Description
Après Qui annule quoi (Prix femina essai), Laure Murat publie Toutes les époques sont deguelasses et poursuit son analyse de l’époque, et notamment le mouvement dit de la cancel culture. Fine connaisseuse des Etats-Unis, où elle a enseigné durant près de 20 ans à l’Université de Californie Los Angeles, l'essayiste décrit un pays “violent, cruel et raciste” où une guerre culturelle a lieu entre woke et anti woke. Selon elle, s’il faut enlever certaines statues de figures problématiques dans l’espace public, il faut en revanche absolument ne pas les détruire et les exposer dans un musée. Il ne faut pas priver les opprimés de l'histoire de leur oppression, résume-t-elle. Son dernier livre met en lumière une autre facette de cette opposition, en prenant la littérature en exemple. Si l’on a de tout temps réécrit les histoires dans une visée esthétique (adaptations théâtrales ou cinématographiques, traductions, versions abrégées, pastiches…), il n’en est pas de même pour des récritures qui visent à effacer ce qui fâche certains, aujourd’hui. “On pense beaucoup par injonction, souligne-t-elle, ce qui est le contraire de la pensée critique”. Elle nous invite ainsi à poursuivre la lecture d’Agatha Christie, de Roald Dahl ou encore des aventures de James Bond avec discernement.
Bibliographie sélective
Toutes les époques sont dégueulasses, Verdier, 2025.
Proust, roman familial, Robert Laffont, 2023 (Prix Médicis essai).
Une révolution sexuelle ? Réflexions sur l’affaire Weinstein, Stock, 2018.
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