Speaker #0Quand ma mère a attrapé un cancer et qu'on m'a annoncé à moi qu'elle allait mourir dans les six prochains mois, je m'en souviendrai toujours. Elle a reçu un courrier à la maison. Elle était encore en divorce avec mon père, ça faisait quasiment 15 ans. Et elle recevait un courrier du tribunal, je crois. Et elle faisait souvent des crises, en fait. Des crises de stress à la lecture de ces courriers-là. Et elle a fait une occlusion intestinale de nouveau, je crois. une autre parmi tellement déjà auparavant. Et elle est allée voir le médecin de famille, qui est un ami très proche, Georges. Je ne sais pas, ça s'est enchaîné tellement vite, elle a dû voir, elle est allée voir un gastro-entérologue, qui, dans l'emblée, lui a fait faire une coloscopie, et direct, elle a été hospitalisée. Et ma marraine, qui est une des assistantes très proches du professeur Maresco qui s'est occupé d'elle à l'hôpital civil de Strasbourg. Elle vient me voir et elle me dit Olivier, depuis que je travaille ici, et je travaille ici depuis très longtemps dans ce service-là, les problèmes digestifs, jamais personne n'a survécu avec ce que ta mère est là aujourd'hui. Et elle me dit Je lui donne maximum six mois à vivre. Et waouh, j'avais jamais perdu personne en fait, ni mes grands-parents, je crois que j'avais même encore des arrière-grands-parents, j'avais jamais perdu quelqu'un dans ma famille, donc cette notion en fait de séparation du corps physique, ça a généré en moi, mais waouh, bien vide, pas possible, enfin bref. Et là, ce qui s'en est suivi en fait, ça a été... Pour ma mère, des allers-retours à l'hôpital où elle a fait encore et encore d'autres occlusions, où elle a été hospitalisée en urgence. Les allers et les retours avec toutes les chimios qu'elle a faites. Elle a fondu, elle a fondu, elle a fondu. Et je m'en souviendrai toujours, ça devait être au bout de 4 ou 5 mois, j'étais en train de rouler avec sa voiture pour me rendre à l'hôpital, pour aller chez elle. Je dormais quasiment tout le temps à l'hôpital, avec elle le soir. et elle m'appelle et elle me dit sur le chemin elle était alarmée elle me dit olivier olivier il faut plus que tu me laisses seule maintenant il faut il faut que tu restes avec moi et j'avais pas compris sur le moment en fait mais elle elle savait qu'elle allait partir en fait elle savait qu'elle allait partir et je suis arrivé à l'hôpital Et je sais qu'à partir de ce moment-là, je ne suis plus jamais parti, j'ai passé toutes mes nuits avec elle, je dormais dans la chambre. Et le message que j'aimerais te partager, soit si tu accompagnes quelqu'un qui est sur ce chemin-là, soit si toi-même, tu es peut-être sur ce chemin de transition avec ta vie, c'est ce message-là. Le premier message, c'est si tu accompagnes quelqu'un qui est comme ça. Je sais que c'est difficile, mais moi j'ai eu cette chance de toujours être bien dans sa présence. J'étais l'une des seules personnes dans la famille qu'elle voulait voir. Et même ses parents, pour elles c'était difficile que ses parents viennent la voir. Tellement ils pleuraient, tellement ils étaient attristés. Je sais que c'est difficile. pour nous, mais il est essentiel de ne pas affliger notre tristesse, notre peine, à cette personne qui, elle aussi, est en train de faire le deuil, pas de sa vie, parce qu'on ne fait pas le deuil de sa vie maintenant, je le sais, j'en ai fait l'expérience, on fait le deuil d'une croyance, cette croyance qui est celle du départ de cette vie et on ne sait pas, on va vers l'inconnu, enfin bref, on ne se prend pas le temps de comprendre. Donc pour nous les accompagnants, les gens qui sont autour, il est essentiel d'être remplis d'amour lorsque l'on accompagne les personnes qui sont en train de faire leur transition. Et si toi qui m'écoutes, tu es en train de partir... Voilà ce que je vais te partager, c'est l'expérience qui m'est arrivée avec ma mère. Alors certes, ça ne m'est pas arrivé à moi, mais je te partage quand même mon expérience. La dernière nuit où ma mère était en train de partir, je m'en souviendrai toujours. Elle était encore consciente ce soir-là parce que j'étais assis à côté d'elle. Et je me souviens qu'elle s'endormait beaucoup. Et à chaque fois qu'elle dormait, je mettais ma main sur sa main à elle. Et je savais qu'elle allait partir à un moment ou à un autre. Et en fait, je lui disais Maman, sache que je t'aime. C'est très difficile pour moi de communiquer mes émotions et de toucher mes parents. Pour moi, c'était très difficile parce qu'à cette époque-là, je n'avais pas cette sensibilité physique. C'était vraiment difficile. C'était très compliqué. Mais quand elle fermait ses yeux, je mettais ma main sur la sienne, je m'en souviens le plus souvent possible, et je lui disais Maman, je t'aime, si tu veux partir, tu peux partir en paix, et sache que tout ce que tu as fait, c'est bien, et je t'aime. Et je répétais ça tout le temps. Et je me souviendrai toujours que le soir, en tout cas la nuit où elle est partie, le soir, elle était éveillée, je lui mettais encore à boire dans la bouche pour qu'elle puisse se déshydrater. Elle est encore allée aux toilettes une fois, je me souviens. Et tout d'un coup, dans son lit, elle a commencé à parler. Mais en fait, elle parlait comme s'il y avait des personnes en face d'elle. En fait, elle regardait le mur et je voyais qu'elle avait une interaction physique avec des gens. Je n'arrivais pas à voir, mais je voyais qu'elle avait une interaction physique. Elle était en train de parler. Et je voyais qu'il y avait une conversation parce qu'en fait, elle parlait. Et elle écoutait. Je la voyais très attentive. Et ça a duré peut-être, je ne sais pas, une demi-heure, trois quarts d'heure. Et elle parlait, elle parlait, elle parlait et elle écoutait. Et je lui demandais, je lui disais, mais tu parlais avec quelqu'un ? Elle me disait oui. Mais elle écoutait en même temps la conversation avec cette personne, donc elle ne répondait qu'à moitié. Et je lui disais, mais est-ce que tu parles avec des ancêtres ? Elle me disait oui. Et je lui citais des noms, en fait. Et elle me disait non, oui, oui, c'est ça. Et après cette conversation, elle s'est endormie. Mais elle était vraiment en paix. Elle s'est endormie. Et au milieu de la nuit, je mentionnais toujours, les infirmières sont venues. Elles ont mis leurs mains sur ma jambe et m'ont dit, Olivier, elle est partie. Et je me souviens que je les regardais. Et la première chose que je me suis dit, c'est effectivement qu'elle est partie. Elle n'est plus là. Je leur ai demandé de me laisser quelques secondes avec elle. Je pense que j'ai dû poser mes mains sur son corps. Et j'ai dû lui parler, lui dire que je l'aimais. Et qu'elle pouvait faire sa transition en rubis. Et que pour nous, tout ira bien. Parce que je pense que... Pour une maman de laisser ses enfants derrière, c'est quelque chose qui doit être très compliqué, logiquement. Et je me souviens qu'à l'époque, parce que j'étais encore en couple ou pas, enfin bref, je sais qu'il y a mon chéri de l'époque qui est venu me chercher, Mathieu. Il est venu à l'hôpital, il était 3h du matin. Et je me souviens qu'à ce moment-là, je ne pouvais pas l'expliquer. Mais tout mon corps fourmillait en permanence. Toute la peau me chatouillait tout le temps. Alors j'ai compris plus tard. Mais je ne sais pas. Tu sais, des fois, tu ressens ces frissons très forts à certains endroits de ton corps. Mais là, ça ne s'arrêtait plus. C'était au niveau de ma tête. Et ça ne s'arrêtait plus. Bref. Les semaines passent. Les obsèques se font. J'enterre ma mère. Et je décide de partir à Bali parce qu'en fait, avant sa mort, je voulais l'emmener voir un guérisseur, que j'avais l'espoir que ce guérisseur puisse la guérir. Et moi, du coup, je suis allé à Bali voir ce guérisseur et plein d'autres d'ailleurs. Et je me souviens toujours de cette médium qui était aussi une guérisseuse, Adem Bassar. C'est la plus grande ville à Bali. Et elle habite dans une espèce de grotte. Je ne sais pas si tu peux t'imaginer l'oracle dans le film Matrix. Il y a une dame, à un moment donné, c'est une clairvoyante, un peu comme une maître. Elle s'appelle l'oracle. Mais purée, cette dame dans cette grotte. C'était la personnification parfaite de cette oracle. Et là, j'arrive chez cette dame. qui ne parlait peut-être même que le baliné. Je ne sais même pas si elle parlait l'indonésien. Je pense qu'elle n'avait quasiment jamais vu le blanc. En général, les balinés ne sortent même pas de leur village. Elle, je ne suis même pas sûr qu'elle sortait de sa maison. Mais bref. Et je me mets devant elle, elle me dit, Toi, ta mère, elle est morte il y a 21 jours. Et ça faisait 21 jours, jour pour jour. Après, je me suis dit, Bon, c'est peut-être une coïncidence. Et là, elle me dit, ta mère est juste à côté de toi et elle est en train de m'expliquer les personnes qui étaient là, la chercher, le soir où elle est partie. C'est cette personne-là, cette personne-là, cette personne-là. Et là, je me suis dit, oh purée, là, ça commence à être bizarre. Là, ça commence à être un peu louche. Et à cette époque, moi, je voulais faire un MBA à Harvard, à la Business School d'Harvard à Cambridge. Et j'ai préparé mon dossier, j'y suis allé par la suite. J'ai fait une incursion dans l'école de quelques mois. Et là, cette médium me regarde et elle me dit Ta mère est en train de me parler de l'école où tu souhaites aller aux Etats-Unis. Et là, je me suis dit Oh purée ! Là, ça commence à être vraiment louche. Et... On discute, on discute, on discute. Et elle me sort le nom de l'école. Et là, je m'en souviendrai toujours. Il y a eu un blanc colossal à l'intérieur de moi. Il y a eu un vide qui s'est créé où je me suis dit, oh purée, il se passe quelque chose après, dont je n'ai pas connaissance et où je n'ai même jamais eu d'intérêt dans ma vie. Je me souviens que ce voyage à Bali a duré quelques semaines. Et quand je suis rentré à Strasbourg de ce voyage, j'ai été hospitalisé pendant une semaine à l'hôpital civil de nouveau. Et j'étais malade, ils n'ont pas trouvé ce que j'avais. Et je me suis guéri tout seul et je suis parti de l'hôpital. Et je suis sûr que c'est mon corps qui a quelque part somatisé ce choc que j'ai vécu, cette espèce de l'après-vie par rapport à cette expérience avec cette médium. Le dernier message que j'ai envie de te partager, c'est quasiment ces dix dernières années où j'ai vécu dans la proximité quotidienne de ces maîtres, de ces guérisseuses qui sont complètement éveillées. Alors si le mot éveil c'est quelque chose qui ne veut pas dire grand chose pour toi, quelqu'un qui est éveillé, c'est quelqu'un dont le corps est encore vivant, mais dont l'expérience est encore vivante. est exactement celle de la mort. Je te le redis si ça n'a pas été clair. L'éveil total spirituel, c'est lorsque ton corps est encore vivant, ton corps est encore en vie, mais l'état dans lequel toi tu es, c'est l'état dans lequel... Le commun des mortels se retrouve lorsqu'il fait sa transition, ce que nous les êtres humains on appelle la mort. La définition qu'il m'a été donnée, pour moi, par rapport à mon chemin à moi, c'est faire l'expérience de la mort avant que le corps ne meure. Et si je reprends l'enseignement de Bouddha, Bouddha nous dit... Je ne peux pas vous donner de définition à l'éveil spirituel. Ce n'est pas possible. Parce que c'est une expérience qui ne peut être faite seulement si le mental est complètement éteint. Et les mots viennent du mental. Raison pour laquelle vous ne pouvez pas comprendre quelque chose qui ne peut être que compris lorsque le mental est éteint. Mais voilà ce que je peux vous dire sur le... sur l'éveil spirituel, sur l'éveil total. Un être éveillé ne peut plus souffrir. La souffrance humaine ne peut plus se greffer sur un être qui est éveillé. Parce que la partie de l'être humain qui souffre, cette partie-là, lorsque l'être est éveillé, elle ne peut plus se greffer en fait sur la personne. Pour t'expliquer avec d'autres mots, lorsque tu atteins cet état de liberté totale, de liberté totale qui est l'éveil spirituel, c'est cette dimension conditionnée à l'intérieur de toi, cette dimension sur laquelle la souffrance peut se greffer, lorsque tu es éveillé, cette dimension-là, elle est morte. C'est ça la vraie résurrection. La vraie résurrection, c'est quand tu renais de la mort, de la partie conditionnée à l'intérieur de toi-même. Voilà. Et ce que je veux dire par rapport à tous ces maîtres avec qui j'ai vécu, qui vivent dans cet état-là, que j'ai écouté les jours et nuits, certains d'entre eux, et je sais que ça peut paraître délirant, mais certains d'entre eux me parlaient la nuit dans mes rêves et continuaient la conversation le matin quand j'en réveillais, dans leur proximité physique. Je sais que par un podcast ou par un audio, on ne peut pas transmettre ce message, c'est très compliqué. Mais crois-moi sur parole, crois-moi, la mort n'existe pas. Je te le répète, la mort n'existe pas. Et je vais te dire encore une dernière chose. La mort est un processus, ce que nous les êtres humains on appelle la mort, et ce qui devrait plutôt être appelé la transition en fait. La mort est un processus qui est encore plus agréable que le processus lorsque tu t'endors le soir comme un bébé. Si tu prends l'exemple d'un soir où tu t'es endormi parce que tu étais tellement fatigué et tu as sombré dans ton sommeil avec facilité. Quand tu meurs, ce processus-là... il est beaucoup plus doux il est beaucoup plus naturel pourquoi parce qu'il est fait en pleine conscience alors que quand tu t'endors tu tombes dans ton subconscient n'aie jamais peur de mourir Parce que cette peur, c'est une pensée qui fait partie de ton mental conditionné. Et lorsque tu meurs, cette partie, ce que l'on appelle le mental conditionné, ne te suit pas. Le subconscient ne te suit pas lorsque tu meurs. Il ne reste que la pleine conscience. C'est pour ça que ce processus est tellement doux, agréable et naturel. Alors je sais qu'avec des mots, on ne peut pas enlever cette peur, mais crois-le-moi, vraiment, Je suis la personne, j'ai été pendant des années la personne la plus cartésienne et la plus terre à terre qu'il puisse exister, et je le suis encore. Et tu ne me connais peut-être pas depuis longtemps, mais tu ne peux pas t'imaginer comme j'ai fait la misère aux maîtres et aux guérisseuses, avec mon esprit pseudo-cartésien de l'époque, pour comprendre. Je leur ai posé une quantité de questions. mais tu ne peux pas t'imaginer comme une personne normale, serait devenue barjot si elle avait entendu toutes les questions avec lesquelles je les ai harcelées. Et effectivement, c'est quand je suis arrivé en Inde, dans le monastère où j'ai vécu, que l'expérience, que les expériences que j'ai vécues, ont permis pas de répondre à mes questions. mais plutôt de transformer mes questions jusqu'au point où elles n'ont plus existé. Et en fin de compte, c'est dans les expériences de ces expériences-là, c'est dans le fait d'avoir vécu ces expériences-là que je sais. Ce que je suis en train de te dire. Alors j'ai encore moi, Olivier, qui te parle, à cet instant-là maintenant, quand j'enregistre ça, j'ai encore un cheminement spirituel. Ça n'est pas terminé pour moi. Mais le peu d'expérience que j'ai eue, que j'ai faite, je peux te le dire, n'aie pas peur. La seule chose dont tu dois te débarrasser, c'est ta peur. Pas ta maladie, pas ton cancer, pas ta tumeur. Débarrasse-toi de ta peur, parce que s'il n'y a plus de peur, il n'y a que de l'amour. Et l'amour est certainement la meilleure énergie pour guérir absolument tout, si guérir est ce que tu choisis. Voilà, c'est terminé pour aujourd'hui. je t'envoie plein d'amour et confiance en toi même trouve cette partie divine à l'intérieur de toi même je te dis à très bientôt