- Speaker #0
Bonjour à toutes et bonjour à tous, vous êtes bien à l'écoute de RADIO HAUTS D'ANJOU qui fait son grand retour pour fêter l'arrivée de l'automne sur notre territoire. Qui dit rentrée dit changement, et donc RADIO HAUTS D'ANJOU vous propose une nouvelle formule. Des épisodes plus courts, entre 10 et 15 minutes, mais diffusés plus régulièrement, nous avons désormais rendez-vous tous les vendredis à 16h jusqu'à décembre prochain pour découvrir ces nouveaux épisodes. En revanche, ce qui ne change pas, c'est que RADIO HAUTS D'ANJOU vous invite toujours à découvrir ce qu'il se passe sur nos huit communes déléguées, à travers des portraits d'habitants, d'habitantes et des reportages, dans le but, toujours, de valoriser celles et ceux qui habitent le territoire et le font vivre par leur engagement. Voici donc l'épisode 2 de RADIO HAUTS D'ANJOU !
- Speaker #1
Vous écoutez RADIO HAUTS D'ANJOU, la nouvelle radio des HAUTS D'ANJOU.
- Speaker #0
Je vous propose de partir à la rencontre de Maud, habitante de Contigné, qui m'a reçu en début de semaine pour évoquer son arrivée récente sur les HAUTS D'ANJOU, ses engagements et ses idées pour le territoire. Maud, vous l'avez déjà entendue, rapidement, sur cette antenne, puisqu'elle avait participé à la mise en place du carnaval en mars dernier, et je l'avais interviewée à ce moment-là. Les plus attentifs d'entre vous entendront sûrement qu'au moment de l'enregistrement, il y avait de la vie autour de Maud. Un chien, deux chats, quelques poules et au loin, de jolies biquettes qui n'ont pas trop apprécié l'arrivée soudaine de la pluie. Pluie que vous entendrez très distinctement à partir de la moitié de l'interview en espérant qu'elle ne gêne pas trop votre expérience d'écoute. Allez, c'est parti ! Comme d'habitude, j'ai d'abord demandé à Maud de se présenter en quelques mots, puis d'évoquer son rapport au territoire des HAUTS D'ANJOU.
- Speaker #2
Je me présente, moi c'est Maud, j'ai 41 ans, j'habite sur les Hauts-d'Anjou depuis une bonne année maintenant. On a emménagé ici parce qu'on était dans le désir de rénover une ferme, c'est donc ce qu'on fait actuellement. Et on a deux enfants de 7 et 4 ans qui sont à l'école de Contigné et Soeurdres. Moi je suis originaire de Saint-Sylvain-d'Anjou et puis les 12 dernières années je les ai passées à la frontière suisse parce que je travaille en Suisse tout simplement. Et on a décidé de faire un retour aux sources en venant à continuer. Et à savoir qu'en achetant ici, j'ai découvert que mes grands-parents vivaient ici il y a un petit peu plus de 60 ans, en arrière. Et que ma maman a fait ses premiers jours de vie à continuer. Donc comme quoi, on était voués à revenir ici. Mon lien avec le territoire des Hauts-d'Anjou, il se fait dans un premier temps via justement l'association des parents d'élèves de l'école de Comptigny-sur-Dre, dans laquelle j'ai souhaité m'investir parce que je pense que c'est important de soutenir le travail des instituteurs qui œuvrent dans les petites communes pour que nos enfants puissent avoir une éducation scolaire de qualité. Et puis je pense qu'en tant que parent, on peut porter quand même beaucoup de choses. Donc il ne faut pas hésiter à s'investir dans ces associations. Suite à mon arrivée dans l'APE, j'ai aussi entendu parler d'un groupe de réflexion sur les hauts-d'enjoux qui réfléchissait à la création d'un espace de vie sociale. Donc là, j'ai aussi décidé d'aller un petit peu voir ce qui s'y passait. Puis à la première réunion, j'ai été conquise par le projet. En plus, j'ai rencontré des personnes sympathiques avec qui j'avais envie de réfléchir. Et de là, j'ai aussi rencontré un autre groupe qui était « Et si on se rencontrait ? » . Avec ce groupe, je me suis greffée pour créer la première édition du carnaval des Hauts-d'Anjou, qui a été un franc succès. Vraiment, on a senti que les gens avaient apprécié ce moment et ça nous a vraiment motivées pour faire perdurer ce carnaval, en tout cas dans les diverses communes des Hauts-d'Anjou. D'ailleurs, j'en profite pour faire la pub. Cette année, il se déroulera le 14 mars à Cantigny. Et puis, on a actuellement un petit groupe. Quand même, il y a eu un bon engouement. Donc, on est quand même un bon petit nombre de personnes de toutes les communes qui se sont engagées pour organiser ce carnaval. Donc, c'est super encourageant. Et puis, encore une fois, ça permet de rencontrer des gens qu'on ne connaissait pas de divers horizons. Et c'est hyper riche. D'ailleurs, si le cœur vous en dit, la porte est toujours ouverte pour vous greffer à ce groupe d'organisation même. pour le carnaval. Pour revenir à l'espèce de vie sociale, effectivement, on a eu pas mal de rencontres où on a pu réfléchir à ce que pouvait être cet espace et on s'est surtout dit que l'important, c'était que ça puisse circuler sur toutes les communes pour que chacun s'y retrouve. Et d'ailleurs, on a eu une présentation vendredi prochain auprès des différents partenaires et des élus pour expliquer tout notre cheminement, notre réflexion et comment on pourrait mettre concrètement en place cette espèce de vie sociale. Donc on espère que ce sera accueilli positivement. Donc ce sera vendredi 2 octobre. Bon, la pluie s'est invitée avec nous, on est dans un espace qui est une grange et du coup peut-être que vous entendrez le doux bruit de la pluie. la pluie sur le toit. Notre arrivée sur les Hauts-d'Anjou, elle s'est faite assez naturellement. On s'est tout de suite retrouvés par rapport à toutes ces personnes qui s'impliquent d'un point de vue production pour faire des fruits, des légumes locaux, de la viande, du fromage, du lait. Et on a trouvé que c'était très chouette. Il y avait un grand tissu, on va dire, éco-responsable qui était sur les Hauts-d'Anjou. Pour ça, on s'y est bien retrouvés en arrivant. Et d'ailleurs, je trouve que ce n'est pas assez valorisé. C'est dommage, ce serait bien que ce soit un peu plus mis en avant. Je ne sais pas par quels moyens, mais en tout cas, c'est à y réfléchir. Par contre, le bémol que je pourrais dire en arrivant ici, c'est qu'on a eu du mal à s'y retrouver pour voir un petit peu ce qui pouvait être proposé, même d'un point de vue associatif, alors qu'au fur et à mesure du temps, j'ai découvert qu'il y avait... beaucoup, beaucoup, beaucoup d'associations. C'est pas évident de les trouver et d'avoir un lieu où trouver tout ça. C'est d'ailleurs ce qui a aussi motivé mon implication dans la réflexion pour l'espace de vie sociale. Et puis surtout, moi je pense que ce qui serait bien d'avoir aussi, c'est un espace où on puisse venir pour échanger, où tout à chacun a sa place, pour déposer, pour recevoir ce qui est possible. Mais je trouve que ça, ça manque un petit peu. Et puis un espace où on puisse autant venir avec nos enfants que sans un espace ouvert à chacun. Donc on entend un petit peu mon implication encore une fois pour l'espace de vie sociale. Mais c'est ce qui m'a manqué en arrivant ici. En fait, si j'avais un lieu préféré, c'est plutôt un concept, ce serait la pop idée. Parce que clairement, moi quand je suis arrivée sur le Haut d'Anjou, c'est un petit peu ce qui m'a permis déjà de savoir qu'il y avait ce groupe de réflexion pour l'espace de vie sociale, de rencontrer aussi toutes ces personnes incroyables. Ici, on se rencontrait avec qui on a effectivement mis en place le carnaval. Mais pas que, il y a aussi du lien avec Marché Roule-Coule, avec justement la mise en place de randonnées, de sentiers en tout cas. Ça, ça permet aussi encore une fois de s'ouvrir aux autres et de découvrir les Hauts-d'Anjou plus largement. Parce qu'il y a vraiment beaucoup de chouettes endroits aussi pour aller découvrir les différentes communes. Parce que mine de rien, il y a quand même huit communes, c'est beaucoup. Donc, ce n'est pas non plus toujours facile de faire du lien entre tout le monde. Donc, je trouve que via ces différentes assos ou en tout cas groupement de personnes, c'est hyper sympa. Puis les habitants créent pour les habitants. C'est un super cercle vertueux.
- Speaker #0
Nous avons continué cet échange autour d'une nouvelle question. Les idées de mode pour le territoire des Hauts-d'Anjou, avec ou sans baguette magique ?
- Speaker #2
Mes idées pour les Hauts-d'Anjou, comme je disais, je pense qu'un espace où chacun puisse venir, où il n'y a pas forcément un... Un but comme par exemple pour un sport, quand on fait du basket, on va au club de basket, on y va, on fait nos entraînements, on fait nos matchs, c'est le basket. Alors que justement, un espace où il peut y avoir tout type de thèmes, ou même pas que des thèmes, aussi des services qui puissent être proposés, des accompagnements aussi divers et variés, pour juste orienter les gens aux bons endroits sur les Hauts-d'Anjou, des fois aussi, parce que comme je disais, c'est très vaste, les Hauts-d'Anjou, donc c'est pas toujours facile aussi de se retrouver, même pour tout ce qui est service administratif. ou d'accompagnement divers et sociaux, et au niveau de la solidarité, etc. C'est vrai qu'il y a quand même aussi pas mal de choses de mise en place, mais je trouve qu'il y a plein de choses qui sont méconnues, en fait. Vraiment, ça, c'est pour moi le point central, au niveau de mes idées, en tout cas pour le futur. Et c'est d'ailleurs, je pense, la plus grosse, avec aussi le fait que ce serait vraiment bien de pouvoir concentrer dans un endroit, je ne sais pas trop comment, encore une fois, mais tous ces gens qui œuvrent à... Voilà, ce marché un peu parallèle de la grosse consommation avec leur petite production locale et qui sont en plus super sympas, tous très accueillants et que je ne peux qu'encourager à aller voir. Donc ça, c'est vraiment bien. Je sais qu'il y a la map à Marigny, si je ne me trompe pas. Ça, c'est chouette aussi. Mais c'est vrai que c'est grâce aux bouches à oreilles que je l'ai su. Parce que sinon, puis encore les réseaux sociaux aussi, heureusement, via Facebook, ça permet de trouver pas mal de choses. Mais je pense qu'il y a des gens qui n'ont pas forcément accès aux réseaux sociaux ou qui ne sont pas sur Facebook pour diverses raisons. Et voilà, ce serait bien de pouvoir avoir un petit truc pour retrouver tous ces gens. Même s'il y a ce truc-là des familles, je ne sais plus comment ça s'appelle, où il y a eu diverses activités proposées. Là notamment, il y avait eu avec les brebis enjouées un atelier là-bas pour les familles. C'est super chouette, je trouve que ça permet de découvrir un peu plus le territoire où on vit, et puis c'est très sympa. Alors si j'avais une baguette magique, ce que j'aimerais bien créer, c'est un genre de salon de thé ou un truc dans cette idée. Qui soit kids-friendly, avec vraiment la possibilité que les papas, les mamans puissent se retrouver autour d'un café, d'un cappuccino, que sais-je, une pâtisserie. Avec vraiment un espace dédié aux enfants, ça serait vraiment chouette. Et la pluie s'intensifie.
- Speaker #0
Et enfin, rituel de fin d'interview pour Radio Autanjou, j'ai demandé à Maud de réfléchir à un slogan pour valoriser le territoire et aussi un petit mot de la fin.
- Speaker #2
Pour conclure, si j'avais un slogan pour les Hauts-d'Anjou, je dirais échangeons, fédérons et vivons ensemble sur les Hauts-d'Anjou. Le petit mot de la fin, ce serait que je suis pleine d'espoir, parce que je pense que l'espoir, c'est la base de tout finalement.
- Speaker #0
Merci beaucoup à Maud de s'être prêté au jeu de l'interview au micro de Radio-Denjou. Vous pourrez, quant à vous, trouver des informations sur le projet Espaces de vie sociale en vous rapprochant de l'équipe de la Popidée, Simon et Lucie, mais aussi auprès de l'équipe de Famille Rurale à Champigny. A vendredi prochain alors pour une nouvelle rencontre, et merci de votre fidélité à Radio-Denjou. Des épisodes à écouter, partager, diffuser, à volonté. Et le mot de la fin est pour Maud.
- Speaker #2
Au revoir, à bientôt !
- Speaker #3
RADIO HAUTS D'ANJOU la nouvelle radio des HAUTS D'ANJOU.
- Speaker #0
Production, paroles, paroles et compagnie.