- Speaker #0
Sommes-nous faits pour vivre ensemble pour l'éternité ? Avec une seule et même personne. On a commencé à en parler tout à l'heure.
- Speaker #1
Dans cette série Open Your Mind, j'ouvre mon cœur, on parle des célibataires, des couples et de tout ce qui touche à l'amour. Moi c'est Aude, coach mentale et hypnothérapeute. Je te partage mes réflexions et mes interviews parce que je suis persuadée qu'ensemble, on va plus loin.
- Speaker #0
Cette question, elle serait plus au niveau de se voir tous les jours, vivre ensemble. Parce que Platon, lui, pour lui... l'amour égale désir et égale manque et donc on ne désire que ce qui nous manque et quand on l'a et bien on n'arrive plus à voir sa beauté parfois et comme si on avait tout le temps une vie en rose si on n'a pas des petites touches de noir par ci par là on n'appréciera plus ce rose à sa juste valeur effectivement là pour moi tu mets le doigt sur quelque
- Speaker #1
chose d'essentiel qui est que notre société formate énormément ce que doit être le couple d'accord la relation On n'a pas la liberté, on commence à essayer de la prendre, mais sinon socialement, il fallait vivre ensemble, ça reste encore une réalité. Souvent d'ailleurs, dormir dans le même lit, il y a des choses comme ça qui sont non dites, mais qui sont tellement évidentes qu'elles s'imposent à nous. Et à mon avis, oui.
- Speaker #0
Juste, d'où ça vient en fait ? Parce qu'à chaque fois on dit c'est la société, c'est la société, mais la société c'est nous, c'est nous qui la composons. Qu'est-ce qui fait qu'à un moment donné, on a été dans ce chemin-là ? On ne doit pas se séparer, le divorce n'existe pas, on doit vivre, il y a vraiment les on doit, c'est il faut, c'est des obligations, on doit vivre sous le même toit, on doit dormir ensemble, je crois que c'est un devoir de faire l'amour, il me semble que c'est un devoir du mariage, je ne sais pas. Voilà, c'est ça,
- Speaker #1
dans la vision du mariage, selon, ouais. Bon, moi j'ai, ma formation d'origine c'est quand même sociologie et ethnologie, donc ça va colorer ma réponse. Pour moi, avant d'être du marketing, c'est de la culture. Donc effectivement, il y a un phénomène culturel et la culture hégémonique dominante actuellement, c'est la culture occidentale. Ça n'est pas pour moi la vérité, c'est juste un modèle de société humaine. Mais il s'est tellement imposé qu'on ne réalise même pas parfois qu'il pourrait y en avoir d'autres. Bien sûr qu'il en existe d'autres et qu'il pourrait y en avoir d'autres. Donc pour moi, ma réponse serait plutôt oui, c'est un modèle culturel. Et dans ce modèle culturel, effectivement, comme la consommation est une des valeurs fortes, alors il y a une part qui a été influencée par le marketing. Mais même avant ça, pour moi, c'est des considérations religieuses également qui ont impacté cette culture occidentale. Donc, il y a du judéo-chrétien. Il y a plein d'éléments, dans ma compréhension, qui ont influencé progressivement cette culture occidentale pour qu'aujourd'hui, elle prône ce modèle. Et dans le modèle, ce qui est intéressant, je trouve, c'est les non-dits. Tu vois ce que je veux dire ? C'est qu'il n'y a pas un règlement qui a été écrit quelque part qui dit que le couple doit ressembler à ceci, à cela. Et pourtant, c'est quelque chose qui presque nous imprègne et s'impose à nous et sur lequel on ne met pas forcément de conscience. Personnellement, j'ai mis beaucoup de temps, c'est assez récent pour moi, de considérer que, ah bah oui, en fait, c'est peut-être pas aberrant de ne pas vivre tout le temps ensemble sous le même toit. Vraiment, ça me choquait cette idée pendant très longtemps puisque moi, j'ai eu un exemple d'amour fusionnel. Fusionnel ! on n'envisage même pas de se quitter pendant des vacances donc c'est un long chemin pour moi mais aujourd'hui effectivement j'ai remis en cause ces espèces de, alors tu disais obligations je dirais injonctions, conscientes ou inconscientes mais des injonctions qui sont culturelles et sociales donc il y a ça, il y a vivre sous le même toit finalement qu'est-ce que ça fait quand on a à la fois cette liberté de pouvoir être ensemble mais aussi d'avoir son espace à soi Dans mon expérience, je l'ai vécu et je me suis dit que c'était incroyable à quel point c'était harmonieux. On a presque le sentiment que finalement c'est mieux. Donc d'où vient cette espèce de contrainte obligée ? Et ce à quoi je ne suis pas encore tout à fait arrivé, mais j'entends maintenant l'argument, c'est quand des couples disent « mais nous, on a chacun notre chambre » . Et ça, c'est encore étonnant pour moi parce que j'aime tellement ce retrouvaille, ce cocon qu'on peut partager la nuit. Et en même temps, je commence à comprendre aussi que pourquoi pas imaginer qu'ils puissent y avoir cette envie de dormir ensemble et que des fois, ils puissent avoir cette possibilité choisie pour les deux et bien vécue finalement de ne pas dormir ensemble.
- Speaker #0
Et bien vécue par les deux. Et que l'autre ne se dise pas, ah mais il ne m'aime plus, mais qu'est-ce qui se passe, mais qu'est-ce que j'ai fait, je suis plus désirable. Je voulais rebondir, je ne sais pas pourquoi, mais j'aimais bien cette idée d'habiter dans deux appartements différents, mais sur le même palier, tu vois, qui est une petite porte. Mais qu'on ait cette possibilité de se dire, ce soir, écoute, je suis hyper fatiguée, j'ai pas envie de faire à manger, j'ai envie de manger un truc sur le pouce et j'ai pas trop envie qu'on parle ou je ne sais pas, tu vois. Et que l'autre ne se sente pas obligée après une grande journée de travail, du coup, de faire à manger pour l'autre ou de se dire, bon, comme ma partenaire est fatiguée, je vais faire ci, je vais faire ça alors que je n'en ai pas. Je n'ai pas envie parce que je suis aussi moi-même fatiguée, tu vois. Bon, je ne sais pas si en vrai j'y arriverais, mais c'est dans mon imaginaire en tout cas.
- Speaker #1
Oui, en tout cas, moi, ça m'évoque une chose, c'est que j'ai aussi le sentiment que plus la relation est consciente, finalement, moins on a besoin de ces modalités-là. Moins de soins,
- Speaker #0
exactement. C'est des besoins et ce n'est pas des envies.
- Speaker #1
Oui, c'est des besoins, oui absolument.
- Speaker #0
J'ai besoin de l'autre, j'ai besoin qu'on me fasse ça, j'ai besoin. Et du coup, c'est vraiment différent d'avoir envie parce que le besoin pour moi, il y a quelque chose d'addictif, il y a quelque chose d'impossibilité de faire autrement en fait. Alors que là, j'ai le choix de choisir.
- Speaker #1
Moi, quand je disais besoin, je voulais dire que dans la relation consciente, il y a tellement d'espace pour que chacun puisse nommer ce qui est vrai pour lui à chaque instant. je rentre du travail Là, écoute, je sens que je suis perturbé, etc. Je n'ai peut-être pas l'élan d'un câlin, etc. Par contre, je peux entendre que toi, ce serait ton besoin. OK, qu'est-ce qui est possible ? Est-ce que c'est OK pour toi si je prends un peu de temps ? J'ai besoin peut-être d'écouter de la musique ou je ne sais pas, de faire un truc du sport. Et puis après, je vois comment je me sentirais. Et juste la capacité de nommer et que ça puisse être accueilli de part et d'autre, ça peut suffire en fait à ce qu'après, il y ait l'envie, pour revenir à ce que tu disais, il y ait l'envie de se reconnaître. de se retrouver, de passer des moments de connexion, d'intimité, etc. Ce que je voulais dire, c'est que ça aussi, c'est que plus on permet à chacun d'exister dans sa vérité, dans son authenticité à chaque instant dans la relation, parce qu'on est capable de l'entendre et de se dire « Ok, là c'est sa réalité du moment, ça pourrait m'arriver à un autre moment aussi, je serais content que ça puisse être aussi accueilli et accepté, c'est réciproque. » Du coup, ça peut faire que du coup on n'aura pas envie ou besoin d'être séparé la nuit. On peut se retrouver. Oui. on est authentique et vrai, plus finalement peut-être on peut vivre ensemble.
- Speaker #0
On parlait tout à l'heure des étapes de l'amour. Et il venait à un moment donné, donc ce cocktail moléculaire vient au bout de 18 mois, 36 mois à se rééquilibrer. Et il y a cette... Qu'est-ce qu'il y a ?
- Speaker #1
Un regard basé sur certaines croyances propose cette idée-là, c'est ça ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'est peut-être pas exactement comme ça. C'est peut-être pas un dogme, mais c'est possible. D'accord. Oui,
- Speaker #0
il y a des scientifiques qui ont fait des recherches et qui ont vu qu'à un moment donné, vers 18 mois, 36 mois, il y avait ce cocktail moléculaire qui revenait un petit peu à la normale. Et c'est pour ça que nous, on est addicts en tant qu'humains à cette endorphine quand même. On est addicts à ces shoots d'endorphine, à ces shoots de ressentis puissants. Et c'est ce qui nous fait penser qu'on existe, qu'on est en vie. Et du coup, je pense qu'on est quand même assez en recherche de ça. C'est pour ça qu'il y a des gens qui sautent de relation en relation parce qu'ils cherchent cette puissance de la relation au tout début. Et puis, à un moment donné, psychologiquement, il y a aussi cette désillusion où tu vois l'autre comme il est, entre guillemets, parce que tu t'es fait des projections dessus. C'est un peu narcissique l'amour, en fait. Il y avait quelqu'un qui disait, aimer, c'est le projet d'être aimé. Parce qu'on séduit l'autre, on fait en sorte que l'autre nous aime. Et il y a aussi cette admiration qu'on peut avoir pour certains partenaires. Et cette admiration, ça serait peut-être cette recherche de qualité qu'on ne trouve pas peut-être en soi.
- Speaker #1
Oui, c'est ce qui se passe souvent.
- Speaker #0
Il y avait Serge Gainsbourg qui disait « On tombe amoureux d'une femme pour ce qu'elle n'est pas et on la quitte pour ce qu'elle est. » Ce qui pourrait expliquer un petit peu à un moment donné cette baisse de tension, d'attraction. Mais du coup, vient après l'amour, le véritable amour. Parce qu'on a vu l'autre comme il était et on a décidé quand même de continuer son chemin avec.
- Speaker #1
C'est la fin du monologue ?
- Speaker #0
Oui, désolé.
- Speaker #1
Non, non, c'est que je ne savais pas quand tu devais réagir. Ok ?
- Speaker #0
C'est bon, c'est la fin.
- Speaker #1
Alors, qu'est-ce que je choisis dans les 15 réponses ? Pour ma part, j'ai changé là-dessus parce qu'effectivement, j'ai constaté exactement ce que tu décris. C'est-à-dire qu'en fait, je donnais un crédit 100% à l'autre. dès le début, mais énormément basé sur mes projections. Et du coup, le crédit ne faisait que descendre. Et bon, j'ai fini par me rendre compte que ce n'était quand même pas une méthode qui fonctionnait très bien. Et du coup, maintenant, j'essaye, parce que ce n'est pas comme si c'était tout blanc, tout noir, mais maintenant, j'essaye vraiment plutôt d'être dans l'autre sens, c'est-à-dire de démarrer de zéro, pas trop d'attente. Il y en a toujours des projections, mais les limiter au maximum et juste explorer, découvrir l'autre tel qu'il ou qu'elle est en vrai. c'est quand même le grand avantage c'est que ça me force moi aussi à faire ça au lieu de me montrer parce que du coup le pendant avance et je me montrais sous mon meilleur jour et puis au fil du temps j'avais de moins en moins d'énergie pour maintenir l'apparence et je redevenais de plus en plus vraiment moi même ce qui restait un individu extraordinaire mais un peu moins exceptionnel bon blague donc du coup voilà c'est valable pour moi c'est à dire que j'essaye vraiment maintenant d'être le plus vrai le plus authentique possible même s'il ya toujours des élans de faire un peu de paillettes machin mais vraiment c'est en proportion c'est beaucoup plus limité et pareil j'essaie de voir l'autre tel que il ou elle est alors la différence c'est qu'effectivement ça nourrit pas du tout de la même manière les envies de d'intensité ok mais dans mon expérience depuis six ans en tout cas que du coup j'ai pu expérimenter plusieurs fois des des relations conscientes, très clairement. je gagne en intensité sur la durée plutôt qu'en intensité à court terme. J'ai dû vraiment me forcer, entre guillemets, à abandonner cet instinct qui avait envie d'un feu d'artifice immédiat. Moi, j'adorais ça. J'adorais la relation qui démarre, on ne sait pas pourquoi, comme ça. C'est tellement agréable. Mais c'est un feu de paille. Enfin, dans mon expérience, en tout cas, ça a été plutôt des feux de paille. Ça ne veut pas dire que la relation s'arrête juste après. Elle peut continuer, démarrer là-dessus et continuer un certain temps, même plusieurs années. mais il y a au final quand même des vraies aspirations profondes qui n'ont pas du tout été identifiées au départ et qui ne matchent pas. Donc là maintenant moi, je fais plutôt l'inverse et j'ai réussi heureusement à être moins dépendant de ce besoin, de cette recherche d'intensité immédiate. Elle est là, mais elle n'est pas aussi intense qu'avant. En revanche, ce sentiment de connexion véritable où j'ai le droit d'être moi-même, j'ai J'ai le droit d'être vrai. et où l'autre aussi s'autorise à être vrai, ça par contre ça m'amène une intensité extraordinaire. Ça vraiment, c'est hyper puissant en fait, c'est tellement bon. Pour moi c'est le vrai cocon auquel j'aspire, pas celui qui m'apporte la sécurité là où j'en ai pas, mais plutôt juste qu'est-ce que c'est doux de savoir que quel que soit mon état, quel que soit ce que j'ai à dire, même si c'est moche, parce qu'on a tous des moments où on ne se sent pas bien, où il y a une blessure en nous qui est activée, c'est normal, ça arrivera toujours. Mais je sais que je vais pouvoir le nommer. L'autre va avoir l'espace nécessaire pour pouvoir dire, OK, j'accueille ce que tu es. Et après, on voit comment on le gère ensemble. Ça, c'est hyper intense.
- Speaker #0
C'est l'amour inconditionnel.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors qu'on est quand même très dans un amour conditionnel. Par exemple, l'homme doit être musclé, fort, ne pas pleurer.
- Speaker #1
Ce n'est pas un minimum.
- Speaker #0
Et la femme doit être sexy, belle, gérer la maison, les enfants, le ceci, le cela.
- Speaker #1
Parfait.
- Speaker #0
Oui, il y a quand même un certain conditionnement. On t'aime si tu es comme ci, si tu fais ça. Et donc oui, ça serait l'amour inconditionnel. Mais est-ce que vraiment ça existe ?
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, puisque j'arrive à le vivre, à le pratiquer de manière réelle dans des relations, je dirais oui, ça existe tout à fait. Pas à 100%. Je veux dire, bien sûr que non. Aucun humain, à mon avis, n'est capable d'abord d'avoir de l'amour inconditionnel pour soi. C'est pour ça que je disais... Il y a un juste milieu à trouver entre je choisis l'autre pour compenser mes manques et mes blessures, ou guérir mes blessures, et puis je choisis l'autre en étant complètement autonome, en m'adorant tout seul. Non, c'est entre les deux. Mais en tout cas, oui, on peut fonder une relation sur le fait que l'envie d'apporter à l'autre, à soi et à l'autre, un amour le plus inconditionnel possible, ça va être une des priorités. Et ça marche. Enfin, je veux dire, oui, c'est possible. Ça existe. C'est juste qu'il faut vraiment le vouloir sincèrement des deux côtés.
- Speaker #0
Et comment est-ce que tu vas communiquer ? Par exemple, il y a une phrase qui dit « il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour » . Comment est-ce que tu communiques ton amour envers la personne et comment est-ce que tu aimerais que cette personne communique son amour envers toi ?
- Speaker #1
C'est vrai que c'est bien que tu reviennes sur la communication parce que tu en as parlé tout à l'heure et on n'a pas rebondi là-dessus. C'est peut-être vraiment un des piliers. Il y a la bienveillance et il y a la communication. Et alors là, Il faut oublier la notion de communication, savoir communiquer, comme on en parle dans notre société, ça c'est du blabla, c'est hyper superficiel.
- Speaker #0
C'est-à-dire comment on en parle dans notre société ?
- Speaker #1
Savoir communiquer, moi je ne sais pas trouver les mots, je m'exprime de manière maladroite, etc. Ce n'est pas le fond de la communication qui est indispensable pour pouvoir faire une relation harmonieuse, à mon sens. Donc pour moi, cette communication dont je parle, c'est dans cette relation-là, l'intention... partagé par les deux c'est ou peut-être dit c'est hyper exigeant en fait hyper exigeant si on accepte ça ça veut dire que chaque fois qu'il ya quelque chose qui va être difficile pour toi à entendre il ya quand même d'abord le principe qui dit d'accord mais c'est la vérité de l'autre donc si je la refuse ou si je peux pas l'entendre il ya un problème c'est sa vérité ça veut pas dire qu'elle est agréable pour moi mais le premier temps c'est est ce que l'autre peut s'exprimer dans sa vérité et attention être vrai ça veut pas dire ok je déballe tout J'ai envie de t'agresser, je t'agresse, ça me fait plaisir. Ce n'est pas ça non plus. Toujours attention, on est dans une société où c'est tout ou rien. Pas du tout. c'est communiquer puis un endroit où je sens que ça j'ai besoin que ça puisse exister sinon je suis pas vrai et je suis pas complètement authentique et après il faut trouver les chemins pour s'entendre, s'écouter et se comprendre. Et c'est tout un travail. Pour moi, c'est tout ça, cette communication qui peut vraiment amener la relation à devenir un truc dans lequel tu trouves de l'harmonie, dans lequel tu trouves qu'il y a de l'épanouissement.
- Speaker #0
Et au niveau du langage de l'amour, comment est-ce que tu communiques avec le langage cette fois-ci ?
- Speaker #1
Donc ça rejoint aussi ce que tu as mentionné avant, quand tu disais il n'y a que des preuves d'amour. J'imagine que tu connais les 5 langages de l'amour. C'est Gary Chapman qui a écrit un bouquin là-dessus. Pour moi, c'est un peu un incontournable. C'est-à-dire que je Merci. Je ne conçois pas maintenant qu'on puisse se mettre en relation de couple sans que les deux soient au courant qu'il y a un certain nombre de langages. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a que cela, mais ils proposent une vision hyper pratique et concrète pour déjà se comprendre mieux.
- Speaker #0
Juste, on rappelle les cinq langages là. Les cadeaux symboliques, les services, le toucher, les paroles et les moments. Paroles valorisantes,
- Speaker #1
les moments de qualité, c'est ça. Voilà. Ce qui est intéressant, il dit juste, faites attention, en général, on a un, deux langages privilégiés, parfois trois. Mais quasiment tout le monde, si vraiment on fait le test, c'est très rapide, c'est un truc qui se fait en cinq minutes en cherchant sur Internet, on a la réponse qui vient en général de manière très évidente. C'est évident que ma manière préférée de recevoir de l'amour, c'est sous cette forme-là, sous cette modalité-là. Pour moi, par exemple, c'était beaucoup les cadeaux. Donc, j'aimais en recevoir, j'aimais en offrir. Il y a quand même à partir du moment où on a cette prise de conscience, ça met le doigt sur un truc hyper important, c'est que je vais pratiquer mon langage moi, ça me paraît normal, et je vais attendre que l'autre pratique mon langage. Or, c'est très rare que les partenaires se mettent ensemble en ayant forcément les mêmes langages préférés. Souvent il y a des différences. Donc si l'autre faire des cadeaux ou recevoir des cadeaux, ça ne lui parle pas du tout parce que ce n'était pas très valorisé dans sa famille, par exemple, et qu'au contraire, à chaque fois qu'on a un moment... partager, voilà, un truc où il n'y a juste que nous deux. Ça, c'est son kiff, mais que moi, c'est juste, ça fait partie de la vie normale, mais je ne le valorise pas spécialement. Tu vois vite où est-ce qu'il va y avoir un problème. C'est-à-dire que moi, je vais passer mon temps à vous attendre des cadeaux et que je ne reçois pas, je suis frustré, à en offrir, et je trouve qu'ils ne sont pas très bien reçus. Et l'autre va passer son temps à désespérément me demander des moments comme ça, de qualité. que moi je fais mais sans voir vraiment que c'est important et puis qui du coup vont pas nourrir suffisamment donc ça crée beaucoup de frustration donc effectivement tu as raison dans l'aspect communication il ya aussi mettre de la conscience découvrir si on les connaît pas que il ya des langages de l'amour principaux et apprendre à voir ok est ce qu'on peut se retrouver ce que tu vois par exemple si l'autre il aime offrir et recevoir des cadeaux que moi c'est pas mon langage si je suis dans cette C'est l'an profond. de prendre soin de l'autre. Je peux aller explorer et dire, ok, ce serait comment si j'essayais de lui faire un cadeau, mais un cadeau qui lui fasse plaisir. Donc ça va me demander à moi un effort, parce que je n'ai pas l'habitude d'écouter, d'identifier, de dire, ah, ça, ça lui plaît, ça, ça lui ferait vraiment plaisir. Ça demande un effort en amont. Ce n'est pas le jour où il faut faire le cadeau que tu peux te dire, sinon justement, si tu n'as pas l'habitude, je ne sais pas quoi lui offrir. Donc il peut y avoir cet apprentissage, Et c'est pas, je veux dire, j'ai envie de faire cet effort, ça me fait plaisir d'essayer. Et bien si je fais ça, mon expérience à moi c'est que progressivement, on prend plaisir à découvrir le langage de l'autre. Ça me permet aussi de mieux recevoir les cadeaux de l'autre. Je comprends que quand il me fait un cadeau, pour lui c'est vachement important. Et ça me permet de mieux aussi l'accueillir. Enfin tu vois, il y a toute une transformation qui peut se faire. Et c'est pas se trahir soi, ça veut pas dire que ça devient mon langage préféré. Mais je peux faire, établir des passerelles vers l'autre. Et depuis l'autre vers moi. Ça te parle ?
- Speaker #0
Oui. Oui, oui, ça me parle beaucoup parce que j'ai pas mal entendu dire « Oui, mais s'il m'aimait vraiment ou s'il voulait vraiment marquer le coup, il aurait fait ci, il aurait fait ça. » Mais en fait, non, il ne le sait pas. Il ne sait pas que tu voulais recevoir des fleurs. Et à un moment donné, j'ai été comme ça. Et donc, je lui disais « Tu ne m'as pas offert de fleurs. » Et donc, quand la prochaine fois, il allait m'offrir des fleurs, je lui disais « Oui, mais en fait, tu m'offres des fleurs parce que je t'ai dit. Donc, ça ne vient pas réellement de toi. » Donc, c'est un amour que je t'ai demandé et ça créait des embrouilles. Ce n'était pas du tout ça, en fait. C'est quelque chose de non maîtrisable, cet amour et c'est quelque chose de volatile. Et donc, c'est là aussi la valeur de l'amour. On ne sait pas exactement pourquoi est-ce que l'autre nous aime et on sait que cet amour peut partir du jour au lendemain. Et donc, on essaye constamment de le contrôler, je trouve, et de chercher des preuves. Si tu m'aimes, tu devrais faire ci, tu devrais faire ça. On peut même être jugeant en évaluant les comportements de l'autre et en se disant ben là en fait tu mérite mon amour parce que tu m'a prouvé que tu tenais à moi parce que tu m'a prouvé certaines choses dont je te donne mon amour quand même un rapport à l'amour assez conflictuelle avec l'amour passe à la haine la haine passe à l'amour il n'y a qu'un pas c'est un peu un amour tyrannique à un amour je trouve que dans notre société on n'a pas cet amour Père joie, fluide, heureux. On a cet amour via les films, via les pièces de théâtre assez tyranniques, assez conflictuelles, avec beaucoup de souffrance. Alors qu'en fait, lâchez-vous la grappe, aimez-vous les uns les autres, inconditionnellement. Mais c'est compliqué à faire.
- Speaker #1
Oui, moi je suis absolument convaincu qu'on ne nous a pas du tout donné le bon mode d'emploi. Ce n'est pas que ce n'est pas possible, c'est juste que c'est possible avec un autre mode d'emploi. donc pour réapprendre ce que c'est que l'amour et alors je te rejoins, c'est pas avec les feux de l'amour, les films les romans et tout ce qui nous est servi qu'on va être aidé parce que tu l'as très bien dit on nous vend une vision considérée comme normale, la société valide ça comme si c'était la norme de couple et d'amour, alors tu disais tyrannique je dirais tiraillé en fait, tiraillé conflictuel, comme si c'était normal il y a du très très agréable et puis il y a du plus ou moins, voire très très désagréable mais c'est normal En tout cas, mon expérience, c'est qu'on peut faire mieux. Par exemple, tu sais, je pensais aux couples qui s'engueulent. On fait des vacances entre amis ou des soirées, machin. Et c'est normal que, ah bah oui, ils se sont encore pris le bec, machin, etc. C'est normal. Et bien, dans mon expérience, en relation consciente, ça n'arrive quasiment plus, en fait. C'est hyper exceptionnel. Donc, c'est que c'est possible. Et pourtant, on n'est pas des bisounours. C'est juste que si tu travailles effectivement à être moins dans « prouve-moi » , tu vois, dans des relations très... tendu et que tu essayes au contraire d'être dans un lien de douceur et ben ça alchimise toute la relation et du coup il ya un moment il ya de moins en moins de situations et de prétextes qui vont créer une vraie tension importante il peut y avoir un petit truc qui peut y avoir tu vois on est entre amis souvent se comporte plus tout à fait pareil des fois c'est vrai qu'il peut y avoir un trait d'humour quelque chose qui fait grincer un petit peu le partenaire mais ça va juste faire grincer un peu tu vois il va juste dire ah ça je lui dirai après Et il y a la tranquillité à l'intérieur que l'autre va l'entendre et va être capable aussi peut-être de faire amende honorable en disant « Ah oui, ce n'était pas du tout mon intention, pardon. »
- Speaker #0
Parce que les deux ont fait un travail conscient sur soi et qui sont vachement dans la communication et dans l'écoute de l'autre.
- Speaker #1
Tout à fait. Donc, ça apaise à l'intérieur. Et on sort à ce moment-là tout doucement de cette logique de conflit, pas du jour au lendemain, mais vraiment assez facilement quand même. Les résultats sont épatants, moi, je trouve.
- Speaker #0
Écoute, comment voudrais-tu… Terminé notre petit moment, que voudrais-tu dire ?
- Speaker #1
Je crois que moi, ce qui m'anime le plus, c'est quand même cette aspiration, cette conviction que j'ai toujours eue, sans pouvoir l'expliquer, qu'il était possible de vivre des relations de couple plus douces, plus harmonieuses, plus bienveillantes que ce qu'on vit souvent de manière standard. J'ai failli la perdre. J'ai mis 40 ans à ce que ça se manifeste en vrai. Donc, j'étais à la limite de lâcher l'affaire et de dire... Comme d'ailleurs toute l'image qui m'était renvoyée dans la société, non mais arrête, c'est une utopie, c'est des chimères. Un jour tu comprendras et puis tu choisiras juste la partenaire avec laquelle c'est correct et ça ira très bien. Et j'ai failli croire à ça et abandonner mon aspiration. Je crois que le message que j'ai envie de transmettre le plus, c'est si en vous, vous avez cette croyance et cette aspiration que c'est possible de vivre une relation plus douce, plus harmonieuse, qu'on n'est pas obligé de répéter ses blessures et que ce soit à la fois agréable et en même temps souffrant, et bien croyez-y, croyez-y, et c'est pas dans la tête à ce moment-là qu'il faut chercher à faire le chemin, c'est plus dans le cœur. Mais vous trouverez des outils, vous trouverez surtout des personnes après, avec qui vivre ça, il faut vraiment qu'il y ait cet élan, et alors ça devient savoureux et doux et épanouissant. C'est peut-être la vibration que j'ai le plus envie de faire partager, c'est que ça existe, c'est possible, on est quand même plein déjà à pouvoir le vivre, et c'est pas le modèle principal, mais c'est possible.
- Speaker #0
Ben merci !
- Speaker #1
Merci beaucoup pour ton accueil.
- Speaker #0
Merci pour ton écoute. Si tu penses que cet épisode peut aider au moins une personne, n'hésite pas à le lui partager. Et je te retrouve sur mes réseaux sociaux au nom de Aude, H-A-U-D-E, Vigneault ou Aude Coachlove. Parce qu'ensemble, on va plus loin.