Speaker #0Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Je vous remercie pour votre fidélité, pour vos écoutes, pour votre soutien. Ça fait, c'est plus le 40e et quelques podcasts. Merci à vous d'avoir découvert mon univers. Et voilà, donc vous pouvez échanger avec moi, soit en prenant contact via mon site. donc pas P-A-S-S-I-FORT.COM Merci beaucoup. Vous avez mon mail également et vous pouvez également me retrouver sur les réseaux sociaux. En tout cas, merci de votre fidélité, ce qui a permis de pouvoir continuer l'aventure. N'hésitez pas à noter les podcasts que vous avez préférés. Donnez votre avis, c'est important pour progresser. Aujourd'hui, je vais entamer l'étape 8, qui est l'épanouissement. Alors je ne vais pas vous le cacher, c'est avec une certaine émotion que je réalise ce podcast, car il retrace une transformation que j'ai traversée. Et ce chemin, je l'ai entamé il y a un an. Alors, lors de cette création, c'est là que j'ai pris conscience du parcours que j'ai eu. Et j'avoue que c'est gratifiant. J'ai progressé pas à pas, sans véritablement comprendre sur le moment que je vivais les différentes étapes que je décris dans les précédents podcasts. Pour remettre les choses en perspective, il y a un an, en mai 2025, cela faisait presque un an que j'avais validé dans la douleur ma licence de formatrice pour adulte. J'avais envoyé plus de 150 candidatures qui me sont revenues pour la plupart négatives. avec quelques entretiens qui n'ont pas du tout abouti. Et je ne vous le cache pas, il y a un an, j'étais totalement perdue, dévastée. Qu'est-ce que j'allais faire de ma vie ? Moi, qui avais toujours jaugé ou défini par mon activité professionnelle, là, c'était le néant complet. Alors oui, j'avais depuis longtemps un projet de me raconter, pour commencer dans un livre. J'ai toujours eu ce besoin intérieur de poser, d'exprimer ce qui m'était arrivé. Pour marquer une réalité avant tout. Pour me dire, pour me rendre compte des choses. Car bien souvent la réalité va au-delà de l'affection. Pour me dire non, tu n'as fabule pas. J'ai fui cette partie de ma vie qui m'avait pourtant formatée, construite même. Me concentrant uniquement sur le travail, sur ma réussite financière. sur laquelle j'avais une certaine maîtrise, mais s'était reculée pour mieux chuter. Et il y a un an, l'idée des podcasts n'était même pas là. Mais l'idée qu'il était temps de me confronter à ce qui m'était arrivé, elle par contre grandissait. L'état dans lequel j'étais n'était pas dû au hasard, je le savais, car honnêtement, malgré le nombre de couches que l'on peut mettre sur la douleur ou ses traumas, une part de nous a bien conscience des choses. Il me fallait se rendre à l'évidence. Le constat était simple. J'avais un furoncle qui m'empoisonnait de l'intérieur. Je n'avais plus le choix. Je l'ai ressenti comme ça. Vous connaissez cette idée qui vous revient sans cesse, qui ne vous lâche plus ? Il était temps. Puis, il y a des bribes de conversation qui vous restent. Tu as une super personnalité, tu devrais te lancer sur les réseaux. Ma réponse à ce moment-là... Il est totalement fou. Jamais de la vie. Lors d'une réunion d'entrepreneuse, l'organisatrice qui me sort, vous avez déjà pensé à faire des conférences ? Vous avez l'air super à l'aise à l'oral. Ces deux personnes qui ne me connaissaient pas, qui ne se connaissent pas, et qui me disent, communiquent, parlent. Comme quoi, dans mon brouillard ambiance, ces personnes avaient décelé mes capacités. Et c'est là... mis bout à bout que l'idée des podcasts s'agermait. Et je m'y suis accrochée de toutes mes forces. Tout ce que j'avais vécu, ce n'était pas pour rien. Et puis entre vous et moi, je n'avais plus rien à perdre. Quelques temps avant, je m'étais demandé à quoi bon continuer. Et là on me dit que j'ai encore des choses à réaliser. Puisque la première des vérités, c'est que sans objectif, l'humain n'a pas de raison de continuer à souffrir. Et ça va vous paraître absurde. Mais je suis responsable de mes Ausha, et surtout je manquais de courage. Donc je ne suis pas allée au bout de cette idée. Nous voilà fin juin 2025, et je commence la réaction de mes podcasts. Je m'exprime véritablement. Je pose enfin des mots sur ce que j'avais vécu, sur ce qui me bloque dans ma vie. Le corps, par ses réactions, revit les traumas trop longtemps de côté. Car je me suis dit... Quitte à raconter, autant tout dire sans mentir. 1. Ne pas se mentir envers soi-même. 2. Envers ceux qui écoutent aussi. Cette confrontation de la réalité des faits avec ce regard d'adulte a vraiment aidé à la compréhension et à l'acceptation aussi. Par exemple, toute ma vie on m'a dit que je devrais être présente, que j'étais forte. Reprendre ma place de victime n'a pas été évident, mais ça m'a permis de réaliser que je n'étais responsable de rien, que malgré mon franc-parler, je n'étais qu'une enfant sous l'emprise de manipulations familiales. Une fois cette chape de plomb ouverte, tout s'est enchaîné. Tout prenait sens. Pourquoi j'agissais ainsi dans certaines situations ? Moi qui durant des années pensais que je n'étais pas normale, trop distante, trop rigide, comprendre que je ne suis pas insensible, loin de là, juste que je n'arrive pas à me faire croire que je suis insensible, pas à vivre ou exprimer mes émotions à l'instant T, comme les dictates de la société le souhaiteraient, alors qu'il me faut du temps pour me sentir en sécurité pour les exprimer. Mettre tout à plat sans rien se cacher m'a également permis de comprendre pourquoi j'avais touché le fond. Mon burn-out n'était pas un aveu de faiblesse, mais bel et bien une marque d'épuisement totale que mon parcours m'avait conduit. C'était prévisible, maintenant je le sais. Et je dois dire que durant ces mois, je me suis réellement reconnectée avec mon corps. La reprise d'activité quotidienne y a sans doute contribué, oui, mais aussi dans le sens où tout ce bouleversement intérieur a été comme une éponge énergivore. Cela m'a imposé un nouveau rythme. Exemple, j'ai plus besoin de temps de repos. Et cela me va aussi. Je fais les choses, oui, entrecoupées, et c'est ok. Comprendre que mon corps non plus, je ne le maîtrise pas. Quand on perd de stress, eh bien il gonfle. Il se met en mode protection. Que mes douleurs dorsales de ces dernières années, que même les médecins n'expliquent pas, ont leur raison. Elles sont devenues baromètres. Alors oui, par moments, il y a eu de l'inconfort, des peurs, des doutes. persistantes, mais bien moins que les semaines précédentes. Aussi, cette année, j'ai dû sortir de ma zone de confort. Au début, cela me pétrifiait littéralement. Par exemple, une vidéo du mois de septembre pour Instagram, de deux minutes la vidéo, j'y ai cogité trois semaines avant de me lancer. Ça a été une année à me challenger. Chaque nouveauté... passé a été une victoire sur moi même alors surtout ce que j'ai réellement percuté c'est que je ne cherche plus du tout la perfection elle freine ou bloque l'aboutissement de mes projets j'ai compris que la perfection c'est comme la beauté elle est propre à chacun suffit de regarder un épisode de dîner presque parfait pour s'en apercevoir franchement je suis devenu réellement moi au fil des semaines au fur et à mesure des mois De façon presque naturelle, ma posture a aussi évolué. Alors, pas par rébellion du tout, mais parce que je prends l'exemple de la gestion de tous les événements privés, eh bien j'ai délégué. Et cela sans culpabilité, sans pression, car ça ne m'allait plus, eh bien les autres ont su faire et accepter. Aussi, dans mon quotidien, je ne suis plus dans l'hypervigilance. où tout est agression potentielle. Ce qui fait que je suis plus détendue et détachée. Et franchement, je m'en étonne moi-même. Avec le recul, je comprends que je suis passée par les étapes de la prise de conscience, d'arrêter de se mentir, d'accepter. J'ai appris aussi à m'écouter, m'exprimer, me libérer, me reconstruire, m'affirmer, et surtout aujourd'hui, de m'épanouir. Pas parce que tout est parfait ? Pas parce que tout est réglé ? mais parce que je ne suis plus entravée de la même manière. Aujourd'hui, je me sens, je me suis pleinement retrouvée. Je souris davantage, je respire pleinement, et je suis plus constamment en lutte, même inconsciemment. Je suis moi avec mon vécu, oui, mais sans laisser mes traumas décider à ma place. La consécration pour moi était la sortie de mon livre. Ça a été une vraie fierté que j'ai ressentie au fond de moi. Pas parce que c'est un livre, mais parce qu'il représente tout ce que j'ai osé regarder, traverser, et ce qui m'a apporté et transformé. Et surtout, je suis allée au bout de ce projet. Je l'ai fait, c'est concret. Et même son titre, « J'ai osé aller mieux et toi » choisi il y a des mois inconsciemment, me montrait que j'étais sur le bon chemin. Il y a aussi une autre part de moi que j'assume davantage aujourd'hui, celle d'accompagner. Alors oui, en réalité, je le faisais déjà, j'accompagnais déjà, mais de manière ponctuelle, presque discrète. C'est comme si je n'osais pas encore prendre pleinement cette place. Pas parce que j'en étais pas capable, mais parce que j'avais besoin d'être totalement alignée avec ce que je proposais. J'avais besoin de comprendre, d'intégrer et d'expérimenter. Et aujourd'hui, ce rôle, je ne le mets plus de côté, je l'assume pleinement. Parce que mettre mon expérience de vie, de reconstruction au service des autres, donne encore plus de sens au chemin parcouru. Et si j'avais un message à transmettre aujourd'hui, ça serait celui-ci. N'attendez pas d'être totalement prête ou totalement guérie pour commencer à avancer. Un pas après l'autre. Chaque peur traversée, c'est quelque chose en vous qui reprend confiance. Et surtout, arrêtez de vous en vouloir pour des choses dont vous n'êtes pas responsable. Vous avez le droit d'avancer à votre rythme. Mais aussi, vous avez le droit de vous choisir. Et parfois, ce n'est pas en allant vite qu'on avance. C'est surtout en arrêtant de se fuir, et c'est là que commence véritablement l'épanouissement. Et je vous le souhaite de tout cœur. Je vous remercie pour votre écoute, pour votre fidélité, pour les messages que j'ai pu recevoir. Merci, à très bientôt.