Speaker #0Monstrueusement humain, le podcast qui risque de te donner le goût de toi. Sois la bienvenue créature au grand cœur. Ausha. Sache qu'ici tu vas peut-être te réconcilier avec qui tu es vraiment. Oui. En fait, si tu pouvais laisser là parler maintenant tout haut tes petites voix intérieures, tes ressentis, tes visions, que parfois tu kifferais de prendre mais qu'en fait tu t'es, tu juges et puis parfois tu sabotes. Parce qu'a priori, ça n'a pas l'air de rejoindre le plus grand nombre. Alors moi j'ai un rêve, c'est celui de participer à l'effondrement du mur de la norme. C'est un peu mon mur de Berlin à moi. Alors je dis stop, stop à cette recherche constante de l'approbation du monde pour valider notre existence. Stop à cette normopathie assassine. Bonjour à toi. Et bienvenue, bienvenue dans Monstrueusement humain, c'est la fille de joie. Et je suis toute troublée aujourd'hui parce que j'ai décidé pour ce retour dans cette nouvelle saison, pour cette nouvelle série, j'ai choisi de faire un épisode introductif en solo. et j'ai choisi et bien de le faire filmer pour que désormais les épisodes même solo soient sur la chaîne YouTube en vidéo. Alors très drôle d'exercice parce que c'est vrai qu'à une époque quand je faisais des castings, eh bien, quand on est filmé, on ne voit pas. ça tronche au fur et à mesure. Et là, voilà, je dois faire avec cette image de moi. Et vous savez, c'est un petit peu tout comme la voix, quand on s'entend ou quand on se voit, ce n'est pas toujours facile de réceptionner. Eh bien, soit, voilà, premier épisode introductif. Et je suis vraiment, vraiment ravie. tout excité par cet épisode solo et je sais que certains attendent parce qu'ils sont un peu nostalgiques de ce monstrueusement humain qui a pris naissance le 7 janvier 2022 et que ces épisodes solos, eh bien, ils avaient une certaine ambiance, une certaine couleur. et que certains, eh bien, regrettent cette époque parce que les interviews ont en effet une autre ambiance, une autre coloration. Et c'est ainsi. Monstreusement humain est donc sorti le 7 janvier 2022 après des mois d'attente, non pas pour des problèmes techniques. Non, non. Le problème, c'était moi. Des mois à avoir la boule au ventre après cet élan, après cette formation auprès de l'Académie du podcast avec Marco Bernard et ce truc tellement évident que j'allais pouvoir créer mon univers derrière un micro, avec ma voix. Mais pour autant, j'ai attendu, attendu la boule au ventre pendant des mois avec vraiment cette peur et entre autres cette peur d'avoir honte, cette peur d'être jugée. Et je dois constater et je crois que c'est déjà un très bon signal pour tous ceux qui suivront cette série sur la honte et la peur d'avoir honte. Eh bien, c'est que tout compte fait, je n'ai pas été huée dans la rue. En même temps, personne ne connaissait forcément mon visage. Je n'ai pas été brûlée sur un bûcher pour ce que j'ai pu déclarer à mon micro. Et je ne suis surtout pas morte de honte. Et ça, ça, si tu savais comme c'est précieux. Parce que si... ce sujet arrive enfin au micro de Monstrieusement Humain et arrive enfin dans cet univers que je propose qui est Assume, et bien c'est parce que j'ai fini de tourner autour du pot et que je peux clairement assumer et sauter à pieds joints dans cette thématique de la honte. Parce que la honte, eh bien, je peux dire que c'est une compagne qui fait partie de ma vie depuis tellement longtemps. Je pense, enfin en tout cas je suis sûre, depuis mon enfance. Et donc, le pouvoir de la honte, et ça on le verra au fur et à mesure des témoignages, mais le grand pouvoir de la honte... c'est justement d'être terrifié d'en parler. Boris Cyrulnik dit « mourir de dire » . La honte fait, ferait mourir de dire. En tout cas, elle nous fait croire cela. Donc, je saute à pieds joints dans cette thématique et je remercie déjà tellement toutes les personnes et bien qui ont... envie de franchir ce pas avec moi, des personnes qui vont décider de poser un acte transformationnel pour elles et qui vont venir témoigner de leur honte comme un coming out. Et pour qui je sais que c'est un vrai cap, un acte tellement courageux. tant la honte est un sujet épineux, douloureux, délicat. Nous avons peur, nous avons honte d'avoir honte. Donc ils sont nombreux, ceux qui me suivent, soit pour poser cet acte transformationnel, soit pour, parce que ce sont des personnalités plus exposées, des personnes qui me disent « moi, je connais » . où j'ai connu la honte et je te soutiens et j'ai envie d'en parler, j'ai envie de soutenir cette série. Et je les remercie par avance parce que je suis un peu époustouflée et c'est venu aussi pour moi, eh bien, me faire dépasser des croyances et éventuellement cette honte de « mais moi je ne suis qu'un petit podcast » . Et comment je pourrais me permettre pour qui je me prends ? Eh bien, je me prends pour qui je suis aujourd'hui. Je suis Audrey Quignon et moi, le but, c'est de réhabiliter nos humanités. Parce que je connais le potentiel de chaque être humain, ou en tout cas, je le sens. Ça a toujours été quelque chose chez moi de... de très significatif, de sentir autant les parts qui s'éteignent chez les personnes que je rencontrais, que leur potentiel. Et je crois que l'humanité aujourd'hui a besoin de beauté pour s'harmoniser. Et donc c'est important pour moi de permettre ce cap à travers cette série sur la honte. Je n'ai donc pas été moquée pour ce podcast monstrueusement humain qui représente aujourd'hui 90 épisodes et je crois autour de 37 interviews. 90 épisodes ! Alors autant te dire que... Par rapport à ma personnalité, alors oui, il y a chez moi ce côté très discipliné qui a su, et tu as pu le suivre à travers les premières saisons, qui est le résultat d'une personne, d'une femme qui a appliqué, fait tout pour correspondre et surtout pour trouver l'amour-être. aimer, être aimé mirage total en essayant de correspondre à tout prix Et donc, 90 épisodes, eh bien, c'est beaucoup de discipline. Et moi, j'ai tout compte fait cette énergie plutôt du jaillissement, de la créativité, de l'innovation, de la nouveauté, de inspirer, insuffler l'élan. J'ai vraiment ça en moi. Et donc, de tenir 90 épisodes avec... toutes ces années, tout ce qui a pu se passer dans ma vie, eh bien, je me dis quand même, à force d'entendre autour de moi des gens, des personnes précieuses, des personnes qui m'aiment pour ce que je suis et qui me disent « non mais 90 épisodes Audrey ! » Et moi en fait, comme je l'ai dit bien des fois, on a tendance à banaliser ce que l'on fait. fait, on va dire, assez, entre guillemets, simplement. Et j'aime bien dire cette phrase, c'est pas parce que c'est normal que c'est banal. Eh bien, je me la retourne cette phrase. Ce n'est pas parce que, voilà, je l'ai fait qu'il faut le banaliser. Donc j'ai envie, j'ai envie vraiment là, devant témoin, de me dire ouais, bravo. Même s'il y a une petite voix qui se dit oui, enfin bon, depuis janvier 2022, t'aurais pu en faire plus, bien sûr. Mais j'ai aussi traversé ces années avec bien toute mon humanité, tout ce qui a pu se passer. Et certains auditeurs connaissent certaines étapes de ma vie que j'ai pu partager dans mes épisodes. Et donc, malgré tout ça, malgré des moments où vraiment... je me disais ça va pas le faire je vais pas pouvoir tenir mes engagements valeur importante aussi pour moi, et bien je l'ai fait je l'ai fait à ma manière, je l'ai fait imparfaitement mais je suis là, je suis là et en fait là, et bien tu vois en direct, je suis très émue, je suis très émue parce qu'aujourd'hui je touche pile au coeur de quelque chose qui a été tellement difficile pour moi et qui aujourd'hui est un endroit de transformation et un endroit de soutien pour le plus grand nombre. Et ça, tu sais quoi ? Il n'y a rien de plus beau, il n'y a rien de plus satisfaisant que de se dire que ce que l'on a traversé, eh bien, va servir. Ce que l'on a traversé, ce n'est pas pour rien. C'est peut-être qu'aujourd'hui ou dans les mois qui viennent, eh bien, il y a... peut-être si ce n'est même qu'une personne qui va se déployer plus facilement, qui va arrêter de se saboter et de se freiner, eh bien pour moi, ça sera gagné. Parce qu'elle aura cette possibilité de s'alléger plus vite que je ne l'ai fait et de comprendre plus rapidement. Donc, nous y sommes. Et oui, tant bien que mal, 90 épisodes et l'ouverture de cette série. Oh la honte et la peur d'avoir honte. Alors cet épisode, il n'est pas là pour parler de ma honte. Probablement que ça viendra. Est-ce que je me ferai interviewer ou est-ce que je ferai un épisode solo ? Je n'en sais rien. Mais en tous les cas, ce n'est pas l'heure de cela. Et tiens, je suis en train de me regarder et là, eh bien, tu te rappelles les premières saisons, ces petites voix qui arrivaient pour vraiment mettre en lumière toutes ces parts de moi qui m'habitaient. Et bien sûr, et je le fais aujourd'hui dans mes conférences, il y a ma madame proprette. Et là, qui est en train de voir, non mais c'est quoi cette coiffure ? quand on a des bouclettes, on essaye de les entretenir, ma chère. Et puis alors là, il y a cette mèche qui dépasse. Et ça ne le fait pas du tout. Ce n'est pas du tout symétrique. Voilà, c'est plutôt insupportable à regarder. Bon, eh bien voilà, ma madame proprette, qui aujourd'hui, il faut l'avouer, ma madame proprette, elle est toujours là. Elle est toujours là, mais... Justement, elle est un peu là comme je souhaite que la honte soit présente après cette série et dans les accompagnements. les immersions et les conférences que je propose. C'est-à-dire que j'ai envie que cette honte, je ne prétends pas faire disparaître la honte, parce que je pense qu'elle peut être un indicateur. Ce que je souhaite, moi, à travers cet élan, c'est de permettre que la honte soit une douce compagne. Qu'elle soit, eh bien oui, cette part de notre humanité tant d'autres nous contenons. Cette part qui est là, nous l'admettons, nous la voyons, et nous lui accordons comme une certaine affection, et que pour autant, elle ne nous empêche plus, elle ne nous freine plus, elle ne nous flique plus, et surtout, elle n'avorte plus nos élans de vie. Et donc, ma Madame Proprète, c'est le parallèle que je peux faire. Aujourd'hui, ma Madame Proprète, elle est en effet beaucoup moins intense qu'à une époque parce que j'ai fait ami-ami, parce que j'ai rencontré d'autres parts de moi qui méritent d'être au service du plus grand nombre. Et ma Madame Proprète, tout compte fait, elle est drôle. Je la trouve bien moins dramatique. Et puis je pense qu'elle a sa part dans ma vie parce que Madame Proprète, elle aime les choses esthétiques. Alors tout est relatif, mais elle aime l'harmonie, elle aime le beau. Et voilà, elle permet aussi d'être ce que je suis. Donc, cette série. Qu'est-ce que j'ai envie de dire sur cette introduction ? Eh bien, j'ai très envie et comme à chaque fois qu'un sujet me passionne, eh bien je commence à me plonger en me disant que je vais faire une thèse et là je suis inarrêtable sur le sujet et je sais que ça peut être vraiment épuisant. Les gens, les proches qui me connaissent bien savent que, voilà. quand les choses me tiennent à cœur, je creuse, je creuse beaucoup et je peux partager passionnément et m'enflammer. C'est ainsi, je sais, parfois ça doit être relou, mais à coup de pas. Et donc, la honte. La honte, ce que j'avais envie de dire aujourd'hui, c'est que, alors, des hontes, il y en a plein, il y en a des tas. C'est inépuisable les exemples sur la honte. Mais j'ai retenu la catégorisation de Robert Karen. Robert Karen, c'est un psychologue clinicien et qui a défini quatre grandes catégories de honte. Et j'ai trouvé que c'était intéressant pour s'y retrouver un petit peu. Et puis... permettre en fait au fil des témoignages, eh bien pour toi, pour moi, de un peu s'y retrouver, se dire « ah oui, tel type de honte » et de voir comment, eh bien, certaines racines de honte forcément se lient à d'autres et que parfois, pour le coup, on se retrouve avec un panel de toutes ces catégories dans notre besace d'humain. Robert Carren, psychologue clinicien, a établi ces quatre types de honte. La honte narcissique, qui est au fond de moi, en tout cas cette pensée que personnellement je connais très bien. Et c'est vrai que je sais aussi que dans mes auditeurs et dans les témoignages que j'ai commencé à recevoir, Il y a beaucoup de neuroatypiques et force est de constater que dans le monde de la neuroatypie, nous sommes beaucoup apportés cette honte, cette honte narcissique. C'est au fond de moi, je sais que je ne suis pas assez. Comme si j'étais d'emblée un objet défectueux. D'ailleurs j'avais fait... des postes là-dessus. Et donc, cette honte narcissique fait que je construis tout le reste autour que personne ne voit là où c'est honteux. Et cette honte, elle prend racine dans les toutes premières années de notre vie. C'est en fait, et c'est aussi pour ça, que lorsque l'on est neuroatypique, il y a de grandes chances, de grandes probabilités que nos parents ou un de nos parents l'ait été aussi ou le soit. Et donc, eh bien, forcément, ce parent peut porter lui aussi ses hontes, ses endroits où il s'est senti tellement en décalage, et qu'en fait, toi, en tant qu'enfant, eh bien, il te renvoie quelque chose de « tu ne peux pas être vu tel que tu es » . Cet adulte ne peut pas totalement et sans y voir de mal inconsciemment, ne peut pas t'accueillir dans ton insuffisance, dans ta fragilité, dans tes défaillances entre guillemets, dans ton humanité d'enfant. Et alors, sans aucun mot clair, mais c'est ce truc que tu as retenu que... Ce que tu es foncièrement ne mérite pas d'être vu. Et cette honte-là, elle est puissante. Et forcément, elle va avoir énormément d'impact dans notre vie. Et puis, il y a la honte existentielle. Cette honte existentielle, c'est le moment où... Et vous allez voir que du coup ça peut faire écho à cette honte narcissique. C'est des moments d'honnêteté radicale. C'est quand tu viens de t'apercevoir d'une facette de toi, pas forcément glorieuse, pas forcément brillante, mais tu la vois, tu ne peux plus la nier, tu l'as repérée. Et c'est OK. Je suis là, juste là, avec ça. C'est cette lucidité d'une vérité. Il n'y a pas eu d'acte, il n'y a pas eu de situation particulière. C'est ce qu'on est et que l'on voit en face. Et que, eh bien, de cet être humain que l'on est à ce moment-là, c'est de la décision d'essayer d'assumer. Ça, c'est la honte existentielle. Et ensuite, en troisième catégorie, il y a la honte situationnelle. Alors la honte situationnelle, dans nos vies, j'ai envie de dire de l'enfant à toute notre vie d'adulte, eh bien, on peut la rencontrer, puisque c'est j'ai fait ou je vis quelque chose que je n'aurais pas dû faire ou... que je n'ai pas voulu. Et en fait, je voudrais disparaître. C'est lié à une situation délimitée, d'un échec, d'une perte, d'un divorce. Et ce n'est pas forcément une faute, mais ça brûle, c'est cuisant. Enfin, il y a la honte de classe. La honte de classe, c'est bien, c'est je viens d'où je viens. Et peut-être qu'à certains moments, certains endroits, certains contextes, eh bien, je sens que ça se voit. C'est né d'une inégalité sociale retournée contre soi, un sentiment d'infériorité intime. Voilà pour ces quatre catégories décrites par Robert Caren. Alors, il en existe peut-être d'autres, mais je les trouvais claires et faciles d'accès, faciles au plus grand nombre. Si j'ai choisi que cette série s'appelle « Oh la honte et la peur d'avoir honte » , c'est que... Dans mon expérience, ma grande expérience, je vais même dire mon expertise de la honte dans ma vie. j'ai très vite identifié et théorisé le fait qu'il y a plein d'endroits où nous avons peur d'avoir honte. Et d'ailleurs, autour de ma communication sur cette série, certaines personnes au départ m'ont dit « Ouais, thématique intéressante, mais tu vois, moi je ne me sens pas du tout concernée. » Et puis à force de communication sur les réseaux, certaines personnes sont revenues vers moi en me disant « Bon, je ne sais pas si je dois te remercier, mais en fait... » je dois constater que la honte fait partie de ma vie. Ou en tout cas, que j'ai peur d'avoir honte. Donc, je mets en place des choses. Et ça, j'en étais assez convaincue. Alors, quand les personnes me renvoyaient que non, je me disais, je suis qui ? Moi, je ne veux pas être là à dire si, si, regarde bien. Et j'ai trouvé ça très, très chouette qu'à travers mes communications, des personnes aient... le courage, l'intelligence de cette remise en question et reviennent vers moi. Donc merci. Je pense que certaines se reconnaîtront. Et donc, autour de cette peur d'avoir honte, eh bien, j'ai creusé et j'ai trouvé. J'ai trouvé eh bien, la vision de Donald Nathanson, qui est un psychiatre et qui a décrit le Compass of qui est la boussole de la honte et je me suis dit mais c'est exactement ça et donc ça j'ai envie aussi de le partager pour que vraiment vous ayez tu es un paysage à 360 degrés sur ce sujet que nous allons rencontrer à travers les témoignages et en fait je me rends compte aussi que je regarde très peu la caméra. Et donc... The compass of shame, la boussole de la honte. En fait, c'est le moyen, les stratégies qu'un être humain met en place pour ne pas se confronter à la honte. Et donc, il va décrire ces quatre points cardinaux. La première étant de se retirer. En effet, pour ne pas se confronter à des situations de honte, on se retire. Ça veut dire, eh bien, on s'isole, on va éventuellement éviter des situations, annuler des engagements au dernier moment, rester discret, se mettre à l'écart. C'est une stratégie pour éviter de se confronter potentiellement à la honte. Et puis en deuxième point cardinal, il y a s'attaquer soi-même. Donc ça c'est tout ce qui va être autour de l'autocritique, se surexcuser, abandonner, les dépressions masquées. C'est glisser vers une sorte de masochisme, se rabaisser. C'est une stratégie. pour aussi ne pas se confronter à notre honte. En troisième point, ça va être tout ce qui est évitement. Et là, nous sommes pleins à nous reconnaître là-dedans. Ça va être l'évitement par la procrastination, l'évitement par le perfectionnisme, l'évitement par les dépendances, l'abus de substance. toutes sortes de dépendances, la recherche de sensations fortes et puis le déni. Et aussi cette posture que l'on peut rencontrer et que peut-être j'ai pu prendre de « je ne suis pas touchée » , cette espèce d'armure. Tout ça est une autre forme de stratégie à travers ce qu'on appelle l'évitement. Et puis en dernier point cardinal, eh bien il y a l'attaque des autres. C'est-à-dire que ce n'est plus retourner sur soi-même mais vers l'extérieur. Donc on va projeter vers l'extérieur en attaquant, en méprisant, en étant arrogant, en étant agressif, en ayant peut-être une... critique systématique de ce que l'on rencontre et puis un besoin de dominer. Et en fait, ce qui est très intéressant par rapport à Nathanson, c'est d'expliquer que, eh bien, tout ce point cardinal qui est d'attaquer l'extérieur, eh bien, est source de la prolifération de la violence, la honte. est la racine de la violence, en tout cas une des racines de la violence qui prolifère dans la vie moderne. Et Nothanson en fait soutenait le fait qu'on pouvait se restaurer à travers une communauté, que des pratiques de conférences ou de regroupements d'humains, en fait, permettait un environnement pour que les personnes puissent s'exprimer et échanger autour de cette honte et des émotions générées. Et lui, ce qu'il appelait les conférences réparatrices et les pratiques narratives, il pointait le fait que c'était... l'opportunité d'exprimer sa honte et, eh bien, en la mettant en lumière, d'en réduire l'intensité, en facilitant en fait le passage d'un affect négatif à quelque chose de beaucoup plus neutre et pour transiter vers quelque chose de positif. Et quand j'ai lu ça, je me suis dit mais c'est exactement ça, c'est exactement ma vision de ce que je propose à travers le podcast, à travers mes immersions, à travers mes conférences. C'est vraiment cette idée de « ok, j'admets que je vis ça, que ça fait partie de moi, que c'est mon humanité, je permets à d'autres de s'identifier » . Je nous permets, je permets à ce que nous nous rejoignons, nous communions ensemble et à partir de cet instant, pouvoir s'appuyer sur l'effet positif de communion, de solidarité que ça engendre et qui permet d'effacer en fait tout l'aspect violent. qui demande à se ratatiner et à devenir tout petit, presque invisible. Et il explique très très bien ceci, que d'ailleurs très bien dit aussi par, alors excusez-moi pour ceux qui parlent danois, un thérapeute familial, j'espère Jules, qui expliquait que lorsqu'un enfant... est blessé dans son intégrité par son entourage, il ne remettra jamais en question l'amour de ses parents. Il n'arrêtera jamais d'aimer ses parents. Par contre, c'est lui-même qu'il cessera d'aimer. Et Nathanson explique très très bien ça par rapport à la punition. Il explique que les punitions font honte à l'enfant. et le bloque en fait dans un processus sain de culpabilité. C'est-à-dire que l'enfant punit sans qu'il ait tout à coup une mauvaise personne et qu'au lieu de chercher à se réparer et à progresser, eh bien il va se juger, se ratatiner. Les punitions ont le risque de détruire la joie et la créativité des enfants. Écoutez bien ça, les punitions ont le risque de détruire la joie et la créativité des enfants. Ça me met des frissons parce que ça m'émeut tellement cette phrase. Et ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas faire comprendre à l'enfant, mais pas sous cette forme-là. Alors... dans ces pratiques que propose Nathanson et dans ma vision. de l'accompagnement dans ma vision des immersions, dans ma vision du podcast et de cette série, dans ma vision des conférences, c'est exactement ça. C'est de permettre que ces pratiques restaurent, qu'elles ne stigmatisent pas la personne, qu'elles visent à responsabiliser, à te responsabiliser tout en préservant ta dignité. pas à te flageller pour prendre tes responsabilités. Tu dois, c'est important, que nous restions dignes pour trouver cet élan afin de se responsabiliser. Et ça, ça sème des graines. Et donc c'est tout ça que je voulais. te partager dans ce premier épisode introductif à cette série. Les hontes non traitées, eh bien, conduisent les victimes de la honte à des comportements destructeurs. Cette honte entretient, fait grandir la violence. Cette honte... empêche la beauté d'être semée dans le monde. Cette honte empêche nos potentiels de se déployer et de fleurir et empêche ces potentiels de nourrir l'humanité. Il est question de cela et ça, c'est de notre responsabilité. Nous nous devons de nous redresser, d'être dignes. C'est pour cela que j'ai envie d'œuvrer pour toi, pour ton plein potentiel, mais aussi pour une humanité plus harmonieuse, une humanité plus apaisée. Et je ne vais pas dire de gros mots, mais qu'est-ce qu'on en a besoin ? Alors, il est temps, réparons-nous, rassemblons-nous. reconnaissons-nous à travers ces parts de honte, sachons nous exprimer et permettre à chacun de s'identifier à travers l'autre pour vraiment faire diminuer cette grande part afin de ne plus traîner nos élans créatifs, nos déploiements. Je remercie encore les personnes courageuses qui vont venir et qui ont commencé à témoigner au micro de Monstrieusement Humain, qui souhaitent assumer, qui souhaitent ne plus être embarrassés par cette compagne qu'est la honte, et aussi aux personnes plus exposées socialement qui décident de me soutenir et qui vraiment me... me lance des très grands signaux de confiance. Merci, merci pour votre soutien, merci pour votre courage. Et je peux aussi dire que grâce à cela, eh bien moi, je sens que mes hontes deviennent encore plus dociles et je peux soutenir cet élan qui est de traiter ce sujet parce que je ne peux renoncer à ce que chacun puisse se déployer pour le meilleur pour lui, mais aussi pour le meilleur pour cette humanité qui a tant besoin d'harmonie et de beauté. Enfin, tu trouveras, vous trouverez sous la description de l'épisode, eh bien mon univers et les offres que je propose à travers ma conférence interactive où pour moi l'idée est de faire communier et faire... jaillir des expressions les plus libres et les plus assumées et lumineuses possibles et où j'aborde des thématiques comme qui sont puisées de mon parcours du harcèlement de l'humiliation des hontes, des sabotages mais aussi de tout l'espoir de la transformation en abordant le jeu l'espace très sérieux que devrait euh prendre le jeu dans nos vies et la spontanéité. Et donc, une conférence... adapté au plus grand nombre et encore plus pour des profils neuroatypiques, pour des espaces autour de l'enseignement, dans les collèges, fins de collège, lycées, établissements supérieurs et aussi tous les espaces féminins, que ce soit dans l'entrepreneuriat ou des espaces associatifs. Donc n'hésitez pas à me contacter et puis mes propositions d'expériences immersives qui combinent en effet des espaces d'expression, des espaces de courage, de responsabilisation, de dignité, des espaces où pouvoir s'exprimer et faire des expériences d'expression afin de se déployer le plus joyeusement. et le plus librement possible. Sur ce, eh bien, c'est le début d'une belle série sur la honte et la peur d'avoir honte. Et pour avoir débuté les témoignages, je peux vous assurer que, bien sûr, c'est émouvant, mais c'est aussi très joyeux, puisque l'idée de cette série, eh bien, c'est vraiment de porter l'espoir et la joie. et le kiff sur ce ciao ciao