- Speaker #0
Bienvenue sur Nouvelle Éra, le podcast qui met en lumière une jeunesse qui ose et illumine notre société. Moi c'est Sidonie et je suis ravie de t'accueillir dans mon univers. Ici, je donne la parole à la nouvelle génération qui ose écouter sa petite voix et qui réinvente nos façons de vivre, de travailler et de rêver. J'espère que ces écoutes te permettront à ton tour de tracer ta propre route. Un grand merci à Sub2Pub d'être le partenaire officiel de ce podcast. J'y ai passé mes trois dernières années d'études, dont mon master en création audiovisuelle, et c'est là que j'ai appris à transformer mes idées en projets concrets. Sub2Pub, c'est une école de communication, du bachelor au master, qui encourage ses élèves à oser, expérimenter et créer des parcours qui font la différence. Si ça vous intéresse, rendez-vous sur leur site internet sub2pub.com. Et maintenant, place à l'épisode ! Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue sur Nouvelle Éra, le podcast qui met en lumière une jeunesse qui ose. Cette première interview marque le début d'un nouveau chapitre pour moi. et ce premier invité s'est pourtant présenté comme une évidence à mes yeux, sans l'ombre d'un doute. Bonjour Julien et bienvenue sur Nouvelle Era, je suis plus que ravie de te recevoir aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Sidonie, je suis ravi d'être ici, franchement ça fait plaisir en plus, on est bien accueillis.
- Speaker #0
Il y a maintenant quelques années que nos chemins se sont croisés, en 2019 plus particulièrement, lors du début de nos études en DUT Tech Deco à Angers. Un moment de nos vies où nous ne savions pas vraiment qui nous étions et nous nous imaginions encore moins nous retrouver ici, six ans après. pour discuter de ce qui s'est justement passé pendant toutes ces années. Études, voyages et expériences en Australie, alternant jusque-là tout allait bien, avant que tu fasses un burn-out à 22 ans suite à une mauvaise expérience. Pendant des mois, tu as traversé la tempête, la dépression, la santé mentale en vrac. J'ai suivi ton chemin et j'ai vite admiré ta combativité, ta résilience et ta vulnérabilité qui t'ont permis de te relever petit à petit. Après la pluie vient le beau temps et depuis quelques mois, tu as décidé de réaliser ton rêve. Créer ta marque de vêtements et ton atelier de sérigraphie. Tu t'y donnes à 100% et à travers tes designs, tu souhaites faire passer des messages forts. Ta force mentale et ton parcours vont en inspirer plus d'un. Merci d'avoir fait le déplacement parce que tu viens de loin. Tu viens d'où du coup exactement ?
- Speaker #1
Je viens d'Ancenis, entre Nantes et Angers. J'ai fait le déplacement jusque là.
- Speaker #0
Merci. Comment tu te sens là aujourd'hui ?
- Speaker #1
Bien, écoute, ça va nickel.
- Speaker #0
Tu n'es pas trop stressé, ça va ?
- Speaker #1
Un petit peu stressé parce qu'il y a des moyens. C'est vachement cool, le studio et tout. enfin t'es bien C'est bien d'accompagner. T'es accompagné et équipé là-dedans. Donc, c'est super top.
- Speaker #0
Trop bien. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais introduire une petite habitude qui se répétera dans tous les épisodes du podcast. J'ai imaginé ce podcast avec l'envie qu'on se sente comme à la maison, qu'on se sente bien, que ce soit une atmosphère qui soit bienveillante, qui soit chill, où on peut aborder librement tous les sujets qui traversent notre nouvelle génération. Une idée m'a alors vite traversé l'esprit. Moi, je ne suis pas une grande fashionista, mais en tout cas j'aime bien les belles chaussettes et j'aime bien avoir des chaussettes un peu... Voilà, des jolies chaussettes. Et du coup, j'ai envie de demander à chacun de mes invités de venir avec ses chaussettes favorites, ses plus belles chaussettes. Donc voilà, j'ai envie que tu me présentes tes chaussettes. Si tu veux, moi, je peux commencer. Donc j'y vais, je te présente tes chaussettes. Oui, tu peux. OK, donc moi, ces super chaussettes, elles sont roses et oranges. Il y a écrit Sun dessus. J'aime beaucoup ces chaussettes parce qu'elles sont pleines de lumière et de couleurs. C'est une bien chaussette. Voilà. Le soleil, c'est quelque chose qui est hyper important dans ma vie. J'en mets un peu partout. Chaque fois que j'envoie des messages, il y a toujours l'émoji soleil quelque part. Donc voilà, pourquoi c'est jeune On a l'habitude Et donc toi, tes chaussettes ?
- Speaker #1
C'est une petite marinière que j'ai twistée Avec un petit look streetwear Que j'ai eu l'année dernière il me semble Et je la trouve super cool Trop bien, on adore Les petites chaussettes favorites T'es à l'aise dans ces chaussettes
- Speaker #0
Pour commencer, j'avais envie de savoir Comment est-ce que toi tu vois les jeunes d'aujourd'hui
- Speaker #1
Et en quoi tu penses que tu fais partie de cette nouvelle éra de jeunesse Les jeunes d'aujourd'hui Moi je les vois comme des personnes qui entreprennent beaucoup, mais qui se mettent parfois des freins dans le côté entrepreneurial. Des fois, on nous apprend souvent à l'école de ne pas spécialement d'entreprendre, en fait. C'est juste d'être, de devenir salarié peut-être plus tard. Et je trouve ça dommage, la partie entrepreneuriale est hyper importante. Il faut vraiment entreprendre. Moi, je suis dans cette vague-là. J'en connais beaucoup, de notre entourage aussi, qu'on a développé avec les années. Et puis, je trouve ça super important, moi. Et toi ?
- Speaker #0
Trop bien. Bah écoute, oui, moi c'est pareil. Moi, si je fais ce podcast, c'est parce que je crois énormément en notre génération. Et je trouve que c'est une génération qui ose, qui fait plein de choses, qui n'a pas peur. Et que j'ai envie d'illuminer et de mettre en lumière. Parce que je trouve que parfois dans notre société, elle est très stéréotypée au fait d'être sur les réseaux sociaux, d'être flémar. Et donc voilà, moi j'ai envie de mettre en lumière ces jeunes qui se bougent, qui font des choses, qui suivent leur cœur. Comme toi tu fais aujourd'hui aussi. Moi je suis à fond avec notre génération et c'est pour ça que j'ai envie de la mettre en lumière. C'est pour ça que tu es là. Tu as des bonnes initiatives. Pour rentrer plutôt dans le vif du sujet et comprendre aussi ton parcours, tu as fait un burn-out et comment après tu t'en es sorti, comment tu as créé, tu as suivi ton rêve pour créer ta marque de fringues, etc. Qui était Julien au collège, qui était Julien au lycée et qui est Julien aujourd'hui dans les grandes lignes ?
- Speaker #1
Je dirais que j'ai toujours été quelqu'un de réservé de base, mais tout le temps ouvert aux autres. Donc ça, je l'ai depuis tout petit. J'avais des groupes de potes, etc. Les amitiés ont fait que je suis devenu la personne que je suis aujourd'hui. Et malgré le fait aussi que je... Je prenais des petits commentaires à l'école, des petites réflexions sur mon style vestimentaire à l'époque. Et ça, ça a transformé un objectif que j'avais, de vouloir bien m'habiller plus tard. Ça, je ne le savais pas à l'époque.
- Speaker #0
Tu étais très de caractère, du coup tu étais quelqu'un de plutôt réservé. Est-ce que tu penses que tu es toujours quelqu'un de réservé aujourd'hui ? Oui,
- Speaker #1
moins aujourd'hui. Avec les études, avec ce qu'on a fait, notamment en DUTTC, ça a été beaucoup moins le cas. Avec les années, on a pris de l'assurance, etc.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu voulais faire toi quand tu étais petit ? Est-ce que tu as toujours voulu être dans la mode ?
- Speaker #1
J'ai voulu être dans la mode à partir du collège. Au début, c'était ma mère qui m'habillait, du coup un peu compliqué, tu te mangeais juste des réflexions. Et après, avec les années, c'est vraiment ça qui m'a pris du goût, les choix vestimentaires finalement.
- Speaker #0
Quand tu as eu ce choix d'orientation professionnelle qu'on a tous à la fin du lycée, qui est parfois un peu angoissant, qu'est-ce que tu as fait comme choix ?
- Speaker #1
Pour le lycée, j'ai fait un bac STMG, souvent stéréotypé. Sur le fait de, c'est pas ceux qui vont réussir plus tard, et la preuve que non, pour ceux qui ne savent pas, STMG c'est sciences technologiques du management et de la gestion, et du marketing aussi.
- Speaker #0
Ça existe toujours aujourd'hui ? Non,
- Speaker #1
je crois que ça a évolué, maintenant c'est des branches, c'est des spécialités que tu dois choisir au lycée je crois. Alors après, j'ai fait le choix de concourir pour le DUTTC, très compliqué à atteindre, celui d'Angers, un des meilleurs de France. Donc j'ai tenté ma chance. Et avec un 13 de moyenne, 14 de moyenne, j'y pensais pas. Et bien finalement, on s'y est retrouvé là-bas.
- Speaker #0
Donc là, c'était plus du business. Quel chemin après tu as décidé de prendre après le DUTTC ?
- Speaker #1
Un bachelor dans le marketing digital pour se spécialiser un peu dans tous les métiers du numérique. J'étais en alternance cette année-là. Donc le DUT était sur Angers et puis j'ai poursuivi en alternance sur Angers, mais à l'école à Nantes. Ça va. J'ai changé un peu de territoire.
- Speaker #0
Et après, tu as carrément changé de continent du coup, parce que tu es parti en Australie. Oui,
- Speaker #1
la ligne directrice, c'était vraiment partir explorer des horizons. J'ai fait un choix qui à l'époque n'était pas trop prisé. qui était l'Australie. Maintenant, c'est devenu médiatisé. J'ai travaillé là-bas, j'ai enchaîné beaucoup de jobs. J'ai fait plein de rencontres australiennes avec des potes qui sont venus me voir en France après, des Australiens.
- Speaker #0
Et je trouve que quand tu m'as parlé de ton expérience en Australie, je trouve qu'aujourd'hui, quand on parle de l'expérience en Australie, des jeunes Français ou des jeunes juste qui vont là-bas, je trouve qu'il y a un côté presque négatif parce qu'il y a tellement de gens qui y vont que tout le monde se dit « Oh là là, encore un qui va en Australie » . Et toi, quand tu m'en as parlé, tu m'as expliqué le nombre de jobs différents que tu as faits qui ne sont pas du tout aujourd'hui dans les milieux dans lesquels tu évolues. mais qui t'ont permis un peu d'apprendre la vie aussi et de voir plein de choses différentes ?
- Speaker #1
Alors les jobs que j'ai fait de la ferme, donc opportunités que j'ai eues avec des potes à moi qui étaient déjà en Australie pour le coup. Ensuite, c'est enchaîné une opportunité pour moi d'ouvrir mon champ des possibles à un nouveau métier qui est le métier de barman. J'ai vachement apprécié faire ce métier. En plus, dans un pays où on se sent bien et franchement, les gens sont hyper accueillants. Et puis j'ai aussi fait, en même temps que barman, j'ai fait du carwash, donc je nettoyais des voitures. dans un aéroport avec une société qui est aussi connue en France qui s'appelle Avis. On était sur du 60 heures semaine.
- Speaker #0
Tu as fait du BTP aussi ?
- Speaker #1
J'ai fait un peu de BTP, oui.
- Speaker #0
Ça t'a ouvert l'esprit à plein de choses, à plein de métiers différents. Et donc après, tu es rentré en France ?
- Speaker #1
Pour moi, j'avais déjà préparé en février 2023, du coup, quand j'étais en Australie, le après l'Australie. Et c'est là où j'ai choisi de m'orienter dans la mode.
- Speaker #0
Pourquoi du coup, est-ce qu'en Australie, tu t'es dit, c'est vraiment ça que j'ai envie de faire et tu fais du fond ?
- Speaker #1
En fait, c'est un projet que j'ai depuis déjà les études. du DUT qu'on a fait ensemble. C'était le moment, après l'Australie, après avoir vu beaucoup de changements dans ma vie, d'aller dans cette voie-là.
- Speaker #0
Et d'oser.
- Speaker #1
Et d'oser, quoi.
- Speaker #0
D'oser faire ce que t'avais vraiment envie de faire. Donc t'as intégré l'école de mode, une alternance.
- Speaker #1
J'ai intégré une école de mode sur Paris, du coup. Alternance en étant commercial dans un showroom qui était un vestiaire masculin assez premium. Pas haut de gamme, pas luxe, mais premium. C'est là-dedans que j'ai évolué pendant huit mois.
- Speaker #0
Et donc du coup, c'est là où on va rentrer un peu dans le sujet du burn-out que tu as traversé. Il y a été un moment... Un peu difficile. Aujourd'hui, je voulais juste refaire un petit point là-dessus parce que je pense qu'on ne s'en rend pas toujours compte. Beaucoup d'entre nous le savent, la santé mentale touche beaucoup les jeunes. C'est un sujet qu'on aborde de plus en plus. Selon une enquête récente menée en France auprès des 15-25 ans, un jeune sur quatre se dit dépressif. Et parmi les différentes formes de mal-être, il y a le burn-out, cet épuisement physique et mental qui survient quand la pression devient trop lourde. C'est le phénomène qui nous concerne directement, que ce soit à l'école, dans les études et au travail. Et donc, toi, dans une de ces vidéos que tu as postées, parce que du coup, ton compte, on en parlera par la suite, ce sera un autre chapitre. sur l'entrepreneuriat et ta marque de mode, etc. où tu parles justement de ton parcours. Et c'est là aussi où moi, j'admire le fait que tu exposes tes émotions, tu exposes ce qui s'est passé et justement, tu le transformes en force. Et c'est ça que je trouve vraiment très fort. Mais donc, dans une des vidéos que tu as fait le 24 février 2025, tu dis « Et du jour au lendemain, mon cerveau ne répondait plus. Il m'a dit stop. Cette période m'a amené à tout remettre en question sur ma vie, même qui j'étais personnellement. Une perte de sens qui m'empêchait de me lever le matin et de me dire je vais faire ce que j'aime aujourd'hui, car je n'aimais plus rien. Est-ce que tu peux nous parler de ce burn-out ? Comment ça est arrivé ?
- Speaker #1
Les causes de ce burn-out, c'est simple. J'ai pris ce job de commercial parce que j'avais envie, je l'avais déjà fait auparavant. Sans se douter qu'un jour, ça allait me rendre malade, entre guillemets, pas bien mentalement. En fait, c'était un job qui ne me ressemblait pas vraiment au niveau de mes racines, ma personnalité. Les techniques de vente aujourd'hui, elles sont très nocives et c'est beaucoup dans la manipulation. En fait, ce n'était vraiment pas en phase avec ma personnalité et je l'ai découvert. quand j'étais en entreprise sur Paris.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui s'est passé en toi ? Ça s'est fait petit à petit ? Oui,
- Speaker #1
ça s'est développé petit à petit. Les symptômes, c'était beaucoup boule au ventre. Quand j'allais au travail, quand je rentrais du travail, et pendant le travail en fait. C'est-à-dire que j'étais dans un environnement de travail en mode open space, tout le temps sur écoute, au niveau de la prospection, etc. J'avais tout le temps des patrons qui étaient sur mes côtes en fait. Et ça m'empêchait d'être vraiment moi-même dans mon discours commercial. Il fallait dire le plus d'adjectifs qualificatifs possible pour amener à la vente. C'est pas comme ça que je voyais le milieu de la mode et le milieu du commercial en fait.
- Speaker #0
Donc en fait t'es rentré dans le milieu de la mode, mais au final t'es rentré par une porte qui te correspondait pas forcément au niveau du métier, c'était pas ça. Et est-ce que tu peux nous parler aussi du management parce que c'est aussi ça qui a été peut-être un peu compliqué ?
- Speaker #1
Au niveau management on était une petite boîte, j'avais deux responsables, donc un N plus 1 et un N plus 2. Les mots d'ordre n'étaient pas les mêmes en fonction des générations de mon management, parce que j'avais un responsable qui avait 30 ans et un patron qui avait environ 50 ans. Donc deux générations un peu différentes.
- Speaker #0
Dans lesquelles tu ne t'es pas toujours retrouvé du coup ?
- Speaker #1
J'étais plus en phase avec le management de mon responsable qui avait 30 ans, du fait que nos générations étaient plus proches. Et en fait c'est mon autre patron qui était vachement dur, enfin avec son staff en fait. Il montrait tout le positif à l'extérieur, quand il y avait les clients qui venaient à Paris pour les Fashion Week et tout. Et c'était vachement compliqué après d'être dans ce brouhaha là en fait. Déjà que tu prends le métro le matin, déjà il y a la vie parisienne qui est compliquée. En fait, Paris, pour moi, c'est que tu vis le travail. Une fois que ça ne va plus au travail, ta jauge d'énergie, elle descend d'un coup.
- Speaker #0
Et vis-à-vis du management, pour revenir là-dessus, je trouve que c'était intéressant ce que tu disais. Il était un peu plus âgé, il était un peu dur. Du coup, ça me paraît être un peu ancienne génération. Comment tu vois les choses, David Sam ? J'ai la sensation, de mon point de vue, que si tu veux le meilleur de tes employés, il faut donner le meilleur et être le plus bienveillant possible.
- Speaker #1
C'est ça. la bienveillance c'est le mot d'ordre en fait pour les générations d'aujourd'hui il faut savoir que j'avais fait une formation de communication interpersonnelle dans une ancienne boîte où j'étais commercial et j'ai appris justement toutes ces différences de personnalité il y en a qui ont des styles un peu plus directs, d'autres un peu moins directs d'autres un peu plus émotifs avec les gens, ça m'a permis d'analyser aussi comment se comportaient mes patrons à l'époque grâce à une expérience que j'avais eue et je dirais que ça, ça a été des radars qui sont allumés dans ma tête mode Il y a un truc bizarre.
- Speaker #0
S'il y a des managers qui nous écoutent, des jeunes ou des moins jeunes, quel conseil tu leur donnerais pour prendre soin de leurs salariés ?
- Speaker #1
Conseil, c'est déjà, dès le premier entretien, ça serait vraiment viable de ne pas parler de business d'abord. Commencer avec ce que tu aimes dans la vie, des choses futiles, mais qui sont hyper importantes de nos jours.
- Speaker #0
Et en tant que personne,
- Speaker #1
déjà, avant de parler de business. Prendre la personne vraiment à proprement parler. Et puis ensuite, arriver sur les compétences que tu as, échanger là-dessus. S'il y a des chemins qui peuvent bien se croiser, le puzzle qui peut bien s'emboîter avec les compétences de l'entreprise et les compétences du nouvel apprenti, si c'est un apprenti, et du nouveau salarié, si c'est un salarié en fait.
- Speaker #0
Et quels sont les signaux, par exemple, du côté peut-être de l'apprenti où tu te dis il ne faut pas y aller ?
- Speaker #1
Je fonctionne beaucoup physiquement. Quand je vois que la personne est fermée déjà de base.
- Speaker #0
Avec sa communication.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Dans sa manière d'exprimer, dans sa parole aussi.
- Speaker #0
Tu as parlé d'avoir une boule au ventre.
- Speaker #1
Il y a aussi une chose qui me vient à l'esprit. En fait, quand j'étais commercial, il y avait beaucoup ce côté toc qui s'est installé dans mon esprit. Alors qu'est-ce que c'est ? C'est des troubles cognitifs qui étaient installés dans ma tête à cause de vouloir, de ma personne, être parfait. Ce perfectionniste-là m'a tué. Quand je dis toc, c'est je rentre chez moi le soir, je me refais mon discours commercial parce que mon manager m'a dit c'est une pièce de théâtre et tu dois t'exprimer comme un robot. dès que la personne, le client te dit un truc tu dois directement répondre avec une parade pas naturel pour moi.
- Speaker #0
Et puis petit à petit, ça a commencé à tronger. Et puis là, c'était pour satisfaire les attentes de tes manches, de la boîte. De ma manager,
- Speaker #1
de ma boîte et de ma personne aussi. Enfin, il n'y avait pas que les managers, il y a aussi moi.
- Speaker #0
Tu t'es mis la pression aussi, ils avaient envie de réussir. Totalement. Petit à petit, ça a commencé à tronger, ou le vent, etc. Comment on explique le jour où ça explose ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Speaker #1
Bah écoute, ça a explosé, je me rappelle encore aujourd'hui. Ça a explosé quand ma coloc, Élise, à l'époque, qui m'a dit, mais Julien, pourquoi tu pleures en fait ? Là, c'est juste une accumulation de choses. qui te fait réveiller en interne, un désespoir total, une détresse émotionnelle. C'est à ce moment-là que j'ai compris que ouais. Ouais, il y avait un problème. Ma jauge d'énergie, elle est tombée en rade, quoi. Comme une batterie de téléphone, obsolète, au bout d'un moment.
- Speaker #0
Toute batterie. Donc là, qu'est-ce qui se passe ? T'arrêtes ton job ?
- Speaker #1
Je me mets en arrêt dans un premier temps. Je commence un suivi médical avec un psychiatre. Et puis, il y avait un système de rendez-vous gratuits avec les psychiatres qui m'ont accompagné sur Paris. Ça m'a permis d'échanger avec un professionnel. Il m'a mis d'abord en arrêt de travail. Ensuite, j'ai annoncé à mes patrons de l'époque. C'est dû à une autre raison aussi. Parce que mes parents sont séparés en la même période que ce burn-out travail. C'est ça qui a fait aussi que ça a explosé.
- Speaker #0
C'est un tout.
- Speaker #1
On ne va pas se mentir, c'est un tout. J'ai donné cet argument-là justement à mes patrons de l'époque pour m'échapper de l'entreprise. Je n'ai pas été les affronter en fight, en mode, votre boîte c'est de la merde, clairement, et votre management il est à revoir. Parce qu'en fait, avant moi, il y avait déjà deux personnes qui étaient parties de la boîte. En fait, j'ai compris à ce moment-là. Pourquoi ils étaient partis ?
- Speaker #0
Donc là, après, il y a eu toute une période où tu as déménagé, tu es revenu chez tes parents.
- Speaker #1
Oui, je suis revenu chez mes parents, entre Nantes et Angers.
- Speaker #0
Donc là, ça a été une période complexe.
- Speaker #1
Oui, là, c'est la coquille qui se referme. Les symptômes, c'était ça, rumination, plus envie de sortir, plus envie d'avoir de contact social. Oui, bloqué.
- Speaker #0
Donc là, tu as été suivi médicalement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et comment on fait pour s'en sortir à ce moment-là ? Ça prend du temps déjà, ça ne vient pas du jour au lendemain.
- Speaker #1
ça prend du temps, c'est beaucoup de temps C'est couler facile un an, un an et demi avant de retrouver des sourires. Pour s'en sortir, je dirais qu'il faut avoir un suivi médical avec des professionnels. J'ai été accompagné avec hypnotiseur, magnétiseur. J'ai essayé beaucoup de choses. J'ai dépensé près de 2000 euros dans les spécialistes de santé. Parce que tout n'est pas pris en charge. J'avais parlé de trucs gratuits précédemment, mais tout n'est pas pris en charge. Donc il faut aussi donner de sa personne. Et je trouve que quand on dépense de l'argent, on a vraiment la valeur de l'accompagnement qu'on fait pour soi.
- Speaker #0
Prenez soin de toi.
- Speaker #1
Prenez soin de moi pour aller mieux en fait.
- Speaker #0
Pour avancer, c'était toi d'abord. C'est ça. Dans une des vidéos que tu as fait le 24 février l'année dernière, tu parles de ce burn-out et justement en vrai tu dis « Mais aujourd'hui j'ai remonté la pente grâce à la création et à un entourage fort qui m'accompagne dans tous mes projets. » En quoi l'entourage à ce moment-là de ta vie, il est primordial ?
- Speaker #1
Dès Paris en fait, ça a été un élément moteur qui m'a fait me rendre compte qu'il y a le moment d'arrêter déjà. Avoir les conseils de mes amis et cette chaleur humaine de T'es pas tout seul, tu vas t'en sortir. C'était vraiment appréciable, tu vois. C'était vraiment trop cool d'avoir ça à l'époque. Et c'est toujours important aujourd'hui, on va pas se mentir. Grâce à l'entourage, ça m'a permis de renforcer les liens et mieux avoir confiance en moi aussi.
- Speaker #0
Retrouver la lumière tout à l'heure.
- Speaker #1
Trouver des réponses à ce que je dégage en tant que personne.
- Speaker #0
L'entourage t'a aidé, mais toi tu t'es relevé, tu t'es battu aussi pour avancer.
- Speaker #1
Énormément.
- Speaker #0
Et sortir un peu de... de ce moment difficile.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Il y a un conseil que je pourrais donner de ma personnalité, de mon expérience de burn-out, c'est d'être dans l'action. Parce que si tu ne restes pas dans l'action, tu vas t'endormir et là, c'est rechute directe.
- Speaker #0
Donc l'entrepreneuriat, ça a été une des choses qui t'a permis d'avancer pour remonter la pente. Donc tu as décidé de te lancer dans cette grande aventure et ça a toujours été ton rêve de créer ta marque de pringue.
- Speaker #1
L'entrepreneuriat, j'en parlais au début déjà. C'est hyper important pour la jeune génération, pour se motiver dans la vie, je pense.
- Speaker #0
Pour réaliser ses projets, ses rêves. Oui, ses rêves et ce qui nous tient à cœur pour se réaliser. Donc toi, tu as appelé ton studio créatif Trees, Build Your Own Eldorado.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Suite à un livre que tu as retrouvé dans ta chambre, Eldorado de Laurent Godet. Est-ce que tu peux nous parler de la morale de cette histoire et pourquoi tu as décidé d'appeler la marque comme ça ?
- Speaker #1
J'ai décidé d'appeler cette marque comme ça quand j'allais mal. ça m'a permis de me retrouver, de trouver de l'inspiration pour créer quelque chose. Ce livre-là, je suis retombé dessus, il était dans ma chambre, un peu de poussière dessus, tu vois. Il y a le parallèle aussi de l'Eldorado. Donc qu'est-ce que l'Eldorado ? Anciennement, c'était un pays imaginaire où les conquistadors allaient, enfin on n'a jamais eu la preuve que c'était vrai, pour conquérir, pour avoir des richesses, donc or, etc. Et je trouvais le parallèle avec le côté personnel hyper important de la quête vers l'Eldorado. C'est un peu ça la déa de la marque, trouver son propre eldorado, donc son paradis, son rêve, la quête, et le plus important, la finalité finalement. Ouais, c'est vraiment ça la volonté derrière la marque, derrière le studio créatif, trouver, accompagner les gens pour trouver qui ils sont vraiment, intérieurement tu vois. Les gens sont réceptifs au fur et à mesure quoi.
- Speaker #0
Comment on fait pour se trouver ?
- Speaker #1
Ça c'est une longue question. Ça commence par comprendre ses centres d'intérêt d'abord, parce que c'est ça. de qu'est-ce qu'on a aimé quand on était petit et qu'est-ce qui aujourd'hui est vachement important pour soi. Pour moi, c'est les centres d'intérêt qui... crée cette motivation au quotidien.
- Speaker #0
C'est savoir s'analyser et comprendre qui on est.
- Speaker #1
C'est ça. Il y a un truc auquel je pense aussi, qui m'a beaucoup aidé quand ça allait mal, c'est développer la créativité. Par des actions physiques, tu passes un message à ton mental de justement créer des choses qui ont du sens pour toi. Et du coup, ça t'ancre dans le temps et dans l'espace, physiquement, à te concentrer sur des choses physiques et à laisser ton esprit un peu vagabonder et kiffer.
- Speaker #0
Dans une de tes autres vidéos, tu as dit, quand tu parles de ton studio créatif, une marque de vêtements pour ceux qui ne veulent pas se laisser travestir par la société actuelle dans laquelle on vit. On ne se connaît pas au fond et j'aimerais représenter tous ceux qui se posent trop de questions.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Carrément, en gros, le message un peu derrière la marque, il est d'accompagner les gens, une communauté que j'essaie de créer et de les accompagner vestimentairement parlant et aussi dans les galères de la vie. Parce que mine de rien, quand on porte un vêtement, c'est aussi, on renvoie une image de qui on est vraiment. Je trouvais le parallèle intéressant.
- Speaker #0
Donc toi justement, grâce à ta marque de vêtements, ce qui a été difficile pour toi, tu le transformes en une force que tu veux mettre en avant et mettre en lumière grâce à ta marque de vêtements. Tu as fait deux drops, enfin tu en as fait un, tu vas en faire un bientôt qui arrive. Il y en a un qui s'appelle The Compass Watch. Tu l'expliques dans une de tes vidéos. Malgré le vent qui souffle pour nous faire changer de direction, il faut s'ancrer sur son chemin pour atteindre son propre Eldorado. Est-ce que tu peux nous parler en quoi la mode et les t-shirts que tu fais, enfin les designs que tu fais, les vêtements que tu fais, en quoi... ça peut transmettre des messages forts.
- Speaker #1
À travers les collections, j'essaye de raconter des histoires, en premier lieu, pour ça vraiment important pour les gens. Donc là, la DA, un peu derrière le Compass Watch, c'est un équipement concept que j'ai créé, auquel je me suis inspiré un peu d'œuvres d'art. Donc c'est une boussole qui donne la direction pour justement la quête vers l'Eldorado, et un twist avec une montre. Parce que justement, dans le temps, il faut s'en créer pour trouver la bonne direction sur son chemin, en fait.
- Speaker #0
Tu t'es lancé à ton compte, tu as créé aussi ton atelier de sérigraphie, où commercialement aussi tu essaies d'aller chercher des clients, des BDE, etc.
- Speaker #1
Et je collabore avec un autre atelier pour ça. Vu que la sérigraphie, c'est quelque chose d'hyper technique, donc pour ceux qui ne le savent pas, la sérigraphie, c'est une méthode d'impression textile qui permet à travers un pochoir d'apposer un design sur un vêtement. Mais la sérigraphie, l'essence même, c'est artisanal. Déjà, c'est un métier hyper artisanal. En fait, on racle un cadre qui a un pochoir, et c'est le transfert sur le textile d'encre. qui se fait. Et c'est vraiment ça qui me fait kiffer au quotidien. D'imprimer et voir le design quand tu soulèves le cadre, tu découvres ça et c'est génial.
- Speaker #0
Prendre vie. Comment on fait pour se démarquer dans le monde de la mode qui est un milieu qui est assez concurrentiel ? Est-ce que tu es confronté à cette concurrence ? Comment ça s'est passé avec ton premier drop ?
- Speaker #1
Mon premier drop, tout simplement, j'ai pas été assez bon au niveau communication. Aujourd'hui, la communication dans le marché concurrentiel qui est celui du vêtement, c'est hyper important. Je n'ai pas assez préparé ça. J'avais fait un shooting pour avoir cette esthétique un peu orangée et rocheuse de l'Eldorado, de la quête vers ça. C'était vachement compliqué à mettre en place, mais on a réussi.
- Speaker #0
Comment on fait pour tenir quand on traverse des périodes compliquées ?
- Speaker #1
Tenir dans le temps, la discipline, c'est hyper important. Il faut savoir s'écouter aussi. Parce que dans la roue qu'est les réseaux sociaux aujourd'hui, il faut savoir se retrouver aussi à travers ça. Donc à travers un rythme de poste ou de réel sur Insta ou de TikTok, viable pour soi d'abord et pas pour les autres. Et il faut se retrouver là-dedans, c'est important.
- Speaker #0
Toi aujourd'hui, tu postes énormément, tu postes beaucoup de contenu.
- Speaker #1
J'essaye, j'essaye de poster le maximum de contenu et d'être actif. Du moins, c'est une de mes volontés sur l'année qui arrive, de poster beaucoup plus, de teaser le nouveau drop qui sortira autour de mai, de la meilleure des manières.
- Speaker #0
Donc maintenant qu'on a parlé un peu de ton burn-out, de l'entrepreneuriat et de tout ce que tu fais aujourd'hui, j'ai quelques petites questions que j'appelle les questions de jeunes à te poser. Comment, selon toi, on fait pour trouver ce qui nous anime vraiment ? On a déjà un peu parlé, mais si tu devais donner des petites clés, qu'est-ce que tu donnerais comme clé ?
- Speaker #1
C'est intéressant comme question, comme je parlais de centre d'intérêt. déjà étudier ce qu'on aimait faire quand on était petit et ce qu'on aime faire maintenant. Je dirais qu'il faut tenter des choses, explorer des petites activités du quotidien. Ça peut être du dessin. Je parlais beaucoup de créativité, mais pour moi, la créativité, c'est un truc hyper important. Il faut la développer avec le temps. C'est vraiment important d'avoir ces phases de découverte d'activités, de choses, que ce soit collectives ou personnelles, tout seul, quoi.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu penses de l'intuition du fait d'écouter sa petite voix ? Est-ce que c'est quelque chose que tu pratiques et en quoi notre génération...
- Speaker #1
L'intuition, on m'en a parlé il n'y a pas si longtemps d'ailleurs, avec une personne qui m'a accompagnée dans le burn-out, ma magnétiseuse. J'ai tiré une petite carte en fin de séance, c'était écrit intuition. Et depuis, j'écoute cette petite voix dans ma tête qui me fait aller dans la direction que je prends aujourd'hui. Et c'est ce qui me permet d'entreprendre. Pour moi, il y a toujours des phases où on écoute plus ou moins cette voix-là. Peut-être pas tout le temps. Des fois, on fait des trucs à contre-cœur, mais c'est important de l'écouter quand même.
- Speaker #0
On a déjà un peu parlé de l'entourage, mais en quoi l'entourage, c'est important pour bien avancer dans sa vie ?
- Speaker #1
L'entourage, pour moi, c'est le moteur. Quand tu as des petits projets comme ça, ou des gros projets, toi, tu le connais aussi, c'est bien d'avoir un entourage qui te soutient. Par exemple, c'est un truc tout con, mais acheter un T-shirt, c'est déjà un soutien de malade. Tout le monde ne le fait pas. C'est hyper important d'avoir ce soutien-là.
- Speaker #0
On a déjà un peu parlé de création de contenu pour ton propre business. Mais qu'est-ce que tu penses des réseaux sociaux ? Quel est ton rapport aux réseaux sociaux ? Comment tu gères ça au quotidien ?
- Speaker #1
Les réseaux sociaux, c'est un truc qui me permet de comprendre le marché sur lequel j'évolue, avec la marque de vêtements notamment, le marché du textile. Et mon rapport avec ça, je dirais que j'essaye de me renseigner tout le temps de ce qui se fait, de créateurs, de marques indépendantes. Il y a un vivier en France quand même de marques indépendantes françaises comme Supra ou des marques comme ça qui sont hyper actives sur les réseaux sociaux et qui font comprendre cet environnement créatif. J'essaye aussi de faire comprendre ça à une communauté et montrer le mieux les backstage d'une marque de vêtements. Je trouve que les jeunes d'aujourd'hui sont beaucoup sur les réseaux mais c'est beaucoup vu souvent comme quelque chose de négatif. Mais pour moi, il y a quand même une partie positive dans tout ça, de s'intéresser à des choses. Et c'est d'ailleurs une réflexion que je me faisais il n'y a pas longtemps sur le fait qu'avant, les anciennes générations n'avaient pas les réseaux sociaux. Du coup, ils se concentraient vraiment sur eux-mêmes, sur leur personnalité et choisissaient des horizons de vie, des métiers avec leur intuition, plus qu'aujourd'hui. Parce qu'aujourd'hui, on est hyper inondé de contenus, de métiers, de projets, de plein de choses et qui font que les jeunes galèrent à se... connecter vraiment avec leur personnalité en fait.
- Speaker #0
Je pense que tu trouves un truc qui est hyper important et qui est hyper vrai, c'est qu'aujourd'hui il y a tellement de possibilités que parfois on se perd un peu dans les choix qu'on doit faire, presque tout est possible, tout est ouvert, du coup comment on fait pour trouver sa voie et quelle voie on choisit ? Je pense que c'est une vraie question et c'est un peu aussi ce qui se passe quand on voit tout ce qu'il y a sur les réseaux sociaux, toutes les vies qu'il y a sur les réseaux sociaux qui sont souvent d'ailleurs le meilleur angle sur les réseaux sociaux, on montre toujours d'ailleurs ce qui va le mieux. Du coup, il y a beaucoup de choses qui se passent. Qu'est-ce qu'on choisit ?
- Speaker #1
Quoique, il y en a de plus en plus qui montrent un peu, tu sais, il y a cette vibe-là des dumps qui est arrivée quand même dans ces dernières années-là, où les gens commencent à s'ouvrir quand même, à montrer le plus négatif, les trucs un peu plus à la cool sur les réseaux. Donc, c'est en train d'évoluer en même temps que les générations, je dirais.
- Speaker #0
C'est clair. Qu'est-ce que tu penses du regard des autres ?
- Speaker #1
Maintenant, je m'en fiche. C'est important de ne pas justement calculer tous ces regards. des gens, tu sais se brider tout seul en fait. Du coup, je trouve ça hyper important, ouais.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu penses de l'amour à 24 ans ? Quelle place il a dans la vie ?
- Speaker #1
Eh ben, pour l'instant, je dirais, il y a eu des échecs, mais des choses super aussi. L'amour, ça peut être pour un projet, pour quelqu'un, pour un Eldorado, finalement. Il y a un temps pour tout, je dirais. Justement, il faut savoir jouer entre ces projets-là.
- Speaker #0
qu'il soit personnel comme professionnel, pour qu'il s'emboîte. C'est un Rubik's Cube, en fait. Tout simplement, il faut trouver les bonnes faces du truc pour avancer. Je trouve ça hyper important aussi.
- Speaker #1
Trop bien. Et l'amour a plein de formes différentes, pas que l'amour.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. L'avenir de soi aussi. Hyper important.
- Speaker #1
Comment on fait pour être en paix avec soi-même ?
- Speaker #0
Encore une bonne question. Franchement, moi, je n'ai toujours pas trouvé la paix. Je suis dans le process de... Je pense que ça arrive dans des âges un peu plus élevés, autour de, je pense, 55-60 ans, où vraiment, là, on se connaît bien soi-même. C'est le chemin de la vie, en fait. C'est de suivre un peu le mood, comment tu te sens dans la vie de tous les jours, et c'est se développer au fur et à mesure.
- Speaker #1
Tu ne penses pas qu'on peut être en paix avec soi-même à 25 ans ?
- Speaker #0
Si. Si, si, si. Je trouve qu'il y a un temps pour tout. Je ne sais pas. Je ne connais pas de personne qui est vraiment en paix avec soi-même, parce qu'il y a toujours des petites... des petits éléments des fois du quotidien qui embêtent. Enfin, c'est les aléas de la vie en fait, qui font que c'est compliqué des fois. Et il faut rebondir.
- Speaker #1
De toute façon, c'est vrai qu'est-ce qu'on peut vraiment être en tech soi-même ? Je ne sais pas où à s'en prendre.
- Speaker #0
Parce que l'argent fait le bonheur finalement.
- Speaker #1
Mais bon, voilà. Ok, trop cool. Question de la fin, les deux dernières. Quelles sont les petites choses qui font la différence que tu pratiques quotidiennement pour t'emmener vers tes objectifs et ton bien-être intérieur ?
- Speaker #0
Sur la partie professionnelle, ce que je fais, c'est que niveau communication sur les réseaux sociaux. je note 5 à 10 idées de contenu tous les jours pour exploiter ça après au fur et à mesure il y a aussi un truc important parce que dans le burnout il y a aussi le côté sommeil il faut avoir un bon rythme et chacun a son rythme il y en a qui sont plus du soir, plus du matin et moi je pratique un peu plus le travail du soir de justement travailler quand je suis dans ma bulle la nuit sur Photoshop Illustrator pour créer des choses chacun a son rythme finalement des choses qui font la différence aussi de bien dormir Ouais. bien dormir, trouver sa stabilité aussi financière dans tout ça, dans ce genre de projet. C'est compliqué qu'en étudiant de financer des choses mais il faut entreprendre aussi et c'est tout ce côté-là que j'essaye de faire à travers ces projets-là, même si il y a des petites lacunes pour l'instant mais qui se transforment en belles choses après.
- Speaker #1
Vous pouvez donner un seul conseil à tous les jeunes qui t'écoutent aujourd'hui ?
- Speaker #0
Je dirais qu'il faut être dans l'action et brainstormer aussi, avec ses amis tout seul, noter sur un papier et vraiment y aller hyper rapidement et sûrement en fait.
- Speaker #1
Pour bien avancer.
- Speaker #0
Pour bien avancer.
- Speaker #1
C'est ton mot de la fin.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ok, trop bien. Merci beaucoup, Julien, d'avoir participé à cet épisode de Nouvelle Era. J'étais super heureuse de te recevoir et de pouvoir avoir cette belle conversation avec toi. Donc, merci beaucoup et merci à tous de nous avoir écoutés aujourd'hui. C'était un premier épisode et c'est le premier d'un long chemin, j'espère. Donc voilà, à très vite pour le prochain. Et voilà. Et vous, je vous remercie.
- Speaker #0
Trop bien.