Description
Livres, films, photographies, archives accompagnent Hélène Giannecchini et Blandine Rinkel dans leurs écritures pour évoquer les familles qui les entourent. Leurs livres résonnent par leur forme et leur sujet, où “l’attention et la joie sont connectées”. Généalogie fictive, héritage inventé, secrets, chacune partant de sa propre vie, rebat les cartes d’une histoire familiale qui procède de la fiction par les récits et les mots que l'on choisit, et les silences non comblés.
Adressé à ceux qui se sentent fauves, intimement exilés, déplacés et éjectés de l’évidence familiale, La Faille s’attache à une communauté de solitudes, à ceux qui se sentent un peu anormaux, soit “en dehors de la norme” comme dit Blandine Rinkel.
“Avoir une histoire permet de se situer dans le monde avec force” affirme la théoricienne Joan Nestle. C’est ainsi que Hélène Giannecchini trouve son récit, à la recherche d’une transmission manquée. Elle inscrit l’histoire des luttes et des mouvements queer à sa propre histoire familliale. Au-delà de la vie de ses parents et grands-parents, les ancrages historiques et politiques ont leur importance et dans l’histoire queer, la sexualité importe moins que le politique et la vision du monde.
Autour d’Élodie Karaki, dans une discussion où sont convoquées Jeanette Winterson, Kath Weston ou encore Saint-Just, les écrivaines parlent des mots qui montrent l’importance des relations choisies.
À lire
Hélène Giannecchini, Un désir démesuré d’amitié, Éditions du Seuil, 2024.
Blandine Rinkel, La Faille, Stock, 2025.
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