Speaker #0Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. On continue la série sur des thèmes un petit peu généraux, mais quoi qu'il en soit, qui sont en lien avec la reconstruction. Merci pour votre fidélité. Le podcast continue à voyager au travers le monde, ça fait très plaisir, merci beaucoup. Vous pouvez retrouver l'intégralité de mes actualités sur mon site internet, passiforte.com, n'hésitez pas à me contacter. Et aussi, n'oubliez pas à donner votre avis. à noter les différents podcasts que vous écouterez. Alors aujourd'hui, le thème abordé, c'est « Et la crise de la quarantaine chez les femmes, on en parle ? » Parce que pendant longtemps, je n'ai pas fait le lien. Je pensais simplement être fatiguée. Je me disais que c'était une mauvaise période, que ça allait aller. Et puis j'ai commencé à dire non à certaines invitations, à avoir besoin de plus en plus de temps pour moi. pour me retrouver seule, à ne plus répondre immédiatement aux messages, à ressentir le besoin viscéral de ralentir. Je me suis demandé, mais qu'est-ce qui t'arrive ? Et puis j'observais mon entourage, mes amis, elles aussi traversent leur propre tourment. Alors je me suis posé la question, y a-t-il vraiment un point de bascule à 40 ans pour les femmes ? Parce que toute ma vie, j'en ai entendu parler que de la crise de la quarantaine chez les hommes. Soit disant, ils arrivent à maturité à 42. Mais les femmes ? Alors, on en parle un petit peu plus, mais ça reste quand même assez silencieux. Il ne faut toujours pas faire de bruit. Ça se passe souvent à l'intérieur. Et est-ce que toi aussi, tu te sens tant en tant simplement fatiguée ? un peu plus héritable que d'habitude, sans savoir réellement pourquoi, moins de patience qu'avant, et besoin presque vital de respirer. Et puis tu regardes autour de toi et tu réalises que finalement, t'es loin d'être seul. Je dirais que c'est pas une crise, véritablement, mais plutôt un réveil. À 20 ans, on construit. même si personnellement la vingtaine a été le brouillon de ma vie. À 30 ans, on te dit que tu prends un peu plus de maturité. Ben oui, on coche plus de cases, le travail, pour certains c'est le couple, pour d'autres ce sont les enfants, la maison, on avance, on fonce, on fait ce qu'on croit être ce qui nous attend de nous. Et puis arrive la quarantaine. Et là la question qui arrive, est-ce que c'est cette vie ? qui me va encore, et une question encore plus dérangeante. Je suis peut-être arrivé à la moitié de ma vie. Est-ce que c'est vraiment cette vie-là que j'ai encore envie de continuer de mener ? C'est là le vrai malaise en réalité. Pas parce que notre vie a été ratée, absolument pas. Mais parce qu'on a besoin de réajustement. Parce qu'on a le sentiment d'être passé à côté de certaines choses. Parce qu'on a construit plus par rapport aux attentes des autres, plus que les nôtres. C'est pour ça que j'appelle ça plutôt un... C'est pas une crise. C'est un réveil, une prise de conscience générale. Et là, apparaît un grand ménage. Je dirais que c'est plutôt un immense ménage de printemps. On trie, on vide, on jette. On garde uniquement l'essentiel. Alors quand je parle de ménage... C'est-à-dire qu'on fait le ménage à une relation toxique. On fait le ménage dans les obligations inutiles, les amitiants à sens unique, le perfectionnisme, le besoin de plaire ou plutôt différemment. Et aussi le syndrome de la fille gentille. J'aime dire que c'est comme si notre cerveau lançait une mise à jour qui avait été repoussée depuis trop longtemps. Et puis... Dans cette phase-là, parmi toutes ces femmes, j'ai pu observer, alors c'est qu'une observation personnelle, mais certaines semblent vivre ce bouleversement plus intensément. Je parle de celles qui ont le rôle, la posture de sauveuse. Vous savez, celles qui pensent à tout, celles qui organisent tout, qui rassurent tout le monde, celles qui prennent des nouvelles, celles qui rendent service. Celles qui portent une charge mentale, qu'on ne voit pas, parce qu'on a pris l'habitude, celles qui sont disponibles. Et puis un jour, elles n'en ont plus envie. Alors ce n'est pas parce qu'elles sont devenues égoïstes, c'est tout simplement parce qu'elles sont épuisées. Et puis cette simple question, à quel moment prendre soin de soi est devenu quelque chose que l'on devrait mériter, véritablement. Et puis aussi, la fameuse reconnaissance. La reconnaissance dans tout. On dit souvent, on ne donne pas pour recevoir. Je nuancerais, même si la base est vraie, parce que quand tu donnes pendant 15 ans, alors avec le cœur, avec sincérité, avec réellement le plaisir de faire plaisir, et parfois même par devoir, il arrive un moment où tu réalises que la reconnaissance, elle n'est plus vraiment là. Alors tu ne demandes pas à être applaudi, acclamé, tu aimerais simplement qu'on remarque que toi aussi, Tu existes, que toi aussi tu fais des efforts, malgré la fatigue, parce qu'à force de donner, sans jamais remplir ton propre réservoir, eh bien il est vidé, épuisé. Et je me pose la question aussi, pourquoi tout explose autour de cet âge-là, la quarantaine ? Qu'est-ce qui se passe véritablement à cet âge-là ? Eh bien pour certains, les enfants ont grandi, les parents ont vieilli, la carrière aussi, certains ont... Ça atteint un certain plafond, t'es allé au bout d'une expérience. Mais également, les femmes, notre corps, il a changé. Ou il est en train de changer pour certaines. Et les hormones, alors je ne vous parle pas de la pré-ménopause ou pour certains, la ménopause qui commence à s'installer parce que c'est une crise de conscience aussi. Alors ça enclenche qu'on dort moins bien, on récupère moins vite. Pour certaines, il y a un poids. qu'il y a quelque chose qui a changé, et d'autres qui ne se reconnaissent plus réellement dans leur corps, il y a quelque chose qui bouge. En fait, ce corps n'est pas en train de vous abandonner. Pas du tout, c'est que lui aussi, il demande des réajustements, il demande juste à vivre autrement, parce qu'il y a certaines douleurs qui sont apparues aussi. Et aussi, on réalise que le temps n'est pas infini. Et cette prise de conscience change énormément de choses. Alors instinctivement, on commence à dire non, à poser des limites, à annuler les sorties, à partir plus tôt, à ne plus répondre immédiatement, à ne plus vouloir sauver le monde. Et arrive immédiatement la fameuse culpabilité. Et ouais. Parce qu'on nous a tellement appris à être disponibles, à être là, parce qu'on s'est habitués à ça aussi. Et lorsqu'enfin on se choisit, on a l'impression d'avoir une sorte de trahison vers quelqu'un. Mais dites-moi en fait, est-ce qu'il vous arrive encore de dire oui alors que finalement votre corps pensait non ? Est-ce que ça vous coûte en réalité ? Véritablement, on ne va pas se mentir. Et aussi, refuser une invitation, changer d'avis, dire non, prendre une journée pour soi. Ce n'est pas devenir froide. Ce n'est pas devenir égoïste. Encore moins asocial. C'est simplement qu'on respecte son énergie. On écoute ses besoins. On a accepté que nos envies évoluent. On a aussi compris que dire non à quelqu'un, ce n'est pas dire non à l'amour. Et le point essentiel, c'est d'arrêter de vouloir être parfaite. Parce que ça aussi, parlons-en. de la quête de la perfection. Parce que qu'est-ce qu'elle révèle finalement de nous ? La peur de ne pas être assez, la peur d'être rejetée, le besoin de tout contrôler. Mais la perfection, au final, c'est comme la beauté, ça reste totalement subjectif, parce que ce qui est parfait pour toi ne sera pas forcément pour moi. Et cette quête permanente nourrit de façon insidieuse beaucoup de frustration et de mal-être. A force de vouloir être une femme parfaite, on oublie bien souvent simplement d'être une femme heureuse. Alors non, je ne crois vraiment pas à la crise de la quarantaine. Je crois plutôt à un moment où une femme cesse de vivre en pilote automatique. C'est un moment où elle comprend que dire non, ce n'est pas un manque d'amour. Que ralentir, ce n'est pas échouer. Que se choisir, ce n'est pas égoïste. Et il n'est jamais trop tard pour devenir la femme qu'on en a parfois laissée de côté pendant des années. Alors si aujourd'hui tu traverses cette période, n'aie pas peur. Tu n'es pas en train de te perdre. Tu es peut-être simplement en train de te retrouver. La quarantaine, ce n'est pas une crise à subir. C'est souvent l'âge où l'on commence à vivre pleinement avec soi-même. Alors, soyez vous-même, soyez heureuse et surtout, choisissez vous. Parce qu'au fond, on n'a pas besoin d'être toujours forte. On a simplement besoin d'être nous-mêmes. Merci beaucoup de m'avoir écoutée. Merci pour vos avis, de vos échanges. N'hésitez pas ! à me recontacter sur mon site pas-si-forte.com Je vous retrouve très bientôt pour un nouvel épisode qui est toujours disponible sur toutes les plateformes. A bientôt. Au revoir.