Speaker #0Bonjour ou bonsoir et bienvenue dans Parlons Cul-ture, carte d'été, podcast de l'été. Tout au long de l'été, je vous propose un rendez-vous hebdomadaire autour de cartes, de trois cartes, parfois il y a quatre cartes, mais c'est plutôt trois cartes, issues du jeu Les Baleines Bleues. A partir d'illustrations, je vous invite à une réflexion sur la grossesse, le postpartum, les relations affectives, la sexualité, enfin, tout ce qui peut concerner les thématiques de ce jeu qui est très très réaliste. Chaque épisode dure moins de 10 minutes et fait écho soit à mes consultations, soit à mes podcasts de Parlons Culture ou encore à mes rubriques dans le GHI. Alors installez-vous confortablement et découvrons ensemble les cartes de la semaine. C'est parti pour les cartes d'été 4 sur 9. Et bien la première carte qui s'appelle la carte numéro 6, ce sont quatre femmes dans un sauna, oui je dirais un sauna plus qu'un mamma, ça a l'air d'être des pierres, donc je dirais dans un sauna, elles sont nues, la question de la diversité est représentée non seulement dans les couleurs de peau, mais aussi dans le fait, par rapport à la pilosité, d'ailleurs cette carte s'appelle séduction et pilosité, et on voit différents types de... De pilosité au niveau du pubis. Moi, je dis pubis. Peut-être qu'il y en a qui disent pubis, mais moi, je dis pubis. Donc, il y en a une qui a l'intégrale, une qui a un ticket de métro, une autre qui représente ses poils pubiens, représente un petit cœur. Et une autre, très bien, elle en a énormément. Et moi, j'aime bien cette carte parce que je la prends en termes positifs. En plus, elles sont toutes en train de sourire. Donc, on est clairement sur une carte positive. Et j'ai déjà formé, lorsque je travaillais en France, pour le conseil général, j'avais formé des sages-femmes et on avait pas mal discuté de la pilosité. Et d'ailleurs, pas seulement avec les sages-femmes, mais généralement en intervention avec des jeunes adultes, des adolescents, des professionnels. La question de la pilosité est très présente, la pilosité des femmes, même si parfois on parle aussi celle des hommes. On peut entendre de tout, c'est-à-dire qu'il faut des poils, que les poils c'est utile, la nature les a donnés, ça a une nécessité. D'autres qui disent non, ce n'est pas hygiénique, comment on peut venir en consultation avec des poils ? D'autres qui trouvent que ce n'est pas pratique, d'autres qui trouvent que c'est coûteux, d'autres qui trouvent que c'est lié à des injonctions patriarcales. Moi, je peux entendre toutes ces choses, en fait. Moi, ce qui m'intéresse... en tant que professionnelle, mais en tant qu'individu et aussi en tant que femme, c'est qu'il faudrait pouvoir faire ce que l'on souhaite. Est-ce qu'on veut les garder ? Est-ce qu'on veut les enlever ? Est-ce qu'on veut parfois les enlever, parfois les garder ? Est-ce qu'on veut en garder un peu ou pas ? Je pense que ce qui est intéressant, c'est pour quelles raisons. Bien sûr qu'il y a des dérives. J'ai entendu aussi lors d'interventions, je me souviens d'une jeune fille qui était très inquiète parce qu'elle pensait avoir une... Une IST, elle pensait avoir des morpions, je vais dire les choses telles qu'elles sont. Et en fait, je lui avais dit, va voir ton médecin. Et puis quand elle était revenue, elle avait dit, je suis vraiment bête. En fait, c'est parce que je m'étais rasée. Donc c'était rasé avec un rasoir, j'imagine. Et puis il y avait des poils qui avaient repoussé. Et puis il y avait eu des poils incarnés. Ça faisait des petits boutons. Et elle avait cru que c'était... Alors je ne sais plus. J'ai un vague souvenir, mais je ne veux pas non plus... trahir la vérité. Elle pensait que c'était des petits œufs de morpions qu'elle avait sous la peau. Il faut aussi savoir, peut-être il faut aussi expliquer, même si ça a l'air évident pour certains, mais tout n'est pas toujours évident de dire aux jeunes filles, aux jeunes filles, parce qu'elles sont peut-être elles s'épilent de plus en plus jeunes, ou elles gardent leurs poils. C'est vraiment, on vit une époque incroyable. Moi, j'adore cette idée aussi de dire que de nombreuses jeunes femmes aujourd'hui, femmes décident de garder leur poil parce que c'est naturel et parce que c'est un acte militant et politique. Moi, j'adore ça. Mais j'adore aussi la personne qui se dit « Moi, je ne veux pas de poil parce que ces critères de beauté qui soient liés à des injonctions patriarcales ou pas, le principal c'est que les personnes puissent faire ce qu'elles veulent. Moi, je dis toujours en intervention, je préfère vivre dans un pays où on a plus de droits que moins de droits. Les femmes, elles ont le droit de ne pas avoir de poils. de ne pas avoir de poils, parce que biologiquement, physiologiquement, les femmes vont en avoir. Mais les femmes ont le droit de les enlever si elles veulent et de les garder si elles veulent. C'est ça qui est important. J'ai longtemps aussi proposé l'argument d'un sexe de femme sans poils ressemble à un sexe d'enfant. Et ce n'est pas pour condamner les femmes qui l'enlèvent, c'est pour dire qu'il faut aussi penser que... C'est une réalité que plus on se rapproche d'un sexe féminin sans poils, plus il peut, alors un sexe jeune, la vulvelle vieillit aussi, de dire que ce qui est important c'est de savoir pourquoi on le fait, pourquoi on ne le fait pas, et de pouvoir argumenter si quelqu'un venait à vouloir imposer quelque chose. Souvent, en intervention, les jeunes disaient... « Ah, mais c'est sale les poils. » Et je disais, on est sale quand on n'est pas lavé. Un poil lavé est un poil propre. Un sexe sans poils pas lavé est un sexe sale. Voilà, c'est assez basique. Mais je trouve que je suis une personne assez basique. La carte 2, eh bien là, il n'y a pas d'ambiguïté. D'ailleurs, c'est écrit « violence conjugale » . C'est un homme qui est assis sur son canapé. Il est en train de regarder un film porno. Il hurle sur sa femme. qui vient de la pousser. Elle est tombée au sol, sur les fesses. Elle est enceinte, elle a un œil au bord noir. Elle est complètement désœuvrée. Il faut avoir conscience qu'une grossesse, la paternité, peut être un déclencheur en ce qui concerne les violences conjugales. C'est d'ailleurs pour ça que dans de nombreux pays, lors des consultations, il est posé la question sur le coup. couple. Alors, bien évidemment, moi, je pense qu'il faut qu'elle ne soit pas trop subliminale, la question, pas à comment ça se passe dans le couple, mais d'être très clair sur les violences, les cités, les nommées, les violences verbales, les violences physiques, les violences économiques, les violences psychologiques, de ne pas tourner autour de vous. Alors, comment ça se passe ? Est-ce que monsieur est content ? Est-ce que madame est contente, si c'est un couple homosexuel ? Vraiment, de ne pas hésiter. Comme d'habitude, je regarde les petits détails. Je vois que monsieur a fait tomber une table basse. Et il y avait un verre. Et il y a plein de choses qui sont renversées. Mais je ne vois pas tellement de lien avec ça. Mais peut-être ce qu'on voit sur la télé, c'est-à-dire une femme non-enceinte avec un petit fouet dans les mains et un string et un petit bandeau dans les yeux, peut-être que l'origine de la dispute est une demande sexuelle à laquelle la femme ne veut pas ou ne peut pas répondre. Il faut aussi penser à toutes les femmes qui ne peuvent pas avoir de rapport sexuel. Il y a celles qui ne veulent pas, et bien sûr elles doivent être entendues, mais il y a aussi celles qui ne peuvent pas. La troisième, elle est ambivalente, elle n'a pas de nom celle-là, le numéro 17. C'est le monsieur qui change la couche, il gigote beaucoup, la femme hurle probablement parce qu'elle n'est pas contente de la manière dont il procède. Pourquoi je l'ai mis dans les ambivalentes ? Parce que je pense qu'elle peut être interprétée de deux manières. Soit Madame Hurle a raison parce que l'homme n'est pas du tout investi, genre je ne sais pas faire. Oui, les femmes non plus, elles ne savaient pas changer des couches avant de le faire. Soit elle est plutôt négative parce que monsieur fait avec plein de bonne volonté, peut-être qu'il fait même très bien. Et la femme ne veut pas. ne veut pas qu'il procède de cette manière parce qu'elle a l'habitude de le faire. Je pense comme ça spontanément au congé parental, au congé des hommes et des femmes, au congé de maternité et de paternité. On évoque le fait que ça permettrait à monsieur d'apprendre justement tous ces gestes plutôt que les laisser à la mère qui, comme par magie, comme par essence, elle devrait savoir totalement s'occuper d'un enfant comme ça, par nature. voilà pour ces trois cartes qui sont vraiment très différentes qui sont essentielles ces discussions devraient pouvoir se faire dès la première carte que j'ai citée la carte d'été la 1, la 2, tout le long je pense qu'on peut mettre très longtemps parler d'un projet de fonder une famille mais peut-être pas de comment et de toutes ces situations voilà Eh bien, bonne écoute et à la semaine prochaine. Merci d'avoir écouté cet épisode de Carte d'été Parlons Culture. Si vous souhaitez en savoir davantage sur mon travail, vous pouvez retrouver mes conférences, podcasts, articles, formations sur mon site www.100nuances.com. Vous pouvez également me suivre sur Instagram, TikTok et les différentes plateformes de podcasts. Et puis pendant les mois de juillet et août, je décidais de privilégier les consultations en visioconférence pour pouvoir partir en vacances, mais aussi pour pouvoir vous permettre, si vous vous êtes en vacances, de pouvoir découvrir ou continuer des consultations. Donc j'ouvre des créneaux de consultations découvertes via OneDoc, que vous soyez en Suisse ou dans un autre pays francophone. En tout cas, vous, vous êtes francophone, n'hésitez pas à consulter les disponibilités ou à me contacter si aucun créneau découverte ne vous convient. Je vous retrouve donc chaque semaine du mois de juillet et du mois d'août, tous les jeudis, pour des nouvelles cartes, des nouvelles illustrations. A très bientôt !