- Speaker #0
Movies, l'émission de celles et ceux qui adorent le cinéma en salle. Émission proposée par Hervé Brie. Bonjour Hervé.
- Speaker #1
Bonjour Patrick. Bonjour chers auditeurs fidèles et moins fidèles. Patrick Servel au micro et à la... post-production, s'il vous plaît.
- Speaker #0
Eh oui. Forcément, une émission qui vous portera bonheur, puisque nous sommes un vendredi 13. Mais il y a autant de jeudi 12 que de vendredi 13. Ça, je m'amuse toujours à le dire. Alors une actualité assez chargée, Hervé, de quoi nous parleras-tu aujourd'hui ?
- Speaker #1
Alors de mon côté, deux films d'animation, un bijou poétique et l'autre une breloque clinquante, un film anglais sur le sadomasochisme interdit au moins de 16 ans, et un autre français qui parle de boxe, il y en aura donc pour tous les goûts. D'abord, Jumpers, nouveau dessin animé Disney Pixar, où une jeune fille va se retrouver dans la peau d'un... castor. Autre animal avec la danse des renards. Immersion dans un internat sport-études, département boxe où un jeune athlète va déchanter. Planète ensuite. Animation aussi, fable poético- scientifique mettant en scène l'odyssée de quatre graines de pissenlit. Et si je dis exploration d'une relation homosexuelle dominant-dominée Pour public averti, ça peut faire peur, mais à tort finalement, car en fait, comédie romantique. Pour le moins décalé, ça c'est sûr. Le nom du film ? Pillion. Et de ton côté ?
- Speaker #0
Alors moi, de mon côté, je vous proposerais trois films. Quand un autre vous-même devient votre voisin, ça donne Alter Ego. Alors rien à voir avec Adjani et Lino Ventura, le film La Gifle. Et enfin, 75 ans de douleur en Palestine, ça donne ce qu'il reste de nous. Fidèles à notre habitude, nous parlerons, nous aurons bien sûr nos rubriques classiques dans le viseur et la deuxième couche. Et Hervé en rajoutera une couche plus hausse.
- Speaker #1
Comme d'habitude, une courte rubrique festival du mois de mars. Et pour conclure, un mot sur les Oscars à venir. Et les chansons accompagnant l'émission du jour, toujours en lien avec le 7ème art, Dionysos, Otis Redding, Ginette Garcin, et un ou deux titres américains nominés comme meilleures chansons de films aux prochains Oscars, justement.
- Speaker #0
C'est toi qui commence, avec ce
- Speaker #1
Jumpers. J'ai eu envie de voir le dernier Pixar, Jumpers, titre qui fait référence à la notion de saut, curiosité un peu ridicule. Pour la France, le titre original en anglais, en fait, Hoppers, a été remplacé par un autre, en anglais aussi, qui signifie la même chose. Un titre bien français et bien meilleur aurait été par exemple Dans la peau d'un castor. Ça sonne pas mal quand même. Alors on va voir pourquoi tout à l'heure dans la peau d'un castor. Pixar quand même. Alors avec son iconique petite lampe de bureau qui sautille et nous regarde, sacré studio d'animation de synthèse en 3D émanant de la Silicon Valley dans les années 80. Et après une collection de cours très drôles et novateurs, il a acquis sa notoriété avec le premier Toy Story. en 95. Superbe catalogue ensuite, destiné aux grands comme aux petits, avec des perles comme Mille et Une Pâtes, Nemo, Ratatouille, Wally, Lao, vice-versa, entre autres. Une grande qualité d'animation simple, fluide et chaleureuse, au service d'histoires fortes et souvent émouvantes. Entreprise rachetée depuis par Disney, avec, moi j'ai trouvé, une perte d'âme, par exemple le précédent de 2025 avant Jumpers. Ça s'appelait Elio, récit d'un petit garçon qui voulait s'envoler dans l'espace. C'était très moyen. Pour ce jumpers début engageant, en même temps dynamique et touchant, Mabel, fillette intrépide qui veut libérer les animaux malmenés de son école, elle entretient un fort attachement avec sa mamie zen, un peu chamane, qui lui fait découvrir la beauté d'une clairière peuplée de castors et autres bestioles sauvages. Quelques années plus tard, on la retrouve, jeune étudiante en sciences, et elle se trouve confrontée au maire de la ville. bien décider à détruire cet endroit pour y faire passer une rocade. Par hasard, elle découvre les recherches secrètes menées par sa prof de biologie, un genre de dispositif électronique baptisé Jumpers, permettant de transférer un cerveau humain dans des robots animaux parfaitement imités pour mieux étudier de près le monde animal. Alors elle va utiliser cette technique à son profit. pour transférer sa conscience dans la fourrure artificielle d'un robot castor et chercher ainsi par tous les moyens à sauver sa clairière. C'est un postulat de science-fiction sympa, assez rigolo, auquel on peut croire avec plaisir. On aura droit à une faune rigolote de bêtes anthropomorphisées, insectes, batraciens, poissons, oiseaux, vers, tout ça, avec des situations cocasses. et des amitiés qui vont se nouer, notamment avec l'impayable chef des castors. Bon, jusque-là, ça va. Mais après, petit à petit, j'ai trouvé que ça se gâtait. Ça devient criard, trop long, 1h50 quand même, pour des petits de 6 ans, âge à partir duquel le film est conseillé, moi je trouve que c'est beaucoup trop. Avec un scénario qui se délite pour devenir un grand n'importe quoi frénétique, Avec... sur-enchères de retournements de situations poussives qui finissent par lasser. J'avais eu la même impression avec le récent Zoéthopie 2, qui s'éternisait aussi, multipliant les récits annexes tellement compliqués que j'ai fini par ne plus rien comprendre. Et puis, les références, clins d'œil tirés par les cheveux, auxquels le jeune public n'a pas accès, par exemple aux oiseaux d'Hitchcock ou aux dents de la mer de Spielberg. Alors c'est classique maintenant dans les films. pour enfants, on rajoute des attrape-tous un peu artificiels pour plaire aussi aux adultes. Bref, j'ai trouvé que ce jumpers n'arrivait pas à la cheville des perles Pixar que j'ai citées précédemment. On peut aussi trouver opportuniste, j'allais dire presque nunuche, un récit surfant de façon si simpliste et caricaturale sur la protection de l'environnement pour coller à l'époque. L'entreprise Disney nous fait du... du greenwashing gros sabots. Alors le film sera un succès, j'imagine, au détriment d'autres productions pour enfants beaucoup plus discrètes, créatives et poétiques et moins tonitruantes, avec aussi sans doute moins de merchandising, car je suppose que les peluches Castor Disney envahissent en ce moment les magasins de jouets. J'ai un autre film d'animation dont je vous dirai tout dans un moment. après que... Patrick nous ait parlé du film qu'il a choisi aujourd'hui. On va prendre une claque ou pas ?
- Speaker #0
Oui, donc moi je vais vous parler d'une gifle. Alors, rien à voir comme je l'ai dit tout à l'heure avec le film des années 70 avec Lino Ventura et Isabelle Adjani. Là, c'est la direction, c'est en Allemagne. Le titre original, c'est Vass Mariel Weiss qui peut, si on traduit, qui pourrait être traduit par Ce que c'est. Marielle. Oui, la question que l'on doit se poser en allant voir ce film, c'est « Et si vos enfants savaient absolument tout de vous ? » Tout ce que vous faites, tout ce que vous dites, c'est ce qui va arriver aux parents de Marielle, cette jeune adolescente qui, après avoir reçu une gifle par une de ses camarades, va avoir comme effet principal, et non pas la secondaire, elle va devenir télépath. Et oui, être observée par son enfant, c'est l'inversion du schéma classique, où ce sont plutôt... les parents qui gardent un œil quasi permanent sur les faits et gestes de leurs chers petits. Là, par ce biais, Marielle, qui, comme beaucoup d'enfants, idéalisait ses parents, va découvrir qu'il existe un fossé important entre ce que disent les adultes, qui ils sont et ce qu'ils font réellement. Donc là, elle va avoir une sorte de formation accélérée à la réalité. Ben oui ! « Papa n'est pas le héros du quotidien qu'on s'était imaginé. Oui, maman aime papa, mais a des rêves prometteurs, peut-être d'un ailleurs. » Alors, plutôt que notre attention soit détournée par la... La technologie, le réalisateur qui s'appelle Frédéric Ambalek nous propose de ne pas se questionner sur ce don de télépathie, mais de l'accepter tel quel. Parce que c'est vrai que les parents vont se dire mais comment est fait ? Est-ce que ce n'est pas un téléphone portable qui fait ça ? Non, il faut accepter ça tel quel. Cet enfant devient télépath et entend absolument tout et comprend tout de ce que peuvent dire... les parents. Donc, la question, c'est à nous de nous questionner comment nous réagirions si nous perdions soudainement tout ce qui est notre vie privée. Certainement, les réactions seraient différentes selon les personnes. Cette soudaine télépathie va pouvoir nous permettre d'envisager plusieurs réponses. Les réactions des parents de Marielle vont être justement différentes, que ce soit le père ou la mère. C'est un film qui a été présenté au Festival de Berlin l'an dernier, en février 2025. C'est un second long-métrage de Frédéric Ambalek. Avec ce film, il pose un regard assez brûlant sur nos comportements quotidiens. Au niveau filmique, le cadrage privilégie les très gros plans. C'est un avantage. c'est que tout est dit au travers des... Au travers des visages, nul besoin de rajouter des dialogues qui pourraient être un peu lourds. Alors les deux interprètes, c'est la première fois que je les vois, je les ai cités quand même, Julia Jentz et Félix Kramer, moi je trouve qu'au niveau de l'interprétation des parents, ils y amènent toute la justesse qu'il faut. Et alors celle qui est assez étonnante, pour endosser le rôle de la très jeune fille, Elle s'appelle Leni Geiseler. Bon, voilà, peut-être qu'on la reverra. Elle me fait penser un petit peu à celle qui, maintenant, commence à avoir une carrière et le nom m'échappe, là, pour le moment, celle des pires et qu'on a vu dans l'amour ouf. Elle a un peu un visage un peu identique, donc cette jeune actrice. Alors, en balèque, le réalisateur ne nous propose pas de réponse ni de conclusion hâtive. À la fin, justement, cette fin, elle est... nous laisse une possibilité de choisir. C'est une fin assez ouverte. Donc, je pense que la gifle, ça permet d'offrir une analyse des complexités. Elles existent, des relations intrafamiliales. Le film sort le 18 mars, donc la semaine prochaine. Voilà ce que je pouvais dire sur la gifle.
- Speaker #1
Moi, je n'ai pas vu le scénario. originale en tout cas. Et est-ce qu'elle télépathe avec d'autres albums de ses parents ?
- Speaker #0
Ce qui a été intéressant, c'est vraiment de s'intéresser à cette cellule familiale. Enfin, moi,
- Speaker #1
j'irais... Tu dis qu'il sort le 18. Elle s'appelait Malorie Vanek, l'actrice que tu dis.
- Speaker #2
Quand j'étais petit, j'étais un Jedi, tellement nerveux, que lorsqu'il pleuvait souvent je m'électrocutais, et j'ai rencontré une fille en forme de fée, tellement nerveuse. Quand j'ai eu le temps de me transformer en pyrographe Quand j'étais un enfant, j'étais un Jedi Quand j'étais un enfant, j'étais un Jedi Quand j'étais petit, j'étais un Jedi. Tellement nerveuse que lorsqu'il pleuvait souvent je m'électrocutais Et j'ai rencontré une fille en forme de fée Tellement nerveuse que lorsqu'elle grippait Je la transformais en pyrographie I was a Jedi when I was a child, I was a Jedi...
- Speaker #1
Et voilà, extrait de Star Wars, le retour du Jedi, c'est ça ? Ouais, clin d'œil à Star Wars, en effet, avec cette chanson pour le Jedi, qui date de 2002, par le groupe Dionysos. Le leader, Mathias Malzieux, un fou furieux sur scène à ses débuts, il s'est calmé depuis pour des problèmes de santé. Il a signé aussi la musique d'une adaptation en animation de son roman qui s'appelait La Mécanique du Coeur.
- Speaker #0
Maintenant, on va...
- Speaker #1
Un petit tour en moto ?
- Speaker #0
Oui, un petit tour en moto et sur le siège arrière, sur Pillion Pillion.
- Speaker #1
Pillion Pillion, qui désigne en anglais le siège arrière d'une moto, ou alors le passager qui s'y trouve. La moto jouant un grand rôle dans ce film, dont il n'est pas facile de parler tellement il est...
- Speaker #0
Mais tu vas le faire.
- Speaker #1
Ouais, dual, double quoi, un film double. Si je résume, accrochez-vous, Ray, biker sexy, et Colin, jeune homme timide et sensible, entament une relation sadomaso, parfaitement consentie, mais forcément déséquilibrée entre le dominant et le soumis, et on va voir l'évolution assez inattendue de cette histoire. Alors ce que je viens de dire là pourrait faire fuir certains ou certaines, mais ce serait dommage. Parce qu'on a affaire certes à un objet qu'on peut dire sulfureux, qui montre des situations sans doute habituellement peu montrées dans un film classique, non pornographique on va dire, mais un objet parfaitement original, pas du tout voyeur ni moralisateur, et qui est finalement, oui j'ose le dire, une comédie romantique, une rom-com comme on dit, pour le moins décalé, on peut parler pourquoi pas de dom-com, mais avec... tous les ressorts d'une étude de couple classique et de ses problèmes. Le film s'attache à nous montrer des personnages atypiques, c'est sûr, mais qui ne sont pas des pantins ni des archétypes, avec des personnalités attachantes, pleines de nuances. Et il nous raconte avec talent une histoire intéressante, dont on se demande comment elle va finir. Bref, c'est du bon cinéma. D'ailleurs, présenté au dernier festival de Cannes, où il a surpris son monde, Voilà. en décrochant au passage le prix du scénario dans la section Un certain regard. Et le regard est ici audacieux, sur le fil. Les personnalités et les milieux des deux protagonistes principaux sont très différents. L'un gringalé, solitaire, pas très beau, gardien de parking le jour et chanteur a cappella d'une petite chorale le soir dans les pubs. Il vit chez ses parents, aimant et protecteur, qui cherche à... tout pris à lui trouver un compagnon. Ce qui donne lieu à des scènes émouvantes et drôles. Voilà une autre qualité du film, son humour. L'autre personnage, lui, est membre d'un groupe de motards gays aux pratiques sexuelles alternatives, on va dire. Un taiseux qui joue de son physique charismatique pour séduire. Bref, le mariage d'une carpe soumise remplie de dévotions pour un lapin dominateur et sûr de lui. En somme, une alchimie va naître entre les deux où va pointer une possible réversibilité des rapports de force. Ray, le moteur sculptural cuirassé et impassible, fantasme de virilité, il est interprété par l'acteur suédois Alexander Skarsgård qui a déjà une belle carrière internationale dans des rôles remarqués dans des séries américaines comme Big Little Lies. où il est le mari violent de Nicole Kidman. Et aussi, on peut le voir dans Succession et dans quelques longs métrages. C'est le fils de Stellan Skargaard, vu dernièrement dans Valeurs Sentimentales. Donc encore une histoire de népotisme, on peut affirmer que c'est un rôle risqué quand même, tout comme celui du novice en sadomasochisme Colin d'ailleurs, avec une partition pas facile jouée de main de maître, on pourrait dire de main d'esclave en l'occurrence, par l'acteur anglais moins connu par chez nous qui s'appelle Harry Melling, vraiment épatant de naïveté et de détermination en même temps. Tous les deux donnent de leur corps, comme on dit. Bon, car quand même, des scènes assez raides, sans jeu de mots, pour un public non averti, qui justifie l'interdiction aux moins de 16 ans. C'est vrai qu'on y voit quelques bouts de zizi, des fesses à l'air, et des suggestions de jeux sexuels peu communs, mais finalement, moi j'ai trouvé rien d'exagérément graphique. Et c'est pas ça qu'on retient au final de cette romance sadomaso. Enfin bon... Tout dépend de ce que chacun peut accepter de voir représenté sur un écran de salle de cinéma. Le public de la séance où je suis allé était très divers. C'était dans un multiplex. Le film est étonnamment plutôt bien distribué vu son contenu. Apparemment pas de pervers pépères ont vu. Mon épouse m'avait prévenu de faire attention, donc j'ai fait attention. Mais des hommes, des femmes, des couples et même un groupe de jeunes filles de 17-18 ans. temps, ce qui m'a un peu surpris quand même. J'aurais eu envie de leur demander leur avis à l'issue de la projection, mais j'ai eu peur de passer pour le pervers pépère, justement. Évidemment, le genre de film qui interroge pour qui n'est pas familier des pratiques BDSM, je traduis pour les néophytes, bondage, sadomaso, la représentation de ces désirs alternatifs de soumission et de domination, montré ici de façon non-jugementale, intrigue. et font réfléchir sur la complexité de la psyché humaine. Sans doute clivant quand même pour une partie du public. Je connais des gens qui, choqués, ne supporteraient sans doute pas ça. Un petit regret cependant, vu le sujet c'est peut-être normal, à part l'émouvante maman gâteau, pas beaucoup d'oestrogènes dans ce film, faute de représentations féminines conséquentes. En tout cas, Pillion a sans doute le potentiel pour devenir un film culte queer. comme on dit. On peut d'ailleurs le rapprocher mais dans un tout autre style du fameux Inconnu du lac d'Alain Giroudi en 2013 qui allait lui aussi assez loin dans la représentation sans tabou de l'homosexualité masculine et qui avait fait beaucoup parler de lui dans les chaumières à l'époque. Il s'agit du premier long-métrage d'un jeune réalisateur anglais qui s'appelle Harry Lytton qui n'a pas eu froid aux yeux en adaptant le roman d'un de ses compatriotes Merci. On attend avec ferveur une adaptation française de cette histoire iconoclaste, avec pourquoi pas Gérard Juniau et Didier Bourdon dans les rôles principaux. Si, je les verrais bien là-dedans. Ou alors Pierre Ninet et Philippe Lachaud. Mais ils saturent déjà pas mal l'espace cinématographique français, ceux-là.
- Speaker #0
Eh bien, quand tu dis qu'on ne connaît pas Harry Melling, bien sûr qu'on le connaît.
- Speaker #1
Ah,
- Speaker #3
dis-moi, fallait le dire.
- Speaker #0
Eh bien oui, mais c'est maintenant que je te le dis. Et est-ce que tu as déjà vu des Harry Potter ?
- Speaker #3
Ah, il est dans Harry Potter ?
- Speaker #0
Dans les Harry Potter, c'est lui qui... Il fait partie des méchants, quand même. Non, il joue Dudley Dursley, le cousin pourri, un peu grassouillet du film.
- Speaker #1
Ah, c'est pas lui, parce que lui, il est pas grassouillet.
- Speaker #0
Non, mais là, il s'est passé 20 ans entre les deux. D'accord. Mais je t'assure que c'est lui qui joue... Bon, d'accord,
- Speaker #1
mais je déconseille au public de Harry Potter d'aller voir Pyrrhion, quand même.
- Speaker #0
Oui. Ben non, attends, ils ont vieilli aussi, ceux qui ont regardé toute cette saga. L'inconnu du lac, 2013,
- Speaker #1
où est-ce qu'il est vieux que ça ?
- Speaker #0
Je vérifierai tout à l'heure. Ça y est. Je ne veux pas que l'on communique de fond.
- Speaker #1
Tu as raison.
- Speaker #0
Moi, j'ai plutôt... Imagine, toi, un beau matin, pourquoi pas aussi un moche matin, parce qu'on parle toujours d'un beau matin, qu'un nouveau voisin s'installe juste à côté de chez toi et stupéfaction celui-ci. te ressemble comme deux gouttes d'eau.
- Speaker #1
C'est justement le cas.
- Speaker #0
C'est ce qui arrive à Alex, ce petit employé, qui, ma foi, est assez heureux dans sa petite maison proprette, avec sa gentille femme, qui, depuis des années, est toujours là, amoureuse, avec même tendance à idéaliser son mari. Axel, c'est le nouveau voisin, il est très ressemblant, au détail près que lui a des cheveux Alors qu'Alex, lui, est doté d'une superbe calvitie, mais de type monacal. Pour vous donner une idée, un petit peu à la... Je le disais tout à l'heure, elle a géniaux un petit peu. Donc, un alter ego, titre du film, un autre soi-même, mais en mieux, comme dit Alex. Bon, alors que tout le monde va se réjouir de l'arrivée de ce couple, et bien à partir de ce jour maudit, Alex va s'enfoncer de plus en plus dans une paranoïa que je qualifierais mathématiquement d'exponentielle. J'oubliais, j'oubliais, détail quand même hyper important, Alex est le seul, avec nous, spectateurs, à voir cette ressemblance. Ressemblance pourtant d'autant plus évidente que Alex et son anagramme Axel sont interprétés par le même acteur, Laurent Laffitte. Bon, ce n'est pas une nouveauté que de faire jouer deux personnages par le même acteur. C'est classique, souvent quand il s'agit de frères jumeaux. Moi, je me souviens, par exemple, de La Tulipe Noire avec Alain Delon ou aussi, film plus comique, La gueule de l'autre avec Michel Serrault. Dans les deux films, les différences sont très marquées. D'un côté, le rebelle masqué façon Zorro, et de l'autre, le doux réservé idéaliste. Là aussi, les différences entre Alex et Axel sont très marquées. Opposition entre un sportif et un sédentaire, un amant extraordinaire ou juste un mari banal, un employé soumis ou un manager aux dents pointues. Si on fait abstraction de ces quelques facilités, Il faut noter la performance de Roland Laffitte. À la limite. Laurent, Laurent. Oui, qu'est-ce que j'ai dit ?
- Speaker #1
Tu as dit Roland. Oui, ben... Tu vois, je peux te corriger.
- Speaker #0
Oui, ouais, ouais, mais c'est son deuxième prénom, Roland. Il est... Bon, certains vont dire qu'il est à la limite du cabotinage. Oh ben, il a l'habitude. Mais avant tout, c'est très drôle. Et Blanche Gardin, qui interprète la femme d'Alex, elle est pas mal non plus. Habituellement, je suis pas... fanat de ses interprétations, mais là, je trouve qu'elle a trouvé le bon angle pour interpréter cette femme.
- Speaker #1
Ce n'est pas facile,
- Speaker #0
d'ailleurs. Et puis, il y a quand même ce scénario. Parce que ça commence comme une comédie, je vous préviens, pour une fin beaucoup plus noire. Vraiment pire que celle à laquelle on pouvait s'attendre. Moi, je me suis fait avoir par les twists finaux que je ne raconterai pas, bien évidemment. Film, on aime bien ça, c'est pas politiquement correct du tout. C'est dans la lignée de certains films à la Dupieux. Il y a quelques petites aberrations scénaristiques, parce que par exemple au début du film, la ressemblance n'est vue que par nous et par Alex. Alors qu'à la fin, c'est une source de quiproquos. Mais ça, c'est pareil, on oublie. La mise en scène, c'est pas révolutionnaire. Mais ce qui est le plus important, c'est que ce film nous fait passer vraiment un agréable moment. Voilà, c'est bien, c'est ça aussi le cinéma.
- Speaker #1
Ouais, comédie noire, comme tu l'as dit, beaucoup mieux réussie et plus tordue que je ne le soupçonnais. La bande-annonce me laissait penser à une comédoshe française un peu poussive, comme il y en a beaucoup. Et le début va un peu dans ce sens, mais petit à petit, ça dérape pas mal et ça devient de plus en plus grinçant, voire trash. Portrait d'une obsession qui vise à la névrose. doublé, quand même il y a un sous-texte social assez corrosif sur le monde de l'entreprise par exemple et sur l'apparente vie idéale de la banlieue pavillonnaire. Pour le côté absurde de cette histoire de sosie que seul le spectateur et le personnage concernés voient, j'ai pensé au film d'Emmanuel Carrère, La Moustache, de 2005, avec Vincent Lindon s'interrogeant sur son identité. Parce que personne de sa famille et de ses amis ne s'aperçoit qu'il s'est rasé la moustache.
- Speaker #0
Petit détail, il y a une belle moustache dans le film.
- Speaker #1
Et ils prétendent même qu'il n'en a jamais eu. Bah oui, Zabou Bretman est vraiment impayable. Moi j'ai trouvé ça rigolo quand même, on peut directrice moustache-fue. Alors le duo responsable de cette farce s'appelle Nicolas Charvet et Bruno Lavenne. Ils étaient, je ne sais pas si tu avais vu ça Patrick, derrière la série « Message à caractère informatif » sur Canal+. Dans les années 90, ils doublaient des films d'entreprise pour s'en moquer. Et ils ont d'abord, ils ont après signé l'adaptation de 99 francs de Beck BD et monté la BD de Fab Caro, zaï, zaï, zaï, zaï au théâtre. Bref, des adeptes du non-sens plus politique qu'il n'en a l'air. Prix, je crois, ne pas me tromper, pour leur film au dernier festival du film d'humour de l'Alpe d'Huez où Laurent Lafitte, déjà Aurélie Lezson, César pour sa prestation délirante dans La femme la plus riche du monde. Il a également reçu le prix d'interprétation pour son double rôle. J'ai lu quelque part qu'il y a très peu de trucage numérique. J'ai vu qu'il y avait beaucoup de classiques champs contre champs pour donner l'illusion de sosie.
- Speaker #0
Oui, on a utilisé... utiliser, le terme est un peu barbare, des doublures qui ressemblaient assez de loin pour pouvoir faire ça. Et c'est vrai qu'il y a très peu d'usage du numérique. Et oui, il y a une musique d'ascenseur avec Otis Redding.
- Speaker #1
Oui, un classique de 1966, Try a Little Tenderness, et c'est un peu de Trandress. Alors, entendu sur le générique d'ouverture de Dr. Folamour. où Kubrick l'utilise ironiquement sur des images de ravitaillement en vol d'un bombardier, les deux avions ayant l'air de s'accoupler sur ce slow. Titre repris aussi par le groupe de Rhythm & Blues dans The Commitments d'Alan Parker en 91 et dans Shrek de 2011 où l'âne, doublée par Eddie Murphy, le chante.
- Speaker #0
Un film d'animation,
- Speaker #1
c'est à mon tour. Oui,
- Speaker #0
c'est souvent ton tour. Et là, il s'agit d'alignement de planètes.
- Speaker #1
Planètes au pluriel. Après l'atypique objet cinématographique et pylône dont j'ai parlé tout à l'heure, voici un autre, d'un style bien différent et adapté à tout public celui-là, en particulier plus jeune, mais moi je dirais de 7 à 107 ans. Pas forcément facile non plus d'ailleurs, expérimental, exigeant on pourrait dire, entre autres car dépourvu de dialogue. On y suit l'odyssée contrariée de quatre super-héroïnes qui sont en fait quatre graines de pissenlit, ou plutôt ce qu'on appelle en botanique des akènes, c'est-à-dire des petites choses légères en forme de parapluie qui s'envolent d'un coup de vent ou quand on se... sur le pissenlit mature. Elles sont rescapées d'une succession de chocs de météorites ou alors d'explosions nucléaires, on sait pas trop, sur la surface de la Terre qui se détruit, consumée par les flammes. L'apocalypse, quoi. Et les voilà projetées dans le cosmos, à la quête d'une planète avec un sol propice où se planter pour assurer la survie de l'espèce. mais les éléments rencontrés parmi lesquels... trous noirs, faune, flore, relief, océan, climat, sont autant d'embûches qu'elles devront surmonter, en particulier en s'entraidant. Dans les milieux traversés par notre catuor nomade, beaucoup d'images insolites d'êtres vivants réalisées à partir de captures en stop-motion et en time relapse. Sabir anglo-saxon, qui paraît compliqué, mais technique en fait simple et connue, Autant dans le domaine artistique que scientifique, on effectue des prises de vue, des photos, du même objet, une plante, un embryon, une limace, à des intervalles de temps plus ou moins espacés, toutes les minutes, toutes les heures, pour les passer ensuite en continu, afin de révéler en accéléré des mouvements lents ou des évolutions structurelles infimes. classiquement la germination d'une graine, une floraison. ou le développement embryonnaire d'un animal. Planète recèle de multiples images macro-photographiques de ce type, mais superposées l'une à l'autre, ou fondues dans un paysage avec l'aide de triturages numériques. Il s'agit pour la majorité de prises de vue réelles, je veux dire pas créées par une intelligence artificielle, mais ensuite travaillées pour en donner une vision artistique. Alors, on voit par exemple à un moment une... pomme de terre sur un fond d'océan qui ressemble en fait à une île et on assiste en accéléré à la germination des yeux de la patate. Phénomène qui évoque la création instantanée d'arbres fantasmagoriques poussant sur cette île. Bon, alors c'est évident qu'il y a aussi la jonction d'images virtuelles en 3D, notamment pour les 4 stars du film. Chacune avec leur personnalité propre, illustrée par un visuel distinct et légèrement anthropoformisé, anthropomorphisé, c'est difficile à dire ça. Bon, c'est pas du Disney, on ne les fait pas parler quand même. Pas d'explication orale à ce qu'on voit, de commentaire off, non. Mais il s'agit pas pour autant d'un film silencieux, une musique élégante et pas trop envahissante, mixée à des bruitages discrets comme des soupirs ou des respirations constituent la bande sonore. Alors l'absence de voix off, oblige à se concentrer sur les images en essayant de les décrypter, ce qui n'est pas toujours évident. À certains moments, je me disais, mais qu'est-ce que c'est que ce truc ? Ou alors, mais elle débarque dans quels écosystèmes, ces akènes ? Alors, en l'absence de béquilles explicatives, le décrochage est possible. C'est pourquoi la durée relativement courte du film est idéale, 1h15, c'est-à-dire la durée de cette chronique, en fait. Alors, je le déconseillerais peut-être à des enfants hyperactifs, ou du moins... au potentiel d'attention fragile, ou alors au contraire, ça peut les calmer grâce à son côté zen. Alors, au-delà de la beauté singulière formelle qui fait admirer le cosmos et le vivant minuscule sur grand écran, on peut aussi faire une lecture plus politique de ce film, avec une allégorie sur les migrations obligées de populations, végétales comme animales et donc humaines, sous la pression des changements climatiques, voir. celle des conflits géopolitiques. La réalisatrice de cet objet bizarre et fascinant, situé entre science-fiction, art expérimental, documentaire de biologie et poésie écologique, qui a quand même, j'ai vu, nécessité près de trois ans de tournage, elle s'appelle Momoko Seto. C'est une japonaise francophile qui, après des études de design, a travaillé comme ingénieur d'études au service images du CNRS. Le Centre National de la Recherche Scientifique est d'ailleurs coproducteur de ce premier long-métrage et de ses courts-métrages précédents sur le même modèle. Les crédits du film affichés dans le déroulé du générique final remercient de nombreuses équipes scientifiques spécialisées dans différents domaines, astronomie, géologie, botanique, zoologie, avec, c'est assez drôle, des noms de chercheurs travaillant sur la limace, la grenouille, les papillons. le blob ou les trous noirs auxquels elle a dû emprunter des images d'origine obtenues au microscope ou au télescope pour ensuite les malaxer. Ce planète... Un petit côté microcosmos, en plus arti et plus sophistiqué, il a été présenté en ouverture de la semaine de la critique et il a obtenu le prix FIPRESI, c'est-à-dire celui de la presse cinématographique internationale. Il a aussi récolté une médaille à la mecque annuelle du film d'animation, le festival Dancy. Voilà, alors une histoire de déracinement, d'errance et de tentative de racinement. Alors ce ne sont pas mes mots, mais ceux de la réalisatrice qui dit avec cette phrase « parler aussi un peu d'elle-même » puisque tiraillée entre Japon et France. Moi, je les reprends à mon compte parce que je ne peux pas dire mieux. J'ajouterai simplement « une belle histoire » . Remarque pour finir, ce mix entre documentaire scientifique et fiction cinématographique, on pourra le voir également dans un autre film hybride, bientôt l'affiche et dont je crois que tu nous parleras la prochaine fois. il s'agit de Silent Friend soit Silent Friend l'ami silencieux.
- Speaker #0
Alors comme tu le disais, j'ai pensé avec cette absence de voix off et de dialogue, un peu à flot. Oui, il y a un côté flot. Un gros avantage, c'est qu'à l'international, pas besoin de version locale, c'est impeccable pour ça. Moi, c'est un sujet beaucoup plus dramatique, puisque que... Le film aborde la Palestine avec quatre époques qui sont racontées par la cinéaste Sherian Dabis et son film s'intitule « Ce qui reste de nous » . Alors quelques repères, c'est important puisque le film va balayer 75 ans de la vie en Palestine. Donc en 1948, c'est le début de ce qui est dit dans le film « la napka » ou ce qu'on pourrait traduire par « la catastrophe » . C'est la défaite des pays arabes lors de la première guerre israélo-arabe qui va entraîner l'exode de plus de 700 000 Palestiniens. Ensuite, on a, et dans le film, on retrouve ces différentes périodes, 1988, et là, c'est la première intifada, c'est une période de soulèvement de la population palestinienne. La proclamation de l'indépendance de l'État de Palestine en novembre 88 va intensifier le rôle politique de réfugiés Kiki affirme un droit légitime au retour. On aura aussi 1978, où là, il faut quand même le savoir, les réfugiés palestiniens qui vivent dans les camps se comptent, non pas par milliers, mais par millions. Et au final, le film se termine dans les années 2022, où là, on nous... C'est pas dit dans le film, mais où il y a quand même, je reprends les millions, 6,4 millions de palestiniens qui sont enregistrés comme réfugiés. qui sont exilés. Oui, ce n'est pas le mot intéressant, mais la majorité d'entre eux sont en fait des descendants des réfugiés initiaux. Donc là, on a une population qui a vécu de façon intégrale dans un statut de réfugié. Film fleuve, puisqu'il dure 2h30, donc il va suivre trois générations de Palestiniens. Ce sont surtout sur... sur les hommes, puisqu'on va suivre trois pères. Le grand-père, qui va être le premier à subir les affres de la guerre, et qui restera jusqu'à sa mort, le cœur brisé d'avoir quitté sa maison de Jaffa, entourée d'une superbe orangeraie. Ensuite, on aura son fils, le personnage intermédiaire, qui lui va subir, vous le verrez dans le film, les pures humiliations. Mais lui qui est beaucoup plus résigné, je ne veux pas dire qu'il accepte la situation, mais on est plus dans la résignation. Et enfin, il y aura le petit-fils qui, lui, justement, ne se résigne pas au péril de sa vie, fidèle, lui, à ce que lui a transmis son grand-père. C'est vraiment une véritable fresque. Ce film, Ce qui reste de nous, ça fait partie des films assez rares qui nous donnent une vision. côté palestinien de l'histoire. Raconter 75 ans d'histoire palestinienne de manière accessible à celles et ceux qui, comme moi, n'ont qu'une vision parcellaire de ces années.
- Speaker #1
Oui, moi je suis comme toi, j'ai appris beaucoup de choses.
- Speaker #0
La cinéaste, bien sûr, on en est sûr, met des éléments que lui ont racontés. les membres de sa famille qui ont vécu ces années. Elle n'a pas vécu là-bas. Elle est, je crois, de nationalité américaine.
- Speaker #1
Elle est née là-bas, même aux Etats-Unis, je crois.
- Speaker #0
Oui. Et, bon, alors, bien évidemment, c'est un film politique. Mais c'est aussi, je dirais, avant tout un récit humain emprunt de beaucoup d'émotions, peut-être à mon avis même un petit peu trop d'émotions. Il y a des moments qui sont assez durs et qui durent assez longtemps. Mais si on se place d'un côté purement cinématographique, on a du rythme, puisqu'on alterne les séances familiales et des scènes beaucoup plus ancrées dans... dans l'historique, avec des scènes d'intifada, de rébellion. Alors, forcément, le film prend clairement partie. Certains diront que c'est à la limite du supportable, mais moi je pense qu'il est toujours intéressant d'avoir des points de vue. Et ce film est un point de vue. Est-ce le reflet exact de la réalité ? On peut y croire, puisque d'autres éléments... Nous l'avons prouvé. Bon, 75 ans, c'est long. 2h30 aussi, c'est long. C'est peut-être le petit reproche qu'on peut faire à ce film, Ce qui reste de nous. Mais une si belle ambition, ce sera à vous de voir si Ce qui reste de nous est un film que vous aurez envie de visualiser, de voir.
- Speaker #1
Alors, après le récent Palestine 36, situé chronologiquement en amont, et également réalisé par une femme, de nouveau une fiction historique qui explore les origines et le développement du conflit israélo-palestinien. Belle fresque, moi j'ai trouvé, te l'a dit, une montre en 4 époques sur 75 ans, mais de facture on peut dire assez classique, mais quand même poignante. Il y a vraiment tout un tas de scènes. Film qui fait découvrir des pans entiers méconnus, de moi en tout cas, car souvent occultés d'ailleurs. du destin tragique du peuple palestinien. Cette charienne d'Abysse, elle joue également le rôle principal féminin, et je pense qu'en effet c'est pas mal autobiographique, sur sa famille. Prix du public dans plusieurs festivals, dont celui du dernier festival du film d'histoire de Pessac. Et ça c'est une médaille importante.
- Speaker #4
Je vivais comme une ombre, j'avais les idées sombres, faisant partie d'une ombre de désespérance. Je ne savais quoi faire, pour chasser ma misère, quand on est solitaire, aïe, on a froid dans les os. Quand dans une chapelle, sous la blanche et très belle, statue de l'absence immaculée conception, Je sentis la foi naître, et au fond de mon être. du Seigneur Jésus-Christ, si la révélation dans les bras de Jésus. Maintenant tous les jours je danse, et désormais mon existence vaut la peine d'être vécue dans les bras de Jésus. Maintenant tous les jours je chante, pour moi la vie n'est plus méchante, et de joie je suis éperdue dans les bras de Jésus. Dans les bras de Jésus, maintenant tous les jours je chante, pour moi la vie n'est plus riche, et de joie je suis perdue. Les bras de Jésus.
- Speaker #1
Jésus Tango de l'inénérable Ginette Garcin qu'on a déjà entendu la fois dernière. On est fan. C'est un titre extrait de la BO de Tout le monde il est beau, Tout le monde il est gentil. Potacherie de Jean-Yann de
- Speaker #0
1972. Potacherie.
- Speaker #1
Jean-Yann qui a aussi signé les... paroles de cette bêtise vintage qu'on vient d'écouter. La musique étant de Michel Magne, grand compositeur de bandes originales de dizaines de films dans les années 60 à 80.
- Speaker #0
Direction le ring de boxe pour ce film de danse de canard. De renard.
- Speaker #1
Oh, danse des canards. La danse des renards. Un bon film dans un milieu qui me désintéresse pourtant au plus haut point. Comme quoi... Le milieu en question, c'est celui de la boxe. Après, le basket dans Le Rêve Américain, le ping-pong avec Marty Suprême, le tennis dans Ilmais. Castro aussi à l'affiche en ce moment, voilà la boxe.
- Speaker #0
Moi j'attends un film sur le curling.
- Speaker #1
Sport hautement cinématographique, théâtre de magnifiques drames filmés, Rocco et ses frères à Gingboul, Million Dollar Baby pour le meilleur, mais aussi dans la catégorie empoulée, les Rocky, et celui dont tu as dit beaucoup de mal la dernière fois, Christy, qui est peu programmé en fait. Dans la danse des renards, j'ai vu cet environnement particulier du noble sport, on appelle ça le noble sport la boxe, comme on dit, le prétexte à une belle tragédie, très bien écrite, filmée et interprétée, avec une montée en puissance que j'ai trouvée très forte, et surtout une étude de caractère passionnante. Dans l'internat d'un centre de formation sportive, département boxe, un groupe d'ados de 16-17 ans, se prépare pour différents championnats. Un crack parmi eux, Camille, le meilleur du groupe, avec son pote Matteo. Et il va lui arriver un pépin. Un accident va blesser ce jeune athlète, et pas que physiquement. On va assister à une perte de mojo, comme on dit. Et on sait bien que dans le sport de haut niveau, tout est dans le mental, paraît-il. Alors je parlais de tragédie, ici tragédie d'amitié trahie, par exemple. et tragédie de remise en question de ses rêves. La boxe, pour moi, ça reste de la boucherie. N'empêche que les scènes d'entraînement et de combat sont très bien filmées, des moments très chorégraphiés et souvent enregistrés caméra à l'épaule, caméra qui colle au corps jusqu'au floutage parfois, donnant davantage l'impression d'être le personnage sur le ring plutôt que le spectateur autour. Un côté immersif que j'ai trouvé très réussi. Il y a vraiment un élan. un dynamisme dans ce film qui colle parfaitement au sujet. Bon, on trouve aussi quelques éléments autour du sujet principal qui n'apportent pas grand-chose, comme cette histoire de renard qui donne son titre au film. Diversion un peu superflue, on va dire, par rapport à l'essentiel, qui est l'évolution d'un personnage qui vit un effondrement intérieur et qui va chercher à s'affranchir des injonctions de performance. Le portrait d'un passage à l'âge adulte. Un film qui questionne aussi la virilité adolescente normative, voire le masculinisme, sujet ô combien d'actualité. Samuel Kircher et Camille, aussi convaincant devant la caméra que son frère aîné, plus connu, Paul Kircher, celui du règne animal. Leur maman, c'est l'actrice Irène Jacob, qu'on a vue récemment dans Le Dernier Maigret. Donc encore soupçon de népotisme, Patrick. Ce cadet Samuel est apparu la première fois en 2003, dans L'été Dernier, de Catherine Breillat, avec pour partenaire Léa Drucker en prédatrice de son beau-fils qu'il interprétait. On trouve aussi au casting une gueule cassée qu'on commence à bien connaître, celle de Raphaël Thierry, le fameux homme d'argile. Le jeune réalisateur est belge. Il s'appelle Valéry Cornoy. Valéry avec un Y. Il dit avoir utilisé sa propre expérience d'une formation en section sport-études. Et d'autre part, il a été travailleur social pour écrire son premier long-métrage après deux cours remarqués. Présenté à la dernière quinzaine des cinéastes à Cannes, sa Danse des renards, il y a aussi eu une récompense, je ne sais plus laquelle maintenant. A l'affiche le 18 mars. Avec succès, je souhaite.
- Speaker #0
Voilà, terminé pour la partie film à l'affiche, sept films pour cette émission. Et maintenant, on arrive forcément à ce qu'on appelle la deuxième couche. Alors,
- Speaker #1
qu'est-ce que tu irais revoir ?
- Speaker #0
Moi, j'irais bien revoir, même si le film est un petit peu long, même s'il bouge beaucoup, même si certains ne l'aiment pas, c'est Marty Supreme avec le chalamet. Ça voilà, c'est un...
- Speaker #1
Survendu de mon côté, mais bon...
- Speaker #0
Oui, tu l'as déjà dit, mais bon, c'est quand même du vrai cinoche. Alors plus classique, une petite sucrerie d'une heure vingt avec maigret et le mort amoureux. Ça se mange sans faim, c'est bien, c'est pas désagréable. Vous avez le temps d'en voir deux, deux maigrets pendant Marty Suprême. Et puis bon, alors là, il faut le chercher sur les écrans, mais si vous le trouvez, allez-y. C'est notre petit bonbon à Hervé et à moi de ce premier trimestre. Il s'agit de ce film, c'est Ouzbek, je crois, c'est ça ?
- Speaker #1
Kazak, Ouzbek.
- Speaker #0
Oui, enfin, quelque part là-bas où on ne va pas très souvent. Le retour du projectionniste. De ton côté,
- Speaker #1
deux très bons documentaires politiques. D'abord Orwell 2 plus 2 égale 5, illustration des méthodes totalitaires par un montage d'archives avec les écrits visionnaires de George Orwell en fil rouge. Deuxième documentaire, Soulèvement, portrait d'une quinzaine de militants du mouvement Les Soulèvements de la Terre qui tord le... coup à la notion d'éco-terrorisme. J'ajoute également Couture, un focus sur trois personnages féminins en souffrance pendant une fashion week parisienne avec Angelina Jolie vraiment émouvante en tête de gondole de cette fiction française.
- Speaker #0
Et dans le viseur.
- Speaker #1
Il n'est plus dans le viseur pour moi, mais je l'ai vu, mais j'attends peut-être que tu l'aies vu. Il y a Il Maestro. Dans l'Italie des années 80, un ex-joueur de tennis sur la touche va coacher un ado dont le père veut en faire un champion. Et je trouve que c'est pas mal.
- Speaker #0
Un crime qui se passerait au troisième étage.
- Speaker #1
Oui, moi j'ai vu que c'était... Est-ce que j'ai compris ? Une relecture française ? De Frenet-Carpon, non ? Est-ce qu'on en a besoin ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
Je ne sais pas. Là, pour celles et ceux qui aiment Zucchini ou Loukini, Zucchini, c'est le nom dans le film, et l'acteur, c'est Loukini, le film, c'est Victor, comme tout le monde. Victor, c'est un Victor Hugo.
- Speaker #1
C'est étonnant parce que c'est le nouveau film de Pascal Bonnitzer. Après son... Trois semaines après son maigret...
- Speaker #0
Et il n'y a pas à quel moment ils ont été tournés.
- Speaker #1
Et il a 80 ballets, quand même, Pascal Bonnizat.
- Speaker #0
C'est des mystères de la distribution.
- Speaker #1
Je pense qu'il faut aimer le kini pour y aller. Donc peut-être que je n'irai pas. Le test savant d'Anne-Lie. J'ai vu la bande-annonce. Ça a l'air vraiment endiablé. C'est l'histoire réelle d'une fondatrice d'un culte religieux. aux Etats-Unis,
- Speaker #0
les Shakers,
- Speaker #1
au 18e siècle, ça a l'air vraiment assez choc, genre même je crois comédie musicale. La traque de Méral, ça c'est un drame néerlandais sur une supposée fraude sociale d'une mère célibataire et c'est inspiré d'un fait réel, il est dit, j'ai vu.
- Speaker #0
Alors,
- Speaker #1
bientôt, ils sont déjà à l'affiche.
- Speaker #0
Oui, et sortiront prochainement Alors, film de Giannoli, celui qui nous avait proposé, film très intéressant, il y a 2-3 ans, les illusions... Non, pas les illusions, Illusions perdues. Et là, il nous propose les rayons et les ombres sur ce qu'on appelait de ces gens qui ont collaboré. C'est un film un peu long, je crois.
- Speaker #1
Ça intéresse bien parce que 3 heures... Moi, j'y réponds.
- Speaker #0
Il y en a un, j'ai vu le film annoncer. Alors, Je pense que là, ça va être aussi assez potache. Police Clash 80. Je me méfie des fois. Tout est dans le film, maintenant. J'espère que non et qu'on peut rigoler.
- Speaker #1
C'est François Damiens. Et Audrey Lamy. Donc, ça peut être drôle. Et j'ai repéré aussi La Guerre des Prix. Drame social qui a l'air d'explorer les rapports entre grandes distributions et paysans producteurs.
- Speaker #0
Alors, bien évidemment, on voit... plus de films que ceux dont on parle. Par exemple, on a vu Hervé et moi, il y a quelques temps, le film Le son des souvenirs. Voilà, beau film, mais on a un peu de difficulté à savoir comment vous le conseillez ou non.
- Speaker #1
S'il reste encore à l'affiche, on pourra peut-être en parler la prochaine fois. Le son des souvenirs, avec deux acteurs que j'ai trouvé magnifiques, Josh O'Connor et Paul Mescal.
- Speaker #3
Surtout, maman, je voulais te dire, pour un long temps, ça pourrait te blesser. J'espère que tu ne perds pas ta tête. J'étais juste un garçon, j'avais 8 ans. Tu m'as mis ton Bible sur ce petit pire. Regarde, j'aime ton père, tu as fait tout ce que tu pouvais. Et ils disent la vérité à eux, donc je te blâme. Somebody take me in your arms tonight Alright Somebody take me in your arms tonight Somebody take me in your arms tonight I hope you can stand it, stand it all What I'm out here doing, you didn't preach at all C'est un peu le bleu. C'est le bleu. C'est le bleu. Je sais que le bleu me fait mal. Donc je ment à toi. Donc prie, parle tes mots. Je sais que le bleu me fait mal. Donc je ment à toi. Oui, je ment à toi. J'aime le bleu. J'aime le bleu.
- Speaker #1
Miles Catton, il s'appelle chanteur. Chanteur et acteur d'ailleurs. Avec A Lie to You, Je t'ai menti. Blues tiré de la bande originale de Sinners. C'est-à-dire pêcheur, mais pas dans le sens pêche à la ligne. Film multinominé aux prochains Oscars. Dans 16 catégories, je crois que c'est un record. Dont la catégorie meilleure chanson originale pour le titre qu'on vient d'entendre. Quelques festivals ? Peut-être. Un bref point à propos de quatre rendez-vous ciné de mars. Alors, les rencontres du cinéma latino-américain dont on a fait la pub la dernière fois, c'est au moment où je parle et jusqu'au dimanche 15 mars, aux gens Eustache. Il va y arriver. En ce moment aussi, pour les amateurs de documentaires, septième édition de Best. Off-Doc, sélection d'une dizaine de meilleurs films documentaires de 2025 à voir ou revoir sur grand écran partout en France jusqu'au 17 mars. Dans la liste, je recommande vivement Soundtrack to a coup d'état qui mêle jazz, politique et décolonisation dans un grand huit historique situé au moment de la guerre froide. Pour les méchants amateurs de Toromachi, on y trouve aussi Tardes de Soledad, du catalan Albert Serra.
- Speaker #0
Tu l'as vu quatre fois.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Portrait d'un torero star, encensé par la critique, mais de mon côté, j'ai passé mon chemin, quelles que soient les qualités artistiques supposées du film. Alors là, contrairement au film Pileone, dont j'ai causé tout à l'heure, le taureau ne choisit pas sa soumission face à cette cruelle danseuse ridicule, comme le chantait Cabrel. les rencontres cinématographiques où tu représenteras un movies en Avignon qu'on a également évoqué dans le précédent movies se déroule du 16 au 20 mars avec 20-30 films en avant-première destinés d'une part aux professionnels en particulier distributeurs exploitant ça les journalistes et d'autre part au grand public un hommage y sera justement rendu au directeur du Jean Eustache François Aimé pour ses bons et loyaux services rendus à la promotion d'un cinéma populaire de qualité, souvent accompagné de dispositifs de contextualisation des films. Son pédigré, quand même, commissaire du FIFH, fondateur des Unipop, ancien président de l'AFKE, ce qui fait beaucoup d'acronymes. Alors pour ceux et celles qui ne les maîtrisent pas, FIFH c'est le Festival international du film d'histoire, Unipop c'est les universités populaires du cinéma, Et AFKE, c'est Association Française des Cinémas, ARS. Et Cerise sur le gâteau, le gâteau du président, bien sûr, il est aussi co-réalisateur de documentaires sur Gabin, Chaplin, Carnet, Le Goulag ou La Guerre d'Algérie, par exemple. En plus d'être sur le pont en Avignon, en tant que... Président du jury de la compétition de ce festival ciné, il sera donc aussi célébré lors d'une cérémonie dite des victoires du cinéma. Forcément, Movies y sera puisqu'on suit de près tout ce qui a trait au célèbre cinéma de Pessac dont on est un des partenaires médias. Enfin, marronnier de saison avec l'opération Le Printemps du cinéma proposant à des tarifs allégés 5 euros dans la plupart des villes de France. C'est du dimanche 22 au mardi 24. Remarque quand même, c'est pas loin du prix moyen à payer quand on a une carte d'abonnement dans un cinéma indépendant. La bande-annonce de l'événement est assez rigolote, avec l'acteur comique Hamed Silla en parodie de super-héros, il s'appelle Spoilerman, luttant contre le divulgachage.
- Speaker #5
J'ai vu un grizzly aussi gros qu'une maison, marcher à travers un plane ouvert, j'ai entendu un garçon appelé Elvis quelque chose, sa voix pouvait déranger des jeunes filles insaines. J'ai vu un homme d'un mile de distance tirer un boc-cat dans le cerveau, mais récemment j'ai eu des rêves, des rêves folles que je ne peux pas expliquer. Une femme en train de se mettre dans le champ de fleurs, criant un train locomotive. Des rêves foils qui continuent pour des heures. Et je ne peux pas commencer à vous dire comment ça se sent. J'ai vu un oiseau avec des bouts de tournage, J'ai vu un oiseau avec des bouts de tournage, J'ai vu un homme avec une curse brûlée, J'ai vu un homme avec une brûlée, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'ai vu un homme qui a été un chat, J'viu un homme qui a été un chat, J'viu un homme qui a été un chat, J'viu un homme qui a été un chat, J'vi un homme qui a été un chat, J a woman standing in a field of flowers and screaming locomotive train crazy dreams that go on for hours and i can't begin to tell you how Le espace qui me connecte où je suis maintenant, au lieu où je serai un jour, est mesuré dans les mots que vous parlez, dans les choses étranges et merveilleuses que j'ai vues. C'est mesuré en vérité, c'est mesuré en amour.
- Speaker #1
C'est l'Australien Nick Cave avec Train Dreams, tiré de la bande originale du film du même nom, malheureusement pas sorti en France. Chanson et film, sobre et poignante. tous les deux sont nominés aux Oscars 2026.
- Speaker #0
Nous en parlons des...
- Speaker #1
Ah ben justement !
- Speaker #0
C'était prévu, c'est toi qui as écrit le conducteur.
- Speaker #1
Les Césars américains, les Oscars. Encore plus long et plus luxueux. Récompensant des films, la plupart Yankees de 2025. Ah pourquoi ce nom, Oscars d'abord ? Tu sais ça Patrick ? Toi qui en as un ? Non ? Je l'ai su. Ah, selon une légende, c'est une légende. Ce serait Bette Davis qui aurait la première affublée la fameuse statuette de ce nom, car elle lui trouvait une similitude avec la silhouette de son mari, qui s'appelait Oscar Nelson. Statuette, moi je trouve elle esthétique discutable, assez Mussolinienne. Oui,
- Speaker #0
j'allais dire Stalinienne, mais bon,
- Speaker #1
j'ai un peu parlé. Toi qui en as une dans ton salon, gagné comme réalisateur du meilleur podcast. Ciné International l'an dernier. Tu ne trouves pas ? Toi, c'est plutôt stalinien. Moi, je pensais musolinien.
- Speaker #0
L'intérêt, c'est quand même qu'il est en or. Et à l'intérieur, il est rempli d'essence. Donc,
- Speaker #1
ça a une très grande valeur. D'accord. En tout cas, Cocorico, les nominations de cette année font la part belle aux productions françaises, présentes dans de multiples catégories. Par exemple, Arco et Amélie et la métaphysique des tubes pour le film d'animation. Bon, c'est Zootopie qui va gagner, c'est à peu près sûr. Et catégorie film international, les cinq longs-métrages sont tous, tous, des productions ou coproductions tricolores. Un Simple Accident représentant la France, L'Agent Secret le Brésil, Valeurs sentimentales la Norvège, Sirat l'Espagne et La Voix de Indrajab pour la Tunisie. Alors parmi les 10... nominés pour le meilleur film.
- Speaker #0
Donc on aurait pu faire un Oscar des films produits par les Français.
- Speaker #1
Ce sera ça finalement. Parmi les 10 nominés pour le meilleur film, les attendus Une bataille après l'autre et Marty Supreme qui donneront lieu d'ailleurs dans la catégorie acteur à un duel DiCaprio-Chalamé. En plus de ces deux-là, notre ex-collègue de Movies, Céline, sera contente de retrouver Bugonia. et Frankenstein, ou Frankenstein peut-être, dont elle a vanté les mérites. Mais pour ce dernier film, uniquement en plateforme, pas sorti sur grand écran. Même chose d'ailleurs pour un autre de la liste, Train Dreams, très beau parcours, sobre et poignant, d'un bûcheron américain au 19e siècle, mais pas sorti en France, et visible seulement sur Netflix. alors un long métrage marque l'histoire de la cérémonie en pulvérisant un record avec ses 16 citations, soit davantage que Titanic ou Bénure. Il s'agit de l'orifique Sinners, histoire de vampire située dans le sud ségrégationniste des années 30, pas vue de mon côté lors de sa sortie. Je ne sais pas, toi non plus Patrick ?
- Speaker #0
Non, pas vue. J'ai vu juste le début parce qu'il passait sur une plateforme. Bon, ça, je ne sais plus où, mais je n'avais pas eu envie de continuer.
- Speaker #1
Ça m'a fait un peu peur. Bon, je tâcherai quand même de me rattraper s'il revient sur les écrans. C'est du réalisateur de Black Panther qui s'appelle Ryan Coogling. Alors, au rayon documentaire, sur les cinq en lice, un seul a été distribué en France, à ma connaissance, c'est le brûleau politique passionnant Mr. Nobody Against Poutine, réalisé par un jeune prof russe. ayant filmé l'embrigadement psychologique des jeunes dans son école, de plus en plus militarisés suite à l'invasion de l'Ukraine. Cette 98e cérémonie des Oscars aura lieu le lundi 16 mars, entre minuit et 3h du matin, heure française. Elle peut sans doute être suivie via internet pour les plus courageux, dont je ne fais pas partie. On attendra le lendemain, puis franchement, on s'en fiche un peu, non ?
- Speaker #0
Oui, oui, oui. Mais c'est bientôt fini, là, non ?
- Speaker #1
L'émission est finie. Il nous reste à écouter un peu de générique final, le jazz, la musique, tu te souviens, la musique de Whiplash, et puis à vous souhaiter une bonne fête du cinéma, peut-être ? À bientôt.