- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de Mickaël Delafosse. Chaque semaine, il abordera l'actualité. Voici votre nouvel épisode. Bonjour M. le maire.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
On peut être humble, on peut être modeste, mais on est quand même champion un peu partout. Est-ce que vous voulez nous dire un mot ?
- Speaker #1
Ah ben non, mais c'est formidable. Montpellier est très clairement la ville la plus sportive de France. Et bravo au volet champion de France. Au hand, on a ramené la coupe à la maison. Coupe de France qu'on avait gagné l'année dernière. Le MHR a le titre européen et il est très mobilisé sur le top 14 dans son match face à Pau samedi prochain. Et il y a des espoirs. Les jeunes de la Gambardella ont perdu de peu en finale et ils incarnent sans doute la relève du MHSC. Donc c'est quand même la ville la plus sportive. On pourrait parler des frères Lebrun qui ne cessent de s'attaquer à la grande muraille de Chine, mais on pourrait saluer aussi en basket, dans différentes catégories, des coupes départementales qui ont été remportées. Donc il y a toute une vitalité du sport, des féminines aux Andes qui samedi face à Nice vont quoi qu'il se passe monter en division 2, ce qui est très bien. donc ça C'est une ville qui est engagée pour le sport, qui vibre autour des valeurs du sport, c'est Montpellier. Et donc bravo à nos champions et nos championnes. C'est formidable pour les clubs parce qu'il y a de plus en plus de licenciés, ce qui va d'ailleurs nous, municipalité, nous obliger, conformément à mes engagements, à nous doter d'un plan infrastructure sportive 2035 pour continuer à accompagner le développement du sport. Ça fait rayonner la ville. Il vaut mieux subventionner nos clubs sportifs. que de payer des campagnes de communication tous les week-ends, Montpellier, C'est de la ferveur. Je vous parle évidemment de celles des supporters, les Blue Fox pour le hand, qui sont absolument formidables. Mais tout le monde, quand je me promenais dans les allées de la comédie du livre, on parlait des résultats du Montpellier Handball. Voilà. Donc c'est très bien. Et moi, je voudrais ici le dire. Ici, on fait l'héritage post-Géo. Ça a été un moment formidable les Jeux Olympiques, mais il ne faut pas qu'on s'arrête en si bon chemin. Il faut continuer à développer la pratique du sport et à Montpellier nous le faisons. Donc ça repose sur un soutien public important. La métropole est autour de 10 millions d'euros d'aide à nos clubs sportifs de haut niveau. Les communes, Montpellier et les autres soutiennent la pratique amateur. On va faire des investissements, je l'ai dit, dans les infrastructures sportives parce que le sport ça rassemble, le sport ça unit. Et quand on voit le monde, on en a encore plus besoin. Je voudrais avoir une pensée très émue pour Diego Simonet qui s'est foulé la cheville. C'est les derniers matchs qui sont les plus montpellierains des Argentins. C'est aussi des moments de grand bonheur que nos joueurs, que nos joueuses. Montpellier confirme ainsi sa dynamique et on va continuer à soutenir. soutenir l'ensemble des clubs parce que le sport est un facteur majeur de cohésion et de rayonnement de notre territoire.
- Speaker #0
Vous avez évoqué la ferveur. On peut faire l'image aussi de celle qu'on a vécue sur la place du Pérou, avec à l'heure où la lecture recule, où certains font des choix de coups budgétaires sur la culture. Nous, à Montpellier, on a eu une influence record. qui s'est inscrite au Pérou sous le regard de Louis XIV. C'est quoi le secret de cette alchimie à Montpellier ?
- Speaker #1
D'abord, la Comédie du Livre s'est installée depuis longtemps. Mais c'est vrai que cette année, on a le sentiment que ça va être dur de faire mieux l'an prochain pour son directeur Régis Penalva. Je crois que la Comédie du Livre, avec ses 300 auteurs invités et autrices, à travers son choix de s'adresser à la jeunesse en donnant une carte blanche à... A cette femme très courageuse, parce que menacée par l'extrême droite, Salomé Saké, en ayant des invités qui nous racontent le monde. Évidemment, les auteurs et autrices ukrainiennes, pays en guerre. Elias Sambar, ambassadeur de la Palestine, mais aussi dialoguant avec Elie Barnavi, grande conscience morale d'Israël, qui ont eu cette phrase extraordinaire, ce que nous faisons, dialoguer. Ça ne devrait pas être un geste exceptionnel, ça devrait être un geste évident pour deux peuples qui auront vocation à vivre côte à côte. Et dans le respect, le peuple palestinien doit être d'égale dignité que le peuple... Israélien, et Elie Barnavi l'affirmait, tout comme Elias Sambar. Quand Gisèle Pellicot, qui avec un courage inouï, raconte le procès de Mazran et la souffrance qu'elle a endurée, voilà, moi je peux vous le dire, j'étais très fier quand j'ai vu la salle se lever, moi-même étant bouleversé, voilà, et donc... Ces débats autour des auteurs, du contenu des livres, de ces imaginaires, ça fonctionne. Quand on s'adresse à l'intelligence des gens, quand on va interroger nos imaginaires, les gens sont là. Et moi, je me réjouis qu'il y ait eu beaucoup de gens venus d'ailleurs à Montpellier, bien sûr. Les Montpellierains, les Montpellieraines, pour la comédie du livre, ça ils sont là. Mais de gens qui viennent 3-4 jours dans notre ville et qui se disent « mais je veux vivre cette comédie du livre » et donc qui réservent un hôtel, qui viennent. Et aujourd'hui... Dans ce qu'on appelle le pari littéraire, vous voyez, c'est un monde. Souvent on dit, mais Montpellier c'est une ville qui aime les livres. Montpellier c'est une ville qui fait le choix de la culture. Je crois que c'est comme en matière de sport, c'est très bon pour l'image. de notre ville. C'est très bon pour l'ensemble des habitants que nous sommes. C'est bien. C'est le premier festival puisque vendredi, ensuite c'est théâtre. Le printemps des comédiens commence. et puis ensuite on enchaîne avec la danse et puis après Radio France et j'ai vu sur les réseaux sociaux beaucoup avaient photographié le tramway Montpellier entrant festival bon c'est une grande célébration de la culture comme nous en avons une avec le sport, c'est même pas mal d'être une ville qui porte autant des choses qui fédèrent qui donnent de l'émotion que le sport et la culture, je crois que des fois quand on se regarde on se dit bon on pourrait faire ci, ça en mieux mais quand on se compare, on a quand même de quoi être très fiers à Montpellier.
- Speaker #0
C'est une ville où on a envie de venir vivre. C'est vrai,
- Speaker #1
où on vit bien surtout, je crois.
- Speaker #0
Et où on vit bien. Autre sujet, M. le maire, très actuel, puisque un rapport vient de sortir aujourd'hui sur l'encadrement des loyers à Montpellier, le rapport FAC-Chapelle, qui est assez critique sur les mesures. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Speaker #1
Moi, je vais le dire très clairement. Les auteurs de ce rapport, eux, La vie va bien, mais pour des centaines de milliers d'habitants du territoire, se loger est difficile. Je suis venu en tramway aujourd'hui. Trois personnes m'ont interpellé sur leur problème de logement. Aujourd'hui, le coût d'un loyer, ça dévore la feuille de paye. Et donc, moi, en 2020, j'avais promis, et je tiens mes engagements, de procéder à l'encadrement des loyers. pas d'empêcher les propriétaires de revaloriser le loyer en fonction de l'inflation ou des travaux qu'ils ont faits, mais qu'on spécule sur le dos des gens qui ont besoin d'un logement. Et donc on a mis en place l'encadrement des loyers et ça marche. Et ça marche. Ça n'empêche pas de construire des logements. Il y a des grues à Montpellier parce qu'on soutient la production de logements, mais ça protège les locataires et en particulier les jeunes de flamber des loyers. Vous voyez, par exemple, le long de la ligne 5 de tramway, on a fait un aménagement majeur. Eh bien certains seraient tentés d'augmenter de 30% les loyers parce qu'évidemment, grâce au tramway, les biens immobiliers prennent de la valeur. Eh bien là, avec l'encadrement des loyers, on empêche les phénomènes spéculatifs. Et donc on protège le pouvoir d'achat. C'est pas la seule mesure, mais c'est une mesure. Alors moi, je veux bien que les libéraux... Je veux bien que... Ceux qui ne connaissent pas la réalité contestent, mais cette mesure, elle est efficace. Beaucoup m'ont remercié et l'encadrement des loyers, elle vise à retrouver une relation d'équilibre. entre le propriétaire et le locataire. Aussi une valeur d'ordre moral. On ne spécule pas sur le dos des gens. Parce que se loger, c'est un droit fondamental. Et que c'est dur. Vous voyez, moi, là, quand je vois ce rapport, ça me fait penser aux gens qui critiquent la gratuité des transports. À ça, il y a des gens qui disent « rien n'est gratuit » . C'est vrai que rien n'est gratuit. L'école, elle n'est pas gratuite. Mais elle est payée par le contribuable. La gratuité des transports, elle permet de protéger le pouvoir d'achat de gens pour qui la vie, elle n'est pas simple. Et qui c'est ces gens ? Ces gens qui travaillent, mais pour qui chaque euro compte. Donc moi, je fais des choix qui visent à protéger les classes populaires, les classes moyennes. Voilà. Et je crois profondément dans cette mesure qu'est l'encadrement des loyers, qui ne doit pas être la seule en matière de logement. Il faut construire du logement. Il faut réguler Airbnb. Il faut mener une lutte implacable. contre les marchands de sommeil, qui sont ces spéculateurs, eux, sur la misère. Mais aujourd'hui, la question du logement, elle est très dure pour beaucoup de nos concitoyens. Et donc, comme puissance publique, moi, à la différence d'autres maires qui n'en ont rien à faire, moi, j'ai fait le choix de mettre en œuvre l'encadrement des loyers. Et j'invite le législateur à protéger, à préserver cette mesure, parce qu'elle me semble morale. morale en disant « ben voilà, on n'abuse pas sur les gens qui louent un logement. Qu'on revalorise un loyer, ça, tout le monde l'entend. Mais quand on augmente de 30% son loyer parce qu'on change de bail, parce qu'il y a le turnover, là, il y a un problème. D'où l'importance de l'encadrement des loyers dans un contexte pour qui la vie est dure. Moi, je suis du côté de cela. Je le dis. Et ce rapport n'a pas jugé utile. Je l'ai lu hier soir dans le train. Je revenais de Paris. n'a pas auditionné les associations qui oeuvrent pour le droit au logement. Voilà, il y a une parole qui compte. Moi, tous les jours, comme maire, je rencontre des gens qui sont dans la difficulté en matière de logement. Je ne peux pas agir, je ne peux pas faire de passe-droit. Mais par contre, je dois porter des politiques publiques qui s'efforcent de protéger et d'apporter des solutions.
- Speaker #0
Justement, porter des politiques publiques qui protègent, nous avons... Un sujet qui va répondre à la question de M. Cavivan, qui s'intéressait sur la tranquillité publique, et notamment les épiceries de nuit et les mesures fortes. Vous avez pris des mesures spectaculaires à Saint-Martin, avec des blocs de béton pour empêcher la réouverture de ce lieu dans lequel il y a eu un drame, mais encore rue de la Sormesse, la ville a procédé au rachat. à la démolition des commerces à nuisance. Ça a même fait l'objet d'un reportage sur TF1 pour évoquer la méthode montpellieraine. Est-ce qu'on sent cette volonté qui est très nette de reprendre la main ? Est-ce que la sécurité à Montpellier, ça passe aussi par une reconquête de l'urbain ?
- Speaker #1
Évidemment. Aujourd'hui, tous les Montpellierains, mais tous les maires de France, s'étonnent de voir se développer d'innombrables épiceries de nuit. Il y a quelques épiceries nuits, et il y a des épiceries nuits qui sont très sérieuses à Montpellier. Voilà, qui rendent un service en étant ouvert tardivement pour permettre à des étudiants qui ont fait un peu la fête de se faire des pâtes, du riz, bon voilà, la vie. Ok, mais là, il y en a qui ouvrent sans avoir un client. Et devant ces épiceries nuits, on voit des grosses berlines, je ne sais pas comment on se les paye, qui toute la nuit sont là. Et les épiceries de nuit ont été à Montpellier un des cadres visibles de la violence liée au narcotrafic. Et à Saint-Martin, il y a un homme qui a perdu la vie parce qu'il a été brûlé. Donc moi, je le dis avec beaucoup de force, nous les maires, on est démunis. Parce que la loi dit le commerce est libre. Moi, je suis allé plaider ces sujets auprès de plein de ministres. Bon, voilà, on vous écoute poliment. Donc moi, j'ai dit on va essayer d'agir. Donc premièrement, on a fait un arrêté. pour restreindre les horaires d'ouverture des épiceries nuit. On fait des contrôles administratifs avec les services de l'État. Et je remercie même la préfète qui est très diligente sur ce sujet. Voilà, parce que quand on vend du protoxyde d'azote, quand on vend du tabac de contrebande, quand on détient des armes alors que ça n'est pas légal, eh bien ça donne un cadre pour faire fermer. Et puis, quand vous avez 10 épiceries nuit, comme c'était le cas rue de la Sorbe, Le commerce est plutôt en difficulté dans notre pays. Par contre, les épiceries nuits semblent bien se porter. Ça devrait questionner le débat démocratique. Eh bien là, on a pris une mesure d'utilité publique. Et on a pu, pour réaménager trottoirs, voies cyclables, végétaliser, on a pu exproprier. Alors je vais vous raconter. C'était folklorique quand les services de la mairie, fonctionnaires qui, très courageusement, venaient et disaient « Voilà, on veut voir vos comptes. Déclarez 14 000 euros » . Les gens, ils en demandaient 100 000 euros. Ça voulait bien dire qu'on blanchissait. Il ne faut pas nous prendre pour des gogos. Donc on a exproprié devant les juges et nous avons gagné. On a pu raser. C'est vrai que ça intéresse TF1 parce qu'on se dit mais là, il y a des élus courageux qui cherchent à agir pour endiguer ce phénomène. Puis à Saint-Martin, qu'est-ce qui se passe ? Au pied de cette tour où les habitants aspirent à vivre tranquillement, dans le quartier Saint-Martin où les gens aspirent à vivre tranquillement, on a aménagé une rue aux écoliers. On a réaménagé le parc, on a permis aux jeunes d'avoir une expérience grâce au terrain d'aventure, où la Maison pour tous fait un boulot formidable, où la poste, la pharmacie créent une présence, où nous on rachète un certain nombre de commerces pour reprendre la main. Eh bien, dans le commerce de la tour qui avait brûlé, il y a quelqu'un qui ouvre une épicerie de nuit sans faire de déclaration de travaux, sans assurance. Et donc qui, à la barbe de tout le monde, veut rééditer ce qui a posé des problèmes. Sans respect d'ailleurs de la mémoire de la personne qui a perdu la vie. Et bien c'est simple. Vous savez les blocs bleus qui étaient très laids sur la place de la comédie ? Ils sont stockés au service technique à la mairie. Et donc un lundi matin, j'ai donné instruction pour qu'ils soient posés devant cette épicerie nuit pour pas qu'elle l'ouvre. Voilà. Peut-être que j'aurai des problèmes avec l'autorité judiciaire qui dira « un maire n'a pas à faire ça » . Je pense que si. Je pense qu'il faut être courageux. C'est vrai que ça me vaut beaucoup de soucis avec les réseaux de blanchiment. Mais je ne céderai pas. Parce que la tranquillité des Montpellierains, elle compte. Parce que quand on a un commerce, et pour voir beaucoup de commerçants, c'est dur. Et donc on ne se sert pas du commerce pour faire autre chose que du commerce. Voilà. Et donc je sais qu'il y a encore beaucoup d'endroits qui nous attendent dans la ville. Je le sais parce que sans doute la personne qui vous a écrit interroge. Et nous, monsieur le maire, quand est-ce que vous vous occupez ? Eh bien avec les services de l'État, comme maire, avec la police municipale, les services d'hygiène, nous menons une lutte sans relâche. Mais j'aimerais bien, je vous le dis, que la loi, elle change. Parce que nous, on n'a pas à jouer comme ça Ausha et à la souris. que la loi change et qu'elle permette aux maires d'avoir... plus de pouvoir sur les ouvertures commerciales. Je peux donner mon avis sur les grandes surfaces en périphérie, et d'ailleurs je l'ai donné pour empêcher le projet Oxylan ou Shopping Promenade du côté de l'Ade, parce que ça aurait fragilisé le commerce de l'écusson, et je peux rien dire sur les épiceries nuits, comme maire. Et aujourd'hui, tous les maires voient qu'il y a un sujet. Donc moi, j'espère que M. Darmanin et M. Nunez vont s'emparer une bonne fois pour toutes du problème. Tant que ce ne sera pas le cas, nous on fera le travail sur les fermetures administratives. Les blocs bleus, on en a en stock et les expropriations, on est prêt à utiliser ça. Bref, moi tous les moyens qui sont en ma possession, j'essaye de les utiliser parce que je sais combien cela pose de problèmes, cela trouble l'inquiétude. C'est dur parce qu'il faut jouer Ausha et la souris. Certains qui verront, qui écouteront ce podcast se diront « Mais monsieur le maire, au bas de chez moi, je le sais » . Et je vais d'ailleurs écrire à tous les propriétaires. Ça, c'est une annonce. Tous les propriétaires qui louent à des beaux commerciaux qui sont ces épiceries de nuit et qui ont fait l'objet de fermetures administratives. Parce que moi, j'aimerais bien que la responsabilité se comprenne. Je veux bien qu'on encaisse des loyers. Mais quand on est un propriétaire, on est aussi respectueux. Un de son bien et des gens qui vivent autour. Donc là, prochainement, des courriers seront à ma signature là-dessus. Vous voyez, c'est une nouvelle idée que j'ai eue il y a quelques semaines en me disant qu'il fallait essayer d'agir là-dessus.
- Speaker #0
C'est un signal très fort.
- Speaker #1
On lâchera rien. Avec Sébastien Cotte, nous ne lâcherons rien.
- Speaker #0
Sur un autre sujet, M. le maire, mais comme signal fort aussi, c'est très récemment, vous êtes allé à la rencontre des élus de Lunel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Intensifier la coopération entre les territoires. Vous avez même proposé de créer une fédération des intercommunalités qui va de Nîmes jusqu'à Sète. C'est une façon de réinventer ces modes de coopération. C'est quoi ? C'est une manière de faire front commun ?
- Speaker #1
Moi, je vais vous dire les choses telles qu'elles sont. La métropole, c'est 31 communes. Et donc c'est la métropole qui définit l'offre de transport en commun sur la métropole. À Lunel, c'est une autre interco et qui définit son offre de transport. Il faut qu'on travaille ensemble. Et sur ce territoire, pendant très longtemps, ça a été la guerre. D'ailleurs, l'illustration, c'est le tram qui ne va pas à la mer. L'illustration, c'est plein de dossiers qui ont été non réglés, comme celui des déchets. Et donc on est dans un moment où l'argent public se fait rare. Il faut travailler ensemble pour faire des économies. Et puis les gens, ils ne comprennent pas quand on dit « c'est pas moi, c'est l'autre » . Donc moi, je veux qu'on travaille dans le respect. Moi, je ne veux pas agrandir la métropole, j'ai déjà assez à faire. Dans le respect avec chaque intercommunalité voisine. Pour bien montrer que le bassin de vie, ce n'est pas que les 510 000 habitants de la métropole, mais c'est les 900 000 habitants de l'aire urbaine. Pour qu'on travaille ensemble. Aujourd'hui, cette démarche a fait ses preuves dans le domaine de la culture, dans le domaine du sport. Elle commence sur le développement économique. Avec le projet de CERM, elle avance sur le plan des transports. Et il faut intensifier. Et donc les élections sont passées, j'ai vu tous mes collègues maires de la métropole qui m'ont tous donné un mandat pour continuer ce travail. Et donc j'ai été reçu par Jérôme Boisson et Paulette Goujon, président et première vice-présidente, dans une qualité d'accueil absolument remarquable. Et on a eu un échange avec l'exécutif et on a parlé de ces projets. Et c'est vrai qu'apparaît l'idée d'une fédération des intercos qui pourrait se matérialiser à travers... Une agence d'urbanisme pour penser ensemble l'accueil des nouveaux habitants. On sait qu'ils viennent, mais Montpellier ne peut pas tout prendre. À Lunel, on peut accueillir. Comment le tourisme se structure ? Comment on défend nos viticulteurs ? Comment le maire de la ville-centre de Montpellier, président de la métropole, aide les manadiers, l'économie de la bouvine qui protège nos grands paysages ? Bon, on a plein de sujets à penser ensemble. Puis vous savez... Vue de Paris, vue de Berlin, vue de Pékin, vue de Washington, dites Montpellier, déjà ils confondent à l'est ou à l'ouest du Rhône, mais si en plus on leur explique quand des entreprises doivent s'implanter, ah là vous comprenez ces lunelles, là c'est 7, on n'est pas lisible. Et aujourd'hui, tous les élus ont bien conscience de cela. Pareil pour le tourisme qui donne du travail à nos jeunes sortant du lycée hôtelier. Donc oui. Il faut privilégier l'intérêt général, il faut le faire dans le respect, il vaut mieux coopérer entre les territoires que se faire des compétitions stériles entre les territoires. Nous sommes dans un moment où les finances publiques de la France ne sont pas au mieux de leur forme, donc il faut éviter les doublons, il faut travailler ensemble, il faut lutter contre un certain nombre de pesanteurs pour être plus efficace au service des habitants, au service des enjeux du logement, de l'emploi, de la vie culturelle. de la vie sportive. Et donc c'est à ça qu'on s'attèle. Donc là, j'ai vu Loïc Linares du côté de Sète, je verrai bientôt le maire Hervé Marques, je verrai bientôt Stéphane Rossignol pour POA. Donc voilà, être maire de Montpellier, président de la métrovole, c'est aussi beaucoup travailler avec ses voisins pour faire avancer des grands dossiers. Je me souviens, là, sur la comédie, j'ai été interpellé par des jeunes, et un jeune homme m'a dit... Monsieur Delafosse, quand est-ce qu'on va arrêter de prendre un bus Lyo, puis ensuite un quart de Latam ? Et je lui ai dit « Ben voilà, vous avez 17 ans. Vous avez très bien identifié ce qu'étaient les problèmes du territoire. Comment on crée des continuités ? On évite des ruptures de charges » . Donc moi, ces témoignages, ils me nourrissent. Ils m'obligent à agir. La franchise, c'est aussi de vous dire qu'hélas, ça se fait pas du jour au lendemain. Beaucoup de réunions, beaucoup de travail, parce qu'il faut se mettre d'accord. On est les financements. Mais moi, je ne veux surtout pas me perdre en rivalité stérile. Je veux que nous soyons efficaces ensemble.
- Speaker #0
On a bien compris que c'était la fin des vieilles guerres de clochers.
- Speaker #1
Ah oui, ça... Donc à Millau, ça fait rire et c'est un film. À Montpellier, les discords territoriales, ça n'a été qu'un mauvais film dont nous payons très cher aujourd'hui pour notre territoire. Voilà, donc il faut qu'on avance et on va avancer.
- Speaker #0
Monsieur le maire, si vous le voulez bien, vous avez déjà répondu à quelques questions, notamment sur le logement. un peu On peut voir la question de Liokev qui évoque l'avenue du Père Soulaz. Il indique qu'elle est remplie de trous. Et est-ce qu'il y a des travaux qui vont être faits ?
- Speaker #1
Oui. L'avenue du Père Soulaz, c'est un gros problème à Montpellier. Il n'y a pas de trottoir satisfaisant. Elle est jonchée de nids de poules. Donc il va y avoir des travaux. Mais je ne peux pas vous dire quand parce que je veux que toutes les équipes se coordonnent. À cet endroit, il faut reprendre les réseaux souterrains pour maîtriser le risque d'inondation, pour reprendre les canalisations de distribution d'eau potable et d'assainissement. Ensuite, il y a le bus tram qui doit passer. J'ai demandé aux équipes de la régie des eaux, des équipes de la métropole, de se coordonner pour que le moment venu, on puisse engager des travaux. Travaux qui doivent à la fois faire disparaître ces nids de poules, mais aussi essayer d'améliorer cette rue qui est aujourd'hui insatisfaisante, insécure pour les piétons, pour les cyclistes, dangereuse aussi pour les automobilistes. Donc j'ai bien ça dans le scope et j'aurai l'occasion d'y revenir. Mais merci de votre question parce que je précise ici la doctrine auprès des équipes, Régie des eaux et Métropole, pour qu'on coordonne bien les travaux. Elles auront aussi un impact circulatoire, la phase de travaux. Et donc, il faut aussi qu'on l'organise pour que le préjudice soit le moins long possible pour les automobilistes.
- Speaker #0
Nous avons Emeline qui voudrait savoir si on peut avoir des arbres sur l'avenue de la Pompignane et autour du Lidl, ça manque.
- Speaker #1
Alors, je voudrais dire à Emeline que dès qu'on peut planter des arbres, nous plantons des arbres. Si on ne le fait pas, c'est souvent parce qu'il y a des réseaux de gaz. de distribution d'eau et d'assainissement, et que le système racinaire pourrait casser cela. Donc évidemment, nous on désimperméabilise, il faut désimperméabiliser pour rafraîchir, et a fortiori lors de ces épisodes climatiques. Et je voudrais dire à Emeline qu'en face de l'école Jansé, la place va être aménagée. Et on va à la fois, là aussi, travailler sur un dispositif autour de l'eau, mais aussi planté pour ombrager. et créer un point fraîcheur supplémentaire dans la ville. Le long de l'avenue de la Pompignane, c'est vrai qu'on se dit qu'on aimerait bien voir un alignement d'arbres, comme on en voit dans certaines rues de la ville. Mais hélas, on est très contraints par les réseaux. Je préfère répondre avec beaucoup de franchise et ne pas promettre ce que nous ne pourrions pas faire.
- Speaker #0
Une dernière question de cas vivants pour lesquels vous avez déjà répondu sur l'épicerie, mais il était gourmand sur cette lance de questions. Est-ce que vous allez recruter massivement des policiers municipaux ? Il en faut plus.
- Speaker #1
Eh bien à Montpellier, on recrute. On a recruté 50 policiers supplémentaires, 42 agents de la police des transports en 2024 et le GSRI 42. J'ai une promesse de campagne, et je tiendrai cette promesse, évidemment, de 100... policiers, en plus sur le territoire communal, police des transports, GSRI et police municipale. Tout comme de doubler les caméras. Mais ce n'est pas à la ville de tout faire. Je demanderai prochainement une audience au ministre de l'Intérieur pour lui demander des effectifs de policiers nationaux supplémentaires. Parce que notre ville gagne des habitants, mais le nombre de policiers, lui, reste le même, policiers nationaux. Et je ne veux pas que l'État... se dédouanent de ces responsabilités. Et donc j'irai plaider ce dossier auprès de M. Nunez. Je ne doute pas qu'il y sera sensible. La sécurité, c'est un enjeu très important. Et je veux saluer l'engagement de nos forces de sécurité qui sont mobilisées et qui travaillent ensemble. Police municipale, police nationale. Et ça, ça crée aussi de l'efficacité. Vous savez, en ma qualité de maire, je vais aussi contribuer à rénover le commissariat de la gare. Avant, il était pour donner de bonnes conditions de travail à nos policiers nationaux. Ça a été un coût de 3 millions d'euros, mais aussi pour permettre à ceux qui doivent déposer plainte d'être accueillis dans de meilleures conditions. Tout comme nous avons fait un commissariat mixte à la MAUSON, police nationale, police municipale. Donc les efforts en matière de sécurité doivent se poursuivre. On doit agir en la matière. Donc il y aura des effectifs supplémentaires. Après, je dois être aussi transparent. Il y a les finances publiques. Et donc là, on vient de recruter les 50 policiers municipaux supplémentaires. Ce sera plutôt sur la deuxième partie du mandat sur l'engagement des saints. Merci M. le maire. On se voit la semaine prochaine. Et oui, pour continuer à aborder chaque semaine l'actualité, les thèmes. Et j'invite ceux qui suivent ce podcast à envoyer leurs questions parce que c'est très intéressant d'y répondre et évidemment, ça challenge.