- Speaker #0
Bonjour à toi, bienvenue dans Monstrueusement humain, c'est la fille de joie. Bienvenue dans ce dernier volet de la série Si j'osais dire mère qui devait être la série de l'été et qui va tout compte fait prendre fin en ce début d'année, en plein hiver. Ce dernier témoignage, j'ai évalué s'il était cohérent Et puis je me suis dit que bien sûr, il avait là toute sa place parce que ce dernier témoignage, eh bien c'est le mien. Et qu'en fait, pour tout avouer, lorsque j'ai créé le podcast Monstreusement Humain, j'ai longtemps hésité avec en parallèle un podcast uniquement autour de la maternité. parce que j'avais envie de révéler ce que vivaient les femmes dans leur maternité ou leur choix de non-maternité. J'avais envie de révéler tous ces dialogues, ces ressentis et porter ça au monde bien que ça ne collait pas avec l'image totale totalement mystifiée que cette société porte encore sur les mers. Alors je me suis dit que, bien sûr, je devais honorer cette série et honorer tous les témoignages des femmes qui m'ont fait confiance, qui se sont exprimées courageusement, humblement, vaillamment pour soutenir et bien cet acte politique qui était de participer à l'effondrement de ces normes transmises et de sniper ces injonctions tacites liées au rôle de mère. Il était donc tout à fait normal que je clôture cette série en me mouillant moi-même sur ce rôle. qui a été pour moi particulièrement challengeant, particulièrement difficile et que si j'avais pu entendre, si on avait pu me transmettre et si j'avais eu surtout le courage d'exprimer mon ressenti sans le juger, eh bien peut-être j'aurais vécu de façon plus légère et et plus fun ce rôle si important. Et j'aurais forcément coloré l'enfance de mes enfants d'une autre manière. Alors, belle écoute avec, pour mon témoignage, eh bien, aux questions, une partenaire de choix, Alexandra Desfarges. Merci Alexandra.
- Speaker #1
Bonjour Audrey ! Bonjour Alexandra ! Comment vas-tu ? Ça va, je suis un peu traqueuse et un peu excitée. Alors Audrey, aujourd'hui en fait moi j'ai le plaisir d'être avec toi pour que tu nous parles de la série que tu as lancée qui s'appelle « Si j'osais dire mère » qui est née du talentueux podcast Monstrueusement Humain et du coup moi la première… Pour Raymond, la première intuition que ça me donne, c'est d'être très honoré, d'être avec la mère. de si j'osais dire mère, parce que c'est une forme de bébé. Et en fait, quand tu m'as demandé de t'interviewer, je me suis rendue compte, en plus, en déception vis-à-vis de moi-même, que je ne t'avais jamais, même moins interrogée, sur ce qui avait donné naissance à cette série. Au-delà du podcast où moi je sais que tu veux traiter des humanités de toutes les parts de soi... Moi, je serais ravie de savoir ce qui a vraiment poussé cet élan vital puisqu'on parle là d'être mère. Donc tu vas nous dire justement être mère, comment, de quoi on parle. Mais je suis très heureuse de recueillir ta parole sur ce sujet.
- Speaker #0
Merci, merci de te sentir honorée déjà parce que c'est vrai que ce qui m'est apparu, c'était vital. Oui. En effet, de créer cette série pour moi, par rapport à mon histoire en tant que femme et mère. Et à un moment, je me suis posé la question. Je me suis dit « est-ce que ça fait too much de moi-même témoigner ? » Et en fait, je me suis dit non. C'est important que toutes ces femmes… Parce qu'en fait, pour le coup, j'ai de plus en plus de femmes qui me font signe. Que toutes ces femmes qui osent franchir une étape, qui osent porter leur voix… et qui pour le coup me suivent, il faut que je puisse clôturer en osant moi-même. Et comme pour aussi clôturer peut-être une part de ma vie et avancer digne. Tu vois, le terme qui me vient c'est avancer dignement.
- Speaker #1
Parce que quand tu dis, moi ce qui me questionne c'est quand tu dis « oui toutes ces femmes qui osaient » , c'est qu'à l'origine de l'origine… Avant de donner la parole à ces femmes, ça veut bien dire que toi, tu t'es rendu compte qu'il y avait un sujet quand même. Et c'est ça qui m'intéresse, si tu te souviens ou s'il y a un moment précis qui te vient en tête. Parce que là on parle bien de maternité. On sait vu toutes les femmes que tu interviews qu'il y a plein de façons de la vivre. Mais moi j'ai la sensation que tu es allée chercher justement les recoins Qu'on n'ose pas dire de chacune, qui du coup sortent des idées préconçues. Ce qui me fait me dire, ça veut dire qu'un jour tu t'es rendu compte qu'il y a la théorie et puis la pratique. Et du coup ce qui m'intéresse c'est à quel moment dans ta vie il y a eu cet effet de te dire ça ? Est-ce que c'est vraiment démonstrueusement humain ? Tu t'es dit il y aura une part liée au féminin, à la maternité ou au fil de l'eau ? Est-ce qu'il y a des choses qui t'ont frappé ou des rencontres où tu as pris conscience que oui, il y avait vraiment un sujet ? Y compris chez toi.
- Speaker #0
Quand j'ai créé Monstreusement Humain, quelque part ça vient du même endroit. Ça vient d'un endroit de toute façon de honte. Et je porte beaucoup la honte. Aujourd'hui c'est ok de l'assumer, c'est ok de le transformer. Mais je pars d'un endroit de honte et que j'ai pu comprendre ces derniers temps aussi liés à tout ce qui est neuro-atypie, c'est-à-dire ce sentiment pour le coup d'être très en décalage, très jeune et de penser souvent, trop souvent dans ma façon d'évoluer. J'ai trop pensé que je devais me remettre en cause et que je devais être le problème. Et donc Monstreusement Humain est né de ça de dire « ça suffit, je porte ma voix » et quelque part qui même me suive ou qui se reconnaîtra trouvera du baume au cœur. Et en fait, si j'osais dire mère, je ne me suis pas dit quand j'ai construit Monstruusement Humain qu'il y aura une série. Ok, pas du tout. Mais je portais en moi, et je l'avais rencontré au fur et à mesure dans mon évolution personnelle et professionnelle, que des fois, j'osais cette petite phrase pour décomplexer des femmes que je sentais sur une ligne de crête. Et qu'en fait, je me permettais de dire « oh là là » par rapport à la maternité ou quelque chose d'un peu osé, d'un peu politiquement non correct. Et je voyais les femmes tout à coup qui soufflaient et en fait, me regardaient avec ce truc de… à vous le savez, un merci. Merci d'oser ça parce que... Merci d'oser dire ça parce que je me suis sentie monstrueuse, pas normale, mauvaise mère. Et en fait, je me suis dit, ce truc-là que j'ai rencontré moi, en fait, on est plein. Et ça suffit, en fait, d'être honteuse de ça parce que c'est humain. Et qu'en fait, là, moi je parle souvent de ce mythe de la mère, de la Vierge Marie qui est très mystifié. Même auprès, moi je le vois, auprès d'amis, auprès de personnes proches de moi, je vois que le mythe de la mère, on a envie, on ne veut surtout pas le faire descendre.
- Speaker #1
Tout ramène toujours à la mère.
- Speaker #0
Voilà, et on ne veut pas le faire descendre, tu vois, il y a un truc de piédestal et tout. Et moi, j'ai envie de ramener... l'humanité au cœur de ça. Pourquoi ? Parce que moi, devenir mère, ça a été presque dramatique. C'est quelque chose... J'ai décidé... Enfin, la maternité... J'étais au collège que déjà je me disais quand j'aurais des enfants. Mais je pense qu'il y avait quelque chose chez moi qui était de l'ordre de... Comme si je devais faire mieux ou racheter quelque chose qui n'avait pas été... voilà forcément bien vécu.
- Speaker #1
Mais ça t'en avais déjà conscience ? Non, ça c'est l'analyse que tu fais maintenant.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
non, là, là.
- Speaker #0
Mais en tout cas quand je suis devenue mère, ça a été hyper violent pour moi. Toi tu voulais.
- Speaker #1
En fait raconte-moi ce que je voudrais, c'est que tu me racontes si tu es d'accord. Oui,
- Speaker #0
carrément.
- Speaker #1
Toi par exemple quand tu étais ado, est-ce que tu t'es dit ben moi je veux des enfants, tu vois, ce qui est intéressant c'est de se dire ok qu'est-ce qu'on a projeté et il n'y a aucune malice dans ma question, c'est-à-dire... Non ! L'idée, ce n'est pas de tout déconstruire. On vit dans une société qui nous a façonnés. Moi, ce qui m'intéresse, c'est quel était ton rapport avec ce sujet ? Pour toi, c'était quoi être maman, qu'on est d'enfant ? Et ce qui m'intéresse, c'est ce moment-là où d'un coup, tu as senti le caillou dans la chaussure.
- Speaker #0
Le plus que le caillou !
- Speaker #1
Le rocher ! Voilà, l'iceberg ! Et c'est ça qui m'intéresse du coup si on commence par le début, toi quand tu étais jeune que tu imaginais je pense une histoire d'amour peut-être est ce que tu projetais déjà les enfants pas les enfants ?
- Speaker #0
Alors je pense qu'il y a plusieurs éclairages. Il y a le fait que je viens de familles très nombreuses non pas ma fratrie parce que j'ai un frère et une soeur mais mes parents huit d'un côté six de l'autre donc il faut imaginer des familles avec des plein de cousins et cousines, et on pouponne, on pouponne, on pouponne. Donc en fait, moi j'ai toujours eu, j'ai toujours senti ce truc de... Oui, ce contact avec la petite enfance qui était assez simple. Je voulais devenir puricultrice au départ. Donc voilà, les enfants étaient importants. Maintenant, le fait d'avoir des enfants Je crois que je ne me suis pas du tout posé la question, et ça correspond très bien à cette version de moi d'avant. C'est qu'en fait, ce n'est pas une question qui se pose, c'est une norme. Alors aujourd'hui, ça peut faire bondir, mais voilà, c'est évident. Mais nous, à l'époque,
- Speaker #1
on a à peu près le même âge. Oui, c'était un élan assez logique de suite et de…
- Speaker #0
C'était un élan, une continuité. Oui,
- Speaker #1
de matérialisation d'un couple.
- Speaker #0
Et alors, pour le coup, moi j'étais dans cette vision. J'ai toujours pensé que je pouvais être la femme d'un seul homme et la mère de ses enfants. Donc bon, j'ai pris des claques depuis, mais il y avait cette vision-là, vraiment. Et donc, je ne me suis pas posée de questions. Et ça semblait aller de soi. Et puis, il y avait cette troisième piste que je pense que j'avais besoin de réparer. Sûrement quelque chose de très égoïste en moi, de dire que moi, j'allais être une mère, cette mère que je fantasmais pour moi. J'allais être ça parce que j'ai quand même senti… aucune animosité par rapport à ça. Mais j'ai senti, moi, enfant, d'être de trop, d'être gênante, parce que c'était compliqué, je pense, pour ma maman. Je viens d'une lignée où ma grand-mère est un enfant illégitime. Il y a eu aussi de la violence. Et donc, pour le coup, je le dis aujourd'hui, mais il y avait un truc qui devait me driver de... Moi, je vais être cette mère aimante et moi, je vais réparer. Voilà le contexte.
- Speaker #1
Et du coup, c'est quoi l'instant de la faille ? Le moment où… Chlac ! Est-ce que quel est ce moment où, si tu te souviens… Parce que ça naît, tu as complètement raison, ça naît d'avant monstrueusement humain et en plus t'es trop bien placée Audrey pour savoir que les autres ne sont qu'un miroir. Donc toutes ces femmes que tu as interviewées t'ont amené aujourd'hui à poser ta voix sur ce sujet qui est une chose qui était déjà sans doute là, tu vois ? Clairement. Et est-ce que tu te souviens de cet instant où là tu t'es dit « waouh, entre qui je suis ? » À l'intérieur, et qui je crois que je dois être là, il y a un claque.
- Speaker #0
Ouais. Eh bien, je pense que de toute façon, la vie est extrêmement enseignante et bien faite. Mon premier enfant... Alors, mes trois enfants sont des enfants hypersensibles, voilà, neuroatypiques. Et en fait, mon premier enfant, ça a été une bombe dans ma vie. C'était un enfant qui ressentait tout ! à 2000%, qui, pour le coup, ça explosait. Tout était explosion. Donc, explosion dans la joie, l'excitation, mais explosion quand ça n'allait pas. Et en fait, il me mettait en difficulté. Parce que comme moi, j'arrivais... Toi,
- Speaker #1
tu étais contenue et lui... Voilà.
- Speaker #0
Moi, je m'étais disciplinée. J'avais fait tout pour correspondre et tout. Et en plus, je suis l'aînée de ma famille. Donc, voilà. Et lui, il venait. Mais, mais tout... mais un, comment on dit, un chien dans un jeu de quilles. Et donc, quand ça n'allait pas, c'était tout à coup des gros mots qui sortaient, mais tout petits. Une intelligence... Une forme de violence quand même.
- Speaker #1
De, de, en tout cas de... un truc lourd qui... Ouais.
- Speaker #0
Et donc, qu'est-ce qui se passait ? Je me sentais impuissante. Ça renvoyait une image. Mais en fait, elle s'est pas élevée son enfant.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Les gens, des personnes qui te font un commentaire parce qu'il y a des enfants extrêmement sages. Et moi, ça me renvoyait. Alors, j'ai toujours bondi. Ma maman disait toujours... Moi, je me disais... Nous, on n'a pas eu de chance. On n'a pas eu d'enfant sage. Genre de phrase.
- Speaker #1
C'est terrible. Quand tu étudies la phrase, c'est terrible quoi. C'est terrible.
- Speaker #0
C'est terrible. Et en même temps, voilà, c'est comme ça. Et c'est une phrase aujourd'hui qui me fait bondir. Parce que moi, je me fie beaucoup à la nature. Et par exemple, quand je regarde les petits Ausha, Est-ce que tu as déjà vu un petit chat sage ?
- Speaker #1
Ben non !
- Speaker #0
Non, un petit chat, ça fait des expériences, ça fait des galipettes.
- Speaker #1
C'est le moment !
- Speaker #0
Voilà, ça t'accroche ton rideau, ça voilà ! Et en fait, mais ça je le comprends aujourd'hui, et je serais… aujourd'hui je me dis « Oh, mais quelle mère formidable je serais ! » Mais en attendant, ça m'a mise vraiment dans la confrontation de l'impuissance, d'amener chez moi une certaine violence. Parce que pour le coup, mon fils aîné a eu des fessées de ma part parce que c'était juste insupportable. Et aujourd'hui, j'en suis navrée de ça et je peux avoir une communication autour de ça. Mais en attendant, ça m'a confrontée, ça m'a aussi fait exposer ma honte parce que les gens qui te font des commentaires, les gens qui te regardent... Et ça a duré, alors mon fils aîné a été comme ça jusqu'à 12-13 ans. Et en plus j'ai eu une vie où mes enfants, en tout cas mes premiers, enfin j'ai trois enfants et en fait les garçons ont à peine deux ans d'écart et en fait j'ai élevé mes fils pendant 10 ans seuls la semaine.
- Speaker #1
Mais tu te rends compte quand même Audrey, la détermination de l'amour parce que tu racontes ça pour ton premier, ce qui ne t'a pas empêché parce que sans trahir de secret toi tu as trois enfants ? Ce qui ne t'a pas empêché d'y retourner. C'est-à-dire que tu prends ce « wow » . Et c'est là où c'est fascinant de beauté aussi, l'élan féminin. C'est que quand même, toi, tu t'es restée accrochée à ce que tu voulais donner. Et veille que veille, contre vents et marées, tu t'es dit « bon, c'est pas parce que la première fois, l'océan est cataclysmique » et que ça ne t'a pas empêché d'y retourner quand même deux fois de plus. Oui. Alors, la deuxième fois… ça a été très interrogeant pour moi parce qu'en fait,
- Speaker #0
moi c'était pas tant mes enfants que je remets en question c'était moi, c'est-à-dire que en fait, je me trouvais maltraitante je ne me trouvais pas à la hauteur et ça me renvoyait aussi à l'histoire de ma lignée et en fait j'étais sans cesse dans le jugement j'ai compris après en fait aussi que je n'avais jamais de sas et qu'en fait j'étais pendant dix ans à... tout pour mes enfants, mais à l'intérieur, il n'y avait pas tant de ça, de jouissance. C'est-à-dire que j'étais dans un devoir.
- Speaker #1
Quand tu le racontes honnêtement, et pourtant on en a déjà parlé quand tu me le racontes, j'ai une impression de punition, tu vois, je me dis « waouh ! » En fait, comment elle nourrissait tout ce qu'elle leur donnait et moi ça me donne l'impression que tu vidais, mais qu'en fait… Je me dis : « Mais comment tu t'es nourrie en fait ? Comment ? » Et en plus avec le regard des... Moi je déteste par exemple quand on dit d'un enfant qu'il est mal élevé. En fait, je préfère qu'on dise : "Il est mal poli." Mais mal élevé, je trouve que ça crucifie les parents et ça crucifie la mère souvent. Et pourtant moi je sais avoir dit ça : "Oh dis donc il est mal élevé ! " Mal élevé déjà c'est étrange quoi ! Et c'est exactement ce que tu dis. Et quand tu racontes ça, oui, je me dis comment elle a puisé. Et du coup, première fois, deuxième fois et du coup, troisième fois.
- Speaker #0
Comment c'était ? Alors, troisième fois, ma fille n'était pas du tout... Et elle le sait, ce n'est pas du tout un scoom. Elle n'était pas du tout attendue.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Voilà, ce n'était vraiment pas prévu dans les plans et ça a été assez violent aussi. Mais il y a quelque chose que, excuse-moi, mais que je voulais rajouter et qui vient de partir, mais c'était... En effet, j'avais l'impression de tout donner et en même temps je m'en voulais en me disant : "Mais en fait nos enfants, je les ai voulus." Et quelque part il y a des moments où je ne kiffe pas. Et pourquoi du coup je leur impose ça ? Ils vont avoir une maman... J'étais dans la peur de traumatiser mes enfants.
- Speaker #1
Mais t'en penses quoi toi maintenant avec du recul aujourd'hui de cet absolu de l'amour ? parfait, c'est-à-dire... Parce que moi, tu me connais, je pense que tu peux adorer des trucs et trouver ça hyper chiant par moments. Mais j'arrive à naviguer avec ça, parce que moi, je n'ai pas cette prison que construisent plein de femmes qui s'appelle la culpabilité. C'est-à-dire que c'est une notion chacune... Moi, c'est ça, je ne l'ai pas. Donc ça m'aide à ça. Mais toi, maintenant, avec le recul, qu'est-ce que tu penses de ça ? Justement que oui, tu peux les aimer profondément et par moments, ça peut être pénible. Est-ce que ça s'est équilibré ou est-ce que tu as toujours cette intransigeance d'amour ? Non. De dire non, non, il faut que ce soit le qui, il faut que… Tu vois ce que je veux dire ou c'est pas… Si,
- Speaker #0
c'est très clair, ça s'est équilibré parce que de toute façon, et ça c'est un des messages que j'ai envie de passer aujourd'hui, et alors pour toutes les femmes et peut-être des hommes, mais d'autant plus des personnes peut-être qui se connaissent, qui se reconnaissent dans la neuroatypie, C'est que comme on est driveé par la honte, on ne va pas chercher de l'aide. C'est-à-dire que pour le coup, j'étais, j'écoutais, je suis hyper curieuse, j'ai toujours besoin de savoir et tout. Donc, j'allais chercher des moyens.
- Speaker #1
Mais quand tu dis de l'aide, tu penses à quoi ?
- Speaker #0
D'aller parler, d'aller trouver des personnes qui m'auraient dit « Tu sais quoi ? C'est juste normal » . Et je me serais sentie, pour le coup, j'aurais pu m'identifier. Oui, oui,
- Speaker #1
je comprends. Ça annule la honte parce qu'en fait, il y a ces gens qui disent « Non mais tu m'étonnes que t'en aies marre » .
- Speaker #0
Tu m'étonnes que t'en aies marre, tes enfants ils ont à peine deux ans d'écart, tu les élèves tout seul, ils ont en plus ces profils-là. Mais t'avais pas ça. Et voilà. Et en plus, pour mon fils aîné, c'était tellement fort, il y avait de la mise en danger. Et pour le coup, je me retrouvais toute seule à me dire « Qu'est-ce que… » Comment je vais l'accompagner ? Parce que je savais qu'il n'était pas fou. Et j'ai des personnes qui m'ont dit « il faut l'hospitaliser » . Des personnes qui ne connaissaient rien. Et moi, intuitivement, je savais que non. Mais j'avais du mal à aller quelque part parler clairement de ce qu'il était parce que j'avais honte, tu vois. C'était sûrement que ça venait de moi. Donc voilà. Et aujourd'hui, c'est un des messages. C'est de dire vous savez quoi ? Pas forcément auprès de vos proches. Oui. Parce que les proches, on sait bien, on se fait de l'effet, on n'a pas forcément le recul et tout. Mais allez vous adresser à des associations, des espaces.
- Speaker #1
Mais même des copines d'école, même des femmes qui ne sont pas forcément tes amies de l'intimité. Mais parfois, ça fait rigoler les mamans qui discutent devant l'école. Je peux te dire qu'à mon avis, c'est des soupapes de libération. parce qu'elles disent « Ah, toi aussi, tu n'as pas dormi ? Chez toi aussi, il y a des poux et t'en peux plus. » Et chez toi... En fait, tu déposes. Vu que tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime, bon ben là au moins, tu débarrasses le plancher. Ça ne résout pas, on est d'accord, tout le quotidien. Mais ça veut dire que ça, intuitivement, c'est sans doute ce qui a un peu accompagné la série « Si j'ose dire mère » .
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Alors je ne sais pas si c'est le bon mot, ce n'est pas une communauté, mais... c'est rompre La solitude des mots et de ce que chacune vit pour qu'on puisse se dire : "Ah oui, elle aussi ! " Et en plus moi à titre personnel, ce que je trouve génial dans ta série, c'est que parfois tu écoutes certaines femmes et tu te dis : "Ah ouais ? J'aurais pas pensé ça d'elle." En fait, "Ah ouais donc elle aussi ? " Alors qu'elle peut incarner à mon image un truc impactant, solide. Et c'est ça, moi, que je trouve génial dans ta série. Parce que par exemple, toi, on pourrait penser que vu que tu lances cette série, t'es hyper à l'aise sur le sujet, tu veux juste faire un recueil. Et moi, je trouve ça génial que tu puisses dire « Non, moi aussi, d'une certaine couleur et d'une certaine manière » . Ça s'est agité chez moi en fait. Carrément.
- Speaker #0
Et moi, c'est ça que je veux réhabiliter à travers cette série. Quand je dis que c'est un acte politique, C'en est un. Le suicide maternel est en hausse dans les premières années d'une mère, les burn-outs sont en hausse, ça suffit d'entretenir. On parle des réseaux où on n'est que le beau sur les réseaux et tout ça. Moi je trouve que de toute façon cette image de mère, même avant les réseaux, elle était déjà tout... toute « waoua waoua » , toute clinquante, surtout. Et donc je trouve que ça permet de soulager cette série, cette parole, ça permet de se soulager quand on en parle, ça permet de soulager celles qui écoutent, se décomplexer et de se dire « ouais, en fait, nous sommes d'abord des êtres humains, d'accord ? » Avant d'être une maman, nous sommes des êtres humains et nous sommes traversés par plein de paradoxes et que l'amour… J'ai envie de te dire, c'est comme le couple, ce n'est pas toujours piou-piou, c'est hyper confrontant. Et c'est un chemin qui permet de se rencontrer. Alors moi je suis persuadée qu'être parent pour chaque enfant vient éveiller ou gratter chez toi un petit truc.
- Speaker #1
Ou dynamité.
- Speaker #0
Ou dynamité. Et ça, j'en suis persuadée. À un moment ou à un autre, ton enfant devient révélateur d'une part. Et souvent, ce n'est pas forcément la part que tu as. Tu sais,
- Speaker #1
on se dit communément que quand tu ne règles pas, c'est une autre forme de pression, quand tu ne règles pas un sujet, la vie te le ramène constamment. Effectivement, quand tu n'as pas encore compris, l'enfant, c'est la version XXL du « je te ramène le camion de déménagement » . Et du coup, ce que je me disais, alors même si je sais que c'est pas simple peut-être à synthétiser, mais je trouve que c'est intéressant toi quand tu interviews les femmes dont je vais essayer d'avoir le même talent, c'est que du coup, de ta sensibilité et avec ton profil neuroatypique, quelles sont pour toi les clés qui t'apparaissent, qu'elles soient pratico-pratiques ? Pour être soi dans toutes ces phases, y compris ce projet d'être une maman, quelles sont les clés avec le recul qui peuvent apparaître ? Qu'est-ce qui toi a harmonisé ?
- Speaker #0
Moi je dirais, alors j'ai compris et d'ailleurs je l'ai d'autant plus compris en t'interviewant, moi le driver du fun ou de la joie...
- Speaker #1
plaisir, on avait parlé du plaisir. Revenir au plaisir.
- Speaker #0
Et en fait ça, moi c'est comme si quand j'ai pris ce rôle il y avait un devoir, tu vois. Tu signes là et tu vois là maintenant le tunnel. Et en fait aujourd'hui je me dis non mais stop ! Oui, il y a un engagement et je pense que ça peut être ça le danger. C'est l'engagement mais dans le côté hyper solennel. Alors que je pense que c'est un engagement, mais comme une aventure.
- Speaker #1
Mais c'est là où ça m'intéresse ce que tu dis, c'est « ok, tu déconstruis le devoir » , mais ça c'est dans le mental. Comment on fait ? C'est quoi la clé physique ? Parce que tu vois, quand on dit ça, les femmes qui écoutent vont se dire « oui, super, donc il faut déconstruire mentalement l'idée du devoir » . Mais en fait, je pense que toi, peut-être que je me trompe, mais tu as eu des alertes physiques. physique, est-ce qu'il ne faut pas revenir à l'instinct, l'intuition de ces trucs où on fait « waouh, là, vraiment, eux ? »
- Speaker #0
C'est là où je voulais en venir, de venir contacter son plaisir.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Se dire... C'est Audrey Hakoun qui en parlait très bien aussi dans un épisode. Il y a des choses... qu'a priori, on devrait faire si on est mère.
- Speaker #1
Qui nous font se faire. Moi, je n'ai jamais été à quatre pattes pour jouer au Lego, par exemple.
- Speaker #0
Eh bien, voilà. En fait, faire ce qui te fait kiffer avec ton enfant.
- Speaker #1
Parce qu'il y a forcément un truc.
- Speaker #0
Parce que ton enfant, il va retenir quoi ? Il va retenir le moment où ça a vibré en soi. Il ne va pas retenir de « Ah oui, en fait, tu ne faisais pas ci ou ça » . Il va se rappeler de « Oh ! » Et là, maman ou papa, quand on a fait, je ne sais pas, Moi, quand on se jetait dans les feuilles mortes, tu vois, moi, en fait, j'aurais adoré, je l'ai fait avec une copine il y a quelques années, aller dans une forêt et me rouler dans les feuilles mortes. Oui, parce que c'est une autorisation de... Voilà, eh bien, ça, tu vois bien que, oh là là, mais est-ce que, eh bien, ça, moi, ça aurait été mon kiff. Quand, oui, lire à mes enfants, prendre, tu vois, il n'y a pas très longtemps, j'ai un de mes enfants qui m'a sorti une phrase. Parce que je prenais beaucoup de petites voix. Elles étaient déjà là, mes petites voix, quand j'étais avec mes enfants. Donc, je prenais un bouquin.
- Speaker #2
Et puis, tu vois, je faisais des petits voix comme ça.
- Speaker #0
Oui, quelque chose qui te ressemble. Et mes enfants, ça, aujourd'hui, je m'en rends compte. À l'âge où ils sont, ça les a impactés, en fait. Ma fille, elle est fan. Quand je fais la nana hyper girly ou le petit personnage de bande dessinée, elle est raide dingue.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu es en train de dire ? que, par exemple, il faut en fait partir de soi, se dire « Ok, qu'est-ce que j'aime faire ? » Enfin, tout bêtement, tu vas se dire « Ok, qu'est-ce que j'aime ? » Par exemple, moi, j'aime découvrir des cafés, prendre des chocolats chauds. Et bien, d'un coup, je me suis dit « Pourquoi tu ne ferais pas ça avec tes enfants plus tôt ? » Est-ce que tu es en train de dire ça ? Que déjà, c'est se regarder, se dire « Ok, qu'est-ce que j'aime faire ? » Lire, manger, cuisiner. aller visiter des musées, aller se balader. Et après, y associer les enfants.
- Speaker #0
Je pense que c'est un bon point de départ et accepter ce qu'on n'aime pas.
- Speaker #1
Parce que tu parlais tout à l'heure, et c'est là où je voudrais t'interroger sur ça, tu parlais du filtre du plaisir. Mais moi, j'irais un peu plus loin, je dirais, et même du déplaisir. Est-ce qu'il ne faut pas aussi accepter ce qui fait entre guillemets chier ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Tu vois, c'est-à-dire... tu te retrouves à devoir faire un truc carrément saoul. Et ce qu'il ne faut pas aussi, prendre l'info sans arrêter de « et je me punis, et je devrais aimer » . Tu vois,
- Speaker #0
de manière très objective. Se permettre de se focaliser à dire « ça, j'aime pas » . Et ça ne veut pas dire pour autant que, puisque tu n'aimes pas, tu es une mauvaise mère. C'est juste que ce n'est pas un endroit. où ta personnalité va vibrer avec ton enfant. Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas découvrir des choses.
- Speaker #1
Oui, oui. Ce n'est pas tant que ça. En t'écoutant, je me dis qu'il faut accueillir. Parce que je repense vraiment à cette idée de honte que je trouve très forte dans ce que tu partages. Et je me dis, finalement, assumons, osons. En fait, je me dis, pour faire disparaître la honte, peut-être que c'est… décider une autre posture.
- Speaker #0
Mais tu sais, le mot que tu me tiens quand tu dis ça, c'est avoir le culot. Oui. Avoir le culot d'amener sa part créative. Et quand je parle de part créative, il n'y a pas une notion d'artiste du tout là-dedans. Pour moi, personne ne meurt. Mais d'amener une part créative et de se dire comment j'ai envie. Tu sais, comme quand tu vas organiser un événement. Je ne sais rien, un anniversaire. Qu'est-ce que tu as envie d'y mettre dedans ? Moi, je prendrais cette image de tiens, là, avec cet enfant, qu'est-ce que j'ai envie d'y mettre dans cet espace mère-enfant ? Ça va être quoi les néons ? Ça va être quoi la boule à facettes ? Ça va être quoi le toboggan ? Oui, tu visualises ce que tu veux vivre avec. Et après,
- Speaker #1
comment tu vas le faire à la rigueur ? Là, tu te fais une liste. Comment on peut faire ça ? Comme ça, comme ça, comme ça. Certaines femmes font comme ça. Moi, je fais comme ça. Toi, tu fais... Et c'est vachement intéressant parce que ça ramène une... OK, c'est comme une stratégie. C'est comme un plan d'action. C'est un projet. Tu fais de la gestion de projet équilibrée, en fait, avec l'écologie. Et je trouve que ce que tu dis est vachement intéressant sur l'aspect pragmatique. Parce que moi, quand j'entends des femmes dire « il faut se libérer de ci » , à chaque fois, je me dis « ok, super, mais alors qu'en fait, non » . Et tu le vois bien quand tu es dans l'émotionnel, la culpabilité, la honte. En fait,
- Speaker #0
c'est difficile d'avoir une pleine conscience des choses. Non, carrément. et c'est pour ça que Quel est l'endroit où je kiffe naturellement ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire partager à mon enfant de cet endroit de kiff ? Et forcément, en adaptant ton enfant, c'est pas son truc, ok, on va trouver autre chose. L'idée, c'est pas que soit, je suis pas en train de dire soit, soit, soit, mais c'est comment, là où je sais que je vais avoir envie peut-être de transmettre ou de partager, où ça vibre naturellement pour moi, Ou peut-être... je vais lui permettre de vibrer aussi. Et pour le coup, on crée un espace rien qu'à soi. Je veux dire, un entre-soi, tu vois, entre son enfant qui ne va peut-être pas du tout être le même avec un autre enfant. Parce qu'on sait bien que nos enfants, on pourrait en avoir 20 qui ne seraient pas du tout les mêmes.
- Speaker #1
Dans ce que tu dis, ce que j'adore,
- Speaker #0
c'est vraiment cette notion de… Là, on n'est pas dans l'intellect, c'est dans… « Ah, quel est mon élan ? Qu'est-ce que j'ai envie de faire ? » Et vu que tu vas faire un truc qui te fait vibrer,
- Speaker #1
franchement, moi, pour l'avoir testé, quand toi, t'es content de ce que tu fais, t'as envie, les enfants, ils sont hyper… Une fois que tu l'as testé, tu découvres le pouvoir de ça. C'est fou et tu te dis « Merde, je l'avais su avant » . Voilà, percuté. Mais quelque part, je te rejoins sur le fait que c'est un chemin Pour être soi, nos enfants sont nos plus grands thérapeutes, même si par moments, ça fait bien celui.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Mais j'adore ce que tu dis de ramener à une notion qui t'est chère aussi, de naturalité et de… D'organicité.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
d'organicité de femme, en fait. J'allais dire de maman, mais ce n'est même pas… Non, de femme, quoi. Dans son déploiement maternel.
- Speaker #0
Oui. Parce qu'en fait, moi, je me suis aussi rendue compte… c'est vrai que j'ai un contact avec les petits et les bébés, les bébés me parlent souvent quand je croise un bébé ils me parlent, c'est comme ça et pour le coup je me suis rendu compte qu'avec les enfants qui n'étaient pas les miens, il y avait du fun et c'est horrible quand tu fais ce constat-là à un moment, de te dire mince, avec les enfants des autres, c'est simple mais pourquoi ? Parce qu'il n'y avait pas Merci. Quelque part, pour moi, cet enjeu et ce truc de dire « Sois sérieuse » , tu vois ? « Sois sérieuse, là, Audrey. Cure et t'es mère, sois sérieuse. » Et moi, ça, je vous le dis, si toi, tu m'écoutes, non, il n'y a pas de sérieux.
- Speaker #1
Ce que tu es en train de dire, c'est que toi, tu as carrément posé une espèce de posture qui a finalement pété toute ta lumière et ton étincelle, c'est-à-dire…
- Speaker #0
Carrément.
- Speaker #1
Oui, parce que si en plus, tu vois qu'avec les enfants des autres, c'est beaucoup plus fluide. Mais c'est génial ce que tu dis, parce que ça prouve à quel point on se construit, et ce n'est pas du tout un jugement, une critique ou une façon de se flageller. En plus, c'est vraiment un constat, on construit nos propres prisons parfois. C'est-à-dire qu'on part du principe qu'on mentalise. Parce que là, ce que tu dis est hyper fort. Ça reste des enfants, c'est les mêmes. C'est exactement les mêmes. C'est ceux pour lesquels on dirait une entreprise à mission. Je suis une entreprise à mission, tu vois. Non, mais j'aime trop ce que tu dis. L'organicité, j'ai envie que ce soit le mot de la fin. Cette organicité de vraiment, comme l'herbe qui pousse, comme tout ce qui est si naturel, en revenant à cette naturalité, finalement, dans ce que tu dis, je trouve que c'est le chemin de cet équilibre.
- Speaker #0
Oui, parce que je vraiment, et en plus c'est mon univers aujourd'hui, c'est vraiment de faire recontacter cette joie. qu'on a en nous. Et je ne parle pas de forcément la grande joie hyper fun et tout, mais cette joie. Et je crois que quand on veut bien aller vers cette créativité-là, cette organicité en nous, notre enfant, il nous tend cette passerelle vers l'émerveillement, vers le fameux instant présent, tout est « Oh, c'est beau ! » Tout est simple. Et en fait, si on veut bien revenir à ça, en fait, on rejoint très facilement notre enfant qui est celui que l'on a mis au monde, mais aussi notre enfant. Tu vois, je trouve que ça permet de matcher nos enfants. Notre enfant intérieur est celui qu'on a livré au monde et de nourrir cette joie, en fait, cette joie simple. et d'avoir cette vibration entre nous. Et je pense que ça, c'est quelque chose qui diffuse dans nos enfants, au cœur de nos enfants, c'est de nous avoir sentis vibrer en fait. Tout à coup, c'est papa ou maman, il n'est pas ci ou ça, et tout à coup, c'est l'image de cette vibration qu'on a été à un moment, de cette joie, de ce rayonnement. Et point, en fait. Et j'ai envie de dire, on n'a même plus besoin de leur dire grand-chose. Tu sais, c'est souvent qu'on dit beaucoup de choses, en fait, ils ne retiennent pas ce qu'on dit.
- Speaker #1
Non, mais ils regardent et ils... Voilà,
- Speaker #0
c'est ce qu'on incarne, tu vois. Et voilà. Et en fait, je me dis, aujourd'hui, c'est très rigolo, parce qu'aujourd'hui, là où j'en suis, il y a vraiment cette notion de, tu vois, aimer, accepter tous ces jeux, et de se foutre la paix, et de revenir à cette joie en nous. Et je pense... que dans ce rôle de parent, on pourrait vraiment partir dès le départ. Et je sais que ce n'est pas forcément simple. Parlons-en. Allons vers les autres pour en parler. Mais on pourrait tout de suite connecter à être parent. C'est ultra sérieux. Mais en fait, on peut jouer très sérieusement.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est ça. Et en plus, ce que tu dis, on clôturera là-dessus, me fait prendre conscience à quel point on peut... plus la vie est unique dans son passage, c'est-à-dire qu'on n'est là qu'une fois. Et je me dis « Waouh, elle a raison Audrey, adoptons notre mode du superhandi, tu vois, parce que tu ne seras qu'une fois la mère de tes enfants, de cette vie-là de petit humain. » Et en fait, tu te dis « Bah mince, c'est quand même dommage d'aller se calibrer sur d'autres trucs alors que c'est maintenant. » et bien merci parce qu'en tout cas la joie dont tu parles elle est venue me chatouiller le ventre et j'ai été très heureuse de t'entendre,
- Speaker #0
merci infiniment pour tes partages et à bientôt d'avoir joué avec moi à bientôt d'avoir joué avec moi, j'adore voici mon humble participation à cette série qui prend fin est-ce que j'avais vraiment envie de te transmettre de tout mon coeur et de tout toutes mes tripes, c'est que ton ressenti n'est jamais à juger. Ose en parler. Autorise-toi et peut-être même tu feras beaucoup de bien en décomplexant d'autres personnes. Trouve tes zones de fun ou retrouve-les pour qu'elles te Rendre créative et te mettre en joie et dans l'envie bien sûr, naturellement, de partager avec ton enfant. Nourris ton envie, ose et assume ton propre modèle d'incarnation de mère. Que cette organicité soit ta boussole, qu'elle te permette d'être... véritable, vibrante, authentique, furieusement toi, est tellement contagieuse pour ton enfant, pour lui insuffler ce trésor qui n'a pas de prix, l'envie et l'agilité pour lui de se dire oui naturellement dans sa vie présente. et futur. Merci d'avance à toi de soutenir Monstrueusement Humain en laissant une note, un avis sur les plateformes dédiées au podcast ou encore en transmettant l'existence de ce podcast autour de toi. Et puis l'univers Monstrueusement Humain s'est agrandi avec cette volonté de soutenir, de faire jaillir et rayonner l'expressivité de chacun individuellement ou collectivement à travers des interviews pour les pros et les artistes pour soutenir et mettre en lumière leur univers mais aussi des espaces d'immersion pour faciliter l'expression collectivement et enfin les conférences spectacles interactives afin... de se réunir et de contacter cette vibration puissante pour oser s'exprimer et rassembler nos humanités. Tu trouveras toutes les références en dessous de l'épisode. Sur ce... Belle année 2026 à toi !