- Marc-André Rizk et Vincent
Alors bonjour et bienvenue à cette bonne nouvelle du jour. Aujourd'hui, on regarde à s'ouvrir au nouveau. Alors la bonne nouvelle, c'est qu'on va faire les choses de façon nouvelle justement aujourd'hui. On est avec Vincent. Salut Vincent.
- Speaker #1
Bonjour, ça va bien ? Oui, ça va bien.
- Speaker #0
Et toi ? Oui,
- Speaker #1
absolument, merci.
- Speaker #0
Merci d'avoir accepté l'invitation. Je suis très content que ce soit toi qui fasses la bonne nouvelle aujourd'hui. Le thème, c'est toujours le même que ce mois-ci, sur l'abondance. Alors c'est quoi... Quelle serait ta bonne nouvelle sur l'abondance, Vincent, que tu aimerais partager avec les gens ?
- Speaker #1
Bien, je dirais, dernièrement, j'ai réalisé que je n'étais pas tant à l'aise avec l'abondance qui m'était offerte. Puis, bon, j'arrive d'un voyage sur la Via Francigena avec une guide avec laquelle tout était inclus parce que c'était une formule de luxe. Puis, c'était un pèlerinage, un pèlerinage de luxe. Comme je pensais l'avoir un peu partagé un petit peu avant, mais l'abondance qu'il y avait là me mettait un peu mal à l'aise du fait que je suis habitué à débourser pour ce que je veux. Donc oui, j'ai une ouverture à l'abondance, je suis conscient de l'abondance parce que dans la vie, moi je suis quelqu'un qui a toujours plus tendance à voir ce qu'il y a et non pas avoir ce que j'ai, non pas ce qui me manque. Mais donc, je pense que ça fait partie aussi de l'abondance, mais en même temps, le côté, je pense que je suis mal à l'aise de trop recevoir. C'est ce que j'ai un peu vécu dans ce voyage-là, c'est qu'on manquait de rien, ça prenait une bouteille de vin, il y en avait sur la table. Ça fait qu'il y avait un côté d'abondance qui, de mon côté, me mettait un peu mal à l'aise. Même, je venais parler avec notre guide, il m'a dit « te payer pour ça, ça fait partie de… » Ça m'a fait réaliser que, dans le fond, je ne suis pas nécessairement tant bien, peut-être, avec l'abondance que je pense que je suis. En même temps, j'ai longtemps été mal à l'aise avec ce que moi j'avais, que les autres n'avaient pas. J'essayais de fournir aux autres ce que moi j'avais en pensant que tout le monde avait besoin de ce que moi j'avais. Ça, c'est un autre de mes problèmes d'abondance. Mais ça, on l'a travaillé ensemble à un moment donné, quand on a travaillé en one-on-one ensemble. D'où mon cheminement des dernières années. Mais, donc, ma vraie bonne nouvelle, c'est que je réalise que j'ai encore du travail à faire sur l'acceptation de l'abondance. Parce que c'est un peu long pour répondre à ta question de base, mais dans le fond, j'en viens là, c'est que j'ai encore du travail à faire. Oui,
- Speaker #0
j'aime ça parce que c'est, dans les dernières semaines, je parlais justement de, un, accepter l'abondance, qui est un travail qu'on a à faire, puis l'autre chose aussi, le malaise que tu parles. Je parlais que souvent, le travail qu'on a à faire, c'est de s'ouvrir pour recevoir l'abondance. C'est drôle que tu parles de ça, que tu as vécu ça dans ton voyage. Et puis justement, tu disais le travail qu'on avait fait ensemble. T'as-tu un exemple de justement quand tu essayais de donner aux autres ce que tu avais parce que tu étais mal à l'aise avec cette abondance-là, où tu voyais que l'autre ne l'avait pas ?
- Speaker #1
J'ai souvent... En fait, je pense que ça vient peut-être de mon syndrome de sauveur. C'est moi qui ai fait le pot. Moi, je suis conscient qu'il y a plein de choses que je ne sais pas, mais j'essaie d'apprendre. J'essaie de m'améliorer. C'est aussi ce qu'on a fait ensemble. J'avais certains problèmes, on les adresse et on essaie de passer à l'étape supérieure. J'ai de la difficulté et je me sentais responsable de ceux qui n'avaient pas envie de grandir, de s'améliorer ou de se former. J'avais des employés, j'essayais de les former. atteindre un autre niveau, mais tout le monde ne veut pas nécessairement atteindre l'autre niveau. Tu tires après du monde qui n'a pas envie d'avancer. Ça, ça n'est pas un exemple, mais j'ai toujours, je n'ai jamais manqué de rien. On n'a jamais été nécessairement dans la surabondance, mais chez nous, il y avait quand même un dicton qui disait que donner n'appauvrit pas. À ce moment-là, on n'a jamais manqué de rien, mais on ne s'est jamais empêché de donner aux autres. Ça venait de mes parents. Il y avait... On a jamais manqué de nourriture, mais on a jamais été, comme je disais, dans surabondance. Ça m'a toujours quand même habité d'essayer d'aider les autres à ne pas manquer de rien, peu importe à quel niveau c'était. C'est plus dans ce genre de long que je pourrais te dire au niveau de l'abondance, au niveau de ce que j'essayais de faire pour les autres.
- Speaker #0
Je suis content que tu le ramènes parce que sinon je te l'aurais demandé. Comme je t'avais dit, tu sais. Moi, je ne l'avais pas vraiment entendu comme ça avant. Comment toi, tu l'as dit, mais que donner n'appauvrit pas. Puis, ça m'avait marqué parce que tu l'avais sorti quand on était dans un groupe ensemble. Puis, je t'avais dit, je trouve que c'est vraiment bien dit ça. Parce que souvent, en ce cas, je remarque dans ma vie personnelle ou professionnelle que justement, on peut avoir tendance des fois à retenir, donc pas donner. T'as peur après ça que tu te bides les poches, mettons, que t'en aimes. Quand tu dis donner n'appauvris pas, c'est qu'au fond, tu finis pas avec moins après.
- Speaker #1
Non, tu peux finir avec d'autres choses, mais tu finis pas. Comme je disais, on n'a jamais manqué de rien. Il y avait de la nourriture pour un de plus ou deux de plus, mais c'était vrai pour la nourriture, c'était vrai pour d'autres choses, c'était vrai pour... C'est vrai pour mon temps. C'est pour ça qu'à un moment donné, j'ai eu un peu de misère à gérer mon temps parce que j'avais du temps libre. Donc, donner n'appauvrit pas. Je disais oui à plein de choses pour essayer d'aider plein de monde. Finalement, c'est une manière de se déparpiller. Mais je ne manquais pas nécessairement de temps. Je l'avais et j'étais capable de le gérer pour en donner partout. Tu parles de manque, mais tu sais que Platon disait que le désir est manque. Non. Ce qu'on n'a pas, comment est-ce qu'il disait ça, Platon ? Ce qu'on n'a pas, c'est pas ce qu'on manque, mais c'est l'objet du désir. Platon avait quelque chose au niveau du désir et du manque. Dans le fond, l'amour, c'est l'on manque. Quand on manque de quelque chose, on le veut. Une fois qu'on l'a, on réalise qu'on ne le veut plus parce qu'on l'a. En tout cas, Platon avait quelque chose d'intéressant là-dessus qui revenait un peu à l'abondance. C'est que quand on en manque, on en veut. Puis dans le fond, l'abondance, c'est ça. Tu sais, c'est que quand on en a, on en donne, mais on ne peut avoir pas d'en manquer. Ce qui, dans le fond, qui n'est pas le cas parce qu'on ne manque jamais de rien. Tu sais, c'est un peu comme quand toi tu donnes l'explication sur l'air dans une pièce. On peut être 10 personnes, on ne manquera pas d'air. Tu sais, c'est... Puis c'était comme ça, moi, là, mon chemin. Puis je peux le dire aujourd'hui sans gêne, j'ai jamais manqué de rien. Puis même comme adulte ou même comme parent ou comme... Mais on finit par comprendre que si tu donnes une main, tu reçois de l'autre. Si tu donnes de quoi à quelqu'un, tu reçois d'autres choses. Il y a des choses que je n'ai pas, que je finis par aller chercher. Puis dans ma vie, l'abondance venait aussi du monde avec qui je me suis entouré. Puis ça, je pense que c'est important aussi. J'ai toujours été capable d'avoir les bonnes personnes, d'avoir la... disons la sagesse d'accepter les bonnes personnes autour de moi, en étant conscient aussi qu'il y avait des manques dans ce que je savais. Donc, ça aussi, c'est de l'abondance quand tu vas chercher la connaissance que quelqu'un d'autre a. Tu ne l'as peut-être pas, mais tu l'as par la personne qui te l'a fournie.
- Speaker #0
J'aime ça parce que tu parles d'abondance dans différents domaines de vie. Puis elle est importante, l'abondance financière, mais pas juste là, quand tu parles d'abondance de connaissances aussi.
- Speaker #1
C'est pas juste physique, l'abondance, ça peut être même au niveau de la santé, mais moi, je pense que ça fait partie, je pense que je sais beaucoup moins l'abondance que la gratitude, parce que je pense que ça fait partie de ce que t'apprécies, dans le fond, c'est comme si t'en as plus, plus tu l'apprécies, plus t'en as, plus t'apprécies l'abondance, plus t'es conscient de l'abondance, plus t'as de l'abondance. C'est peut-être un peu simpliste comme manière de voir les choses, mais j'ai plutôt tendance, moi, à mener les choses le plus simplement possible.
- Speaker #0
Moi aussi. Je aime ta façon simple d'amener les choses. La question pour moi, à chaque fois, quand c'est de ça qu'on parle, c'est est-ce que ça marche ? Est-ce que tu es bien avec ça ? Est-ce que ta méthode fonctionne bien pour toi ? Est-ce que tu arrives à bien le vivre ? parce que si oui, à ce moment-là, t'as... Que ce soit simple ou simpliste, si ça marche pour toi.
- Speaker #1
Moi, je pense que plus je garde ça simple, plus ça fonctionne bien. Puis d'ailleurs, dans les dernières années, le moment où j'ai eu besoin de travailler avec toi, c'était où j'ai arrêté de garder ça simple, puis j'ai perdu le focus. Puis c'est ce qu'on aurait établi ensemble. C'est un peu comme un téléobjectif sur une caméra. À un moment donné, il faut que tu ressentes un petit peu la lentille pour avoir une vision plus claire. À un moment donné, moi, c'est venu flou. avec toi, on a retravaillé pour établir une image plus claire. À ce moment-là, les choses reviennent plus simples et la vie reprend son cours plus normal.
- Speaker #0
Si on applique ce que tu viens de dire, parce que j'aime bien ça, et que je reprends du départ quand tu as dit, au fond, tu as réalisé que tu visais l'abondance, que tu avais un certain malaise. Comment tu dirais ça ? Dans le fond, quand on vit le malaise avec l'abondance, c'est qu'on complique les choses. Quand tu dis revenir à la base ou à la vie, ce que j'enseigne dans ce mois-ci sur l'abondance, c'est que c'est ça le naturel. Qu'est-ce que tu dirais si, admettons, quelqu'un ou toi, quand tu vis un malaise avec l'abondance, qu'on applique ce que tu viens de dire pour revenir concentrer sur ce que tu veux et simplifier les choses ? Pour toi, c'est comment arriver à simplifier les choses pour être capable de profiter de ton abondance quand tu vis le malaise ?
- Speaker #1
Je me suis remis dans le moment, particulièrement avec le dernier voyage que j'ai fait. Oui, mettons. C'est de se ramener dans le moment présent. Dans le fond, c'est de dire, OK, là, c'est ça, j'ai une abondance X de quelque chose, mais je pense d'apprécier d'être dans le moment présent alors qu'on est toujours dans le futur. Puis, la guide qu'on avait, on essayait maintenant de savoir parce qu'on avait différentes activités le soir. Puis, quand on essayait d'en savoir un peu trop d'avance, elle nous revenait toujours. Prends le temps présent parce que là, on était 12 pèlerins, mais on marchait chacun notre rythme. Donc, des fois, on était en groupe de 1, 2, puis des fois, souvent seul. Fait que, prends, profite du moment présent, puis tantôt, tu vas le savoir, ça va être quoi. Fait que, je pense que l'abondance, c'est pareil. C'est que profite du moment présent. ramène ça s'aime, puis c'est là que tu... je pense que c'est là qu'on tombe le plus dans l'abondance au lieu d'être dans l'inquiétude d'en manquer, parce que l'inquiétude d'en manquer, c'est là que tu risques de manquer de quelque chose, parce que tu t'inquiètes du futur alors que le futur, il n'est pas arrivé. Le présent, il est maintenant. Ça fait que c'est plus... en tout cas, ce que j'ai remarqué, c'est que plus je suis dans le présent, plus je suis dans l'abondance.
- Speaker #0
Ça, c'est bien dit.
- Speaker #1
J'espère que tu enregistres, mais je serais peut-être pas capable de le dire deux fois.
- Speaker #0
Je pense que l'enregistrement est toujours parti. Oui, bien, c'est pour ça que je ne voulais rien dire, parce que juste que ça l'atterrisse, parce que je trouve ça bien. Quand tu es dans le présent, tu es dans l'abondance. Bien, c'est là que je trouve que la comparaison, ou en tout cas l'analogie à la respiration, prend tout son sens, parce qu'il y a une abondance d'air autour de nous, puis c'est rare qu'on s'inquiète. En inspirant, c'est rare. En tout cas, j'ai jamais rencontré quelqu'un qui me dit qu'il s'inquiète de sa prochaine inspiration en en prenant une. J'ai l'impression que c'est un peu ça que tu nous partages.
- Speaker #1
Ceux qui sont là, ils ne sont pas capables de le dire. Ils sont capables de parler.
- Speaker #0
Exactement. Je trouve ça très bon. Si tu es présent, si tu restes présent, tu es dans l'abondance. C'est bien ça que tu as dit ? Ben oui.
- Speaker #1
c'est ton image quand on travaille ensemble et tu parles des vagues il y en a une qui sortit et il y en a une autre qui arrive ça fait partie c'est une belle image d'abondance les
- Speaker #0
vagues d'abondance il y a tellement d'affaires que tu dis que je pourrais te relancer avec ça mais il y a une chose je trouve que c'est une expression que... Tu l'as sûrement déjà dit, mais je ne l'ai pas vraiment traité encore ce mois-ci. Je ne sais même pas si j'y ai déjà pensé de cette façon-là, mais c'est quand je t'écoute que je me dis, c'est quand même drôle que tu le dises de cette façon-là. Pour moi, tu me dis ce que tu en penses, mais je trouve que ça dénote quand même le malaise avec l'abondance, parce que toi, tu appelles ça de la surabondance. Puis l'abondance, dans sa définition, c'est d'en avoir plus que le nécessaire. Fait que la surabondance rentre dans l'abondance. Mais comment ça se fait qu'on a besoin d'eux, ou tu as besoin de nous appeler ça, de la surabondance ?
- Speaker #1
Ça fait partie du malaise. Ça fait partie du malaise d'avoir plus de ce que je peux avoir besoin. Mais faut-il, moi, je n'avais jamais réfléchi à ça. C'est quoi la surabondance ? Mais tu sais, dans le fond, pour moi, la surabondance, c'est ce qui déborde. Mais c'est correct. Oui, effectivement, l'abondance, c'est… Je ne suis pas dans la peur du manque. En même temps, je suis peut-être quelqu'un qui a plus de la peur de gaspiller, que ce soit mon temps ou d'autres choses aussi. Est-ce que la surabondance, cette inquiétude-là, je ne sais pas, mais là, tu m'amènes à une piste que je n'avais jamais réfléchie.
- Speaker #0
Comme tu t'es dit, je ne sais même pas si les gens entendent ça, il me semble que oui, probablement, mais je ne me suis jamais arrêté jusqu'à ce que tu le dises. C'est quand même drôle que tu appelles ça de la surabondance. il doit y avoir un malaise là parce qu'on n'a pas vraiment besoin d'appeler ça la surabondance. À mon avis, c'est subjectif à chacun. Tu es parlant de, il y a où ton niveau d'aisance avec l'abondance ? Quand est-ce que tu catégories ça où ça devient de la surabondance ? Tu sais, c'est comme si on le sent qu'il y a quelque chose de mal avec l'abondance à partir du moment où ça tombe là.
- Speaker #1
Si je reviens encore au voyage et aux bouteilles de vin qu'on avait, personne ne m'a roulé en dessous des tables, mais je pense que pour moi, la surabondance viendrait avec l'excès d'alcool. Donc, ça vient peut-être avec un excès. Il n'y en a pas eu, mais est-ce que c'est une crainte d'excès ? Peut-être. Mais clairement, l'expression surabondance amène une crainte. Alors, est-ce que ma crainte à moi, ce serait de ne plus apprécier mon abondance, d'en avoir trop et de penser que c'est de l'acquis ? Je pense que oui. Là, je vis de bonne heure un matin, je suis encore à jeun, mais je veux dire, d'après moi, c'est vraiment une crainte d'arrêter d'apprécier ce que j'ai.
- Speaker #0
Il y a ça, mais tu as dit juste avant, puis ça non plus, je n'en ai pas parlé ce mois-ci, mais si j'ai bien compris, il y a la peur dans la surabondance. d'en faire trop, comment tu as dit ?
- Speaker #1
D'en gaspiller. D'être dans l'excès. Oui. Est-ce que, sur abondance, l'excès ou je pense que d'être en... Prendre un verre de vin, mettons encore l'exemple de prendre une demi-bouteille, à quel moment tu tombes dans l'excès ? C'est à chacun son excès. Alors, il n'y a pas de ligne définie à savoir c'est quoi l'excès pour moi versus toi ou versus quelqu'un qui va écouter notre conversation de ce matin.
- Speaker #0
C'est sûr, mais ce que je trouve intéressant, par exemple, c'est que quand, tu sais, toi tu m'as déjà entendu dire, je le dis souvent en annuel, peu importe le thème, mais on travaille trop fort. Laisse l'abondance rentrer, puis où je veux travailler, c'est qu'est-ce qui la bloque. Et ce que je trouve intéressant dans ce que tu dis, c'est, ça se peut-tu que le... tu te bloques, que je me bloque, que le monde se bloque de l'abondance. Tout ça se fait inconsciemment. C'est pas comme si on est en train de penser à ça, puis on se dit, je veux pas d'abondance à cause de ça, mais ça roule quand même en nous que ça se peut-tu qu'on ait peur de cette abondance-là, de ce que tu appelles la surabondance, parce que là, t'aurais un comportement qui tombe dans l'excès. Et à ce moment-là, le réflexe automatique, c'est, sais-tu quoi ? Je préfère pas voir les opportunités pour être dans l'abondance, parce que je veux pas tomber dans l'excès. Et je me questionne, même ceux qui écoutent, si ça leur parle, s'ils ont cette part-là qui est suffisamment grande pour te couper justement du flot.
- Speaker #1
Je ne pense pas. Je pense que ma crainte à moi, comme je disais tantôt, c'est d'arrêter d'apprécier ce que j'ai. Moi, je vis en campagne avec la chance encore ce matin, le soleil se lève sur les montagnes. C'est une des choses que j'apprécie. Est-ce qu'un jour, je vais arrêter d'apprécier de voir le soleil se lever sur la montagne ? La lumière du soleil, parce que souvent je vais me lever un peu avant le soleil, puis de voir la lumière du jour qui rentre à travers les arbres, pour moi c'est encore une beauté à chaque matin. Ça fait partie de l'abondance, de mes gratitudes. Est-ce que le jour où je ne serai plus en gratitude, je vais être en surabondance ? Pour moi, ça vient comme avec la gratitude. C'est difficile de mettre une ligne claire.
- Speaker #0
Si je comprends ce que tu dis, il y aurait la crainte, où tu mets la surabondance, c'est que tu as la crainte qu'un jour tu arrêtes d'apprécier ce que tu as, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, prendre les choses pour acquises.
- Speaker #0
Prendre les choses, ok.
- Speaker #1
Je pense que c'est ça, en tout cas, je pense pour moi, je ne pense pas juste abondance monétaire, parce que la santé, il faut en prendre soin de notre santé, mais pas acquise la santé, c'est les excès que je vais faire aujourd'hui. Je vais peut-être les payer dans 10 ans.
- Speaker #0
C'est drôle pareil. Moi, j'ai aimé ça comment tu as commencé parce que tu dis, il y a comme un malaise avec l'abondance. Mais comme je le fais avec toi et que je te connais, je te relance, OK ? Je te relance. Tu n'es pas obligé de répondre. On arrêtera l'enregistrement si tu veux. Mais je trouve ça drôle parce qu'en fait, tu vois-tu comment nos peurs, c'est un excellent exemple de comment nos peurs, ils sont tellement... Il nous amène tellement sur un chemin insensé. Puis je te pose la question pour le soir. C'est quand la dernière fois que tu t'es dit, parce qu'on l'a dit tantôt, il y a de l'air en abondance autour de toi. Quand est-ce que tu t'es dit, il y a de la surabondance, puis un jour, je me demande si je vais avoir trop d'air autour de moi que je n'apprécierais plus qu'il y en ait en abondance. Jamais, je suis à peu près sûr que jamais tu t'es posé cette question.
- Speaker #1
Tellement jamais.
- Speaker #0
Donc, si on suit cette logique-là, ça serait aussi logique que tu n'arriveras pas à ce point-là où tu n'apprécieras plus jamais ce que tu as en abondance. Peut-être que tu vas vouloir, ça revient à ce que tu disais tantôt, peut-être que dans l'échange, tu donnes à quelqu'un, tu reçois peut-être plus la même affaire, ça change. Peut-être que ton abondance va changer, mais je ne suis pas sûr qu'un jour, tu tombes dans cet état-là. Je ne suis pas en train de dire que c'est impossible, mais je veux mettre en évidence comment tu vois-tu comme si une paire... vraiment imaginaire, irrationnel.
- Speaker #1
Oui. Est-ce que c'est une peur ou une prise de conscience ?
- Speaker #0
De ?
- Speaker #1
Est-ce que, dans le fond, j'essaie de me raisonner ? De ce que j'ai aujourd'hui, ça se peut. Mais est-ce que c'est une peur d'en manquer ? Pour vrai, je ne sais pas. Je pense que, encore là, moi, personnellement, je pense que c'est toujours une question de gratitude. Je voudrais... Je vais en revenir encore à quelque chose que tu vas me dire. Je ne voudrais pas un jour en venir à ne plus apprécier ce que j'ai.
- Speaker #0
Moi, ce que j'entends dans ça, c'est que la peur que tu as avec l'abondance, c'est de devenir... quoi, comment tu dirais, t'as peur de, tu sais, si un jour t'arrives à ne plus apprécier, c'est que tu vas être quelqu'un qui est quoi ? Ingrat, tu sais, comme...
- Speaker #1
Peut-être, oui. Quand tu prends quelque chose pour acquis, c'est que c'est tes pas.
- Speaker #0
Ah ben, on met le doigt dessus.
- Speaker #1
Tu sais, le travail, c'est pas un travail qui est complété, le travail sur l'abondance, là. Parce que toutes les fois que t'atteins un niveau, ben, il y a un autre niveau qui arrive aussi, donc, tu sais, je pense que... L'abondance que j'ai aujourd'hui n'est pas la même que j'avais il y a 5 ans ou il y a 2 ans. Sincerement, j'espère que… Non seulement j'espère, c'est que je sais que l'abondance que je vais avoir dans 2 ans risque d'être différente ou sera différente de ce que j'ai aujourd'hui. Mais elle ne sera pas moins abondante, elle peut être différente.
- Speaker #0
Oui, puis moi, ce que j'entends de ce que tu dis aussi, c'est que ton appréciation de l'abondance est différente aussi. J'entends autant… Puis dis-moi si je me trompe, que tu l'apprécies peut-être plus qu'avant ou en tout cas, tu en es peut-être conscient plus qu'avant, mais il y a aussi cette crainte-là de tomber dans quelqu'un qui ne l'apprécie plus, qui le prend pour acquis.
- Speaker #1
Ce qu'on réalise, moi je suis avec ma conjointe, on est tous les deux en retraite, c'est qu'on apprécie les moments sains peut-être plus qu'avant. Tu sais, prendre un café le matin quand le soleil se lève, on s'installe devant les portes pétillantes. S'il pleut le matin, on se dit « c'est beau, il pleut » . de penser. On est dans les moments plus simples. Je pense que ça aussi, ça fait partie de l'abondance qu'on n'avait pas nécessairement au moment où on travaillait tous les deux au-delà de 40 heures par semaine, puis qu'on avait trois enfants à la maison. Puis que, tu sais, là, on est deux jeunes petits vieux devant la porte patio qui profitent de leur café du matin. Pour nous autres, c'était une grande abondance d'avoir du temps paisible ensemble. C'est du temps même quand j'ai commencé à travailler, après avoir commencé à travailler avec toi, parce que c'était du temps qu'on ne comprenait plus, elle et moi, puis qu'on a recommencé à travailler, puis à se donner du temps réservé. Puis curieusement, ça amène de l'abondance dans le couple aussi. Pour nous autres, c'était ça, c'était une distance qui était créée. Bon, je travaillais avec toi un certain temps, mais de recommencer juste à prendre notre café, qui est quelque chose de simple, a amené de l'abondance dans notre vie de couple, puis a amené de ce... de s'être retrouvé après presque 30 ans qu'on ne s'était pas perdu de vue, mais qu'une vie active amène d'autres choses. Alors, l'abondance, je pense que c'est l'appréciation des choses simples.
- Speaker #0
Un autre moment. L'abondance, l'appréciation des choses simples. Ça revient à ce que tu disais tantôt. Je ne sais pas si c'est parce que je suis simple ou simpliste. Tu t'en parles à moi quand tu le dis. Je pense que ça va parler au monde aussi. Mais ce que je me dis, c'est... t'amènes un autre domaine où il peut y avoir de l'abondance. On parlait tantôt au niveau financier, après ça, des connaissances. Puis là, de ce temps de qualité-là avec ton épouse, avec les personnes qui nous sont chères.
- Speaker #1
J'ai presque peur de ta prochaine question.
- Speaker #0
Non, non, non. J'arrête. Je vais arrêter pour aujourd'hui. Parce que je trouve qu'il y a quand même pas mal de choses dans ce qu'on a dit, dans ce que tu as partagé. Je veux te donner le mot de la fin. Juste avant, moi, ce que je retiens de ce que tu as dit, il y a un malaise avec l'abondance, puis il y a un de ces malaises-là, entre autres, je ne sais pas si c'est le seul, mais la peur de prendre des choses pour acquis. Pour ma part, moi, quand je rentre en salle, je retiens que ça peut être un frein à l'abondance. Parce qu'on ne veut pas... pour tomber dans cet univers-là. Disons, on ne veut pas tomber dans cette facette-là de nous. Fait qu'une des façons qu'on va faire inconsciemment, c'est qu'on va bloquer l'abondance. Comme je le disais tantôt, on ne le fait pas consciemment, mais on peut se fermer les yeux pour ne pas avoir les opportunités. Parce qu'on aurait peur que si on en a, comme tu le disais tantôt, on tombe dans la surabondance. Si je tombe dans cet espace-là, puis que je deviens non appréciatif, je prends les choses pour acquis, je ne m'aimerais pas, ça ne serait pas un bon côté de moi. Fait que je veux rester une bonne personne. Alors, et là je vais reprendre ton mot, je vais m'appourrir. Mais je reviens, c'est pour ça que je suis tellement content que tu aies accepté, c'est pas conscient, on décide pas ça consciemment. Et c'est pour ça que j'aime beaucoup discuter avec toi, entre autres. Parce qu'on travaille trop fort, puis c'est dans ces conversations-là qu'on le découvre, puis qu'on voit qu'on ne travaille pas à la bonne place. C'est là qu'il faut aller travailler, c'est dans ce blocage-là. C'est d'apprendre à s'aimer. Oui, on prend les choses pour acquis des fois. Puis sais-tu quoi ? Ce n'est pas parce que tu les prends pour acquis que tu n'as pas le droit à l'abondance. Tu peux continuer de croire à ça, ou tu peux continuer d'exister en te disant « je peux être quelqu'un qui prend les choses parfois pour acquis » . Et j'ai le droit à ma prochaine bouffée d'air. Puis j'ai le droit, pendant que je prends ma prochaine bouffée d'air, qu'il y en ait 10 000 autres bouffées d'air autour de moi, même quand je suis quelqu'un qui prend les choses pour acquis. Moi, c'est ce que je retiens de ton message. Je le reformule comme ça. Je suis pas en train de dire que c'est ce que t'as dit, mais moi, c'est ce que j'ai entendu. Alors, toi, t'aurais envie de laisser le monde avec quoi ou finir ça avec quoi ? Tu rebondirais avec quoi ?
- Speaker #1
Moi, je te rebondirais sur le fait qu'on n'a jamais fini d'apprendre. Même après avoir passé presque un an, un peu plus qu'un an, avec différents coachings avec toi, en one-on-one et en groupe, il y a toujours des prises de conscience qui se font. Puis c'est ce que moi, une des raisons pourquoi je reste proche de toi aussi, c'est qu'il y a des prises de conscience simples. Puis un matin, ce n'est pas compliqué. C'est très simple, encore une fois. Mais, encore là, je pense que dans mon cas, moi, j'ai besoin de rester dans le moment présent, de rester dans, puis ça, ça limite les craintes, ça limite, je ne sais pas qui écoutera ce podcast-là, mais si un jour vous avez l'intention de travailler avec Marc-André, je ne peux pas faire autrement que vous dire que c'est un bon choix. Parce que si vous pensez que vous en avez besoin, c'est parce que vous en avez besoin. Moi, j'ai eu la chance d'avoir, on en a parlé avant qu'on commence la session, mais la somme de mes rencontres, c'est comment on a été mis en contact ensemble, puis comment les choses se font le jour que de toi, j'ai rencontré d'autres personnes, puis que j'ai fini par aller marcher comme pèlerin pendant 12 jours de temps, ce qui a aussi amené une zone du temps de réflexion dans ma vie. Mais alors, s'il y a des gens que ça peut inspirer de prendre contact avec toi. travailler avec toi, moi je peux pas faire autrement que si tu as envie de rejoinser avec moi n'importe quand, je suis partant parce que ce qu'on a fait ensemble, puis de où tu m'as pris, puis où tu m'as aidé à arriver, je peux pas te dire autre chose Marc-André qu'un sincère merci. J'espère que le peu de temps qu'on aura passé ensemble le matin, si ça peut éclairer des gens, si ça peut les amener à réfléchir, tant mieux, c'était ça le but de notre conversation.
- Speaker #0
Merci Vincent, j'espère que ça va être utile aussi et puis J'ai bien aimé ça, faire ça avec toi. Je serais repartant pour le refaire, ça, c'est sûr. Ça sera sur un autre sujet. Mais merci beaucoup. Puis, j'ai bien apprécié faire ce travail-là ensemble aussi, t'accompagner un moment. Et est-ce que tu voudrais, parce que je fais ça des fois aussi dans les Bonnes Nouvelles, juste mentionner des livres, des fois même des films ou des expériences que j'ai faites ou que j'ai entendues qui peuvent bénéficier. Fait que t'as parlé de la Somme des Rends. C'est un livre que t'as lu, non ?
- Speaker #1
Oui, ça, c'est une... En fait, c'est une femme d'affaires de Québec, Caroline Bergeron, qui était une restauratrice, qui avait un restaurant avec son conjoint, qui un jour a fait une formation à l'école d'entrepreneurship de Vos, puis elle a découvert une passion pour la peinture, elle est devenue peintre. Entre autres, elle a fait une peinture pour Michel O'Bara, pour Oprah Winfrey, et là elle est maintenant dans plusieurs pays, puis elle a écrit un livre qui est « La somme de mes rencontres » . Puis ça, moi, ça a été... Un de mes manques dans ma vie, c'est ma formation à l'école. Ça a toujours été pénible à l'école. Puis, j'ai été chanceux. Moi, j'ai fini secondaire 5, ça prenait 50 %, parce qu'à 60, d'après moi, je serais encore là. Mais par contre, j'avais quand même une force de travail et une détermination qui a fait que j'ai réussi à avoir une entreprise et à gérer un certain nombre d'employés. Puis, la somme de mes rencontres, ça m'a parlé beaucoup parce que ça a toujours été ça dans ma vie. Avoir une bonne comptable. Moi, j'étais bon pour opérer, mais je n'étais pas nécessairement le meilleur comptable. D'avoir une bonne comptable, d'avoir des bons points d'appui. Dans ma vie d'homme d'affaires, ça a été une chose. Dans ma vie familiale avec ma conjointe, ça en était une aussi. Je l'ai rencontrée, j'avais 17 ans, parce que j'ai senti vite que c'était la bonne personne. Puis, on est encore ensemble après 40 ans. Puis, c'est comme ça qu'on a été mis en contact ensemble. La somme de mes rencontres a été un livre qui m'a beaucoup aidé, qui m'a beaucoup inspiré. Puis actuellement, je suis en train de lire de « Ikigai Jouni » .
- Speaker #0
Il y a un beau graphique là-dedans, c'est comme quatre cercles. L'as-tu déjà vu ? C'est comme quatre cercles qui disent c'est quoi que tu aimes, c'est quoi que le monde a besoin que tu peux leur fournir, c'est quoi que tu peux être payé pour faire, puis t'es bon dans quoi. Puis dans le fond, le Ikigai, c'est ce qu'on a dans l'Amérique du Nord, on appelle le X, mais au Japon, c'est l'original du Japon, c'est dans le fond, c'est les quatre cercles. Puis dans le centre, c'est le Ikigai. C'est vraiment là où t'es à ton meilleur. Parce que tu es dans ta passion, tu es en connaissance. Je t'aimerais lire ça parce que pour ça, moi, je suis à la retraite, comme je disais, mais je suis encore à la recherche de d'autres choses. Je ne veux pas arrêter non plus de poursuivre. C'est pour ça que j'aime ça de jaser avec toi aussi. Parce que notre discussion va quand même m'amener des réflexions à continuer à pousser après notre conversation. C'est quand même deux livres actuellement. Puis, La Somme de mes rencontres, je l'ai lu quelques fois. Je trouve que de relire un livre ramène une autre réflexion sur le même livre. Mais c'est ça. Actuellement, c'est les deux livres que je pense que, dans la dernière année, qui ont été les plus marquants pour moi.
- Speaker #1
Merci, Vincent. Ta bonne nouvelle, riche jusqu'à la fin. Deux recommandations de livres en plus plutôt qu'une. Merci pour ta bonne nouvelle aujourd'hui.
- Speaker #2
Merci encore et merci de être avec toi, Marc-Henri. Plaisir.