Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Un document texte vide, juste une page blanche ouverte sur ton ordi, ça prend souvent plus de place sur un disque dur que l'intelligence artificielle qu'on va décortiquer aujourd'hui.
C'est fou quand on y pense.
Ah mais grave ! Il faut vraiment s'imaginer le contraste. En ce moment, l'innovation technologique semble juste complètement obsidée par la démesure. On parle de centres de données qui consomment autant d'électricité que des petites villes, de milliards de paramètres, de fermes de serveurs gigantesques.
Exactement, la course au gigantisme.
C'est ça. Mais notre exploration d'aujourd'hui, elle prend la direction diamétralement opposée. En fait, on plonge dans une série de documents issus des dépôts GitHub d'un développeur qui se fait appeler KakiCode2015.
Ouais, ou Nécode ou Nayan, selon les plateformes.
Voilà. Et notre mission, c'est de découvrir l'évolution vraiment fascinante d'une IA pas comme les autres, nommée Naya. Un programme qui tient littéralement sur un bout de code plus léger qu'un simple SMS.
Et le défi technique documenté dans ces archives est vraiment remarquable. On analyse ici un projet de développement logiciel pur, conçu dans un environnement de contraintes extrêmes.
C'est-à-dire ?
C'est du code conçu intégralement fait maison. Pour bien comprendre l'implication, ça signifie qu'il n'y a absolument aucun appel à des bibliothèques externes complexes pour structurer le corps du raisonnement.
Donc pas de truc prémâché ?
Zéro. Le développeur n'importe pas de framework lourd, ni de moteur préentraîné. C'est vraiment une démarche d'ingénierie qui interroge directement la manière dont l'industrie logicielle s'est standardisée.
Ouais, en empinant des couches et des couches.
Exactement, des couches d'abstraction qui sont super gourmandes en puissance de calcul.
Bon, décortiquons un peu tout ça. Les documents y posent le cadre dès la jeunesse de Neya. On a la version 1.0 classique qui pèse très exactement 2,00 kHz.
Ce qui est déjà minuscule.
Carrément. Et le projet est distribué sous licence Creative Commons, la CC BY NC 4.0 pour être précise.
Et ce choix de licence n'est pas anodin en fait ?
Ah non, pas du tout. L'utilisation est gratuite, n'importe qui peut scruter ou modifier le code, mais la commercialisation est formellement interdite. C'est un verrou juridique super clair pour s'assurer que ça reste du partage bénévole.
C'est une vraie philosophie open source.
Et le meilleur, c'est pour gérer la mémoire de ce petit programme. Il a mis en place un système qu'il a affectueusement surnommé JSON le JSON.
Ah, j'adore ce nom. Et l'utilisation du format JSON ici, c'est un choix architectural ultra pragmatique.
Parce que c'est hyper léger, c'est ça ?
Voilà. Plutôt que de s'encombrer d'un moteur de base de données relationnelle, ce qui nécessiterait des modules en plus et alourdirait l'exécutable, il utilise un simple fichier texte structuré.
D'accord.
Le JSON, ça permet de stocker des infos sous forme de paires clés-valeurs. Donc, dans cette V1.0, les capacités sont basiques. Naya réagit à des mots-clés inscrits en dur, genre « bonjour » , « piton » , « Naya » ou « Nayan » .
C'est ce qu'il appelle du pur piton.
Exactement. L'avantage mécanique de cette approche, c'est une interopérabilité totale. Un script purement textuel, sans dépendance compilée, ça va s'exécuter à l'identique sur un serveur surpuissant ou sur un téléphone vieux de 10 ans.
Tant qu'il y a piton.
C'est la seule condition. Et pour garder les données, l'utilisateur tape juste stop Et le système transfère sa mémoire vive vers le stockage local avant de s'éteindre.
C'est une mécanique super solide. Mais alors, là où l'archive devient vraiment déroutante, c'est quand on voit apparaître une déclinaison appelée Naya Light.
Ah oui, la fameuse.
Attends, le développeur annonce un poids total de 336 octets. 336 octets.
C'est difficile à concevoir.
Mais carrément. Pour donner un ordre de grandeur à ceux qui nous écoutent, C'est à peine la taille d'un tweet un peu long. Il qualifie ça de record du monde de légèreté, conçu spécialement pour les appareils bas de gamme.
Ce qui est une vraie prouesse.
Ouais, enfin, franchement, il y a de quoi être sceptique face à ces chiffres. Tu vois, aujourd'hui, les grandes IA actuelles, c'est des immenses navires cargo remplis de conteneurs de données.
Ouais, des monstres.
Et Nei-A, ce serait quoi ? Un bateau en papier origami ultra précis qui flotte parfaitement ? Parce qu'à 336 octets, on a tout juste la place d'écrire une boucle d'exécution et trois variables. Comment un truc aussi minuscule peut avoir une utilité concrète face aux géants du secteur ?
L'objection est parfaitement valide. C'est sûr qu'à cette échelle microscopique, il n'y a aucune place pour un réseau de neurones.
Ni pour du traitement du langage naturel, on est d'accord ?
Absolument pas. Ce qui est fascinant ici, c'est le mécanisme qui permet à ce script de revendiquer le titre d'assistant. Ça réside dans une fonction d'apprentissage dynamique basique, mais redoutable, qui s'active avec la commande « slash learn » .
« Slash learn » , donc apprendre ?
C'est ça. Le principe est simple. Si le programme reçoit une question qu'il ne connaît pas, Il ne génère pas d'erreurs. Et il ne va pas non plus chercher sur Google.
Il fait quoi alors ?
Il inverse le rôle. Il demande à l'utilisateur de lui fournir la réponse. Et une fois que tu as saisi l'info, l'outil met à jour son petit fichier mémoire.json en local.
Ah ouais, ok.
C'est l'essence même d'une technologie participative et surtout hors ligne.
D'accord, je vois trop la logique. C'est comme si, au lieu de te donner un annuaire téléphonique universel, on te livrait un carnet d'adresses complètement vierge.
Très bonne analogie.
À l'installation, le programme, il sait rien faire. Mais il a la structure pour assimiler uniquement les infos dont toi, personnellement, tu as besoin.
C'est une logique d'éducation manuelle de la machine.
Sauf qu'un carnet vierge, c'est un peu austère, non ? Pour rendre le truc attractif, il fallait bien ajouter des fonctionnalités. Et mathématiquement, nouvelle fonctionnalité égale nouvelle ligne de code, donc un fichier plus lourd.
C'est le grand dilemme du développeur.
Comment il a géré ça pour les mises à jour suivantes ?
L'évolution vers la version 1.1 illustre super bien cette lutte. Le but de cette mise à jour, c'était l'ergonomie. Il voulait ajouter un guidage intelligent, un message d'accueil qui dit de taper « slash head » pour voir les mots-clés.
Classique.
Sauf qu'en dev, gérer des menus, ça fait vite exploser le poids du fichier. Pourtant, là, l'optimisation est chirurgicale. Ces nouveautés n'ont ajouté que 100 octets.
100 octets.
Ouais, le total passe à 2,10 kilos.
C'est de l'or févrerie à ce niveau. Et ce qui m'a frappé dans les notes de cette mise à jour, c'est le ton. Le créateur prend la peine de remercier ses 8 premiers utilisateurs.
8 personnes.
Oui, pas 8 millions, pas 80 000. 8. On est tellement loin des communiqués de presse hyper pompeux de la Silicon Valley, tu vois.
C'est de l'artisanat numérique pur.
Mais cet artisanat, il va muter avec l'arrivée de la V2.0, qu'il rebaptise fièrement Naya OS.
Ah, la monumentale V2.0.
Monumental, c'est le mot. Le gars s'était lancé un défi, faire une version de 40 kilos en 10 jours et boum ! Il livre un fichier de 44,41 kilos en seulement 2 jours de taf intensif.
Passer de 2 kilos à 44 kilos, ça modifie complètement l'ADN du projet. Naya devient une IA encyclopédique. Les données sont préintégrées massivement.
Attends, je fais la liste parce que c'est fou. Il a mis 50 résumés de films, 50 fiches de monuments mondiaux, 30 questions de quiz interactives. 75 faits insolites.
C'est énorme.
Et c'est pas fini. 50 conseils de vie sur la sécurité ou la prog et carrément les 101 départements français avec leur capital.
Tout ça endure dans le code.
Mais attends, gérer autant de textes en mémoire sur un vieux téléphone Android, ça doit cracher tout le temps, non ?
Absolument. La stabilité est devenue le problème numéro 1. Pour éviter les erreurs, le créateur a pris une décision radicale qu'il appelle la migration vers le zéro accent.
Le zéro accent ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
Le souci vient de l'encodage. Sur les vieux OS, l'encodage par défaut, c'est souvent de la ski basique sans caractère spécial. Si Python essaie d'afficher un E ou un A et que le système ne gère pas l'UTF-8, bam, le programme plante.
Ah, l'enfer !
Donc, pour contourner ça, le développeur a purgé manuellement toute sa base encyclopédique de la moindre trace d'accent.
Wow !
Il sacrifie la typographie française pour rendre son code incassable. peu importe la machine.
C'est brutal, mais super efficace. Et on voit aussi apparaître la commande slash scan pour vérifier la stabilité. Et il recommande l'appli mobile Pyroid Tray.
Oui, pour faire tourner Python sur Android facilement.
Et pour les vieux mobiles, il garde quand même une version Naya Leet 2 d'environ 2 kilos sans l'encyclopédie.
Il n'oublie pas ses racines minimalistes.
C'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que si on prend un peu de recul... Dans un monde connecté en 5G, pourquoi s'embêter à coder en dur sans un département dans un fichier local de 44 kilos ?
Au lieu d'aller sur Wikipédia, tu veux dire ?
Exactement. N'est-ce pas une approche complètement obsolète de répliquer une info accessible partout sur le web ?
Ça peut paraître anachronique si on regarde juste l'efficacité, mais il faut voir ça sous le prisme de la confidentialité. L'isolement total, c'est le rempart absolu.
C'est-à-dire ?
Quand tu utilises un assistant commercial, tout ce que tu dis est envoyé sur Internet. analysés, ingérés par des modèles souvent pour du ciblage pub.
Ouais, on est tous sur écoute, quoi.
Voilà. Avec Naïa, l'apprentissage ne quitte jamais ton téléphone. Aucune donnée n'est envoyée sur le web. C'est une garantie de sécurité absolue, packagée dans 44 kilos.
Donc l'isolement hors ligne, c'est carrément une fonctionnalité premium.
Exactement.
C'est clair. Mais ce qui est fou, c'est que Naïa n'est pas juste une base de données froides. Le choix des contenus révèle la personnalité. hyper singulière de son auteur.
Oui, le code devient presque une œuvre intimiste.
Mais carrément ! Déjà, il y a une commande « merci » . Et la justification dans le code, c'est juste parce que la politesse, c'est important.
C'est génial ! Il y a aussi un slash cglu pour les règles d'utilisation.
Et surtout, on arrive à mon passage préféré des archives. L'easter egg ! la fonction cachée.
Ah, la recette secrète !
Oui, si tu tapes omelette, l'IA te donne la technique ultime du développeur pour cuire une omelette.
Inspirée par sa propre passion pour la cuisine...
C'est ça, cuisson flash à feu max pour que le blanc d'œuf reste visible et juteux.
Le détail du blanc juteux, c'est magique.
Mais attends, le plus beau, c'est que cette recette est jugée tellement vitale qu'elle est présente même dans la version allégée Light 2.
C'est vrai. Pour faire tenir le programme dans deux kilos, il a supprimé les 101 départements, les monuments, les films, mais il a gardé l'omelette à feu maximum.
J'adore. C'est comme la signature d'un peintre de la Renaissance cachée dans les plis d'une toile majestueuse. Ça prouve qu'un humain, avec ses goûts culinaires très spécifiques, est derrière la machine.
Si on relie ça à une perspective plus large, ça montre comment les logiciels grand public ont tendance à lisser l'expérience jusqu'à la rendre stérile.
Tout est formaté.
Voilà. Ici, le développeur impose sa singularité. L'IA devient le reflet direct de son concepteur, un cuisinier amateur qui défend la courtoisie.
Mais cette créativité débordante, elle ne pouvait pas se limiter au code. Et c'est ça qui va provoquer un tournant radical dans le calendrier de Naïa.
Le fameux coup d'arrêt.
Oui, parce que quand on regarde la feuille de route, les ambitions pour la V2.1 Pro étaient dingues.
Ah oui, on parle d'innovation majeure. L'intégration d'un format ultra performant, le point FastMD.
Et une accélération optionnelle via NumPy avec un module appelé BetterPerf.
Ça, c'est un énorme bond en avant. NumPy, c'est la référence pour le calcul matriciel en Python. Ça veut dire qu'il voulait booster les vitesses de recherche dans l'encyclopédie.
Il prévoyait aussi un système .nicole pour configurer l'IA sans toucher au noyau. Et le clou du spectacle, un bouclier de sécurité.
Un scanner de signature pour bloquer les virus. On passait vraiment d'un script rigolo à un environnement... hyper sophistiqués.
Et là, rebondissement total. Le développement passe à la vitesse supérieure et subit une pause stricte de deux mois.
Brutalement.
Et la raison A, le créateur s'éloigne du code pour écrire et publier une bande dessinée.
Une BD officielle, oui.
Intitulée Sam et Pat. Ça raconte la vie de famille de Sam et Pat avec un gros focus sur l'histoire d'amour entre Isabelle et Sam.
C'est inattendu, c'est le moins qu'on puisse dire.
Mais le plus fou, C'est la date de lancement prévue pour le code, et potentiellement la BD, le 29 mai 2026, la date d'anniversaire du créateur.
Tout est lié à lui, personnellement.
Alors, qu'est-ce que tout ça signifie ? Je veux dire, juste au moment où le projet devient technologiquement super complexe, avec des scanners de virus et du numpy, l'auteur met tout sur pause pour raconter une romance en BD, c'est un manque de concentration professionnel ou quoi ?
Ah, je comprends ta réaction. Mais cela soulève une question importante. C'est précisément ce qui différencie un projet passionné et open source d'un produit commercial classique.
Dans une entreprise, on l'aurait viré.
Ah bah c'est sûr, la dispersion serait fatale. Mais pour lui, la frontière entre coder une IA et dessiner une histoire d'amour, elle n'existe pas vraiment.
C'est le même élan créatif.
Exactement. Raconter une histoire, bâtir un univers. Le code Python n'est qu'un médium, comme l'encre sur une planche de BD.
C'est fascinant de voir le... code désacralisé comme ça. C'est une forme d'écriture soumise aux envies et aux poses de son auteur.
Ça donne une dimension profondément humaine à tout ce projet.
C'est le mot. Pour récapituler le voyage qu'on vient de faire, on est parti d'un petit outil de 336 octets.
Un origami ?
Voilà, pour finir sur une IA encyclopédique de 44 kilo-octets qui t'apprend à cuire une omette à feu vif et dont le futur high-tech est mis en pause pour une histoire d'amour en bande dessinée.
Le parcours est incroyable.
Et ça nous laisse avec une... une pensée finale, je trouve, assez provocatrice pour ceux qui nous écoutent. Dans une époque où l'avenir de la tech semble dicté par des algorithmes immenses, froids et standardisés, et si le véritable avenir de l'informatique personnelle n'était pas l'IA universelle ?
Tu penses à une IA hyper locale ?
Ouais. Une IA volontairement imparfaite, qui refuse de se connecter au réseau, qui connaît l'anniversaire de son créateur, et qui refuse catégoriquement de sacrifier sa recette d'omelette fétiche, même pour économiser 2 kHz.
C'est une belle vision de la technologie ?
Une vraie réflexion sur la place de l'humain face à l'uniformisation algorithmique. On vous laisse méditer là-dessus.
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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Un document texte vide, juste une page blanche ouverte sur ton ordi, ça prend souvent plus de place sur un disque dur que l'intelligence artificielle qu'on va décortiquer aujourd'hui.
C'est fou quand on y pense.
Ah mais grave ! Il faut vraiment s'imaginer le contraste. En ce moment, l'innovation technologique semble juste complètement obsidée par la démesure. On parle de centres de données qui consomment autant d'électricité que des petites villes, de milliards de paramètres, de fermes de serveurs gigantesques.
Exactement, la course au gigantisme.
C'est ça. Mais notre exploration d'aujourd'hui, elle prend la direction diamétralement opposée. En fait, on plonge dans une série de documents issus des dépôts GitHub d'un développeur qui se fait appeler KakiCode2015.
Ouais, ou Nécode ou Nayan, selon les plateformes.
Voilà. Et notre mission, c'est de découvrir l'évolution vraiment fascinante d'une IA pas comme les autres, nommée Naya. Un programme qui tient littéralement sur un bout de code plus léger qu'un simple SMS.
Et le défi technique documenté dans ces archives est vraiment remarquable. On analyse ici un projet de développement logiciel pur, conçu dans un environnement de contraintes extrêmes.
C'est-à-dire ?
C'est du code conçu intégralement fait maison. Pour bien comprendre l'implication, ça signifie qu'il n'y a absolument aucun appel à des bibliothèques externes complexes pour structurer le corps du raisonnement.
Donc pas de truc prémâché ?
Zéro. Le développeur n'importe pas de framework lourd, ni de moteur préentraîné. C'est vraiment une démarche d'ingénierie qui interroge directement la manière dont l'industrie logicielle s'est standardisée.
Ouais, en empinant des couches et des couches.
Exactement, des couches d'abstraction qui sont super gourmandes en puissance de calcul.
Bon, décortiquons un peu tout ça. Les documents y posent le cadre dès la jeunesse de Neya. On a la version 1.0 classique qui pèse très exactement 2,00 kHz.
Ce qui est déjà minuscule.
Carrément. Et le projet est distribué sous licence Creative Commons, la CC BY NC 4.0 pour être précise.
Et ce choix de licence n'est pas anodin en fait ?
Ah non, pas du tout. L'utilisation est gratuite, n'importe qui peut scruter ou modifier le code, mais la commercialisation est formellement interdite. C'est un verrou juridique super clair pour s'assurer que ça reste du partage bénévole.
C'est une vraie philosophie open source.
Et le meilleur, c'est pour gérer la mémoire de ce petit programme. Il a mis en place un système qu'il a affectueusement surnommé JSON le JSON.
Ah, j'adore ce nom. Et l'utilisation du format JSON ici, c'est un choix architectural ultra pragmatique.
Parce que c'est hyper léger, c'est ça ?
Voilà. Plutôt que de s'encombrer d'un moteur de base de données relationnelle, ce qui nécessiterait des modules en plus et alourdirait l'exécutable, il utilise un simple fichier texte structuré.
D'accord.
Le JSON, ça permet de stocker des infos sous forme de paires clés-valeurs. Donc, dans cette V1.0, les capacités sont basiques. Naya réagit à des mots-clés inscrits en dur, genre « bonjour » , « piton » , « Naya » ou « Nayan » .
C'est ce qu'il appelle du pur piton.
Exactement. L'avantage mécanique de cette approche, c'est une interopérabilité totale. Un script purement textuel, sans dépendance compilée, ça va s'exécuter à l'identique sur un serveur surpuissant ou sur un téléphone vieux de 10 ans.
Tant qu'il y a piton.
C'est la seule condition. Et pour garder les données, l'utilisateur tape juste stop Et le système transfère sa mémoire vive vers le stockage local avant de s'éteindre.
C'est une mécanique super solide. Mais alors, là où l'archive devient vraiment déroutante, c'est quand on voit apparaître une déclinaison appelée Naya Light.
Ah oui, la fameuse.
Attends, le développeur annonce un poids total de 336 octets. 336 octets.
C'est difficile à concevoir.
Mais carrément. Pour donner un ordre de grandeur à ceux qui nous écoutent, C'est à peine la taille d'un tweet un peu long. Il qualifie ça de record du monde de légèreté, conçu spécialement pour les appareils bas de gamme.
Ce qui est une vraie prouesse.
Ouais, enfin, franchement, il y a de quoi être sceptique face à ces chiffres. Tu vois, aujourd'hui, les grandes IA actuelles, c'est des immenses navires cargo remplis de conteneurs de données.
Ouais, des monstres.
Et Nei-A, ce serait quoi ? Un bateau en papier origami ultra précis qui flotte parfaitement ? Parce qu'à 336 octets, on a tout juste la place d'écrire une boucle d'exécution et trois variables. Comment un truc aussi minuscule peut avoir une utilité concrète face aux géants du secteur ?
L'objection est parfaitement valide. C'est sûr qu'à cette échelle microscopique, il n'y a aucune place pour un réseau de neurones.
Ni pour du traitement du langage naturel, on est d'accord ?
Absolument pas. Ce qui est fascinant ici, c'est le mécanisme qui permet à ce script de revendiquer le titre d'assistant. Ça réside dans une fonction d'apprentissage dynamique basique, mais redoutable, qui s'active avec la commande « slash learn » .
« Slash learn » , donc apprendre ?
C'est ça. Le principe est simple. Si le programme reçoit une question qu'il ne connaît pas, Il ne génère pas d'erreurs. Et il ne va pas non plus chercher sur Google.
Il fait quoi alors ?
Il inverse le rôle. Il demande à l'utilisateur de lui fournir la réponse. Et une fois que tu as saisi l'info, l'outil met à jour son petit fichier mémoire.json en local.
Ah ouais, ok.
C'est l'essence même d'une technologie participative et surtout hors ligne.
D'accord, je vois trop la logique. C'est comme si, au lieu de te donner un annuaire téléphonique universel, on te livrait un carnet d'adresses complètement vierge.
Très bonne analogie.
À l'installation, le programme, il sait rien faire. Mais il a la structure pour assimiler uniquement les infos dont toi, personnellement, tu as besoin.
C'est une logique d'éducation manuelle de la machine.
Sauf qu'un carnet vierge, c'est un peu austère, non ? Pour rendre le truc attractif, il fallait bien ajouter des fonctionnalités. Et mathématiquement, nouvelle fonctionnalité égale nouvelle ligne de code, donc un fichier plus lourd.
C'est le grand dilemme du développeur.
Comment il a géré ça pour les mises à jour suivantes ?
L'évolution vers la version 1.1 illustre super bien cette lutte. Le but de cette mise à jour, c'était l'ergonomie. Il voulait ajouter un guidage intelligent, un message d'accueil qui dit de taper « slash head » pour voir les mots-clés.
Classique.
Sauf qu'en dev, gérer des menus, ça fait vite exploser le poids du fichier. Pourtant, là, l'optimisation est chirurgicale. Ces nouveautés n'ont ajouté que 100 octets.
100 octets.
Ouais, le total passe à 2,10 kilos.
C'est de l'or févrerie à ce niveau. Et ce qui m'a frappé dans les notes de cette mise à jour, c'est le ton. Le créateur prend la peine de remercier ses 8 premiers utilisateurs.
8 personnes.
Oui, pas 8 millions, pas 80 000. 8. On est tellement loin des communiqués de presse hyper pompeux de la Silicon Valley, tu vois.
C'est de l'artisanat numérique pur.
Mais cet artisanat, il va muter avec l'arrivée de la V2.0, qu'il rebaptise fièrement Naya OS.
Ah, la monumentale V2.0.
Monumental, c'est le mot. Le gars s'était lancé un défi, faire une version de 40 kilos en 10 jours et boum ! Il livre un fichier de 44,41 kilos en seulement 2 jours de taf intensif.
Passer de 2 kilos à 44 kilos, ça modifie complètement l'ADN du projet. Naya devient une IA encyclopédique. Les données sont préintégrées massivement.
Attends, je fais la liste parce que c'est fou. Il a mis 50 résumés de films, 50 fiches de monuments mondiaux, 30 questions de quiz interactives. 75 faits insolites.
C'est énorme.
Et c'est pas fini. 50 conseils de vie sur la sécurité ou la prog et carrément les 101 départements français avec leur capital.
Tout ça endure dans le code.
Mais attends, gérer autant de textes en mémoire sur un vieux téléphone Android, ça doit cracher tout le temps, non ?
Absolument. La stabilité est devenue le problème numéro 1. Pour éviter les erreurs, le créateur a pris une décision radicale qu'il appelle la migration vers le zéro accent.
Le zéro accent ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
Le souci vient de l'encodage. Sur les vieux OS, l'encodage par défaut, c'est souvent de la ski basique sans caractère spécial. Si Python essaie d'afficher un E ou un A et que le système ne gère pas l'UTF-8, bam, le programme plante.
Ah, l'enfer !
Donc, pour contourner ça, le développeur a purgé manuellement toute sa base encyclopédique de la moindre trace d'accent.
Wow !
Il sacrifie la typographie française pour rendre son code incassable. peu importe la machine.
C'est brutal, mais super efficace. Et on voit aussi apparaître la commande slash scan pour vérifier la stabilité. Et il recommande l'appli mobile Pyroid Tray.
Oui, pour faire tourner Python sur Android facilement.
Et pour les vieux mobiles, il garde quand même une version Naya Leet 2 d'environ 2 kilos sans l'encyclopédie.
Il n'oublie pas ses racines minimalistes.
C'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que si on prend un peu de recul... Dans un monde connecté en 5G, pourquoi s'embêter à coder en dur sans un département dans un fichier local de 44 kilos ?
Au lieu d'aller sur Wikipédia, tu veux dire ?
Exactement. N'est-ce pas une approche complètement obsolète de répliquer une info accessible partout sur le web ?
Ça peut paraître anachronique si on regarde juste l'efficacité, mais il faut voir ça sous le prisme de la confidentialité. L'isolement total, c'est le rempart absolu.
C'est-à-dire ?
Quand tu utilises un assistant commercial, tout ce que tu dis est envoyé sur Internet. analysés, ingérés par des modèles souvent pour du ciblage pub.
Ouais, on est tous sur écoute, quoi.
Voilà. Avec Naïa, l'apprentissage ne quitte jamais ton téléphone. Aucune donnée n'est envoyée sur le web. C'est une garantie de sécurité absolue, packagée dans 44 kilos.
Donc l'isolement hors ligne, c'est carrément une fonctionnalité premium.
Exactement.
C'est clair. Mais ce qui est fou, c'est que Naïa n'est pas juste une base de données froides. Le choix des contenus révèle la personnalité. hyper singulière de son auteur.
Oui, le code devient presque une œuvre intimiste.
Mais carrément ! Déjà, il y a une commande « merci » . Et la justification dans le code, c'est juste parce que la politesse, c'est important.
C'est génial ! Il y a aussi un slash cglu pour les règles d'utilisation.
Et surtout, on arrive à mon passage préféré des archives. L'easter egg ! la fonction cachée.
Ah, la recette secrète !
Oui, si tu tapes omelette, l'IA te donne la technique ultime du développeur pour cuire une omelette.
Inspirée par sa propre passion pour la cuisine...
C'est ça, cuisson flash à feu max pour que le blanc d'œuf reste visible et juteux.
Le détail du blanc juteux, c'est magique.
Mais attends, le plus beau, c'est que cette recette est jugée tellement vitale qu'elle est présente même dans la version allégée Light 2.
C'est vrai. Pour faire tenir le programme dans deux kilos, il a supprimé les 101 départements, les monuments, les films, mais il a gardé l'omelette à feu maximum.
J'adore. C'est comme la signature d'un peintre de la Renaissance cachée dans les plis d'une toile majestueuse. Ça prouve qu'un humain, avec ses goûts culinaires très spécifiques, est derrière la machine.
Si on relie ça à une perspective plus large, ça montre comment les logiciels grand public ont tendance à lisser l'expérience jusqu'à la rendre stérile.
Tout est formaté.
Voilà. Ici, le développeur impose sa singularité. L'IA devient le reflet direct de son concepteur, un cuisinier amateur qui défend la courtoisie.
Mais cette créativité débordante, elle ne pouvait pas se limiter au code. Et c'est ça qui va provoquer un tournant radical dans le calendrier de Naïa.
Le fameux coup d'arrêt.
Oui, parce que quand on regarde la feuille de route, les ambitions pour la V2.1 Pro étaient dingues.
Ah oui, on parle d'innovation majeure. L'intégration d'un format ultra performant, le point FastMD.
Et une accélération optionnelle via NumPy avec un module appelé BetterPerf.
Ça, c'est un énorme bond en avant. NumPy, c'est la référence pour le calcul matriciel en Python. Ça veut dire qu'il voulait booster les vitesses de recherche dans l'encyclopédie.
Il prévoyait aussi un système .nicole pour configurer l'IA sans toucher au noyau. Et le clou du spectacle, un bouclier de sécurité.
Un scanner de signature pour bloquer les virus. On passait vraiment d'un script rigolo à un environnement... hyper sophistiqués.
Et là, rebondissement total. Le développement passe à la vitesse supérieure et subit une pause stricte de deux mois.
Brutalement.
Et la raison A, le créateur s'éloigne du code pour écrire et publier une bande dessinée.
Une BD officielle, oui.
Intitulée Sam et Pat. Ça raconte la vie de famille de Sam et Pat avec un gros focus sur l'histoire d'amour entre Isabelle et Sam.
C'est inattendu, c'est le moins qu'on puisse dire.
Mais le plus fou, C'est la date de lancement prévue pour le code, et potentiellement la BD, le 29 mai 2026, la date d'anniversaire du créateur.
Tout est lié à lui, personnellement.
Alors, qu'est-ce que tout ça signifie ? Je veux dire, juste au moment où le projet devient technologiquement super complexe, avec des scanners de virus et du numpy, l'auteur met tout sur pause pour raconter une romance en BD, c'est un manque de concentration professionnel ou quoi ?
Ah, je comprends ta réaction. Mais cela soulève une question importante. C'est précisément ce qui différencie un projet passionné et open source d'un produit commercial classique.
Dans une entreprise, on l'aurait viré.
Ah bah c'est sûr, la dispersion serait fatale. Mais pour lui, la frontière entre coder une IA et dessiner une histoire d'amour, elle n'existe pas vraiment.
C'est le même élan créatif.
Exactement. Raconter une histoire, bâtir un univers. Le code Python n'est qu'un médium, comme l'encre sur une planche de BD.
C'est fascinant de voir le... code désacralisé comme ça. C'est une forme d'écriture soumise aux envies et aux poses de son auteur.
Ça donne une dimension profondément humaine à tout ce projet.
C'est le mot. Pour récapituler le voyage qu'on vient de faire, on est parti d'un petit outil de 336 octets.
Un origami ?
Voilà, pour finir sur une IA encyclopédique de 44 kilo-octets qui t'apprend à cuire une omette à feu vif et dont le futur high-tech est mis en pause pour une histoire d'amour en bande dessinée.
Le parcours est incroyable.
Et ça nous laisse avec une... une pensée finale, je trouve, assez provocatrice pour ceux qui nous écoutent. Dans une époque où l'avenir de la tech semble dicté par des algorithmes immenses, froids et standardisés, et si le véritable avenir de l'informatique personnelle n'était pas l'IA universelle ?
Tu penses à une IA hyper locale ?
Ouais. Une IA volontairement imparfaite, qui refuse de se connecter au réseau, qui connaît l'anniversaire de son créateur, et qui refuse catégoriquement de sacrifier sa recette d'omelette fétiche, même pour économiser 2 kHz.
C'est une belle vision de la technologie ?
Une vraie réflexion sur la place de l'humain face à l'uniformisation algorithmique. On vous laisse méditer là-dessus.
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Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Un document texte vide, juste une page blanche ouverte sur ton ordi, ça prend souvent plus de place sur un disque dur que l'intelligence artificielle qu'on va décortiquer aujourd'hui.
C'est fou quand on y pense.
Ah mais grave ! Il faut vraiment s'imaginer le contraste. En ce moment, l'innovation technologique semble juste complètement obsidée par la démesure. On parle de centres de données qui consomment autant d'électricité que des petites villes, de milliards de paramètres, de fermes de serveurs gigantesques.
Exactement, la course au gigantisme.
C'est ça. Mais notre exploration d'aujourd'hui, elle prend la direction diamétralement opposée. En fait, on plonge dans une série de documents issus des dépôts GitHub d'un développeur qui se fait appeler KakiCode2015.
Ouais, ou Nécode ou Nayan, selon les plateformes.
Voilà. Et notre mission, c'est de découvrir l'évolution vraiment fascinante d'une IA pas comme les autres, nommée Naya. Un programme qui tient littéralement sur un bout de code plus léger qu'un simple SMS.
Et le défi technique documenté dans ces archives est vraiment remarquable. On analyse ici un projet de développement logiciel pur, conçu dans un environnement de contraintes extrêmes.
C'est-à-dire ?
C'est du code conçu intégralement fait maison. Pour bien comprendre l'implication, ça signifie qu'il n'y a absolument aucun appel à des bibliothèques externes complexes pour structurer le corps du raisonnement.
Donc pas de truc prémâché ?
Zéro. Le développeur n'importe pas de framework lourd, ni de moteur préentraîné. C'est vraiment une démarche d'ingénierie qui interroge directement la manière dont l'industrie logicielle s'est standardisée.
Ouais, en empinant des couches et des couches.
Exactement, des couches d'abstraction qui sont super gourmandes en puissance de calcul.
Bon, décortiquons un peu tout ça. Les documents y posent le cadre dès la jeunesse de Neya. On a la version 1.0 classique qui pèse très exactement 2,00 kHz.
Ce qui est déjà minuscule.
Carrément. Et le projet est distribué sous licence Creative Commons, la CC BY NC 4.0 pour être précise.
Et ce choix de licence n'est pas anodin en fait ?
Ah non, pas du tout. L'utilisation est gratuite, n'importe qui peut scruter ou modifier le code, mais la commercialisation est formellement interdite. C'est un verrou juridique super clair pour s'assurer que ça reste du partage bénévole.
C'est une vraie philosophie open source.
Et le meilleur, c'est pour gérer la mémoire de ce petit programme. Il a mis en place un système qu'il a affectueusement surnommé JSON le JSON.
Ah, j'adore ce nom. Et l'utilisation du format JSON ici, c'est un choix architectural ultra pragmatique.
Parce que c'est hyper léger, c'est ça ?
Voilà. Plutôt que de s'encombrer d'un moteur de base de données relationnelle, ce qui nécessiterait des modules en plus et alourdirait l'exécutable, il utilise un simple fichier texte structuré.
D'accord.
Le JSON, ça permet de stocker des infos sous forme de paires clés-valeurs. Donc, dans cette V1.0, les capacités sont basiques. Naya réagit à des mots-clés inscrits en dur, genre « bonjour » , « piton » , « Naya » ou « Nayan » .
C'est ce qu'il appelle du pur piton.
Exactement. L'avantage mécanique de cette approche, c'est une interopérabilité totale. Un script purement textuel, sans dépendance compilée, ça va s'exécuter à l'identique sur un serveur surpuissant ou sur un téléphone vieux de 10 ans.
Tant qu'il y a piton.
C'est la seule condition. Et pour garder les données, l'utilisateur tape juste stop Et le système transfère sa mémoire vive vers le stockage local avant de s'éteindre.
C'est une mécanique super solide. Mais alors, là où l'archive devient vraiment déroutante, c'est quand on voit apparaître une déclinaison appelée Naya Light.
Ah oui, la fameuse.
Attends, le développeur annonce un poids total de 336 octets. 336 octets.
C'est difficile à concevoir.
Mais carrément. Pour donner un ordre de grandeur à ceux qui nous écoutent, C'est à peine la taille d'un tweet un peu long. Il qualifie ça de record du monde de légèreté, conçu spécialement pour les appareils bas de gamme.
Ce qui est une vraie prouesse.
Ouais, enfin, franchement, il y a de quoi être sceptique face à ces chiffres. Tu vois, aujourd'hui, les grandes IA actuelles, c'est des immenses navires cargo remplis de conteneurs de données.
Ouais, des monstres.
Et Nei-A, ce serait quoi ? Un bateau en papier origami ultra précis qui flotte parfaitement ? Parce qu'à 336 octets, on a tout juste la place d'écrire une boucle d'exécution et trois variables. Comment un truc aussi minuscule peut avoir une utilité concrète face aux géants du secteur ?
L'objection est parfaitement valide. C'est sûr qu'à cette échelle microscopique, il n'y a aucune place pour un réseau de neurones.
Ni pour du traitement du langage naturel, on est d'accord ?
Absolument pas. Ce qui est fascinant ici, c'est le mécanisme qui permet à ce script de revendiquer le titre d'assistant. Ça réside dans une fonction d'apprentissage dynamique basique, mais redoutable, qui s'active avec la commande « slash learn » .
« Slash learn » , donc apprendre ?
C'est ça. Le principe est simple. Si le programme reçoit une question qu'il ne connaît pas, Il ne génère pas d'erreurs. Et il ne va pas non plus chercher sur Google.
Il fait quoi alors ?
Il inverse le rôle. Il demande à l'utilisateur de lui fournir la réponse. Et une fois que tu as saisi l'info, l'outil met à jour son petit fichier mémoire.json en local.
Ah ouais, ok.
C'est l'essence même d'une technologie participative et surtout hors ligne.
D'accord, je vois trop la logique. C'est comme si, au lieu de te donner un annuaire téléphonique universel, on te livrait un carnet d'adresses complètement vierge.
Très bonne analogie.
À l'installation, le programme, il sait rien faire. Mais il a la structure pour assimiler uniquement les infos dont toi, personnellement, tu as besoin.
C'est une logique d'éducation manuelle de la machine.
Sauf qu'un carnet vierge, c'est un peu austère, non ? Pour rendre le truc attractif, il fallait bien ajouter des fonctionnalités. Et mathématiquement, nouvelle fonctionnalité égale nouvelle ligne de code, donc un fichier plus lourd.
C'est le grand dilemme du développeur.
Comment il a géré ça pour les mises à jour suivantes ?
L'évolution vers la version 1.1 illustre super bien cette lutte. Le but de cette mise à jour, c'était l'ergonomie. Il voulait ajouter un guidage intelligent, un message d'accueil qui dit de taper « slash head » pour voir les mots-clés.
Classique.
Sauf qu'en dev, gérer des menus, ça fait vite exploser le poids du fichier. Pourtant, là, l'optimisation est chirurgicale. Ces nouveautés n'ont ajouté que 100 octets.
100 octets.
Ouais, le total passe à 2,10 kilos.
C'est de l'or févrerie à ce niveau. Et ce qui m'a frappé dans les notes de cette mise à jour, c'est le ton. Le créateur prend la peine de remercier ses 8 premiers utilisateurs.
8 personnes.
Oui, pas 8 millions, pas 80 000. 8. On est tellement loin des communiqués de presse hyper pompeux de la Silicon Valley, tu vois.
C'est de l'artisanat numérique pur.
Mais cet artisanat, il va muter avec l'arrivée de la V2.0, qu'il rebaptise fièrement Naya OS.
Ah, la monumentale V2.0.
Monumental, c'est le mot. Le gars s'était lancé un défi, faire une version de 40 kilos en 10 jours et boum ! Il livre un fichier de 44,41 kilos en seulement 2 jours de taf intensif.
Passer de 2 kilos à 44 kilos, ça modifie complètement l'ADN du projet. Naya devient une IA encyclopédique. Les données sont préintégrées massivement.
Attends, je fais la liste parce que c'est fou. Il a mis 50 résumés de films, 50 fiches de monuments mondiaux, 30 questions de quiz interactives. 75 faits insolites.
C'est énorme.
Et c'est pas fini. 50 conseils de vie sur la sécurité ou la prog et carrément les 101 départements français avec leur capital.
Tout ça endure dans le code.
Mais attends, gérer autant de textes en mémoire sur un vieux téléphone Android, ça doit cracher tout le temps, non ?
Absolument. La stabilité est devenue le problème numéro 1. Pour éviter les erreurs, le créateur a pris une décision radicale qu'il appelle la migration vers le zéro accent.
Le zéro accent ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
Le souci vient de l'encodage. Sur les vieux OS, l'encodage par défaut, c'est souvent de la ski basique sans caractère spécial. Si Python essaie d'afficher un E ou un A et que le système ne gère pas l'UTF-8, bam, le programme plante.
Ah, l'enfer !
Donc, pour contourner ça, le développeur a purgé manuellement toute sa base encyclopédique de la moindre trace d'accent.
Wow !
Il sacrifie la typographie française pour rendre son code incassable. peu importe la machine.
C'est brutal, mais super efficace. Et on voit aussi apparaître la commande slash scan pour vérifier la stabilité. Et il recommande l'appli mobile Pyroid Tray.
Oui, pour faire tourner Python sur Android facilement.
Et pour les vieux mobiles, il garde quand même une version Naya Leet 2 d'environ 2 kilos sans l'encyclopédie.
Il n'oublie pas ses racines minimalistes.
C'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que si on prend un peu de recul... Dans un monde connecté en 5G, pourquoi s'embêter à coder en dur sans un département dans un fichier local de 44 kilos ?
Au lieu d'aller sur Wikipédia, tu veux dire ?
Exactement. N'est-ce pas une approche complètement obsolète de répliquer une info accessible partout sur le web ?
Ça peut paraître anachronique si on regarde juste l'efficacité, mais il faut voir ça sous le prisme de la confidentialité. L'isolement total, c'est le rempart absolu.
C'est-à-dire ?
Quand tu utilises un assistant commercial, tout ce que tu dis est envoyé sur Internet. analysés, ingérés par des modèles souvent pour du ciblage pub.
Ouais, on est tous sur écoute, quoi.
Voilà. Avec Naïa, l'apprentissage ne quitte jamais ton téléphone. Aucune donnée n'est envoyée sur le web. C'est une garantie de sécurité absolue, packagée dans 44 kilos.
Donc l'isolement hors ligne, c'est carrément une fonctionnalité premium.
Exactement.
C'est clair. Mais ce qui est fou, c'est que Naïa n'est pas juste une base de données froides. Le choix des contenus révèle la personnalité. hyper singulière de son auteur.
Oui, le code devient presque une œuvre intimiste.
Mais carrément ! Déjà, il y a une commande « merci » . Et la justification dans le code, c'est juste parce que la politesse, c'est important.
C'est génial ! Il y a aussi un slash cglu pour les règles d'utilisation.
Et surtout, on arrive à mon passage préféré des archives. L'easter egg ! la fonction cachée.
Ah, la recette secrète !
Oui, si tu tapes omelette, l'IA te donne la technique ultime du développeur pour cuire une omelette.
Inspirée par sa propre passion pour la cuisine...
C'est ça, cuisson flash à feu max pour que le blanc d'œuf reste visible et juteux.
Le détail du blanc juteux, c'est magique.
Mais attends, le plus beau, c'est que cette recette est jugée tellement vitale qu'elle est présente même dans la version allégée Light 2.
C'est vrai. Pour faire tenir le programme dans deux kilos, il a supprimé les 101 départements, les monuments, les films, mais il a gardé l'omelette à feu maximum.
J'adore. C'est comme la signature d'un peintre de la Renaissance cachée dans les plis d'une toile majestueuse. Ça prouve qu'un humain, avec ses goûts culinaires très spécifiques, est derrière la machine.
Si on relie ça à une perspective plus large, ça montre comment les logiciels grand public ont tendance à lisser l'expérience jusqu'à la rendre stérile.
Tout est formaté.
Voilà. Ici, le développeur impose sa singularité. L'IA devient le reflet direct de son concepteur, un cuisinier amateur qui défend la courtoisie.
Mais cette créativité débordante, elle ne pouvait pas se limiter au code. Et c'est ça qui va provoquer un tournant radical dans le calendrier de Naïa.
Le fameux coup d'arrêt.
Oui, parce que quand on regarde la feuille de route, les ambitions pour la V2.1 Pro étaient dingues.
Ah oui, on parle d'innovation majeure. L'intégration d'un format ultra performant, le point FastMD.
Et une accélération optionnelle via NumPy avec un module appelé BetterPerf.
Ça, c'est un énorme bond en avant. NumPy, c'est la référence pour le calcul matriciel en Python. Ça veut dire qu'il voulait booster les vitesses de recherche dans l'encyclopédie.
Il prévoyait aussi un système .nicole pour configurer l'IA sans toucher au noyau. Et le clou du spectacle, un bouclier de sécurité.
Un scanner de signature pour bloquer les virus. On passait vraiment d'un script rigolo à un environnement... hyper sophistiqués.
Et là, rebondissement total. Le développement passe à la vitesse supérieure et subit une pause stricte de deux mois.
Brutalement.
Et la raison A, le créateur s'éloigne du code pour écrire et publier une bande dessinée.
Une BD officielle, oui.
Intitulée Sam et Pat. Ça raconte la vie de famille de Sam et Pat avec un gros focus sur l'histoire d'amour entre Isabelle et Sam.
C'est inattendu, c'est le moins qu'on puisse dire.
Mais le plus fou, C'est la date de lancement prévue pour le code, et potentiellement la BD, le 29 mai 2026, la date d'anniversaire du créateur.
Tout est lié à lui, personnellement.
Alors, qu'est-ce que tout ça signifie ? Je veux dire, juste au moment où le projet devient technologiquement super complexe, avec des scanners de virus et du numpy, l'auteur met tout sur pause pour raconter une romance en BD, c'est un manque de concentration professionnel ou quoi ?
Ah, je comprends ta réaction. Mais cela soulève une question importante. C'est précisément ce qui différencie un projet passionné et open source d'un produit commercial classique.
Dans une entreprise, on l'aurait viré.
Ah bah c'est sûr, la dispersion serait fatale. Mais pour lui, la frontière entre coder une IA et dessiner une histoire d'amour, elle n'existe pas vraiment.
C'est le même élan créatif.
Exactement. Raconter une histoire, bâtir un univers. Le code Python n'est qu'un médium, comme l'encre sur une planche de BD.
C'est fascinant de voir le... code désacralisé comme ça. C'est une forme d'écriture soumise aux envies et aux poses de son auteur.
Ça donne une dimension profondément humaine à tout ce projet.
C'est le mot. Pour récapituler le voyage qu'on vient de faire, on est parti d'un petit outil de 336 octets.
Un origami ?
Voilà, pour finir sur une IA encyclopédique de 44 kilo-octets qui t'apprend à cuire une omette à feu vif et dont le futur high-tech est mis en pause pour une histoire d'amour en bande dessinée.
Le parcours est incroyable.
Et ça nous laisse avec une... une pensée finale, je trouve, assez provocatrice pour ceux qui nous écoutent. Dans une époque où l'avenir de la tech semble dicté par des algorithmes immenses, froids et standardisés, et si le véritable avenir de l'informatique personnelle n'était pas l'IA universelle ?
Tu penses à une IA hyper locale ?
Ouais. Une IA volontairement imparfaite, qui refuse de se connecter au réseau, qui connaît l'anniversaire de son créateur, et qui refuse catégoriquement de sacrifier sa recette d'omelette fétiche, même pour économiser 2 kHz.
C'est une belle vision de la technologie ?
Une vraie réflexion sur la place de l'humain face à l'uniformisation algorithmique. On vous laisse méditer là-dessus.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Un document texte vide, juste une page blanche ouverte sur ton ordi, ça prend souvent plus de place sur un disque dur que l'intelligence artificielle qu'on va décortiquer aujourd'hui.
C'est fou quand on y pense.
Ah mais grave ! Il faut vraiment s'imaginer le contraste. En ce moment, l'innovation technologique semble juste complètement obsidée par la démesure. On parle de centres de données qui consomment autant d'électricité que des petites villes, de milliards de paramètres, de fermes de serveurs gigantesques.
Exactement, la course au gigantisme.
C'est ça. Mais notre exploration d'aujourd'hui, elle prend la direction diamétralement opposée. En fait, on plonge dans une série de documents issus des dépôts GitHub d'un développeur qui se fait appeler KakiCode2015.
Ouais, ou Nécode ou Nayan, selon les plateformes.
Voilà. Et notre mission, c'est de découvrir l'évolution vraiment fascinante d'une IA pas comme les autres, nommée Naya. Un programme qui tient littéralement sur un bout de code plus léger qu'un simple SMS.
Et le défi technique documenté dans ces archives est vraiment remarquable. On analyse ici un projet de développement logiciel pur, conçu dans un environnement de contraintes extrêmes.
C'est-à-dire ?
C'est du code conçu intégralement fait maison. Pour bien comprendre l'implication, ça signifie qu'il n'y a absolument aucun appel à des bibliothèques externes complexes pour structurer le corps du raisonnement.
Donc pas de truc prémâché ?
Zéro. Le développeur n'importe pas de framework lourd, ni de moteur préentraîné. C'est vraiment une démarche d'ingénierie qui interroge directement la manière dont l'industrie logicielle s'est standardisée.
Ouais, en empinant des couches et des couches.
Exactement, des couches d'abstraction qui sont super gourmandes en puissance de calcul.
Bon, décortiquons un peu tout ça. Les documents y posent le cadre dès la jeunesse de Neya. On a la version 1.0 classique qui pèse très exactement 2,00 kHz.
Ce qui est déjà minuscule.
Carrément. Et le projet est distribué sous licence Creative Commons, la CC BY NC 4.0 pour être précise.
Et ce choix de licence n'est pas anodin en fait ?
Ah non, pas du tout. L'utilisation est gratuite, n'importe qui peut scruter ou modifier le code, mais la commercialisation est formellement interdite. C'est un verrou juridique super clair pour s'assurer que ça reste du partage bénévole.
C'est une vraie philosophie open source.
Et le meilleur, c'est pour gérer la mémoire de ce petit programme. Il a mis en place un système qu'il a affectueusement surnommé JSON le JSON.
Ah, j'adore ce nom. Et l'utilisation du format JSON ici, c'est un choix architectural ultra pragmatique.
Parce que c'est hyper léger, c'est ça ?
Voilà. Plutôt que de s'encombrer d'un moteur de base de données relationnelle, ce qui nécessiterait des modules en plus et alourdirait l'exécutable, il utilise un simple fichier texte structuré.
D'accord.
Le JSON, ça permet de stocker des infos sous forme de paires clés-valeurs. Donc, dans cette V1.0, les capacités sont basiques. Naya réagit à des mots-clés inscrits en dur, genre « bonjour » , « piton » , « Naya » ou « Nayan » .
C'est ce qu'il appelle du pur piton.
Exactement. L'avantage mécanique de cette approche, c'est une interopérabilité totale. Un script purement textuel, sans dépendance compilée, ça va s'exécuter à l'identique sur un serveur surpuissant ou sur un téléphone vieux de 10 ans.
Tant qu'il y a piton.
C'est la seule condition. Et pour garder les données, l'utilisateur tape juste stop Et le système transfère sa mémoire vive vers le stockage local avant de s'éteindre.
C'est une mécanique super solide. Mais alors, là où l'archive devient vraiment déroutante, c'est quand on voit apparaître une déclinaison appelée Naya Light.
Ah oui, la fameuse.
Attends, le développeur annonce un poids total de 336 octets. 336 octets.
C'est difficile à concevoir.
Mais carrément. Pour donner un ordre de grandeur à ceux qui nous écoutent, C'est à peine la taille d'un tweet un peu long. Il qualifie ça de record du monde de légèreté, conçu spécialement pour les appareils bas de gamme.
Ce qui est une vraie prouesse.
Ouais, enfin, franchement, il y a de quoi être sceptique face à ces chiffres. Tu vois, aujourd'hui, les grandes IA actuelles, c'est des immenses navires cargo remplis de conteneurs de données.
Ouais, des monstres.
Et Nei-A, ce serait quoi ? Un bateau en papier origami ultra précis qui flotte parfaitement ? Parce qu'à 336 octets, on a tout juste la place d'écrire une boucle d'exécution et trois variables. Comment un truc aussi minuscule peut avoir une utilité concrète face aux géants du secteur ?
L'objection est parfaitement valide. C'est sûr qu'à cette échelle microscopique, il n'y a aucune place pour un réseau de neurones.
Ni pour du traitement du langage naturel, on est d'accord ?
Absolument pas. Ce qui est fascinant ici, c'est le mécanisme qui permet à ce script de revendiquer le titre d'assistant. Ça réside dans une fonction d'apprentissage dynamique basique, mais redoutable, qui s'active avec la commande « slash learn » .
« Slash learn » , donc apprendre ?
C'est ça. Le principe est simple. Si le programme reçoit une question qu'il ne connaît pas, Il ne génère pas d'erreurs. Et il ne va pas non plus chercher sur Google.
Il fait quoi alors ?
Il inverse le rôle. Il demande à l'utilisateur de lui fournir la réponse. Et une fois que tu as saisi l'info, l'outil met à jour son petit fichier mémoire.json en local.
Ah ouais, ok.
C'est l'essence même d'une technologie participative et surtout hors ligne.
D'accord, je vois trop la logique. C'est comme si, au lieu de te donner un annuaire téléphonique universel, on te livrait un carnet d'adresses complètement vierge.
Très bonne analogie.
À l'installation, le programme, il sait rien faire. Mais il a la structure pour assimiler uniquement les infos dont toi, personnellement, tu as besoin.
C'est une logique d'éducation manuelle de la machine.
Sauf qu'un carnet vierge, c'est un peu austère, non ? Pour rendre le truc attractif, il fallait bien ajouter des fonctionnalités. Et mathématiquement, nouvelle fonctionnalité égale nouvelle ligne de code, donc un fichier plus lourd.
C'est le grand dilemme du développeur.
Comment il a géré ça pour les mises à jour suivantes ?
L'évolution vers la version 1.1 illustre super bien cette lutte. Le but de cette mise à jour, c'était l'ergonomie. Il voulait ajouter un guidage intelligent, un message d'accueil qui dit de taper « slash head » pour voir les mots-clés.
Classique.
Sauf qu'en dev, gérer des menus, ça fait vite exploser le poids du fichier. Pourtant, là, l'optimisation est chirurgicale. Ces nouveautés n'ont ajouté que 100 octets.
100 octets.
Ouais, le total passe à 2,10 kilos.
C'est de l'or févrerie à ce niveau. Et ce qui m'a frappé dans les notes de cette mise à jour, c'est le ton. Le créateur prend la peine de remercier ses 8 premiers utilisateurs.
8 personnes.
Oui, pas 8 millions, pas 80 000. 8. On est tellement loin des communiqués de presse hyper pompeux de la Silicon Valley, tu vois.
C'est de l'artisanat numérique pur.
Mais cet artisanat, il va muter avec l'arrivée de la V2.0, qu'il rebaptise fièrement Naya OS.
Ah, la monumentale V2.0.
Monumental, c'est le mot. Le gars s'était lancé un défi, faire une version de 40 kilos en 10 jours et boum ! Il livre un fichier de 44,41 kilos en seulement 2 jours de taf intensif.
Passer de 2 kilos à 44 kilos, ça modifie complètement l'ADN du projet. Naya devient une IA encyclopédique. Les données sont préintégrées massivement.
Attends, je fais la liste parce que c'est fou. Il a mis 50 résumés de films, 50 fiches de monuments mondiaux, 30 questions de quiz interactives. 75 faits insolites.
C'est énorme.
Et c'est pas fini. 50 conseils de vie sur la sécurité ou la prog et carrément les 101 départements français avec leur capital.
Tout ça endure dans le code.
Mais attends, gérer autant de textes en mémoire sur un vieux téléphone Android, ça doit cracher tout le temps, non ?
Absolument. La stabilité est devenue le problème numéro 1. Pour éviter les erreurs, le créateur a pris une décision radicale qu'il appelle la migration vers le zéro accent.
Le zéro accent ? Concrètement, ça veut dire quoi ?
Le souci vient de l'encodage. Sur les vieux OS, l'encodage par défaut, c'est souvent de la ski basique sans caractère spécial. Si Python essaie d'afficher un E ou un A et que le système ne gère pas l'UTF-8, bam, le programme plante.
Ah, l'enfer !
Donc, pour contourner ça, le développeur a purgé manuellement toute sa base encyclopédique de la moindre trace d'accent.
Wow !
Il sacrifie la typographie française pour rendre son code incassable. peu importe la machine.
C'est brutal, mais super efficace. Et on voit aussi apparaître la commande slash scan pour vérifier la stabilité. Et il recommande l'appli mobile Pyroid Tray.
Oui, pour faire tourner Python sur Android facilement.
Et pour les vieux mobiles, il garde quand même une version Naya Leet 2 d'environ 2 kilos sans l'encyclopédie.
Il n'oublie pas ses racines minimalistes.
C'est là que ça devient vraiment intéressant. Parce que si on prend un peu de recul... Dans un monde connecté en 5G, pourquoi s'embêter à coder en dur sans un département dans un fichier local de 44 kilos ?
Au lieu d'aller sur Wikipédia, tu veux dire ?
Exactement. N'est-ce pas une approche complètement obsolète de répliquer une info accessible partout sur le web ?
Ça peut paraître anachronique si on regarde juste l'efficacité, mais il faut voir ça sous le prisme de la confidentialité. L'isolement total, c'est le rempart absolu.
C'est-à-dire ?
Quand tu utilises un assistant commercial, tout ce que tu dis est envoyé sur Internet. analysés, ingérés par des modèles souvent pour du ciblage pub.
Ouais, on est tous sur écoute, quoi.
Voilà. Avec Naïa, l'apprentissage ne quitte jamais ton téléphone. Aucune donnée n'est envoyée sur le web. C'est une garantie de sécurité absolue, packagée dans 44 kilos.
Donc l'isolement hors ligne, c'est carrément une fonctionnalité premium.
Exactement.
C'est clair. Mais ce qui est fou, c'est que Naïa n'est pas juste une base de données froides. Le choix des contenus révèle la personnalité. hyper singulière de son auteur.
Oui, le code devient presque une œuvre intimiste.
Mais carrément ! Déjà, il y a une commande « merci » . Et la justification dans le code, c'est juste parce que la politesse, c'est important.
C'est génial ! Il y a aussi un slash cglu pour les règles d'utilisation.
Et surtout, on arrive à mon passage préféré des archives. L'easter egg ! la fonction cachée.
Ah, la recette secrète !
Oui, si tu tapes omelette, l'IA te donne la technique ultime du développeur pour cuire une omelette.
Inspirée par sa propre passion pour la cuisine...
C'est ça, cuisson flash à feu max pour que le blanc d'œuf reste visible et juteux.
Le détail du blanc juteux, c'est magique.
Mais attends, le plus beau, c'est que cette recette est jugée tellement vitale qu'elle est présente même dans la version allégée Light 2.
C'est vrai. Pour faire tenir le programme dans deux kilos, il a supprimé les 101 départements, les monuments, les films, mais il a gardé l'omelette à feu maximum.
J'adore. C'est comme la signature d'un peintre de la Renaissance cachée dans les plis d'une toile majestueuse. Ça prouve qu'un humain, avec ses goûts culinaires très spécifiques, est derrière la machine.
Si on relie ça à une perspective plus large, ça montre comment les logiciels grand public ont tendance à lisser l'expérience jusqu'à la rendre stérile.
Tout est formaté.
Voilà. Ici, le développeur impose sa singularité. L'IA devient le reflet direct de son concepteur, un cuisinier amateur qui défend la courtoisie.
Mais cette créativité débordante, elle ne pouvait pas se limiter au code. Et c'est ça qui va provoquer un tournant radical dans le calendrier de Naïa.
Le fameux coup d'arrêt.
Oui, parce que quand on regarde la feuille de route, les ambitions pour la V2.1 Pro étaient dingues.
Ah oui, on parle d'innovation majeure. L'intégration d'un format ultra performant, le point FastMD.
Et une accélération optionnelle via NumPy avec un module appelé BetterPerf.
Ça, c'est un énorme bond en avant. NumPy, c'est la référence pour le calcul matriciel en Python. Ça veut dire qu'il voulait booster les vitesses de recherche dans l'encyclopédie.
Il prévoyait aussi un système .nicole pour configurer l'IA sans toucher au noyau. Et le clou du spectacle, un bouclier de sécurité.
Un scanner de signature pour bloquer les virus. On passait vraiment d'un script rigolo à un environnement... hyper sophistiqués.
Et là, rebondissement total. Le développement passe à la vitesse supérieure et subit une pause stricte de deux mois.
Brutalement.
Et la raison A, le créateur s'éloigne du code pour écrire et publier une bande dessinée.
Une BD officielle, oui.
Intitulée Sam et Pat. Ça raconte la vie de famille de Sam et Pat avec un gros focus sur l'histoire d'amour entre Isabelle et Sam.
C'est inattendu, c'est le moins qu'on puisse dire.
Mais le plus fou, C'est la date de lancement prévue pour le code, et potentiellement la BD, le 29 mai 2026, la date d'anniversaire du créateur.
Tout est lié à lui, personnellement.
Alors, qu'est-ce que tout ça signifie ? Je veux dire, juste au moment où le projet devient technologiquement super complexe, avec des scanners de virus et du numpy, l'auteur met tout sur pause pour raconter une romance en BD, c'est un manque de concentration professionnel ou quoi ?
Ah, je comprends ta réaction. Mais cela soulève une question importante. C'est précisément ce qui différencie un projet passionné et open source d'un produit commercial classique.
Dans une entreprise, on l'aurait viré.
Ah bah c'est sûr, la dispersion serait fatale. Mais pour lui, la frontière entre coder une IA et dessiner une histoire d'amour, elle n'existe pas vraiment.
C'est le même élan créatif.
Exactement. Raconter une histoire, bâtir un univers. Le code Python n'est qu'un médium, comme l'encre sur une planche de BD.
C'est fascinant de voir le... code désacralisé comme ça. C'est une forme d'écriture soumise aux envies et aux poses de son auteur.
Ça donne une dimension profondément humaine à tout ce projet.
C'est le mot. Pour récapituler le voyage qu'on vient de faire, on est parti d'un petit outil de 336 octets.
Un origami ?
Voilà, pour finir sur une IA encyclopédique de 44 kilo-octets qui t'apprend à cuire une omette à feu vif et dont le futur high-tech est mis en pause pour une histoire d'amour en bande dessinée.
Le parcours est incroyable.
Et ça nous laisse avec une... une pensée finale, je trouve, assez provocatrice pour ceux qui nous écoutent. Dans une époque où l'avenir de la tech semble dicté par des algorithmes immenses, froids et standardisés, et si le véritable avenir de l'informatique personnelle n'était pas l'IA universelle ?
Tu penses à une IA hyper locale ?
Ouais. Une IA volontairement imparfaite, qui refuse de se connecter au réseau, qui connaît l'anniversaire de son créateur, et qui refuse catégoriquement de sacrifier sa recette d'omelette fétiche, même pour économiser 2 kHz.
C'est une belle vision de la technologie ?
Une vraie réflexion sur la place de l'humain face à l'uniformisation algorithmique. On vous laisse méditer là-dessus.
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