- Speaker #0
Mon métier, c'est quoi ? C'est en fait de permettre aux gens de vivre comme ils aiment à domicile. Et à un moment donné, on s'est dit avec mon frère, on fasse quelque chose pour les grands-parents. Et là, je me dis mais en fait, il n'y a pas la solution qui moi me convient. J'identifie vraiment ce problème et je me dis je vais le faire. L'entrepreneuriat, ce n'est pas simple, c'est les montagnes russes. Donc, il faut avoir aussi cette capacité vraiment à être résilient. On ne peut pas être résilient si on ne croit pas en ce qu'on fait.
- Speaker #1
Bienvenue dans Parole de bâtisseur pour ce nouvel épisode, un grand merci, vous êtes 1,5 million de personnes à avoir vu un de nos épisodes ou l'ensemble de nos épisodes, merci pour votre fidélité. Aujourd'hui on va recevoir un bâtisseur pas comme les autres, qui ne pose pas des pierres, il pose un droit, un droit essentiel, celui de vieillir chez soi. A notre micro on reçoit Michael Cohen, président cofondateur de Dom & Vie. Dom & Vie c'est quoi ? C'est simple, c'est si jamais tu as 80 ans, ta baignoire te fait peur, ton escalier est devenu ton pire ennemi, et Et tu veux rester chez toi, c'est un droit, pas en Ehpad, chez toi, dans tes murs, avec tes souvenirs, ta famille. Un réseau de 80 agences en France, un réseau de franchises qui explose, et un chiffre qui devrait faire réfléchir tout le monde. 90% des seniors veulent vieillir chez eux, mais seulement 6% des logements sont adaptés. Ce podcast vous est présenté par notre partenaire, la plateforme L'Union des bâtisseurs. Je vous en parle juste 30 secondes. C'est une solution nouvelle pour les pros du bâtiment. Vous êtes dans le bâtiment, vous perdez du temps à chercher des chantiers ou à chercher des partenaires fiables. La plateforme Union des bâtisseurs va régler vos problèmes rapidement. C'est une plateforme simple pour trouver de la sous-traitance, remplir votre carnet de commandes et développer votre business. Allez voir par vous-même sur union-des-bâtisseurs.fr. Mickaël, merci d'être là, merci d'être avec nous. C'est un grand plaisir de te recevoir dans ce nouvel épisode Parole de bâtisseur. J'en profite pour remercier nos 1,5 millions. personnes qui nous ont vus, qui ont vu nos épisodes. Donc, c'est une grande fierté et une grande fierté de te recevoir également. En introduction, je disais justement que tu poses un droit. Tu poses pas que des pierres, mais tu poses un droit qui est celui de vivre chez soi. Qu'est-ce que ça t'inspire déjà ?
- Speaker #0
Déjà, bonjour Sylvain et merci de ton invitation. Moi aussi, c'est un honneur de pouvoir parler de Domévie au sein de ton émission. Effectivement, au-delà de bâtir quelque chose, il y a un vrai sens que l'on va donner dans notre métier chez Dom & Vie, de pouvoir aider les gens à bien vieillir chez eux. Et quelle belle vocation qu'on a aujourd'hui, et on va tâcher de vous en dire plus, évidemment.
- Speaker #1
Super, Mickaël, ton métier c'est d'entrer chez les gens qui sont en situation de fragilité, des personnes âgées, en situation de handicap, et de transformer leur quotidien, c'est vraiment ça. Donc, ce n'est pas de la plomberie, mais c'est vraiment de l'intime. Tu rentres vraiment chez les gens, dans leur vie, parfois dans leur détresse également. C'est quoi le moment où tu t'es dit, ce métier, c'est bien plus que des travaux ?
- Speaker #0
Comme tu le dis, c'est qu'on rentre dans l'intimité des personnes. On est appelé souvent parce qu'il y a eu un accident. Malheureusement, on est appelé trop tard. Et lorsqu'il y a un retour d'hospitalisation ou autre, il y a une vraie situation de fragilité dans notre métier. Et si on est là uniquement pour faire ce que nous, on pense être bon, ça ne va pas fonctionner. Ce qui est important, c'est vraiment l'écoute des personnes et finalement, avoir une empathie telle, pouvoir comprendre comment ils vivent dans leur domicile, où sont les zones de danger, les zones d'inconfort, comprendre aussi leur anxiété par rapport à leur volonté de bien vivre chez soi. Et mon métier, c'est quoi ? C'est en fait de permettre aux gens de vivre comme ils aiment à domicile. Et ça, je crois que c'est très beau. pour laquelle on se réveille tous les matins, bien sûr.
- Speaker #1
C'est une vraie vocation humaine aussi. Tu as déjà été sur un chantier, quand je dis un chantier, c'est un appartement, une maison, et tu as été ému de ce que tu as pu voir, parce que j'imagine que tu rentres chez les gens, tu vois des choses, tu vois les familles, les aidants. Est-ce que tu as déjà été pris d'émotion ?
- Speaker #0
Bien sûr, bien sûr. Je dirais assez régulièrement. On va aider les seniors, bien sûr, donc les personnes qui sont Plus de 60 ans, si on met un chiffre là-dessus, mais également les personnes en situation de handicap. Et là, j'ai une famille qui me revient tout de suite en tête, qui avait une belle meulière et qui avait un enfant polyhandicapé. Et la question s'est posée de ne pas dénaturer la maison finalement. On n'allait pas faire des gros travaux pour tout casser et finalement perdre ce cachet-là. Et finalement, on a vu dans le jardin qu'il y avait un petit box. Donc on s'est dit, mais en fait, on va créer une pièce en plus, directement adaptée et totalement... aménagé pour que leur enfant soit bien tout simplement. Et finalement, je n'ai pas aidé une personne, cet enfant qui... qui est autonome et j'ai aidé toute la famille parce que ça leur a permis vraiment de pouvoir déjà aussi respirer parce que quand on est aidant, comme tu le disais, ça peut être compliqué. Et cette famille, finalement, on l'a aidé. On a bâti du coup ce petit studio en bois de 20 mètres carrés, tout aménagé, tout agencé. Et ça a permis vraiment à la personne de vivre comme elle l'aimait et garder une meilleure autonomie pour les proches et en même temps pour la personne. Et ça, c'était vraiment très, très beau.
- Speaker #1
C'est sur ce point-là que je suis sensible, parce que tu apportes du confort. Du confort pour les aidants et bien sûr pour la personne ou les personnes qui sont concernées. Et ça me fait penser à un article que j'ai lu vendredi, je crois, dans Le Parisien, pour ne pas le nommer, qui a aujourd'hui 20 000 personnes qui chutent, des personnes en situation de difficulté, qui sont seniors, et qui décèdent de cette chute. Donc ça veut dire que tu as une vraie mission publique en fait ?
- Speaker #0
Et oui, ce chiffre est vraiment énorme. Je ne veux même pas le comparer ou noircir le tableau vis-à-vis des accidents de la route ou autre, mais ça, ça ne se sait pas. Donc c'est le témoignage que les logements en France ne sont pas du tout adaptés et que tout de suite, dès qu'il y a une chute ou dès qu'il y a un accident, derrière, la dépendance peut vite arriver avec malheureusement tout ce que ça peut entraîner. Donc d'arriver en prévention, d'arriver en amont, Et de pouvoir anticiper finalement la chute, ce qui est quand même l'objectif de Domévie, il est primordial en fait dans le monde dans lequel on vit, surtout en France.
- Speaker #1
C'est pour ça que je dis que c'est une vraie mission publique. Pour ne pas dire de santé publique, mais une mission publique. Exactement. On revient un peu sur le parcours, l'histoire. L'histoire de Domévie, elle démarre je crois sur un plan familial avec ton grand-père. Raconte-nous un peu, c'est quoi le moment précis où tu t'es dit justement... il faut que je bouge, il faut que je fasse quelque chose.
- Speaker #0
Effectivement, avec ma famille, on était très proches de mes grands-parents. Avec mon frère, ils nous ont élevés. Mes parents travaillent beaucoup, commerçants. On a été vraiment élevés par eux. On les a aidés, je devais avoir dans les 20-25 ans. J'allais encore chez eux pour les aider. Malheureusement, mon grand-père tombe malade. Il a cette salmalie de Parkinson qui arrive avec une dépendance assez rapide. Ma grand-mère, elle, était en pleine forme, entre guillemets. Et puis, on a bien vu qu'elle se fatiguait. Elle se fatiguait énormément. Alors, c'était quelqu'un de courageuse, qui ne disait pas et qui ne se meniait pas trop des aléas. Et à un moment donné, on s'est dit avec mon frère, il faut qu'on fasse quelque chose pour les grands-parents. Il faut qu'on aménage leur domicile. Ils avaient une maison à plusieurs étages, des pièces escamotées. Et là, on appelle des artisans. On les fait venir, alors il y en a qui venaient, il y en a qui ne venaient pas. Pour avoir un devis, il fallait courir après. C'était vraiment compliqué. Et en regardant ce qui se faisait sur Internet, parce qu'un peu comme tout le monde, on fait des recherches. Et là, je me dis, mais en fait, il n'y a pas la solution qui moi me convient. On était loin en plus de chez eux. Donc, tout ce qui peut être coordination de travaux, gestion des aides financières, etc. On avait vraiment besoin d'être accompagnés et épaulés. Et finalement, j'ai vu, un, le problème que moi, j'ai pu rencontrer. Et derrière, pas de solution en face. Ou en tout cas, des solutions très diffuses. C'est en quelle année, pardon ? On était en 2011. 2011. 2011. Et là, j'identifie vraiment ce problème et je me dis, je vais le faire. Je vais le faire. Et c'est comme ça qu'est vraiment né ce concept d'adaptation clé en main du logement à destination des seniors, des personnes en situation de handicap. Et finalement, ça a pris très vite parce que malheureusement, je ne suis pas le seul. Je n'étais pas le seul dans ce cas-là.
- Speaker #1
Il y a un gros besoin.
- Speaker #0
Le besoin est vraiment important. Et tout le monde, même là au quotidien, je le vois quand j'en parle à différentes personnes. Tout le monde, je crois, est touché de près ou de loin par la perte d'autonomie d'un proche ou veut simplement les aider pour anticiper et prévenir finalement ces éléments-là. Et donc, DomEvi s'est lancé comme ça. J'y reviendrai. Il y a aussi une histoire d'amitié derrière.
- Speaker #1
J'ai cru comprendre. D'accord, très bien. Et parle-nous de toi, parce qu'on en parle de bâtisseur, on s'intéresse vraiment au chef d'entreprise, à son parcours, tes études, rapidement, comment tu étais comme élève ?
- Speaker #0
Je n'étais pas destiné en tout cas à être... C'est le second cas,
- Speaker #1
c'est pour ça que c'est intéressant.
- Speaker #0
Donc, parcours assez classique scolaire, belle progression scolaire, bac scientifique, je rentre dans la biologie et la biochimie, mes premiers amours très scientifiques. Un peu perdu, 18-22 ans, on ne sait pas trop ce qu'on va faire, on est plus guidé par ce qu'on sait faire et ce qu'on aime. Et puis à un moment donné, après une licence, je me dis bon, il faut quand même peut-être que je donne un parcours à ma vie qui me plaise. Donc là, j'ai voulu faire une double compétence avec tout ce qui est commerce, donc je suis rentré en école de commerce. Une grande école commerce parisienne où là je me suis passionné du marketing, de la communication, de la négociation commerciale. Et j'intègre un grand groupe industriel vraiment qui m'a très bien formé, qui m'a donné des armes. Parce que j'avais aussi le goût de pouvoir entrer dans des structures bien cadrées.
- Speaker #1
Nestlé Waters non ?
- Speaker #0
Nestlé Waters, exactement.
- Speaker #1
J'ai travaillé ma fiche comme tu vois.
- Speaker #0
Oui, je vois ça, je vois ça. Donc voilà, l'agroalimentaire, encore une fois, un peu de science, un petit peu de commerce. Et là, je fais un très beau parcours. Mais voilà, à un moment donné, après 5-6 ans, je deviens directeur commercial de la branche Waters, la filiale Waters du groupe Nestlé. Et là, voilà, envie de changement, la trentaine, se dire bon, faisons quelque chose qui nous donne du sens et sur lequel on pourrait être utile et se mettre à son compte. Et là... Pour la petite histoire, j'ai un ami d'enfance que j'ai connu au lycée qui s'appelle Nicolas. On a fait tous les deux notre bac ensemble et lui, il a pris un parcours complémentaire au mien. Il est ingénieur de formation.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et on s'est toujours suivi, évidemment. Et puis, on s'est retrouvé finalement à une croisée de chemin en se disant, mais lui, il travaillait aussi dans un grand groupe industriel. On s'est dit, mais il faut quand même qu'on fasse quelque chose. Il faut qu'on fasse quelque chose. On veut être utile à la société. Alors, des idées de business, on en a eu plein sur... bord de table ou autre. Et finalement, la meilleure idée, elle était face à nous parce qu'on l'a vécu, lui, d'une autre manière, à travers sa famille. Et on s'est retrouvés vraiment à cette croisée de chemin où je lui parle de mon histoire. Et en bon ingénieur, il est revenu avec une étude de marché. Effectivement, le boulevard de l'adaptation de domicile était vraiment un enjeu majeur qu'il avait très bien anticipé. Et aujourd'hui, tout ce qu'il avait pu voir est en train de se produire, finalement.
- Speaker #1
On se prévient. Et alors donc, tu montes une affaire avec un copain d'enfance, c'est accessoire mais je pense à ça, c'est pas dangereux pour l'amitié non ? Parce que des fois j'entends plein d'histoires, je monte avec un ami ou une amie, c'est le meilleur moyen de se brouiller ou pas, ou de créer quelque chose de solide. Donc c'est quoi ton secret et votre secret ?
- Speaker #0
Ouais, il y en a plusieurs, il y en a plusieurs, mais évidemment on avait tout de suite cette sensibilité dès le départ, et c'est pas... donner à tout le monde aussi de pouvoir travailler parce que l'amitié c'est une chose derrière dans le monde professionnel c'en est une autre. Je dirais que les 2-3 clés vraiment qui font que je pense c'est un succès et qu'on est encore mariés professionnellement à l'heure où je te parle déjà c'est que chacun est sur sa ligne de nage. On a vraiment nos domaines de compétences et chacun a vraiment son expertise dans son domaine et cette complémentarité déjà fait que on ne se marche pas sur les plates-bandes de l'autre. Deuxième chose, c'est la communication. Mais derrière la communication, nos téléspectateurs, auditeurs se disent oui, voilà, c'est un grand mot qu'on utilise tous, mais c'est fondamental. Savoir se parler, savoir se dire les choses. Nous, pour la petite histoire, dès le départ, on se faisait des réunions de deux heures où justement on mettait tout sur la table. C'était un rituel qu'on organisait.
- Speaker #1
C'est presque comme dans un couple.
- Speaker #0
C'est vraiment comme dans un couple où la communication et les codes finalement sont essentiels. Et une bonne communication de savoir où chacun a ses domaines de compétences, tout en ayant un dénominateur commun des valeurs et le sens du projet, derrière, ça fait que ça fonctionne. Alors, ce n'est pas tous les jours simple. On se dit toujours avec Nicolas qu'on aime se prendre dans les bras, mais on aime aussi se bousculer. Et c'est les deux qui vont de pair.
- Speaker #1
C'est très complémentaire. Donc, c'est une amitié solide. Un business et un modèle économique est solide. Aujourd'hui, c'est 80 agences, c'est ce que tu me disais. Est-ce que tu peux me donner le pitch ? C'est le mot à la mode aujourd'hui. Le pitch, justement, donne mes vies. J'ai une attente, j'ai un besoin. Qu'est-ce que tu peux me proposer ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, les logements ne sont pas du tout adaptés. On parle d'un million de logements qui nécessitent d'être adaptés aujourd'hui. Les gens sont complètement perdus. pour trouver les bonnes personnes pour réaliser les travaux d'aménagement, trouver les bons équipements, monter des dossiers de subvention. Ça devient très vite compliqué. Et Domévie répond à vraiment cette problématique-là. En étant l'interlocuteur unique qui va gérer de A à Z l'ensemble du projet, accompagner finalement les clients depuis la conception de l'aménagement jusqu'à la réalisation finale des travaux, en passant par les aides financières, en coordonnant l'ensemble des travaux. et on va même après... avec tout ce qui est aide à l'appropriation des équipements. Donc vraiment, Domévie répond à ce besoin d'accompagnement.
- Speaker #1
D'accord, ok. Donc ça veut dire que tu vas chez une grand-mère, ou en tout cas chez des personnes, et tu vas éviter, anticiper cette chute qui peut être mortelle, on en parlait tout à l'heure. Donc tu vas aménager l'intérieur, concevoir, et c'est un coup. J'imagine ?
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Tu me vois venir peut-être sur ce coup-là. Je crois qu'il y a des aides. Est-ce que tu peux m'en dire un peu plus sur ces aides-là ?
- Speaker #0
Oui, alors il y a un investissement, évidemment. Refaire une salle de bain, mettre à monter ce calier, refaire des cheminements, etc. Évidemment, c'est un investissement. Et pour coupler cet investissement, et je reviens avec ce chiffre des chutes par an. Le gouvernement a mis en place plusieurs aides. Alors, il n'y a pas que le gouvernement. Il y a des associations également qui peuvent financer. Il y a des caisses de retraite, des complémentaires. Il y a vraiment toute une batterie d'aides qui sont mises en place.
- Speaker #1
Il y a plusieurs dispositifs qui sont mal connus. Pardon, je te coupais, mais c'est important de le savoir. Il y a plusieurs dispositifs qui sont en place aujourd'hui qui permettent justement aux personnes de bénéficier d'une subvention, de plusieurs subventions. C'est jusqu'à hauteur de combien par rapport aux travaux ?
- Speaker #0
Alors l'une des plus grandes aides s'appelle MaPrimeAdapt. Vraiment, je vous invite à bien regarder sur Internet, parce que les gens ne savent pas que ça existe. Donc l'aide a été lancée il y a deux ans maintenant. Ça a été un guichet unique créé par l'État. Donc ils peuvent financer jusqu'à 70% du montant des travaux.
- Speaker #1
Sans conditions de revenus ?
- Speaker #0
Avec des conditions de revenus, donc pour les personnes modestes et très modestes. Et à partir d'un certain âge ou d'une situation de handicap, là les revenus ne rentrent plus en ligne de compte pour d'autres aides qui peuvent être octroyées.
- Speaker #1
D'accord. Le panier moyen, enfin le coût moyen des travaux, c'est autour de 10 000, c'est à peu près ça ?
- Speaker #0
Oui, tu y es là-dessus. Nous, on a un panier moyen à 9 000 euros hors taxes. Je dirais que la fourchette varie entre 8 et 15 000 euros pour avoir déjà un aménagement qui est intéressant, conséquent et qui permet de prolonger finalement de 3 à 5 ans des études qu'on a pu faire le maintien à domicile.
- Speaker #1
Donc ça c'est important, ça veut dire que vous êtes en sorte, vous êtes des contractants... Vous allez coordonner l'ensemble des travaux, vous allez conseiller au préalable l'aménagement qu'il faut pour la personne et vous allez coordonner tous les artisans qui vont venir travailler ou l'artisan qui va venir travailler chez la personne.
- Speaker #0
Absolument Sylvain, c'est un métier de contractant général. On signe de manière très concrète, on signe un devis en fourniture et pose avec notre client. Derrière, on achète le matériel à une centrale d'achat et ensuite, centrale d'achat qu'on a développée, Merci. Et on achète des forfaits de pause.
- Speaker #1
Et du meeting franc ?
- Speaker #0
On est en Europe, donc il y a une grande partie de nos produits qui sont en France. Les Français sont très bons sur tout ce qui est receveurs antidérapants ou différents équipements du matière à domicile. Mais on source aussi sur nos voisins européens.
- Speaker #1
D'accord. Vous subissez un peu les événements à l'international, justement ?
- Speaker #0
De par cette stratégie de proximité avec nos fabricants, Aujourd'hui, on n'a pas... pas encore les répercussions qu'on peut entendre. J'ai écouté la radio ce matin en arrivant, je commence à recevoir des courriers sur notamment les frais logistiques qui arrivent. Je trouve quand même que ça nous permet d'anticiper finalement, et du fait que, comme tu le disais justement, on a 80 agences sous forme de franchise, on y reviendra sûrement, c'est un modèle de commerce organisé en franchise. Nous, quelque part, notre rôle vis-à-vis de mes franchisés, c'est aussi d'être un amortisseur de ces choses-là. On va vraiment, nous, peut-être prendre sur nos marges ou en tout cas anticiper au maximum des évolutions de prix. Ce qui permet d'avoir un amortissement. Et mes franchisés sont très contents parce que du coup, ça permet d'avoir un garde-fou en amont.
- Speaker #1
On va venir sur ce point-là, sur la rentabilité. On va rentrer tout doucement dans le business. Doucement, mais tranquillement, on va rentrer là-dedans. Juste une chose, j'ai vu sur ton site sans doute que tu as 6% seulement des appartements maison. Tu en parlais tout à l'heure. qui sont équipés, justement, aménagés. Donc ça veut dire que tu as 94% des appartements et maisons de particuliers qui ne le sont pas pour les personnes âgées. 94%, donc ce n'est plus un espace, ce n'est plus une autoroute, c'est un océan, quoi, en fait.
- Speaker #0
Déjà, la démographie vieillit.
- Speaker #1
La bonne nouvelle.
- Speaker #0
Comme on dit, il n'est plus de seniors que d'enfants aujourd'hui en France. Malheureusement ou heureusement, en tout cas, c'est ce que j'ai fait.
- Speaker #1
Et les chiffres en disant, je m'imagine que tu dois avoir ça en tête.
- Speaker #0
Oui, on est à 22 millions de seniors à l'horizon 2040.
- Speaker #1
2040, donc c'est demain.
- Speaker #0
Ça va représenter plus d'une personne sur trois qui aura plus de 60 ans. Donc, quand on met dans l'équation, comme tu le dis justement, 94% des logements qui n'ont pas été pensés pour la perte d'autonomie ou le vieillissement de la population française, Quand on fait cette équation-là, la résolution, c'est de mes vies. Et en tout cas, on est une branche qui peut évangéliser tout ça pour permettre aux parcs français immobiliers d'être adaptés au vieillissement de la population française.
- Speaker #1
Comment tu expliques que tu n'as que 94% de gens qui n'ont pas aménagé leur appartement ou leur maison pour leur futur ? Est-ce que c'est un manque d'informations ? C'est de l'optimisme.
- Speaker #0
Voilà, il y a évidemment tout ça, bien sûr. Je pense que déjà en amont, quand on a construit des maisons dans les années 50, 70, on n'y pensait pas en fait. On n'y pensait pas, il y avait des grands programmes immobiliers et on faisait des maisons à étage, etc. Donc ça, c'est la première chose. Et ensuite, je crois qu'on le voit encore, c'est que les seniors ne se voient pas vieillir. Donc il y a quand même une certaine pudeur par rapport à ça qui reste encore très ancrée en France. Merci. Adapter ne signifie pas devenir vieux ou ne signifie pas d'avoir l'hôpital à la maison. C'est de la prévention en fait. C'est de la prévention et en fait les gens peut-être ont aussi cette image-là, peut-être de difficultés pour trouver des aides, peut-être l'investissement dont on parlait où on se dit oh là là ça va pas être dans mes moyens et ça va pas être possible de pouvoir le financer. Donc c'est tout ça qui fait que ça retarde énormément le passage à l'acte. Et puis le côté anxiogène des travaux qui finalement quand on est agile il peut aussi faire peur. Les gens vont rester combien de temps chez moi ? Va y avoir de la poussière ?
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. Est-ce que tu remarques, est-ce que tu observes une tendance, justement, où des personnes plus jeunes, qui ont 65 ans, donc des très jeunes retraités, anticipent un petit peu plus qu'avant ?
- Speaker #0
Je l'ai vu à vue de nez.
- Speaker #1
C'est une tendance ?
- Speaker #0
C'est vraiment une tendance. Et ça va vraiment dans le bon sens, je trouve. Quand je crée de mes vies avec mon associé en 2012, on avait et... Nos clients cibles étaient au-delà de 80 ans, parce que là vraiment il y avait eu une chute, etc. Et je l'ai vu vraiment à vue donnée au fur et à mesure des années que les gens commencent à anticiper. Et là, il n'est pas rare d'avoir des clientèles de jeunes seniors qui arrivent aux âges de la retraite, les enfants sont partis, et ils se disent bon, ils ont peut-être vécu aussi la dépendance de leurs proches, donc ils se disent tiens, je vais anticiper, et donc je vais peut-être prendre le temps, le faire de manière... plus sereine au niveau de la réalisation des travaux pour aussi amortir l'investissement nécessaire. Et surtout que chez Domévie, on a des solutions qui s'adaptent dans le temps. Donc, on peut tout à fait commencer par je refais ma salle de bain avec une douche italienne sans avoir de barre de maintien ou de siège, etc. Très joli, en tout cas au goût de la personne et intégré à la personne. Et puis, au fur et à mesure que l'âge avance, on rajoute des équipements. Et ça, vraiment, je le vois. Et puis, merci encore, Sylvain, de ton invitation parce que des médias comme le tien aussi permettre de faire connaître aussi cette solution d'adaptation de domicile. Et je pense que ça intéresse beaucoup de personnes.
- Speaker #1
C'est important parce qu'on ne le connaît pas assez, on ne le sait pas assez. D'abord qu'il y a des subventions, tu l'as répété. Donc ça veut dire qu'aujourd'hui, sur les travaux à 10 000 euros, il y a 6 000 euros qui peuvent être pris en charge, si jamais je compte à peu près. Donc ça, c'est important et ça peut éviter des risques très graves, voire mortels. Donc il faut le répéter, le répéter. Et en effet, c'est le rôle de notre podcast de le dire. Mais je pense que justement, tu as une responsabilité, justement, et c'est ce que tu fais là actuellement, c'est justement de répéter, de faire connaître, parce que je trouve qu'on ne communique pas assez dans les médias, d'une manière générale. Je ne sais pas pourquoi, est-ce que c'est tabou ou pas ? Et pourtant, c'est un enjeu qui nous attend demain, en fait. Donc voilà, mais tu as bien dit les choses. On parle des franchises. Donc, en 2012, première... agence.
- Speaker #0
Voilà, notre première agence pilote quelque part.
- Speaker #1
Où vous ?
- Speaker #0
Elle était dans le Val d'Oise à Cormé en Parisie. Là où on a grandi avec mon associé.
- Speaker #1
Tête du Val d'Oise.
- Speaker #0
Voilà, exactement. Et c'est là que c'est très vite monté. Un an, au bout d'un an, on fait un résultat positif. J'en profite pour le dire parce que c'est quand même assez positif justement sur une première année. Enfin, on est parti d'une feuille blanche quand même. Vraiment, sur le... pas dans un garage, mais on était dans une cuisine, je me souviens très bien, pour vraiment créer l'ensemble du métier. On fait un très bon résultat dès la première année. Et là, la demande est très importante. On nous appelle de toute la France, alors qu'on n'avait pas beaucoup de moyens. On avait un petit site Internet à peine visible sur le référencement. Et finalement, le téléphone sonne et on se dit avec mon associé... un petit peu dans ce que tu disais, d'être porté par cette vocation et d'être porté par cette utilité publique, et bien entourons-nous de chefs d'entreprise où on va leur apprendre le métier, on va leur permettre de leur donner les outils, les moyens de pouvoir se développer partout en France. Et c'est là qu'on décide en 2016 de développer le réseau de franchise. Donc on décide de partir en commerce organisé avec des chefs d'entreprise qui portent les couleurs de Domévie, qui adhèrent donc à la marque. et sur lequel ils peuvent s'appuyer sur notre expertise, sur des moyens, sur de la formation. On y reviendra sûrement.
- Speaker #1
Tout à fait, on va y venir tout de suite. Imagine, je veux devenir franchisé, par exemple. Je me pose la question, il y a deux solutions. C'est soit je me mets à mon compte, je suis artisan. Je fais ce que tu fais, c'est-à-dire je vais aller voir des maisons, des appartements, des personnes âgées, je vais leur dire voilà, je vais aménager, etc. Quel est le déclic pour me dire non, en fait je vais plutôt passer par un réseau, par une marque comme Domévie, ça sera beaucoup mieux pour mon business, je parle vraiment en termes de business, je sais que je dois payer des droits d'entrée, tu veux nous en parler, mais quelle est la vraie valeur ajoutée en fait ? C'est une question qui se pose parce qu'on a reçu beaucoup de questions, des fois des questions justement sur ça, c'est-à-dire je veux rejoindre un réseau, dans les réseaux de franchise il y a de plus en plus de franchise dans le bâtiment, ça se développe de plus en plus et il y en a toujours des gens qui se disent mais est-ce que j'ai intérêt à rejoindre, est-ce que je ne peux pas le faire seul, ça m'évite de payer des frais d'entrée etc. Donc quelle est la vraie valeur ajoutée ?
- Speaker #0
Donc déjà, de se poser la question, je pense que c'est très bien parce que ça démontre vraiment une démarche responsable. Évidemment, c'est un investissement d'intégrer un réseau comme c'est un investissement de créer une société. Clairement, la franchise est un vrai accélérateur. Ça permet vraiment à des personnes qui sont en reconversion professionnelle de pouvoir tout de suite se lancer, tout de suite d'avoir une méthodologie, une feuille de route et de pouvoir développer son business et se concentrer finalement sur le développement. Créer un site internet, créer un outil CRM, créer... Avoir des fournisseurs, nous, c'est vraiment un pack clé en main que l'on apporte et qui fait gagner un temps fou. Et finalement, on le sait tous, le temps, c'est évidemment de l'argent. Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, je pense, qui est fondamentale pour rencontrer des porteurs de projets et des chefs d'entreprise en devenir tous les jours, c'est aussi ce sentiment de vouloir appartenir à un réseau, de ne pas se sentir seul. Créer sa boîte, c'est déjà compliqué, c'est costaud. Il y a plein de démarches à faire. On est polyvalent. Et puis on peut très vite se sentir isolé. Alors moi, je l'ai fait avec mon associé, mais tout seul, je ne suis pas sûr que je l'aurais fait, clairement.
- Speaker #1
C'est un vrai parcours du combattant.
- Speaker #0
C'est compliqué, c'est vraiment compliqué. Il y a des étapes à suivre qui peuvent prendre du temps et du coup qui nécessitent de l'argent ou en tout cas des fonds importants. Là où la franchise finalement, ok, il y a cet investissement de droits d'entrée, on va y revenir et les royalties. Mais finalement, et moi, c'est ce que je dis à mes franchisés, c'est que vous soyez heureux. finalement, que votre retour sur investissement soit nettement supérieur à l'investissement que vous avez fait et bien moindre que si vous étiez parti vous-même de la feuille blanche. Mais ce sentiment d'appartenance, il est quand même important et je le vois dans mon réseau, dans le système d'entraide. On ne se sent pas seul. Et puis, on appartient à un challenge commun, finalement. On appartient à une aventure commune.
- Speaker #1
Oui, c'est une aventure humaine et commune. Je suis sûr qu'il y a des gens qui nous regardent et qui commencent à se poser la question, de dire, tiens, voilà... Je suis dans le bâtiment, je mets le bâtiment, je vais aussi trouver un secteur qui a ses porteurs. Et donc c'est le cas. Concrètement, comment ils font ? Ils vont sur ton site, il y a j'imagine un formulaire. Comment ça se passe ? Est-ce que vous faites une sélection ? Quels sont les secteurs à prendre ? Je t'ai posé dix questions en une, mais je te laisse.
- Speaker #0
C'est très clair, c'est très clair. Bien sûr, et c'est des questions que tout le monde doit se poser. Aujourd'hui, on a évidemment notre site Internet. Tout est bien expliqué sur domévie.franchise.fr. Tout est expliqué sur l'investissement, les outils qui sont donnés par nous en tant que réseau, la formation, comment ça se passe, etc. Et donc, les personnes peuvent faire une demande directement sur formulaire. On a d'autres leviers. On fait beaucoup d'événements aussi. on va à la rencontre en local des porteurs de projets ou des personnes qui seraient en reconversion. Donc voilà, on a un sourcing plutôt intéressant. Et on a vraiment le vent dans le dos parce qu'on reçoit quasiment 100 demandes par mois. Donc oui, il y a une sélection. 100 demandes par mois. 100 demandes par mois de porteurs de projets, soit des cadres qui étaient en entreprise et qui souhaitent se reconvertir ou d'autres parcours de vie. Et c'est ça qui est vraiment excitant. On reçoit donc 100 demandes par mois. et donc j'ai une équipe derrière qui... fait les premières sélections, qui rentre ensuite le porteur du projet dans un parcours. Parce que moi, mon job, c'est de créer la meilleure équipe de France. Et je ne cherche pas forcément des compétences, parce que tout ça, on peut être formé. Et puis, quand on a le goût, on peut tout à fait apprendre un nouveau métier. Mais je cherche vraiment à créer vraiment une cohésion et un ensemble finalement cohérent et global de l'équipe de France, d'hommes et vie. Donc oui, il y a plusieurs étapes à suivre. Il y a la réalisation d'un business plan, il y a l'étude de l'art public. Tu l'accompagnes ? J'accompagne, exactement. Vraiment, je mets déjà sur les rails les personnes en leur donnant différents éléments. On regarde également l'étude de marché. La franchise chez Domévie, c'est des zones d'exclusivité territoriale. Il y a des secteurs en France, il y a environ entre 150 et 200 secteurs. à pourvoir aujourd'hui et le franchiser à son territoire d'exclusivité. Et en fonction de là où il souhaite s'installer, j'ai aussi des changements de vie, des familles qui déménagent pour aller vers une autre vie. Tout ça, c'est des choses que l'on regarde. On a des études géomarketing qui permettent vraiment d'identifier le potentiel d'un secteur. Et donc, ça sert de résonance ensuite pour accompagner le porteur du projet. On le met également, et je remercie mes franchisés, qui répondent toujours présents lorsqu'il faut rencontrer des porteurs de projets. J'ai mes équipes également qui rencontrent les...
- Speaker #1
C'est un réseau solidaire entre entrepreneurs.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Voilà, c'est très...
- Speaker #1
C'est pas chacun pour soi, c'est chacun pour soi, mais avec un vrai esprit solidaire.
- Speaker #0
Exactement. On avance nos flèches vraiment dans le même sens, pour vraiment créer cette attraction à ce niveau-là.
- Speaker #1
D'accord. Donc, bonne nouvelle, il y a de la place, c'est le moment de se lancer.
- Speaker #0
Il y a des belles opportunités.
- Speaker #1
Comme je disais, c'est un océan bleu. On parle de la silver economy, c'est ça en fait, mais donc il y a vraiment des choses à faire. Donc là, 81 gens, tu me disais tout à l'heure qu'il y en a même qui sont à l'Île-de-la-Réunion, c'est ça ? Et en Martinique ?
- Speaker #0
Oui, tout à fait. En Outre-mer, les besoins, la Martinique, tu en parles, est le département le plus vieux de France. L'Île-de-la-Réunion, pareil, a des besoins énormes. Alors, ce qui est génial, et c'est mon travail aussi avec l'ensemble de mes équipes, c'est de pouvoir avoir une vision globale. mais en même temps très local. La Martinique ne fonctionne pas comme l'Alsace, ne fonctionne pas comme la Bretagne, comme de la Réunion. Par contre, l'image de Domévie et notre processus, c'est vraiment homogène. Mais toute la difficulté, ou en tout cas notre enjeu et le challenge, c'est de pouvoir parler localement. Et la franchise, pour ça, est géniale, parce que ça amène une proximité locale, avec un chef d'entreprise qui ouvre en local et qui connaît donc son tissu économique local, les prescripteurs, etc. Et donc il y a une force... très importante dans notre métier qui fait que d'être franchisé, d'être franchisé indépendant localement, permet de s'appuyer sur toutes les connaissances nationales que l'on va apporter, tout en ayant une particularité locale.
- Speaker #1
D'accord. Je comprends bien la force de la franchise, la force humaine, l'accompagnement, la formation. On ne démarre pas seul. On appartient à un groupe. Maintenant, la question, j'entends déjà la question qui siffle, c'est est-ce que c'est rentable ? Parce que, donc, on démarre, donc on a des frais d'entrée tu vas nous dire de combien on doit reverser je crois c'est le business model, on reverse un pourcentage voilà sur le sur le chiffre d'affaires tu vas nous dire à quoi elle sert peut-être pour la communication est-ce que c'est rentable est-ce que la première année pour que les gens aient bien conscience, je démarre maintenant la première année je peux espérer de gagner combien et au bout de 3 ans enfin voilà quel est le le plan de carrière, si je peux dire.
- Speaker #0
Pour rentrer chez Domévis, c'est un investissement global de 80 000 euros, avec effectivement 25 000 euros, ce qu'on appelle le droit d'entrée, donc c'est pouvoir porter la marque, avoir un secteur d'exclusivité, avoir l'accompagnement à toute la création. C'est ce qu'on appelle le droit d'entrée qui fait partie de ces 80 000 euros et qui est de 25 000 euros. Ensuite, il y a une poche pour tout ce qui va être lancement, avec la communication, les outils marketing, un ordinateur, une tablette, etc. Et puis un petit trésorier, un petit besoin de fonds de roulement. 80 000,
- Speaker #1
il faut un local ?
- Speaker #0
Pas forcément. Alors justement, j'arrivais vraiment sur cette rentabilité. Et dans ces 80 000 euros, l'apport demandé est justement le droit d'entrée. Donc en moyenne, 25 000 euros. Donc les personnes qui nous écoutent aujourd'hui, avec 25 000 euros, peuvent faire une levée de dette. Donc prendre un prêt bancaire en complément de 50 000 euros.
- Speaker #1
Vous avez des partenaires par rapport à ça ?
- Speaker #0
On accompagne et on a des partenaires, tout à fait. encore puis bon Alors, c'est une somme, évidemment, 50 000 euros à emprunter, mais ça reste tout à fait accessible. Et derrière, par rapport à la rentabilité, c'est qu'on a pris le parti d'avoir un modèle très léger. C'est-à-dire qu'en termes de frais de structure, on ne démarre pas avec un showroom, on n'a pas forcément d'employés, de salariés. On travaille en externalisation pour toute la partie sous-traitance, installation, etc. On a évidemment des budgets de communication, mais finalement, l'entité d'Homévie du franchisee... permet sur une première année d'être très léger, d'être très agile et que finalement, la marge dégagée puisse vraiment écraser très vite les charges de lancement. Maintenant, évidemment, c'est toujours des questions que j'ai sur combien je peux me rémunérer, etc. En tout cas, sur cette première année. Évidemment, il faut quand même se dire les choses, se lancer dans l'entrepreneuriat. Il y a une formation, il y a un apprentissage du métier. On a un métier qui demande à être connu aussi. auprès des prescripteurs médicaux. Donc tout ça, ça met du temps. Donc sur une première année, l'objectif, c'est déjà d'atteindre l'équilibre et qui arrive très vite. Entre la première et la deuxième année, il y a un effet de levier qui est très important et qui permet de pouvoir dégager une rémunération. Après, chaque personne est différente, chaque personne a des attentes différentes. Les modèles peuvent être aussi ajustés en fonction des ambitions. Mais ce que je vois, c'est que des franchisés motivés qui suivent surtout la méthodologie et qui suivent bien les feuilles de route qui sont données et qui mettent leur énergie à développer leur boîte, derrière amènent une rentabilité. à 18 mois, je dirais.
- Speaker #1
C'est la moyenne. Et ce sont des contrats de 7 ans. C'est un septennat.
- Speaker #0
C'est un septennat. On est encore sur le septennat.
- Speaker #1
Qui peut se renouveler. Exactement, très bien. Je parlais à une amie ce week-end avant de te recevoir. Justement, je disais, tiens, j'allais te recevoir. C'est une personne qui est intéressée par ce secteur-là mais qui me dit, je n'y connais rien. Je ne sais pas bricoler. Je ne sais pas bricoler. malheureusement, je ne pourrais pas le faire. Est-ce qu'il faut être bricoleur ? Est-ce qu'il faut savoir monter une douche ? Est-ce qu'il y a des compétences particulières à avoir ? Ou pas nécessaire ?
- Speaker #0
Alors, justement, non. Pas du tout. Je te pose la question un peu abrupte comme ça,
- Speaker #1
mais c'est une question qu'on peut se poser.
- Speaker #0
Tout à fait. Et on le voit bien au contraire. J'ai envie de dire, le job de Domévie, c'est de savoir gérer des projets. C'est de faire faire, en fait. Tu coordonnes. Piloter. il est vraiment là le métier évidemment une appétence sur l'agencement on peut l'appeler le bricolage en tout cas l'intérieur, l'immobilier tout ça c'est évidemment important parce que ça reste quand même le quotidien on va chez les gens, on regarde comment est faite la salle de bain, moi je trouve ça passionnant on se creuse la tête de savoir comment est faite l'économie et finalement ce qui est très important et les facteurs clés de réussite d'un franchisé d'Homévis c'est la capacité à développer commercialement C'est vraiment un métier de réseautage. On va vraiment avoir des interlocuteurs du monde associatif, des professions paramédicales, du monde médico-social également. Donc c'est vraiment un métier de représentation, un métier de relation, un métier de commerce, plus qu'un métier de bricolage. Parce que derrière, encore une fois, on fait faire.
- Speaker #1
D'accord. Donc on parle de la sous-traitance. Je parle de la sous-traitance parce que cette émission, elle est produite notamment par l'Union des bâtisseurs. J'en profite. qui est une plateforme qui permet de mettre en relation des sous-traitants et de mettre en relation des personnes qui cherchent, comme ton réseau justement, des entreprises qui vont sous-traiter, qui vont faire le travail. Donc en fait, c'est ça. C'est-à-dire que vous faites appel uniquement à des entreprises sous-traitantes. Vous avez un réseau où chaque franchisé a son réseau qui développe. Et ensuite, il y a quelqu'un qui pilote, qui est le franchisé et qui coordonne.
- Speaker #0
D'ailleurs, moi aussi, j'en profite pour te féliciter sur cet outil qui est vraiment... Très important, et tu l'as très bien dit, c'est qu'on a des clients, on a des contractants en général comme nous, et au milieu, on a des personnes qui veulent se focaliser là où ils sont bons. Moi, j'ai souvent tendance à dire, et je suis tellement respectueux des artisans ou des installateurs qui ont de l'or dans les mains. Il faut voir ce qu'ils font lorsqu'ils font des agencements, c'est assez fantastique. Mais généralement, ce ne sont pas des personnes qui veulent faire du commerce ou gérer de la logistique, gérer des achats, etc. Donc finalement, ça s'emboîte parfaitement avec notre métier où on va vraiment les mandater sur un projet en leur donnant un cahier des charges qui vont suivre à la lettre. Et finalement, ils vont eux-mêmes se donner du sens dans le job qu'ils vont faire tout en se focalisant vraiment sur leur savoir-faire.
- Speaker #1
D'accord, super. J'ai une question. Si jamais je veux voir votre matériel, ce que vous faites, est-ce que tu as un showroom ? Il y a un endroit où on peut aller voir avant d'acheter parce que c'est quand même un engagement ? Tout le matériel que tu proposes, c'est possible ?
- Speaker #0
Tout à fait, c'est tout à fait possible. On a un showroom, on est basé à Villeneuve-la-Garenne, dans le 92, en petite couronne parisienne. Donc là, on a un beau showroom avec un centre technique où là, tu pourras voir où c'est ouvert également sur rendez-vous. Et ensuite, mes franchisés dans le modèle économique, lorsqu'ils montent en puissance, on a parlé la première année, la deuxième année, qui est vraiment l'effet de bascule et l'effet de levier. Et en troisième année... Quatrième année, l'idée, c'est d'ouvrir un showroom, de pouvoir rentrer justement dans proximité ultra locale pour le coup et de pouvoir présenter ses équipements. Et ça, ça apporte beaucoup de choses parce que les gens peuvent toucher, voir, se rendre compte. Je l'ai dit tout à l'heure, l'objectif de Domévie, c'est de ne pas retrouver l'hôpital à la maison. Donc, le fait de montrer que quand on refait une salle de bain, on va avoir des revêtements muraux au goût et couleur de la personne, qu'on peut avoir des systèmes de main courante totalement intégrés dans l'espace.
- Speaker #1
donc tout ça ça permet vraiment de montrer d'accord ce qui est important mais même pour ceux qui n'ont pas d'agence ou qui ont une agence mais qui n'ont pas de showroom donc ils peuvent envoyer leurs potentiels clients Dans ce showroom-là, quoi.
- Speaker #0
Tout à fait. Puis après, on a des outils.
- Speaker #1
C'est un grand plus quand même. Exactement. C'est un grand plus.
- Speaker #0
Et puis, tu parlais d'entraide tout à l'heure de nos franchisés. Donc, évidemment, lorsque le voisin a son showroom, il peut venir faire voir ça. On a également des très bons partenariats, des fabricants avec qui on travaille, des fournisseurs qui eux-mêmes ont des showrooms. Donc, ça nous permet aussi, sur les premières années d'un lancement de franchisé, de pouvoir aller chez nos partenaires directement. Ensuite, on a des outils de vente avec des échantillons, avec des vidéos, etc. qui permettent aux personnes de se projeter aussi.
- Speaker #1
D'accord. En parlant, en t'écoutant, une question qui me suis venue comme ça. Les gens qui sont locataires, ils peuvent faire des travaux chez eux comme ça ?
- Speaker #0
Bien sûr. La seule chose, c'est qu'il faut avoir l'autorisation du propriétaire. Il y a deux cas, soit le bailleur privé. auquel cas, ça se fait assez rapidement et assez directement.
- Speaker #1
Que tu aides. Voilà,
- Speaker #0
on a tout le processus exactement qui est fait. Puis, on ne veut pas prendre de risques. Évidemment, il faut qu'on ait ce tampon, je dirais, du propriétaire pour pouvoir lancer les travaux. Mais évidemment, locataire du parc privé, locataire du parc social, ces personnes-là ont tout à fait la possibilité d'aménager. Mais parce qu'on est chez eux, on n'est pas dans les parties communes, on n'est pas dans la copropriété, on est vraiment dans leur domicile tant qu'on On respecte évidemment l'échappe et les choses qui restent chez soi juridiquement. Derrière, avec une autorisation du propriétaire, ça suffit.
- Speaker #1
Super. On arrive à notre fin, malheureusement. Je t'écouterai longtemps. Je sens ton enthousiasme et un vrai engagement. Donc, ça fait vraiment plaisir à voir. On a pas mal de jeunes entrepreneurs, de futurs entrepreneurs, des moins jeunes également qui nous écoutent. Si tu devais donner un conseil à quelqu'un qui souhaite se lancer dans une... dans son entreprise, quelle qu'elle soit, et aussi chez Domivi en particulier, ce serait quoi le premier conseil ? La première qualité, quand tu vois une personne qui veut se lancer, tu vois plusieurs profils, tu me dis qu'il y a 100 candidatures, j'imagine que tu ne vas pas rencontrer les 100 futurs candidats, mais qu'est-ce que tu identifies comme qualité essentielle ?
- Speaker #0
Je dirais que, un, c'est la vision responsable que va avoir le chef d'entreprise, à la fois sur un marché et sur l'utilité qui est donnée. Et quand moi je pose les questions des motivations, je vois tout de suite en fait le bienfait. Et moi mon conseil c'est de se dire, pensez pas tout de suite au retour sur investissement, pensez pas tout de suite à l'investissement nécessaire, pensez plutôt le bénéfice qu'il y a derrière et le sens que vous allez vous donner le matin en vous levant. Parce que l'entrepreneuriat c'est pas simple, c'est les montagnes russes, il y a des jours on est très très bien, l'autre jour on est en deçà, donc il faut avoir aussi cette capacité vraiment à être résilient et je... On ne peut pas être résilient si on ne croit pas en ce qu'on fait. Et donc, moi, c'est vraiment ça que je vais tout de suite essayer de cerner. Mes équipes sont très bien briefées aussi là-dessus. C'est vraiment l'énergie qui est donnée par la personne lorsqu'elle souhaite justement se mettre à son compte. C'est vraiment ça qui est important pour moi.
- Speaker #1
D'accord, super conseil. Domévie dans 5 ans, dans 10 ans, comment tu le vois ? Il y a 80 ans, c'est quoi ? C'est 160 ? Bon... Dans 10 ans, 15 ans ? Sur la France, voilà. Déjà, sur la France.
- Speaker #0
Mais on a évidemment des voisins européens qui ont des pyramides des âges qui sont dans le même sens. Domévie n'a pas son équivalent en Europe. Il y a certains en Amérique du Nord, notamment au Canada et aux États-Unis, il y a des modèles semblables à Domévie. On a nos amis scandinaves également qui sont bien dotés aussi d'entreprises comme la nôtre. Par contre, sur des voisins européens, je pense au Benelux, sur l'Est, à l'Allemagne, la Suisse. Et les pays plus latins, Espagne, Portugal, Italie, il y a clairement des demandes. Et donc, de mes vies, c'est d'aller sur l'international, commencer par l'Europe dans un premier temps et voir après où ça nous mène. Mais c'est ça aussi qui est fantastique, c'est de ne pas savoir. On sait où on va, mais demain, la route est très belle.
- Speaker #1
La route est longue, donc ça veut dire que ça se trouve dans cinq ans, on pourra monter une agence à Barcelone au soleil.
- Speaker #0
Et bien voilà, exactement.
- Speaker #1
Je sais aussi que tu es un président, directeur général d'un réseau qui est beaucoup sur le terrain. C'est important, je voulais souligner avant de terminer. Donc tu vas avoir des clients, tu accompagnes des franchisés, tu vas avoir tous tes réseaux d'agences. Tu es beaucoup sur le terrain.
- Speaker #0
Exactement, et c'est quelque chose que j'y tiens fortement. Alors j'ai la chance d'avoir une superbe équipe autour de moi, une directrice générale, un directeur financier, un directeur de l'animation. Je suis très bien entouré. Ce qui me permet vraiment de dégager du temps pour aller au quotidien. Et je pense que quand on est entrepreneur, chef d'entreprise à la tête d'un groupe comme le mien, c'est de pouvoir être toujours, toujours connecté au marché, toujours connecté aux besoins, tester toujours et se remettre en question sur les outils qu'on utilise. Et donc, tous les mois, je vais accompagner des franchisés sur le terrain, je vais en salon avec eux, je vais rencontrer des prescripteurs importants à leurs yeux. et là dessus ils savent qu'ils peuvent compter sur moi je prends le train, l'avion ou la voiture et je me déplace très régulièrement à la fois humainement vis-à-vis de mes franchisés mais aussi pour bien sûr toujours garder le cap et être toujours en réflexion sur l'agilité qu'on doit donner dans mes vies Super,
- Speaker #1
Michael je vais te laisser retourner sur le terrain alors je suis sûr que tu as plein de choses à faire merci encore beaucoup pour ce moment pour ce partage Et je vous donne rendez-vous pour le prochain épisode de Parole de bâtisseur. Merci encore à l'ensemble des personnes qui s'abonnent, qui regardent notre podcast. Nous allons continuer à recevoir beaucoup d'invités et beaucoup de bâtisseurs. A la prochaine fois.