- Speaker #0
Hello, c'est Maud, l'hôte du podcast et la créatrice du compte Instagram Les Filles Rénov'. Et si être riche, ce n'était pas vouloir toujours plus, mais vouloir mieux ? Dans chaque épisode, on explore ce qui peut rendre une vie riche. Le corps, le cœur, les projets, mais aussi les rencontres. Bienvenue dans Nos Vies Riches, le podcast pour une vie heureuse et alignée. Valentine Soda, je suis ravie de t'accueillir dans le tout premier épisode de mon podcast qui s'appelle... nos vies riches. Je suis vraiment ravie que tu aies accepté mon invitation.
- Speaker #1
Je suis tellement contente d'être là. Merci beaucoup de m'avoir invitée.
- Speaker #0
Avec plaisir. Dans ce podcast, on va déconstruire la vision de la richesse. On va apprendre comment on peut se construire une vie riche, une vie plus heureuse, une vie à notre image, grâce à l'entrepreneuriat, au sport, à plein de chouettes choses. C'est parti. T'es motivée ?
- Speaker #1
Je suis hyper excitée. J'ai trop hâte d'avoir tes questions et j'ai trop hâte de le partager avec vous.
- Speaker #0
Allez, donc Valentine Soda, moi, la première fois que je t'ai vue, je me suis dit, cette nana, elle est directe, audacieuse et un peu atypique.
- Speaker #1
C'est moi, c'est tout moi. Oui, c'est ce qu'on dit de moi en général.
- Speaker #0
Pour la petite anecdote, en fait, ça ne fait pas très longtemps qu'on se connaît. Ça fait depuis le mois d'avril à peu près. Cinq minutes après notre première rencontre, on s'est retrouvés enfermés pendant cinq heures dans une voiture.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Donc, ça permet de créer des liens.
- Speaker #1
Ouais, non, mais de fou. Et si je peux me permettre, la première fois que je t'ai vue, je me suis dit... la meuf elle a, si je peux me permettre, elle a des balls comment elle parlait, comment elle s'exprimait ce qu'elle racontait et puis surtout ton métier et ce que tu fais, j'ai trouvé ça hyper cool et je crois pas avoir déjà entendu ce type de métier en France c'est vrai, donc ouais j'ai tout de suite eu un petit peu de curiosité à ton égard bon pourquoi on a passé 5h dans une voiture ?
- Speaker #0
parce qu'en fait on a été invité par Flavie, Flavie Prévost qui sera là juste après d'ailleurs pour passer une semaine à Biarritz, une semaine où on va tourner des podcasts, on a fait du surf et on a bu aussi beaucoup de rosé au bord de la piscine
- Speaker #1
Ouais, mais beaucoup de surf, beaucoup de surf.
- Speaker #0
Beaucoup de surf, ouais, ouais. Donc, on s'est rencontrés à Biarritz, c'est ce que je disais. Et là-bas, j'ai appris en fait que tu cartonnais sur LinkedIn, mais que tu avais décidé de repartir à zéro pour te lancer dans un nouveau projet. Donc, on va en parler un peu tout au long de cet épisode. Ma première question, c'est comment toi, tu peux un petit peu me décrire ta vie aujourd'hui et qui tu es ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, aujourd'hui, aujourd'hui, du tour de podcast ? Aujourd'hui, là.
- Speaker #0
Aujourd'hui, le 3 septembre 2026.
- Speaker #1
Aujourd'hui, je n'ai jamais eu... autant de temps pour moi. Jamais eu autant. J'ai jamais aussi bien dormi. J'ai jamais été aussi énergique. J'ai jamais eu autant de liberté, si tu veux, d'espace dans ma tête pour des projets. Et j'ai jamais été aussi libre de mon emploi du temps. Je garde un peu le suspense.
- Speaker #0
Oui, très bien. Mais c'est parfait. Moi, quand tu vois le thème du podcast, c'est vraiment, on va parler d'une vie riche, mais riche, on va le voir, c'est pas avoir une Porsche devant son garage, à moins... Dis-moi, t'as une Porsche devant ton garage ?
- Speaker #1
Non, mais j'ai une vie riche en émotions.
- Speaker #0
Oui, ça ne m'étonne pas. Et du coup, ma question c'est, qu'est-ce que c'est pour toi une vie riche aujourd'hui ? Ça ressemble à quoi ?
- Speaker #1
C'est peut-être un peu bizarre, mais pour moi, une vie riche, c'est une vie en rollercoaster. C'est une vie où il se passe des trucs, des fois t'as des gros ups, des choses de dingue qui t'arrivent. Bon, bah des fois t'as des downs, c'est ok. Et j'ai la chance d'avoir une vie riche en amour et en amitié autour de moi aussi. L'amour de mes proches, de ma famille, de mes potes, etc. Et du coup, la vie riche pour moi, c'est vraiment, j'ai l'occasion de me payer ce petit ticket très cher pour ces rollercoasters et il se passe toujours plein de choses. Et le fait de ne pas m'ennuyer dans ma vie, pour moi, c'est la plus grande richesse. Ok,
- Speaker #0
donc ne pas t'ennuyer.
- Speaker #1
Ouais, d'avoir des choses à raconter, des choses à vivre, de la curiosité et de ne pas être cantonnée à un truc, une vie. Tu vois, genre, je ne sais pas, un boulot 9h, 17h, j'ai un petit peu de mal avec ce truc-là. Je sais que moi, en tout cas, ça ne me rend pas heureuse.
- Speaker #0
Tu as déjà été salariée ou pas ?
- Speaker #1
Ouais mais pas longtemps. En fait j'ai fait beaucoup de... Pendant mes études j'ai eu l'occasion de faire des stages, des alternances. Bon j'ai fait des saisons gamines tu vois mais j'ai fait des stages, des alternances et à chaque fois ça se passait mais c'est même pas mal, c'est que ça se passait très mal. Soit j'avais eu pas de bol et j'étais tombée sur des mauvais managers, des mauvaises choses, soit à chaque fois en fait j'ai fini par me dire c'est moi le problème. Je prends trop de responsabilités, je veux faire trop de trucs, on me file toutes les tâches un peu ingrates et en fait à chaque fois je veux être leader du projet et à un moment je me suis dit bon bah... plutôt que l'idée des projets pour que ça revienne un peu à d'autres. Et puis de toute façon, je suis trop jeune, donc à chaque fois, on va me demander de vérifier et tout, ça m'en rendait malade. Autant gérer mon propre projet. Et c'est comme ça que je suis entrée dans l'entrepreneuriat.
- Speaker #0
Tu penses qu'il y a des profils qui sont faits pour l'entrepreneuriat, toi ?
- Speaker #1
Moi, je ne suis pas partisane du truc. De se dire, tu es fait pour, toi tu n'es pas fait pour. Elle, elle n'a pas le mindset. Je pense que tu as des moments qui t'arrivent dans ta vie où ce n'est plus tolérable. Ce n'est plus tolérable d'être au service des autres. Ce n'est plus tolérable d'être salariée, d'être employée, etc. Et du coup... Je suis un peu partisane de l'être humain. À partir du moment où il veut un truc, il est capable de le faire.
- Speaker #0
Je suis d'accord. Moi, je pars toujours du postulat de l'éducabilité. Chacun est capable d'accomplir des grandes choses. Et des fois, on a des déclics à différents moments de notre vie. Je suis d'accord avec toi. Mais si je t'ai posé cette question, c'est parce qu'on va repartir un peu en arrière dans la petite Valentine, comment elle était, ton enfance, etc. Et moi, je me rappelle qu'enfant, je n'ai eu aucun modèle d'entrepreneur. Je crois que ce n'est pas ton cas. Et donc, du coup, pour moi... ce n'était pas possible d'être à mon compte, ce n'était pas un modèle qui était envisageable. Donc de fait, j'étais dans le salariat, un modèle qui m'attendait pour toute ma vie, c'est des il y a 20 ans. J'ai été très malheureuse et j'ai longtemps cru que j'avais un problème. Sur ça, ça rebondit sur ce que tu disais. Parce qu'en fait, à chaque fois, j'allais vers différents postes où j'avais plus de responsabilité et aussi plus de liberté. Mon dernier poste, j'étais cadre, personne ne regardait à quelle heure j'arrivais, à quelle heure je partais. Bref, et pour autant, je me sentais enfermée. Et moi, j'ai eu le déclic. Ciao ! 20, pas 28 ans, à 33 ans, je crois, tu vois. Donc, j'étais déjà maman depuis 3-4 ans, qu'en fait, le problème, c'était pas moi, c'était le salarié. En fait, je n'étais plus capable d'endosser ce rôle-là. Donc, voilà. Mais on va revenir un petit peu en arrière, justement. C'est ça qui m'intéresse. Et ensuite, on parlera du switch que t'as opéré dans tes premières années.
- Speaker #1
Il y a des potins pour vous, là-dedans, là.
- Speaker #0
Il y a du potin. Elle était comment, la petite Valentine ?
- Speaker #1
C'est trop mignon, ce genre de questions, j'aime trop. Elle est forte, votre pote. Un peu sauvageonne. Ah ouais ? Ouais, je pense que j'étais un peu sauvageonne.
- Speaker #0
Quand tu rentrais de l'école, t'étais dégoûtante ? Ouais,
- Speaker #1
je pense. C'était pas facile de me faire des coiffures, ça partait toujours en steak. En fait, peut-être un peu un truc d'un interdit aussi. Genre, je voulais jouer au foot avec les garçons, je voulais aller plus loin dans la cour, là où on n'avait pas le droit d'aller. Enfin, toutes ces choses-là, tu vois. Ah non, mais attends, on est rebelles. J'ai eu la chance de vivre une enfance vraiment... très très heureuse à Saint-Jean-de-Mont dans une ville station balnéaire, donc la mer la forêt, enfin beaucoup de plein air, donc ça c'est hyper chouette, j'avais un petit frère avec qui jouer donc merveilleux, mes deux parents toujours avec moi, enfin j'ai vraiment été très très heureuse de gamine mais je me souviens avoir ce truc quand même de dès qu'il y a des règles, dès qu'il y a des limites dès qu'il y a quelque chose, on va bien pousser un peu le truc un peu plus loin quoi.
- Speaker #0
Donc le cadre chez toi il était plutôt souple ?
- Speaker #1
Ouais, ouais en fait j'avais des parents qui étaient et qui stimulait beaucoup notre créativité et notre curiosité. Donc, on va te mettre un bac à sable avec un pinceau, on va te cacher des bijoux de maman dedans, et puis on va jouer à l'archéologue.
- Speaker #0
On te sourit déjà à l'époque.
- Speaker #1
Peut-être, je ne sais pas trop. Je ne suis pas encore maman, donc je ne sais pas trop comment on élève bien des enfants.
- Speaker #0
Non, mais en fait, ce truc-là d'éducation positive, c'est de se dire, on laisse les enfants explorer. Et je trouve que plus le cadre est souple et mouvant, mais il y a quand même un cadre, plus les enfants peuvent explorer dans ce cadre. Un exemple tout bête, moi, quand mes enfants sont nés, on s'est dit... on n'avait que des placards ouverts dans la cuisine. Donc on s'est dit, il y a deux options. Soit, comme ils mettent tout par terre, tu vois, de 2 à 3 ans, soit on va se retrouver avec des assiettes en morceaux tous les soirs, soit on vide tous les placards, et c'est ce qu'on a fait. Et en fait, le salon est devenu un parc géant. On n'a pas eu besoin de parc parce qu'il n'y avait pas de danger. Donc ils ont beaucoup exploré. Et aujourd'hui, je ne sais pas si c'est lié à ça, mais c'est des enfants très vivants et assez autonomes.
- Speaker #1
C'est incroyable ça, c'est pas bête. Non mais c'est... Quand on me parle d'éducation, tout de suite je vais dire, j'ai jamais reçu de fessé. Mais je me souviens avoir déjà eu un cadre, un papa avec une grosse voix, une maman plus douce. C'était un truc un petit peu plus classique. Mais c'est vrai que c'est malin de faire en sorte qu'il n'y ait aucun danger. Du coup,
- Speaker #0
il n'y a pas de stress. Donc, cette petite Valentine, tu me dis qu'elle a eu une enfance heureuse. Mais moi, ce qui m'intrigue aussi, c'est ton caractère. Quand je te vois aujourd'hui, je trouve que tu as beaucoup de bas goût, tu es ambitieux. J'ai l'impression que tu es capable de tout faire. Tu es née comme ça ou tu penses que c'est venu avec le temps ?
- Speaker #1
C'est hyper malin comme question. Je vais faire la réponse de la chance, mais je vais faire 50-50. Il y a eu un truc où j'ai toujours été très bavarde. Une phrase que j'ai un peu entendue quand même dans mon enfance, c'est « laisse parler ton frère » . Il y a eu quand même pas mal de trucs. Je papotais quand même pas mal. Donc beaucoup de choses à dire, très envie d'interagir, très envie de faire partie du monde adulte aussi. Je me souviens que l'adolescence n'a pas été simple pour moi parce que je ne supportais pas qu'on me traite comme une gamine. J'avais envie de participer, de comprendre. Et après, il y a eu aussi forcément, un peu comme tout le monde, j'imagine comme vous aussi, les épreuves de la vie qui te renforcent. J'ai mes parents qui ont eu des cancers, qui s'en sont remis heureusement aujourd'hui, mais ça a été des épreuves un petit peu compliquées, des professeurs absolument odieux. J'ai eu la chance de pouvoir partir en internat aussi, ça m'a forgé un peu le caractère. Quand tu viens en collectivité, les ados ne sont pas forcément sympas entre eux, donc ce n'était pas les meilleures périodes de ma vie, mais je les regarde avec tendresse parce que c'est ça qui te forge un caractère. Oui, complètement. Tu le sais comme moi parce que tu ne te laisses pas faire.
- Speaker #0
Non, c'est vrai, mais j'ai l'impression d'avoir beaucoup changé. En fait, on a 10 ans d'écart à peu près, quasiment. Et j'ai longtemps pensé que les plus belles années de notre vie, c'était la vingtaine. Et en fait, gros erreur, plus je vieillis et puis je rencontre des femmes plus âgées que moi, plus je me rends compte qu'en fait, en vieillissant, on accepte plus ce qu'on est avec nos défauts. On arrive aussi à assumer plus. Finalement, tu vois, là, de mettre un petit haut cours, j'aurais pas fait ça à 20 ans alors que j'avais pas un pet de bite. Et je me dis, en fait, qu'est-ce qu'on attend pour être nous-mêmes et pour oser accomplir... Ce qui nous rend heureuse.
- Speaker #1
Oui, c'est un très beau message à passer.
- Speaker #0
Donc si vous n'êtes pas bien dans votre peau, sachez que normalement ça devrait s'améliorer.
- Speaker #1
Tout passe, vraiment. J'ai un petit carnet où je me fais une vidéo à chaque fois. Mon chiffre fétiche, c'est le 9. Donc je m'étais fait une vidéo à moi-même à 9 ans, à 19 ans. Et là, du coup, j'ai 29 ans et je me suis fait une autre vidéo en répondant à toutes mes questions. C'est-à-dire, à quel âge tu vas commencer à aimer le café noir et arrêter de noyer ça dans du lait ? À 29 ans. À quel âge tu auras moins peur de la mort ? À 29 ans. Il y a plein de choses comme ça qui se débloquent. À quel âge tu rencontres l'amour de ta vie ? 25 ans.
- Speaker #0
Comment s'appelle-t-il ?
- Speaker #1
Il s'appelle Samuel, il est super. Mais là, je vais te mettre dans un tunnel, parce que c'est mon sujet préféré.
- Speaker #0
On clôt tout de suite le sujet, parce qu'on a déjà passé pas mal de soirées au bord de la piscine à parler de Samuel. Mais c'est pas l'idée. On en parlera en off tout à l'heure. On continue un petit peu dans cette histoire d'enfance et d'héritage transgénérationnel. C'est quelque chose qui m'intéresse beaucoup, parce que ce que j'ai remarqué, c'est que des fois, on a des fausses croyances, des blocages qui entravent un petit peu nos prises de décision. Et en fait, des fois, c'est des choses qui ne nous appartiennent pas. Je te donne un exemple. Moi, pendant longtemps, j'ai eu un rapport à l'argent qui était compliqué. Si quelqu'un me devait deux balles, je pouvais y penser pendant deux mois. Alors, je n'en avais pas besoin. Donc, à un moment, je me suis dit, d'où ça vient ? Mon arrière-grand-mère avait 17 frères et sœurs. J'aurais dû te dire ça avant que tu me moques. Combien ? Ils étaient 18 enfants. Donc, une nuit très précaire. Vraiment, grande, grande précarité. Et donc, forcément, un rapport à l'argent compliqué, un sou et un sou, c'était très complexe. Je les ai quasiment pas connues, mais du coup, ma grand-mère, une génération en dessous, c'était encore très compliqué, alors qu'elle avait pas de soucis d'argent. Mais moi, je pensais qu'elle en avait. On passait nos vacances à l'île d'Oléron chez elle l'été, on comptait les palourdes, on comptait les pommes de terre. Un jour, je lui ai demandé de me prêter un timbre, c'était 50 centimes de franc à l'époque, 3 francs. Elle m'a demandé de lui rembourser, j'avais 10 ans. Donc très compliqué. Affage ! Et moi, je ne comprenais pas pourquoi. Donc ma mère, une génération encore en dessous, C'est pareil, un rapport à l'argent compliqué. Aujourd'hui, ça va beaucoup mieux, mais je vois qu'il lui a fallu peut-être 50 ans pour passer au-dessus de ça. Je me suis dit, je ne vais pas attendre 50 ans. Et donc, en fait, quand j'ai compris que cette peur du manque ne m'appartenait pas, que je suis remontée à quatre générations au-dessus, j'ai réussi à me défaire de ça. D'ailleurs, tu me dois deux euros.
- Speaker #1
Je me souviens, je l'ai noté sur l'ardoise.
- Speaker #0
Aujourd'hui, par exemple, je dirais que ça fait quatre, cinq ans que je prends vraiment plaisir à... Payer des verres, inviter les gens au restaurant. Mais pendant longtemps, ça a été compliqué. Et en fait, c'était une peur qui ne m'appartenait pas. Donc, ma question, c'est, est-ce que toi, il y a des peurs, des freins que tu peux avoir aujourd'hui dans ta vie, mais qui appartiennent finalement à tes parents ou à tes grands-parents ? Peut-être des phrases qu'on t'a répétées. Ça, c'est pour les filles ou l'entrepreneuriat, c'est dangereux. Tu vois ? Oui. Il y a des choses qui font écho là.
- Speaker #1
Mais ça m'émeut vachement ta question parce que je n'y avais pas réfléchi, tu vois. Non, c'est hyper touchant. Et ça fait énormément écho à ce que je suis en train de faire comme métier aujourd'hui. Toujours eu peur de la blessure. Deux parts, parents malades, grands-parents malades, etc. Beaucoup de... Bon, tu y vas doucement, tu te fais pas mal. Donc, au ski, tu vas pas vite. Ah, mais blessure physique. Blessure physique.
- Speaker #0
C'est pas blessure du cœur ?
- Speaker #1
Non, plus blessure et maladie, tu vois. Donc, par exemple... Donc, s'il va y avoir la peur de la maladie, ça va être surtout ne pas aller dans tel pays, ne pas voyager de telle façon. ne pas goûter tel truc, ne pas faire ci, ne pas faire ça. En fait, la peur de la blessure physique, ça a été vraiment soit douce. Et puis beaucoup de... Vu que t'es foutu comme ça, tu ne peux pas faire ça. Par exemple, tu ne devrais pas courir parce qu'avec ton surpoids, ça te fait une sangle abdominale plus costaude, tu vas te flinguer les lombaires.
- Speaker #0
Mais du coup, ce qu'on est en train de nous dire, c'est incroyable. Parce que ça veut dire que ce que tu fais aujourd'hui, t'as complètement dégommé cet héritage transgénérationnel. Je suis en cours. T'es en cours.
- Speaker #1
Je suis en cours. C'est-à-dire que j'ai encore des trucs où je me dis, ça, je ne peux pas le faire, je vais me faire mal.
- Speaker #0
Ok, bah reste avec nous parce que quand vous allez découvrir ce qu'il y a aujourd'hui, hallucinant, ok. Et toi, donc c'était cette peur de la blessure et est-ce que du coup t'as ce côté un peu, comme on dit déjà quand on a peur d'être malade tout le temps ?
- Speaker #1
Hypochondriaque.
- Speaker #0
C'est-à-dire qu'est-ce que quand t'as un petit truc, t'as peur que ça dégénère, tu te dis j'ai un cancer.
- Speaker #1
Ah mais 100%, mais tu n'imagines même pas. Surtout ces derniers mois où du coup j'ai fait plus de sport, j'ai eu genre des ampoules, ongles incarnés, un truc comme ça, mais pour moi c'était on allait m'amputer. L'ampoule, on allait t'amputer ? Oui, au moins. Non, mais l'ampoule, c'était une infection. C'était... Alors que c'était pas grave, quoi. Donc oui, il y a vraiment ce truc de... Tout est gravissime. Je me tords la cheville. Elle est cassée, c'est sûr. Je vais pas pouvoir bouger pendant deux mois. Alors qu'en fait... Mais c'est hyper drôle, parce que du coup, quand tu vas... On s'en fera une obligée, mais tu m'emmènes en rando. Je fais tac-lac sur un caillou. Je hurle à la mort. Je suis vraiment genre... Aïe ! D'un coup, alors qu'il s'est rien passé.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
C'est vraiment, je crie avant d'avoir mal. Avant d'avoir mal. Ouais. Ouais, ouais. Mais je m'améliore, petit à petit. Je travaille dessus, t'inquiète.
- Speaker #0
Toujours dans cette période de ton enfance ou de ton adolescence, j'ai envie de savoir, parce que quand on parle vie riche, on va voir, la vie riche c'est pas que de l'argent, on parle quand même d'argent. Et donc j'aimerais bien savoir dans ton enfance, est-ce qu'on parlait d'argent ? Est-ce que t'avais de l'argent de poche ? C'était quoi le rapport à l'argent que vous aviez dans ta famille ?
- Speaker #1
J'adore tes questions, je suis fan. Je vais envoyer cet épisode à mes parents. Comment ils s'appellent tes parents ? Jean-Jacques et Edith. Jean-Jacques et Edith. Il y avait un côté méritocrate.
- Speaker #0
Est-ce que vous savez vraiment ce que fait votre argent quand il dort à la banque ? Moi, je me suis posé la question. Et c'est comme ça que j'ai découvert FEV, qui sponsorise cet épisode. Avec eux, votre épargne finance des fermes bio partout en France, celles qui produisent une alimentation plus saine, ici, près de chez nous.
- Speaker #1
rendez-vous sur fev.co pour plus d'informations c'est à dire que argent de poche oui on avait genre 1 ou 2 euros par dimanche c'était cool et ce qui était très drôle c'est que moi à la fin du mois je m'achetais une BD mon frère il mettait tout dans sa tirelire c'est fou les différences mais aujourd'hui mon frère
- Speaker #0
C'est pas que j'allais dire que c'est encore le cas ? Genre on compare ton compte épargne et celui de ton frère, c'est comment ?
- Speaker #1
Ça n'a rien à voir, il est complet sur tous ses livrets A, il se régale quoi.
- Speaker #0
Tu peux t'acheter quoi avec ce que t'as de côté sur tes comptes ?
- Speaker #1
Avec ce que j'ai de côté, honnêtement ?
- Speaker #0
Plutôt un baguette club ou plutôt un mois à Bali ?
- Speaker #1
Je peux m'acheter un mois à Bali je pense, mais je peux pas m'acheter une Twingo.
- Speaker #0
Et ça coûte hyper cher les Twingo maintenant, c'est collector.
- Speaker #1
C'est vrai ?
- Speaker #0
Bah ouais, ça peut coûter 10 000 balles une Twingo.
- Speaker #1
Ouais, bah je crois que je peux pas m'acheter une Twingo. En perso. Ah ! En pro, je peux l'acheter à Twingo, mais pas en perso. Intéressant.
- Speaker #0
Donc ce côté, mais en fait, il fallait... Enfin, on va dire qu'il fallait gagner l'argent un peu à la sueur de son front.
- Speaker #1
Il fallait bosser.
- Speaker #0
Tes parents, ils sont entrepreneurs tous les deux. Ils sont quoi ? Ouais,
- Speaker #1
entrepreneurs et commerçants, ouais. Ok,
- Speaker #0
on peut dire ce qu'ils font parce que c'est quand même assez atypique.
- Speaker #1
Oui, ils avaient des parcs de loisirs pour enfants, donc des grands gares avec des gonflables, des tubulaires, des trampolines. Avant, quand je suis née, ils avaient un restaurant. À Saint-Jean-de-Mont, dans l'avenue Valentin, le restaurant s'appelait Le Valentin, ils m'ont appelé Valentine. Mon frère s'appelle Tom, heureusement, sinon ça fait vraiment famille de cassos. Mais c'était hyper chouette de les voir dans ce restaurant. Le truc, c'est qu'ils en avaient un peu marre de moins nous voir. Et puis les saisons, c'était quand même un peu éreintant, donc ils ont arrêté. Après, on a eu vraiment une enfance vraiment de merde, c'est-à-dire que pendant un an, on a fait un bon tour de France pour tester tous les jeux gonflables et les trampolines.
- Speaker #0
Et les trampolines, ok. C'est pour ça que t'es quoi ? Un peu tué ?
- Speaker #1
Un peu tué, c'est ça. Vraiment, enfance de merde. Et ils ont ouvert un premier parc, un parc de 3 hectares, qui était en extérieur, avec des poneys, des kartings, pédalos. Vraiment, encore une fois, enfance de merde.
- Speaker #0
Ce qui est marrant, c'est que je pense que tous les enfants se diraient que c'est quand même une enfance de rêve. Parce que tes parents travaillaient le samedi, le dimanche, les vacances. Donc au final, c'est pas tant le rêve que ça.
- Speaker #1
En fait, ce qui était génial, c'est qu'on était tout le temps avec eux. On se faisait des copains là-bas, c'était très très chouette. Je veux pas te cacher que oui, c'était trop cool à 8, 9, 10 ans, vers 11, 12, 13 ans, j'ai commencé à en avoir un peu marre parce que t'es toujours au même endroit et tout, c'est un peu relou. Mais non, c'était assez génial et ce qui était top, c'est qu'on pouvait gagner de l'argent du coup en brossant les poneys, en rangeant les kartings et ça a commencé à être super cool et j'ai une super anecdote pour toi que j'ai jamais racontée je crois. Wow !
- Speaker #0
Attention !
- Speaker #1
Mon premier rapport à l'argent, je me souviens très très bien vraiment, comme si c'était hier, la première chose qui s'est passée. C'était fin de saison. Et mes parents, de temps en temps, ils nous donnaient une petite pièce, tu vois, un ou deux euros quand on rangeait les kartings, par exemple, ou qu'on lavait les pédalos. Et là, fin de saison, on fait un petit bilan. Je crois que je dois avoir peut-être 7 ou 8 ans, et puis mon frère, deux ans de moins. Et les parents nous disent, bon, vous avez bien travaillé cette saison, vous nous avez aidé à plier les gonflables, ranger le snack, etc. Combien vous pensez avoir gagné ? Avec Tom, on est là, 5 euros, 10 euros, 20 euros. Et là, ils nous donnent tous les deux un billet de 50.
- Speaker #0
Wow.
- Speaker #1
On était... comme des ouf. Mais c'était la foire à la saucisse. Moi, évidemment, j'ai été à la maison de la presse, m'acheter toutes les BD que je voulais, machin, des bonbons, des machins. Mon frère, il les a bien mis dans son portefeuille. Deux ans après, je crois, il avait le triple, enfin, un truc comme ça.
- Speaker #0
En fait, moi, je trouve que des anecdotes comme ça, je trouve que ça forge un mindset d'entrepreneur. De fou ! Énormément. Parce que, tu vois, moi, pendant longtemps, comme j'avais pas du tout ce truc-là d'entrepreneur dans ma famille, pour moi, il y avait que le salariat, comme je te le disais. J'ai pensé que l'argent ne viendrait jamais de moi, l'argent en belle quantité on va dire. Donc du coup, soit j'allais avoir un héritage comme ça, qu'il allait tomber du ciel, soit j'allais gagner au loto. Et du coup, le jour où je me suis rendue compte qu'en fait je pouvais gagner de l'argent par moi-même, du coup ça a vraiment tout changé. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, ce que tes parents font, moi c'est quelque chose que je fais avec mes enfants. Tu vois cet été, mon fils, il a cherché de l'argent partout par terre. Il était là, il regardait par terre, il ne regardait pas devant lui. et je lui disais, Isaac, tu vas gagner... plus facilement de l'argent si tu me demandes comment je peux faire. Et donc, on lui a donné des petites missions, tu vois, nettoyer la voiture. Bon, là, ils ont 9 ans, mais je pense que très rapidement, c'est, tu proposes de faire du dog-sitting, tu vois. L'idée, c'est de dire que l'argent, il a une valeur, tu peux en gagner par toi-même.
- Speaker #1
C'est ta montre connectée !
- Speaker #0
Ah mince ! Alors elle me dit qu'il faut que je bouge pour faire mes 5000 pas par jour. Non mais j'adore.
- Speaker #1
J'adore. Ça c'est notre société, ça c'est la fiche. C'est fou.
- Speaker #0
T'as vu la pression que j'ai à bouger mes fesses ?
- Speaker #1
Bouge ton cul quoi, elle t'a dit quoi.
- Speaker #0
Donc oui, ce rapport à l'argent. Donc vous, on parlait d'argent facilement dans ta famille, et tes parents étaient entrepreneurs.
- Speaker #1
Oui, du coup trop pratique parce que pour gagner de l'argent, en fait on avait une machine facile, on pouvait venir, il y avait un milliard de trucs à faire pour gagner un peu d'argent. Mais par contre, il y a aussi ce revers de la médaille de tu ne peux pas gagner d'argent autrement que par toi-même. D'où le fait, je pense, qu'après, dans le salariat, dans les stages, dans les alternances, j'en faisais dix fois plus parce que je savais très bien que ça ne dépendait que de moi, que ça n'allait pas me tomber sur la gueule.
- Speaker #0
Oui, sauf qu'au final, quand tu es salarié, tu as beau en faire dix fois plus, tu as le même salaire à la fin du mois.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
C'est ça, moi, qui a vraiment été compliqué. À un moment, je n'en pouvais plus. C'est que je trouve qu'il y a ce côté-là en France, vraiment, moi, qui me fume. C'est que si tu es efficace, on te dit que c'est 9h, 17h. Si tu as tout fini à 15h, tu restes dans ton bureau à tourner les pouces pendant deux heures. alors que C'est hyper dommage parce qu'il y a des gens qui vont être plus ou moins efficaces dans leurs tâches et qui pourraient faire d'autres choses à côté. Ça,
- Speaker #1
c'est quelque chose qui m'ennuie beaucoup. Oui, ça commence à évoluer. Moi, j'ai confiance en les gens.
- Speaker #0
Après, moi, je bossais en collectivité, tu vois. Donc là, il y a encore un peu de boulot.
- Speaker #1
J'ai des frissons carrément.
- Speaker #0
Ok. Est-ce que du coup... Donc toi, tu n'as pas grandi avec l'idée que le salariat, c'était la sécurité, contrairement à pas mal de monde. Et quand tu étais enfant et que tu t'imaginais... Tu t'imaginais comment ta vie d'adulte ? Tu te voyais faire quel boulot ? Tu te voyais vivre où ? Tu te voyais avec le Prince Charmant ? C'était comment ?
- Speaker #1
On va rentrer dans un truc un peu deep.
- Speaker #0
C'est vrai ?
- Speaker #1
Oui, c'est complètement ok. Mais s'il y a une seule personne dans les commentaires qui se reconnaisse là-dedans, vraiment, ça vaudra le coup de faire la confession. Et si on a 99% d'autres qui se moquent de moi, c'est pas grave. Moi, j'ai toujours eu la sensation gamine, et ça fait pas longtemps que j'ai travaillé ça avec un psychothérapeute, j'ai toujours eu la sensation que j'allais mourir jeune. Ok. Mais vraiment ancré. Tu vois,
- Speaker #0
quand on parle d'héritage tout à l'heure transgénérationnel et de la peur un peu de la maladie,
- Speaker #1
on est en plein dedans. Vraiment, la certitude qu'il y allait y avoir une maladie, mais un truc foudroyant quand six mois, ça allait être terminé. Et en fait, je n'ai jamais réussi à me projeter au-delà de un mois, deux mois, trois mois, de on va voir cet été, on verra la rentrée. C'était chaud. Et du coup, au début de l'entrepreneuriat, ça a été très compliqué parce que je dépensais comme pas deux, je n'arrivais pas à avoir long terme. Je lançais un podcast, je voyais ça à deux ou trois épisodes. Ça m'a vraiment suivi longtemps. Et le switch, il s'est opéré quand ? Quand j'ai rencontré mon copain.
- Speaker #0
Ah ouais ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et parce qu'à un moment, tu peux pas lui dire... Enfin, faut bien programmer des petites choses ensemble, quoi. Le déménagement, des vacances... Donc c'est comme ça que ça s'est fait, en fait. Grâce à l'amour.
- Speaker #1
Ouais, un peu, ouais. Le pouvoir de l'amour. J'ai toujours cru que je rencontrais un peu le... Pas le prince charmant, mais je suis amoureuse de l'amour. Donc j'adorais avoir des crushs, j'adorais tomber amoureuse. C'était trop cool. Mais lui, vraiment, quand il est arrivé, il a donné du sens à tout. Et il a commencé vraiment à me montrer que l'amour qu'il me portait, il allait être... Je sais pas comment ça va. Comme s'il allait être éternel, l'amour, tu vois. Donc forcément, si lui me voyait éternel, il n'y a pas de raison que moi, je me voyais éternel. En fait,
- Speaker #0
ça a baisé tes craintes. Tu t'es dit, il va être là, en fait. Mais peut-être qu'avant, il n'y avait jamais non plus un homme qui t'avait fait entrevoir ce possible-là. En fait, ça ne va pas s'arrêter demain. C'est plutôt, a priori, ça ne va jamais s'arrêter.
- Speaker #1
Mais juste par ses actions et sa présence. On n'a jamais eu la conversation de t'inquiète, tu ne vas pas mourir. C'était vraiment au-delà de ça. C'était juste, pour lui, c'était je t'aimerais toute ma vie, et même dans d'autres vies, et même encore après. Et ça, c'était magnifique.
- Speaker #0
Tu m'étonnes. Ok, donc on va bientôt passer à ta vie d'aujourd'hui, mais juste avant, je voudrais savoir, à ton avis, ton éducation, elle a eu quel rôle dans la vie que tu as aujourd'hui ?
- Speaker #1
Elle a eu un impact, forcément, mon enfance sur, à un moment, j'ai fait un burn-out. Parce que je veux gagner toujours plus, je veux faire toujours plus, tout ne dépend que de moi, personne ne viendra me sauver, personne ne viendra m'aider, donc difficulté aussi à déléguer. à dire je peux faire confiance aux gens, non ils essaieront de te niquer de toute façon, ce qui n'est pas vrai, ce qui n'est pas vrai du tout, il y a des belles personnes. Mais ça a eu un gros impact là-dessus sur ma vision du travail, c'est-à-dire qu'il faut faire plus. Par contre, ça a eu un vrai impact hyper positif sur le côté curieux, se former, apprendre toujours, jamais rester campé sur ses positions et surtout une vraie croyance en l'humain. Moi mes parents, surtout commerçants, toujours au contact des gens, ils m'ont vraiment appris à... Le contact humain, il n'y a pas plus enrichissant que ça au monde. Donc être enfermée dans sa chambre et faire du dropshipping, ce n'était pas imaginable pour moi. Il fallait un peu de contact.
- Speaker #0
Ok, c'est chouette. Je pense qu'ils vont être contents d'entendre ça aussi, tes parents.
- Speaker #1
Je les aime très fort.
- Speaker #0
Ok, si je voulais revenir là-dessus, c'est parce que souvent, on se fait une image, enfin moi je me faisais une image de la richesse qui était complètement biaisée. Pour moi, la richesse était intrinsèquement liée à l'argent. Et c'est en grandissant, en ayant des enfants aussi, où je me suis rendu compte que, à mon sens, la plus grande des richesses, c'est d'avoir du temps. Je pense que tu vas être d'accord avec ça. Moi, pour ça, j'utilise l'immobilier, c'est-à-dire que je fais de l'investissement immobilier. Je crois que tu n'en fais pas, mais on en parlera juste après. Et du coup, j'aide les femmes à, grâce à l'immobilier, en faire un levier d'une vie plus riche et d'une vie à leur image. Donc maintenant, j'ai envie qu'on parle de toi, ce que tu mets en place pour te créer la vie de tes rêves. Donc, quand on s'est rencontrés, tu me disais que toi, tu as cartonné sur LinkedIn, mais tu cartonnais, tu gagnais bien ta vie. Super reconnaissance. Tu avais combien d'abonnés sur LinkedIn ?
- Speaker #1
Je suis montée à cette période LinkedIn jusqu'à 60 000 abonnés.
- Speaker #0
Énorme sur LinkedIn. On pourrait se dire, encore une fois, tu avais tout pour être heureuse sur le papier. Il y a eu un gros switch. Tu ne nous dis pas encore ce que tu fais maintenant, mais il est venu d'où ce switch ?
- Speaker #1
Il est venu justement de mon mode de vie. En fait, ça colle complètement avec l'idée de ton podcast, le concept de ton podcast. C'est-à-dire que j'étais riche pécuniairement. Je gagnais bien ma vie, mais je n'avais plus de temps. plus d'ambition, plus de passion, plus de curiosité tout ce qui faisait moi dans mon enfance, c'est à dire un peu sauvageonne, un peu rigolote et envie d'aller vers les autres, tout ça a été annihilé pour l'argent en fait t'étais en train de t'éteindre complètement,
- Speaker #0
pour l'argent donc là tes comptes ils étaient bien et encore même pas parce que tu dépensais beaucoup je dépensais beaucoup,
- Speaker #1
je gérais très mal et il y avait un truc aussi bizarre de j'achète les choses Quand je vois des copines, il fallait absolument que je paye le resto. Il fallait que je paye le café. Comme si ça rattrapait tous ces moments où je répondais pas aux textos. Où je me pointais pas aux anniversaires. J'offrais des cadeaux beaucoup trop chers. Et du coup, mes copines comprenaient pas. C'était bizarre. Même mon copain, au début, je lui faisais limite du love bombing. Je lui achetais des cadeaux. Il était là, mais ça fait un an qu'on sort ensemble.
- Speaker #0
Pas besoin de ce yacht. Non, non, je déconne. Mais j'avais l'impression que j'avais un peu vendu mon âme au capitalisme. Et tant que j'ai de l'argent, je serai heureuse. Alors qu'en fait, l'argent ne fait pas le bonheur. Moi, l'argent m'a pris mon bonheur.
- Speaker #1
Mais ce qui est hyper dur, et je pense qu'il y a plein de gens qui se reconnaîtront aussi dans ton témoignage, c'est que quand on a un job, entre guillemets, avec des conditions confortables, et c'est le cas pour beaucoup de femmes et d'hommes qui sont... salariés avec un revenu de plus de 2000 euros ou alors des temps partiels, un confort de vie, mais qu'au fond d'eux, ils sentent que c'est plus leur place et qu'ils ont envie d'autre chose. C'est hyper dur quand même de quitter ce confort-là. Donc toi, tu nous expliques que tu étais en train de t'éteindre, de t'oublier. Et comment tu as pris cette décision quand même de tenter autre chose ?
- Speaker #0
Ça venait d'abord de retrouver une vie saine. C'est-à-dire, ok, là, je travaille trop, il faut que je trouve une autre passion, il faut que je trouve un autre truc. Je manquais vraiment d'énergie parce que toute mon énergie passait par trouver des nouvelles idées, faire encore plus de pognon, etc. Et du coup, j'ai voulu remettre un petit peu de sport dans ma vie. Je ne savais pas quel sport faire. J'avais plein d'injonctions. Ça, c'est pour les garçons. Ça, tu ne vas pas y arriver. Ça, c'est trop dur. Ça, tu ne vas pas tenir. Donc, j'ai réessayé un peu tout. Le tennis, j'ai tenu quatre mois. C'était mon sport d'enfance. Ça ne me plaisait plus. J'avais fait de l'aïkido. Tu vois, petite, j'avais essayé plein de trucs et tout me plaisait. Mais adulte, impossible de retrouver quelque chose. Et je me suis dit, allez. Autant mettre une cartouche, ça faisait des années déjà que je faisais du sport pour perdre du cul. Le surpoids, ça a toujours été un sujet chez moi avec des troubles du comportement alimentaire, de la boulimie, etc. Et du coup, à chaque fois, c'était aller à la salle de sport pour faire des cours, pour abdofessier, machin. T'étais là pendant une heure et t'es concentré sur le fait que tu souffres. C'était vraiment pas agréable. Et donc, en septembre 2025, je me suis inscrite au CrossFit. J'ai adoré ça. C'était super chouette, on était tous ensemble, gros mec musclé, essayer de faire des tractions, essayer de faire des pompes, ça m'a énormément amusée. Et c'était très chouette, et c'est là que je rencontre un mec qui deviendra mon pote, et je lui dis toute fière, moi je fais 4-5 séances de crossfit par semaine. Il me dit c'est super, ça sert à rien. Je dis pourquoi ça sert à rien, merde, je viens de trouver mon truc là, fais chier. Il me dit le crossfit ça va t'aider aussi, c'est bien pour le cardio, mais ça t'aide à construire de la masse musculaire qui doit t'aider à faire d'autres trucs. Et il me dit moi par exemple, je fais un triathlon, t'as qu'à le faire avec moi. Je fais... Il rigolait pas. Du coup, j'ai dit, bah écoute, pourquoi pas. En fait, il m'a mis la petite toupie d'Inception dans la tête. Elle est pas sortie de ma tête. Donc, en janvier, j'ai commencé à m'entraîner pour ce triathlon. Donc, j'ai fait toutes les erreurs classiques. Je me suis mis des cartouches de cardio. J'ai fait monter mon cortisol à mort. C'était terrible. Mais du coup, tout ça, je l'ai documenté. Et en fait, ça a pris tout de suite. C'est-à-dire que j'ai documenté sur mon Insta perso.
- Speaker #1
Sur ton Insta, voilà.
- Speaker #0
Ouais. J'ai documenté et mes copines qui avaient le même âge que moi, qu'elles aient le même type de corps que moi ou pas, elles se reconnaissaient forcément dans un truc. Dans le fait de ne pas avoir les fringues appropriées, de ne pas trouver où faire, de ne pas trouver le temps, de ne pas savoir comment s'alimenter, de « oui ok, je me suis mis à la course, mais j'ai eu une dalle, du coup j'ai pris 3 kilos » .
- Speaker #1
Et comment tu as trouvé ce courage-là ? Parce que comme tu dis, tu parles du surpoids. Aujourd'hui, quand on a son feed Instagram, les corps qu'on voit qui font du sport, c'est des corps, en effet, dans lesquels je ne me reconnais pas non plus. Et puis même toutes les nanas qui donnent des conseils fitness, mais qui n'ont jamais eu d'enfant et qui ont 23 ans. En fait, qui te disent en deux mois tu peux retrouver ton corps. Non, en fait, je vais avoir 40 ans, je ne retrouverai jamais mon corps de 20 ans. Et puis en plus, ce n'est pas grave. Mais du coup, comment tu as eu ce culot-là ?
- Speaker #0
Je suis partie de... Ce n'est pas des péchés capitaux, mais disons deux gros défauts. Un, la colère de voir personne qui me ressemblait. Et deux, le besoin de reconnaissance. J'avais vraiment besoin de lumière. Et en fait, j'aime bien quand on me dit c'est bien ce que tu fais, tu es courageuse, tu es jolie. J'aime bien ça. Donc j'ai commencé sur Insta perso, ça a tellement pris que je me suis dit, allez vas-y, on se fait Insta pro. On va l'appeler Gougougo Valoche, histoire de... Donc,
- Speaker #1
arrobase Gougougo Valoche, pour celles qui veulent suivre l'aventure.
- Speaker #0
Et j'ai commencé juste en faisant des petites stories, en publiant des premières vidéos. Et j'avais suivi un conseil justement de Flavie Prévost, que tu vas recevoir dans un épisode juste après. Et Flavie disait, en fait l'entrepreneuriat c'est simple, faites quelque chose qui est facile.
- Speaker #1
Facile pour vous. Facile pour vous,
- Speaker #0
facile à faire quoi.
- Speaker #1
Et chacun a son domaine, sa zone de génie. Exactement. Et moi, c'est la vidéo. Non, mais alors clairement, quand on a passé une semaine à Biarritz, des fois, il me disait, viens, on fait une vidéo. Et en fait, c'était incroyable. Elle prend son téléphone, elle l'allume, tu rayonnes, t'as pas de prompte, c'est incroyable. T'es faite pour ça.
- Speaker #0
T'es trop mignonne. Donc,
- Speaker #1
t'as trouvé ta zone de génie et t'as allié ça au sport qui était finalement, pour le coup, là, pas ta zone de génie.
- Speaker #0
Ça, c'était vraiment dur. Se filmer en s'entraînant, c'est vraiment dur. Parce qu'au début, tu cherches le bon angle pour être jolie, pour machin. Et ça m'a pris des mois. de lâcher prise, de me montrer moche, rouge, pas coiffée, parce que flemme de se maquiller pour aller courir quand même, perso, grosse flemme. Mais en même temps, il faut quand même ce côté esthétique pour Insta. Parce qu'il faut du scroll stopper, parce que j'ai pris les codes de LinkedIn et je les ai adaptés à Instagram, tout simplement. En travaillant un peu plus les hooks et tout ça, que tu connais très bien. Mais ça, ça a été difficile au début, de se dire, allez, tu fais ça pour la bonne cause. Et en fait, j'ai tout de suite eu des commentaires trop gentils, de gens trop cools. De nanas qui me disent « Merci, tu m'as motivée. Grâce à toi, j'ai été au sport. Je me suis réinscrite à mon sport d'enfance. Le twirling, c'est trop bien. » Tu te dis « Merde, depuis chez moi, j'ai un impact chez les gens. »
- Speaker #1
Le twirling, c'est trop bien. T'es sûre de ça ? C'est le truc avec les baguettes, là ? Tu fais ça ?
- Speaker #0
Ah non, moi non. Mais il y a des gens qui le font. Ils sont super, ces gens-là. C'est hyper dur comme truc. Moi, je fais pas une péterneuille.
- Speaker #1
Je mets ça dans la même catégorie que tu sais que les sports avec le gros truc qui avance et tu passes du chiffon devant. Tu vois ou pas ?
- Speaker #0
Pas le chiffon, la brosse. Ah, on est vraiment inéduqués, c'est scandaleux.
- Speaker #1
On retrouvera le nom pour le prochain épisode.
- Speaker #0
On vous le met à l'écran. Laetitia, tu nous le mets à l'écran.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, tu vis de ça ? C'est ton métier, en fait. Non,
- Speaker #0
mais ça, c'est... Vas-y, parce que... Il faut que je te raconte. Non, mais parce que ça, c'est quoi de mon fou, par contre ? Genre, vraiment, je vivais ma vie grâce à LinkedIn. Je faisais des coachings, j'avais des clients, des masterclass, des trucs. C'était marrant, quoi. Et Insta, j'ai commencé à y aller et j'ai fait des vidéos qui sont un peu cool. Et en fait... commencer direct à recevoir des messages de marques de haut purée. Toi, t'es dans une niche femme ronde, entre 25 et 35 ans, tu parles aux gens cadres, tu parles aux freelancers, tu parles à toutes ces cibles-là, et tu parles de mettre du mouvement. Et ce qui est génial avec le mouvement, c'est donc pas perdre du cul Bikini Body, le mouvement avec un arc-en-ciel, le mouvement, ça touche à la fois l'alimentation, donc les compléments alimentaires, les programmes, etc. Ça touche les fringues, l'équipement. Donc les gilets de course, etc. Ça touche les salles de sport, ça touche les programmes, ça touche les coachs. En fait, il y a un milliard de trucs que tu peux mettre avec ça. Et les marques, du coup, étaient en recherche d'ambassadeurs. J'ambassade bien,
- Speaker #1
disons. Ce que je trouve génial, en fait, c'est qu'on parle de... Il y a les gens qui peuvent se dire, « Oui, mais moi, je ne sais pas faire des vidéos. » Mais sur LinkedIn, tu ne faisais pas de vidéos, ce n'est pas le support. Et tu n'étais pas sportive. Et donc, en fait, aujourd'hui, comme tu dis, tu avais envie de changement, tu avais envie de mouvement. Donc, certes, tu maîtrises l'auratoire, etc. Ça, c'est une vraie compétence que tu as. Mais du coup, le reste, il y a quand même une histoire de Paris et de... Parce que du coup, tu as lâché des clients.
- Speaker #0
Du coup, en fait, quand ça a commencé à devenir rentable, ce qui est hyper intéressant avec l'influence, et je suis désolée, je vais être hyper cachoquée là-dessus, les influenceurs ne savent absolument pas se vendre. Moi, je trouve ça facile, encore une fois, parce que j'ai 29 ans, mais je trouve ça assez fastoche, mine de rien, de dire à une marque, vous inquiétez pas, je sais très bien de quoi vous avez peur. Vous avez peur que je prenne vos produits et que je ne vous réponde plus et que je ne fasse pas de vidéo. Vous avez peur que je démonte votre produit. Vous avez peur que la vidéo ne soit pas caddique, que ce soit mal tourné, mal filmé. Tout ça, en fait, c'est comme des objections de vente pour vendre un programme LinkedIn. Donc, c'est-à-dire, je vous fais une vidéo, je vous la livre 72 heures après la reçue du produit. Je vais faire des stories, traquer. On a un contrat où je vous montre combien vous avez le droit d'aller-retour sur la vidéo. Je vous dis que moi, j'ai une monteuse, j'ai un cadreur, j'ai des lumières, je montre le matos. Ce n'est pas compliqué. Et les marques sont rassurées là-dessus. Et avec une bonne communication, c'est assez facile. Moi, je trouve ça facile de signer des clients cools.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, parce que ce qui se fait beaucoup sur Instagram, c'est du gifting. Ça veut dire que les marques, elles envoient des cadeaux. Moi, ça m'est arrivé au début. Puis, ils te demandent des stories. Mais tu ne vis pas des giftings. À un moment, tu as juste une étagère pleine de merde dont tu ne te serviras jamais. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et donc, du coup, toi, tu fais des collaborations qui sont rémunérées.
- Speaker #0
Oui. Alors, j'accepte parfois du gifting. Tu vois, par exemple, une nana, elle a créé une brassière pour les fortes poitrines. La petite meuf, elle a 25 piges, elle a pris ses derniers deniers, elle a designé le truc, elle est allée chercher le producteur, l'usine, bidule. Ça, c'est hyper classe.
- Speaker #1
On voit lui de la force.
- Speaker #0
Mais vraiment, Kélia. Kélia Sportswear, extraordinaire, la meuf. Vraiment, K-E-L-Y-A. Elle est géniale.
- Speaker #1
Moi, j'en aurais pas besoin, mais je sais qu'on est gros seins. Allez-y.
- Speaker #0
C'est vraiment génial pour les fortes poitrines. Et la nana me dit, je dirais que j'ai pas de budget market. Par contre, je te l'envoie. Je serais ravie de bosser avec toi. T'es en mode, mais bien sûr. Par contre... les merdasses qui sont fabriquées en Chine, les produits, les compléments alimentaires que tout le monde fait, et ils me disent juste je t'envoie et puis tu nous fais 5 stories. Non, non, non. Soit t'as le budget market, c'est pour ça que je fais toujours un call d'abord, où j'ai toujours un petit questionnaire pour vérifier, vous avez du budget market ? Non, vous en avez pas ? Ok. Gifting ? Ok. Par contre, gifting, pas d'obligation. C'est pas contractuel du gifting. Si ça me plaît et je fais une story, ça me plaît pas, désolé, tu m'auras offert un truc.
- Speaker #1
Donc aujourd'hui, tu as construit autour d'Instagram une activité rentable. LinkedIn, c'est fini. Ça se passe comment ? Tu vois,
- Speaker #0
je l'ai clôturé il y a deux semaines.
- Speaker #1
Ok. Ça t'a fait quelque chose ? Oui. Oui,
- Speaker #0
mais en même temps, j'ai refait tout mon profil. Je dis bien que je vais continuer à communiquer sur LinkedIn parce que j'adore ce réseau. Je le trouve trop fun. Ça va être un autre pilier de ma communication où je vais pouvoir parler des dessous de l'influence, comment ça se passe. Moi, dans ma stratégie, parce qu'on parle entre businesswomen ici, la stratégie, c'est je vends en fait des packs. C'est-à-dire qu'il n'y a pas beaucoup d'influenceurs qui ont LinkedIn. Donc j'ai Insta, TikTok évidemment, j'ai Facebook histoire de... Je commence les vidéos longues sur YouTube, histoire de planter des graines pour le futur. Mais avoir en plus LinkedIn et Newsletter, surtout LinkedIn, 66 000 abonnés, c'est ça qui me différencie. Donc ce que je propose comme pack en général pour les grosses marques, c'est que oui, il y aura de la vidéo avec les produits, mais sur LinkedIn et Newsletter, je fais genre le portrait du CEO par exemple, ou portrait de la stratégie marketing de tel produit. Et ça, ça fonctionne super bien. Parce que du coup, on est sur du B2B à mort. On est vraiment sur de l'image de marque, alors que sur Insta, on est plutôt sur de la vente pure. Et donc ça, c'est pas mal. Sur LinkedIn et Newsletter, je propose quelque chose de différent, d'où l'intérêt de continuer à proposer du contenu là-dessus. Et ça me permet de garder des liens avec ma communauté. Et j'adore vraiment LinkedIn. Je trouve ça hyper cool.
- Speaker #1
Ok, donc on arrête un peu le... Ouais, pardon.
- Speaker #0
Du coup, j'arrête le coaching, mais je continue d'être présente sur ce réseau. Ouais,
- Speaker #1
ok. Donc aujourd'hui, tu vis de cette activité en ligne sur Instagram. Est-ce que tu peux me raconter une journée type ? Je suis très, très curieuse. Et surtout, que j'ai aussi envie de savoir, tu vas me raconter deux choses. La journée type, et tu parlais aussi de ce côté méritocratie pendant ton enfance avec tes parents. Ils doivent se dire, attends, elle fait des footings et elle gagne de l'argent. C'est quoi cette histoire ?
- Speaker #0
Ah, j'adore cette question, purée, je suis trop fan. Ok, en phrase de connasse, ce qui me vient avec ma journée type, c'est qu'il n'y a pas de journée type.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
En fait, je me lève avec le chant des oiseaux. Non, pas du tout. Je me réveille, j'ai mon petit programme. Alors déjà,
- Speaker #1
tu ne te lèves pas très tôt, je crois, parce que quand je t'ai dit au début 9h, tu m'as dit 9h45, c'est possible ?
- Speaker #0
Je suis désolée.
- Speaker #1
C'est pas grave.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai que j'aime bien dormir le matin. Mais surtout, je suis une courbature géante. Donc j'avoue que la récup, elle me fait du bien.
- Speaker #1
Mais du coup,
- Speaker #0
c'est chouette parce que tu peux plus écouter ton corps.
- Speaker #1
Donc tu te lèves à ton rythme. Donc entre 9h et 10h, du coup ?
- Speaker #0
8h30, 9h. 8h30, 9h. Voilà, tranquille. Je me lève et en général, je commence par le sport. Donc en fonction de mon programme, soit je vais à la salle parce que je suis sur du renfort, soit je vais plutôt courir, soit je vais à la piscine, soit je vais faire du vélo. Parce qu'en ce moment, je suis sur le triathlon. Après, je vais passer sur le running, donc ça va être un programme un peu différent. Mais je me suis mis des périodes de trimestre, des trois mois pour tester des sports, bien les documenter et puis après faire une vidéo longue là-dessus. Donc en général, je vais m'entraîner. J'ai tendance à me filmer, faire une story, etc. Je mange le midi et l'après-midi, je vais être vraiment sur du commercial en fait. Ce qui est génial, c'est que j'ai eu la chance de tomber sur la meilleure monteuse du monde, qui est absolument géniale. Et elle, j'ai un drive, je lui mets toutes les vidéos sur le drive. On a un document où il y a les vidéos un peu trend et les vidéos storytelling. En fait, je ne fais pas de script, donc j'avoue que les vidéos storytelling, c'est juste le nom de la vidéo. Je balance toutes mes vidéos, je fais du commercial. Et l'après, je vais aller faire mes pas ou je vais aller chercher d'autres idées. Je vais aller voir aussi des boutiques, par exemple, en réel, pour dire, hey, au fait, je suis hyper fan de vous, Décathlon Vertout. Est-ce qu'on peut pas envisager une collaboration ensemble ? Enfin, je vais montrer ma gueule. Ça, ça plaît pas mal. Et ça, c'est vraiment une journée de kiff ultime. Alors, j'imagine qu'évidemment, si dans ça, t'as les yeux carquillés de dire « Putain, qu'elle fait niasse, ça fout rien. » Mais en fait, je l'ai voulu et je l'ai cherché, ce mode de vie. Je trouve ça absolument extraordinaire quand une copine te propose un café à 15h de dire « Oui, bien sûr, bah tout de suite, ma puce. » Ça, c'est la richesse ultime.
- Speaker #1
Par rapport à cette histoire de méritocratie... Quand t'as dit à tes parents, j'arrête LinkedIn, alors que ça cartonne et que c'était quelque chose, même si t'étais à ton compte, ça reste plus conventionnel, on va dire, de vendre du coaching. Je vais vendre des vidéos de moi qui fais du sport sur Instagram. Ils ont réagi comment ?
- Speaker #0
Ils étaient super heureux.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #0
Ouais. J'ai de la chance d'avoir des parents qui sont relativement, enfin pas relativement, ils sont très intelligents, enfin même mon petit frère. Même si parfois il y a un peu ce truc de, bon alors ça bosse, alors que t'étais, bon non je viens de me lever. il y a ce truc de ah Tu viens de te lever. Bon, d'accord, donc il y a des fois des petites blagues, mais c'est jamais piquant. Et en fait, de par mon enfance, on a toujours vécu en décalage. Ça bossait les week-ends, ça bossait en saison. Donc la semaine, parfois, c'est plus cool. Donc ce qui est trop bien, c'est qu'on peut se retrouver un jeudi pour aller à l'île-dieu. Et comme ça, on est tous en famille et c'est trop cool. Et donc, même si parfois, il peut y avoir des petites blagues, ils sont très fiers de ce qui se passe. Mes parents sont abonnés sur tous les réseaux. Tous les réseaux. Ma maman, elle va commenter des fois. Elle me dit, je pense que tu as un abonné de plus parce que... Le jour, on est parlé au coiffeur et puis il s'est abonné.
- Speaker #1
Jean-Michel.
- Speaker #0
C'est trop mignon. Elle me dit, t'as vu qui c'était ? Je dis, bah non, j'ai pas vu malheureusement. Mais c'est adorable, tu vois. J'ai beaucoup de chance d'avoir des parents fiers de ça.
- Speaker #1
C'est cool. Tu viens de dire quelque chose que je trouve hyper intéressant et moi qui m'insupporte, c'est que cette idée de il faut vraiment beaucoup travailler pour gagner ta vie. C'est une histoire de méritocratie quand même. Et je sais que moi, des fois, j'ai des journées où je travaille pas beaucoup et je vois bien que, en fait, quand je parle de mes journées type, Des fois, je vois bien que je... tire un peu le trait, j'exagère, tu vois ? En mode comme si, je sais pas, c'était pas ok de travailler de 9h à 14h par exemple. Alors qu'en fait, est-ce que c'est pas le goal ultime ? de tout un chacun, de se dire je vais gagner autant, mais en travaillant moins. Moi, cette histoire de travailler plus pour gagner plus, les neuf mois qui arrivent vont être intenses en politique, on ne va pas se positionner ici, mais en fait, d'entendre qu'on veut nous faire travailler plus par semaine, par année et dans notre vie, personnellement, moi, je ne signe pas pour ça. Et quand j'accompagne les femmes autour de leur investissement immobilier avec Pépite, souvent, je leur dis au début, l'immobilier, ça doit être au service d'une vie plus riche. Donc, qu'est-ce que tu veux dans ta vie ? Et je pense qu'à 100%, elle me dit toute, je veux travailler moins et je veux du temps pour moi. C'est le goal de tout le monde. Donc, assumons-le, en fait, de se dire, s'il y a des journées où tu ne bosses pas, même, c'est OK. Et je veux te dire, bravo, si ta journée de travail, des fois, c'est du 9h au midi, ou même que tu peux te dire un jeudi, un vendredi, je ne bosse pas parce qu'en fait, j'ai fait mon chiffré et j'ai envie de glander devant Netflix.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Avec mon chat.
- Speaker #0
Avec mon chat. Ça, c'est vrai. Oh mon Dieu, pitié. Plein de photos à l'écran. de mon chat, plein, là, une là, une ici une là, juste là,
- Speaker #1
parfait donc ta vie de rêve aujourd'hui, t'as l'impression de l'avoir atteint ah il peut te manquer encore des choses oui,
- Speaker #0
bah dans l'idée moi j'aimerais bien fonder une famille plus tard donc je dis pas que je prépare ma vie pour avoir de la place pour mais là en ce moment j'ai une vie plutôt chill, plutôt cool parce que j'ai vécu la vie à mille à l'heure ok Je sais ce que c'est. Pendant 3-4 ans, j'ai cravaché. J'avais monté une agence, j'avais des collaboratrices, j'avais une dizaine de freelances aussi qui bossaient avec moi, j'avais créé un studio vidéo, j'avais plusieurs activités et j'ai fait des journées de 10h, des journées de 12h, de 13h. Peut-être pour de raison, on ne va pas déconner quand même, on est sur YouTube, on peut faire genre. J'avais des journées de 24h, 28h. Je ne dormais pas pendant 6 mois. J'ai eu des grosses journées, donc je sais ce que c'est. J'ai apprécié ce rush. Là, j'ai un âge différent, avec des objectifs différents. J'ai envie de prendre soin de mon corps, de ma santé. J'ai envie de me retrouver en forme. J'ai envie d'avoir de la force du gros biceps.
- Speaker #1
On ne veut pas qu'on fasse un bras de fer tout à l'heure ?
- Speaker #0
Je suis chaud de fou. Elle va me démonter, ça va être très drôle. Je n'y suis pas sûre. Si, tu as de la force. Donc, pour avoir testé, je sais que maintenant, c'est plus ce que je veux. Mais peut-être que ça va revenir après. Et encore une fois, une grande richesse de la vie, c'est-à-dire accepter tout ce qui tombe. Donc là, par exemple, demain, j'ai un proche qui a besoin de moi. J'ai le temps pour aider ce Ausha. Et ne pas faire en fonction de ce qui a pu se passer ou par trauma ou quoi, mais j'ai essayé, c'était cool, c'était marrant. J'ai fait genre la meuf super occupée tout le temps au téléphone. Maintenant, je suis un peu plus chill, un peu plus cool, un peu plus tranquille. Et peut-être que le prochain podcast qu'on fera ensemble, je serai en mode, ok, alors là, je suis au taquet. Je suis à Dubaï toutes les deux semaines.
- Speaker #1
Non, mais ce que je trouve hyper intéressant dans ce que tu dis, c'est que c'est hyper ok, justement, de vouloir une vie plus cool, plus chill, avoir du temps. Et c'est aussi au cas des fois d'avoir envie de beaucoup travailler. Et ça, moi, je le dis. découvre seulement. Parce qu'en fait, j'étais salariée toute ma vie, je suis à mon compte depuis pas longtemps, et en fait, je n'ai jamais autant kiffé travailler. Et moi qui disais toujours, je veux aller chercher mes enfants à 16h20 à l'école, tous les mercredis avec eux, et bien je dirais que ça fait 6 mois que ma femme me dit, mais titou, ils ont été au périscolaire deux fois cette semaine, et je suis là, j'ai trop envie de faire un podcast, j'ai signé un contrat d'édition avec, je t'ai même pas dit, une maison d'édition pour un livre sur l'investissement immobilier au féminin. Donc, aujourd'hui, mes enfants vont avoir 9 ans. Et en fait, je me dis, c'est aussi hyper ok de me dire, j'ai vraiment donné beaucoup, j'ai des jumeaux. J'ai donné énormément, énormément pendant 8 ans et demi. Et aujourd'hui, je me dis, à mon tour là, de m'épanouir un peu dans autre chose que la parentalité. Et donc là, je me dis, j'ai l'impression d'être dans, là je vais avoir 39 ans. Et j'ai l'impression que les 10 prochaines années, j'ai envie vraiment d'accomplir des grandes choses en lien avec le travail. limite toujours en étant à l'écoute. C'est-à-dire qu'avec ma femme, on ne veut pas travailler le vendredi, on aime bien faire des visites émaux, rénover, bien surtout mes week-ends avec les enfants, un mercredi sur deux. Tu vois, le matin, j'ai envie de promener mon chien à la plage. Toujours cool, mais quand même, j'ai envie, je crois, de travailler un peu plus. Et ça aussi, c'est complètement OK de se dire j'ai envie de me réaliser dans autre chose que la parentalité. L'idée d'une vie plus riche, c'est de se dire qu'est-ce qui te fait kiffer aujourd'hui ? Fais-le. Et ce n'est pas ce qui te fera kiffer dans six mois ou dans dix ans.
- Speaker #0
Ça c'est les applaudissements des drag queens. J'ai pas les longs ongles, mais avec les longs ongles, elles font tac, Ça fait pas trop de bruit, j'adore.
- Speaker #1
Valentine Soda.
- Speaker #0
J'adore quand tu répètes mon nom à chaque fois. En même temps,
- Speaker #1
c'est classe, quoi. D'ailleurs, j'ai mis des boucles d'oreilles, j'ai mis quoi ?
- Speaker #0
Des petits poissons !
- Speaker #1
J'ai cherché des... Je voulais te faire une petite blague, et je cherchais des petites canettes de soda, j'ai pas trouvé.
- Speaker #0
Tu trouves ça classe, Soda, toi ?
- Speaker #1
Ah, hyper classe, Valentine Soda. T'es hyper intéressante, quoi, en plus.
- Speaker #0
J'ai eu beaucoup de tépétillantes, machin. Il y en a un à un moment sur Instagram, mais c'est un hater, il m'a dit t'es pleine de sucre. C'est un peu drôle. Non, c'est un peu marrant. Mais à la base, c'est Ausha et c'est saudade comme la nostalgie en portugais. Oh oui ! C'est stylé.
- Speaker #1
Il y a une chanson, Sodal ?
- Speaker #0
Oui, elle est belle. Quand j'étais petite, mes parents, ils faisaient croire que c'était pour moi. J'y croyais.
- Speaker #1
Donc, Valentine, qu'est-ce que tu dirais à une femme qui a envie de se mettre au sport, qui part de zéro, qui n'ose pas parce qu'elle n'a pas le bon corps ou elle a peur que tu regardes les autres ?
- Speaker #0
On va falloir baisser le son. Putain, mais fais-le, merde ! Pardon, j'ai demandé le micro. Ok. Tu veux te lancer dans le sport, t'as l'impression que t'as pas ta place, t'as l'impression que t'es pas à l'aise dans ton corps, que tu vas pas y arriver, c'est exactement le moment où il faut te lancer. Ne vois pas ça comme faire du sport, comme une corvée. Vois ça comme un cadeau que tu te fais à toi-même, c'est limite une journée spa. Moi j'avais vachement de mal à être solo avec moi, parce que des fois je m'aime pas, des fois je m'énerve, et puis des fois il y a des petits nuages noirs dans ma tête qui font que je préfère être occupée et avoir plein de bruit, et avoir un truc dans les oreilles pour pas être seule avec moi. Mais... J'avais l'impression, dans ce cas-là, de prendre la petite Valentine gamine qui me disait « je suis triste et je suis malheureuse et ça, ça me fait peur » et faire « chut,
- Speaker #1
tais-toi » .
- Speaker #0
Et c'est encore pire de dire à un enfant « tais-toi » quand il pleure. Donc j'ai appris à me prendre par la main et faire « allez, viens, on va marcher au début. Puis après, on va trottiner. »
- Speaker #1
C'est ça que j'allais dire parce que le sport, tu dis « spa » . Mais en fait, pour plein de gens, excuse-moi, c'est antinomique. Sport et spa, le sport, ça fait mal. Tu es quand même dans la contrainte, il y a de la douleur, tu infliges des choses à ton corps. Donc sport et spa, au début, ce n'est pas si évident.
- Speaker #0
En fait, on ne se rend pas compte, mais on s'inflige énormément de choses difficiles tous les jours moralement. Des décisions qu'il y a à prendre, le taf, s'occuper des enfants, se lever tôt. Se lever tôt, ça peut être une torture quand on n'aime pas son taf ou quoi. Donc pour moi, j'ai préféré choisir la difficulté physique. Ça m'a rendu plus forte mentalement. Donc en vrai, le sport, ça a tellement le mouvement, ça a tellement, tellement de bénéfices, que ce soit au niveau du mental, du courage, de la mobilité, de la force. Ça nous permet de vieillir mieux, de vieillir. plus vieux, de voir vos enfants plus longtemps, toutes ces choses-là. Moi, j'en avais vraiment marre de dire non. On va faire une rando entre copines ? Non, parce que je sais que je vais être dernière et ça va me saouler. On va marcher de tel point à tel point ? Non, moi, je vais prendre le but, je vous suis. C'est hyper saoulant. Au-delà de l'aspect physique de je veux faire un 34 et je veux être jolie, le mouvement est tellement nécessaire en tant qu'être humain. On a une société qui est aujourd'hui grossophile, grossophobe. Tout est fait pour nous faire grossir, mais il ne faut pas être gros. On est dans une société aussi où tout... Tout est fait pour nous rendre sédentaires et immobiles. Du coup, c'est hyper important de se prendre en main, tout simplement, et d'être un petit peu responsable là-dessus sur notre santé. Et le mouvement peut prendre tellement de formes. Oui, de formes différentes, de chemins. Le mouvement peut prendre tellement de formes et tellement de chemins différents. Oui, tu dis marcher,
- Speaker #1
sortir son chien. Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Aller nager, qu'est-ce que c'est bien d'être dans l'eau, on flotte, c'est agréable, l'eau est chaude. C'est un petit kiff, il y a tellement de choses qu'on peut faire, il faut juste trouver le vôtre.
- Speaker #1
Et ce que tu dis aussi là qui m'a interpellée, tu parles de... En fait, tu n'as pas fait le sport pour faire du 34. Et peut-être qu'il faut arrêter de se dire... Moi, c'est mon cas. De me dire, je veux faire du sport pour maigrir. Parce qu'en plus, souvent, c'est faux. On prend du muscle. Donc moi, je n'ai jamais pesé aussi lourd que depuis que je me suis mis au sport, depuis un an. Mais en fait, le corps se transforme quand même. Donc, ce n'est pas forcément... Il faut arrêter, en fait, de... Il faut peut-être enlever les balances aussi, tout simplement.
- Speaker #0
Oui, oui, vraiment. Non, non, il faut enlever les balances. Moi mon premier défi ça a été de vaincre les troubles boulimiques que je pouvais avoir, ça c'était sûr. Et en fait ce qui est bien avec le sport c'est que t'as envie de manger des bonnes choses quoi. T'en as marre d'être constipée du coup tu commences à manger plus de fibres. Moi je fais un toléranto lactose, je m'enfilais des pots de glace quand même, du coup j'ai arrêté. Parce qu'après t'as le ventre tout gonflé, c'est super désagréable.
- Speaker #1
Ça va le transit maintenant ?
- Speaker #0
Non mais quel bonheur ! Pardon on peut parler des vraies choses ou pas ?
- Speaker #1
Tu vas à la toilette tous les jours, c'est fluide !
- Speaker #0
Aller aux toilettes une fois par jour ? Mais quel bonheur ! Mais moi j'y allais 3, 4, 5 fois quoi ! T'as bon ? Ah mais oui !
- Speaker #1
À cause de l'alimentation ?
- Speaker #0
À cause de l'alimentation, parce que je mangeais beaucoup et je mangeais beaucoup de pâtes, beaucoup de riz. Donc j'allais tout le temps. Je ne savais pas faire de sauce autrement qu'avec de la crème. On progresse, on progresse.
- Speaker #1
Je te remercie, Valentine. On va passer à des petites questions un peu plus cash. J'ai un petit carnet.
- Speaker #0
J'adore. Je suis chaud. Tu es prête ou pas ? Là, je suis au taquet. Là, tu m'as bien réveillée.
- Speaker #1
Avant d'ouvrir mon petit carnet, je voudrais que tu me redises du coup quand tu penses à ta vie aujourd'hui. Une vie riche, c'est quoi pour toi ? C'est pas des grandes phrases ou des petits mots.
- Speaker #0
Du temps. Absolument, temps. Pour moi, vraiment de liberté. Je choisis de me coucher tard parce que j'ai envie de bosser jusqu'à minuit et je choisis de me lever tôt parce qu'il fait beau et que j'ai envie d'aller courir. Je choisis d'aller au spa un jeudi parce que j'en ai envie. Et riche de rencontres. Je peux aller rencontrer des gens dans des endroits où j'ai envie d'aller les rencontrer. Dans des conférences, dans des trucs d'entrepreneurs. J'adore les entrepreneurs, c'est des fous.
- Speaker #1
Ouais c'est des malades, c'est des malades les mecs,
- Speaker #0
c'est des fous furieux. Donc voilà.
- Speaker #1
T'es prête ?
- Speaker #0
Oh ouais, j'espère que vous aussi vous êtes prêts, moi je suis au taquet.
- Speaker #1
Alors c'est pas compliqué, j'ai mon petit carnet, j'ai écrit des questions, et du coup toi tu me dis stop, ok ?
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On va écouter ceux qui vont nous écouter en podcast. ASMR. ASMR, attention.
- Speaker #0
Stop.
- Speaker #1
La dernière fois que tu as pleuré.
- Speaker #0
J'en sors, j'y retourne. La dernière fois que j'ai pleuré ? Hier, je pense.
- Speaker #1
C'était pourquoi ?
- Speaker #0
Pourquoi j'ai pleuré hier ? J'ai pleuré parce que on a fait, avec mon copain, on rentre de vacances à vélo. On a voulu se faire des vacances en vélo.
- Speaker #1
J'ai vu Tasteri sur Instagram. Catastrophe.
- Speaker #0
C'était horrible. C'était super chouette. Mais on a voulu faire des vacances de bobos en mode, nous, on est tellement mieux que vous. On ne prend pas l'avion, en fait. Nous, on fait Nantes-Angers en vélo. Et on s'arrête sur les petits bleds. Et en fait, le premier jour, on s'est planté. On n'a pas pris le bon chemin. Et en fait, on a pris le GR comme des cons, plutôt que de prendre de la Loire à vélo. Donc, on a dû porter les vélos comme des fous. Et au lieu de mettre trois heures pour arriver à notre camping, on a mis sept heures. Donc en fait j'ai pleuré de rage tellement j'avais mal, j'avais mal aux cuisses, j'avais mal aux bras, j'avais mal au cul, j'en avais trop marre. Donc j'ai vraiment pleuré de rage de pas sentir mon corps assez fort pour tenir ça. Mais mon copain il m'a dit qu'il avait failli pleurer lui aussi donc ça m'a conforté.
- Speaker #1
On est d'accord que c'est hyper ok de pleurer ?
- Speaker #0
C'est complètement ok de pleurer !
- Speaker #1
Moi je pleure souvent et ma femme elle me dit tu pleures tout le temps et mon fils il me dit le jour maman tu pleures tous les combien pis ? Je dis je pense une fois par semaine minimum.
- Speaker #0
Ah oui !
- Speaker #1
Mais des fois, c'est juste une vidéo qui va m'émouvoir. Hier, j'ai regardé un film, j'ai pleuré. T'as regardé quoi ? Alors, j'ai une très mauvaise mémoire des noms des films. C'est avec Camille Cotin, ça se passe dans les années 80. Juste une illusion. Je veux trop le voir. Alors, c'est pas un film que j'ai trouvé extraordinaire. Enfin, il restera pas dans les annales. Mais en fait, il m'a émue parce que c'est des petites choses simples de la vie de famille. Et voilà. Ça t'a touchée.
- Speaker #0
Ouais, ça m'a touchée. À la fin,
- Speaker #1
j'ai pleuré. Mais je peux pleurer des fois parce qu'il y a des... Tout simplement des journées de merde, je peux pleurer parce que je me fâche après mes enfants et que je m'en veux beaucoup après.
- Speaker #0
Les vidéos Insta. Les vidéos Insta des grands-parents qui sont à l'EHPAD et qui appellent leur petit-fils et le petit-fils dit je peux pas venir et il pleure. Non mais ça, il faut arrêter. Déjà moi j'ai arrêté sur les animaux, les Ausha, les Ausha perdus, les machins.
- Speaker #1
Alors moi c'est celle qui faisait pleurer avec les animaux, mais tu sais, je crois qu'en plus elles sont fausses. T'as plein de gens dans une salle et t'as les chiens qui choisissent leur maître.
- Speaker #0
Oh non !
- Speaker #1
Et donc on voit un papy qui va adopter, mais tu vois, un cané corso qui fait 90 kilos. un... Et c'est très très mignon. Non,
- Speaker #0
ça non, ça ne se peut pas.
- Speaker #1
Est-ce que tu as envie d'une deuxième ?
- Speaker #0
Ah oui, je t'en supplie. C'est vrai ? Mais bien sûr, je veux jouer tous les jours moi. Allez,
- Speaker #1
c'est parti.
- Speaker #0
Top.
- Speaker #1
Ta plus grande victoire personnelle ?
- Speaker #0
Elle n'est pas encore arrivée. C'est ce dimanche. C'est mon premier triathlon.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Ça franchement, me dire, je suis triathlète, 90 kilos, 29 ans. incroyable. Tu vas faire quoi ?
- Speaker #1
Et en plus, à l'heure où sortira le podcast, ce sera déjà fait. On rappelle ton compte Insta,
- Speaker #0
c'est gogogovaloche.
- Speaker #1
On peut aller te soutenir et te follow. Ok, trop chouette. J'ai deux petites questions pour terminer. Puisque tu sais que, comme je te dis, mon levier pour une vie plus riche, c'est l'immobilier. Forcément, je vais te demander si tu as de l'immobilier.
- Speaker #0
Je n'ai pas de l'immobilier, mais sache que, déjà depuis que je t'ai rencontrée, j'y pense de plus en plus. Et j'ai commencé à prêcher ta bonne parole, à dire arrêtez d'acheter du neuf. Un des meilleurs investissements reste la ruine rénovée. Alors, Anne, ce qui est hyper intéressant, c'est que justement, tout le monde pense que c'est la ruine rénovée. Mais en fait, ça dépend du secteur. D'ailleurs, j'ai prévu une vidéo ce week-end sur Instagram où j'explique. En plus, j'ai pris en photo une très belle maison dans un sale état en pleine campagne. Et j'ai pris l'exemple de même à 1 euro, je ne l'achète pas. Pourquoi ? Parce qu'en fait, sur certains secteurs, ça coûte... Imaginons si tu as à faire l'assainissement du gros oeuvre, de la charpente, de la plomberie que ça te revient à peu près à 2000 euros du mètre carré. Même si ta maison t'a coûté 1 euro, mais que ça te revient à 2000 euros, si sur le secteur, les maisons rénovées se revendent 1500 balles du mètre carré, tu vas perdre de l'argent. Je suis d'accord que les travaux, c'est un énorme levier de valorisation, mais ça dépend où. Bien sûr qu'on habite à Nantes, si tu achètes un bien rénové au bon prix, ça devrait le faire. Donc, objectif IMO, t'en as un petit peu ?
- Speaker #1
Mais de fou ! Je suis en train de réfléchir. J'ai des questions vraiment qui sont très... Très naïve, mon projet de rêve, ce serait acheter un terrain, faire construire dessus. Et je veux un truc campagne, pas trop loin de la mer. Tu vois, genre pas de la mer, pas trop loin de la ville. Là, en vélo, on a découvert Touareg, on a découvert Varennes,
- Speaker #0
à bord de Loire aussi, c'est très chouette.
- Speaker #1
Et je rêve de ça, de construire vraiment la baraque de mes rêves, quitte à faire après, tu vois, une extension. Mais je rêve de ça avec un studio vidéo, je rêve d'une petite pièce toute mignonne pour lire. Mais en même temps, j'avoue que le vieux...
- Speaker #0
la vieille pierre m'attire beaucoup quand même il faudrait que tu participes à mes ateliers Déclic c'est des ateliers que j'organise on va parler immobilier mais tu as bien vu immobilier bienveillant, le but on n'est pas des requins c'est pas de prendre toutes les parts du gâteau c'est de se dire que des fois avec juste une ou deux opérations on peut déjà changer un peu le cours de notre vie ou vivre dans l'endroit dont on rêve comme ce que tu viens de décrire c'est des ateliers bienveillants entre femmes et en visio ça s'appelle Déclic, donc je t'invite à venir au prochain et peut-être si tu veux rentrer dans mon accompagnement. Bien sûr, je vais rentrer dans Pépite.
- Speaker #1
Bien sûr, tous les jours.
- Speaker #0
Déjà 300 femmes qui sont en train de changer leur vie en 18 mois grâce à l'immobilier.
- Speaker #1
Quelle femme. Quelle femme, celle-là.
- Speaker #0
Ok. Écoute, j'ai une dernière question pour toi. Je vais fermer mes petits cahiers. Déjà, je te remercie beaucoup parce que je t'ai posé des questions intimes quand même. C'était très chouette.
- Speaker #1
Moi, j'adore.
- Speaker #0
Des fois, pour terminer, j'avais envie de te poser une question. En fait, je vais créer une playlist pour ce podcast Novirish. La playlist de Novirish que vous pourrez retrouver sur Deezer et Spotify. L'idée, c'est que quand il y a des journées où on ne se sent pas forcément bien, où on n'est pas dans un bon mood, où on se dit qu'on ne va pas accomplir des grandes choses, déjà, se dire que ce n'est pas grave, être en du jour avec soi-même. Mais peut-être que des fois, on a des chansons. Moi, je sais que je vis beaucoup. La musique, ça a une place hyper importante dans ma vie.
- Speaker #1
On a vu tes stories. Elle met une musique par story cette fois. Moi, je suis complètement dingue. Moi, je fais en sorte de retrouver exactement le moment où la chanson s'arrête à la story d'avant pour la mettre dans la story. Elle, elle met plein de chansons différentes à chaque story. C'est extrêmement divertissant.
- Speaker #0
Et ça peut être Aznavour et Larousseau, la story d'après. Ok ? Ou Ménélique. Enfin bref.
- Speaker #1
On ne sait pas.
- Speaker #0
Et donc, j'avais envie de te poser une question. Est-ce que toi, il y a une chanson qui t'enjaille ou tu te dis, c'est une chanson qui va... Je vais me sentir plus forte, je vais me sentir plus capable, je vais me sentir plus heureuse.
- Speaker #1
Oui, oui, je suis hyper contente. Non mais j'adore ce genre de questions vraiment parce que la musique a un grand grand effet sur moi au niveau du sport. C'est quasi impossible pour moi de courir sans musique. Vraiment, il faut que je me mette dans un délire, un truc. Et je suis hyper contente d'inaugurer cette playlist avec une chanson les gars. Vous n'allez pas vous en remettre. Ma chanson du moment, elle est incroyable, elle est très péchue, elle s'appelle Sport. La chanson s'appelle SPORT, de Vald, Vladimir Cauchemar, To Die For. Cette chanson, mais comment vous dire, c'est Vald qui commence en disant « Ouais,
- Speaker #0
ouais,
- Speaker #1
je fais du sport ! » Et avec ça, il dit genre « Faire de l'argent, c'est du sport ! Sport, sport ! » Donc déjà, moi, je suis comme une ouf. Et après, Vladimir Cauchemar a fait une mélodie, mais tous les jours, cette mélodie, où elle fait juste « Nanananananana, nanananana » sport sport sport incroyable vraiment Laetitia tu nous la mets juste un petit extrait parfait elle est incroyable vraiment je sais pas si on a le droit c'est pour ça monsieur on a le droit mais pas longtemps et vraiment meilleure musique ever vraiment vous allez trop la kiffer trop bien et ben du coup tu vas être la première chanson de la playlist t'étais la première invité du podcast c'était trop chouette je te remercie est-ce qu'on finit par un bras de fer du coup ? oh oui s'il te plaît vas-y c'est parti ? battons-nous ah
- Speaker #0
Non mais y'a même pas match ! Mais comment tu fais ? Bon, en tout cas, merci d'avoir été là, c'était un super moment avec toi.