait justifier, entre guillemets, d'y passer beaucoup de temps et de me dire j'ai une raison là, j'ai un but précis de rechercher ce milieu-là, cette tendance musicale-là. Et c'est super intéressant d'avoir cette espèce de d'incentive à aller faire des recherches.
- Speaker #3
Après, c'est pas une histoire d'être légitime, c'est déjà une histoire juste de le faire. Parce qu'on s'en fout de se légitimer ou pas, si personne fait des émissions, personne fait n'importe quoi, en fait, il se passe rien et puis tout le monde s'en fout.
- Speaker #1
Bien sûr. En plus, est-ce que c'est pas plus intéressant d'avoir des gens qui se sentent pas légitimes et qui font des choses parce qu'ils vont être humbles par rapport à ça, ils vont avoir une approche qui est un peu candide, un peu sympa. Je trouve que les musiciens qui se lancent, qui se manquent très confiant dans la manière de faire dans leur proposition. souvent il peut se passer un truc vraiment magique qui est beaucoup plus intéressant que quelqu'un qui va arriver qui va être très sur son haut destrier qui va être là moi je sais comment ça se passe il n'y a rien de plus insupportable que ça tous ces gens qui savent tout et qui sont totalement fermés et avec lesquels tu ne peux
- Speaker #2
pas discuter non non et puis c'est qui qui donne le papier pour être légitime moi je suis un peu sur le sujet
- Speaker #1
ça n'a absolument aucun sens beaucoup de gens se disent que c'est une question aussi d'âge et d'expérience c'est comme si t'avais ton CV de hardo j'ai passé 3 ans à écouter tel truc donc maintenant je suis le JT mal-être j'ai mon statut de hardo certifié et on pense que forcément quand t'es plus âgé tu vas commencer à l'avoir au final on a la chance d'être dans des milieux qui sont à la base contre culturel et donc au moins un petit peu jeunes le milieu art corinantais par exemple les concerts qui sont organisés par Nathan avec Avalanche Session la moyenne d'âge est très basse c'est super cool on a une moyenne d'âge qui est à moins de 30 ans je ne peux même pas autour des 25 c'est vachement intéressant d'avoir ce vivier de gens qui débutent et qui ont la possibilité de commencer autre chose là ça fait C'est quasiment depuis l'un an que je fais ma première chronique dans WCM. C'était en avril 2023. Et effectivement, j'avais pas à ce moment-là le sentiment d'avoir une légitimité énorme vis-à-vis de ça et de me dire ok, je vais arriver, j'ai une culture, j'ai un cerveau gigantesque et je vais impressionner tout le monde avec ma culture musicale je me suis dit ok, j'ai envie d'en parler, j'ai envie de faire un truc, j'ai envie de tenter au moins l'expérience et tenter le fait de sortir ça de moi parce que j'avais envie de le faire, ça me tentait, ça me tentait un peu.
- Speaker #3
T'es pas prof de fac, c'est un truc de partage, le podcast là.
- Speaker #1
Oui, carrément. Après, je pense aussi que, justement, si tu te sens pas légitime, est-ce que tu vas pas faire un effort supplémentaire pour essayer d'avoir un truc de qualité ?
- Speaker #2
Oui,
- Speaker #3
tu vas bosser, en fait, il y a du travail.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Moi, je me dis, quand on parle d'un sujet que je connais pas... Quand j'invite des gens qui s'y connaissent vachement dans un milieu, je vais le bosser un maximum avant pour me dire ok, si j'ai une intervention à faire, si je vais... Voilà, je source, je mets des petites notations comme ça dans mon truc, même mes sources, je cherche à avoir quelque chose qui est... Oh là on parlait de journalisme musical ! je me considère pas comme journaliste musical parce que c'est un vrai métier je fais quelque chose qui se rapproche un petit peu, je fais un truc qui est du pareil dans le début du partage mais je me dis ok j'ai au moins la responsabilité de pas dire de la merde je pense qu'à partir du moment où t'es à cette base là tu veux pas dire de la merde c'est déjà très très bien et t'es légitime c'est bien d'éviter la grosse connerie le
- Speaker #2
truc t'en sais rien tu dis vas-y c'est ça, on s'en fout, ça passe alors une fois sur... Ouais, une fois de temps en temps, ça passe, personne va s'en rendre compte, mais quand tu te fais gauler, franchement... Franchement, c'est nul, quoi. C'est bien d'avoir l'humilité de dire qu'on se trompe, qu'on ne sait pas... Moi, je préfère ça à quelqu'un qui prend un temps assuré, qui te balance... Ce que j'aime bien appeler, c'est la grosse connerie, et t'es là, t'sais... Non, non, mais... Sinon,
- Speaker #3
il faut dire tout le temps de la merde, comme ça, tu brouilles les pistes. On sait jamais si t'es sérieux.
- Speaker #2
Et avec un peu de chasse des voitures,
- Speaker #1
quoi.
- Speaker #3
De toute façon, personne n'ira me débunker.
- Speaker #2
Donc voilà, mais tu vois, c'est juste pour revenir là sur le début, à la base, tu sais, ça vient de l'événementiel, mon envie, par hasard, je vois ces micros, je vois ces gens au micro, je me suis dit, là tu vois, je me sens pas légitime d'y aller, et du coup je me dis non, c'est pas possible, il faut attendre un an ou deux, où là je me dis allez, vas-y, on passe le pas, on y va, et j'ai jamais regretté,
- Speaker #1
tu vois. Bien sûr. Ouais.
- Speaker #2
Est-ce que tu avais déjà,
- Speaker #1
à l'époque, une voix très radiophonique ?
- Speaker #2
Ouais, j'avais toujours un peu cette voix. Alors, il faut savoir qu'aujourd'hui, j'ai la voix un peu enrouée. Je suis à deux doigts de perdre ma voix, donc elle doit être encore plus grave.
- Speaker #3
Parce que t'as l'habitude, là. C'est un peu rauque. Il y a une glaire au fond, j'adore.
- Speaker #2
Non, non, je ne vais pas nous râler. Je ne suis pas venu pour racler la gorge. T'inquiète. Non, non, j'ai toujours eu la voix un peu grave. Puis je pense qu'il y a quelques années de tabagisme derrière qu'on vient changer les choses. Ça, je Ouais. Mais bon, on ne m'appelle pas encore Fabrice Drouel, donc tout va bien, quoi.
- Speaker #1
Est-ce que j'y pense ? Parce qu'à l'époque, les podcasts, c'était pas encore à la mode quand t'as commencé.
- Speaker #2
Il y en avait peut-être 15 ans.
- Speaker #1
On se retrouve...
- Speaker #3
2005,
- Speaker #1
Non, quand même pas.
- Speaker #3
C'est encore de la merde.
- Speaker #1
On se retrouve fin des 2000, du coup. 2009, 2008, 2009, à l'instant. Ouais,
- Speaker #2
ça aurait été un peu comme ça, ouais.
- Speaker #1
Oui, les podcasts, c'était pas du tout l'institution que c'est maintenant. C'était pas un...
- Speaker #2
On n'avait même pas toutes ces plateformes, Spotify, Twitter. T'avais pas ces téléphones. Si t'écoutais un enregistrement, il fallait avoir téléchargé, mis sur son lecteur MP3 ou gravé sur un CD. On n'était pas du tout... C'était les débuts de YouTube et machin. Non, non, les podcasts, on va le dire, ça existait pas. Clairement, quoi. Et en fait, je ne regrette pas du tout. Moi, j'ai adoré cette expérience radio, radio associative forcément, mais pour quelqu'un qui voudrait se lancer dans le podcast, j'aurais presque envie de leur dire mais commence par une radio associative. Peut-être qu'il ne connaît rien, va commencer, il y en a forcément une à côté de chez toi. Au moins, tu as tout le matos, ça ne va te coûter que dalle. En plus, tu vas avoir des personnes qui vont te montrer comment ça fonctionne, qui vont commencer à te mettre sur la voie. et puis le direct le direct franchement c'est hyper formateur moi tu sais la chose que je regrette vraiment dans le podcast il n'y a plus ce direct, il n'y a plus cette urgence tu vois si je raconte une grosse connerie là maintenant je regarde Elie je fais tu me coupes ça au montage j'ai 50 fois que je te coupe depuis le début j'ai du mal bon voilà le direct tu conserves t'as cette spontanéité et t'as une pression ouais tu vois il est détendu maintenant c'est un professionnel mais quand tu fais ta première réalisation que t'es en direct franchement tu chies dans ton frac bien sûr mais c'est tellement formateur et tout ça et moi j'aimais beaucoup ça quoi après bon il faut vivre avec son temps on est passé sur d'autres formats c'était chouette mais pour commencer je pense que c'est une très très bonne école et notamment pour une chose qui est toujours très compliquée c'est pour la régularité quand t'es sur une radio c'est vraiment que tu prends un créneau toutes les semaines t'es obligé d'y aller toutes les semaines et t'as pas la flemme du podcast en mode on en passait de semaine on fera la semaine prochaine je pense que c'est aussi une question de s'imposer un peu des règles il faut être régulier dans ta sortie et aussi pareil pour la question du direct
- Speaker #1
Jacques-Eli est fervent partisan du fait de couper un minimum
- Speaker #3
ce sur quoi je te rejoins c'est vachement moins de boulot déjà pour moi je trouve vraiment que c'est une bonne idée et qu'en fait ça t'oblige à être très carré dans ce que tu fais dans ta présentation ça nique l'enjeu en fait quand tu dis si je dis la merde je vais pouvoir me couper etc en fait tu te détends et t'es pas à fond dans ce que tu dis et en plus t'es moins dans le moment et tu te mets la pression et tu bafouilles alors que t'auras jamais bafouillé en direct oui tout à fait je suis d'accord et je trouve qu'il y a hum
- Speaker #1
Pour ceux qui n'ont jamais fait de podcast, il y a quelque chose d'assez fort dans le moment où tu te retrouves à être devant un micro et te dire, ok, il y a peut-être quelques dizaines de personnes, quelques centaines pour les... si ça marche bien, et ainsi de suite. Voilà. Ce qu'on espère peut-être un jour faire, mais... Quand t'es dans le moment sur le podcast, il y a quelque chose d'assez fort. Tu rentres dedans, t'es concentré, t'es très présent avec les gens avec qui tu discutes, beaucoup plus que quand t'es dans une discussion classique en fait. L'état psychologique dans lequel t'es, il est très différent, il est très agréable. Dans l'émission 4 avec Maxime et Érico, on parlait de l'instant quand tu montes sur scène. Le moment où tu montes sur scène, quand t'es dans l'instant présent, t'as le public en face. Je dis pas que c'est aussi fort. J'ai pas l'expérience pour le dire ou pour l'annoncer, mais en tout cas quelque chose qui se passe, qui à mon sens est dans la même zone, qui est cet espèce de sentiment de, à la fois l'urgence, mais justement c'est assez urgent pour que ce soit pas de la panique, mais juste... Être présent, être juste là.
- Speaker #2
Je te rejoins totalement là-dessus parce que en fait, la conversation, l'échange qui se crée est le centre de l'attention. Contrairement à, t'es en soirée avec des potes ou quoi que ce soit, tu vas parler de tout et de rien. S'il y en a un qui tourne la tête, qui a raté la moitié de la phrase, c'est pas grave, ou même ça s'écoute des fois plus ou moins. Là, tu t'enregistres. Tout le monde a répondu présent, s'est mis autour d'une table, a pris des micros. Cet échange est le centre au centre du monde pendant cette conversation. Donc forcément, l'affect, les choses ne sont pas les mêmes. Mais c'est vrai que quand tu as un deal, tu mets ton casque, tu commences à entendre ta voix. Quand tu n'es pas habitué, tu n'as jamais entendu ta voix en même temps quand tu parles dans les oreilles. Il y a quelqu'un qui dit la même chose que moi. C'est un peu bizarre. Tu as des petits rituels comme ça. Tu passes un peu dans un autre monde. Au début, ça peut faire un peu peur. Moi, je ne sais pas. J'adore ça. On va dire ça comme ça.
- Speaker #1
C'est pareil, j'ai mis du temps avant d'apprécier ça. Ma première chronique, j'étais terrifié. J'avais les mains moites et tout, j'étais stressé. Et justement, l'exercice est tellement sain, à mon sens, de commencer à apprécier un petit peu comment tu parles, à essayer justement de bosser sur comment tu transmets tes idées. C'est super intéressant à faire.
- Speaker #3
Je déteste toujours ça, perso.
- Speaker #1
De quoi ?
- Speaker #3
Je déteste toujours ça, faire des chroniques. Non, non, de voir, de préparer un truc, de dire, ouais, ça me fout la pression. Je ne suis pas fait pour ça.
- Speaker #2
je casse sa mère tu veux en parler de tes figurines tes Warhammer et tout ça faut pas que les filles savent ça moi je me suis essayé à l'exercice, enfin bref, peu importe on s'en fout, j'ai pété un plomb, j'en ai jeté 3 par terre enfin bref, ça me détend pas du tout, je peux pas blairer ça pour toi ta figurine merde franchement chacun son délire, ça peut pas convenir à tout le monde mais l'important si vous vous retrouvez dedans, c'est le principal quoi ne payez pas des figurines achetez les pads neufs par contre c'est ça les études de vos enfants faites des podcasts pas du Warhammer mon message est là s'il vous plaît pour
- Speaker #1
revenir un peu sur le sujet pourquoi tu voulais parler musique plutôt qu'un autre sujet vu que la base t'es parti sur une radio associative t'étais quand même relativement libre de ton sujet qu'est-ce qu'il t'a dit ? c'est forcément la musique, ça doit être la musique
- Speaker #2
J'avais déjà une petite culture dans les musiques extrêmes qui n'était pas... Bon, on ne va pas revenir au débat sur la légitimité et tout ça, mais qui n'était pas exceptionnel non plus. Mais j'avais cet amour pour la musique. Et surtout, il n'y avait pas, il n'y avait quasiment rien en médias qui existait qui parlait de ça. Et puis, c'est quelque chose qui m'éclatait. Je ne me serais pas vu partir sur une émission politique ou sur des débats de société ou j'en sais rien. Puis ça, il y en avait déjà en plus de toute façon. C'était plutôt drôle. Tu vois, moi, je choisis les musiques extrêmes à ce moment-là parce que je suis dans ce délire. À ce moment-là, je ne sais plus, je sors d'un stage d'un label hardcore sur Rennes qui coule en plein milieu de mon stage. Une catastrophe. Bref, tu vois, j'ai un peu un pied dedans. Ça me botte, quoi. Donc, je lui dis, allez, ça paraît logique d'aller là-dedans, quoi. Et au final, je sais que les radios associatives sur Nantes, il n'y en a quasiment pas qui font ça. Il y a une émission de hardcore sur Jet FM à l'époque, tu as peut-être une autre émission qui existe, mais tu n'as quasiment rien. Et ce projet, Wessikam, je commence par le proposer. Tu as un côté défricheur aussi. Je le propose sur une radio qui s'appelle Sun. et qu'on veut pas tout simplement, ils me disent non ils me disent on a une mission à Perog, t'as qu'à y aller du coup j'y suis allé c'était pas terrible clairement pas terrible mais je vais pas m'étendre sur le sujet je me faisais engueuler quand je passais du Gojira et tout ça, j'étais gentil mais ils me regardaient et ils me faisaient monsieur la Gojira là, non non non c'est pas possible, trop violent bon voilà t'es bon chez The Cure, t'aimes pas Gojira peu importe, donc voilà je me retrouve là-bas premier pas avec la radio et puis j'ai toujours cette envie tu vois de... de faire une émission de métal, et c'est là que j'arrive sur la radio Prune, et pas de mission de métal, puis Radio Prune c'est une radio, tu sais, c'est électro, ce qu'ils appelaient black music, tout ce qui est hip-hop, tout ça, c'est quasi que ça, quoi. Il n'y a même pas une émission de rock, quoi. Et du coup on a lancé un débat interne dans la radio, pour savoir s'ils devaient accueillir une émission de métal sur l'antenne. Et tu vois, cette démarche, moi j'avais trouvé ça génial. Moi déjà, j'avais déjà un pied dedans, on connaissait deux trois personnes, on s'est fait appuyer un petit peu le projet, mais ils ont fait une réunion, on accepte une émission de métal sur nos ondes et on a réussi à le passer.
- Speaker #1
Ça a bien mieux reprès maintenant, le métal que ça avait à l'époque. Ça n'a fait que s'améliorer depuis que c'est né, évidemment. Maintenant, avec le succès du LFS et des gros festivals métal en général, et des artistes qui perdent dans le mainstream évidemment aussi. Maintenant, Nekitech, Gojira,
- Speaker #3
Metallica,
- Speaker #1
Slip Token récemment.
- Speaker #3
le succès que ça a Slipton il y a une pénétration qui est absolument délirante on revient sur le hard on revient sur le magazine c'est ma blague personne ne me fait dans ma tête depuis le début de l'émission je suis vraiment désolé
- Speaker #2
Baptiste t'as compris ne serait-ce qu'avec le Hellfest nous on est dans cette région là je sais pas de vous nous écouter mais chez nous c'est important, c'est très implanté à cette époque qu'on crée cette émission c'est pas le cas, maintenant tu parles du Hellfest, les gens ils te regardent avec le sourire au début c'était c'est le truc de l'enfer ils prennent de la drogue, ils prient le diable et tout ça maintenant si tu parles à n'importe qui le Hellfest c'est trop bien j'aimerais trop y aller un jour on est vraiment passé du cliché du mal
- Speaker #1
Ah le métal c'est sale et ça puce à temps, tout ça. À quelque chose de, ah j'ai envie d'y aller. mon touriste a l'air sympa tout ce qui est autour des nounours. Vous connaissez la classique ?
- Speaker #3
Non, mais rien, rien. Continue,
- Speaker #1
continue. Je pense que la vue des gens dans le public général a beaucoup évolué là-dessus. Et en fait, avec ça, tout ce qui est autour du journalisme musical a beaucoup évolué. C'est bien mieux implanté que ce que c'était avant. D'où Bayer,
- Speaker #2
ça va me passer à une autre question dans toutes ces années comment tu as pu voir évoluer le public et le milieu dans lequel tu évolues on l'a vu évoluer tu vois dans toutes ces années je pense beaucoup aux années YCKM où on faisait de la radio parce qu'on avait des invités toutes les semaines et on était très très proche de la scène à ce moment là, on a arrêté par la suite parce qu'en passant en podcast on passait national et c'était compliqué d'avoir que des invités locaux sur une échelle nationale On peut le faire autrement, c'est pas grave. Mais ouais, il y a 10 ans de YCKM sur la radio Brune, où on voit le public évoluer. Et ça, c'était hyper chouette. En fait, ce qu'on a adoré, ce que j'ai adoré en tout cas, c'est de voir les nouvelles générations arriver dedans. Et on voyait ces groupes qui commençaient, qui balbutiaient, des fois qui jouaient un peu comme de la merde. Tu les retrouvais trois ans après, ils s'étaient pris au jeu, ils avaient pris grave du niveau. Ou alors ils commençaient à organiser des concerts, ils commençaient à faire jouer les pointures du hardcore américain. Tu regardes, putain, c'est la même personne quoi. Ou alors tu allais au concert, tu vis un jour, tu vois deux têtes blondes, deux blondinettes et cheveux longs en perfecto, qui ont l'air d'avoir 15 ans. Tu les retrouves derrière, ils te montrent des groupes de prod ou de hard de dingue. Et tu voyais... Et c'est encore le cas, mais tu vois cette scène, cette scène vivre et se renouveler. Et je crois que c'est surtout ça, tu vois, le renouvellement dans cette scène des musiques extrêmes et qui jusque là, pour moi, s'est jamais arrêté. Et tant mieux, tant mieux. C'est hyper important. Ça fait vivre les choses et tu sais que tu n'écoutes pas une musique morte.
- Speaker #1
même mieux à mon sens ça fait que que s'étendre et que s'améliorer en termes de public jeune parce qu'on a de plus en plus de jeunes qui montent des projets qui montent des associations qui montent que ce soit des podcasts des groupes ou toutes sortes de choses l'horizon des possibles se remplit de plus en plus je trouve ça vachement intéressant mais en parallèle de ça est-ce que t'as quand même l'impression que le public pour le journalisme musical s'est réduit peu à peu En tout cas, d'un point de vue, comment dire, proportion.
- Speaker #2
Je ne suis pas sûr, je pense que ça a beaucoup changé. Je pense que ça a beaucoup changé. C'est vrai que si on regarde la presse traditionnelle papier, c'est vrai qu'on ne va pas remonter jusqu'à Enfer Magazine, que je n'ai jamais connu d'ailleurs.
- Speaker #1
Enfer Magazine, je ne l'ai pas eu tout.
- Speaker #2
C'était avant Ardenivy et tout ça, c'était un des grands... Le grand magazine du hard, je ne sais pas, dans les années 80, je ne l'ai jamais connu. Je me suis retrouvé à acheter certains de leurs hors-série sur le hard des années 70, par exemple. C'est pour ça que je connais un petit peu. Mais non, on ne va pas remonter jusque là. Mais tu avais beaucoup plus de magazines, en fait, qui existaient. Maintenant, c'est vrai qu'il y a plein de magazines qui se sont pétés la gueule. Il en reste quelques-uns. Rockhard, New Noise, Metalian. Puis ça doit être à peu près tout maintenant sur la presse traditionnelle. sur le métal à peu près et tu vois sur l'approche des journalistes là-dessus j'ai l'impression que ça a un peu changé on n'est plus vraiment journaliste mais on passe beaucoup par des médias un peu plus gratuits faits par des passionnés,
- Speaker #1
faits par des amateurs c'est vrai que le métier de pigiste a fait que des diminués quasiment disparaissent actuellement quand on voit les gens qui publient dans l'organisation italienne il y a une proportion qui est de plus en plus importante de gens qui sont des bénévoles, qui font ça les gens qui sont payés pour ça, ça devient de plus en plus rare, et ça devient aussi de plus en plus peu justifiable parce que les rentrées d'argent sont de plus en plus faibles. Et quand tu vois qu'effectivement, que ce soit Metalian ou New Noise qui ont tous les deux fait des appels à l'aide en 2023 pour dire que les ventes sont en chute libre, les abonnements sont... très bas on a du mal à pouvoir juste être sûr de pouvoir en faire un suivant c'est à dire que là on est plus sur de la prévision sur un an on est sur la prévision quasi bimensuelle c'est à dire qu'ils disent bon on a assez de ventes on en fait un suivant ça c'est c'est difficile c'est un sentiment d'un média qui est ça serait tellement dommage de
- Speaker #2
de voir un new noise disparaître je suis pas un très bon client moi j'ai tendance à en acheter 2 ou 3 numéros et puis après j'en rachète pas pendant 6 mois et puis je les rachète derrière je crois qu'ils aiment pas trop ce genre de trucs mais bon moi c'est un peu ma façon de consommer et puis voilà là où je voulais en venir si tu veux c'est maintenant avec le web et tout ça on a quand même accès à des informations à plein plein d'informations et il y a beaucoup de gens qui se spécialisent et quand t'es branché comme moi tu vois en majorité c'est sur tout ce qui est doom, psych stoner, rock tout ça et bah en fait c'est une presse qui parle que de ça ça n'existait pas avant maintenant il y a un truc qui est génial qui s'appelle Doomcharts je suis hyper fan de ce truc là je sais pas si vous connaissez mais c'est juste tous les mois ils sortent un classement des 20-30 albums spécialisés dans ce genre là et c'est une bible, c'est incroyable c'est que des bénévoles là dessus Mais en fait, c'est mondial. En fait, c'est tous les acteurs, comme tu pourrais l'être, Baptiste, qui sont en train de parler de ça, ou comme je l'étais avec Sakaj, par exemple, avant, qui se réunissent, ils font un classement de tout ce qui sort tous les mois. Et avec des bénévoles, mais partout dans le monde. Et tu vois, avoir un média comme ça, c'est une mine d'or, ce truc. Ça ne coûte pas un rond, c'est spécialisé.
- Speaker #1
C'est vrai que l'avantage des réseaux sociaux, il y a plein de problèmes, mais le côté micro-influenceur. Quand je dis micro-influenceurs, je ne pense pas au côté un peu plus tacit de la chose. Je pense vraiment au fait que maintenant, on peut avoir des relais d'information, des chaînes, des comptes, des sites, peu importe, qui vont être ultra spécialisés, qui vont avoir des parties prix qui sont très forts, parce qu'ils n'ont pas forcément l'obligation d'être dans la vente ou dans le chiffre, et qui vont du coup faire un travail qui est très intéressant et qui est très...
- Speaker #2
ciblé qui est vraiment c'est du rasoir c'est super intéressant il y a des contraintes financières ou quoi que ce soit je sais pas comment ça se passe ils mettent 10 balles chacun tous les ans pour payer les serveurs du site internet ça doit être en gros un truc qui ressemble à ça quoi carrément
- Speaker #1
et bah on va continuer cette discussion dans la partie discussion juste après et on va s'écouter un morceau de ta sélection et l'inan on l'a écouté juste avant c'était le Death Western tout à fait là on va écouter un morceau de ma sélection c'est Manneken Pussy donc il a sorti I Got Heaven il y a deux semaines je crois à l'instant donc excellent excellent album qui prend des grosses influences du côté du punk du côté de la pop aussi Je le dis souvent mais l'album est tellement plus intéressant dans son entièreté que quand tu prends les morceaux un par un. Allez écouter l'album, il est excellent, il est très très bon, il se passe plein de choses, il y a vraiment quelque chose de très doux, quelque chose d'assez à fleur de peau là-dedans. La voix de la chanteuse est incroyable. Ça groove, il y a beaucoup d'énergie. Franchement allez écouter ça. Donc on écoute Loud Bark de Manneken Pussy. A tout de suite.
- Speaker #6
Allez, on y va.
- Speaker #5
Sous-titrage ST'501 Merci.
- Speaker #1
Vous êtes toujours à l'écoute de Metanoia. Juste avant, on écoutait un titre de ma sélection. C'était Mastodon, avec le titre Gigantium, qui clôture le dernier album, donc Ashton Grimm, album de 2021, que je trouve absolument excellent. Et j'ai un gros point faible pour les albums assez durs, ou un peu denses, qui sont finis par un morceau qui est très lumineux. Et là c'est carrément le cas et ce morceau là je l'ai écouté à la fin de l'album au début et toutes les fois suivantes je me suis dit ok incroyable il faut absolument que j'en parle. Et là pour l'instant dans les morceaux que j'ai mis... C'est toujours des morceaux qui m'ont marqué pour que j'ai envie d'en parler qui m'ont justement inspiré à me dire c'est une motivation supplémentaire pour venir parler de tout ça et venir partager la passion que j'ai pour cet art-là
- Speaker #2
C'est important d'avoir un morceau de clôture, savoir clôturer un effort souvent on se dit en plus on pourrait avoir l'approche, tout le monde n'irait pas jusque-là c'est un peu dommage de penser ça mais de réfléchir à la fin d'un album c'est important et c'est vrai qu'il y en a trop peu des albums Comme ça, qui termine bien. Là tu dis ouais, tu as un album un peu violent, ça termine sur une petite douceur. Ouais, il y en a d'autres. Moi j'aime beaucoup, je crois que c'est God Snake qui avait fait ça entre les deux derniers albums. Tu as la fin de l'avant-dernière album, c'est le début de l'album suivant avec je ne sais pas combien d'années entre les deux. J'aime bien des liaisons comme ça, évidentes. Oui, c'est beaucoup quand c'est réfléchi comme ça.
- Speaker #1
Oui, tout à fait. Quand l'album est construit de manière qui... qui fait que chaque morceau a sa place dedans et apporte quelque chose de différent c'est super intéressant il y a une notion que je trouve super importante actuellement quand on parle des réseaux sociaux et a fortiori des plateformes qui vont permettre l'écoute des morceaux c'est le fait que, en général, que ce soit le PDG de Spotify ou dans d'autres boîtes genre Tidal, tout ça ils ont bien mis en avant le fait que eux, ce qu'ils veulent Encourager, c'est ce qu'on appelle l'écoute passive. Donc tu vas mettre un morceau, et en fait Spotify va te nourrir pendant une, deux, trois, plus heures, des morceaux qui suivent un peu le même mood et vont un peu explorer selon un algorithme. Et ce que je regrette énormément, c'est le fait que ce type d'écoute-là, en fait, tu casses un peu à la fois, entre guillemets, le plaisir de faire une playlist en essayant de créer quelque chose qui soit un peu cohérent, qui soit un peu sympa, et en même temps, l'art de faire un album.
- Speaker #2
Et de découvrir.
- Speaker #1
Oui, aussi, bien sûr, parce qu'en final, ça fait aussi que tu écoutes plein de morceaux, tu connais pas l'artiste, tu connais pas l'album, tu connais rien, en fait, tu... T'es complètement dépossédé de ta nature d'écoute active et de vraiment apprécier l'art à travers ce que tu découvres.
- Speaker #3
C'est même ce que tous les algorithmes, c'est te garder captif, te faire rester. C'est comme le prochain slide, ils estiment que statistiquement, on te fera rester sur l'application. Là, c'est mettre le prochain morceau qui statistiquement te fera rester sur le petit fail et pas se cuiser.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #2
Je pense qu'il y a deux éléments dans ce que tu évoques. La première, c'est la question de la démarche de recherche musicale de la part de l'auditeur. Et la deuxième question c'est quel est le format pour un artiste, quel format il doit choisir à l'heure actuelle ? Est-ce que le format type CD avec ses 45-50 minutes, 12 titres comme on l'a connu à la période du CD ou encore le double-phase de 20 minutes pour la période vinyle, est-ce que ça a encore du sens à l'heure actuelle des écoutes numériques ? Donc il y a ces deux choses là. Moi je suis vraiment contre cette idée de se mettre une playlist nourrie par un algo qui va choisir à ta place ce que tu écoutes. Moi j'apprécie avoir une démarche de savoir ce que j'écoute, d'aller le chercher et puis de trouver les choses par moi-même. Après il y a des questions de facilité, peu importe. Et puis c'est vrai, est-ce que ça vaut le coup maintenant de sortir un album en fait format 45-50 minutes de 12 titres alors que finalement on en voit beaucoup que… Je sais pas, il y a All Them Witches par exemple qui a sorti ça, au lieu de sortir un album ils ont sorti un titre tous les mois pendant un an. Finalement, ça faisait un douze titres pour à peu près ça. Mais du coup, ça permet d'attaquer, d'être présent plutôt sur la longueur. Et puis, ça correspond peut être plus avec les habitudes d'écoute actuelles aussi. Il y a des choses qui sont remises en cause. On a déjà parlé,
- Speaker #3
je crois, dans l'émission de ça, justement, le fait que tu produis plus de musique pour créer un album comme une oeuvre construite, mais pour plaire à l'algorithme, en fait, pour rester au devant de la scène, au niveau du buzz, au niveau de d'être mis en avant tout le temps, de jamais genre. Alors, ...te poser 6 mois, 1 an pour produire un truc, c'est non faut que tu sois là et puis 2 mois après faut qu'on parle de toi, faut que tu sois là, etc. Ça s'arrête jamais quoi, c'est que l'album est plus pensé comme concept d'album ou comme set de vinyle mais comme... juste rester visuel d'un point de vue communication.
- Speaker #2
Mais c'est vrai que du coup, pour revenir à ta question sur la construction de l'album, c'est vrai, est-ce que maintenant les gens écoutent vraiment un album en entier tel qu'on le connaissait avant ou attendent d'autres choses ? Ou alors est-ce qu'il faut pas simplement repenser le format de l'album ? Peut-être que revenir sur des formats plus courts, tu vois, tu as un cas de titre avec une idée, une vraie construction, garder ça parce que c'est important, parce que c'est pas la chose la plus intéressante à faire. Je pense qu'il y a des choses à réfléchir, je pense qu'on a C'est un peu de la vieille école, on est très attaché à notre CD, à notre vinyle, à ces formats-là, et puis à ce dont on est habitué, et puis on aime se faire... Moi j'adore dans le vinyle, par exemple, c'est le morceau de milieu d'album, c'est le début de la phase B, si c'est pas un banger celui-là, t'es toujours un peu déçu. Et quand t'écoutes un album et au milieu t'as un putain de tube qui tombe, tu sais, ah les mecs ils ont pensé vinyle, tu sais forcément. Donc toujours un peu l'habitude de... de ces choses-là. Mais ça serait dommage. Sortir, tu vois, juste un titre de sans-entendre ou un single, je ne m'y trouve pas trop. C'est vrai qu'on perd concrètement toute la construction, toute la réflexion qu'on peut avoir.
- Speaker #1
Sur un article de base qu'est l'album.
- Speaker #2
Ah bah oui, tout simplement.
- Speaker #3
Est-ce que tu préfères un film de Denis Villeneuve de 3 heures ou alors une série de 24 épisodes de 30 minutes ? Ou alors... C'est formable.
- Speaker #2
En fait je pense qu'il n'y a pas de bonne réponse je pense que il y a en fait tu peux utiliser la chose de façon intelligente et apporter de bonnes choses dans tous les cas comme tu peux faire de la merde aussi dans tous les cas et apporter des choses qui n'ont aucun sens Quelle est l'intention ?
- Speaker #3
Est-ce que c'est juste être visible ou est-ce que c'est produire quelque chose ?
- Speaker #1
Avant de continuer, on va juste finir la désannonce. Mais oui,
- Speaker #2
tout à fait.
- Speaker #3
Ça fait déjà 10 minutes qu'on est dessus.
- Speaker #1
C'était un morceau de ta sélection, Mathieu.
- Speaker #2
Ouais, tout à fait. En plus, c'est un titre que j'essaye de passer dans Return Trip depuis un petit bout de temps. Et puis, je n'ai jamais réussi parce que je n'ai jamais trouvé la thématique qui allait ailleurs. On se dirige du côté de l'Australie avec le groupe Coffin. qui nous vient de Sydney, bien évidemment le titre Cut You Off et c'est issu de leur album sorti chez Fuzz Club Records, il s'appelle Australia Stop cet album, c'était sorti en 2023, et j'aime beaucoup l'énergie qui se dégage de ça. On est entre le stoner, le rock indé, Fuzz Club, le label c'est surtout rock indé plus que stoner, mais dans l'approche, on a cette verve, on a cette énergie, moi ça me fait beaucoup penser à du Orange Goblin, par exemple. et avec un côté irrévérencieux peut-être un peu punk c'est qu'il te crache à la gueule ça va très très vite allez regarder les textes il y a une montagne de textes parce que de toute façon vu comment il envoie du débit le chanteur là-dessus mais c'est très très chouette et puis c'est un groupe qu'on voit qu'on voit tourner en ce moment sur les festivals stoner qui vont bien un peu spécialiser c'est un petit groupe qui tourne pas mal et je les ai pas encore vus mais c'est sur ma liste en tout cas ouais ouais carrément je vous le conseille fortement Coffin
- Speaker #1
Donc pour la partie discussion, on va parler un petit peu de... La place, le sens et l'avenir du journalisme musical, tout simplement. Parce qu'actuellement, c'est une place qui est très remise en cause. Quand on voit que post-Covid, il y a eu toutes les problématiques qu'on a abordées par rapport à la presse écrite, qui est mourante. On a beaucoup de pertes d'audience, même de ce qui est influenceur en ligne. Et youtubeurs, je pense par exemple à Maxwell. Maxwell, donc, qui a quand même... 10 ans de métier maintenant je crois en tant que youtubeur en tout cas ouais ouais pendant un an ou deux c'était quand même une des têtes de pont de youtube musique extrême français et qu'on voit qu'actuellement en chute libre ça m'attriste pour lui parce que tu te dis là on est à les chiffres de tête ça doit être 77 000 abonnés sur youtube maintenant les vidéos pètent 10 000 vues
- Speaker #2
ce qui n'est pas du tout vivable pour une personne qui devrait j'ai l'impression que Youtube ne leur rend pas à tous et à toutes la vie facile avec les algos à sortir, à démonétiser les copyrights ouais ouais ouais Ça n'a pas l'air simple du tout cette plateforme.
- Speaker #1
C'est compliqué en fait,
- Speaker #3
on est sortis de l'âge d'or de YouTube aussi.
- Speaker #2
J'ai jamais vu un truc à un moment où dire Putain, YouTube a sorti une nouvelle fonctionnalité, c'est trop bien pour nous. Vous avez déjà entendu parler de ça ? C'est un YouTubeur qui dit C'est trop bien, c'est cool. Moi à chaque fois, par contre, de nombre de trucs Putain, YouTube m'a encore pété les genoux là, c'est problématique. Ça, t'en vois tous les trois mois.
- Speaker #1
Ça, c'est le même problème que ce que New Noise avait remonté. New Noise avait dit qu'elles avaient perdu énormément de sous parce que les annonceurs... Les gens qui payent pour avoir de la pub sur papier, comme sur YouTube en fait, ça a énormément diminué. Maintenant les entreprises sont beaucoup plus frileuses au fait de faire confiance à des grosses boîtes, et préfèrent largement, comme on parlait tout à l'heure, le micro-influencing. Maintenant une boîte qui veut faire de la com, elle fait quoi ? Elle contacte les gens qui ont 3000 followers sur Instagram, ils vont dire ok tu me fais un peu de pub, je te file un billet. Parce qu'en fait c'est beaucoup moins d'engagement et c'est beaucoup moins de risque aussi au niveau de leur image. Il y a tout ça et il y a énormément, comme je disais tout à l'heure, d'évolution du milieu qui font que c'est de plus en plus compliqué de se faire une place et en fait, d'en vivre. On parlait de Max Ollat à l'instant. Pareil, les formats YouTube. Comme pour les formats d'albums et pour les formats musicaux de sorties, les gens ont été obligés de s'adapter un maximum pour pouvoir faire de la thune. Actuellement, ce qui marche sur YouTube, c'est quoi ? C'est les gens qui vont faire de la sortie quasiment quotidienne ou hebdomadaire de vidéos qui sont environ 10 minutes. Ce qui, quand tu veux faire un contenu qui est un petit peu intéressant, un petit peu creusé, c'est compliqué. 10 minutes, tu peux juste passer sur la surface d'un sujet.
- Speaker #2
Sauf si tu as une équipe avec toi qui réfléchit bien. Quand tu es tout seul. C'est difficile quoi.
- Speaker #1
Faire un truc qui soit complet, intéressant, 10 minutes, hebdomadaire ou journalier, compliqué, très compliqué. Et ce qui marche sinon aussi, c'est les gens qui vont faire des essais vidéo, donc qui vont faire vraiment un taf. de journalistes qui vont faire de la recherche, qui vont faire du sourcing, qui vont un maximum récupérer d'informations, et qui vont après sortir des vidéos de trois heures sur YouTube, et qui vont en fait être payés non pas par YouTube, bien sûr, parce que ça générait pas assez de sous, mais par Patreon par exemple. Moi, il y a pas mal de YouTubers que je suis qui font des trucs super intéressants, mais qui sont payés par Patreon. France The Doomdad, qui est un autre YouTuber français dans les musiques extrêmes.
- Speaker #2
Qui vient du podcast de l'émission Troll in the Sky.
- Speaker #1
Oui, en plus, ouais. Et lui, pareil, il est en... il en vit en partie, mais parce que il a pas très de gens qui sont prêts à donner un peu de sous pour ça.
- Speaker #2
Ouais, on est sur du financement participatif, quoi. Mais comme la plupart, Metalurgy aussi, c'est la même chose. Je vous encouragerais aussi à soutenir Metalurgy, c'est ce qui finance les projets comme celui que vous écoutez à l'heure actuelle, comme d'autres choses. Ce sont ces financements-là qui payent les serveurs, qui payent le matos, qui payent ce genre de choses. T'as raison, c'est le financement participatif. Tu parlais de Maxwell, tu parles de The Doom Dad, on peut en parler de beaucoup d'autres. C'est ça qui fait vivre, en tout cas. Enfin, qui fait créer des projets, parce que moi, je vis d'autres... En tout cas, ça nous aide à vivre notre passion et à vous la partager, c'est ça le plus important.
- Speaker #1
Tout le monde là-dessus, est-ce que t'as un avis sur pourquoi, est-ce que malgré le fait que... le milieu saigne de l'argent comme pas possible, il y a encore autant de projets que ça marche encore, que les gens sont encore déterminés à vouloir sortir quelque chose, à vouloir avoir une présence.
- Speaker #2
Après, les musiques extrêmes, pour moi, ça a toujours été une niche qui ne s'est jamais retrouvée, tu vois, sur l'aspect mercantile, sur l'aspect commercial. De toute façon, très peu représentées dans les médias traditionnels. mainstream, en tout cas. Donc, c'est toujours un milieu qui a vécu par lui-même et pour lui-même, ou pour lui-même et par lui-même, peu importe. Et ça, ça s'est jamais arrêté. Les passionnés sont là, le font vivre. C'est pour ça que ça fonctionne comme ça. Et maintenant, c'est vrai qu'on voit d'autres schémas. Et puis, je pense, tu vois, tu parles de ces youtubeurs qui en vivent un petit peu et qui demandent des participations. On a toujours envie de... de les soutenir aussi ces médias là ont changé la donne c'est des gens qui restaient chez eux et qui partageaient rien et puis tout le monde passait à côté de quelque chose pour certains quoi
- Speaker #1
C'est vrai que là-dessus, il y a un double effet, c'est qu'avec la disponibilité en ligne des musiques sur YouTube, sur les plateformes, sur le fait que maintenant, tu veux écouter un album, tu n'as plus besoin comme avant de passer par un magazine qui va dire il vaut le coup, achète-le, maintenant tu peux juste l'écouter. Mais en même temps que ça, et en même temps que les différentes plateformes, les différentes sources d'informations se sont multipliées, justement… comme il y a beaucoup plus de choses à écouter qu'avant c'est plus dur en fait de dire j'ai envie de passer du temps là-dessus, j'ai envie de donner de la chance à tel artiste parce que t'as plus le temps même régulièrement je vais sur la page Facebook de Metalurgy, je regarde les sorties du vendredi c'est la base c'est le minimum c'est la veille technologique toute personne qui veut faire un petit peu de chronique qui se respecte doit faire un peu ça à un moment bien sûr, mais la première chose que tu te dis c'est wow C'est pas tout le temps d'écouter 50, 100 albums. C'est impossible.
- Speaker #2
Ah mais tu sélectionnes, tu sélectionnes.
- Speaker #1
On sélectionne un petit peu. Le dernier,
- Speaker #3
le dernier, ça bat-on ?
- Speaker #2
Ouais, tu sais, déjà le power metal, t'es pas obligé de l'écouter, quoi. Tu peux le mettre de côté,
- Speaker #1
par exemple. C'est ça les ambiances. moi ça m'arrive pas juste de me dire oh tiens j'ai une bâtisse de pochette ou un album que je connais ou un style qui pourrait me parler le petit encart qui parle de qui est dans me parle aussi, c'est pas tout ça c'est au feeling souvent mais en fait le fait est que qu'il y ait des influenceurs qui passent énormément de temps à faire ce pré-tri et à proposer des choses et dire ok ça ça défonce, ça c'est bien et au final quand tu suis quelqu'un pendant très longtemps Comme on disait tout à l'heure, quand c'est très spécialisé, tu finis par te dire, cette personne-là, elle a des goûts auxquels je fais confiance. Donc si les personnes me disent, ok, ça c'est cool, ça c'est intéressant, il y a telle influence, il y a telle chose qui se passe dedans, ça vaut le coup de l'écouter, t'as envie juste de jeter une oreille.
- Speaker #3
C'est le principe de base d'influenceur.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #3
Si tu leur fais confiance. Alors que vous ne devriez pas forcément, parce que nous on est peut-être sensorisés par des groupes pas recommandables.
- Speaker #1
Ouais, mais justement, comme il y a le fait qu'il n'y ait pas de thunes,
- Speaker #2
c'est vrai en fait tu leur fais plus confiance tu te dis ils font l'entourer la réalité ils font pas ça parce qu'ils sont sponsors et qu'ils sont payés 10 000 balles par le groupe local du coin il y en a il y en a pas nous mais en tout cas tu vois ça défriche le terrain en gros c'est ça qui est intéressant moi j'ai toujours vu ça comme ça je suis un très gros consommateur de musique depuis tout le temps et je peux pas m'arrêter des fois je vois ça à la limite un peu comme une addiction tu vois de toujours avoir besoin d'avoir de la nouveauté de toujours rechercher des choses et d'aller trouver une nouvelle chose Le truc qui va te faire vibrer en fait. Et c'est vrai que pour ça, des albums, je sais pas, moi j'en écoute peut-être une vingtaine par semaine ou un truc comme ça. Alors pas forcément tous en entier, des fois c'est plus, des fois ça va très vite, ou des fois c'est un peu moins. Mais tu vois, quand je propose un titre sur un podcast, c'est parce que le morceau, moi, il m'a parlé, il m'a fait vibrer. Souvent c'est pas forcément le tube qui a été mis en avant par l'artiste ou quoi que ce soit, non, c'est juste un titre qui moi m'a parlé. Ouais. Et voilà, pour un titre diffusé comme ça, tu as peut-être 20 ou 30 albums qui ont été testés ou c'est passé hyper vite et tout ça. Et je pense que c'est là où je te rejoins dans le sens où si vous êtes un peu en accord avec mes goûts, vous me suivez régulièrement là-dessus, ça vous défriche le travail. Pour avoir un titre proposé, il y en a peut-être 29 autres qui ont été écartés derrière. après on n'a pas tous envie d'écouter 30, 20, 30 albums dans la semaine des fois ça veut dire une émission d'une heure où t'as une petite proposition d'une dizaine de titres clés en main ça me le fait bien moi je suis jusqu'au boutiste sur la musique Dans d'autres domaines, j'ai pas envie d'aller jusque là. Je me suis pris un peu le jeu dans la bière, mais à la base, c'était pas une idée. Je suis puriste de la bière. Mais dans d'autres domaines, j'ai pas envie. C'est d'être jusque boutiste comme ça, pour des questions de temps, puisque j'ai envie que ça soit un peu facile, mais j'aime bien la déco, la déco intérieure et tout ça. Je regarde des trucs un peu mainstream avec des gens qui mâchent le travail, parce que j'ai pas envie de me tenir au courant. C'est un gouffre sans fond. Sur la musique classique, par exemple, on peut s'y... Je suis des avis parce que je sais que c'est un puits sans fond et j'ai pas envie de m'engouffrer là-dedans.
- Speaker #1
C'est vrai que l'avantage de ça, c'est que quand tu suis plusieurs personnes, et clairement tu vas avoir un album ou un artiste qui va émerger, c'est plusieurs des personnes que tu suis, tu te dis Ah, il y a un truc qui se passe Et je trouve ça vraiment bien les artistes qui vont émerger de cette manière-là, tu vas être vraiment ultra boosté par la critique. C'est toujours intéressant de voir ça, de dire Ok, là il y a une œuvre, est-ce qu'on peut dire que c'est majeur, mais au moins qui est… très notable et même si la critique du ok tu fais la critique musicale mais t'es qui pour juger la production d'un autre Ce qui est tout à fait entendable comme critique, je suis totalement d'accord. Et je pense que le fait d'avoir un panel d'avis qui est un peu plus divers, ça permet de se semi-justifier. Tu te dis, ok, ça j'ai beaucoup aimé, ça j'ai moins aimé. C'est moins grave d'avoir une sorte de jugement sur la chose, si de toute façon, c'est bien de l'affect, c'est un peu plus compliqué que ça. Mais si c'est un peu plus large et qu'il y a plein de gens qui donnent un peu leur vie et que les gens, après, ils récupèrent un peu ce qu'ils en pensent, ça permet un petit peu d'orienter ce vers quoi ils ont envie de donner du temps c'est beaucoup plus justifiable
- Speaker #2
Moi je sais que je fonctionne beaucoup comme ça, des choses qui repop à différents endroits. Ce qu'on parle des médias, moi c'est pas toujours ma principale source d'informations pour découvrir des choses. Il y a forcément, tu vois, chercher l'information auprès des labels, des organisateurs de concerts, suivre certains festivals qui sont hyper spécialisés, suivre même sur les réseaux sociaux des personnes qui ont des avis ou qui proposent des choses intéressantes. qui peuvent être spécialisées dans tel ou tel genre suivre je suis beaucoup les tournées des groupes quand je vois des tournées je vois deux groupes sur la tournée qui me bottent et qu'il y en a un troisième que je connais pas celui-là je vais aller l'écouter tu vois quoi et quand tu commences à avoir sur un média un groupe qui ressort là puis tu vois le même groupe qui repop sur une tournée avec deux groupes que t'aimes bien et puis une autre personne qui te partage l'album et qui te dit ah c'est cool machin là tu fais attends il se passe quelque chose quoi donc tu vas chercher et ça c'est ce jeu de piste tu vois si on parlait de Doomcharts tout à l'heure qui est un média que j'aime beaucoup ils sortent ça tous les mois mais le mois d'après tu vois ils sortent leur listing pour le mois de février par exemple c'est le listing du mois de janvier mais quand ils sortent le truc moi le jeu c'est attends j'en ai combien quoi c'est le loto quoi j'ai le numéro 1 ou je l'ai pas quoi en général j'arrive à avoir la moitié je suis content de moi tu vois quoi Je pousse un peu le truc, d'aller les avoir avant que le truc ne sorte. Là, tu te confrontes, puis bon, je me plante souvent, ils me font quand même découvrir des choses, et c'est le principal aussi.
- Speaker #1
Oui, carrément, c'est vrai qu'en plus de le fait de découvrir des groupes et de les connaître, pour moi, ce qui a été vachement formateur sur les chroniques et sur les podcasts, c'est aussi comprendre comment considérer la musique, comment l'écouter en fait, comprendre les différentes parties qui font la chose, comment interpréter un texte, comment entendre les différentes parties, les différentes influences, et toutes les briques qui vont former un morceau, un album, c'est super intéressant. Il y a des gens qui préfèrent avoir quelque chose qui soit juste par rapport à l'affect, j'aime bien pouvoir... à les mettre un peu la main dans le cambouis pour comprendre un peu comment l'album a été fait que ce soit techniquement, qu'au niveau de l'éthos qu'au niveau du pathos, que tous les différents éléments qui vont à la fois rentrer dans comment l'album est fait et ce qui en ressort quand en fait t'as tous ces éléments là je trouve que ça tape beaucoup plus dans le personnel et dans l'affect que tu vas avoir avec l'album, quand t'as vraiment une compréhension qui est beaucoup plus personnelle de l'album et de pourquoi il a été fait et ce qu'il te fait toi
- Speaker #2
Juste mettre des mots dessus. Ça me conforte un peu dans cette idée, ces premières idées que je m'étais fait. Puis derrière, je vais lire les textes et je fais, mais putain, je suis complètement à côté de la plaque. C'est pas du tout ce qu'il voulait dire. C'est pas du tout dans ce truc là. Et puis, moi, ça me convenait bien aussi. Et du coup, tu as battu Greuze. Deuxième façon d'aborder la question. Et puis, tu remets les choses en cause. C'est pas si mal aussi. Et c'est vrai que tu parlais de l'aspect technique, on pourrait avoir une approche d'un titre, c'est quoi la production, quels sont les instruments, quel type de jeu, on pourrait avoir quelque chose de très académique aussi comme ça, c'est pas celle que je préfère. Mais je crois que la meilleure des façons en fait c'est tout simplement celle qui te fait ressentir quelque chose, à partir du moment où ça te fait vibrer, où tu transpires une sensation positive ou négative même, c'est qu'il s'est passé quelque chose. C'est ça le plus important. Alors si ce qui vous fait triper, c'est de compter le nombre de cordes sur la guitare et puis le nombre d'accords, tu vois, c'est à la minute. Mais il y en a, il y en a qui adorent ça et puis ils grandissent bien leur face, il n'y a pas de souci.
- Speaker #3
Je vais me diminuer et tout ça.
- Speaker #1
Ouais,
- Speaker #2
tout ce que tu veux.
- Speaker #3
S'il y a des rythmiques extraterrestres.
- Speaker #2
S'il y a une approche plus légère, peu importe. Du moment que chacun y trouve son compte, c'est le principal.
- Speaker #1
On va faire une petite pause musicale et on va commencer avec un de tes morceaux Mathieu.
- Speaker #2
Ouais, du coup j'imagine qu'il doit s'agir de Wrist Training Order.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #2
Ouais, parce que c'est le dernier titre que je vais vous proposer. Un titre extrait de leur album sorti en 2023. L'album c'est Locked in Time. C'est sorti sur le label Triple B Records, un label de hardcore. De toute façon, on est sur un groupe de hardcore, vous ne vous détrompez pas. Groupe américain qui vient du Massachusetts. Ouais, j'arrive bien à la prononcer. Gros coup de cœur, gros gros coup de cœur cette formation américaine. Ça fait partie pour moi des nouveaux visages de la scène hardcore actuelle qui arrive après cette vague là, tu sais, des Turnstyle, des Knocked Loose et tout ça, qui est comme somme toute récente, mais il y a une nouvelle vague qui arrive juste derrière que j'aime beaucoup avec des groupes comme JEL, avec comme Drain par exemple. et qui se prennent pas trop la tête mais qui font des choses très incisives des morceaux souvent très courts et Restraining Order en fait eux ils prennent le parti d'un hardcore très condensé avec une approche très à l'ancienne mais avec un affect très positif c'est hyper entraînant et j'adore ça, je me suis rendu compte quand j'ai dû choisir un titre j'étais un peu emmerdé parce que d'habitude je m'envoie l'album et puis ça se passe très bien et en fait j'ai regardé l'album fait 21 minutes donc c'est hyper court et les titres forcément sont hyper courts et le morceau que je voulais passer il faisait 45 secondes un truc comme ça et c'est juste qu'en fait il faut écouter ça écouter les 21 minutes à la suite de toute façon ça se passe très bien c'est de l'énergie en barre ça déboite bon esprit comment nous dire que tu vas passer du grindcore sans nous dire que tu vas passer du grindcore c'est trop bien j'aime beaucoup le grindcore mais je trouve cette nouvelle version Le mec de hardcore actuel est beaucoup plus intéressant. Donc voilà, je vous ai choisi le morceau à Miss Ludd. Vous allez voir, celui-là, il est un peu plus long que les autres. Il fait 1 minute 12. Je ne sais plus.
- Speaker #3
Il fait 1 minute 17, franchement.
- Speaker #2
Ouais, ouais. Mais le morceau, c'est pas...
- Speaker #1
Absolument interminable.
- Speaker #2
Ne vous refusez pas les noms de cet album. Enchaînez 3-4 titres. De toute façon, ça... 3 minutes de journée,
- Speaker #3
de toute façon.
- Speaker #2
Enfin voilà, Restraining Order. Je sais qu'ils sont passés en France il n'y a pas longtemps. Je les ai ratés. mais non non non suivez ce groupe c'est hyper bien ok on se retrouve pour l'outro à tout de suite
- Speaker #6
Sous-titrage ST'501
- Speaker #4
Bonjour, je m'appelle Jean-Marie.
- Speaker #6
Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Je suis en train de faire une vidéo sur le projet de la maison. Merci.
- Speaker #1
Vous êtes toujours à l'écoute de Métanoia. Donc là, à l'instant, on écoutait un morceau de ma sélection. Donc c'est Ahab, Mobilis in Mobili. Donc extrait leur dernier album, 2023, qui s'appelle... The Coral Tombs, excellent album et je l'ai choisi pour une raison toute simple c'est que c'est le premier album que j'ai chroniqué dans S.I.K.M. il y a un an c'est pour ça que je me suis dit on va faire un petit callback,
- Speaker #2
ça va être rigolo c'est ta première chronique toute première chronique j'ai un peu le flip,
- Speaker #1
on a fait ça en haut d'un bar à Reusé, c'était rigolo, j'étais avec Pierre et Maxime et c'est un album qui m'est bien bien saucé à l'époque quand je l'avais écouté J'avais très peu écouté Ahab avant, et je l'ai découvert principalement grâce à The Colored Tombs, qui m'a beaucoup plu. Et donc avec leur double nautique, leur côté très révérencieux, très... très spirituel en fait dans leur rapproche et en plus j'ai un petit fait pour les albums qui ont du lore, qui ont une sorte de petit gimmick d'histoire derrière et là forcément ça suit 20 milliers sous les mers chaque morceau correspondant à une scène et je pense que le concept m'a plu le concept m'a vraiment parlé
- Speaker #2
t'as déjà présenté Miss Lead d'accord oui tu l'as présenté juste avant ouais ouais Restraining Order allez écoutez ça c'est bien l'album fait que 21 minutes c'est hyper positif à l'ancienne hardcore écoutez ça s'il vous plaît merci bonsoir et pour l'outron on va faire un tout tout bête on va est-ce que tu as des je sais pas de la com à faire de ton côté de la com non bon voilà allez écouter des podcasts de toute façon donner de l'argent aussi à Metanoia le dernier projet en date c'est Return Trip allez jeter une oreille là-dessus toujours disponible Saccage aussi là qui était un projet un petit peu plus personnel de saison qui sont toujours dispo à l'écoute orienté Doomstoner Psych donc en solo ça m'avait fait beaucoup de bien de faire un truc en solo puis au bout d'un moment j'en ai eu marre donc j'ai refait autre chose et puis YCKM tout ça voilà quoi donc donc non enfin mes projets vous les connaissez mais faites faites des projets et puis faites-les nous connaître je pense c'est sur tout ça qu'il y a de c'est à moi ouais c'est à moi
- Speaker #1
je pense qu'on peut se laisser sur ce mot le de la fin, faites des projets,
- Speaker #2
faites de la musique alors si je vais juste dire un truc je vais juste dire un truc, au fil des années d'émission et tout ça j'ai rencontré plein de personnes qui sont alors pas des quinzaines non plus mais il y a quand même une bonne dizaine de personnes qui sont venues me voir au long de toute ma carrière de podcaster ou de radio à sceau et qui sont venus demander conseil pour faire des projets comme ça. Et souvent, cette question qui revenait, c'était la légitimité. C'est pour ça que je vous dis, vous ne bloquez vraiment pas. Mais ça a toujours été un plaisir d'accompagner ces personnes-là et de les encourager. Et à chaque fois, c'était toujours le même discours. C'est j'ose pas. J'ose pas y aller et tout ça. Et en vrai, on s'en fout. Oser, quoi. Il y en a moins. Oser, et puis il y a plein de choses autour de vous, je suis sûr, qui pourront vous accompagner, que ce soit une radio associative, si vous n'y connaissez absolument rien, ils ont généralement les bras grands ouverts, ou prenez contact avec des projets qui vous plaisent pour savoir comment ils font, et puis vous mettre sur la voie. Moi, c'est toujours ce que j'ai fait là-dessus. Donner des clés, c'est important. Toutes les erreurs qu'on a faites, qu'on a éprouvées, autant que vous ne les fassiez pas, tout simplement. Donc, vous ne prenez pas la tête, c'est accessible à tous. Si vous avez l'envie, si vous avez le goût de la découverte et le goût du partage, ne vous en vivez pas.
- Speaker #1
Et ne vous dites pas qu'avoir l'anxiété de performance ou l'anxiété de la prise de parole sont importants, parce que justement, ça s'améliore.
- Speaker #3
très très vite beaucoup plus qu'on ne l'imagine alors il faut se réécouter un petit peu évidemment il faut se réécouter les premières émissions de Metanoia pour voir ce que c'est que des gens qui bafouillent sinon vous buvez 4-5 bières
- Speaker #2
8-8 caps et puis après vous vous améliorez c'est une bonne idée ça marche beaucoup ça c'est l'épisode 1 Non, non, mais après, si t'as besoin de passer un cap, bois un coup, prends le micro, on s'en fout, tu te réécoutes, et puis après... Bon, après, si vous faites ça toutes les semaines, on appelle ça l'alcoolisme, c'est un petit peu moins drôle, mais je vous encourage pas dans cette voie-là, je peux vous assurer à ne pas creuser la question.
- Speaker #3
Ça s'appelle juste être cool,
- Speaker #2
quoi. Prenez de la douce. Non, pas du tout, y'est cool. Non, non, mais allez-y, faites-vous plaisir, créer des projets, c'est le principal. Surprenez-nous, surtout.
- Speaker #6
Oui,
- Speaker #1
c'est un bon mot de la fin. On va se laisser là-dessus. Et on va se laisser avec un morceau de la sélection d'Eli.
- Speaker #3
C'était le morceau pour l'épisode Douceur, normalement.
- Speaker #1
Ah ouais ? Au moins, j'imagine.
- Speaker #3
Facilement, ouais. Alors, le morceau, c'est un des groupes 1056. 1056, parce qu'ils sont français. Donc, qui est un band, un groupe formé à partir de l'ancien chanteur de Betring the Martyr, l'avant-dernier chanteur. et il y a aussi d'autres groupes des membres de je crois c'est 9 listes et c'est du Def Core mais ultra lourd c'est incroyable en concert c'est une branlée allez voir ça mais sans réfléchir et l'album c'est une leçon de lourdeur ah
- Speaker #2
mais clairement ça on fout partout il n'y a pas que de la lourdeur pas que la faute de l'électro tu sens que c'est tout ce qu'ils n'ont pas réussi à mettre là dessus ils vont le mettre bien pour jamais ouais mais si j'avais encore des cheveux j'irais que ça décoiffe mais
- Speaker #1
franchement pas mal la nouvelle scène core comme ça il y a un truc qui me plaît aussi le devcore était en perte de vitesse et puis là ça repart Electric Callboy beaucoup n'aiment pas Eskimo Callboy t'as pas réussi à passer le cap du changement je le passerai jamais dans 30 ans j'en parle encore en live c'est un vrai charme je crois que l'énergie de cette nouvelle vague est moyennement nouvelle maintenant mais il y a un truc il y a beaucoup de puristes qui n'aiment pas du tout parce qu'évidemment quand ils vont chercher du côté de la pop et de l'électro c'est un peu plus passe-partout ça marche trop bien mais l'avantage c'est que comme on a évoqué tout à l'heure c'est d'avoir une pénétration qui est importante vis-à-vis du reste des milieux musicaux Ce qui est une bonne chose en fait, s'il y a plus de monde, s'il y a plus de gens, c'est-à-dire qu'il y a plus de thunes, il y a plus de projets.
- Speaker #3
Je ne trouve pas ça accessible ça, c'est quand même assez...
- Speaker #1
10-56,
- Speaker #3
je ne trouve pas. C'est assez... Un truc comme ça, ce n'est pas grand public du tout.
- Speaker #1
Justement en fait,
- Speaker #2
tu vois, tu écoutes une fois, tu adhères, tu n'adhères pas, mais tu sais qu'il s'est passé quelque chose.
- Speaker #1
Justement, les genres encore, même s'ils sont plus difficiles d'accès au début, ils ont beaucoup plus d'attrait pour les jeunes ça on se rend on se rend un peu compte mais il y a un vrai truc il y a une vraie porte d'entrée vers les musiques extrêmes qui se fait par les genres encore vraiment même les trucs vénins vraiment les trucs comme Netflix je suis convaincu que porte d'entrée pas forcément porte d'entrée direct c'est plus une petite porte dérobée une poterne c'est une poterne exactement si tu passes par des groupes un peu plus accessibles au début et que tu tombes sur 1056 dans un second ou dans un troisième temps ça peut très bien marcher oui mais c'est hyper dansant c'est
- Speaker #3
du hardcore two step avec potard à 12 juste qu'il faut d'électro c'est c'est charnu et ben on se laisse avec ça ça dure pas longtemps en plus à bientôt à bientôt et merci pour l'invitation et merci à toi Mathieu bien sûr surtout