Speaker #0Bienvenue sur Musulmane en chemin, le podcast qui t'accompagne à cheminer vers Allah, te connaître, t'apprécier, pour une vie épanouie ici-bas en préparant l'au-delà. Je suis Amina Zamoun, ingénieure, coach professionnel, étudiante en sciences islamiques, et ici ta coach musulmane qui t'aide à prendre soin de toi et de ta foi. Ça te dit ? Alors c'est parti ! Assalamu alaikum warahmatullahi wabarakatuh mes soeurs, j'espère que vous vous portez bien. et que vous profitez chacune à votre manière de cette période estivale. Je vous ai laissé un petit peu de temps depuis l'épisode dernier. Honnêtement, c'est à la fois voulu et pas voulu. Mais j'espère que vous avez profité de ce temps pour appliquer un peu ce qu'on a vu dans l'épisode dernier, pour notamment vous observer. Et peut-être que vous avez pris conscience de certaines choses, peut-être de petites choses, ne serait-ce qu'une seule chose. Et alhamdoulilah, c'est déjà énorme. On se rappelle que 1 vaut mieux que 0. Donc chaque petit pas compte, c'est hyper important et essentiel. Et là, aujourd'hui, je suis hyper heureuse de vous retrouver pour ce deuxième épisode de notre parenthèse d'été, même si vous allez voir, cet épisode finalement, il est valable toute l'année. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai précisé dans le titre que tu sois en vacances ou pas, parce qu'aujourd'hui je vais utiliser les vacances comme point de départ de notre réflexion, comme métaphore en fait, mais en réalité je vais vous parler surtout de repos. Et ça, on est d'accord qu'on en a besoin. Toute l'année, qu'on soit en juillet, en novembre, pendant Ramadan, au beau milieu d'une semaine complètement ordinaire, on a toujours besoin de repos. Et donc, que vous soyez en vacances, au travail, à la maison avec vos enfants, ou pas d'enfants, que vous écoutiez cet épisode plusieurs mois après sa sortie, vraiment peu importe, et j'espère surtout qu'il vous sera utile, incha'Allah. Et pour démarrer, aujourd'hui, j'ai envie de vous poser une question toute simple. Et si ton âme avait besoin de vacances, elle aussi ? Alors, pourquoi cette question ? On va en parler. Mais déjà, quand on pense aux vacances, généralement, on pense à deux choses. En tout cas, moi, spontanément, là, il y a deux choses qui me viennent. C'est le repos et la déconnexion. Et généralement, on a ce besoin de souffler, de décrocher un peu notre quotidien, de ne plus penser à toutes ces choses qui occupent notre esprit du matin au soir, de ralentir aussi, tout simplement. Et finalement, je trouve que c'est assez révélateur de la vie qu'on mène aujourd'hui. Parce que nos journées, elles sont souvent bien remplies, trop remplies, n'est-ce pas ? Entre le travail, les enfants, la maison, les rendez-vous, les notifications, les responsabilités. Parfois, et rien que vous dire ça, franchement, ça m'épuise, mais du coup, on a parfois l'impression de courir du matin au soir. Et malgré tout, malgré tout ça, ça semble insuffisant. On a l'impression que c'est pas assez. qu'on n'en fait pas assez. Et au bout d'un moment, on est tout simplement fatigué. Fatigué de tout, fatigué de penser, fatigué de courir, fatigué d'avoir toujours quelque chose à faire, fatigué de devoir performer, clairement. D'avoir l'impression qu'il faut toujours être à la hauteur, toujours gérer, le fameux tu gères, je gère, t'inquiète. Toujours avancer. Et donc, quand on arrive aux vacances, ou même simplement un week-end ou quelques jours de pause, on a juste envie que tout s'arrête quelques instants. On a envie de souffler, de décompresser, de déconnecter. Et franchement, c'est complètement légitime, parce qu'encore une fois, révélateur de ce qu'on vit. Mais au-delà de ça, de ce que ça révèle, j'ai envie qu'on prenne un peu de recul sur cette notion de repos. Parce que quand on dit « je suis fatiguée » , on met souvent toutes les fatigues dans le même panier. Mais est-ce qu'on s'est déjà demandé ce que ça voulait vraiment dire, se reposer ? Oui, oui, je suis en train de décortiquer un mot finalement qu'on a l'habitude de dire tout le temps. Mais en réalité, c'est hyper important parce qu'il existe plusieurs formes de fatigue. Et donc forcément, elles ne demandent pas toutes le même type de repos. Pourtant, de prime abord, quand on pense à la fatigue, on pense immédiatement à quoi ? En tout cas, moi, je pense directement au manque de sommeil et donc à dormir. Le fameux « t'es fatiguée ? Va dormir » . Logique. dans cette logique, le truc c'est que c'est comme si le repos se résumait uniquement au sommeil. Et bien sûr que parfois c'est exactement ce dont on a besoin. Bien sûr que souvent on peut être amené à manquer de sommeil, encore une fois dans cette société qui nous pousse à toujours faire beaucoup, à parfois traîner tard le soir, n'est-ce pas, on va en reparler. Mais du coup, on peut souvent bien entendu être amené à manquer de sommeil et dans ce cas, bien sûr qu'on va devoir avoir besoin de se reposer en dormant. Je pense aussi, bien sûr, à d'autres cas, quand on est malade, quand on a beaucoup donné physiquement, etc., notre corps nous demande simplement de récupérer. Et on se doit de l'écouter, même si on ne le fait pas toujours. Mais on se doit de l'écouter parce que notre corps, c'est une MNA, je le rappelle, car l'un nous a confié, et prendre soin de lui fait partie de notre responsabilité. On va devoir rendre des comptes par rapport à ce corps. Est-ce qu'on le traite bien ou est-ce qu'on le maltraite ? Donc voilà, c'était le petit rappel MNA. Mais du coup, pour revenir à cette notion de sommeil, la question que j'ai envie de vous poser, c'est est-ce que ça vous est déjà arrivé de dormir 8h, 9h, parfois plus, et de vous réveiller quand même fatigué ? Et à ce moment-là, on ne comprend pas pourquoi, parce qu'on se dit « j'ai fait tout ce qu'il fallait, j'ai dormi » . Et je pense sincèrement que ça nous est tout arrivé. Et bien entendu, il y a une notion qu'on ne peut pas négliger, c'est les dettes de sommeil, quand on a de la dette de sommeil. ou qu'on a beaucoup de sommeil en retard, en dette tout simplement, bien sûr que ce n'est pas en une nuit de sommeil qu'on va tout récupérer. Donc il y a ça. Mais au-delà de ces dettes de sommeil, on se rend aussi compte à ce moment-là que finalement, dormir ne répond pas à toutes les fatigues. Tout simplement parce que toutes les fatigues ne demandent pas le même repos. Et c'est une question qu'on ne prend pas assez le temps de se poser. Une question toute simple que je vais vous proposer, c'est de quel repos est-ce que j'ai... aient réellement besoin aujourd'hui ? Et c'est hyper important de se poser cette question-là, parce que souvent, on cherche à se reposer, mais si on ne le répond pas de la bonne manière, à la bonne fatigue, on va passer à côté du repos dont on avait réellement besoin. Et vous savez, c'est comme, je prends une métaphore qui n'a rien à voir, mais qui est parlante, métaphore d'un besoin quelconque, mais imaginons un enfant vient vous voir en vous disant qu'il a mal. Est-ce que votre premier réflexe, ça va être de sortir immédiatement un pansement ? Et de lui coller, je ne sais pas moi, sur la tête. Non, bien sûr que non. Parce que la première chose que vous allez faire, c'est d'essayer de comprendre la situation. Est-ce qu'il est tombé, pas tombé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Où est-ce qu'il s'est fait mal ? Est-ce qu'il s'est cogné ? Est-ce qu'il s'est coupé aussi ? C'est complètement différent. Est-ce qu'il a peut-être juste eu peur ? Parce qu'on ne va évidemment pas soigner de la même manière un genou écorché, un bleu ou une simple frayeur. Enfin simple. Ou une frayeur, tout simplement. On est d'accord que s'il s'est écorché le genou, Dans ce cas-là, on va d'abord désinfecter la plaie, mettre un pansement et ensuite le rassurer. Je vous détaille un peu le process, mais c'est juste pour illustrer. Ou encore, s'il s'est fait peur, on est d'accord qu'on ne va pas aller lui mettre de la bétadine ou que sais-je et lui mener un pansement. Ce dont il va avoir le plus besoin à ce moment-là, c'est d'être rassuré. Donc, hyper important de comprendre quel est le besoin pour pouvoir répondre de manière adéquate. Avec notre fatigue, c'est pareil. Parfois, on va ressentir un mal-être, un épuisement, un besoin de repos. Mais est-ce qu'on prend le temps de regarder d'où il vient ? Non, on cherche cette solution avant même d'avoir compris ce que notre fatigue essaie de nous dire. Pourtant, notre corps nous parle, notre tête nous parle, notre cœur nous parle et notre âme aussi nous parle. Mais encore faut-il apprendre à les écouter, n'est-ce pas ? Et bah bismillah ! C'est exactement ce que je vous propose de faire aujourd'hui pour essayer de nous comprendre un petit peu plus. Ce qu'on va faire, c'est que je vais vous donner quelques pistes, quelques exemples, mais je vous invite vraiment à garder en tête que le but de cet épisode, ce n'est pas de vous mettre dans une case en vous disant « Ok, moi c'est tel type de fatigue, j'ai plutôt de la fatigue mentale, ah non, moi c'est plutôt émotionnel, etc. » Pas du tout. Le but, c'est plutôt que vous commenciez à... vous comprendre un petit peu plus, encore une fois, vous observer, vous comprendre comment vous fonctionnez, parce qu'on est toutes différentes, vraiment. Et il y a des choses qui vont énormément me reposer moi, et qui vous reposeront peut-être pas du tout. Mis à part certains points communs qu'on a tous, d'accord, en tant qu'être humain, il y a des choses qui sont spécifiques à chacune de nous. Donc, prenez vraiment cet épisode comme des pistes de réflexion, et ensuite adaptez à vous, tout simplement. Donc, bismillah, on va commencer par la fatigue qu'on connaît le mieux, qu'on a commencé à aborder, c'est la fatigue physique. La fatigue physique, c'est celle où notre corps nous dit tout simplement, là, j'ai besoin de récupérer. Donc c'est quand on n'a pas assez dormi, quand on est malade, quand on a beaucoup marché ou fait un gros effort physique, quand on a porté ses enfants toute la journée, n'est-ce pas ? Quand on a accumulé aussi plusieurs petites nuits. Généralement, là, il n'y a pas beaucoup de doute, notre corps, il a besoin de dormir. Alors on peut avoir d'autres types de fatigue mélangées, mais il y a cette fatigue-là, donc celle de dormir, et c'est assez logique parce que Allah nous a créés comme ça. Et on est d'accord, subhanallah, parce que c'est un des signes qu'il nous donne, mais on passe souvent à côté. Allah, il a créé l'alternance du jour, de la nuit. Il a fait du sommeil un moment de repos pour nous. Encore une fois, notre corps est une MLA, on en a parlé un peu plus tôt. On se doit de prendre soin de notre corps, et donc on se doit de dormir, vraiment. Et dormir peut devenir un acte d'adoration, quand on y met l'intention. Donc on se rappelle de ça. Et je vous dis ça, mais je me le rappelle aussi et surtout à moi-même. Parce que... Je sais que j'ai tendance, parfois, à vouloir faire encore une petite chose avant de dormir, et puis une autre, et je me dis, attends, juste deux minutes, je regarde mon téléphone. Et qu'est-ce qu'on fait finalement ? Là, on est en train de grignoter sur notre sommeil. Alors qu'en réalité, le manque de sommeil, ça a énormément de conséquences. Surtout, subhanallah. Et encore une fois, je vous dis ça parce que je travaille personnellement beaucoup sur ça, et je me rends compte à quel point, je crois que cette année-là, même si ce n'est pas forcément l'année où, généralement, c'est l'année où on a des enfants, etc., Le sommeil est complètement perturbé. Moi, mon fils commence à grandir. Mais ces années, je me suis vraiment rendu compte de l'impact du manque de sommeil sur ma vie. Déjà, on est d'accord qu'il va avoir un impact sur comment on se sent. On va être plus facilement agacé. On va manquer de patience. Et ça, ça a un impact aussi sur les autres. On va être moins disponible pour les autres. On va aussi réfléchir moins bien, clairement. Sur un autre sujet, mais qui est hyper important, je le vois moi quand je manque de sommeil, je vois que mon corps, il va chercher de l'énergie d'une autre manière, il est fatigué, il va chercher de l'énergie d'une autre manière, je vais manger plus, plus sucré. Donc dormir, ça joue aussi sur notre alimentation. Et même dans notre adoration pure, j'ai envie de dire, on le ressent. Parce que quand on est fatigué, déjà c'est plus difficile de lutter contre son os, de lutter contre... de résister à une tentation, d'éviter un péché, mais également plus difficile de faire une bonne action avec entrain, plus difficile de renouveler son intention, plus difficile bien entendu d'être pleinement présent dans sa prière. Donc vous voyez là, j'ai à peine commencé à énumérer les choses, mais ça joue sur énormément de choses. Et sur le plan de la, notre religion, elle nous apprend, elle nous invite à prendre soin de notre corps par notre sommeil. par notre alimentation et par tout cet équilibre qu'Allah nous demande de préserver. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que la privation de sommeil est utilisée comme un moyen de torture, très efficace d'ailleurs. Donc je pense que ça montre à quel point ce besoin est fondamental. Et aujourd'hui, paradoxalement, il nous arrive parfois nous-mêmes de nous priver de sommeil. Subhanallah. Je dis beaucoup de subhanallah parce que... Vraiment, subhanallah ! Mais vraiment, c'est fou. On se torture nous-mêmes. On va rester plus longtemps sur les réseaux sociaux. On va regarder une vidéo de plus, et puis une autre. Alors que notre corps, lui, il nous demande simplement un truc. Va dormir, à ce moment-là, quand on est fatigué. Néanmoins, je l'évoquerai rapidement à la fin de l'épisode, mais parce que ce n'est pas le sujet, il faudra qu'on le développe dans un autre épisode, incha'Allah. Mais souvent, il y a une raison pour laquelle on est épuisé en fin de journée. Et du coup, malgré tout, on ne va pas aller dormir. Pour plein de raisons, il faudrait aller creuser. Du coup, je vous invite à vous poser la question. Qu'est-ce qui fait que je ne vais pas dormir alors que j'en ai besoin à ce moment-là ? Mais une des raisons, je vous l'envoie en petite piste comme ça bonus, c'est que parfois, on n'a tellement pas eu de temps pour nous dans la journée qu'on va scroller ou faire tout un tas d'autres choses pour répondre à un autre besoin un peu de déconnexion ou de plaisir. en fait on va rechercher du... plaisir parce qu'on n'en a pas eu assez dans la journée. Donc vous voyez, déjà c'est pas parce qu'on comprend qu'on a besoin de quelque chose qu'on va réussir à l'appliquer. Il faut aller creuser un peu plus loin. Et donc je vous invite, d'ailleurs si c'est votre cas, à vous demander en fait qu'est-ce qui fait que je ne veux pas dormir alors que même que j'en ai besoin. Donc voilà. Ça c'était le premier type de fatigue. On est tous d'accord là-dessus. Il se comprend assez facilement. Donc la fatigue physique. Deuxième type de fatigue que j'ai envie qu'on aborde ensemble, c'est la fatigue mentale. Celle-là, généralement, on la connaît bien aussi. Vous savez, c'est ces moments où notre cerveau n'en peut plus. Il n'y a plus à réfléchir. On va relire trois fois le même message, le même passage du livre, peu importe. Et on ne va toujours pas comprendre ou réussir à rester suffisamment concentré. On va rentrer dans une pièce et on ne va plus savoir pourquoi. On va chercher un mot tout simple, impossible de le retrouver. On va nous parler et on va décrocher au bout de quelques secondes. Ou alors, on va mettre 15 minutes à faire un truc qui nous prend habituellement 2 minutes. Donc voilà, j'ai résumé avec plusieurs exemples. Et juste pour l'anecdote, j'ai envie de vous partager un moment. C'est une fatigue que j'ai notamment beaucoup ressenti quand j'étais en classe préparatoire. J'étais en maths physique. Et il y avait des moments où on avait donc 4 heures de maths d'affilée, et vraiment je me souviens très bien que parfois, parfois régulièrement, je ne sais plus drôle, mais il y avait des moments où à la fin des 4 heures, à partir de 3h30 de cours, j'en pouvais plus, je ne comprenais plus rien, j'avais l'impression que mon cerveau ne fonctionnait plus, et il m'arrivait même d'avoir des fous rires, et je me souviens d'un fou rire dans ma vie, vraiment, c'était la petite anecdote, mais je me souviens d'un fou rire dans ma vie, où je n'arrivais plus à m'arrêter en fait. Et je pense que mon cerveau, c'est tout, il était en mode HS, c'était trop. Donc voilà, c'était la petite anecdote. J'ai bien sûr senti la fatigue physique dans plein d'autres moments, dans mon premier job d'ailleurs, après mon école en tant que statisticienne. Je la ressens encore aujourd'hui après certaines grosses journées de coaching ou de réflexion sur des projets. Mais bien sûr, ce n'est pas que lié au travail, ça peut être des moments où on a vraiment beaucoup réfléchi, même sur des choses très personnelles. Fatigue mentale, fatigue intellectuelle. Et ce qui est intéressant, c'est que le repos dont notre tête a besoin, à ce moment-là, ce n'est pas forcément de dormir. Parfois oui, bien sûr, mais parfois, notre tête a surtout besoin de faire un break. Donc d'aller marcher, cuisiner, peindre, jardiner, faire du sport. Bref, faire quelque chose qui permette à notre cerveau de souffler, de s'aérer. Et je trouve ça vraiment hyper beau. Parce que, subhanallah, notre religion, elle nous invite déjà à faire ses pauses. À minima, cinq fois par jour, n'est-ce pas ? Allah nous appelle, nous invite à nous arrêter. Il nous demande de quitter ce qu'on est en train de faire, nous lever, faire nos ablutions, prier, nous reconnecter à lui. Et subhanallah, j'ai l'impression que ces moments-là, limite, ils sont faits pour le monde dans lequel on vit aujourd'hui. Pour couper ce rythme effréné, de nos journées. C'est vraiment un moment qui nous permet, ça nous invite à respirer, à sortir ne serait-ce que quelques minutes de ce train effréné. Et quand on arrive vraiment à faire ce break, après une prière, après aussi quelques instants à lire le Coran, après un petit moment de zikr ou autre, on revient généralement avec les idées beaucoup plus claires. Et souvent on va se dire, non mais j'ai pas le temps, hop je vais faire ma prière vite fait ou autre, mais... c'est clairement contre-productif. C'est qu'on n'a rien compris. C'est tout le contraire. Prenons ce temps-là. Déjà, encore une fois, on se dit qu'on n'a pas le temps, qu'on doit faire ça, ça, ça, ça, alors que c'est pas nous qui avons la main sur le résultat. Rappelons-nous que c'est Allah qui a la main. Mais en plus de ça, comme le dit une amie, le temps de repos, c'est pas du temps de travail, mais c'est du temps qui rend mon travail efficace. Bon, là, on parle de salette, de prière, etc. C'est pas fait pour rendre mon travail efficace, on est d'accord de prime abord. Mais en fait, ces moments de pause, ça nous permet d'être mieux après. Et donc là, si je ressens par rapport à notre fatigue intellectuelle, à ce moment-là, notre tête avait simplement besoin d'un break, d'un vrai break. Et c'est fascinant parce qu'on va répondre aux besoins de repos de notre tête en utilisant notre corps, en allant marcher par exemple. Et parfois... on va y répondre en nourrissant notre lien avec Allah, notamment avec la salette. Et vous voyez, ces différentes formes de repos, elles ne s'opposent pas. Elles se complètent. Donc, vraiment hyper beau. Et vous voyez, maintenant, je prends le travail parce que je trouve que c'est un bon exemple pour illustrer ça, mais ça s'applique à d'autres moments, mais souvent quand on fait des tâches, maintenant on parle de méthode Pomodoro, plein de méthodes, de « ok, je fais une tâche, une tâche, temps de temps, et puis un break, etc. » On a besoin de ça, on a besoin de moments de pause. Donc prenons-les déjà, d'accord ? Ça va nous permettre d'aérer notre cerveau, d'être plus concentré après, mais aussi de bouger notre corps. À une époque où on est très sédentaire, et sur Pahala, aujourd'hui, on est tellement déconnecté, et on va reparler de ce point juste après, mais on est tellement déconnecté de notre corps, de plein de choses, que souvent, moi la première, ça m'est arrivé, et je sais que ça arrive à beaucoup de personnes, On va rester bosser un long moment, et à un point ou à un moment où on se rend compte qu'on a une envie pressante d'aller aux toilettes, et on ne s'est même pas rendu compte en fait. On est en train de se retenir, alors même qu'on devrait juste répondre à notre besoin. Donc vous imaginez, on en arrive à ne pas répondre à des besoins primaires, comme aller aux toilettes. Alors imaginez pour d'autres besoins encore. Bref, je referai la parenthèse. Donc ça, c'était fatigue intellectuelle. Maintenant... Une autre fatigue que je trouve qu'on néglige énormément aujourd'hui, c'est la fatigue du cœur. Ou plutôt la fatigue émotionnelle. Je pense que c'est une des fatigues qui est la plus difficile à reconnaître. Vous voyez, je vais de la plus facile à la plus difficile. Parce que souvent, on nous a appris à être fortes, à ne pas pleurer, à faire comme si tout allait bien. Alors on ravale, vous voyez, on avale, on ravale nos émotions, on accumule, on met nos émotions de côté. Sauf que nos émotions, elles ne disparaissent pas parce qu'on les ignore. Elles restent là. Elles attendent une chose, c'est qu'on les écoute. C'est comme les enfants. Je vais reprendre un autre exemple avec les enfants. C'est très parlant les enfants. C'est très parlant, il nous a donné des signes dans tout. Et entre autres dans plus petit que soi, et dans un moment qu'on a tous vécu, même si on ne s'en souvient pas. Exemple que j'ai déjà donné, je pense, dans le podcast à un autre moment. Je vais reprendre l'exemple d'un enfant qui a envie de faire pipi, d'accord ? J'aime bien les exemples très très simples et triviaux, avec des besoins primaires, parce qu'on comprend tous. Ça nous est tous arrivé, et peut-être qu'on a déjà vécu nous-mêmes la situation. où on a vu la situation. Mais imaginez un enfant qui a envie de faire pipi et sa maman est en train de parler à quelqu'un. Bref, son parent, peu importe, mais bon, elle est des femmes. Donc la maman, elle parle à quelqu'un ou elle fait quelque chose, peu importe. Et donc son enfant lui dit « Maman, maman, maman » . Elle lui dit « Attends, attends, attends » . Et lui « Maman, maman, maman » . Et ça presse, et ça presse, et ça presse. Qu'est-ce qui se passe au bon moment ? Clairement, il n'arrivera plus à se retenir, ça explose. Que ce soit, là c'est l'exemple avec le pipi, mais ça peut être l'exemple avec une grosse colère, ça peut être l'exemple avec plein d'autres choses. Son besoin n'a pas été comblé. il n'est pas parti le besoin. En fait, il avait besoin d'être comblé, ça a explosé, tout simplement. Et donc vous voyez, quand il y a un besoin, il y a un message. Et moi, j'aime beaucoup voir les émotions comme des messagères. Une émotion, elle sert à nous transmettre un message. Elle vient nous dire quelque chose, et souvent, ça révèle un besoin non comblé. Ou comblé. On peut aussi parler de valeur, respecter ou pas, mais bon, je ne vais pas aller plus loin sur ce sujet, on en abordera une autre fois, incha'Allah. mais donc Donc j'ai une émotion qui va me dire qu'il y a un besoin, par exemple, de sécurité, j'ai un besoin de réconfort, j'ai un besoin de ralentir, j'ai un besoin d'être écoutée, j'ai un besoin de poser une limite. Bref, on va avoir tout un tas de besoins. Et qui dit besoin dit, j'ai besoin d'y répondre, tout simplement. Mais encore faut-il accepter de les écouter et les accueillir, n'est-ce pas ? Parce que si on ne leur laisse jamais de place, elles finissent par prendre toute la place. Et c'est ça qui est difficile aujourd'hui, qu'on ne nous apprend pas à faire d'ailleurs. C'est accueillir ce qui se passe à l'intérieur de nous. Au lieu de ça, on cherche très vite à ne plus les ressentir, à vite aller ressentir quelque chose de plus agréable. Quand je ne me sens pas bien, je me sens mal, hop, je vais aller prendre mon téléphone, scroller, lancer une série, manger, m'occuper avec tout un tas d'autres choses. On va remplir le silence, on va essayer de masquer un peu tout ça. Sauf que, en fait... Ce qu'on fait, c'est qu'on ne fait qu'ajouter du bruit à un cœur qui est déjà saturé. Et cette phrase, je me la rappelle à moi-même en la première. Et sur le moment, vous savez, quand on fait ça, on a l'impression de vraiment se reposer. C'est-à-dire, voilà, je ne me sens pas bien, je suis comme ci, comme ça, j'ai besoin de déconnecter encore une fois, on en reparlera. J'ai besoin de tout ça. On a l'impression de se reposer, mais est-ce qu'on répond vraiment aux besoins ? Ou est-ce qu'on essaye juste de ne plus entendre le message ? Et le messager, quelle émotion ? Alors qu'en fait, à ce moment-là, notre cœur, il a besoin de quoi ? D'être entendu, comme cet enfant. Et je reprends encore une fois les enfants, parce que parfois, les enfants, ils n'ont pas besoin qu'on trouve une solution pour eux, ou qu'on les aide d'une quelconque manière. Ils ont d'abord et avant tout besoin d'être écoutés, entendus. Et en fait, nous, on est des grands enfants. Si je prends l'exemple... juste même d'un moment où on ne se sent pas très bien et qu'on veut aller partager ça à quelqu'un de proche, est-ce qu'on a besoin que l'autre nous dise quoi faire dans notre vie ? Alors parfois, bien sûr qu'on a besoin de conseils, mais avant tout, de prime abord, on a besoin d'être écouté. Et on ne sait plus écouter aujourd'hui. D'ailleurs, c'est une des raisons pour lesquelles mon métier existe aujourd'hui, c'est qu'on ne sait plus écouter. Vraiment. Apprenons à écouter et apprenons déjà à nous écouter. Parce que quand on apprendra à nous écouter, nous-mêmes, on pourra mieux écouter les autres. Et ça passe entre autres par apprendre à accueillir, à écouter ces émotions. Et vous savez, notre religion, elle nous invite à ça. Elle ne nous invite pas du tout à nier ce qu'on ressent. Bien au contraire. Dans le Coran, on a moins et moins de récits par rapport à des émotions qu'ont traversées les prophètes. On a le prophète Salam, par exemple, qui a pleuré dans sa vie. Il y a Jacob qui a pleuré jusqu'à en perdre la vue. Mariam qui a exprimé sa détresse vraiment extrême. Et tout ça, ce n'était pas un manque de foi. C'était juste une preuve d'humanité. Nos émotions, elles font partie de notre humanité, de notre fitra. Et donc la question, c'est pas est-ce que j'ai le droit de ressentir cette émotion ou pas, est-ce que c'est légitime, ou j'en fais trop, ou que sais-je. Non, toutes les émotions sont légitimes. La vraie question, c'est qu'est-ce que j'en fais ? Parce que bien évidemment, alors déjà, bien évidemment, nos émotions sont légitimes, mais on a une responsabilité sur ce qu'on a fait, d'accord ? C'est pas parce que je suis en colère que je vais aller taper mon voisin. Non, pas du tout. mais j'ai le droit d'être en colère. Maintenant comment je l'exprime ou pas d'ailleurs, ça c'est quelque chose. Et donc je reviens de manière globale aux émotions mais qu'est-ce que je fais de cette émotion ? Est-ce que je la fuis ? D'accord, en allant faire tout un tas d'autres choses qui entre guillemets me semblent plus agréables. Ou est-ce que je l'accueille pour comprendre ce qu'elle essaie de me dire ? Et en fait qu'on accueille ou pas une émotion c'est fatigant. Quand on repousse ses émotions, ça crée cette surcharge, on va se surcharger, et c'est fatigant. Mais accueillir une émotion, c'est aussi fatigant. Et je pense qu'on a toutes vécu des journées où il y avait beaucoup de choses qui sont passées, un conflit, une inquiétude, une mauvaise nouvelle, beaucoup de sollicitations, et sans parler à la fin de la journée, on est épuisé. Et donc on a besoin de repos. Mais ce repos, ce n'est pas forcément le même que celui dont notre tête a besoin. C'est pas forcément celui, c'est pas forcément dormir, même si dormir bien sûr ça peut faire du bien, mais on a aussi besoin d'autre chose. Parfois ça va être simplement de pleurer. Est-ce que ça vous a pas déjà fait trop du bien après avoir pleuré toutes les larmes de votre corps ? Parfois ça va être aussi d'écrire. Parfois ça va être de faire une longue marche, peut-être en parlant à Allah. Parfois ça va être juste de regarder le ciel, faire du dikh tranquillement aussi, n'est-ce pas par l'évocation d'Allah que les cœurs se tranquillisent ? Parfois ça va être de cuisiner, je sais qu'il y a des sœurs qui aiment bien cuisiner quand elles sont en surcharge émotionnelle, parfois intellectuelle aussi d'ailleurs. C'est là que je vous dis qu'il y a des choses qui vont détendre certaines, reposer certaines et d'autres non. Et quelque chose de très très très important, en particulier pour nous les femmes, c'est que notre état émotionnel n'est pas toujours le même. Nos hormones ont un impact énorme dessus. Selon les périodes de notre cycle, notre sensibilité va être différente. patience va être différente, notre énergie également. Et c'est hyper important de le savoir. Non pas pour nous chercher des excuses, bien sûr, mais pour mieux nous connaître. Et si je me connais mieux, je peux faire avec ce qu'Allah m'a donné. Je peux avancer main dans la main avec ce corps, avec ces émotions, avec comment Allah m'a construit. Et à ce moment-là, je peux prendre soin de moi de la meilleure des manières. Et vous savez, là encore, subhanallah, notre religion, elle respecte. profondément la nature humaine. Elle ne nous demande pas d'être toujours identiques, toujours performantes, toujours fortes. Elle nous invite. Elle nous apprend à nous connaître, à nous écouter, à prendre soin de ce qu'elle nous a confié. Elle ne nous invite pas à taire nos émotions, bien au contraire. Elle nous invite à leur laisser suffisamment de place pour entendre le besoin qu'elle révèle et y répondre avec sagesse, bien évidemment. Parce que bien évidemment, tous les besoins qu'on a sont légitimes, mais j'ai besoin de les combler de la bonne manière, n'est-ce pas ? Donc, fatigue émotionnelle, qui peut venir pour résumer du fait de ne pas accueillir ses émotions et d'avoir vraiment sur le dos, dans le corps, beaucoup, beaucoup, beaucoup d'émotions qu'on a camouflées, qu'on n'a pas accueillies, enfouies, ou parfois de journée. émotionnellement chargé, ça c'est clair. Dans tous les cas, on a besoin d'apprendre à se reposer à ce niveau-là. Et enfin, il reste une dernière dimension dont j'ai envie de parler aujourd'hui, une dimension qu'on oublie peut-être encore plus que les autres, parce qu'on n'en parle pas dans notre société aujourd'hui, cette partie-là. Aussi parce qu'elle est moins visible, de manière volontaire, clairement, on la voit pas, on peut pas la mesurer, et pourtant, elle va changer absolument tout. C'est notre âme. Et vous savez, c'est peut-être de là que vient la plus grande confusion. Parce que souvent, à la fin de journée, on va se dire « j'en peux plus, je suis fatiguée, je suis épuisée, j'ai besoin de déconnecter, j'ai besoin de ne plus penser à rien » . Et encore une fois, c'est un ressenti qui est complètement légitime. Mais parfois, il y a autre chose derrière. Parfois, c'est aussi et surtout notre âme qui est en train de nous dire « j'ai besoin d'être nourrie aussi » . Parce que finalement, notre corps, on pense à le nourrir, n'est-ce pas ? Notre tête, on la sollicite énormément. Notre cœur, il va travailler plein d'émotions par jour. Et notre âme, est-ce qu'on la considère ? Combien de temps on lui accorde réellement ? Si on fait nos prières, alhamdoulilah, mais parfois ça va devenir juste un petit passage obligatoire au milieu de la journée, au milieu de cette journée où on court dans tous les sens. Parfois on va lire un peu de Coran. concentrer ou pas Allah ou Alim, parfois on fait un peu de dhikr, mais est-ce qu'on prend vraiment un temps de qualité, un temps pour nourrir notre relation à Allah, pour faire une invocation sans regarder l'heure, pour contempler la création d'Allah, pour ressentir sa proximité ? Je parle de ressentir, donc qui dit ressentir implique connexion à nos émotions, tout est connecté. Mais du coup, il y a une différence importante entre faire un acte d'adoration et laisser cet acte venir nourrir notre âme. Alors bien entendu, ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. Bien entendu qu'il vaut mieux me faire cet acte d'adoration, même si on sent que notre âme n'est pas complètement nourrie, que ne pas le faire. Bien entendu, ça c'est évident. Mais est-ce que je peux me donner plus de temps, le temps de qualité en fait, pour venir nourrir mon âme ? Parce que souvent, on va passer notre journée à donner, surtout nous en tant que femmes, à donner aux autres, produire, gérer, mais aussi à consommer, consommer de manière physique, consommer du contenu, etc. Et on va passer tout ce temps-là sans jamais prendre le temps de remplir nos réservoirs. Et je dis souvent, il y a une métaphore que je dis souvent, de manière générale, en tant que femme, on ne peut pas arroser des plantes avec un arbre vide, donc c'est-à-dire qu'on a besoin aussi de se nourrir. pour pouvoir mieux être là pour les autres. Et le truc, c'est que si on ne prend pas le temps de remplir ce réservoir, forcément, à la fin de la journée, on est vidé. Et on pense qu'on a besoin de déconnecter. Alors qu'en réalité, on aurait peut-être surtout besoin de se reconnecter à l'essentiel. Allah subhanahu wa ta'ala. Et vous savez, là, je viens de vous parler de tout ça. Et je me rends compte que plus... J'avance dans mon cheminement, alhamdoulilah, et plus je suis émerveillée par notre religion. Parce qu'on entend parfois, souvent même, que l'islam ce sont des règles, des obligations, des interdits. Mais plus on apprend à connaître Allah, plus on découvre, alors bien sûr on le sait, mais plus on découvre qu'il connaît parfaitement sa création. Je dis ça, c'est une évidence, mais il nous a créés. Donc bien sûr qu'il sait qui on est, ce dont on a besoin. Mais Allah, il nous donne ses obligations, ses interdits, parce qu'il sait ce dont on a besoin, et il sait que nous-mêmes, on n'arrive pas à les respecter. Je reprends l'exemple simple du sommeil. On le sait tous qu'on a besoin de dormir, et pourtant on ne le fait pas forcément. Donc, subhanallah, Allah, il nous donne le meilleur. Il sait que notre corps a besoin de sommeil, alors il nous invite à dormir suffisamment. Il sait qu'on a besoin d'une alimentation équilibrée. Donc, halal, tayyiba, même plus que halal, donc vraiment une bonne alimentation. Et c'est ce qu'il nous invite à faire. Il sait que notre tête, elle a besoin de pause. Notre tête, notre esprit, notre cœur, notre âme. Et c'est pour ça qu'il nous appelle cinq fois par jour à interrompre ce qu'on fait pour se donner, pour revenir à lui. Il sait que notre cœur traverse des émotions. Et il ne nous demande jamais de faire comme s'il n'existait pas. Il nous invite à apprendre à les accueillir et à les orienter. et aller vivre avec lui, de la bonne manière. Il sait aussi que notre âme, elle a besoin d'être nourrie, et oh mon Dieu, comme on a besoin de nourrir notre âme, surtout aujourd'hui, encore plus aujourd'hui plutôt, de son rappel, du Qur'an, du dhikr, des invocations, de sa proximité. Et donc, je fais cette digression parce que quand on regarde notre religion sur cet angle, on se rend compte qu'elle respecte... profondément notre fitra, notre prime nature. Elle ne lutte pas contre la nature humaine. Elle en prend soin. Elle l'accompagne. Elle l'élève. Et ça change tout. Ça change tout. Parce que cheminer vers Allah, apprendre à cheminer vers Allah, ce n'est pas devenir une machine, vous voyez, qui fait ces ans de prière, qui fait ceci, cela, etc. Ce n'est pas apprendre à ne plus ressentir. Ce n'est pas apprendre à ne plus être fatiguée. À être toujours plus productive. Non, pas du tout. C'est apprendre à écouter les besoins qu'Allah a mis en nous, d'accord ? À reconnaître les signaux qu'il nous envoie. Et à y répondre avec sagesse. Et donc, je vous invite, je t'invite ma chère sœur, que tu sois en vacances ou pas d'ailleurs, je t'invite juste à te poser cette question. Quand je vois que je suis fatiguée, que je remarque que je suis fatiguée, de quoi est-ce que j'ai réellement besoin ? Et si tu ne trouves pas la réponse tout de suite, ce n'est pas grave, d'accord ? Pose-toi juste la question. Essaie de regarder. Ok, est-ce que c'est mon corps là qui me dit qu'il a besoin de repos ? Est-ce que c'est ma tête ? Est-ce que c'est mon cœur ? Ou peut-être mon âme. Et bien entendu qu'il peut y avoir plusieurs types de besoins en même temps. D'accord ? Je peux avoir faim et avoir envie de faire pipi en même temps. On est d'accord. Donc plusieurs besoins peuvent être là en même temps. Ce n'est pas un souci. Mais tu vas avoir besoin d'y répondre de manière différente. Et vraiment, prenez quelques minutes pour écouter la réponse que vous savez. Vous savez. Vous allez donner un corps, un esprit, une tête, un mental, une âme, tout ça. On est intelligent, subhanallah. Prenez le temps de vous écouter. Et ce faisant, peut-être que ces vacances, si vous êtes en vacances, ne seront pas des vacances uniquement pour votre corps, mais aussi, incha'Allah, un vrai temps de repos pour votre âme. C'est tout ce que je vous souhaite. Vraiment, c'est tout ce que je vous souhaite. Et vous savez, finalement... Le but de cet épisode, ce n'est pas forcément que vous repartiez, comme je vous l'ai dit, avec une fiche mémo, en vous disant « ok, fatigue physique égale telle solution, fatigue intellectuelle, telle solution, fatigue émotionnelle, telle solution » . Parce que déjà, ce n'est pas une science-église, c'est une grille de lecture que je vous ai proposée, des pistes. Maintenant, c'est à vous, bien évidemment, de faire votre propre cheminement, à vous de vous observer pour comprendre comment vous fonctionnez. Et ça prend du temps, ça prend du temps, indéniablement, je vais y arriver. ça prend du temps parce qu'on n'apprend pas à s'écouter en écoutant un épisode de podcast, on est d'accord. On apprend en vivant, en observant, en testant, en se trompant et en réessayant, petit à petit, incha'Allah. Et du coup, peut-être que vous allez vous rendre compte en testant qu'en fait, après une grosse journée de travail, vous avez peut-être besoin de 20 minutes de marche et ça va complètement changer votre soirée. Peut-être que vous allez vous rendre compte que vous passez... 5-6 heures sans faire de pause. Et que finalement, 10 minutes pour respirer, marcher un peu ou simplement faire votre prière avec présence, ça change beaucoup de choses. Peut-être que vous allez découvrir que le sport c'est un vrai repos pour vous. Ou encore que ce qui vous ressource le plus c'est de cuisiner tranquillement et que ça vous permet vraiment de déconnecter de votre mental. Alors que pour une autre sorte, peut-être que cuisiner ça sera tout sauf reposant parce qu'elle n'aime pas du tout ça. Et c'est normal, comme je vous le disais on est toutes différentes. Amar nous a créé différentes, avec des personnalités différentes, avec des sensibilités différentes. Et bien évidemment qu'il y a un socle commun. On a tous besoin de dormir, manger par exemple, des choses comme ça. Mais on a aussi d'autres besoins qui vont, eux, être différents. Donc l'idée, ce n'est pas forcément de copier ce qui repose les autres. L'idée, c'est d'apprendre à mieux se connaître, chacune de nous. Et d'ailleurs, c'est un apprentissage qui va durer toute notre vie parce que nos besoins, ils évoluent. Selon les saisons de notre vie, selon notre âge. selon les épreuves qu'on traverse, selon notre quotidien. Donc on va avoir besoin de s'observer toute notre vie et je vous invite à le faire avec beaucoup de douceur, avec beaucoup de rahma envers vous même parce que je l'ai un peu évoqué au tout début, c'est parce qu'on comprend un besoin qu'on va réussir à y répondre encore moins du jour au lendemain. C'est normal, on chemine n'est ce pas ? Et pour finir J'ai envie de terminer en revenant à la question de départ, à la métaphore du départ, les vacances. Les vacances qu'on attend souvent avec impatience, on se dit qu'on va enfin pouvoir souffler, se reposer, profiter, et elhamdoulilah pour ça. Mais j'aimerais bien vous proposer pour vos vacances, qu'elles soient passées ou pas, peu importe, une petite nuance. En même temps que vous prendrez soin de votre corps, incha'Allah. En même temps que vous profiterez de votre famille, incha'Allah. En même temps que vous savourez chaque moment. Inch'Allah, n'oubliez pas votre âme. Parce qu'elle aussi, elle mérite ses vacances. Elle aussi, elle a besoin qu'on prenne soin d'elle. Elle a aussi besoin d'être nourrie. Et ce, non pas avec une nouvelle liste d'objectifs, d'accord, pas avec une pression supplémentaire, mais avec des instants de vraie connexion à Allah. Avec des moments où on arrête de courir, où on revient vers lui. Parce que finalement, comme on le disait, on pense assez facilement à donner à manger à notre corps quand il a faim. Mais est-ce qu'on pense, avec la même évidence, à nourrir notre âme lorsqu'elle aussi a la faim ? Et ô combien elle a faim dans cette société qui... Je vous le disais, c'est une question qui est inexistante. On parle un peu plus de spiritualité dernièrement, mais pas forcément de la bonne manière, n'est-ce pas ? Et je vous invite vraiment, du coup, à offrir des vacances à votre âme et surtout à ne pas garder, incha'Allah, un rythme effréné à la rentrée. Parce que le but, c'est de toujours s'offrir des moments de repos. Et vous le savez. Je vous le disais, on en parle de plus en plus au niveau du travail, de la qualité de vie au travail, etc. Mais en fait, c'est pareil pour tout le reste. On a besoin d'un équilibre, on ne pense pas pour rien que notre religion est celle du juste milieu. Et donc l'objectif, ce n'est pas d'arriver à un moment où on est tellement à bout qu'on n'en peut plus et qu'on a besoin d'un gros break et de grosses vacances. Non, on doit avoir ces moments continuellement avec nos in-charge. Et si je devais résumer cet épisode entier en une phrase, même si en fait... Cette phrase que je vais vous dire, ça pourrait résumer bien d'autres épisodes. Mais en gros, ça serait peut-être « apprenons à nous écouter » pour mieux prendre soin de ce qu'Allah nous a confié, à savoir notre corps, notre tête, notre cœur et notre âme. Et je demande à Allah qu'il nous aide à mieux nous connaître, à mieux nous écouter et à répondre avec sagesse aux besoins qu'il a lui-même déposés en nous. Aïmine ya rabi l'alameen. Premier soin de vous mes chères sœurs, profitez de cet été, profitez de vos moments de repos et je vous invite à apprendre à vous reposer de la meilleure des manières qui soient. Salam alaykoum, l'artoula oubalakato mes chères sœurs. Merci d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout, si c'est le cas j'imagine qu'il l'a apporté et dans ce cas n'hésite surtout pas à le partager autour de toi, c'est un vrai cercle vertueux de Hesenet. Et bien entendu si ce n'est pas déjà fait, n'hésite pas à laisser un avis accompagné de 5 étoiles sur la plateforme de ton choix. Car l'art te préserve ma sœur et te facilite tout ce qui est un bien pour toi.