Speaker #0Bonjour à tous, j'espère que vous allez bien. Merci pour votre fidélité, vos messages, vos témoignages et votre confiance qui font vivre cette série de podcasts. Alors tout simplement, merci. Chacun de vos retours me touche énormément et me rappelle qu'à chaque épisode, pourquoi je crée, pourquoi je continue à vous proposer du contenu. Je suis vraiment heureuse de vous retrouver aujourd'hui pour vous parler d'un sujet qui je... pense nous concerne bien plus souvent qu'on ne l'imagine. Aujourd'hui, le titre du podcast, c'est le perfectionnisme et le syndrome de l'imposteur, les deux faux protecteurs qui t'empêchent d'avancer. Oui, aujourd'hui, j'avais envie d'aborder ce sujet parce qu'il me touche particulièrement, parce que pendant très longtemps, j'ai cru que je manquais de ce que l'on appelle l'audace. Je regardais les autres. Soit créer leur entreprise, soit changer totalement de vie, prendre des risques, se lancer dans des projets. Et je me disais, waouh, ils ont osé. Bravo, chapeau. Je les admirais franchement. J'admirais leur culot et leur capacité de se lancer. Je pensais sincèrement que je n'avais pas ce cran-là, pas cette qualité. Et avec le recul, je me rends compte que ce n'est pas le manque d'audace. c'était tout autre chose. Il y a ces deux mécanismes qui travaillent discrètement ensemble avec la compétitivité d'un troisième. Mais les principaux sont le perfectionnisme et le syndrome de l'imposteur. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui je souhaitais en parler avec vous car je suis persuadée d'être loin d'être la seule à les avoir trop longtemps laissées et décidées à ma place. Mais je voulais d'abord faire le point sur leurs complices. Oui, je dois vous parler de l'ego, car il joue son rôle aussi dans cette histoire. Alors, on parle souvent de l'ego de manière négative. Il a un gros ego, il faut mettre son ego de côté. Mais ce n'est pas celui-ci dont je souhaite vous parler. C'est l'ego, il fait partie de nous parce qu'il cherche aussi avant tout à nous protéger. C'est ça en fait. L'ego, imaginez-vous que c'est votre garde du corps. Son intention est bonne et louable. Il veut à tout prix que vous évitez de souffrir. C'est ça son rôle. Alors quand on était enfant, il a peut-être aidé à nous adapter dans certaines situations. Rester sage, ne pas déranger, faire plaisir, anticiper les réactions des autres, être parfois même parfait. Parce qu'à cette époque, ces stratégies pouvaient avoir un sens. Sauf qu'elles en perduraient avec le temps. Et aujourd'hui, ce quart du corps... continue à avoir du danger partout. Alors pour lui, la moindre critique, ça peut être assimilé à du rejet, à de l'humiliation. Et ça provoque, ça représente pour lui une menace. Donc, il préfère que vous restiez là où vous êtes, dans ce que vous connaissez, la fameuse zone de confort. Même si ça vous coûte, même si vous n'êtes pas épanoui dans cette zone. Et c'est là que naissent beaucoup de nos blocages. Et aussi, donc on a mis cette stratégie du perfectionnisme. On pense souvent le perfectionnisme comme une qualité. C'est une sorte de quête d'excellence. En réalité, je ne le vois pas du tout comme ça. Parce qu'en fait, c'est souvent une quête de sécurité. L'ego murmure, si tout est parfait, personne ne te critiquera. Donc pas de rejet. Alors on recommence, on améliore, on corrige. On attend, on peaufine, on prépare encore, jusqu'à l'épuisement. Parce qu'au fond, la perfection n'arrive jamais. Et son meilleur allié, c'est le syndrome de l'imposteur. Vous savez la petite voix qui vous dit « tu n'es pas encore assez compétente, tu manques de légitimité » . Encore une formation. Pour qui tu te prends ? Encore un peu d'expérience ? Attends encore ! Le problème, c'est que celle d'arrivée ou même de départ, elle ne bouge pas ou elle n'arrive pas. Alors qu'en réalité, tu t'es formé, tu as réussi, tu as nourri ton expérience, tu as même peut-être aidé les autres à concrétiser leurs projets, tu en as appris. Mais ton cerveau, lui, il reste là. Non, ce n'est pas pour toi, ce n'est pas suffisant. Dans le sens où le perfectionnisme dit, quand je serai... parfaite. J'agirai. » Et le syndrome de l'imposteur lui répond Quand je serai légitime, j'agirai. Ok. En fait, les deux se racontent la même histoire. Ils nous font croire que la confiance vient avant l'action. Sauf qu'en réalité, c'est l'inverse. C'est quand tu agis qu'au fur et à mesure tu construis ta confiance. C'est comme quand tu as appris à marcher en réalité. Et moi, me concernant, pendant des années, je rêvais de me mettre à mon compte. A l'époque, c'était l'accompagnement, mais pas totalement. J'étais salariée et je souhaitais devenir personal travel. Dans le tourisme, c'était aider les gens à organiser leur propre voyage. Parce que j'adore voyager, découvrir les gens, découvrir de nouvelles choses, de nouvelles cultures, créer des expériences, partager tout ça. Alors pourtant, j'ai les diplômes qu'il faut dans le tourisme. J'ai même les compétences, j'ai travaillé dans le domaine. Et j'avais tout fait. J'avais le logo. j'avais trouvé le nom, j'avais même entamé les démarches administratives. Et pour conforter le truc pour me lancer, j'en avais parlé autour de moi, pour montrer que le projet était réellement sérieux. Et pourtant, je ne l'ai jamais lancé. Ben oui, je n'avais pas le temps. Mon site n'était pas assez joli. Je manquais de crédibilité, vous comprenez. Il manquait toujours quelque chose. Et aujourd'hui, je comprends que ce n'était pas de l'exigence en réalité. C'est tout simplement de la peur, du flip total. Le perfectionnisme et le syndrome de l'imposteur travaillaient ensemble. L'un disait, il faut attendre que tout soit parfait. Et l'autre lui répondait, de toute manière, tu n'es pas encore légitime. Mais pendant ce temps-là, toi tu restes là, tu stagnes, tu regardes les autres avancer, je les ai admirés profondément. Et je pensais, quelle audace, le culot que je n'ai pas. Et aujourd'hui, je vois les choses totalement autrement. Je ne crois plus qu'ils n'avaient pas... Ce n'est pas moins de peur. C'est tout simplement qu'ils se sont lancés parce qu'ils avaient... Ils ne se sont pas lancés parce qu'ils avaient plus confiance en eux. En fait, la confiance s'est créée au fur et à mesure de leur expérience. C'est comme l'expression, c'est en forgeant qu'on devient forgeant. Et c'était totalement ça. Et ce n'étaient pas des personnes dont elles brûlaient, pas du tout. Elles ont juste eu le cran de se lancer là où moi j'avais peur. Et au final, ma revanche a été que la vie est pleine de surprises, vous le savez. Alors oui, je ne me suis finalement pas lancée dans le tourisme. Les épreuves que j'ai traversées ont complètement changé ma trajectoire. Et aujourd'hui, je regarde derrière moi, et en réalité, oui, j'ai le sourire. Parce que cette audace que j'admirais chez les autres, j'ai fini par la retrouver en moi. Aujourd'hui, pas si forte, c'est près de 50 podcasts, deux livres publiés, un troisième en cours d'écriture, et des femmes que j'accompagne lors des séances qu'on finance. Alors finalement, je voyage toujours, peut-être moins avec une valise, mais à travers de chaque histoire que l'on me confie, chaque personne que je rencontre, ça m'ouvre une fenêtre sur un autre monde. J'aime les autres autrement, non pas à découvrir le monde, mais à se redécouvrir elle-même. Et c'est ma plus grande richesse. Et je crois profondément que c'est là que je devais être. Donc la question étant, c'est comment sortir du piège de l'ego ? Je ne pense pas qu'il faille chercher impérativement à le faire taire. Bien au contraire. Je pense qu'il faut apprendre à le reconnaître. Parce que lorsqu'il parle, ça peut être aussi une réelle alerte. Il faut réellement pouvoir doser. C'est souvent des anciennes peurs qui... qui l'exprime. Je vais vous proposer deux exercices pour pouvoir vous aider si vous êtes dans cette situation-là. Le premier, ça s'appelle « Identifie qui parle » . Pendant une semaine, chaque fois que tu hésites à faire quelque chose, note la première pensée qui te traverse. Par exemple, « Je ne suis pas capable. » « Je vais être jugé. » « Ce n'est pas assez bien. » Ensuite, tu te poses juste cette question. Est-ce que cette pensée cherche à me protéger ou est-ce qu'elle m'empêche d'avancer ? Juste cette réflexion-là, ça te permettra de prendre un soupçon de recul et de pouvoir savoir si ça te protège ou si ça te freine. À toi de voir. Le deuxième exercice, ça s'appelle le défi du suffisamment bien. Tac, et de la perfection. Choisis une action que tu repousses. Que ça soit quelque chose que tu dois publier, un mail, un appel à passer, lancer un projet et donne-toi la seule règle. Fais-le à 80%. Pas parfait, pas irréprochable, simplement bien. Parce qu'à chaque fois que tu passes à l'action malgré le doute, ton cerveau découvre quelque chose de précieux. Tu peux être imparfaite et tout va bien. Petit à petit, ton ego comprend que tu n'as plus besoin d'être tout au sens protégé, que tout va bien malgré soi-disant l'imperfection. si j'ai eu envie de vous parler de tout ça aujourd'hui c'est tout simplement parce que c'est pas une recette miracle pas du tout, c'est parce que je réalise avec le recul à quel point le perfectionnisme et le syndrome de l'imposteur m'ont longtemps enfermée en fait ils m'ont pas empêchée de rêver ils m'ont pas empêchée d'avoir des idées au contraire j'en avais à la pelle ils m'ont pas empêchée de travailler mais en revanche ils m'ont empêchée, m'ont piégée Merci. Ils m'ont empêché d'oser. Ils m'ont fait perdre certaines années, certes, peut-être, surtout sur le plan professionnel, mais également sur l'épanouissement personnel. Parce que pendant longtemps, j'ai cru qu'il me manquait quelque chose. Ils m'ont plus de talent, plus de confiance, plus d'audace. En réalité, pas du tout. Je crois surtout que j'étais prisonnière de ces deux faux protecteurs qui pensaient agir pour mon bien. A la différence, c'est qu'aujourd'hui, je les reconnais. Est-ce qu'ils sont complètement disparus ? Non. Est-ce qu'il m'arrive encore de douter ? Est-ce qu'il m'arrive encore d'avoir peur ? De me demander si je suis à la hauteur ? Bien sûr. Mais par contre, je ne leur donne plus le volant. Aujourd'hui, j'ai choisi de voir ces doutes plus comme des alertes, pas comme des freins. Ils peuvent m'inviter à ralentir, à préparer certaines choses ou à vérifier que je suis alignée avec ce que je fais. Mais ils ne décident plus à ma place. Et puis je me pose souvent la question, si d'autres ont réussi, pourquoi pas moi ? Ce n'est pas parce qu'ils étaient meilleurs que je serais meilleure qu'eux. Simplement parce que je suis, moi aussi, capable d'apprendre, d'évoluer, de grandir. Alors j'aimerais te laisser aussi te poser cette question. Si d'autres ont osé, pourquoi pas toi ? Parce qu'au fond, tu n'as pas besoin d'être parfaite pour commencer. Tu n'as pas besoin d'attendre. pour te sentir légitime. Tu n'as pas besoin de toutes ces peurs que disparaissent. Tu as simplement besoin de faire le premier pas. Et peut-être que comme moi, tu réaliseras un jour que ce n'est pas l'audace qui te manquait. Tu vas attendre simplement qu'une peur ancienne te donne la permission de vivre. Et cette permission, personne ne pourra te la donner à ta place. Choisis-toi. Merci d'avoir écouté cet épisode. Si tu sens un moment qui est venu pour toi d'aller plus loin, de mettre des mots sur ce que tu traverses, ou simplement d'avoir un espace pour déposer ce qui te pèse, je t'accueille avec bienveillance et séance confidence. Toutes les informations sont en description. Prenez soin de vous. A très bientôt pour un prochain épisode. Au revoir.