- Speaker #0
Les robots qu'on voit dans ces images qui déplacent, c'est ceux-là. On leur envoie des nouveaux parcours. On va dire qu'ils ont gagné une liberté. Il faut être naïf pour entreprendre. Parce que c'est un cas de tous les entrepreneurs. Quand on regarde derrière nous, quand on voit la montagne, on se dit qu'on n'y serait pas allé.
- Speaker #1
Bienvenue dans ce nouvel épisode Parole de bâtisseur. Aujourd'hui, préparez-vous, on va parler de ceux qui ont décidé de réinventer le monde. Tout commence il y a dix ans. A l'époque, c'est juste une bande de potes, des étudiants en architecture. Ils n'ont pas un rond, mais ils ont une vision énorme. Ils veulent sortir le bâtiment de la préhistoire et renvoyer la truelle directe au musée. Ils créent Xtree et leur idée va tout faire basculer de la France au Japon en passant par les Émirats. Vous allez voir, c'est du délire. Mais juste avant de vous présenter mon invité, un immense merci. On a passé la barre des 300 000 vues sur les premiers épisodes sur les réseaux sociaux. C'est grâce à vous. Alors si ce n'est pas encore fait, abonnez-vous à la chaîne YouTube. Ça nous aide à recevoir des invités exceptionnels chaque semaine. Et pour ceux qui sont sur Spotify, Apple Podcast ou Deezer, mettez-nous 5 étoiles en 2 secondes. C'est le meilleur coup de pouce pour l'algorithme. Revenons à mon invité. Aujourd'hui, c'est l'un de ses visionnaires. Il s'appelle Alban Malier. Co-fondateur de cette pépite, c'est la fierté française, le pur Made in France qui s'exporte partout. Avec ses associés, Alban a réussi un truc de dingue, transformer des robots industriels de plusieurs mètres de haut, des bras articulés massifs en véritables sculpteurs de génie. On ne parle pas de science-fiction, on parle de concret. Il bosse pour les plus grands designers, il crée des œuvres d'art, des hôtels à Dubaï. Et encore plus fou, ils ont bossé pour le prince Albert II de Monaco. et sur la piscine olympique d'Aubervilliers. Restez bien jusqu'au bout, parce que ce que vous allez entendre est totalement bluffant. On reçoit tout de suite Alban, on y va. Alban, bienvenue dans l'émission, je suis super content de te recevoir. Merci beaucoup. Avant toute chose, après cette présentation, confirme-moi que tu n'es pas un robot, tu es un être humain.
- Speaker #0
Je suis un être humain.
- Speaker #1
C'est une bonne nouvelle. En tout cas, merci. Écoute, la première question, le premier truc qui me vient en tête, même si c'est un rêve d'enfance, et comment on fait pour piloter. ces grands robots ?
- Speaker #0
Beaucoup d'acharnement, beaucoup de travail, ce qui nous permet après, en mettant du code, en comprenant comment fonctionne un robot, de pouvoir le piloter avec une petite manette.
- Speaker #1
Tu as une manette, en fait, c'est comme quand on jouait Tanty avec une grue, tu as la manette et tu pilotes avec quelques applications un petit peu plus compliquées, je pense.
- Speaker #0
C'est ça, c'est le début, la prise en main, c'est une manette. C'est comme ça qu'on a appris quand on a fait nos formations. Après, maintenant, tout est numérique. On a tout codé en avance. Et plutôt, on appuie sur un bouton et le robot exécute pour réaliser ce qu'on a dessiné.
- Speaker #1
Et en tout, tu as combien de robots ? Vous avez combien de robots ? Et ils sont stockés où ?
- Speaker #0
Nous, en personnel, on a deux robots. On en a un très, très gros, qui est le plus gros de la marque ABB, qui est une marque de robots. Et on en a un plus petit pour la R&D qu'on fait chez nous. En tout, on en a plus de 25 clients qui sont équipés.
- Speaker #1
25 clients ?
- Speaker #0
25 clients équipés partout dans le monde.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Oui, donc on parle maintenant d'écosystèmes, presque, donc l'écosystème Xtree, qui ont nos robots et sur lesquels il y a le robot plus nos machines qui vont avec.
- Speaker #1
D'accord, c'est vraiment une entreprise mondiale, c'est ce que je disais. Vous êtes présents partout sur la planète et ça a été très vite en plus, je crois.
- Speaker #0
Ça a été vite, oui. Ça fait 10 ans qu'on a monté la société là, cette année. et c'est vraiment c'est sur la longueur donc c'est vite et pas vite ça dépend comment on calcule vite oui parce qu'on est dans le monde entier Chine, Japon, Etats-Unis Europe beaucoup et 25 robots ça commence à quand même faire une vraie quantité à suivre, à maintenir à accompagner nos clients c'est une vraie aventure et ces robots,
- Speaker #1
fais nous arriver bon là on est dans un studio Pas très grand, mais est-ce que tu peux essayer de projeter le robot auprès de ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent ? Quelle taille ça fait ? Est-ce que c'est des petits robots qu'on achète dans les magasins ? Je n'ai pas l'impression de ce que j'ai vu. Comment ils sont ?
- Speaker #0
Non, c'est vraiment des gros robots industriels. Celui-là, le plus gros qu'on a, en plus sur lequel on a mis une rallonge, c'est dans une halle de production. Il monte à 4 mètres de haut. Ah,
- Speaker #1
ça ne rentre pas là.
- Speaker #0
Ah non, là, ça ne rentre pas du tout. petit de R&D, peut-être si je replie il touche le plafond c'est des très gros robots pour donner un peu une image si on peut la donner c'est plutôt, vous voyez une chaîne de production automobile les robots qu'on voit dans ces images qui déplacent c'est ceux-là sauf qu'on a complètement réinventé la façon de les utiliser normalement ils sont utilisés comme ça dans les chaînes pour faire mille fois la même opération la plus rapidement possible pendant toute leur vie Nous, tous les jours, on leur envoie des nouveaux parcours. On va dire qu'ils ont gagné une liberté. On a rendu la liberté à ces robots qui étaient annulés à faire le même mouvement.
- Speaker #1
Et tu peux nous rappeler, j'ai un peu cité les principaux clients. Tu as travaillé pour la Principauté de Monaco, j'ai vu ça. Mais il y en a d'autres également. J'ai l'impression que tout le monde s'intéresse à tes robots. En fait, il y a le robot et il y a la tête, justement, qui va faire l'impression. Si j'ai bien compris, c'est ça ? Tout à fait.
- Speaker #0
Tout à fait. En gros, nous, quand on a commencé Xtree, on était dans les premiers sur le marché. Donc, on a un peu montré, ouvert la voie et on a imprimé. On a imprimé donc Principiété de Manaco, c'était un très beau projet. On a imprimé pour Agde. On a imprimé pour plein de clients parce qu'il fallait qu'on montre les capacités de nos machines. Parce qu'à un moment, il faut prouver, les gens ne vont pas juste nous croire comme ça. On va dire, ah bah tiens, ils ont un bon robot, on va l'acheter. Donc, on a pas mal imprimé au début. Maintenant, on équipe des constructeurs et des préfats. ça c'est important parce que Une transition, on va dire, industrielle pour la construction, ça prend du temps. Il faut accompagner, on n'est pas là pour disrupter. On ne va pas arriver et dire on est le nouveau constructeur, regardez, on sait tout faire. Nous, on est vraiment dans une transition douce. Il faut faire évoluer les métiers, il faut apprendre ces nouveaux métiers, qu'il y ait de piloter un robot, de faire de la qualité. Et donc vraiment, on accompagne. Donc on a Vinci Construction qui est équipé, Bouygues qui va bientôt être équipé, Spi Batignolle qui est déjà équipé de deux robots.
- Speaker #1
Des belles marques.
- Speaker #0
Des belles marques en France et après partout dans le monde. Donc, ça va un peu moins parler, mais on a des grands groupes aussi au Japon, en Chine, aux États-Unis, des universités. On a pas mal d'universités aussi en France. On a le NIST, le National Institute of Standardization aux États-Unis, qui est équipé. Donc, voilà, c'est très important. Et oui, le deuxième point, c'est notre robot. On parle beaucoup de robot, mais comme je l'ai dit avant, le robot, c'est ni plus ni moins qu'un manipulateur qu'on a. sorti de son emprisonnement de faire la même tâche. Donc c'est vraiment le code qu'on a mis. Mais dessus, il y a l'effecteur. C'est-à-dire que si je prends, par exemple, mon bras, c'est très bien, on fait un mouvement, mais qu'est-ce qu'on va faire avec ça si on ne peut pas avoir un effecteur qui va mettre en forme la matière ?
- Speaker #1
Donc tout est programmé.
- Speaker #0
Tout est programmé.
- Speaker #1
Tout à fait. Et derrière ça, on a une personne qui manipule ce robot. Exactement. Qui a la programmation qu'il y a eu.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Et qui fabrique des choses incroyables. Je reviens sur Monaco. Ça m'intrigue quand même. Comment ça se passe ? Il y a le roi qui vous appelle et qui vous dit, j'ai tel besoin ?
- Speaker #0
Alors, ce n'est pas le roi. Ça va être des projets. Du coup, là, c'était, si je me rappelle bien à l'époque, parce que maintenant, ça remonte, ça devait être la ville de Monaco qui a passé commande. C'est dans le cadre, à Monaco, de réhabilitation des fonds marins. Alors... Je ne vais pas parler de tous les projets d'Ixtry parce qu'en fait, notre produit, c'est la machine. Mais la machine peut faire autant de produits de construction que d'idées qu'on puisse avoir. Là, pour cela, c'est un produit qui existe, qui marche assez bien d'ailleurs. C'est tout ce qui est réhabilitation des fonds marins. Parce que pendant des années, on a mis soit des pneus, soit des parpaings. Et en fait, c'était un désastre écologique. Et aujourd'hui, il y a quand même un problème, c'est que l'écosystème marin, est très pollué et a du mal à se reconstruire. Donc, il a besoin d'un petit coup de pouce.
- Speaker #1
Ce qui est un vrai enjeu.
- Speaker #0
Énorme enjeu.
- Speaker #1
Au niveau de l'environnement.
- Speaker #0
Énorme enjeu de l'environnement. Et ce qu'on fait, c'est que grâce à l'impression 3D, au lieu de faire des formes simples comme un parpaing, en fait, ça n'a pas créé de biodiversité parce que la forme va être trop simple. On va venir faire des formes complexes adaptées aux poissons. Donc, on va copier ce qui se fait naturellement, malheureusement qui a été détruit, le temps que la faune et la flore reprennent sa place. Et on va faire une sorte de booster, on va dire. Et donc là, c'est ce qu'avait cherché à avoir Monaco. C'était justement d'avoir un projet pour aider à booster, on va dire, l'écologie marine avec des formes simples. Le béton est complètement inerte, ça ne pollue pas. C'est comme de la pierre liquide, donc de la pierre qu'on vient remettre dans l'eau. Mais on vient avoir des cavités, il va y avoir des alevins qui vont se reproduire. Il va y avoir vraiment toute une faune, une fleur qui va se créer. Et ça marche extrêmement bien.
- Speaker #1
Et toujours dans le domaine aquatique ? Vous avez contribué, j'ai lu ça, à construire la piscine olympique à Aubervilliers.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
C'est ça, tu peux quand même aussi... C'est un très beau projet.
- Speaker #0
C'est notre client, Spi Batignolle, qui est équipé de notre machine, qui du coup a eu cette commande. Comment faire des poteaux forme complexe en étant économiquement viable et en étant rapide à l'exécution ? Parce qu'on parle... des Jeux Olympiques, etc.
- Speaker #1
Il y avait une petite pression en termes de délai peut-être ?
- Speaker #0
Pression en termes de délai, forme complexe, pression parce qu'il ne faut pas se rater. Et donc voilà, Speed Batignolles a très bien travaillé pour faire ce projet. Très beaux poteaux qui ont servi. En plus, ce qui est intéressant, c'est un peu technique, mais ce n'est pas seulement une enveloppe, c'est-à-dire que c'est venu avec du béton qui a été coulé avec des aciers, parce que beaucoup de gens posent la question comment ça tient, parce que si c'est que du béton, ça ne tient pas. des aciers à l'intérieur coulés, donc une forme complexe de poteaux structurels en impression 3D pour faire tenir justement une partie de cette piscine.
- Speaker #1
Je reviens sur ton parcours. J'aimerais que tu nous expliques comment tu es là, comment tu es arrivé là, même jusqu'à l'enfance, de l'école jusqu'à maintenant. Est-ce que tu peux retracer rapidement ce parcours scolaire, cet engagement et comment tout ça est venu ? Est-ce que tu jouais ton petit avec des robots déjà ?
- Speaker #0
Ou pas plus que ça ? Pas quand j'étais très très jeune. Alors construction toujours. mais je pense que ça c'est la majorité des enfants filles ou garçons confondus c'est les Lego, les Playmobil etc mais les Lego, construction, les capelas je pense que c'est une base de vision dans l'espace aussi qui est intéressante de construire d'ailleurs c'est marrant pour un entrepreneur construire c'est quand même aussi quelque chose qui est très important donc ah oui à partir de là avancer dans les études bon je ne suis pas forcément le meilleur modèle d'études mais on va dire passionné On va dire que le modèle d'études, ça ne s'adapte pas à tout le monde. Moi, je n'étais pas forcément le meilleur, je n'étais pas le plus mauvais. Mais donc, j'ai appris à être résilient et avancé, ce qui a plus m'aider après.
- Speaker #1
Pourquoi résilient ?
- Speaker #0
Résilient parce que quand on n'est pas le meilleur et qu'on doit avancer, on doit travailler et on doit faire ce que ça marche.
- Speaker #1
C'est combatif.
- Speaker #0
Combatif, exactement. Et c'est important parce que c'est pour la suite après de l'histoire d'entrepreneur. il faut être combattif, il faut être résilient parce que les vagues, il y en a tous les jours.
- Speaker #1
Ça t'a aidé, donc finalement...
- Speaker #0
Oui. Très clairement, je pense que l'école de la vie, mais l'école quand elle est dure aussi, ce n'est pas forcément un problème, il faut juste savoir la passer. Après, tout le monde n'est pas fait pour accepter ou pas. Moi, j'ai la chance d'être assez combattif dans mon caractère. Et donc après, entre architecte et ingénieur...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Le choix a dû être fait. Finalement, j'avais présenté les deux écoles. Finalement, j'ai pris une école d'archi. J'aurais pu prendre une école d'ingé.
- Speaker #1
D'accord. Ça, c'est le destin.
- Speaker #0
C'est le destin. Je ne sais pas. Je me dis, bon, archi, ça a l'air quand même plutôt sympa. Ingénieur, est-ce que je suis... En plus, il y a le côté ingénieur où on doit être bon. Les ingénieurs, c'est quand même des gens assez brillants. Dans tout cas, dans ce qu'on se fait de mentalité. Les archi, on se dit, il y a quand même plus d'ouverture.
- Speaker #1
D'accord. Donc, j'ai fait une école d'architecture.
- Speaker #0
École d'architecture, Paris-Malaquais.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
avec la chance de pouvoir adapter son cursus quand même c'est à dire que je ne sais pas si c'est comme ça dans toutes les écoles mais il y a plusieurs départements avec chacun une touche un peu spécifique et moi j'ai pu faire un parcours où j'ai fait du numérique depuis mon entrée à l'école j'étais sur un ordinateur ce qui n'est pas le cas dans toutes les écoles ce qui n'est pas le cas dans toutes les écoles et pas dans tous les départements d'école c'est à dire que moi j'ai des amis en école d'archi, qui ont dessiné depuis leur arrivée, qui sont des brillants dessinateurs à la main, rotring, ce que vous voulez.
- Speaker #1
De manière très académique.
- Speaker #0
Très académique. En tout cas, une autre forme d'apprentissage et de développement. Moi, c'est sûr que dès le début, j'ai fait de l'ordinateur, mais sur les premiers logiciels de conception qu'on utilise encore maintenant, mais ils venaient de sortir à l'époque. Et moi, ça m'a passionné tout de suite parce que j'ai vu ma créativité complètement exploser sans limite. C'était le bon choix. C'était un... Après, je ne sais pas, tout a sa place, on va dire. Il y a de la place pour du numérique. Il y a de la place aussi pour des créatifs qui dessinent. Ce n'est pas les mêmes saveurs, on va dire, parfois. Moi, ce que j'ai aimé, c'est que ça a libéré énormément la créativité. Et donc, dans la suite de l'histoire, ce qui est rigolo, c'est qu'on est devenu très fort en ordinateur, en dessin numérique. Mais il n'y avait aucune machine qui existait sur le marché pour réaliser nos dessins.
- Speaker #1
C'est là où ça a commencé à germer. Et donc, je crois que tu me disais que tu avais une bande d'amis, tu étudiais,
- Speaker #0
etc.
- Speaker #1
Et vous avez commencé d'une manière plus ou moins ludique, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça. Un peu avant, j'avais mes premières machines d'impression 3D que j'ai fabriquées moi-même, comme on fait beaucoup de makers, on prenait des bouts, des moteurs, des machins, on fabriquait. Et en fait, dernière année d'école d'architecture, on a ce qu'on appelle le projet de fin d'études. Et à Paris-Malaquais, c'est un grand projet. Et en fait, on s'est retrouvés à trois groupes d'étudiants à travailler sur de la robotique. Donc, il y en a, c'était de la robotique à câble, il y en a, c'était de l'impression 3D de béton, et moi, j'étais sur de l'impression 3D d'argile. Et à la suite de ça, on a fini et se créé un groupe pour créer la société Xtree et se lancer en se disant, bon, on n'a rien à perdre, utilisons notre développement pour voir ce que ça peut donner dans la réalité de la construction.
- Speaker #1
Donc, c'était un test, en fait.
- Speaker #0
C'était un test.
- Speaker #1
Vous avez démarré un peu en test. pour voir ce que ça allait donner, sans imaginer que vous allez vendre dans le monde et tout ça.
- Speaker #0
Pas vraiment, parce qu'on a lancé ça à 14. On a 14 cofondateurs, ce qui est lunaire.
- Speaker #1
14 pour prendre une décision ? Comment ça se passe ? Il y a deux dominants et douze...
- Speaker #0
C'est une combinaison de plus seniors et de juniors. C'est une combinaison de gens qui ont plus d'expérience et nous les juniors qui avions plus de... pas forcément de vision, parce que les seniors aussi, mais c'est un mix qui était intéressant, parce que c'est deux générations.
- Speaker #1
C'est un collectif entre des expérimentés et des plus juniors. Et les 14 sont les mêmes aujourd'hui ?
- Speaker #0
De toute façon, les cofondateurs sont toujours les cofondateurs. Après, ça a complètement changé.
- Speaker #1
Et vous êtes combien de salariés aujourd'hui ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, on est 10 salariés.
- Speaker #1
10 salariés.
- Speaker #0
Tout à fait. Et ce qui est drôle, c'est que c'est un mix pluridisciplinaire qui est énorme. j'ai des architectes, j'ai des ingénieurs j'ai des sciences des matériaux j'ai du bisdev j'ai vraiment de tout et c'est ça qui est top, c'est qu'on est trois dirigeants dans la société, moi je suis plutôt sur la partie technique de part co-fondateur de la société mais toujours avec un background très technique et ce qui est intéressant c'est qu'en étant pluridisciplinaire on a une équipe d'experts parce que c'est compliqué l'impression de 3D en construction c'est pas seulement un moteur pilotage de robots, mais c'est du software, c'est de l'architecture, c'est la science des matériaux,
- Speaker #1
c'est hyper technique. Justement, je parle au niveau commercial, au niveau développement, comment on vend ? Comment ça se passe ? C'est du bouche-à-oreille. J'imagine qu'il n'y a pas de prospection comme on l'entend sur les réseaux sociaux, avec des tunnels de vente, ça je pense que ça doit se faire un peu autrement, j'imagine. Comment ça se passe ?
- Speaker #0
Nous, on est un peu spécifique. Comme je l'ai expliqué, on est très technique. Donc, on est plutôt passé par le monde de la science, des universités, des publications scientifiques. Et on a eu la chance aussi d'avoir Vinci Construction, qui a investi dans la société très tôt. Donc, on a eu quand même un peu un tampon de... Bon, ce qu'ils font, c'est quand même pas débile. Et après, bouche à oreille, par la science, par nos communications. Et comme on était dans les premiers, En plus, ça parlait quand même pas mal sur les réseaux sociaux. Mais c'est vrai qu'on n'a jamais eu de démarche commerciale à proprement parler. Comme on peut en entendre. Comme disait les tunnels de prospection, etc. On a la chance, c'est qu'on nous appelle beaucoup. Maintenant, il ne faut pas se reposer sur ses lauriers. Il y a de plus en plus de monde.
- Speaker #1
Vous êtes combien sur le marché à faire ça ?
- Speaker #0
Maintenant, en fait...
- Speaker #1
Des robots concurrents ?
- Speaker #0
Des robots concurrents, il y a deux grands mondes. Il y a ceux qui vont faire les maisons sur site. Et nous qui sommes plutôt en préfabrication, haute valeur ajoutée ou en tout cas automatisation, je pense qu'il doit y avoir maintenant une cinquantaine de sociétés avec des vagues. C'est-à-dire qu'il y a une première vague déjà de sociétés qui sont tombées, de très grosses sociétés qui sont tombées parce que levé trop haut, pas les bonnes directions. Nous, on est plutôt lean, on fait très attention à ce qu'on dépense et on est précis sur nos développements. On a eu de la chance aussi, il faut quand même avoir un peu de chance pour ne pas se planter, mais aussi parce qu'on est à l'écoute du marché. Comme je l'ai dit au début, quelque chose qui est important pour nous, c'est de ne pas être là pour disrupter, mais pour accompagner.
- Speaker #1
Vous faites du sur-mesure. Mais pour bien comprendre, c'est que toutes vos constructions, vous les faites dans un atelier, c'est fabriqué, et ensuite il y a un transporteur qui les amène sur le chantier. Je simplifie un peu le discours, mais c'est ça en fait. C'est fabriqué en atelier et ensuite, c'est transporté.
- Speaker #0
Exactement. C'est livré. Exactement. On appelle ça la préfabrication, en France en tout cas. Donc, il y a tout un mode constructif qui est celui-là. Nous, en théorie, on peut aller sur le chantier avec les robots. En pratique, on préfère…
- Speaker #1
On ne passe pas inaperçu.
- Speaker #0
On peut et ça ne passe pas inaperçu. Mais en pratique, on préfère pour l'instant rester en usine pour des questions de productivité. Gestion des déchets, gestion de la sécurité.
- Speaker #1
Des risques différents. Exactement.
- Speaker #0
On ne peut pas brûler les étapes. Il y a énormément de business à faire comme ça.
- Speaker #1
C'est la prochaine étape d'être mobile et de déplacer les robots.
- Speaker #0
Ça peut, mais on a déjà essuyé les plâtres en étant les premiers sur la pression 3D. La robotique sur chantier, on laisse pour l'instant les autres aussi un peu ouvrir la voie. Il y a des normes à avoir, il y a de la sécurité, c'est vraiment compliqué.
- Speaker #1
C'est un déplacement complexe.
- Speaker #0
C'est ça. Et autant le faire étape par étape, il y a beaucoup de choses à faire en préfa. La préfa ne demande qu'à augmenter en robotisé ou non, impression 3D ou non. Donc c'est vraiment une vraie ouverture qui est très intéressante. Et puis la possibilité d'aller sur site sans problème. On parle de robot, tout est automatisé,
- Speaker #1
c'est faisable. Donc bientôt, on verra des robots se déplacer et aller travailler sur chantier.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Jamais je ne me projette un petit peu dans le futur.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Vous êtes présent partout dans le monde. C'est quoi maintenant les projets, la suite ?
- Speaker #0
La suite, elle est encore plus partout dans le monde. Toujours dans le monde.
- Speaker #1
Toujours dans le monde.
- Speaker #0
C'est important parce que la France, c'est notre pays de cœur, on va dire. On est dans deux universités en France. On a Spi-Batignolles qui a déjà deux machines, 3D Concrete Perpignan qui a une machine au Spi, Bouygues qui va avoir une machine. On pousse parce qu'on croit vraiment dans l'écosystème français. On a les meilleurs... Sans être chauvin, mais on fait partie quand même des très bons constructeurs, très bons ingénieurs, très bons architectes, donc on y croit vraiment.
- Speaker #1
Vous êtes vraiment le Made in France, c'est une vraie pépite.
- Speaker #0
Vous êtes aidé par l'État,
- Speaker #1
vous êtes accompagné, vous êtes passé des impressions.
- Speaker #0
Plus ou moins.
- Speaker #1
Oui, plus ou moins. Plus ou moins. Mais plutôt moins ou plutôt plus ?
- Speaker #0
Non, non, plutôt. Ça va ? On ne va pas se plaindre. Par exemple, le crédit impôt recherche en France, c'est quand même quelque chose qui est bien. Ça nous permet d'innover et de quand même déduire une partie de l'innovation. Donc, c'est important parce que ça nous aide. Sinon, on ne pourrait pas faire de l'innovation. Et après, il y a des projets. Alors, il y a des projets européens qui sont pas mal aussi. Pas rentrée technique, mais il y a des projets européens. Il y a l'ADEME aussi qui nous a aidés là sur un petit projet. intéressant sur des matériaux recyclés. Et ça, c'est bien. Parce que s'il n'y a pas ça, on ne fait pas d'innovation. Après, on pourrait continuer à faire notre business sans innovation, mais c'est le cœur. Je ne vais pas dire qu'on n'est pas aidé.
- Speaker #1
Ça pourrait être mieux. L'industrie française est un peu en souffrance, pour ne pas dire un peu beaucoup. Vous êtes vraiment une pépite de l'industrie. C'est comme ça que je le vois, en tout cas. C'est vrai, en plus. Et donc, c'est vrai que ça mériterait qu'on fasse un peu plus... Merci.
- Speaker #0
En fait, là, on est dans un nouvel endroit qui s'appelle Fine Climate, qui regroupe des deep tech liés au climate, donc tout ce qui est au climat. Et c'est vrai qu'on a quand même une question commune, toutes ces boîtes deep tech, c'est que l'industrialisation en France, elle est compliquée. Que ce soit les fonds d'investissement, que ce soit des acteurs publics, etc. C'est très compliqué, ça coûte cher, l'industrie. Mais à un moment si en France... On veut réindustrialiser. Il faut aider les jeunes sociétés. Parce que sinon, ça va être que des sociétés étrangères qui vont venir avec.
- Speaker #1
Est-ce que c'est plus simple en Europe ? J'ai l'impression d'entendre qu'en Allemagne, par exemple, est-ce que c'est plus simple pour pas plus que ça ?
- Speaker #0
Non, pas plus que ça.
- Speaker #1
C'est un problème européen.
- Speaker #0
C'est un problème européen. Les Américains, ce n'est pas un sujet. D'investir de l'argent, c'est le principe de base de l'économie. Donc, ils le font et ils le font très bien. L'Asie, ça va à une vitesse énorme. En Europe... Le problème, c'est que l'industrie coûte cher. Mais si on ne fait pas d'industrie en Europe, il n'y aura plus d'industrie en Europe.
- Speaker #1
On n'a pas une politique européenne industrielle.
- Speaker #0
On l'a entendu beaucoup. Mais je pense que c'est extrêmement compliqué. C'est qu'il faut partir du bas. Il faut construire. Il faut faire les bonnes aides ciblées. Je ne dis pas que c'est évident. Je dis juste que c'est un réel besoin. Et moi, je vois des startups d'e-tech qui sont excellentes pour le climat. Et je les vois tous galérer. alors qu'on a pu voir des sociétés de SaaS qui explosaient, qui vendaient comme des petits pains. Et parfois, on est là, ouais, mais regardez, maintenant, le SaaS, avec l'IA, c'est en train de chuter. Investissez sur des choses concrètes, hardware, deep tech, qui vraiment vont changer demain.
- Speaker #1
Pour préparer l'émission, j'en parle un peu autour de moi, de quitter TED, parce que je trouve ça vraiment assez épatant. Moi, je suis épaté par ces robots. Et quelqu'un m'a demandé de te demander, voilà, une personne veut construire sa maison. Je pense que tu me vois venir. Elle veut construire sa maison, veut utiliser tes robots pour le faire. Est-ce que ça va coûter plus cher de le faire avec tes robots ou moins cher, justement ? Et en termes de délai, des fois, c'est quand même très, très long. J'oublie les aspects administratifs. Mais ma question, c'est est-ce qu'utiliser tes robots, on peut construire plus vite et moins cher ?
- Speaker #0
Plus vite, oui. Plus vite, oui, ça sera plus rapide que du classique. Moins cher que du classique, non. L'industrie de la construction, elle a été optimisée depuis centaines d'années, voire plus. C'est très optimisé et c'est une industrie qui n'a pas d'énormes marges. Donc, on va être en compétition face au produit le plus industrialisé, en tout cas, pas industrialisé, mais le plus optimisé en termes de coûts. Donc, c'est très dur. On va, je suis quasiment sûr, qu'on va, à un moment, être économiquement plus attractif en impression 3D. Mais ça dépend de comment. Par contre, là, si vous voulez faire une maison un peu plus complexe, qui n'est pas la maison standard en briques rectangles, etc., là, oui, parce qu'en fait, dès qu'on arrive sur mesure, la construction, ce n'est pas à faire.
- Speaker #1
Tes robots, ils font de la chirurgie, en fait. Je dis ça comme ça, mais je le vois comme ça.
- Speaker #0
Ils font de la chirurgie, mais de manière automatisée et sans effort. C'est aussi compliqué pour mon robot de faire un mur droit. que de fuir un mur alvéolé avec des réservations pour mettre de l'électricité, de la pomperie, de la ventilation, d'intégrer les toilettes, d'intégrer la douche, d'intégrer le meuble. Tout est intégrable et c'est là où il y a une vraie force. Et en fait, si on fait exactement des parpaings avec un robot, ça va être compliqué. Encore qu'il y a une société en Europe de l'Est qui fait des parpaings avec des robots. Donc, c'est pour dire que les perspectives, elles sont grandes.
- Speaker #1
Ça reste ouvert.
- Speaker #0
Ça reste ouverte, mais c'est sûr que si vous voulez aujourd'hui, dès maintenant, être pour une maison standard, il vaut mieux prendre du standard. Maisons avec des variantes, ou alors faire des parties de la maison d'impression 3D, le complexe, et faire le standard en classique.
- Speaker #1
Oui, je comprends. Et une question, parce que souvent, le progrès industriel, c'est une chose, mais il y a un autre aspect de ça. Donc là, volontairement, je parle au niveau de l'emploi. Est-ce que c'est une menace ? Tes robots, finalement, on parle beaucoup de l'IA, tu me diras ce que tu en penses, mais est-ce que tes robots viennent menacer l'emploi ? J'imagine que le maçon du coin voit ça, il voit des robots qui vont faire comme lui en plus vite. Est-ce qu'il y a une appréhension ? Est-ce que tu es sensible à ça ?
- Speaker #0
Alors, il y a une appréhension, bien sûr, et c'est normal. Mais en fait, le plus gros problème, c'est qu'il n'y a plus de maçons, tout simplement. Il n'y a plus de métiers de la construction, des gros problèmes de recrutement. Il n'y a plus d'ouvriers. Et en même temps, j'ai envie de dire, ce n'est pas forcément plus mal vu la difficulté du métier, les problèmes de santé, de sécurité, etc. Il y a un moment, je préfère que ce soit des robots qui portent des parpaings, entre guillemets, ou des sacs de ciment plutôt que des hommes. L'idée, en fait, ce n'est pas un problème parce qu'on ne va pas remplacer. L'idée, par contre, c'est qu'on est des opérateurs de robots, on est du contrôle qualité, et on a des gens qui soient plus là pour augmenter la qualité d'un chantier plutôt que de porter des parpaings à 50 ans, avoir le dos cassé et ne rien pouvoir faire de sa vie une fois qu'elle a fini de travailler. Donc c'est vraiment cette idée-là. Et nous, de toute façon, les plus gros problèmes qu'on rencontre, et c'est vrai partout dans le monde, le Japon, l'Allemagne, la France... la question qui se pose, c'est comment on va continuer à construire parce qu'on n'a personne pour construire. Donc, il faut qu'on robotise, il faut qu'on automatise. Et il faut qu'en fait, les personnes qui avant faisaient des meuniers de pénibilité soient là pour faire des métiers de qualité.
- Speaker #1
Donc, ce n'est pas une menace.
- Speaker #0
Non,
- Speaker #1
pas du tout.
- Speaker #0
Et en plus, ce n'est pas demain que vous allez avoir des robots sur les chantiers. Alors, c'est après-demain. Mais après-demain, c'est déjà une génération qui est passée.
- Speaker #1
Autre question qu'on m'a encore à nouveau demandé de te rapporter. Tu vois, je ne travaille pas trop mes questions, je m'en autour de moi. En termes de confidentialité, de secret industriel, tu travailles dans le monde entier, en Chine par exemple. Tu n'as pas peur qu'on te pique l'idée ? Pas du tout. Et au contraire,
- Speaker #0
plus il y a de monde, mieux c'est. Comme je dis, on a été précurseurs. Avant nous, il y avait une université qui s'appelait Loveboro, qui a fait les premiers papiers. Et puis on était pas loin derrière. Il y a d'autres gens qui ont fait de l'impression 3D, mais un peu différent de nous. Mais donc on était vraiment dans les premiers. C'est plus facile quand on est nombreux que quand on est seul. Après, on a plus d'une dizaine de brevets mondiaux.
- Speaker #1
D'accord, donc vous avez protégé quand même...
- Speaker #0
On a protégé ce que nous, on avait développé. C'est vraiment ce qui nous appartient, parce que c'est des années de développement et de recherche. Donc le marché, il reste ouvert. On n'est pas en train de verrouiller le marché. On bloque sur nos innovations à nous. Des choses assez spécifiques, mais qui ont, les gens qui sont équipés de nos machines le savent, un vrai avantage concurrentiel sur... de la productivité qui est meilleure, de la qualité qui est meilleure, de la colorisation qui est possible, etc. Donc, on a vraiment un panel de brevets qui est extrêmement fort. En même temps, ça fait 10 ans et on a commencé dans les précurseurs. Donc, c'est pour ça. Et maintenant, on capitalise un peu là-dessus. Donc, ce n'est pas un problème. Plus on sera nombreux, plus on va pousser. Et il faut qu'il y ait du monde qui pousse parce qu'il y a besoin d'ingénieurs qui réfléchissent au nouvel type de structure, des architectes qui dessinent différemment.
- Speaker #1
Donc, ça évolue.
- Speaker #0
Donc, ça évolue. Donc, il faut vraiment qu'on soit nombreux. Si on est seul. Mais c'est pour beaucoup d'innovation. Si on est seul à faire notre innovation, elle ne marchera pas.
- Speaker #1
D'accord. Donc, toi, quand tu vois de la concurrence naître, c'est une bonne nouvelle. Oui,
- Speaker #0
tout à fait. Non, mais c'est vrai.
- Speaker #1
Oui. On arrive bientôt à la fin de notre émission. Une petite dernière question. Comment tu vois le secteur du bâtiment évoluer, justement avec l'IA ? Je pense que tu vas être sensible à l'IA. Tout à fait. Si tu es intéressé. Est-ce que tu vois l'IA comme une menace, justement, parler de ça, comme une opportunité ? Justement comme une sorte de fatalité au niveau du secteur.
- Speaker #0
C'est compliqué parce que ce n'est pas que la construction, c'est un tout.
- Speaker #1
Mais si on prend l'axe de la construction, déjà, moi, ce que je pense,
- Speaker #0
c'est qu'on ne peut pas lutter contre l'innovation. Faire ce qu'on veut, toutes les innovations, on peut lutter autant qu'on veut, elles vont prendre le pas. Donc, il faut le voir comme une opportunité et pas comme une menace. Parce que si on le voit comme une menace, en fait, on lutte contre et à la fin, on se fait avoir. L'IA a cette faculté à pouvoir accélérer tous les développements et ouvrir les portes. C'est simple, par exemple, moi, l'utilisation de l'IA dans ma société, ça m'a permis de doubler ma quantité de travail. En fait, j'ai besoin d'accélérer. Il y a des connaissances que je n'avais pas, que j'ai pu acquérir, etc. On a pu avancer, par exemple, même quelque chose de très bête, mais la communication. je ne peux pas payer une société de communication comme je voudrais avec 10 000 euros, etc. Je n'ai pas l'argent. Par contre, avec l'IA, je peux en faire un peu. Ça ne veut pas dire que je les remplace, parce qu'en fait, je ne l'aurais pas fait. Mais au moins, je peux faire des choses.
- Speaker #1
Je comprends.
- Speaker #0
Donc, c'est un accélérateur. Et puis, il y a beaucoup d'optimisation à faire qui peuvent prendre énormément de temps dans des organisations. Mais avec l'IA, en fait, on arrive à accélérer. Et maintenant, je ne sais pas comment je peux l'exprimer, mais la puissance de l'IA... Je pense que personne n'est prêt. On en reparlera dans 2-3 ans. Personne n'est prêt. Ça va à une vitesse qu'on n'est pas capable humainement d'apprécier.
- Speaker #1
Et d'imaginer.
- Speaker #0
Et d'imaginer. Donc, il faut rester ouvert, utiliser les outils. Même le moindre chat GPT, Cloud ou ce qu'on veut comme Gemini, etc. Les utiliser pour les appréhender et pour comprendre comment ça peut nous aider. pour être plus efficient. Et après, il y a peut-être deux mondes qui peuvent se passer. C'est-à-dire que soit l'humain devient plus efficient et en fait, tout le monde travaille un peu moins. Et pourquoi pas ? Et ça serait pas mal. Tout le monde devient un peu mieux. Ou alors, on augmente la productivité de tout le monde et on travaille la même chose, mais on est beaucoup plus productif. Et maintenant, il faut l'utiliser pour le bien, pour faire moins de quantité de matière, en tout cas pour économiser en écologie, moins de pétrole, etc. Si on arrive là-dedans, sachant que ça consomme beaucoup, il faut vraiment qu'on l'utilise pour faire le bien. Donc c'est le...
- Speaker #1
Alban, on se retrouve dans trois ans. Avec plaisir. Et puis, on verra si jamais tu as raison ou pas. Avec plaisir. Une dernière, parce qu'on est suivi par pas mal d'entrepreneurs, de personnes qui veulent créer, etc. Donc, tu as un parcours inspirant. Si jamais tu as un conseil, je dis bien un conseil à partager pour les gens qui veulent entreprendre, des jeunes, moins jeunes, dans le secteur de la construction du bâtiment ou ailleurs, ça serait quoi ?
- Speaker #0
J'écoute pas mal de podcasts d'entrepreneurs et j'avais entendu, je crois que c'était Mamiche sur Business au Bouffe, il n'y a pas longtemps que j'ai écouté, qui disait qu'il faut être naïf pour entreprendre. Parce que c'est le cas de tous les entrepreneurs, quand on regarde derrière nous, quand on voit la montagne, on se dit qu'on n'y serait pas allé. Parce que la montagne est grande, elle est immense. Et en fait, tant qu'on est naïf, c'est facile, parce qu'en fait, on ne voit pas ce qu'il y a derrière. Donc on avance, on avance, on avance, et on est résilient. Donc la moindre vague, on la passe. Par contre, si on savait... qui est allé nous attendre, il y en a beaucoup qui ne seraient pas allés.
- Speaker #1
Donc restons naïfs, ne soyons pas trop lucides et soyons pragmatiques.
- Speaker #0
Pragmatiques et résilients, parce que les vagues, il va y en avoir. Mais ça fait partie de l'aventure, c'est ça qui est beau aussi. Et à la fin, quand on monte les petites montagnes, il y a toujours un moment où on est en haut et c'est ça qui est bien aussi, qui est agréable, c'est de dire bon, on a gravi tout ça, c'est génial. Sauf qu'on ne sait pas qu'il y a une autre montagne derrière.
- Speaker #1
Vaut mieux pas tout voir.
- Speaker #0
Vaut mieux pas tout voir et après c'est... comme dans la vie, des échecs qui font bondir. Donc vraiment, la résilience et la naïveté, je pense que ça permet de bien avancer en tant qu'entrepreneur.
- Speaker #1
Bon, merci. C'était passionnant. Merci d'être venu ici. Alors, sans tes robots, la prochaine fois, peut-être que tu viendras, tu pourras garer tes robots en bas.
- Speaker #0
On fera un podcast dans l'atelier, sinon.
- Speaker #1
On fera un podcast dans l'atelier. En tout cas, on va te suivre. Merci beaucoup. J'espère que l'épisode vous a plu. Soyez nombreux à continuer à s'abonner sur notre chaîne YouTube, sur toutes les plateformes podcast. Je vous donne rendez-vous à bientôt. Et pour finir en beauté, je remercie Léo et Emma pour l'aspect technique. Sans eux, rien ne sera possible. À bientôt.