- Speaker #0
A l'écoute de la Voix de Sion, l'émission de l'OSM.
- Speaker #1
Auditrices et auditeurs de la Radio Juive de Marseille, shalom et bienvenue sur le 90.5. Vous êtes à l'écoute de la Voix de Sion, l'émission de l'OSM, l'émission des passionnés d'Israël et des amoureux de Sion. Et aujourd'hui, en ce jour particulier du 2 juillet, puisque le... Le peuple juif commence à se souvenir et à jeûner pour se rappeler la destruction des deux temples, le premier et le deuxième temple de Jérusalem. Nous avons aujourd'hui un invité tout à fait adapté pour nous faire un petit peu la genèse des choses et surtout nous rappeler l'histoire de notre peuple à cette époque-là. Je veux parler du professeur Yael David qui est notre délégué de l'OSM, qui termine sa mission comme nous l'avons dit. et qui va nous aider un petit peu à nous repositionner en cette fin de journée sur cette histoire particulière. Yaël, bonjour ! Bonjour !
- Speaker #0
Pas professeur, docteur, ça ira très bien. Alors docteur,
- Speaker #1
c'est aussi bien, c'est aussi bien. Yaël, on a le plaisir de t'entendre et surtout, on aime beaucoup ta façon de raconter, de nous raconter l'histoire. Alors j'ai dit 17 Tammuz, la destruction du Betamigdash, mais toi tu veux venir un peu bien plus avant et tu veux nous parler du 17 Tammuz quand on était dans le désert.
- Speaker #0
Alors on va effectivement parler du 17 Tammuz puisqu'aujourd'hui nous jeûnons. Alors ça fait partie des jeûnes qui sont cités dans notre transition et donc c'est des jeûnes courts. Il n'y a que deux jeûnes qui sont longs qui sont le jeûne de Tishabiaz et le jeûne de Yom Kikour qui commence la veille. Sinon, on jeûne depuis le matin et pendant toute la clarté du jour, tant qu'il fait jour, on se concentre sur notre passé et on réfléchit sur notre histoire et notre condition. Alors c'est un jeûne très difficile, surtout avec la température qu'il fait aujourd'hui. Absolument. Et c'est le jeûne de l'été le plus compliqué, puisqu'après les jours, on commence à raccourcir. C'est pas que Pichabéa soit plus court, mais c'est vraiment un jeûne très long.
- Speaker #1
À peine quelques minutes.
- Speaker #0
Voilà, et donc là, il faut comprendre pourquoi on entame une période de trois semaines jusqu'à Tish'Abeav. En fait, c'est une période de grande réflexion, peut-être aussi due, j'ai envie de dire, à l'agriculture. Tu sais très bien que j'aime beaucoup lier la Torah avec ce qui se passe en Éretz-Israël. Les heures sont chaudes, les blés ont été... C'était ramassé. L'agriculture, c'est pratiquement tous les fruits sont sous le soleil brûlant. Et donc finalement, c'est le temps même pour l'homme de la terre de se retourner vers lui-même et de repenser sa condition. Et donc le 17 Tamouze, ça marque la Bresse de Jérusalem. Et finalement, j'ai envie de dire, et on va le voir à Tichabéab, c'est le début du... pire qui puisse nous arriver et à Tisha B'Av, c'est la fin. La preuve, c'est que le Tisha B'Av à midi, on commence déjà à préparer la maison parce qu'on sait que ça y est, on sort de cette période de deuil. Donc l'important, c'est le point qui crée la brèche. C'est non seulement la brèche dans la muraille de Jérusalem, mais quelque part, c'est la brèche aussi au sein du peuple juif. Et donc, c'est un moment très important, je pense, en cette année 2026. où on se rend compte que finalement, ce manque d'unité du peuple juif, il a été toujours la cause de nos malheurs. Et là, on est complètement dans une période où, d'après moi, si on doit travailler sur une pensée, c'est celle qui nous unit. J'ai envie de dire qu'il unit la diaspora israélienne avant tout, parce qu'on voit de plus en plus des juifs qui essayent de se... Aujourd'hui de se désolidariser d'Israël pour peut-être échapper à une tragédie. La tragédie de la destruction du temple, c'est historiquement effectivement le 17 Tammuz, mais le 17 Tammuz va nous amener au 9 Havre. Et la destruction des deux temples qui sont cités comme étant les raisons du 9 Havre, c'est un petit peu comme si on... Prenez un film au milieu. Si on revient au début du film, le 9 avril, c'est le refus des enfants d'Israël de rentrer après la partie du désert, de rentrer en Israël. On envoie 12 explorateurs, c'est dans le livre des nombres. Moïse, pour un petit peu calmer le peuple qui mange de la manne et qui boit des cuits que Dieu veut bien créer dans le désert, tout d'un coup va se retrouver aux portes de la Terre promise et, bonne idée, on va envoyer des explorateurs, des chefs de tribus, pas n'importe qui, qui vont observer ce pays. Il faut retourner au texte, c'est extraordinaire. Et finalement, sur les douze, tout le monde est d'accord pour dire que la Terre est... très très bonne, mais et il y en a 10 qui vont aller sur mais tout ce qui va pas et je crois que là on peut pas s'empêcher aux auditeurs de de la radio, j'ai envie de dire écoutez tout ce qui a marqué dans la Bible comme si c'était le journal du matin et vous comprendrez que c'est le message qui s'adresse à nous des explorateurs qui vont pour voir si les villes sont fortifiées S'il y a bien une barrière de protection, etc. Alors que finalement, qui c'est qui se protège ? Quand un peuple est fort, il n'a pas besoin de se protéger ses frontières, mais c'est très bien qu'on ne l'approchera pas, qu'on ne l'attaquera pas. Et là, Moïse dit, vérifiez bien l'état des villes. Vérifiez aussi l'agriculture. Vérifiez comment se comportent les gens. Et qu'est-ce que répondent les explorateurs des fétiches ? Ils disent... On était à leurs yeux comme des sauterelles et ils nous voyaient comme ça. Et je pense que ça c'est l'image du juif aujourd'hui. Si tu penses que tu rentres dans les yeux de ton ennemi et que tu regardes comment il te regarde, alors évidemment que c'est une introspection qu'on doit faire absolument. Nous ne sommes pas des sauterelles et il ne faut pas penser deux minutes que les peuples qui nous entourent et qui nous regardent, regardent les juifs comme des sauterelles. Et ça, ça a été... Malheureusement, une des faiblesses des explorateurs, et Dieu leur dit, « Ah, à 40 ans vous avez visité ce pays, et maintenant vous démoralisez le peuple, et bien pendant 40 ans vous allez mourir dans le désert. » Alors souvent on a tendance à parler de la génération du désert, 40 ans c'est au moins deux générations. Et c'est terrible. On a tourné en rond, et toutes les veilles de Tchabéa, on s'est couché en ne sachant pas qui de nous... qui avions vécu la sortie d'Egypte, qui de nous allait mourir. Et pourquoi je dis ça ? Parce que je veux le lire au présent. Je veux lire toute cette histoire de la brèche. C'est la brèche de l'unité du peuple juif qui nous a amenés à cette catastrophe dans laquelle on a du mal à sortir, on a du mal à s'aimer les uns les autres, avec toutes les différences. Et c'est un travail extraordinaire qu'on doit faire, de se supporter, j'ai envie de dire. Ça peut être supporter, c'est-à-dire au sens de céder, vraiment comme se porter l'un l'autre, mais se supporter c'est aussi faire un effort soi-même de laisser une place à l'autre qui est tellement différent. Et c'est ça la société israélienne telle qu'elle est vue par les juifs de diaspora quelquefois, c'est-à-dire « ouais, vous n'êtes même pas unis » . Il y a de ça une vérité, mais ce n'est pas en se séparant de l'unité d'Israël ou en critiquant l'unité d'Israël que les juifs de diaspora vont pouvoir se rattacher. Et se rattacher à quoi ? Quand on a vu le miracle de notre génération, moi je ne suis pas née en 48, donc je n'ai pas vu le miracle de la renaissance d'Israël, et j'étais trop petite pour voir le miracle de la réunification de Jérusalem. Il faudrait que nos auditeurs reconnaissent qu'on a devant nous tous les miracles que Dieu a fait pour sortir le peuple d'Égypte. Et que maintenant qu'on est sortis d'Égypte, on est... Peut-être dans un désert, un long exil, mais il faut rentrer à la maison. On ne va pas rester 40 ans encore à se demander si la politique qui nous entoure, les prochaines élections, la montée de l'antisémitisme, non ! On doit sortir du désert pour rentrer en Eretz Yisrael, c'est pour ça qu'on est sortis d'Egypte. Et cette histoire, elle a duré assez longtemps. Et maintenant qu'on est aujourd'hui le 17 amour, on doit travailler, un, sur notre unité, Sur notre amour, pas notre amour d'Israël, aucun doute sur l'amour d'Israël des auditeurs de la radio et de tous les juifs. La question c'est le regard qu'on porte sur cette terre. Si on la critique, on va rester dans le désert. Si on reste dans le désert, malheureusement l'histoire nous l'a appris. Et c'est sur ça qu'on va pleurer à Tichad et Havre. Sur cette faute des explorateurs. Et le pire je crois, c'est la nuit du 9 au 10 Havre. Parce que quand Dieu a dit qu'il les abandonnerait, les enfants d'Israël sont allés se coucher, et puis finalement ils ont joué les bouts le matin, ils ont dit « Ah, on a changé d'avis là ! » On fait et on veut y aller. Et Moïse leur dit n'y allez pas maintenant. Si vous n'êtes pas convaincus, si vous y allez parce que vous avez peur, ça va mal se passer. Et ça se passe mal. C'est les Mahapilim et ça se passe mal pour eux. Donc il faut aller en Israël par amour d'Israël. Pas par crainte, pas par changement d'avis parce qu'on va se prendre, comme on dit chez nous, une tréha. Non, il faut aller en Israël par amour d'Israël. On est sortis d'Egypte pour aller en Eretz Israël. Et ce n'est pas Israël. C'est l'endroit le plus logique pour le peuple juif pour vivre sa vie. Et maintenant je veux bien parler des temples.
- Speaker #1
Bon, en tous les cas, une petite parenthèse, une petite virgule, on va dire, dans ton propos, juste pour que tu partages, mais je sais que tu es au coup, tu le sais déjà. On a vu à Marseille, je pense à Paris et un peu partout en France, ces derniers jours, des soirées pour honorer les futurs Olympes qui ont décidé de rentrer à la maison, des moments d'émotion fastidieux et fabuleux. Et en tous les cas, je pense que toutes ces familles, en tous les cas à Marseille c'est rare, mais on a eu une soirée avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de participants et je crois qu'ils étaient tous imprégnés de ce message que tu es en train de nous faire partager. Oui, je crois qu'ils partent tous parce qu'il y a l'amour d'Israël, quand tu vois ces familles, quand tu vois ces enfants, quand tu vois ces petits-enfants à bas âge, effectivement c'est cela. Quant à la discorde, on va dire ça comme ça, qui a entraîné, on dit aussi que c'est une des causes de cette destruction des temples, je te laisse le temps de nous raconter. Encore pendant un petit moment, cette histoire des destructions des deux temples de Jérusalem.
- Speaker #0
Alors d'abord, je pense que vous avez aussi peut-être entendu parler de la fête qui s'est passée jeudi dernier, la fête des Zulpanim à Marseille. Donc il y a des gens qui se préparent, c'est-à-dire qu'il y a des gens qui terminent cette traversée du désert et qui ne veulent pas arriver dépourvus. Donc ils mettent les lunettes, j'ai envie de dire, de calèves. ou de Yehoshua, des gens qui veulent aller en Eretz Yisrael, qui veulent aller dans cette bonne terre qui va les accueillir. Et donc ce départ d'Eolim, c'est tellement émouvant. C'est dur de quitter sa maison, vraiment comme Abraham, quitter sa maison, son... Comment on appelle ça, ça ?
- Speaker #1
Sa maison familiale, non ? Oui,
- Speaker #0
quitter sa famille, mais aussi quitter sa nation, là où on a grandi, là où on appartient, vers la terre que je t'indiquerai. Il faut se rappeler, Abraham n'a rien reçu. Il a juste reçu l'ordre de partir. Et cette terre sur laquelle il arrive, elle ne lui est pas offerte, elle est offerte à sa descendance. Et sa descendance, c'est nous. Imaginez, demain, vous recevez un appel d'un notaire qui vous dit Allô, monsieur... Peu importe, Cohen, voilà, je vois votre nom sur la liste des héritiers. Vous voulez récupérer votre lotin de terre ? Vous connaissez quelqu'un qui va refuser ? Alors il faut comprendre que c'est notre héritage. Et c'est ça qu'on doit faire. Et c'est ça que font ces Olympes. Ils ne partent pas simplement, et j'espère sûrement pas pour fuir, une situation catastrophique. Je ne vous parle même pas de la calicule dans laquelle on est. Ils vont arriver, ils vont trouver des reconditionnés, mais... Une situation catastrophique. désertiques à la veille d'élections complètement lunaire avec un antisémitisme royal mais c'est pas pour ça qu'ils partent ils veulent sortir du désert l'egypte ils ont quitté ils l'ont dit encore il ya quelques mois autour de la table de Pessah mais maintenant ils veulent sortir du désert ils veulent retrouver leurs terres c'est extraordinaire et parmi ces préparations on a aussi cette préparation au temple maintenant je vais Peut-être dire quelque chose qui va étonner les auditeurs, mais voilà. Quand on chante Daïenou, le soir de Pessah, on dit si tu nous avais fait sortir d'Egypte et que tu nous avais amenés dans le désert, ça nous aurait suffi, etc. Mais malheureusement, j'ai envie de dire, il y a des gens qui ne se rappellent pas qu'on est sortis dans le désert et qu'on a reçu la Torah au Mont Sinai. Et puis il y en a qui, c'est peut-être encore pire, qui en lisant Daïenou croit que c'est là que ça s'arrête, qu'on a reçu la Torah. Mais non, il y a Marqué ensuite qui nous a rentré en Eretz Yisraël, et la chansonde se termine par là, et qui nous a reconstruit le Bet HaMikdash pour expier nos fautes. Et là je voudrais transmettre un message universel. La notion de Bet HaMikdash, d'abord il faut arrêter de parler du troisième temple, il n'y a pas de troisième temple, il y a le dernier temple et c'est tout. Je ne sais pas qui c'est qui a inventé cette notion de troisième temple. Le premier temple construit par Salomon, il n'était pas premier, il était le temple tout court, c'est un peu comme la grande guerre. Et puis à cause du deuxième temple, alors... On a nommé le premier premier, mais le suivant c'est le dernier, il faut arrêter de dire le troisième, quatrième, je ne sais pas quoi. Donc on attend le dernier Bet Hamikdash. La force du Bet Hamikdash et de Yerushalayim c'est de rassembler toutes les nations, toutes les foies, tous les croyants du monde vers un lieu unique qui est la résidence sur terre d'Akadash Baruch. A partir du moment où les yeux de l'humanité sont tournés vers Israël, et là j'ai envie de le dire, on le vit tous les jours dans les télévisions. Dans les radios, sur les chaînes, tous les yeux du monde sont tournés vers Yerushalayim. Et je crois que les nations attendent cette reconstruction d'un lieu de paix pour les nations. « Kibet, kibet, tefilay, kare, lechola, amim » C'est ainsi qu'on doit considérer le et les temples. Alors bien sûr, on languit nos temples, on le fait lors des mariages, quand on casse un verre, on le fait. le jour de la Britmila, le Khatan qui met de la cendre sur terre. On passe notre temps à se rappeler du Beth Amikdash. Dans notre maison, souvent, on laisse un endroit pas peint pour se rappeler que la maison ne peut pas être parfaite tant qu'on n'a pas le Beth Amikdash, etc. Donc le Beth Amikdash, il accompagne notre vie comme un doux souvenir de quelque chose qu'on attend, pas quelque chose qu'on regrette. Et pour arriver au dernier Beth Amikdash, il faut reconnaître que l'entrée en Eretz Yisrael, ce n'est pas suffisant. Et le fait de revenir vivre en Eretz Yisraël, c'est une partie du contrat, c'est même, j'ai envie de dire, l'acceptation de l'héritage. Mais une fois qu'on a l'héritage entre nos mains, il ne faut pas s'arrêter et poser les valises et se dire maintenant on est arrivé, on n'a pas fini. Et quand on voit la situation aujourd'hui de notre communauté au sens le plus large, il y a un appel d'unité extraordinaire et c'est par l'union des Juifs d'abord. qu'on aura ensuite l'union des nations autour d'Hakadosh Baruch Hu. Nous on est là, on n'est pas meilleurs que les autres, on est là pour élever le nom de Dieu sur terre, on est là pour... Je veux dire, Tisha B'Av c'est un jour extraordinaire parce qu'on n'a vraiment rien à faire d'autre que de penser, j'ai envie de dire penser dans les deux sens du terme, et de penser à notre avenir, et de penser cette plaie béante qui nous accompagne depuis 2000 ans, qui est cet exil où Titus nous a... Nous à la porte, mais Titus était entre les mains d'Akadosh Baruch Hu. Je ne veux pas dire qu'on a mérité, mais quelque part, Akadosh Baruch Hu nous a mis à la porte. Et maintenant, il nous dit les enfants, rentrez. Et moi, quand je croise des gens qui me disent, ah non, non, on est bien à Marseille, j'ai envie de dire, mais moi, Akadosh Baruch Hu, il m'a parlé, il m'a dit, dis-moi, tu n'as pas vu mon fils, je ne sais plus où il est, et moi, je lui réponds, mais si, je l'ai vu, il traîne sur la cannebière, je l'ai vu, il est coincé là-bas à Marseille. Ben, dis-lui que je l'attends. Et c'est ça, je pense qu'il y a vraiment un dialogue entre Akadosh Baruch Hu et le peuple juif qui nous dit rentrez à la maison. Pas par sionisme uniquement, moi qui suis la déléguée de l'organisation sioniste mondiale, évidemment qu'on pourrait me soupçonner de vendre du sionisme moderne, mais j'ai envie de dire que le sionisme moderne, le sionisme, il a 2000 ans, au moins 2000 ans. C'est ce retour qu'on a toujours souhaité, qu'on ne vienne pas nous raconter qu'on a inventé. Si on est sincère quand on dit Leshana, Abbaa, Birushalayim, Habnouya, c'est pas qu'on va construire des tours. Habnouya, ça veut dire la Jérusalem reconstruite avec son temple. Le temple, c'est comme le cœur du peuple juif. Vous imaginez qu'on vit avec des appareils de survie depuis 2000 ans. Et là, on a l'occasion de se rapprocher. Mon papa, Zichrono Livracha, il était sûr que de son vivant, il est parti il y a deux ans maintenant, de son vivant, il verrait la pose de la première pierre d'huile. du dernier bêta-migdache. Et moi, je crois, autour du coup, j'ai la représentation du dernier bêta-migdache. Je peux vous dire, vraiment, il faut qu'on s'élève. On est beaucoup dans la matérialité, mais il faut qu'on aille vers cette spiritualité. C'est pas de la religion, le bêta-migdache. Je tiens à le préciser. C'est comme si on disait demain que l'Assemblée nationale, c'est un temple de la démocratie. Non, Le Bet HaMikdash, c'est un lieu de prière, de sacrifice, on va savoir comment ça va se passer, on ne sait pas, c'est le futur. Ce qu'on fait, c'est qu'à chaque fois qu'on a eu le Bet HaMikdash, on a apporté une unité de l'humanité vers un endroit unique au monde. Et je rajouterais quelque chose. Le premier Bet HaMikdash, on nous dit dans la Gemara qu'il a été détruit parce qu'on ne respectait pas les mitzvot. notamment les 3000 votes essentiels, je ne rentre pas dans les détails. Et on nous dit que le deuxième bêta-migdache, d'après le RAF Cook, enfin, on nous dit que le deuxième bêta-migdache, il a été détruit par la haine gratuite. C'est-à-dire qu'on ne s'y met pas les uns les autres. Le Rav Kouk a rajouté, s'il a été détruit par la haine des autres, il sera reconstruit par l'amour des autres, par l'amour gratuit. Et mon beau-frère, qui est quand même un talmud racham, je voudrais le citer, lui dit non. Quand il y a la sinatrinam, l'inverse de la haine, c'est l'amour, et l'inverse de gratuit, c'est... C'est un prix à payer et donc je crois qu'on est en train de vivre aujourd'hui le prix à payer de transformer la haine en amour et ça ne sera pas de l'amour gratuit, ça sera de l'amour par intérêt. On le voit avec les accords d'Abraham, on est tout à fait capable par intérêt de recréer une unité et je crois que c'est peut-être un message qui me paraît en tout cas une très bonne lecture de l'inverse de la haine gratuite. Ça serait un amour par intérêt. Encore une fois, on a des sources qui nous disent qu'est-ce que c'est l'amour par intérêt, c'est malheureusement un amour qui ne tient pas. Mais n'empêche que pour arriver à cette unité, quelquefois, il faut qu'on paye ce prix. Si chacun fait un petit pas en arrière pour supporter l'autre, je reviens à mon idée d'unité, alors il y a un prix à payer. On ne peut pas s'aimer tous. Les religieux, les antireligieux, les... les tendances, ceux qui vont, ceux qui vont pas, ceux qui restent en diaspora, ceux qui partent en Israël, ceux qui se battent, ceux qui veulent pas y aller. C'est très difficile aujourd'hui dans la société israélienne de supporter l'autre. Parce qu'on se dit, c'est pas possible. Moi, je porte tout le poids de ce pays en allant me battre, et toi, tu portes quoi ? Alors lui, il te dit, mais moi, je supporte tout ce pays parce que je prie et que... Mais en fait, c'est pas comme ça. C'est à partir de quel moment tu payes le prix à me supporter ? Et je crois, je vais peut-être terminer par ça en parlant du bataille-mixage, c'est vraiment le prix de notre unité, et le prix que les nations aussi paieront pour l'amour d'Israël, parce qu'aujourd'hui c'est de la haine gratuite. Ils ne savent même pas pourquoi ils sont antisémites, et ils noyissent avec des trucs tombés de... Il y a mille ans, qui nous sortent les mêmes histoires de trafic, d'argent, de pouvoir, etc. Mais s'ils arrivaient un tout petit peu aussi à payer le prix de l'amour du juif, Alors ça serait peut-être des racidés ou mot à l'âme, des justes. Et voilà, donc si j'ai un message à dire en ce jour de jeûne aujourd'hui, d'abord ne vous démoralisez pas, on en a pour trois semaines à réfléchir. Et si chacun d'entre nous fait cet effort de payer le prix de supporter son frère, aux deux sens du mot, et le soutenir, parce que celui qui est faible a besoin de nous si on est plus fort que lui, et aussi de le... supporté dans le sens où il est insupportable et que pourtant, lui, comme moi, j'ai envie de dire des phrases que j'entends quelquefois, lui comme moi on serait monté dans le même train à Auschwitz et lui comme moi, on a notre place dans ce peuple juif. Et il prendra le temps pour se regresser et moi si je suis tordue, je prendrai aussi mon temps pour reprendre la voie. C'est très long. Après 2000 ans d'exil, comme je dis souvent aux gens, essuyez-vous les pieds avant de rentrer. On a traîné 2000 ans de poussière, 2000 ans de... On est tordu, on ne parle plus l'hébreu, quelquefois on ne sait même plus pourquoi on a un rapport à cette terre. Donc, allez, il faut reprendre tout ça, se donner ces trois semaines à se remonter le moral en se disant que, bon, ok, puisqu'il faut déjà passer par là, trouvons la force de payer le prix pour que le 9 avril, quand on va tous se retrouver dans le synagogue, on pleure notre passé et on regarde ensemble notre avenir. Voilà, c'est ça que j'ai envie. J'ai envie d'annoncer, parce que j'ai été ce matin me renseigner, cet été on a déjà 1500 places sur les avions de Keren Neyé-Didoute, il y a 1500 juifs de France qui vont partir, c'est notamment des familles, les étudiants partiront en septembre, on est en train de battre des records, enfin avec tout ça, on n'est pas en train de vider la communauté, mais au moins il y a ce réveil. Il est évident. Et là, parce qu'on est le 17 d'Ammouz, et bien, réveillons-nous, nous nous baissons humblement la tête et cherchons cette force qui va nous proposer.
- Speaker #1
Merci, merci, merci, merci pour ce message d'optimisme. On a encore 4 bonnes heures à passer pour terminer cette journée. Courage ! Et c'est grâce à toi qu'on va peut-être les terminer avec un peu plus d'optimisme. En tous les cas, C'est plus facile à supporter. On te souhaite toute la slacha et un bon retour en Israël, un bon retour pour cette fin de mission. Oui,
- Speaker #0
on se retrouvera sûrement et ceux qui viennent en Israël chercher moi, j'ai toujours la porte ouverte pour celui qui veut trouver un peu de chaleur. Merci, merci. Oufri Mabahim, soyez les bienvenus et qu'à Kadosh Baruch Hu il entende nos prières et notre sacrifice. Chacun va faire un petit effort de trouver à quoi il renonce pour faire la place à l'autre. Et on sera exemplaires.
- Speaker #1
Amen, Ben voilà, merci, à bientôt. En tous les cas, la deuxième partie, tu la connais, c'est celle de la promotion de l'Aliya. Et donc, après cette pause musicale, on te souhaite d'abord un bel été, un bon retour à la maison. Et après cette pause musicale, on va proposer un programme aux jeunes et à d'autres personnes sur une façon de faire sa lia. A très bientôt, Yaël, et shalom ve'atzlacha. Merci beaucoup.