Speaker #0Coucou ma star, aujourd'hui je viens te parler car ça fait des mois, peut-être même des années que je suis épuisée, épuisée de porter cette armure, cette armure que j'ai enfilée pour me protéger, pour protéger ma famille, enfin, pour protéger tous ceux dont je croyais avoir la responsabilité, c'est surtout ça en vrai. Je suis une fille aînée, enfant d'immigré, moi aussi je suis immigrée. Même si j'ai immigré très très très jeune, je suis une femme noire aujourd'hui, adulte. Je viens d'un milieu modeste. Pendant longtemps, j'ai cru que je n'avais qu'une seule richesse, ma tête. Alors j'ai étudié beaucoup, parce qu'il fallait réussir à être la première, et je le dis au sens propre. Mais moi, je n'ai jamais été vraiment la première. J'étais bonne élève. Il fallait trouver un métier sérieux, un métier qui rassure, un métier qui impressionne. Celle et ceux qui, parfois, ne voyaient pas ma valeur, ils ne me voyaient pas pour de vrai, en fait. Je me suis chercher seule. En tout cas, j'avais ce sentiment. Dans le noir, toute seule. Épuisée. Et plus d'une fois, j'ai craqué. souvent en silence. Je pense que j'ai craqué même en étant enfant, et une fois avec plus de bruit. Mais je crois qu'il n'y a que moi, il n'y a que moi qui ai entendu cette fois-là. Parce que pour les autres, c'était impossible de m'imaginer comme ça, effondrée, dépressive. avec le recul je trouve ça presque logique comment un corps pourrait-il ne pas s'effondrer après avoir porté si longtemps une armure aussi lourde l'armure de la femme forte l'armure de la femme noire forte tout ceci pour être déshumanisé alors qu'en dessous il y avait une petite fille qui pleurait. Comme là maintenant, je suis en train d'enregistrer ce podcast sous une couette pour faire en sorte que le son soit de très bonne qualité. Enfin ... Une petite fille, une petite fille qui pleurait, une petite fille qui ne rêvait que d'une chose, être une fée. Une fée blessée, oui, mais une blessure ne définit pas une personne. Petit à petit, en devenant adulte, j'ai commencé à retirer cette armure, une pièce après l'autre, avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de peur. J'avais peur qu'on entende enfin ma voix, qu'on voit mes tremblements, mes larmes, mes cicatrices, même celles dont je n'avais pas encore conscience, parce que retirer son armure, ce n'est pas seulement ressentir la légèreté, c'est aussi sentir le vent sur sa peau, le soleil qui nous réchauffe, la lumière qui éclaire enfin notre vrai visage. Et ça, ça, ça fait vraiment peur. On parle souvent du courage qu'il faut pour changer. On parle beaucoup moins de la peur qu'il y a à ressentir. Dix ans de thérapie et je ne suis toujours pas arrivée. Parce qu'en réalité, je crois qu'on n'arrive jamais vraiment totalement mais il y a de grandes réussites c'est vrai des grandes avancées des changements ça je tiens à te le dire et à me le dire aussi je m'appelle Amandine et je n'ai pas que ce prénom je suis une mais je suis aussi plusieurs. Ces deux dernières années de la fin de ma vingtaine J'ai eu l'impression que la vie me demandait sans cesse de me déshabiller, de laisser tomber des identités auxquelles je m'étais attachée, comme si l'univers tout entier me disait « tu ne peux plus continuer à vivre comme avant, aujourd'hui je sens qu'il est temps, temps de changer d'identité, temps de changer de système, je ne peux plus vivre comme celle que j'étais, penser comme elle, travailler comme elle, aimer comme elle. Habiter les mêmes endroits, fréquenter les mêmes espaces avec la même intensité, en fait mon corps ne le supporte plus. Je surchauffe. Et je crois que je ne suis pas la seule. Je crois que nous surchauffons collectivement, littéralement. Nos corps, nos métiers, nos rythmes, notre santé, nos façons d'exister. Peut-être que ce n'est pas nous qui sommes cassés. Peut-être que c'est le système qui est devenu trop petit pour ce que nous sommes en train de devenir. Ça doit être ça, le système qui est devenu trop petit. pour ce que nous sommes en train de devenir. Et parfois, pour savoir qui l'on est, il faut accepter de lâcher. Lâcher ce qui nous maintient dans le passé. Lâcher ce qui nous fige. Et ça, personne ne peut le faire à notre place. Alors Ma star, aujourd'hui j'ai envie de te dire, tu as le droit de te chercher, tu as le droit d'explorer, tu as le droit de ne plus te reconnaître parfois. Parce que c'est souvent comme ça qu'une nouvelle identité commence à naître. Je crois qu'il n'y a rien de plus beau que d'aller à sa propre rencontre. Mais comme toutes les rencontres, il faut accepter le mouvement, l'inconnu, les tâtonnements. Et c'est précisément là que la joie finit par apparaître. Oui, nous surchauffons collectivement. Et je crois profondément que notre système, que nos systèmes doivent être repensés. Pas demain, aujourd'hui. Faire le deuil d'une ancienne version, une ancienne version de soi, ça c'est difficile. Ces derniers mois, j'ai eu l'impression de ne faire que ça. Mais je sens qu'il y a encore une marche à franchir, comme un pont, une traversée vers un nouveau monde. Un monde que je vais devoir dessiner moi-même. L'ancien ne disparaîtra jamais complètement, il vivra toujours en moi. Parce que c'est lui qui m'a construite. Et ça, je n'ai pas honte de le dire. Je viens, j'ai été construite par un monde imparfait, par un monde violent, par un monde qui m'a traumatisée, c'est vrai. Mais je crois qu'il y a aussi eu des belles choses. Il y a aussi eu de l'amour, il y a aussi eu du soutien. Mais ce monde n'est plus viable pour moi. Parce que j'ai grandi. Je sais un peu mieux ce qui est bon pour moi. Et j'ai enfin envie de m'autoriser, de m'autoriser à exister autrement. Exister. Exister, c'est littéralement mon mot du moment. Alors je marche encore avec la peur, avec l'anxiété, avec les monstres du passé. Ils sont toujours là, mais ils ont rétréci. Avec le temps, avec la thérapie. Avec les amis, avec les gens qui m'aiment, ils ont rétréci et ils vont encore plus rétrécir. Et je dis ça parce que je ne veux pas te vendre une histoire parfaite. La guérison n'est pas une ligne d'arrivée, c'est une relation, c'est une pratique, c'est une manière de vivre. Aujourd'hui, il y a une fatigue qui me parle, une urgence. Et je décide enfin de l'écouter. Et c'est pour ça que j'ai envie de te la partager aussi. Je n'ai aucune certitude. Je n'ai pas de plan parfaitement établi. Pour être honnête, je rêve simplement d'une vie plus créative, plus spirituelle, plus libre, libre, plus joyeuse. Une vie d'amour et d'eau fraîche. La vérité, c'est ça que je veux. J'ai envie d'accompagner les autres, j'ai envie de créer, j'ai envie de... D'écrire, j'ai envie de te parler, j'ai envie de te créer des expériences sonores incroyables et j'ai envie de vivre de tout ça. Que la thune vienne de tout ça ! j'ai envie de vivre ailleurs. Et ouais, j'ai envie de tout ça. Et il y a aussi les découvertes bancaires, aïe aïe aïe, les doutes, les galères d'entreprendre la vraie vie quoi. Mais malgré tout ça... Je sais une chose, rien n'est plus précieux que de pouvoir respirer profondément. Je te le dis en toute honnêteté, respirer c'est la vie. Alors je vais là où mon souffle est libre. Et toi, ma star, est-ce que toi aussi tu surchauffes en ce moment ? Quel est le feu qui brûle à l'intérieur de toi ? Qu'est-ce qui demande enfin à être entendu, à être apaisé ? à être transformé Et si cet été caniculaire devenait un espace pour respirer à nouveau, je dis ça avec modestie, en tout cas j'ai une expérience à te proposer. De juillet à septembre, je t'invite à rejoindre la pause Constellé. Chaque première semaine du mois, du 1er au 7, je t'enverrai dans un groupe, chaque soir, une méditation, un conte intuitif, une histoire canalisée. pour t'accompagner à déposer ce qui est devenu trop lourd et retrouver un peu plus de souffle. Le premier cycle commence le 1er juillet, puis il y en aura un autre en août et un dernier en septembre. C'est vraiment une offre d'été et je crois que ça pourra te plaire. Alors si tu te sens appelé, écris-moi. à pansernoshorizon@gmail.com. Panser avec un A. Bref, prenons soin de notre feu intérieur. Prenons soin de lui. Prenons soin de notre feu intérieur. Je t'embrasse fort. Prends soin de toi et prends soin des autres, surtout en cette période de grande chaleur. Et je te dis à très bientôt ! Bisous ma star !