Description
Étrange carrière que celle de Pierre Van der Meulen. L’homme nait à Cherbourg en 1902, publie cinq romans et un recueil de nouvelles en six ans, entre 1942 et 1947, puis disparait à jamais des lettres alors qu’il ne meurt qu’en 1982.
Après la lecture de chaque livre, il n’y aurait qu’un pas à faire pour affirmer qu’il est une de ces apparitions surnaturelles qui peuplent ses livres, que ce nom n’est que l’étrange pseudonyme d’un écrivain fort célèbre qui voudrait pour un temps retourner vers la solitude des montagnes du Dauphiné, sa bonne terre d’élection, et un régionalisme poétique délivré des conventions du roman moderne.
De pseudonyme, c’en est bien un. Mais non d’un auteur en vogue ; seulement du Président du Tribunal de Valence. Jean Henri Achille Van Waetermeulen juge les divorces, les affaires d’enfants abandonnés, les feux follets qui hantent les combes enneigées du Vivarais.
Dans un article paru en 1946, Jacques Mérindol rapporte que l’homme fait frissonner les avocats, qu’on « lui prête de grands connaissances en matière de sciences occultes et qu’il se livre à toutes sortes d’expériences magiques. » Le journaliste, dont l’inquiétude semble suer du papier, rajoute que « les signes et les contre-signes de la sorcellerie n’ont pas de secrets pour lui. En fait, personne ne sait si Van der Meulen est réellement sorcier ou médium. »
C’est que cet héritier de Ramuz et Bernanos a progressé dans la légende : il n’est plus l’homme des loups-garous et des fantômes de sa première manière. En quelques mois il s’est enlisé dans le démoniaque. Le Diable est à l’œuvre, et l’Antéchrist aussi. Voilà un écrivain qui sera aller jusqu’à l’Apocalypse.
Le reste est à découvrir en écoutant le podcast.
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