Speaker #0Quand je suis parti pour la première fois en Inde, je crois que c'était en 2012, j'avais une déprime en moi qui était colossale. Je me sentais mais tellement mal. Et à cette époque-là, j'avais des envies de suicide mais qui étaient très fortes en moi. J'avais juste plus envie de vivre en fait. Mais pas d'une manière négative, je sais que ça peut être perçu de manière négative. C'est juste que je me disais souvent, j'ai plus ma place ici en fait. Il n'y a rien qui me plaît et je ne suis pas heureux. Mais je m'étais dit, je vais partir en Inde et je vais me laisser six mois. Et j'avais comme espoir de rencontrer les mystiques et les maîtres dont on entend souvent l'histoire dans les livres, dans les films et dans les documentaires. Et je ne savais pas quoi attendre d'eux. Mais je m'étais dit, je sais pas, peut-être qu'une rencontre miraculeuse peut faire que quelque chose va changer. Bref, je prends l'avion, j'atterris à Delhi. Je vais vous passer les détails, mais ça a été un voyage qui était hyper difficile pour mes sens. Si toi tu es déjà parti en Inde, tu sais ce que c'est. Mais les premiers mois étaient très difficiles, j'étais très malade. J'ai commencé par Delhi. De Delhi, je suis allé à Srinagar. De Srinagar, j'ai continué vers la région du Ladakh. Donc la région du Ladakh, c'est aujourd'hui une de mes régions préférées sur Terre. C'est le plateau himalayen de l'Inde, qui ressemble beaucoup au Tibet, enfin bref. Après le Ladakh, je suis parti à Varanasi, un endroit que j'adore, mais un endroit qui est complètement fou. Et après Varanasi, j'ai fait le Népal. Bref, j'ai fait toute l'Inde. et je n'arrivais pas à rencontrer de maître. Tous les ashrams où j'allais ne me laissaient pas rentrer, les monastères, enfin, c'est comme si personne ne voulait de moi, et ça a duré des mois et des mois et des mois. Et un jour, je lis un livre qui me parle d'un petit ashram dans le sud de l'Inde, et l'ashram de Ramana Maharshi. Et dans ce livre, et moi j'y connaissais rien à la spiritualité, j'avais aucun intérêt à l'époque, dans ce livre il disait que Ramana était le plus grand maître que l'un des connus, à l'époque où il était encore vivant. Parce qu'il a quitté son corps, enfin il a fait sa transition comme on l'appelle, le 14 avril, je crois 1950, mais je suis plus sûr. Bref, en tout cas, j'envoie un mail à son ashram qui me répond quelques minutes plus tard et qui me dit « Vous êtes le bienvenu, on vous garde une chambre » . Je me dis « Incroyable, je crois que j'étais à Rishikesh à ce moment-là, dans le nord de l'Inde » . Donc je prends un train pour descendre dans le sud, un train qui a duré, je sais plus, 48 heures je crois. C'était interminable. Des trains sans fenêtres et sans portes. J'arrive dans cet ashram avec ma déprime et mon mal-être. Et le soir, je vais manger avec tous les locaux. Enfin bref, on mange par terre sur des feuilles de banane, on mange du riz et des légumes. Bon, je ne savais pas trop ce qui se passait. Je ne comprenais pas ce qu'était un ashram. Et puis, je n'avais aucun intérêt pour la spiritualité, pour la religion. Je pense que j'en ai encore pas beaucoup aujourd'hui, mais à l'époque, c'était vraiment à un degré supérieur. Et en tout cas, la première nuit à l'ashram, j'avais une chambre qui était super simple, mais j'étais malade, mais comme j'ai jamais été malade de ma vie. J'ai eu une gastro, mais... Enfin, je sais pas si c'était une gastro, mais j'ai fait un nettoyage. C'est sorti littéralement par tous les endroits où ça pouvait sortir de mon corps. Et ça a duré, mais toute la nuit. Et le lendemain matin, je me suis réveillé. Et je me souviens avoir été tellement léger. Alors il y avait encore du mal-être en moi. Mais je me souviens que ce poids qui était en moi, il n'était plus là. Il n'était plus là. Je ressentais encore de la gêne à l'intérieur de moi-même, il y avait encore de la résistance. Mais cette lourdeur en moi, c'est comme s'il y avait un fardeau qui avait été enlevé de mon cœur ou de mon être dans cette première nuit, dans cet ashram. Et je vais dans la bibliothèque de Ramana, je ferme mes yeux et je dis « Ramana, si tu as un conseil à donner, donne-le-moi s'il te plaît, pour que je comprenne. » Et le premier passage dit, si tu veux trouver la réponse à tes questions, tu dois faire l'expérience de la mort avant que ton corps ne meure. Je te le répète. Si tu veux trouver des solutions à tes problèmes, si tu veux trouver des réponses à tes questions, tu dois faire l'expérience de la mort avant que ton corps ne meure. Et je me souviens qu'en lisant ces phrases... C'est comme si des milliards de fourmis marchaient sur mon corps, tellement mon corps tremblait à ce moment-là. Je ne comprenais rien, mais je savais qu'il y avait quelque chose de vrai. Et il y avait autre chose, je voyais bien dans cet ashram que Ramana était vénéré par des millions d'indiens, qu'il est considéré comme l'un des plus grands maîtres. Et je me souviens, j'ai dit Ramana... Montre-moi un signe que tu seras peut-être mon guide dans cette vie parce que tu n'es plus dans ton corps, c'est quand même un peu particulier. Et je prends un autre livre, la première page que j'ouvre, et je mets mon doigt sur le livre et ça dit la chose suivante. Pour recevoir la guidance de ton maître, celui-ci n'a pas besoin d'être dans son corps. Et là, je me suis dit, bon, effectivement, c'est assez direct. Et je me balade dans l'ashram, et je me souviens, ça devait être le deuxième ou le troisième jour. Et je dis à Ramana, dans ma tête, enfin, dans mon cœur, je lui dis, t'as l'air quand même d'être un grand maître. Est-ce que tu es vraiment le mien ? S'il te plaît, montre-moi un signe. Je me souviendrai de ce moment toute ma vie. Et je lui dis, montre-moi un signe que t'es mon maître, s'il te plaît. Et là, je tourne ma tête sur la droite. Il y avait une grande, enfin elle y est toujours aujourd'hui, il y a une grande pierre en fait, et sur cette pierre, il y avait écrit, enfin il y a écrit la date de naissance et la date de la mort du corps de Ramana. Et sa date de naissance c'est le 30 décembre, comme moi, et le jour où il est parti, le 14 avril, le jour de la naissance de mon frère. Et moi qui demandais un signe fort, je me suis dit, là ça peut pas être une coïncidence. Et à partir de ce jour-là, j'ai commencé à apprendre son enseignement tout le temps. J'en parlerai dans un autre audio parce que c'est trop long, mais j'ai eu un passage de quelques années où je priais pour ne même plus dormir la nuit, tellement mon introspection intérieure était forte, et tellement je me souviens, je restais assis toute la nuit par terre, plongé à l'intérieur de moi-même, je posais des questions, bref. les voix étaient complètement folles à l'intérieur de moi-même mais bref ça a été un chemin et Ramana m'a guidé par la suite chez l'un de ses dévots réalisés chez qui j'ai vécu quelques années un tout petit ashram qui n'avait jamais vu de blanc de toute sa vie là j'ai été guidé d'une manière absolument incroyable mais j'en parlerai dans un autre audio et ce qui est marrant pour la petite anecdote c'est que la guérisseuse la plus proche avec qui j'ai vécu en Indonésie et dont je suis toujours extrêmement proche aujourd'hui, c'est certainement l'un des êtres les plus chers à mon cœur au jour d'aujourd'hui. Je me souviens, elle me disait, tu sais Olivier, c'est marrant, mais nous dans la famille, il y a toujours eu un vieux monsieur qu'on voyait. Donc il n'est plus incarné, il n'est plus dans son corps. Mais nous, quand on prie, la famille, donc la guérisseuse en question, c'est une grande famille de prêtres du côté des hommes. Et toutes les femmes sont toutes des guérisseuses. C'est une lignée, en fait. Et elle me disait, ce vieux monsieur, il est toujours là avec nous quand on est en train de prier, quand on est en train de méditer. Mais il dit, par contre, depuis qu'on te connaît, il est beaucoup plus présent. Il est beaucoup plus là, en fait. Et moi, je me suis dit, bon, peut-être, OK, peu importe. Et un jour, elle est venue avec moi en Inde, elle est venue à l'ashram de Ramana. Et quand on est rentré dans le Porsche de l'ashram de Ramana, il y a une grande photo de Ramana. Et elle rentre et elle me dit, mais Olivier, c'est lui le vieux monsieur qu'on voit tout le temps. Et là je me suis dit, ah ouais, d'accord. Donc quelque part on est quand même tous connectés ensemble. Bref, voilà, c'est cette première expérience que je partage avec toi. Et je vais partager d'autres aventures avec toi dans les jours suivants. A bientôt.