Speaker #0bienvenue dans le 34e épisode de oui et c'est possible le podcast inspirant pour transformer ces oui mais en oui et ses rêves en réalité ses intentions en action et pour sortir de la frustration de la procrastination et de la rumination Pour commencer, je tiens à m'excuser car cela fait un mois et demi que je n'avais pas publié de nouvel épisode, alors que j'en mets en ligne régulièrement tous les 15 jours depuis un an et demi. Mais c'est pour la bonne cause, et je suis très fière et satisfaite, car j'ai pris trois semaines de vraies vacances. J'avais décidé une totale déconnexion pour alléger ma charge mentale, me ressourcer et refaire le plein d'énergie, essentiel pour une meilleure gestion du stress. Et à mon retour, j'ai dû faire face à un décès dans ma famille. Alors plutôt que d'alourdir la situation, d'ajouter du stress à la tristesse, j'ai lâché prise et décidé de décaler d'une semaine l'enregistrement de cet épisode, et donc sa diffusion. Et c'était justifié, puisqu'il porte sur justement le stress. J'ai donc décidé de m'appliquer à moi-même ce que je vais vous conseiller dans cet épisode. et aussi ce que j'ai déjà abordé dans les précédents sur le lâcher prise et la charge mentale. Je vous invite à écouter ces épisodes si vous ne l'avez pas fait encore. Il s'agit de l'épisode 10, 13 et 16. Si je vous demande quel est votre niveau de stress entre 0 et 10 ? 0, pas de stress du tout, et 10, niveau maximal. Normalement, nous sommes mi-septembre. vous avez pris des vacances cet été et avez repris depuis peu. Alors vous devriez être proche de zéro, détendu, ressourcé, empli des good vibes. Et pourtant, vous ressentez peut-être déjà les premiers signes du stress. Et si vous n'avez pas pris depuis longtemps de vacances, c'est encore pire. La grande enquête sur la santé mentale au travail menée par l'IFOP pour Mocacare, le GHU de Paris et Boston Consulting Group, auprès de 2000 salariés en France en 2026, révèle une légère amélioration de la santé des salariés entre 2025 et 2026. Malgré cela, aujourd'hui, il faut savoir qu'un salarié sur quatre est en situation de mal-être, selon l'indicateur OU5. Sur les cinq dernières années, Près de 7 salariés sur 10 déclarent avoir déjà ressenti au moins un trouble lié à leur travail, comme la fatigue chronique, 41%, ou le stress chronique, 32%. Donc un tiers des salariés ressent du stress chronique. Et le burn-out n'apparaît plus comme un phénomène exceptionnel malheureusement, mais un phénomène structurel, car près d'un quart des salariés affirment avoir connu un syndrome d'épuisement professionnel au cours des cinq dernières années. Mais si je vous disais que le stress n'est pas votre ennemi, enfin pas toujours, et qu'il peut même être bon. Dans cet épisode, je vous propose une autopsie du stress pour comprendre comment il apparaît et à quoi il sert. Pour savoir faire la différence entre le stress qui est bénéfique et celui qui vous empêche de vivre, voire vous amène droit dans le mur. Et à la fin de cet épisode, Vous aurez une routine à mettre en place dès aujourd'hui, avec une surprise. Alors c'est parti, vous êtes prêts ? Pas trop stressé ? Go ! Dans mon introduction, je vous disais que le stress était bon. Oui, mais à petite dose et au bon moment. C'est lui qui a permis que nous soyons là aujourd'hui, préservant les premiers hommes du danger. Un grognement de tigre à dents de sabre ? Le stress a permis à Homo sapiens de prendre ses jambes à son cou ou plutôt de détaler en une fraction de seconde. Un enfant va traverser la route alors qu'une voiture arrive ? Encore une fois, le stress fait réagir son parent qui en un millième de seconde bondit pour le rattraper et le remettre sur le trottoir. Qu'est-ce que le stress ? Le stress est une réponse biologique à une contrainte ponctuelle impliquant le système nerveux, hormonal et immunitaire. Alors le stress est une réaction d'adaptation de l'organisme face à une situation perçue comme une contrainte, une menace ou un défi, ce qu'on peut nommer un stresseur. Un stresseur c'est un changement. Un événement qui demande une adaptation. Ça peut être un événement non prévu, un danger, une multiplicité de tâches à accomplir simultanément, ou la perte de contrôle dans un domaine de sa vie, par exemple par un deuil ou une séparation. Le stress est un indicateur sur le niveau de dangerosité perçu d'une situation, le niveau perçu du réel. Alors j'insiste sur cette notion de perception, parce que cela signifie que ce... Le stress perçu, il est relatif. Il est relatif d'une personne à une autre pour une même situation, mais aussi même pour un même individu, en fonction de son état du moment, de la période dans laquelle il se trouve, de son histoire, de ce qu'il a traversé, mais aussi de son environnement. Cette perception, elle porte sur le niveau de ressources que l'on a pour faire face aux contraintes que l'on doit affronter, aux contraintes que l'on perçoit comme devant être affrontées. Parce que là encore, c'est relatif. Et donc, ce stress, il se fabrique à partir de scénarii et de projections mentales qui concernent la plupart du temps, soit le passé, soit le futur. Ce qu'on appelle aussi souvent l'érumination. Et puis dans le présent, bien évidemment, ça peut être faire face à une situation dangereuse. Alors comment changer ces projections ? Comme je le répète souvent, je vous l'expliquais dans mes autres épisodes, notamment sur les biais cognitifs, sur la charge mentale, plus de 90% de nos décisions et actions sont effectuées en mode automatique par notre cerveau. C'est le système 1, vous retrouverez les explications dans l'épisode sur les biais cognitifs. Et donc, notre cerveau, pour décider vite, pour prendre le moins de risques possibles, a tendance à automatiser dans tous les domaines du quotidien des actions, des tâches, pour se fatiguer le moins possible. Parce qu'une action automatique, elle demande beaucoup moins d'énergie qu'une action qui doit être réfléchie, qui passe par le système 2. Donc, notre cerveau fonctionne comme cela la plupart du temps. Et chez les individus stressés, le cerveau redouble d'efforts pour imposer des automatismes et limiter au maximum la prise de décisions conscientes. Donc l'objectif est de libérer des ressources physiques afin de combattre l'anxiété et faire face à la situation de danger. En situation de stress maximal, il faut savoir que le cerveau peut même forcer en mode 100% automatique. ainsi de façon instinctive L'individu réagit en 200 à 250 millisecondes à un stimulus, une agression ou un événement imprévu. Alors ça c'est en laboratoire, dans la brebis c'est un peu plus lent, mais c'est quand même de l'ordre de quelques millisecondes. Et c'est ainsi, quand il passe à 100% automatique, qu'en pleine catastrophe naturelle, certaines personnes continuent de passer le balai sur leur balcon ou s'efforcent de tondre la pelouse. La routine prend totalement le pouvoir. C'est Johanna Rosenblum, psychologue clinicienne, qui l'explique dans un article sur les atouts insoupçonnés de la routine de Flo. De plus, chaque tâche à accomplir crée une tension au niveau du cerveau, une charge mentale. Et donc, s'il y a trop de tâches qui sont demandées simultanément, les charges s'accumulent, s'accumulent, et ça crée de la surcharge, ça crée une hypertension électrique au niveau de notre cerveau. Et là, encore une fois. Boum, l'explosion. C'est le médecin austro-angois Hans Selye qui est le premier à avoir formalisé ce concept en tant que réponse de l'organisme aux situations de pression. Il a développé un modèle qu'il a baptisé le syndrome général d'adaptation dans lequel il identifie trois phases successives face à un facteur de stress. L'individu est confronté à un événement, comme on a dit tout à l'heure, imprévu, dangereux, un stresseur, enfin qu'il perçoit comme dangereux parce qu'il n'a pas assez de ressources pour y faire face. Donc première phase, selon Selly, la phase d'alarme. Le corps détecte le danger, il faut savoir que toutes ces détections se font par nos cinq sens, et face à une situation stressante, notre organisme déclenche une réponse combat-fuite. Le rythme cardiaque s'accélère, la production de cortisol augmente, c'est l'hormone dite hormone du stress. On a aussi une poussée d'adrénaline, l'adrénaline qui permet d'élever le niveau d'énergie disponible et de réagir vite. C'est une mobilisation immédiate et puissante, mais elle est temporaire par nature parce qu'elle est très... Écouteuse en énergie, c'est un fonctionnement en sur-régime. Donc ça, c'est vraiment la réaction, on va dire, instinctive. Et puis, il peut se produire qu'on ait besoin de continuer de résister, parce que normalement, la réaction instinctive, elle doit durer quelques secondes. Mais si ce stresseur se prolonge, eh bien, la deuxième phase, on entre dans une phase de résistance. C'est lorsque la situation stressante perdure, et là, dans ce cas, le corps doit commencer à se réparer et à s'adapter. La production de cortisol va se stabiliser, la tension artérielle va se normaliser, mais il faut savoir, là encore, que cette phase de résistance a un coût. Le coût se traduit par de l'irritabilité, des difficultés de concentration, puisque toute l'énergie est mise à résister, et la frustration. qui s'installent progressivement. Le corps ne peut pas maintenir cet équilibre indéfiniment sans épuiser ses ressources. On a parlé du cortisol, de l'adrénaline, mais il y a aussi d'autres hormones, comme les catécholamines, le sucre aussi, et d'autres hormones qui sont mobilisées pour faire fonctionner en ce régime tous nos organes. Donc, si la stresseur continue, si la personne doit continuer de façon permanente à faire face à cette situation stressante, comme on a dit tout à l'heure par exemple, une surcharge avec un nombre, une multiplicité de tâches à accomplir, au-delà de 4, 5 dans lesquelles il doit jongler, parce que je vous rappelle que votre cerveau est monotâche, ou alors des agressions externes, et bien le corps entre en phase d'épuisement. Cette exposition prolongée aux facteurs de stress finit par épuiser les ressources biologiques de l'organisme. Qu'est-ce qui se passe alors ? Le système immunitaire s'affaiblit et ça ouvre la voie à des maladies psychosomatiques, des ulcères, des maux de tête, de l'hypertension, à des troubles de sommeil, une grande fatigue. Mais aussi une anxiété, la dépression qui se développe et le burnout, la forme la plus... poussée de cet état d'épuisement systémique. Je donne toujours l'image, celle que je trouve la plus facile, c'est l'image d'une voiture qui est en sur-régime. C'est-à-dire que vous êtes par exemple à un carrefour et vous devez accélérer d'un coup, situation de stress, pour pouvoir vous engager dans un rond-point par exemple. Et là, vous allez appuyer très fort sur votre accélérateur. Et puis après, vous relâchez cette pression. Imaginons un deuxième cas. Là, c'était, on va dire, la phase aiguë, la phase d'alarme. Maintenant, imaginez que vous deviez continuer à appuyer sur l'accélérateur parce que, par exemple, vous êtes sur l'autoroute et vous devez aller vite. Dans ces cas-là, on est dans une phase de résistance. Vous consommez plus d'énergie, plus d'essence. Et vous voyez que votre aiguille sur votre tableau de bord, par rapport à la chauffe du moteur, elle commence à aller plutôt à monter, plutôt vers le rouge. Et si vraiment vous deviez accélérer très très fort, parce que vous êtes en retard et que vous voulez rattraper le retard, eh bien là, vous voyez que votre aiguille passe dans le rouge. Et donc, qu'est-ce qui se passe ? Vous continuez d'accélérer pied au plancher. D'abord, c'est dangereux. Vous risquez de vous prendre un mur, un virage, une autre voiture, etc. Vous risquez aussi de tomber en panne d'essence au bout d'un moment, vous ne pouvez pas faire des milliers de kilomètres comme ça. Ou sinon, si vraiment on est en sur-régime, le moteur peut casser. Pour prolonger l'étude de Célie sur les trois phases de stress qui sont progressives, on l'a vu, et qui étaient de l'ordre de la réaction biologique, un autre chercheur, le professeur Henri Labori, qui est biologiste, et psychiatre, a fait des recherches, lui, sur l'aspect comportemental. Et donc, il a cherché à voir comment ce stress impactait notre comportement. Donc, il a mené ses études sur des souris, des rats, pardon, qu'il avait en cage. Alors bon, je sais que ces pratiques ne sont pas très respectueuses du monde animal. C'était dans les années 70. Et donc Henri Labourie, son protocole c'était de mettre un rat dans une cage et de lui envoyer un stimuli sonore. Donc il faisait retentir une sonnerie et juste après cette sonnerie, il envoyait une forte décharge électrique. Donc il reproduisait ça pendant 10 minutes tous les jours pendant une semaine. Donc au début qu'est-ce qui se passe ? Le rat, il n'y avait pas de chat dans l'histoire, mais des rats, le rat entend la sonnerie. Et ensuite... et reçoit une décharge électrique. Une fois, deux fois, trois fois. Donc le rat, qui est un animal intelligent, a tôt fait de faire le lien entre la décharge électrique et la sonnerie entendue. Donc trois protocoles ont été mis en place. Le premier cas, en fait, il y avait deux cages collées avec une porte ouverte. Donc qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, le rat entend la sonnerie, il prend une décharge électrique. Deuxième sonnerie, décharge électrique. Au bout de trois, quatre, au bout de quelques sonneries, le rat, qu'est-ce qu'il fait ? Il va essayer de fuir. Et donc, il va aller dans la deuxième cage. Et là, il a réussi à se mettre en sécurité par la fuite. Dès qu'il entend la sonnerie, il passe dans la cage d'à côté. Finalement, ce rat va être en parfaite santé. Au bout de sept jours, son poil est lisse. Il ne fait pas d'hypertension artérielle. Il a évité par la fuite la douleur, la punition. Il a réussi à maintenir son équilibre biologique. Deuxième protocole, une seule cage. Donc pas de possibilité de fuir puisque les portes sont fermées. Par contre, il y a un deuxième rat dans la cage. Donc qu'est-ce qui se passe ? Le rat entend le stimulus, entend l'alerte, il se prend une décharge. Première fois, deux fois, trois fois. Qu'est-ce qu'il fait ? Il commence à s'agiter quand il entend la sonnerie, parce que là il comprend. très rapidement, qui va se prendre une décharge électrique. Il essaie de fuir, il n'arrive pas. Et donc cette agitation, qu'est-ce qui se passe ? Il va se mettre à agresser l'autre rat. Il va l'attaquer. Et ça, c'est la deuxième réponse possible dans le cas de stress, c'est l'attaque. Alors cette lutte est absolument inefficace en soi, mais par contre, elle évite au rat de subir en agissant. Et par l'action, par l'attaque, le rat se met en sécurité et maintient son état biologique. ce qui permet de lui éviter tout accident pathologique. Il reste en très bon état et pourtant il a subi les punitions. Troisième cas, troisième protocole, une seule cage fermée, pas de possibilité de fuite, un seul rat, pas de possibilité d'attaque. Qu'est-ce qui se passe ? Le rat entend le bruit, il prend la décharge et ça pendant 10 minutes, pendant 7 jours, tous les jours, il va... entendre cette sonnerie et il va savoir qu'il va recevoir une décharge électrique. Sauf qu'il ne peut rien faire, il est démuni. Il est obligé de subir cette punition et il apprend très rapidement que ses actions sont inefficaces puisqu'il ne peut pas sortir. Donc il est dans l'inhibition, l'inhibition de l'action. Et là qu'est-ce qui se passe ? Eh bien son stress va monter en flèche. Au bout de quelques jours de ce régime, le rat donne des signes d'anxiété, il ne se nourrit plus, il perd le sommeil, il perd ses poils. et il va développer divers troubles. Et en plus, si les porteurs d'un microbe ou si un microbe passe à proximité, alors qu'en temps normal, son organisme aurait pu lutter contre, eh bien là, il va faire une infection. Donc de cette expérience, Henri Laborie va écrire un ouvrage, Éloge de la fuite, en 1976, dans lequel il va transposer ces réactions des rats aux humains. Il en déduit... que lorsqu'un individu ne peut agir face à l'adversité, par la fuite ou le combat, les agressions provoquent chez lui des réactions morbides, comme la fébrilité, l'angoisse, la dépression, les troubles psychosomatiques. En l'éloge de la fuite, l'aborie réhabilite la fuite, d'où le titre, car quand le rat peut s'échapper de la cage électrifiée, il conserve son équilibre biologique. Pour lui, c'est la seule stratégie qui permet à l'individu de rester lui-même, tout en préservant sa santé. Pour l'abori, la fuite possède une connotation négative dans nos sociétés qui est associée à la lâcheté, alors qu'elle est biologiquement la réponse la plus protectrice. Alors je reviendrai là aussi sur ces pistes de solutions pour sortir du stress et sur cette vision. qui est vraiment la vision d'un chercheur, mais pour voir comment dans notre vie aujourd'hui, que ce soit personnel ou professionnel, cela résonne. Parce qu'effectivement, la fuite peut parfois être la seule solution pour fuir le stress et sauver sa peau dans la sphère privée, par exemple en quittant un conjoint, ou dans la sphère professionnelle, en quittant son entreprise ou son emploi. Mais ça n'est pas la seule. Et l'action, sans parler d'attaque, comme je vous disais, ça peut passer par une solution d'attaque en justice et selon moi, la piste à privilégier. Alors pas que l'attaque en justice, ça peut être une action justement, par exemple, on est insatisfait de son travail, une action pour changer d'emploi, une action pour changer quelque chose dans son environnement ou dans sa vie. Engager l'action permet de maintenir l'équilibre biologique et de changer une situation dans l'espoir de trouver une situation meilleure. Je prendrais le cas d'un salarié qui est menacé de licenciement par son supérieur hiérarchique. La famille, il ne peut pas fuir, donc pas quitter son métier, son entreprise, parce que cela risquerait de mettre sa famille dans une situation économique précaire. Et s'il décide de se battre en entamant une attaque au prud'homme, ça va prendre du temps et il n'est pas sûr de gagner. Donc en fait, ce salarié peut se retrouver dans une situation qu'il est obligé de subir, une inhibition de son action, pas par manque de volonté ou de caractère, mais parce que les deux seules issues biologiquement efficaces lui semble fermé. Et alors, comme on l'a dit, l'inhibition de l'action est la source de maladies psychosomatiques, d'insomnie, de maladies chroniques. Et peut-être même aboutir au burn-out, voire pire, au suicide. Et malheureusement, c'est ce qui s'est passé sur quelqu'un qui a vécu cette situation. qui s'est suicidé la semaine dernière dans un environnement proche. Il avait appris avant les vacances qu'il était licencié en fin d'année. Il s'était marié peu de temps avant, il avait un enfant. Alors ses collègues avaient constaté qu'il n'allait pas bien, mais personne n'avait pris l'ampleur du mal-être. Alors j'en profite justement à cette occasion pour vous parler de la formation PSSM, Premier Secours en Santé Mentale, que j'ai suivi moi-même il y a deux mois. qui est ouverte à toute personne qui voudrait pouvoir être secouriste en santé mentale, que ce soit dans la sphère personnelle ou dans la sphère professionnelle, et savoir comment réagir face à une personne qui présente des signes de détresse. Cette formation apporte des connaissances pour repérer les signes annonciateurs de mal-être et donne une méthode simple pour venir en aide à la personne qui va mal. Je mettrai dans le lien de cet épisode le site du PSSM France. pour pouvoir avoir des informations sur cette formation. Musique Alors comment le stress se forme-t-il ? Il s'agit d'un circuit physiologique. Alors la première étape, notre corps, comme je vous le disais, perçoit un danger ou une contrainte. Notre corps s'agit de l'un de nos cinq sens. Ça peut être la vue, on voit quelque chose, on voit par exemple, je vais parler en voiture, on voit une voiture qui pile, qu'est-ce qu'il fait ? Notre vue va envoyer l'information au cerveau et là, on va freiner. Ça peut être l'ouïe. on entend un bruit, c'est ce qui se passe quand on entend par exemple une détonation, une explosion, qu'est-ce qui se passe ? On va sursauter. Il faut savoir que la réaction de stress, on l'a dit tout à l'heure, 200 à 250 millisecondes, donc très rapide, c'est instinctif. On n'a même pas le temps de conscientiser. Circuit automatique. Ça peut passer par aussi l'olfactif, on a une odeur de brûlée, etc. Ça c'est la première étape. Donc deuxième étape, on aperçut cet événement anormal et donc nos neurotransmetteurs vont transmettre l'information à l'amidale, la partie du cerveau émotionnel, qui va s'activer. Troisième information, il va y avoir la circulation de l'information de l'abidal par l'axe hypothalamophysocyanélien, HHS. C'est un peu complexe, mais c'est tout le système de la transmission des émotions et du stress. Et le système hormonal, ce trajet va permettre de libérer les hormones qui vont activer notre corps comme on l'a vu tout à l'heure. Alors le cortisol, l'adrénaline, la catecholamine, le sucre, etc. Et donc la conséquence sur l'organisme, des changements physiques et physiologiques. Donc une accélération du rythme cardiaque, une respiration plus rapide, une tension musculaire. On parle de stress au départ. Stress, c'est stringere, du latin, qui veut dire tendu, rétracté. Donc ça se traduit aussi sur nos muscles. Le rythme cardiaque qui va s'accélérer pour envoyer plus de sang dans l'organisme, plus d'oxygène pour que notre organisme marche en sur-régime, donc la respiration plus rapide. On a une vigilance plus accrue, donc avec des pupilles dilatées, et notre digestion est ralentie pour que notre énergie ne soit pas dépensée, on va dire inutilement, et donc... Il se met en mode veille pour que l'énergie soit centralisée sur les autres zones de notre corps qui vont permettre l'action. Et c'est pour ça que quand le stress est chronique, ça induit des problèmes digestifs, parce que la digestion ralentit, c'est bien pendant un moment, mais si ça s'installe, là ça ne va plus être bon pour notre santé. Donc comme je vous le disais, ce fonctionnement... automatique, existe depuis les premiers hommes et a permis la survie face aux nombreux dangers réels et ponctuels auxquels nos ancêtres ont dû faire face. C'était un système d'essais-erreurs en fait. Les tout premiers hommes ont appris avec le feu que quand on touche ça fait mal et donc réaction de peur ensuite, que ça peut brûler des arbres, au départ ils ne savaient pas. Donc notre cerveau apprend par essais-erreurs. Première expérience, un peu comme le rat, il entendait la sonnette et ensuite il a assimilé que la sonnette, elle le signifiait des charges électriques. Les premiers hommes ont fait pareil. Et puis toute l'histoire de l'humanité, on apprend comme ça par essais-erreurs et le cerveau développe des automatismes pour repérer et agir vite face au danger. Donc ça, il y en a certains qui sont pour tous les êtres humains. Je parlais des explosions par exemple, là où on va très sauter. Mais ensuite, on va aussi retrouver ça, je vous parlais de la relativité du stress, de cette perception qui pour certains peut être facteur de stress ou pas, on va le retrouver aussi dans l'éducation, dans les familles, où on va développer certaines peurs, certains stress par rapport à certaines situations qui ont été vécues par nos ancêtres et donc qu'on peut comme ça répercuter comme réaction. Et donc cela s'imprègne. dans notre capital génétique et épigénétique. La génétique, c'est les gènes, c'est notre ADN, les cellules qui sont transmises par nos ancêtres. Mais, je vous l'expliquerai aussi, c'est que l'épigénétique, c'est la façon dont ces prédispositions s'expriment. On a notre propre responsabilité en fonction de notre façon de vivre et de notre environnement. J'en ai déjà parlé. Et donc, ça aussi, ça va agir sur notre stress. Ce qu'il faut savoir, c'est que justement l'épigénétique est importante par rapport à l'adaptation, parce qu'on évolue, si on était juste à portée de notre capital, on n'aurait pas évolué. Donc c'est notre environnement qui va nous faire évoluer. et puis aussi notre libre arbitre, parce que ce qui était utile pour réagir au tigre aux dents d'argent, pardon, aux dents de sabre, ne l'est peut-être pas face à notre patron. Alors justement, dans quel cas le stress est-il utile et dans quel cas est-il nocif ? On va parler là de eustress versus distress. Je vous ai parlé des recherches de Selly, qui a distingué les trois phases du stress. La phase d'alarme, de résistance et d'effondrement. Mais au-delà, Selly a aussi fait une distinction fondamentale entre le stress positif, qu'il a nommé e-stress, et le stress négatif, d'e-stress. Le stress, c'est le bon stress. C'est le stress agréable ou stimulant. C'est un stress ponctuel, avec un début et une fin identifiables qui durent peu de temps. L'avantage de ce stress, au-delà de nous sécuriser, ce bon stress, on dit qu'il peut même être agréable, c'est-à-dire qu'il va stimuler la motivation, la concentration, la performance. Et il permet un retour à l'équilibre de l'organisme, par homéostasie, en améliorant les performances. C'est ce fameux stress que l'on va retrouver chez les artistes lorsqu'ils vont faire une performance. C'était Sarah Bernard qui disait que le track venait avec le talent. Mais aussi que l'on retrouve chez les sportifs de haut niveau. C'est le cas par exemple de Léo Marchand qui saute dans l'eau et qui va battre un record. Son stress est décuplé et ses capacités également. Au lieu de le paralyser, ça va le faire avancer plus vite. Mais c'est très court dans le temps. Et ensuite ça revient à la normale. Le distress, lui, c'est un mauvais stress. Et c'est un stress déclencheur de maladies, qui est déplaisant, désagréable. C'est une réponse de l'organisme qui est inadaptée à une situation. Elle alimente l'état de stress plutôt que d'en sortir et entretient un cycle jusqu'à l'épuisement. Par une intensité excessive ou une durée prolongée, et dans laquelle, comme je vous le disais tout à l'heure, le corps n'a plus le temps de récupérer entre deux phases d'alerte. Et il faut savoir qu'aujourd'hui, les salariés sont de plus en plus exposés à ce mauvais stress, je l'ai dit tout à l'heure en introduction, du fait du contexte complexe et anxiogène par rapport à leur travail, par rapport à la surexposition aux informations, aux médias, et donc un contexte anxiogène du fait des guerres, des conflits mondiaux, du dérèglement climatique. Alors cet été, on a explosé... encore, encore, en termes de réchauffement climatique, et donc d'éco-anxiété, qu'elle vient s'ajouter la situation économique, donc l'inflation. Donc déjà, par rapport à notre contexte de vie, l'organisme mobilise des ressources pour une menace à laquelle il ne peut pas répondre, ou une menace potentielle, qui est tout le temps en fait en tâche de fond. Je vous parlais tout à l'heure de la surcharge mentale aussi. Il faut savoir que ces menaces-là, ce sont des tâches de fond qui sont tout le temps présentes. Comme on ne peut pas faire plusieurs tâches en même temps, qu'on jongle de l'une à l'autre 4 maximum, et après on est en surcharge, en moyenne, et bien si déjà en tâche de fond, vous avez comment je vais manger à la fin du mois, je n'ai pas suffisamment d'argent, on risque d'avoir une attaque, une guerre, ou alors une inflation par rapport au prix de l'essence, je ne suis pas sûre de pouvoir prendre ma voiture ce mois-ci, etc. Tout ça se cumule, et bien vous voyez que déjà, on est dans une situation de stress qui s'installe, de stress chronique. Comment et quand bascule-t-on du bon au mauvais stress ? Et quand le stress devient-il chronique ? Eh bien, quand les phases de résistance se répètent, sans retour au calme, sans temps de récupération. On a vu que ça amène un épuisement progressif des ressources physiologiques et psychologiques, et qu'on arrivait à des terrains propices aux burn-out, aux troubles anxieux, troubles de sommeil, troubles cardiovasculaires, maladies physiques, qui peuvent être aussi des développements de diabète de type 2, etc. Alors en résumé, on a vu que le stress n'est pas le problème. Au contraire, il est utile, mais c'est l'absence de récupération, la multiplication ou la disproportion qui transforment le stress en poison. Dans un prochain épisode, l'épisode 37, je vous donnerai de nouveaux éléments pour vous aider à mieux gérer votre stress et à trouver ainsi une meilleure façon de vivre, un meilleur équilibre vie professionnelle-vie privée et une meilleure santé. Je vous donnerai ainsi des pistes pour mieux connaître les facteurs qui génèrent le stress, mais aussi pour pouvoir identifier les signaux faibles, les... petits signes qui souvent passent inaperçus avant d'avoir des signaux forts, des signaux forts qui souvent ont un impact beaucoup plus important, comme je vous l'ai expliqué dans cet épisode, et qui peuvent aller jusqu'à des situations irréversibles, et notamment le fameux burn-out. Et je vous donnerai aussi bien évidemment des pistes pour apprendre à mieux gérer ce stress, des pistes pour le faire diminuer quand il est là, mais aussi des pistes pour prévenir le stress avant qu'il n'arrive et qu'il ne s'installe. Et pour l'instant, pour terminer cet épisode, je vous avais promis une surprise. Alors la voici, c'est un petit guide, un petit guide anti-stress que j'ai conçu tout spécialement pour vous et que je vous offre gratuitement. Il vous suffit pour cela de m'écrire dans l'adresse que je mettrai dans le lien de l'épisode et de donner le code NOSTRESS. un petit guide anti-stress qui va vous permettre d'évaluer votre niveau de stress, de concevoir un plan d'action avec des actions à mettre en place à court, moyen et long terme. Et je vous propose de concevoir une routine personnalisée que vous pourrez mettre en place de façon progressive. Là encore, il ne s'agit pas d'ajouter au stress en mettant des objectifs inatteignables, donc des objectifs smart. Et une petite routine que vous allez mettre progressivement en place, par exemple remettre une activité sportive, une activité physique une fois par semaine, et puis prendre un temps, peut-être une heure par semaine, pour faire de la méditation, ou peut-être 10 minutes par jour. À vous de voir. Habituellement, je n'aime pas les routines, je n'aime pas la vie routinière, mais en période de stress, la routine peut alléger le mental. Ça peut devenir une alliée si on cesse de la considérer comme une ennemie. C'est Johanna Rosenblum, psychologue, qui dit que la routine, est indispensable à la survie de l'être humain, et d'autant plus quand on est stressé. Comme l'explique Valentin Viard, chercheur à l'Inserm et conférencier en neurosciences, chaque matin, vous prenez des milliers de micro-décisions entre le moment où vous sortez de votre lit et celui où vous sortez de chez vous pour vous habiller, pour petit déjeuner. Si vous preniez toutes ces micro-décisions de façon consciente, vous iriez vous coucher avant midi. C'était Gustave Flaubert qui, comme beaucoup de génies créatifs, adoptait une routine quotidienne. Levé 10h. lecture du journal, verre d'eau, discussion d'une heure avec sa mère. La routine permet de libérer du temps de cerveau disponible en économisant ses ressources. Elle permet aussi d'exécuter certaines tâches automatiques tout en se concentrant sur des tâches nécessitant notre attention. Des tâches qui doivent être réalisées en conscience. Se coucher tous les soirs à la même heure, se laver le matin avant chaque repas, les dents après, faire le ménage une fois par semaine, etc. Préserve la santé, en particulier la santé mentale. Et c'était aussi, je vous avais parlé des vêtements. Dans un épisode sur la surcharge mentale, je vous disais que Steve Jobs par exemple avait le même vêtement en plusieurs exemplaires. Ce qui permettait d'éviter de chaque fois chercher une nouvelle façon de s'habiller. Avec ce guide, je vous invite donc à écouter l'épisode 13 et l'épisode 16 qui vous donneront toutes les pistes. Et puis, n'hésitez pas à me contacter. pour aller plus loin dans cette réflexion. Donc si vous êtes intéressé par ce guide anti-stress, vous trouverez dans le lien de l'épisode l'adresse mail à laquelle vous pourrez envoyer la demande. Ce guide est gratuit, donc il s'agit de m'écrire lvcoachingpro.com et de mettre le code NOSTRESS dans votre demande. Précisez-moi aussi votre nom et prénom. Puis si vous avez envie de me partager un retour sur ce podcast, ce serait vraiment un grand plaisir. Je vous enverrai ce guide anti-stress pour pouvoir commencer à agir. Ce sera un premier pas dans votre démarche. Alors je vous remercie pour votre écoute. J'ai été ravie d'être avec vous, de vous retrouver en cette période de rentrée. Et j'espère que tout ce que je vous aurai partagé pourra contribuer à réduire votre stress et surtout à apprendre à mieux gérer votre stress. Parce que comme je vous disais, le stress peut être utile, mais apprendre à le dompter, apprendre à vivre avec un bon stress et repérer les signaux d'alerte pour retrouver un bon équilibre de vie et vous maintenir en bonne santé. Je vous souhaite une bonne fin de journée. Prenez soin de vous et à très bientôt pour retrouver le prochain invité inspirant. dans ce podcast. Je suis Valérie Liber, je suis coach professionnel diplômé. Je vous accompagne dans toutes vos transitions et les transformations pour améliorer votre équilibre de vie, pour améliorer votre pouvoir d'agir et trouver votre juste place. Pour cela, je vous propose ce podcast avec des invités inspirants, des conseils et des pistes de réflexion et également des outils. Pour engager l'action, comme ce guide que je vous propose aujourd'hui, mais aussi mes accompagnements, vous pouvez prendre un premier rendez-vous gratuit sur Calendly. Vous trouverez le lien dans le descriptif de l'épisode. Vous pouvez aussi me retrouver sur LinkedIn, à l'air liber. Trouvez ma page Instagram, Libérez-vous, et mon site internet, Libérez-vous.com. Alors n'hésitez pas. N'hésitez pas aussi à me faire un retour sur cet épisode. en mettant une petite étoile, un petit cœur, un commentaire, en partageant autour de vous, parce que le stress, tout le monde est concerné. En tout cas, chaque personne peut avoir dans son entourage des personnes concernées. Et donc, ça peut être aussi un moyen de montrer que vous pensez à eux. Et je vous retrouve très bientôt.