- Speaker #0
Vous êtes-vous déjà posé la question si l'endroit où vous passez le plus clair de votre temps avait un impact sur votre vie ? Pourquoi il y a ces lieux que l'on traverse sans s'arrêter, sans les investir vraiment, comme si nous étions des spectateurs distants et étrangers, quand d'autres, presque imperceptiblement, nous appellent ? Ces fameux lieux qui nous touchent, qui nous bouleversent parfois, ces lieux où l'on ressent une douce magie, un coup de cœur silencieux, un peu comme un amour naissant. Ils nous inspirent, nous réconfortent, nous rendent joyeux. Nous avons envie de les habiter pleinement, de les embellir, de les chérir, ou simplement de s'y blottir pour retrouver un peu de sérénité loin du bruit du monde. À travers ce podcast, je vous propose d'explorer ensemble cette magie discrète mais puissante qu'opèrent ces lieux chéris qui sont en réalité le berceau de notre créativité et le reflet de nos mondes intérieurs. Les couleurs, les matières, les formes, ces petits détails que l'on oublie trop souvent pourraient bien avoir un pouvoir insoupçonné sur nos émotions, sur nos choix et sur nos transformations. Alors prenez une douce respiration, accordez-vous ce moment, laissez-vous porter par cette exploration intime et entrez avec moi dans ce monde délicat où vos espaces intérieurs vibrent en harmonie avec vous. au monde intérieur. Bonne écoute ! Bonjour le monde, et bienvenue dans notre rendez-vous douceur. Je commence cet épisode avec un petit mot d'excuse. Oui, vous commencez à me connaître, Octobre a filé comme un courant d'air, en portant mes épisodes avec lui. Je me suis littéralement laissée happer, par mes projets clients bien sûr, mais aussi par mon propre rythme et mon mood un peu cabossé et un peu rêveur de cette fin d'année. Fin d'année que je trouve à l'image de tout ce qu'elle nous a déjà fait traverser. Autrement dit, 2025, tu es si dense, si remuante, je te trouve parfois épuisante et souvent déroutante. Ne trouvez-vous pas ? Alors oui, je l'avoue, cette année m'a bousculée, lessivée, transformée, et j'ai plus d'une fois eu envie de la mettre sur pause. Mais derrière cette fatigue intense, je ne vais pas vous le cacher, il y a aussi ce frémissement que j'adore, celui des envies neuves, des idées qui reprennent vie et de la mue qui s'annonce. Je suis encore un peu en 2025, mais déjà tellement tournée vers 2026, avec l'envie d'y déposer de la clarté, de la légèreté et un souffle nouveau. Mais ça, nous en parlerons en temps voulu une prochaine fois. Parce qu'aujourd'hui, place à l'épisode qui marque la fin d'octobre. Avec ma fameuse exploration intime à deux, vous savez ce moment suspendu où je vous invite à entrer dans l'univers d'une femme inspirante, sensible et créative. Ce moment où vous allez également découvrir un peu plus ma façon de décoder les espaces dans mon métier. Car oui, je ne me contente pas d'écouter, je décrypte. Il y a les mots, mais aussi les silences. Il y a les espaces, leurs couleurs, mais aussi les petits rituels de vie. Dans ces décodages, je cherche à comprendre comment une personne habite son monde intérieur et comment cela se reflète dans ses lieux de vie. J'aime lui révéler ce qui parfois dort derrière une couleur, un objet, une matière, une pièce. ou même ce petit tableau abstrait posé là dans le passage. Bref, vous l'aurez compris, cette rubrique me tient particulièrement à cœur car les femmes, leur sensibilité et leur créativité sont au centre de mon travail et je crois qu'elles sont aussi au centre du monde. Leur façon d'habiter, de ressentir, de créer la beauté au quotidien m'émerveillera toujours. Mais si vous voulez comprendre d'où vient cette passion et ce regard que je porte sur elle, je vous invite à réécouter ou à écouter. L'introduction de la toute première exploration à deux, celle de Rebecca dans l'épisode 4, un épisode que je trouve vraiment très joyeux. Alors maintenant, place à cette nouvelle exploration intime à deux, enregistrée chez celle que je n'ai évidemment pas choisie par hasard pour ce mois d'octobre. Pourquoi ? Parce qu'elle incarne tout ce que ce mois évoque pour moi. Une lumière discrète mais présente, une énergie douce, presque feutrée, mais d'une puissance magnétique. Elle fait partie de ces femmes qui relient les autres par la beauté, la gourmandise et la poésie du quotidien. Vous savez, celles qui ne cherchent pas à briller mais qui éclairent naturellement tout ce qui les entoure. Alors installez-vous confortablement et entrez avec moi dans la jolie maison de Maëlys. Bonjour Maëlys. Et merci de m'ouvrir ton intérieur pour cette nouvelle exploration à deux. J'aime toujours commencer ces rencontres par un petit portrait de mes invités, un portrait à ma manière, parce que je trouve qu'il est souvent difficile de se présenter soi-même et que cette question m'est toujours un peu mal à l'aise. On donne alors son nom, son âge, sa profession, et on ose rarement aller plus loin, comme si nous n'étions que cela. Mais comme vous êtes toutes bien plus que ces quelques informations, J'aime vous décrire à travers mon regard, offrir aux auditeurs une autre façon de vous découvrir, telle que je vous perçois dans toute votre singularité. Alors Maëlys, sache que quand je te regarde, derrière cette timidité tranquille, ces yeux qui pétillent et ce petit sourire jamais très loin, j'aperçois une lumière douce, parfois un brin mélancolique. Cette lumière délicate qui ne cherche pas à briller, mais plutôt à envelopper. Tu sais, celle qui capte les nuances, les textures et la poésie du monde. Chez toi, tout naît d'un élan sincère, celui de nourrir, de nourrir les corps, les cœurs et les maisons. Avec une simplicité qui touche au sublime. Tu as cet œil rare, ce sens du détail qui transforme la banalité en beauté. Chez toi, un reflet sur une tasse, une miette sur une nappe ou une ombre sur un mur deviennent des fragments de poésie. Ton univers, celui que tu nous partages à travers la dînette de Mango, est une vraie respiration tant il est lent, sensoriel et habité par la nature et le soin. Tu sais composer comme personne un art de vivre à la fois humble et magnétique. Le beau simple, comme tu l'incarnes, n'est jamais minimaliste. Il est plein, vibrant et tellement sincère. Tu nous racontes un monde où l'on prend le temps, celui de goûter, de contempler et de ressentir. Mais derrière cette douceur, on sent une femme solide, une femme qui construit son univers avec une grande exigence, sans jamais trahir la sincérité de son regard. Tu ne cherches pas à enjoliver le monde, tu l'observes, tu l'écoutes, tu l'aimes tel qu'il est. Et c'est d'ailleurs ce qui le rend beaucoup plus beau. Ce que tu crées dépasse la cuisine, c'est une manière d'habiter la vie. Tu nous rappelles que nous pouvons être ancrés tout en restant rêveuses et enracinées tout en étant en mouvement. Tu fais partie de ces femmes à l'énergie feutrée mais magnétique, qui relient les êtres par la beauté, la gourmandise et la poésie du quotidien. Et je crois que c'est ce qui me touche profondément chez toi, cette façon de voir le monde à travers la lumière, les détails et la douceur. Alors Maëlys, comment résonnent ces mots en toi et ressens-tu l'envie de les nuancer ?
- Speaker #1
J'ai oublié de parler, parce que là, je vais pleurer. Je suis toute rouge, mais c'est trop beau. Merci. Je ne savais pas qu'on pouvait me voir comme ça. Merci, je vais pleurer.
- Speaker #0
Alors, si on continue à parler de toi, est-ce que tu peux nous dire si tu te sens un peu comme une femme discrète qui puise son énergie dans le silence et la solitude, ou comme une femme animée par le contact des autres ?
- Speaker #1
Je pense qu'une grosse partie de moi pense que je suis bien dans la solitude, mais j'ai l'impression que je suis un peu des deux.
- Speaker #0
On est un souvent, un peu des deux quand même.
- Speaker #1
Je trouve que le contact aux autres est très vibrant, comme tu sais bien le dire, et très enrichissant, mais aussi énergivore. Du coup, j'ai aussi besoin de cette solitude et de ce calme. J'aime beaucoup être seule, peut-être pas tout le temps, mais à certains moments, il faut que dans la semaine, il y ait un moment de calme. où je fais quelque chose pour moi, que j'aime, qui n'a peut-être pas de grande signification. Lui mettre des bougies, prendre un plaid, boire un thé, dessiner un peu, lire un livre. Sans trop réfléchir aussi, parce que j'ai tendance à un peu trop réfléchir. Donc un moment où je ne réfléchis pas, où je me laisse porter.
- Speaker #0
Donc il y a un côté quand même plus solitude.
- Speaker #1
Oui, je crois que je me ressource beaucoup dans la solitude. Après, par rapport au monde extérieur, j'ai plus à vers mes proches. Je vais me ressourcer en petit comité et suivant la période de vie dans laquelle je suis, ou les épreuves, ou juste le quotidien que je suis en train de traverser, il y a des personnes qui vont peut-être me ressourcer plus que d'autres, qui vont me ressourcer si ça va mieux, ou si j'ai besoin d'un sourire, ou si j'ai juste besoin de ne pas parler, d'écouter. Je trouve que j'ai réussi. J'ai mis du temps parce que je pense qu'il y a eu des années où j'avais beaucoup de connaissances. J'avais une vie à 2000 à l'heure. Je connaissais beaucoup de monde sans vraiment les connaître, mais j'avais surtout l'impression qu'on ne me connaissait jamais. Mais par ma faute, parce que je ne m'ouvre pas. Je trouve que là, j'ai trouvé un petit noyau qui m'est essentiel et qui surtout respecte ce côté solitaire. C'est-à-dire que mon petit noyau, c'est exactement comment je fonctionne. Et jamais ils vont se vexer, parce que je peux très bien refuser des invitations pendant peut-être toute une saison même, parce que j'ai juste envie de rester tranquille. Donc ils respectent ton rythme. J'aime être avec mon fils, j'aime être avec mon compagnon. Et le reste de mon petit noyau comprend ma personnalité, ma solitude.
- Speaker #0
Ça c'est chouette, c'est déjà hyper important d'avoir ça, des gens qui te connaissent. te connaissent autour de toi. Et études du genre à savourer le confort de ton cocon intérieur ou est-ce que tu préfères être toujours en mouvement à l'extérieur ? J'ai déjà la réponse, je pense. Tu préfères rester chez toi. Ouais !
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
Voilà, c'est tout. Passons à la suivante.
- Speaker #1
Merci pour ta question. Non, je plaisante. Non, non, j'adore. J'adore être chez moi. J'adore être chez moi parce que j'adore ma maison, parce que c'est pas qu'une maison. Parce que cette maison, c'est notre histoire à tous les deux, avant de l'être à tous les trois. On l'a faite ensemble, mon compagnon a fabriqué cette maison de A à Z, des plans aux fondations, aux murs, tout, tout, tout, de A à Z, seule. Et moi, j'étais l'assistante, parce que je n'avais pas les capacités de chantier, mais j'en avais d'autres à lui apporter. On a été une équipe. J'ai souvent entendu les phrases que quand on arrive à traverser un chantier ensemble, on est capable de tout traverser. Moi, je n'ai jamais eu l'impression que c'était une épreuve pour nous deux. Ça a été des sacrifices, des sacrifices sur la vie sociale, parce qu'on y passait les soirées, les week-ends, les vacances, etc. Mais ça n'a jamais, mis à part ces petits sacrifices-là... Ça n'a pas été une épreuve, on a été très très très complimentaires. Et voilà, on a chacun notre signature et notre patte dans cette maison. Il n'y a rien qui a été mis et choisi au hasard. Et du coup, je pense que c'est pour ça aussi que j'adore être chez moi. C'est parce que, comme j'aime beaucoup tout ce qui a une signification, une symbolique et qui rappelle des choses, cette maison dans chaque recoin, même jusqu'au choix du carrelage, etc. J'ai une anecdote pour tout, donc elle me rappelle toujours un bon souvenir.
- Speaker #0
Et parce que dans les autres maisons ou appartements que tu pouvais avoir avant cette maison, est-ce que tu étais plus à l'intérieur ou à l'extérieur ? Ou est-ce que c'est vraiment dû à cette maison-là ou depuis que tu vis ici que tu as vraiment ce côté où tu aimes bien être plutôt en intérieur ?
- Speaker #1
Non, j'ai toujours été un peu casanière. Enfant, j'étais assez casanière dans le sens où... Je passais énormément de temps chez mes grands-parents et j'aimais plus être... Parce que pareil, c'était quelque chose de très chaleureux, très réconfortant. J'adorais être avec eux, donc en plus, voilà. Mais après, les logements, j'en ai eu tellement. Mais c'est vrai qu'on ne m'avait jamais posé cette question. Et que quand j'y réfléchis, je crois que j'étais plus à l'extérieur. Mais parce que ces logements correspondaient aussi à des... C'est intéressant. À des périodes de ma vie. qui était différente et je réfléchissais peut-être pas... Je pense qu'on réfléchit pas pareil à 30 ans qu'à 20 ans et que maintenant... Oui,
- Speaker #0
puis on n'a pas les mêmes besoins. Et puis comme je dis toujours, il n'y a pas de hasard. En fait, les maisons, c'est un peu comme les amoureux. Ils traversent nos moments de vie pour certaines choses qu'on a à vivre et tout ça. Et donc des fois, c'est marrant parce qu'effectivement, comme là, tu te rends compte qu'avant, tu étais très en extérieur. Et que cette maison fait que tu es dans une tranche de vie où tu as besoin d'être dans ton cocon.
- Speaker #1
Oui, totalement. J'ai une maison en tête que tu as connue à 20 ans, je pense. 15 ans. 20 ans.
- Speaker #0
Oui, 20 ans.
- Speaker #1
20 ans. Pareil, j'ai fait de la rénovation à l'intérieur. Et je ne l'ai jamais adorée. Je ne l'ai jamais...
- Speaker #0
Pleinement habitée.
- Speaker #1
Oui, je l'aimais bien parce que j'aimais l'emplacement, surtout. que j'aimais le fait que ça allait être une nouvelle étape de ma vie. Mais même sur le choix, par exemple, des matériaux, etc., je me souviens avoir eu des regrets sur des choix de couleurs, par exemple, des portes de la cuisine. C'est bête, mais c'est des choses qui m'ont marquée. Et je trouvais qu'elle avait une mauvaise âme.
- Speaker #0
Oui, je suis assez d'accord, je m'en souviens très bien.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Oui, et il y avait un espèce de côté un peu... Pas sombre, mais tu sais, un peu... Un peu obscur. Ouais, je suis assez d'accord.
- Speaker #1
C'est drôle parce qu'on n'en a jamais parlé. Et en y entrant, en y entrant officiellement, une fois qu'on avait fini les travaux, etc., la première fois où j'ai mis la clé dans la serrure en me disant ça y est, c'est ma maison, j'habite là, je savais qu'un malheur allait arriver. Je savais qu'elle était, je ne sais pas comment t'expliquer, qu'elle était le début de quelque chose puisque je revenais vivre en France, mais qu'elle signifiait une fin. de je ne savais pas encore quoi à l'époque mais qu'il y avait une fin qui allait approcher et ça a été le cas et j'ai plus de mauvais souvenirs en vrai que de bons j'en ai des très très très bons mais j'en ai aussi des mauvais intérieurs intérieurement
- Speaker #0
j'ai beaucoup pleuré j'ai été très triste dans cette maison autant heureuse que triste mais comme quoi c'est vrai que quand tu réfléchis à toute cette symbolique là et à nos lieux de vie en fait souvent c'est très lié
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
de comment on se sent dans ces maisons.
- Speaker #1
Et bizarrement, je le savais. Je savais que cette maison avait ce côté obscur dont tu parles. Et par exemple, quand je suis dans celle-là, dans laquelle on est en train de discuter actuellement, je...
- Speaker #0
Non, c'est plutôt la vie. C'est très ouvert. Si c'est ma vie,
- Speaker #1
c'est le cocon. Je me vois élever mon fils ici. J'aimerais qu'il grandisse.
- Speaker #0
Oui, ce n'est pas du tout le même mood. Alors, et si on parle de créativité, est-ce que tu peux me dire déjà ce que c'est la créativité pour toi ? C'est un sujet, moi, qui m'intéresse énormément. Et si tu veux, je m'intéresse beaucoup dans les décodages à comment nos maisons, justement, peuvent nous soutenir un maximum pour qu'on se sente pleinement créatif et dans notre plein potentiel. Et c'est vrai que c'est un sujet qui me passionne. Donc, j'ai toujours tendance à demander un petit peu. À tous mes interlocuteurs, qu'est-ce que c'est pour eux la créativité ?
- Speaker #1
Moi, je crois que c'est... Il me semble que c'est un mot qui est surtout très très important et essentiel à ma vie. Je me rends compte que j'ai fait beaucoup de boulot dans ma jeune vie et que dès qu'il n'y a pas de créativité, je ne suis pas heureuse.
- Speaker #0
Ouais, tu t'ennuies.
- Speaker #1
Ouais. Mais, des fois, elle m'épuise aussi la créativité parce que je ne sais pas comment expliquer. J'ai l'impression d'avoir le cerveau éveillé constamment parce que j'observe consciemment et inconsciemment tout ce qu'il y a tout le temps autour de moi ou ce que je vais lire, ou ce que je vais voir, ou ce que je vais entendre. ça joue sur ma créativité et des fois ça me fatigue ça peut m'épuiser d'être sans cesse à la recherche de créer de nouveau de se renouveler parce que ce qui est beau dans la créativité c'est qu'il faut se renouveler si on rassure certains acquis c'est la vie donc je trouve qu'elle est essentielle à ma vie que si elle n'y était pas je ne serais pas aussi heureuse que j'ai enfin compris qu'il me fallait un métier créatif et... Un univers personnel créatif aussi. Mais que des fois, elle me...
- Speaker #0
Oui, t'aimerais que ça soit un peu plus... Moins en dents de scie, en fait, on va dire.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Plus tempérée.
- Speaker #1
Voilà, des fois, elle va m'épuiser. Et en plus de ça, si j'en manque de créativité, parce que j'ai des périodes très cycliques, je fonctionne beaucoup à la saison. Et je sais qu'il y a certaines saisons où je suis moins créative, comme l'été. Alors que c'est là que je travaille le plus. Mais heureusement, je... créer en amont un peu tout ce que je vais créer pendant l'été. Et quand je n'en ai pas, je suis triste. Je me remets en question.
- Speaker #0
Il y a des périodes où on est à fond, on est très créatif, on a mis l'idée à l'heure et tout ça. Il y a des périodes où on est moins. Et effectivement, on marche beaucoup aussi avec les saisons. Et il faut accepter de lâcher prise à ces moments-là et de ne pas être tout le temps performant dans cette créativité parce qu'en fait, on a besoin de ces moments de vide. pour justement pouvoir remplir le bol. Parce que sinon, tu vois...
- Speaker #1
Ça se relie en plus avec ta première question du rapport aux autres aussi. Parce que justement, quand on est moins créatif, on se sent plus vide. Et les gens autour de moi, je vais les sentir plus énergivores. Et là, je vais avoir besoin de solitude, de calme, de me ressourcer.
- Speaker #0
C'est un espèce d'équilibre dans tout. Et c'est ça qui est difficile à trouver. Oui,
- Speaker #1
c'est très difficile.
- Speaker #0
Donc si on reprend la créativité qui était notre sujet. même si on a un peu dérivé est-ce que tu dirais que chez toi elle arrive en flot continu ou est-ce qu'elle surgit par vague comme tu me disais tu marches avec les saisons mais dans la saison est-ce que tu as l'impression par exemple dans une journée que c'est tout le temps que tu es très créative ou que c'est vraiment à des périodes où la nuit,
- Speaker #1
où il y en a c'est plus le matin ah non je ne suis pas créative de la même façon suivant l'heure de la journée soit en fin de journée avant que ça soit vraiment la nuit noire tu sais avant que En fin de journée, ça m'arrive souvent, surtout l'hiver ou l'automne, parce que je crois que c'est aussi en fonction des lumières. C'est vrai, les lumières d'un été indien, par exemple, vont me rendre très créative, inspirée, et le matin aussi, le calme du matin. Moi,
- Speaker #0
j'adore aussi le matin.
- Speaker #1
Alors que, tu vois, par exemple, ça, j'ai remarqué, les fins de matinée, les débuts d'après-midi, je suis éteinte. Parce que déjà, il y a trop de lumière, je ne sais pas, parce que la vie est trop puissante, trop bruyante. Mais le matin, le calme du matin, c'est peut-être mon moment préféré.
- Speaker #0
Je comprends. Et est-ce que tu as besoin de calme et d'ordre ? Donc là, tu m'as répondu pour le calme. Mais tu vois, tu as plein de gens qui adorent être dans le désordre, dans le chaos. Par exemple, je vois des peintres ou des artistes qui sont dans une pièce pas du tout rangée et qui ont besoin justement de ce chaos ambiant avec de la musique très forte pour pouvoir être... très créatifs et avoir les meilleures idées ? Ou est-ce que justement, tu as besoin d'être dans un ordre vraiment carré à la maison, que tout soit vraiment calme, tout bien rangé dans ta tête pour que là, tu puisses faire sortir la créativité ?
- Speaker #1
Ça dépend des pièces. Par exemple, ma cuisine, j'ai besoin qu'elle soit rangée. D'ailleurs, mon compagnon Nicolas pense que j'ai une légère obsession avec ma cuisine. Mais s'il y a bien une pièce où j'aime bien qu'elle soit rangée, propre, qu'elle sente bon, qu'elle soit désinfectée, qu'elle soit bien, ça va être la cuisine et mon salon. J'ai tout le temps... Tu vois, j'ai des livres, j'ai besoin qu'ils soient alignés, dès qu'ils sont de travers, j'ai besoin... Oui,
- Speaker #0
donc on est plutôt sur de l'ordre.
- Speaker #1
Oui, voilà. C'est pareil. Pour certains, elle est peut-être en désordre. Moi, je sais exactement... Non, elle n'est pas du tout en désordre. Voilà. où est placé chaque livre. Cette partie salon-cuisine. Et ça l'a mangé du coup, vu que ça fait partie de la cuisine. J'ai besoin que cette partie tout le temps soit en ordre, parce que c'est celle où je vis le plus. Par contre, en haut, j'ai mon bureau, c'est là où je vais dessiner. Voilà, c'est le bordel.
- Speaker #0
Et là, du coup, ça te va ?
- Speaker #1
Et là, ça me va. C'est comme s'il y avait dans la maison deux traits de ma personnalité.
- Speaker #0
Et si tu devais être une couleur, laquelle te représenterait le mieux ? Une teinte douce et rassurante ou une nuance vibrante qui n'a pas peur d'être vue ?
- Speaker #1
D'où c'est...
- Speaker #0
Ah mais là tu m'aurais dit genre en rouge, j'aurais dit à vous.
- Speaker #1
Ah oui non, c'est moins en bois, mieux ça va. Ceux qui travaillent avec moi à la dînette, je pense à une personne qui s'appelle Jennifer, qui est mon opposée. On est très complémentaires. Elle en rit beaucoup. Elle a l'impression que je me cache. En fait, moi, je suis la fille qui se cache dans la cuisine. Il y a des fois, des clients, j'ai une anecdote, des mariés qui sont arrivés, qui ont vu la table. Ils étaient tout contents. Ils ont cru que ma serveuse était Mango. Il y a la dînette de Mango. Ils l'ont applaudie, ils l'ont félicité. Elle a laissé leur dire, elle n'est pas là, elle est dans la cuisine. En fait, ils ont cru que c'était l'inverse, que c'était moi la commis. Mais j'aime bien ça. Tu préfères être...
- Speaker #0
et donc la couleur ça serait laquelle ?
- Speaker #1
alors là je sais pas tu as une couleur préférée ? non j'ai pas de couleur préférée j'ai des couleurs que j'aime pas par exemple le rouge j'aime pas du tout mais c'est hyper agressif c'est normal j'aime pas le rouge mais par contre s'il y avait deux teintes puisque de toute façon je suis balance donc j'arriverais pas à en choisir une que j'adore c'est le vert kaki et le rose poudré
- Speaker #0
Le rose, c'est tout ce qui est un peu douceur, cocon, ce qui est du bien. Et le vert, c'est tout ce qui est vitalité et énergie et tout ça. Donc, ça ne m'étonne pas du tout de toi. Et une petite question personnelle qui m'intrigue à moi personnellement. Pourquoi ce nom, la Dinette de Mango ?
- Speaker #1
C'est que mon surnom est Mango, mis à part ma famille, c'est-à-dire ma sœur, mon compagnon et mes parents. Tout le monde m'appelle Mango ou Manguita. Ça vient du passé, c'est parce que j'ai vécu dans beaucoup de pays anglophones et que mon prénom était difficile pour eux à prononcer. Qu'il y a eu les débuts de... Ça fait vieil de dire ça. Les tout débuts de Facebook. Et comme j'aime pas mettre... Mais ça, c'est une question de pudeur. J'aime pas mettre mon nom, mon prénom sur la toile, sur les réseaux. Donc, je m'étais mise Mango, vu que je mangeais beaucoup de mangue et qu'un jour, un copain en Australie, en rigolant, m'a appelé Mango. Et j'avais donc mis mon tout premier pseudo sur Facebook. Mango. Mango. Mango. Mango. Et la dînette ? Et la dînette, parce que c'était mon jeu préféré. Quand j'étais enfant, ma maman vient du Portugal. Et à chaque fois que j'allais là-bas, j'étais très, très solitaire. J'étais une enfant très solitaire. Il y avait un petit coin. dans le village, parce que c'est un très vieux village. Il y avait un petit coin dans le village qui était une ancienne fontaine. J'avais décidé que c'était ma cuisine et je jouais toute la journée là à la dînette.
- Speaker #0
Donc il y a quand même une très belle histoire derrière.
- Speaker #1
Et comme la cuisine est quelque chose qui clairement reflète ma mère et ma grand-mère paternelles, parce que ma mamie paternelle était super bonne pâtissière, pas très bonne cuisinière. Ma mère, c'est l'inverse. Mais j'ai toujours eu cette image d'enfant, en fait, de voir ces deux femmes de ma vie dans ma cuisine. Et comme mon jeu préféré était la dînette, quand il a fallu trouver un nom, c'était une évidence. C'était la dînette et ça ne pouvait pas être Maïlis, puisque je n'aime pas qu'on me voit. Quand je dis mon mot, j'ai l'impression que c'est moi cachée. Voilà.
- Speaker #0
Donc, tout a un sens.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors, passons maintenant à ton intérieur. Pour toi, que représente la maison ?
- Speaker #1
Un abri.
- Speaker #0
Est-ce que tu trouves que ici, c'est une extension de toi ?
- Speaker #1
Ah ben oui, parce que ça revient aussi à la question de tout à l'heure, c'est que cette maison, on a choisi de ne pas lui donner de nom. Au tout début, tout tout tout tout début du chantier, je voulais qu'on l'appelle Alegría, parce qu'elle représentait pour moi le bonheur. Mais cette maison, oui, c'est notre histoire. Puis maintenant, c'est notre histoire à trois, de A à Z. mais comme je disais c'est avant tout notre histoire à deux. Le petit arrive parce qu'il n'était pas né quand on l'a construite. Oui, c'est une extension de moi, de nous, mais comme nous, notre histoire fait partie de moi, oui, c'est une extension. Et comme en plus, dans chaque endroit de cette maison, il y a un souvenir.
- Speaker #0
Oui, c'est vraiment votre histoire de A à Z. Oui,
- Speaker #1
voilà. Franchement, je suis en train de la... de la regarder pendant que je te parle je pense qu'il n'y a rien qui a été acheté dans un magasin De décoration, il y a tout, tout, tout, dans le moindre détail, même jusqu'au pot qui tient l'huile d'olive, etc. Enfin, tu vois, dans le moindre détail, il y a une symbolique ou un souvenir ou tout raconte une histoire. Donc, je pense que c'est une extension de votre histoire, de notre histoire passée et actuelle.
- Speaker #0
Et depuis quand ce lieu partage ta vie ?
- Speaker #1
Le premier coup de pelle a été mis en 2017.
- Speaker #0
Et est-ce que tu te souviens dans quel état d'esprit tu étais quand tu as signé cette aventure ?
- Speaker #1
Non, totalement, enfin oui, totalement...
- Speaker #0
Oui ou non ?
- Speaker #1
Oui, non ! Oui et non, je ne peux pas me souvenir, enfin je n'ai pas un souvenir concret, mais je sais que j'en étais tout à fait détachée, complètement détachée, parce que l'objectif principal n'était pas d'y faire notre... notre vie, Nidia élever un enfant, etc. On avait d'autres projets qui étaient un peu plus pécuniaires. Et donc, excitée, je me souviens avoir été très excitée de vivre cette aventure, je trouvais que Nicolas m'embarquait dans quelque chose d'incroyable, parce que c'est son idée, son projet avant tout, moi j'étais plus un papillon à cette époque-là. Et j'avais surtout besoin de sentir que je pouvais m'envoler quand je voulais. Et le fait de vivre maintenant dans cette maison, c'est un peu notre ancrage, notre attache.
- Speaker #0
Finalement, en l'ayant construit, vous vous êtes attachée et ancrée dans le lieu, puisqu'à la base, ce n'était pas du tout le but.
- Speaker #1
Ce n'était pas le but. Et puis, je me souviens, on avait dit, en plus, on ne la fait pas comme on aime. On la fait plus comme elle pourrait plaire si un jour il y a une revente, etc. pas du tout, on a fait tout l'inverse tout l'inverse jusqu'au meuble moi par exemple la bibliothèque je dessine la bibliothèque Nico la fabrique,
- Speaker #0
je lui disais je veux un meuble quand est-ce qu'il y a eu cette bascule justement ?
- Speaker #1
non ça s'est fait en douceur ok,
- Speaker #0
ça s'est vraiment au fur et à mesure dans vos têtes finalement on va habiter ici, on va faire ça pour nous
- Speaker #1
Ça s'est fait quand il y a... Déjà, je pense que la première étape, c'est quand il y a eu le choix des matériaux. Moi, je me rendais compte que je n'arrivais pas à les choisir de façon neutre en pensant que potentiellement des personnes pourraient aimer ça. Je les choisissais toujours en fonction de ce que moi, j'aimais, qui me plaisait à moi. Donc je pense qu'inconsciemment, c'était la première bascule vers ça. Et après quand il a fallu mettre les meubles et tout, je pense que ça a été la deuxième bascule, parce qu'on a fabriqué tous les meubles, jusqu'à la table à manger. Et alors après la partie décoration c'est pire que tout, parce que là moi j'adore chiner, donc j'ai chiné, j'ai fait des brocants dans tous les sens, donc j'ai passé du temps, j'ai mis du cœur. On a fait en 2018, on a eu le premier Noël en famille ici, c'était très symbolique. La maison n'était pas terminée, on avait dit on n'y mettra pas un pied tant qu'elle n'est pas terminée. Pas du tout, on a mis un matelas en haut dans la mezzanine avec des loupiottes, tu sais les loupiottes de Noël autour. Et on dormait là.
- Speaker #0
Génial. On n'avait pas de douche,
- Speaker #1
on a fabriqué une douche dans un camion, on se douchait dans le camion.
- Speaker #0
En même temps c'est génial parce qu'elle a une histoire folle. C'est une vraie construction à deux. Je trouve que symboliquement c'est encore plus fort que quand tu choisis une maison. que tu achètes ou que tu loues, il y a un côté quand même où vous avez tout construit de A à Z. Donc, c'est quand même très, très fort.
- Speaker #1
Et puis même, je trouve, pour notre amour, de le voir à la sueur de son front, faire les fondations seul. Vraiment, ça a été une...
- Speaker #0
Une nouvelle page dans notre vie personnelle, mais aussi de couple, dans tout. Cette maison, elle est... Même des fois, on se projette, on se dit peut-être qu'on aimerait être plus près de l'océan, parce qu'on est quand même des enfants de l'océan, les deux. Mais on se dit, mais jamais on retrouvera ça. Donc, au final, je crois qu'on est là pour très longtemps.
- Speaker #1
Et quelle a été ta première impression, une fois que cette maison s'est construite ? Est-ce que t'as été... vraiment en amour de la maison de façon instantanée ? Ou est-ce qu'au début, c'était un peu... Tu ne trouvais pas tes marques et qu'il y avait encore des endroits que tu n'aimais pas forcément ?
- Speaker #0
Je pense que j'ai trouvé mes marques facilement parce qu'on y a habité avant qu'elles soient chini.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #0
c'était beaucoup plus facile. Du coup, je n'ai pas eu, si tu veux...
- Speaker #1
Oui, la sensation de découverte.
- Speaker #0
Voilà, de découverte. Je n'ai pas de souvenirs d'aménagement propre. Parce que tout s'est fait en douceur petit à petit, parce qu'à force de vivre comme des manouches dans notre mezzanine, on a amené des choses au fur et à mesure. Donc tout a été fait avec douceur. Et j'adore cette sensation de ne jamais avoir eu l'impression de déménager les choses d'un endroit pour les mettre ici. Oui,
- Speaker #1
ça s'est fait vraiment au fur et à mesure. Et est-ce que tu as un coin de prédilection et un endroit où tu te sens pleinement toi dans cette maison ?
- Speaker #0
Dans le petit coin de mon canopé. Que d'ailleurs mon fils appelle le petit coin, il boit son bibi là. Mais c'est mon coin adoré. Préféré. Ouais, préféré. Avant c'était la mezzanine, c'était quand même tiny, j'avais l'impression d'être perchée, c'était ma petite cabane parce que je rêve d'avoir en plus de cette maison une petite cabane, un petit atelier où je pourrais mettre tout mon bazar. Mais j'avais l'impression que c'était en haut avant et puis maintenant mon compagnon est en télétravail donc c'est aussi son bureau. Donc du coup, je ne sais pas comment l'expliquer. J'ai l'impression que c'est un endroit à nous deux.
- Speaker #1
Oui, mais pas de tien, quoi.
- Speaker #0
Oui, et puis il est loin de la chambre de mon fils. Donc j'ai l'impression que je ne peux pas entendre mon fils, parce que mon fils pleure, tout ça. Donc du coup, cet endroit qui, au début, était mon endroit préféré de loin, maintenant, je pense qu'il arrive en numéro 2 et ça va être vraiment la partie du salon, même le soir, je vais dessiner sur ma table basse par terre.
- Speaker #1
Oui, qui est la partie centrale, la plus lumineuse et la plus ouverte quand même de ta maison. Oui,
- Speaker #0
parce que même s'il pleut, tu vois, j'ouvre les baies vitrées, j'écoute la pluie. Dans la mezzanine, je n'entends pas.
- Speaker #1
Oui, c'est plus en retrait. Et quand tu travailles de chez toi, où est-ce que tu aimes poser tes idées ? Alors bien sûr, quand tu cuisines, j'imagine que ça se passe dans la cuisine. Mais quand tu fais tes recherches ou quand tu travailles même sur des devis ou n'importe quoi, est-ce que tu as un lieu de prédilection ?
- Speaker #0
Le petit coin de mon canapé.
- Speaker #1
Moi, tu sais, c'est mon lit, alors c'est pas mieux. Moi, j'adore travailler dans mon lit. Oui,
- Speaker #0
mais je sais qu'il y en a plein. Ça, par exemple, tu vois ? Non.
- Speaker #1
Je ne fais pas ce truc du lit,
- Speaker #0
parce que le lit, pour moi, c'est vraiment... C'est quand je vais me coucher, et là, j'adore le bloc de tir dans mes draps et de me dire, c'est le premier moment de la journée que je passe dans cet endroit, comme si je laissais, tu sais, dans mon salon, dans le petit coin de mon canapé. Je laissais toute ma vie, toute ma journée en fait, tous les bruits, tout ça de la journée, les couleurs de la journée, je les mets de côté et après je vais me blottir dans mon lit.
- Speaker #1
Ouais donc toujours le petit coin. Tout le temps,
- Speaker #0
je suis tout le temps là avec mon ordi, tout le temps là, pourtant j'ai un bureau, j'ai tout ce qu'il faut, il a tout fait pour que je sois bien mais non je suis dans le petit coin du canapé.
- Speaker #1
Si on parle évolution, depuis que tu vis ici, qu'as-tu traversé, transformé ou appris ? As-tu le sentiment que ton lieu a évolué avec toi et qu'il a absorbé beaucoup de tes métamorphoses ? Je crois que depuis que tu es ici, tu as créé la dinette. Oui. Il s'est passé quand même beaucoup de choses, tu as eu ton fils.
- Speaker #0
Oh oui !
- Speaker #1
Donc cette maison t'a quand même invité. Oui, à faire de gros changements dans ta vie.
- Speaker #0
Exactement. Tu viens de donner la réponse parce que c'est les deux plus gros points qui ont changé dans ma vie sur ces dernières années. C'est mon fils Raphaël et la dînette de Mango.
- Speaker #1
Parce que la dînette, ça fait combien de temps déjà ?
- Speaker #0
Mon tout premier mariage, je l'ai fait en août, en septembre 2019. Mais après, il y a eu le Covid. En tout cas, l'idée de la dînette, la création d'entreprise... Du coup,
- Speaker #1
il est venu depuis que tu vis ici.
- Speaker #0
Ouais, c'est depuis que je suis ici et tout a été fait.
- Speaker #1
Et que t'es bien et que t'es dans ton cocon et que du coup t'as plus créé à l'extérieur.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et d'ailleurs j'adore ça, le fait de faire une partie chez moi et une autre partie sur les lieux où je travaille. Et après hop, je rentre vite chez toi. Oui,
- Speaker #1
t'as un espèce de bon équilibre entre les deux, c'est chouette. Est-ce que t'as envie de faire évoluer cet intérieur ou est-ce que non, tout va rester figé comme ça ?
- Speaker #0
Alors, mis à part les... petits détails comme les poignées de ma cuisine et je pense que là mon amie Célia si elle entend ce podcast elle va rigoler ça fait 4 ans que je lui parle de mes poignées de cuisine mais vraiment je cherche des poignées en laiton mais un peu brossées mais pas trop qui ne coûtent pas mon rein donc voilà et je n'arrive pas à trouver exactement ce que je veux et en plus là on va changer Une partie du plan de travail, donc du coup j'ai tout le temps la cuisine. Par exemple, je me dis que cette partie-là de la maison ne sera pas pour la vie comme ça, parce que j'ai des placards blancs. que j'adore des jours et qui m'énerve certains autres jours, je pense que je vais plus partir sur du bois un peu plus foncé, chaud, du bois un peu ancien, sur des placards un peu plus... Mais voilà, c'est plus sur des petits détails comme ça, des lustres, le lustre de ma salle à manger qui m'agace parce que je le trouve trop rectangulaire, sur des petits détails comme ça, mais après sur la déco globale, c'est-à-dire sur le style, les couleurs, l'univers et tout, non.
- Speaker #1
Tu restes là-dessus, tu te sens bien, il n'y a rien qui... dans ta maison qui te gêne ou tu ne te sens pas à l'aise ou tu vois des fois on passe devant un endroit, on se dit oh là là c'est vrai qu'il faudrait que je le change et en fait on ne le fait jamais non il n'y a pas de fois comme ça ce que tu viens de dire,
- Speaker #0
si la chambre parentale il faut que je la rende plus cosy je le sais depuis longtemps, je ne sais pas pourquoi je ne le fais pas et puis toi tu as débarqué avec ton ton décodage donc voilà effectivement bim le doigt dessus Mais pour le coup, je l'ai lu, ça m'a fait sourire. Je me suis dit, mais tellement. Donc là, promis, ça, c'est un effort que je vais faire et qui va me faire, je pense, beaucoup de bien.
- Speaker #1
À tout le monde, je pense.
- Speaker #0
Oui, à tout le monde. Mais tu vois, je l'ai voulu trop comme une pièce de déco, tu sais, un peu comme une jolie pièce, comme un peu une photo Pinterest dans la chambre. Alors qu'en fait, pas du tout.
- Speaker #1
En fait, la chambre, c'est vraiment, on va dire, la pièce la plus importante parce que c'est là où on se repose, on dort et c'est là où on se ressource. Et pour le coup, s'il y a bien un endroit où il faut être un peu attentif, c'est la chambre, c'est de faire vraiment, de choisir bien les matières, bien les couleurs. Pas qu'elles fassent froide parce que sinon, le corps, il n'est pas du tout en lâcher prise et il est plutôt en alerte et tu dors mal.
- Speaker #0
qu'il y ait des bons rideaux tu vois qui est vraiment ouais voilà alors que là c'est un peu le cas elle est un peu froide parce qu'elle est très Pinterest entre guillemets et c'est pas la pièce dont je suis la plus la plus fière au niveau décoration et après au niveau métamorphose je pense que c'est la chambre du fond qui est il y a une partie qui est consacrée à ma dinette parce que je stocke pas mal de choses derrière mes rideaux roses mais qui depuis peu C'est transformé en chambre d'amis, ce qui est quand même une étape pour moi. Parce qu'en fait, c'est un canapé-lit que maintenant, je laisse tout le temps dans le lit. J'ai acheté des draps, j'ai acheté une lampe de chèque. Et tout ça, ça date d'il y a... alors qu'on y est depuis longtemps quand même dans cette maison, ça date de cet été. Donc je pense qu'il y a eu un gros changement à ce niveau et elle est en pleine évolution. Jusqu'à ce que je trouve mon lustre. Mais donc je pense qu'il y a quelque chose qui a changé.
- Speaker #1
On pourrait dire peut-être...
- Speaker #0
vu que c'est dans ta zone aide extérieure que tu ouvres un peu la porte aux amis je veux bien qu'on m'aide un petit peu plus et puis oui il n'y a pas de hasard dans la vie je traverse une période à titre personnel qui est très compliquée au niveau santé et je pense que c'est la première fois que j'ai besoin de mes amis, de mes vrais amis mais du coup tu ne l'as pas préparé pour rien je pense et bizarrement ça tombe là Rires Donc ouais, je pense qu'il y a toute une symbolique autour de ça, où tu as mis ton deuxième doigt dessus.
- Speaker #1
Alors Maëlys, nous arrivons à la fin de cet échange que j'ai profondément apprécié. Pour clore cette exploration intime de tes mondes intérieurs, je souhaiterais savoir comment tu as vécu ce moment et ce décodage que nous avons fait en amont ensemble pour préparer cette interview.
- Speaker #0
Alors ce moment, je l'ai trouvé très agréable, entre rire et émotion grâce à tes mots du début. J'avais très peur de ne pas savoir répondre à tes questions, mais au final, je me rends compte que...
- Speaker #1
Ça fait 46 minutes.
- Speaker #0
Voilà, que tout a un sens, mine de rien. Même si je sais que tout a un sens, c'est encore plus le cas là, puisque je pense que ces questions sont pointées au bon endroit. Et le décodage est perturbant, parce que tu as pointé du doigt certaines choses et que le peu de métamorphose qu'il y a eu récemment dans cette maison correspond à la métamorphose que je suis en train d'avoir en ce moment. que tout ça est perturbant.
- Speaker #1
Mais j'espère dans le bon sens.
- Speaker #0
Oui. C'est une petite magicienne.
- Speaker #1
Bon ben voilà, Maëlie, c'est fini. Alors merci.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Si cet épisode vous a plu, je vous invite à vous abonner pour ne rien manquer des prochains. N'hésitez pas également à laisser un commentaire ou une note, mais aussi à me dire quel sujet vous rêveriez que j'aborde au cours des prochains épisodes. Et puis bien sûr, partagez ce podcast à l'infini, à vos amis, à vos proches, à toute personne qui pourrait avoir envie de poser un nouveau regard sur ces espaces de vie. Vous m'aiderez ainsi à le faire vivre et grandir, et à le faire découvrir à d'autres curieux. Et enfin, si mon univers vous inspire et que vous souhaitez en savoir davantage sur mes prestations et la méthode Monde Intérieur, je vous invite à visiter mon site. Je vous laisse le lien ici, dans la barre de description. En attendant, prenez bien soin de vous, de vos intérieurs et à tout bientôt, ici ou ailleurs, mais surtout, à mercredi prochain !