Speaker #0Quand ma mère est morte en 2010, ça a été assez bizarre parce qu'en fait j'avais jamais perdu de personne dans ma famille et toi t'es peut-être déjà passé par là aussi, mais quand t'as pas encore perdu de proche, t'as l'impression que c'est quelque chose qui va jamais te toucher en fait. Et ça devait être fin 2009, les médecins lui ont trouvé, enfin bref, un cancer foudroyant qui avait immergé tout son corps et ils lui avaient donné quelques mois à vivre. Ils lui ont dit, c'est inéductable. Elle va mourir, c'est qu'une question de moi. Et nous, on le voyait à vue d'œil, en fait. Elle était en train de fondre physiquement. Elle était quasiment tout le temps hospitalisée. Moi, je dormais tout le temps chez elle, à l'hôpital. Au début, sur le rebord de la fenêtre, je me souviens, à l'hôpital de Strasbourg. Et après, à force de me voir tous les soirs, ils lui ont donné une chambre avec deux lits. Et je pouvais dormir avec elle tous les soirs. Et je me souviens que je connaissais une guérisseuse à l'époque, qui habitait à Paris. Et cette guérisseuse me dit, écoute Olivier, si ta mère doit mourir, viens on l'emmène voir un guérisseur à Bali, j'en connais un qui est super puissant, ça coûte rien. Et moi je m'étais dit, vas-y allez on l'emmène, de toute façon ils l'ont condamné, on n'a rien à perdre. Et elle est morte. Je ferai un autre podcast par rapport à sa mort parce qu'en fait c'est sa transition dans la nuit de l'hôpital qui a changé toute ma vie. Pas le fait qu'elle meurt, mais comment elle est partie, mais ça j'en parlerai une autre fois. et moi je voulais donc l'emmener à Bali voir ce guérisseur et elle est morte juste avant qu'on parte et j'étais tellement curieux je me disais mais purée s'il existe des personnes qui peuvent guérir d'autres personnes qui sont malades moi je veux le voir parce que c'était quelque chose qui à l'époque c'était complètement inaccessible en fait dans mon quotidien c'était quelque chose que je ne comprenais pas qui ne m'intéressait pas enfin voilà donc il y a eu les funérailles de ma mère dans les semaines enfin dans les jours qui ont suivi et je crois deux semaines ou trois semaines après j'ai pris un vol et je suis allé à Bali et deux jours après j'ai rencontré ce guérisseur c'était un guérisseur aux oeufs et là ça a été je peux pas l'expliquer en fait mais ça a été complètement dingue et j'arrive chez ce guérisseur là et qui n'était pas loin de la mer, à Bali, mais perdu et dans un quartier très pauvre. Et avec ce guérisseur-là, il y avait une grande prêtresse indonésienne qui était là. Il y avait la fille d'une grande prêtresse balinaise qui était là. Et elle me regarde et elle me dit, toi tu vas devenir mon fils. Et moi, je me suis dit, purée, mais alors elle, elle est complètement barge. Moi, je revenais de dix ans où j'avais travaillé, mais comme un fou, entre la France et d'autres pays. J'étais complètement entré, empêtré dans un monde matériel. Moi, quelqu'un qui me sort ça, je me dis, il est barge. Elle me regarde, mais avec des yeux, j'avais Yoda, en fait. J'avais Yoda avec le corps d'une femme qui était en face de moi et qui me dit avec un calme, mais je crois que je n'ai jamais vu un calme aussi imperturbable de ma vie. Elle me regarde et elle me dit, toi tu vas être mon fils. Bref, la soirée passe, je garde ses coordonnées. Le lendemain, je vais la voir et elle me dit, on va aller voir une amie guérisseuse à moi ensemble et on va discuter tous les trois. Et on va voir cette guérisseuse, une autre guérisseuse du coup. On y va tous les trois. Et là, on s'assoit et cette autre dame guérisseuse me regarde et me dit. ta maman est juste à côté de toi et elle est morte il y a 21 jours. Et effectivement, elle était morte il y a 21 jours. Mais bon, je me dis, avec la chance, d'autres personnes auraient pu le deviner. Et elle me dit, et ta mère est en train de me parler des personnes qui étaient en train de la chercher au moment où elle était en train de mourir le soir à l'hôpital quand tu étais avec elle. Et ça, j'en parlerai dans un autre podcast, enfin dans un autre audio, mais c'est ce qui m'avait chamboulé effectivement le soir. où elle est morte, on parlait tous les deux encore ensemble, et elle commençait à parler avec d'autres personnes, en fait, dans la chambre. Et donc là, je me suis dit, oh purée, la guérisseuse commence à avoir un truc bizarre, quoi. Et à l'époque, moi, je voulais faire une école de commerce aux États-Unis. Et il n'y avait que ma mère qui était au courant, il n'y avait que elle. Et cette guérisseuse me regarde et elle me dit, et ta mère est en train de me dire que tu vas aller à Boston. pour faire une école de commerce, et là, elle me sort le nom de l'école. Et là, je crois que ce moment-là est resté gravé dans ma vie. Parce que ce qu'il faut bien se dire, c'est que c'est une dame qui est... Je ne veux pas dire que c'est une dame qui est illettrée, mais c'est des gens qui vivent dans la campagne. À part leur île, ils ne connaissent rien du tout. Ils ne sont jamais sortis de nulle part. Vous savez, c'est un peu comme nos arrière-grands-parents. Ils ne sont jamais sortis de leur village, donc ils ne connaissent rien, en fait, du monde extérieur. Et là, on parle d'une dame... Si vous avez vu le film Matrix... Imaginez-vous l'oracle. Vous savez, il y a cet oracle dans le film Matrix. Mais c'est cette dame-là. Elle était assise par terre, elle me regardait avec des yeux. La couleur de ses yeux, c'était des diamants. Et elle me regarde et elle me dit, ta mère est en train de me dire que tu veux partir faire une école de commerce à Boston. Et elle me sort le nom de l'école. Enfin, elle l'écrit sur un bout de papier. Et là, en fait, mon cerveau n'arrivait plus à comprendre ce qui se passait. C'était mais trop irréel. Et c'était trop vrai en fait. Je pouvais pas le contester quoi. Même maintenant quand j'en parle encore, je me replonge dans ce que je ressentais à l'époque. Et c'était mais... C'était complètement irréel et surréel. C'était complètement fou parce que mon cerveau ne pouvait pas renier ce qu'elle était en train de dire. Parce que c'était une réalité qui était beaucoup trop poussée. Mais en même temps... Ce que j'étais en train de vivre était tellement éloigné de mon commun, de mes habitudes et de mon conditionnement qu'en fait, il y a comme un câble à l'intérieur de moi-même qui se secouait dans tous les sens et qui essayait de se connecter à quelque chose, mais j'arrivais pas. Et là, je me souviens que j'étais perdu en fait. Il y avait un vide à l'intérieur de moi et je me suis dit qu'est-ce qui se passe ? Et donc là, il y a cette dame, donc l'autre guérisseuse que j'avais vue la veille qui était là et qui m'a dit qu'elle allait devenir ma maman. Elle me dit... J'espère que tu comprends maintenant qu'il y a un monde invisible auquel tu n'as pas encore accès, mais il est bel et bien là. Tu dois t'y connecter et nous, on est là pour te montrer le chemin. Oh purée, même maintenant quand je ne vous en parle, ça me fait bizarre. Et je me souviens qu'à cette époque-là, tout ça, ça allait trop vite pour moi. Je ne savais plus quoi faire, je ne savais plus comment réagir. Et bref, on est parti. Bref, la vie a continué. Cette dame balinaise est devenue ma maman balinaise. J'ai habité chez elle pendant presque dix années. Au début, j'étais chez elle plusieurs années dans sa maison. C'est une grande maison de prêtres dans un petit village au centre de Bali. Et ma famille française, en fait, ne comprenait plus du tout ce qui m'arrivait. Moi, j'avais une grosse société qui fonctionnait très bien sur Strasbourg. J'ai gagné très bien ma vie. J'avais un appartement qui était magnifique. Je roulais une voiture qui était magnifique. Et du jour au lendemain, j'ai tout arrêté. Je me suis débarrassé de la voiture. C'est mon père qui s'en est débarrassé à l'époque. J'ai vendu mon appartement. J'avais un magnifique penthouse en haut d'un immeuble à Strasbourg. Et j'ai fermé ma société. en quelques mois. J'ai même pas essayé de la vendre, je l'ai fermée. Et ça, ma famille française, en fait, ils ont pas réussi à s'en remettre. Ça a été très dur pour eux. Je me souviens de mon petit frère qui me disait « Mais purée, t'as tout en fait. T'as tout et t'es en train de tout laisser tomber. » Et je leur disais « Je peux pas vous expliquer. Je peux pas vous expliquer ce qui se passe, mais il se passe quelque chose de trop grand ou de trop bizarre, je sais pas. » Et je suis parti à Bali. Et toutes mes économies ont fondu avec les années parce qu'il fallait que je me nourrisse. Et cette famille m'a accueilli et c'est devenu ma famille. En fait, je me suis installé avec eux, j'ai vécu avec eux, j'ai appris leur langue, j'ai appris leur dialecte. J'ai appris à vivre avec eux. Vraiment, j'étais l'Indonésien à la peau blanche. Dans le seul village, j'étais le seul à avoir la peau blanche. Je connaissais tout le monde, tout le monde me connaissait. C'est d'ailleurs encore le cas aujourd'hui. Mais c'est une vie qui a pris un virage à 90 degrés. Et c'est vrai que même aujourd'hui, quand j'y repense, alors que maintenant, c'est devenu mon quotidien, je ne sais pas comment je vais pouvoir partager ça un jour avec vous, mais l'énergie de ces grands prêtres et de ces grandes guérisseuses, regardez l'oracle, regardez Yoda. Je sais que c'est des films et que c'est de la science-fiction, mais leur énergie, elle est tellement stable et elle est intouchable. Ça, c'est la leur, en fait. On est avec des personnes qui plongent dans la vie, qui ne rejettent rien et qui n'ont qu'une chose à l'intérieur d'eux, du calme et de l'amour. Voilà, bref, c'est tout ce que j'ai à vous dire pour aujourd'hui. Je te remercie pour ton écoute et je te dis à très bientôt et je t'envoie beaucoup d'amour. Merci.