Description
Hans Schmetterling est un gamin pauvre des faubourgs de Bâle, en Suisse où il nait en 1890. Fils de coiffeur et de femme de ménage, il découvre l’ivresse et la joie devant les vitrines des grands magasins bariolés de la ville ; c’est un caprice le soir de Noël, avec pour tout public ses parents, qui lui fait découvrir sa véritable vocation : le spectacle.
Bien sûr, le petit Hans n’a pas encore dix ans ; il ne connait rien d’Auguste, des clowns maladroits, des cirques et des chapiteaux qui jettent leurs rires jusqu’au ciel. Puis vinrent les soirs du cinq au huit septembre 1908. Avec l’orchestre mécanique, avec la fanfare, un cirque ambulant arrive en ville et voici que brûle « en lettres de feu le nom des Schwander. »
Ce nom devient l’alpha et l’oméga de Schmetterling. Fakir, cercueil de verre, Abyssins, serpents, alezan, orgue de barbarie, jongleurs, femmes voilées… Hans revient chaque soir assister à la représentation ; que voit-il sinon les fantasmagories de son esprit dûment organisées dans un joyeux tourbillon ? Émerveillé, Hans se saisit enfin de son courage pour faire autre chose qu’une bonne blague : il va demander le patron ; il rencontrera Martha. L’aventure commence.
Le Clown est un immense (et peut-être le meilleur de son siècle) roman picaresque, tant par sa taille – 550 pages à la police minuscule et serrée – que par son ambition : raconter le rire et la grimace, la vie des gens du voyage et soixante années de la vie européenne. Hans devient, comme l’écrit André Suarès dans on essai sur le clown : « le miroir comique de la tragédie et le miroir tragique de la comédie ».
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